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  • il y a 2 semaines
Lors de ce rendez vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité afin de recueillir ses réactions et analyses.

Au sommaire de l'édition du jeudi 12 janvier : les enfants sans domiciles fixe en Ile-de-France ; la répression anti-syndicale ; "Vérité et justice" pour Sakine, Fidan et Leyla, militantes kurdes assassinées en plein Paris en 2013 ; l’accueil des exilés, une tradition française qui doit se perpétuer ; la grippe révèle le manque de moyens de l’hôpital public ; la conférence de paix sur le conflit israélo-palestinien organisée par la France qui démarre ce dimanche à Paris.

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Transcription
00:05Bonjour et bienvenue dans Regards sur l'actualité.
00:08Durant ce rendez-vous hebdomadaire, nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l'Humanité
00:15afin de recueillir ses impressions, ses réactions et ses analyses.
00:19Patrick Le Yarrick, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Alors on commence tout de suite cette première édition avec le chiffre de la semaine, 11 630.
00:27Ce n'est pas un chiffre, c'est un nombre.
00:29C'est celui des mineurs pris en charge par le SAMU social, le 115, seulement depuis janvier dans la seule
00:36région parisienne.
00:37Et c'est 1200 de plus qu'en 2015.
00:39Et alors il ne faut pas se déplacer bien loin du lieu où nous enregistrons cette émission pour voir ce
00:45chiffre incarné
00:46puisqu'à quelques centaines de mètres d'ici, à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis,
00:51des enseignants du lycée Auguste Blanqui ont découvert que sept de leurs élèves vivaient à la rue.
00:59Alors en tant que citoyen, on ressent souvent un sentiment d'impuissance face à ces situations dramatiques.
01:05A votre avis, Patrick Le Yarrick, comment lutter contre la grande pauvreté et contre le mal logement ?
01:10Dans le cas précis de ces jeunes, il serait indispensable que les municipalités, l'État, les bailleurs sociaux
01:20se mettent autour d'une table pendant une heure et trouvent 7 lieux d'hébergement pour ces personnes.
01:26Je pense que ce n'est pas la mer à boire, c'est une question de volonté.
01:30Après, l'enjeu du combat contre la lutte, contre la pauvreté, la précarité et la mal-vie
01:40est un combat beaucoup plus vaste encore à mener.
01:44Mais on ne peut pas tolérer qu'à cette époque-ci de l'année, des gens qui travaillent,
01:51des jeunes qui vont à l'école soient sans logement.
01:55Parce que ne pas avoir de logement, ça a des conséquences terribles sur la vie immédiate,
02:01mais ça aura des conséquences vraisemblablement demain sur la vie à venir.
02:05On ne peut pas apprendre, on ne peut pas faire ses révisions, on ne peut pas manger convenablement.
02:11On est à la merci de n'importe quelle agression ou quelque épidémie lorsqu'il y en a.
02:17Donc, ceci pourrait se régler.
02:20Et évidemment, il y a un enjeu plus important autour de la construction de logements.
02:27Il n'y a pas d'issue sans qu'on ait la volonté d'un grand plan visant à construire
02:33des logements accessibles pour chacune et chacun.
02:37Alors, pour le deuxième sujet de cette émission, nous vous emmenons à Amiens,
02:41où ce mercredi 11 janvier, plusieurs centaines de militants, syndicalistes, représentants politiques ou simples citoyens,
02:48avaient fait le déplacement pour aller chercher la relaxe des 8 ex-salariés de Goudière
02:53qui avaient tout simplement voulu défendre leur emploi.
02:56Hélas, sauf pour l'un d'entre eux de relaxe, il ne fut pas question,
03:01puisque 7 des 8 accusés écopent de peine de prison avec sursis,
03:05allant pour certains jusqu'à 12 mois, avec mise à l'épreuve durant 5 ans et inscription au casier judiciaire.
03:11Alors, Patrick Le Yariq, quel regard portez-vous sur ce verdict qui s'inscrit dans un climat de violente répression
03:17anti-syndicale ?
03:18D'abord, il faut rappeler qu'ils se battaient pour maintenir leur unité de production et évidemment l'emploi.
03:26Ils défendaient en même temps le territoire et puis toute l'agglomération d'Amiens.
03:30Ils se sont trouvés dans le cadre d'un conflit social, comme il en existe depuis des siècles,
03:37et ils se sont défendus. Aujourd'hui, il faut reconnaître que la pression populaire,
03:45le mouvement syndical, le mouvement social dans son ensemble,
03:48le travail que nous avons fait aussi, qu'ont fait certains journaux,
03:52mais qu'a fait particulièrement l'humanité, vraisemblablement a conduit à un verdict
03:57un peu plus clément que ce qui était prononcé il y a quelques mois.
04:03De ce point de vue, c'est une petite avancée.
04:07Mais ça ne suffit pas. On ne peut pas avoir des situations où des gens importants de ce monde,
04:14comme la présidente du FMI, se voient, elles, condamnés, sans peine,
04:24et des militants syndicaux, eux, ils se voient condamnés avec des peines.
04:30Et c'est le cas d'à peu près 2000 militants syndicaux aujourd'hui,
04:35comme d'ailleurs ce cas de Cédric Ayrou, qui, lui, ne fait qu'aider son prochain et qui est sanctionné.
04:42Donc, il y a un premier pas, grâce au mouvement, mais il faudrait, il faut aller plus loin,
04:49et il faut que le gouvernement, avec la ministre du Travail,
04:53et puis les organisations syndicales organisent une conférence sur ces enjeux de la repression syndicale
05:01et décident, avec le Parlement, d'une amnistie,
05:06dès lors que ceci se trouve être des actions pour le bien commun.
05:12On a l'impression que tout est fait pour que les salariés aient peur de ce syndiqué.
05:17Que ce syndiqué, ça ne veut pas dire se protéger, mais ça veut dire risquer d'aller en prison.
05:20Tout à fait. Si on combine la précarité du travail, c'est-à-dire ne pas avoir un emploi assuré,
05:27un emploi fixe, et la répression syndicale aujourd'hui,
05:32eh bien c'est un combat contre la syndicalisation, vous avez raison,
05:36et ça c'est préjudiciable.
05:37Si on croit que c'est cela qui va permettre de faire avancer la société, on se trompe.
05:43Ce qui permet de faire avancer la société, c'est précisément l'expression des contradictions.
05:48Non, parfois l'expression de conflits ou de certaines formes de conflits.
05:52C'est ça qui a toujours fait progresser la société.
05:55S'il n'y avait pas eu de lutte syndicale et de lutte sociale,
05:59nous n'aurions pas la réduction du temps de travail,
06:02nous n'aurions pas la cinquième semaine de congés payés,
06:07nous n'aurions pas le salaire minimum.
06:09Il y a des pays aujourd'hui où il n'y a pas le salaire minimum.
06:11C'est le combat syndical.
06:13Et tout le monde reconnaît aujourd'hui la nécessité du salaire minimum
06:17ou de la cinquième semaine de congés, au tout du moins, je l'espère.
06:21On passe au troisième sujet de cette émission.
06:24Il y a quatre ans, le 9 janvier 2013,
06:27trois femmes kurdes mouraient assassinées en plein Paris.
06:30Alors samedi dernier, 7000 personnes,
06:32dont beaucoup de Kurdes venus notamment d'Allemagne et de toute l'Europe,
06:35ont rendu hommage à Sakine, Fidan et Leïla.
06:37Ils réclamaient aussi que toute la lumière soit enfin faite sur leur assassinat.
06:42Le décès de leur meurtrier présumé,
06:44le Turc Omer Gunei, qui devait être jugé fin janvier,
06:48a éteint l'action publique à son encontre.
06:50Mais cela attise aussi bien des doutes
06:53sur la volonté des gouvernements français et turcs
06:56d'identifier et de poursuivre les commanditaires de cet assassinat politique.
07:01Alors Patrick Leyaric, vous avez été l'un des premiers
07:03à vous saisir de cette affaire il y a quatre ans.
07:05Quel est votre sentiment aujourd'hui ?
07:07C'est un sentiment de tristesse et de gâchis.
07:13Tout aurait dû être fait pour accélérer l'enquête
07:17et ne pas laisser celui qui est présumé coupable mourir.
07:24Parce que pour une part, ça éteint le procès qui devrait être fait.
07:31Est-ce qu'il est trop tard ? Je ne le crois pas.
07:33Et donc, il n'est pas trop tard aujourd'hui que le gouvernement
07:37prenne l'initiative de relancer les investigations.
07:42Et il faut pour cela qu'il mobilise, ici en France comme en Turquie,
07:47peut-être même s'adjoindre les conseils de la Cour européenne des droits de l'homme,
07:53pour que l'on fasse les investigations nécessaires pour découvrir les commanditaires.
08:00Parce que ce monsieur qui est décédé n'a sans doute pas agi seul.
08:04Il y a beaucoup de zones d'ombre, d'ailleurs c'est l'objet d'un livre à ce propos,
08:09où les zones d'ombre apparaissent.
08:11Il faut éclaircir tout ceci.
08:13En tout cas, ces trois jeunes amis ne peuvent pas avoir été assassinés
08:19sans qu'il y ait aujourd'hui la vérité qui soit faite dans le cadre des tribunaux.
08:26Plus largement, qu'est-ce que ça nous dit des rapports entre la France et la Turquie,
08:30des rapports de la France avec Erdogan ?
08:33Il y a eu depuis de nombreuses années, sous le gouvernement précédent,
08:38des rapports très malsains.
08:40Parce qu'au nom de la coopération pour la sécurité,
08:43en vérité on a poursuivi des militantes et des militants.
08:47Nous en avons eu le cas, même au sein de la fête de l'humanité,
08:52il y a des militantes et des militants kurdes, des démocrates turcs,
08:58qui ont été inquiétés, qui ont été arrêtés par la police française.
09:04Mais la solidarité internationale n'est pas un délit jusqu'à nouvel ordre.
09:10que des citoyens, que des militants aillent dans tel ou tel pays,
09:15comme cela se fait depuis très longtemps,
09:19expliquer leur cause, demander du soutien international,
09:24ceci devrait être dans la nature des choses.
09:26Et donc, ce sont des rapports malsains.
09:28Et il faut aujourd'hui sortir de cela.
09:31Il faut d'autant plus sortir de cela que la répression s'abat aujourd'hui
09:36sur les démocrates turcs, comme évidemment sur les militants kurdes.
09:41Donc, sortons de cela.
09:43Il ne faut pas d'ambiguïté.
09:47Il faut au contraire de la clarté.
09:50Et la liberté doit prévaloir en toute chose.
09:53On passe maintenant à l'homme de la semaine.
09:56En l'occurrence, il s'agit d'un tout jeune homme,
09:59Denko Sisoko.
10:00Ce jeune Malien de 16 ans, arrivé seul en France,
10:04s'est suicidé en se jetant par la fenêtre du foyer
10:07où il était hébergé à Chaloux-en-Champagne.
10:09Il a commis ce geste juste après avoir appris
10:12qu'il allait être mis dehors,
10:13faute d'avoir été reconnu mineur,
10:15donc possiblement pris en charge par les services de l'État.
10:18C'est un drame qui met en lumière la tragédie
10:21que vivent ces jeunes étrangers livrés au tamis
10:23de l'évaluation, de la pression institutionnelle.
10:27Alors, Patrick Luiaric,
10:28malgré les discours politiques et médiatiques ambiants,
10:31comment faire entendre à nos concitoyens
10:33que ces jeunes sont une véritable chance pour notre pays ?
10:37Il y a des cas aujourd'hui
10:39d'accueil de jeunes et de migrants,
10:42plus généralement,
10:44par des municipalités,
10:47en lien avec la population,
10:50en lien avec parfois des centres de recherche,
10:52parfois des établissements scolaires,
10:54parfois des entreprises,
10:56parfois des artisans,
10:57des commerçants qui les prennent.
10:59Et donc, moi, je considère cela positif
11:03et qui est totalement à rebours
11:05de ce que vous appelez le discours ambiant
11:08et puis de cette chasse qui est faite aujourd'hui
11:11à toute personne qui ne serait pas comme soi,
11:15qui n'a pas la même couleur de peau que soi
11:17ou qui vient d'ailleurs.
11:18Et ça, c'est positif.
11:20Ce travail-là, je crois, doit être poursuivi.
11:23Il est heureux, par exemple,
11:24qu'autour de Cédric Héroux,
11:28il y ait eu toute cette solidarité envers lui-même,
11:32envers les migrants, certes,
11:33mais envers lui-même,
11:34et qu'il a été fait par les lecteurs
11:36de notre confrère Nice-Matin
11:37comme l'homme de l'année.
11:39Donc, il y a dans notre peuple
11:43des ressorts extrêmement importants,
11:45une belle tradition,
11:47comme on en a connu.
11:48Rappelons-nous que ce sont les ouvriers,
11:50ce sont les syndicats
11:51qui accueillaient les travailleurs polonais,
11:54italiens, dans les mines,
11:56dans les usines textiles.
11:59Cette belle tradition française,
12:00elle a toujours cours
12:01à rebours de certains hommes
12:04politiques qui jettent des allumettes
12:06sur un feu qui couvrent,
12:08sur quelques braises qui couvrent.
12:10En attendant, ce garçon,
12:14c'est un drame,
12:15c'est un échec pour nous,
12:17c'est un échec même
12:18pour la voix de la France,
12:21pour la parole de la France
12:22dans le monde.
12:23Tout le monde devrait se sentir
12:25un peu responsable
12:26et un peu honteux de cette affaire.
12:28Alors, avant de terminer cette émission,
12:30on va aborder deux autres sujets.
12:32Le premier est un sujet
12:33qui malheureusement concerne
12:35beaucoup, beaucoup de monde
12:36dans cette période hivernale,
12:37c'est la grippe.
12:38Bon, au-delà du fait
12:40qu'elle soit, paraît-il,
12:41particulièrement virulente cette année,
12:43que ce soit très fort désagréable
12:45de la voir,
12:46ça révèle aussi
12:47un grave problème de santé
12:48des gens,
12:49mais aussi du système hospitalier.
12:51Patrick Le Yari.
12:51Oui, moi, personnellement,
12:54je ne sais pas traiter la grippe,
12:55ça c'est sûr.
12:57Par contre,
12:58et je salue
13:00ceux qui s'acharnent,
13:01les médecins,
13:02tous les personnels hospitaliers
13:03qui s'occupent aujourd'hui
13:04de malades,
13:05c'est assez inquiétant
13:07ce qui se produit,
13:08mais il y a une question de fond
13:11que vous avez soulevée
13:12un petit peu dans votre question,
13:16c'est celle des moyens
13:19qu'on donne à nos hôpitaux
13:21et à la médecine en général.
13:23Il ne suffit pas de faire
13:25des conseils de ministres restreints
13:27ou des déclarations à la télévision.
13:29Moi, je crois que si le gouvernement
13:31voulait être conséquent avec lui-même,
13:33il devrait tirer le bilan
13:34de ce qui se passe
13:36en matière de politique hospitalière.
13:38Il devrait décider
13:41d'ajourner
13:42et même d'annuler
13:44cette décision
13:45qui vise à enlever
13:464 milliards
13:47aux hôpitaux publics.
13:50Il devrait décider
13:51d'annuler
13:53les 22 000 suppressions
13:56de postes
13:56qui sont prévues
13:57dans l'hôpital aujourd'hui.
13:59Il devrait décider
14:01de proposer
14:03aux professionnels
14:04de la santé dans leur ensemble,
14:05aux organisations syndicales
14:06qui les représentent,
14:07aux organisations professionnelles aussi,
14:09aux élus locaux,
14:11de revoir la carte territoriale
14:13pour la santé.
14:15Il faut à nouveau
14:17remettre les choses
14:18sur la table
14:18parce qu'on voit bien
14:19que la compression
14:22des budgets publics
14:23est totalement incompatible
14:25avec la vie humaine aujourd'hui.
14:27On est malheureusement
14:29en train de rentrer
14:30dans un drame
14:31qui est extrêmement préoccupant.
14:33parce que si on avait
14:35ces moyens-là,
14:36si on avait le personnel,
14:39si on avait les lits,
14:40les gens seraient accueillis,
14:42ils seraient traités
14:43et on n'aurait pas
14:44ce qu'on connaît aujourd'hui,
14:46une épidémie qui s'amplifie,
14:47mais surtout des morts.
14:50Et donc,
14:50il faut revoir tout ça.
14:52C'est l'appel, je crois,
14:53qu'il faut lancer
14:54au pouvoir public
14:55et il serait bien que,
14:57comme l'ont proposé
14:58mes amis communistes
15:00au Sénat,
15:02il serait bien
15:03qu'il y ait un débat
15:05sur ces enjeux
15:06et que la ministre
15:08enfin écoute les syndicats
15:10et nous écoute un petit peu.
15:11Alors, pour conclure
15:12cette émission,
15:13Patrick Le Yariq,
15:14on va le faire avec un sujet
15:15qui vous tient particulièrement
15:16à cœur,
15:17la Palestine.
15:18Se tient à Paris,
15:19ce dimanche 15 janvier 2017,
15:22une conférence sur la Palestine.
15:24Que peut-on en attendre
15:25après cette résolution de l'ONU
15:27qui interdit
15:29les nouvelles formes
15:30de colonisation
15:31et de construction de colonies ?
15:33Est-ce qu'on peut en attendre
15:34cette fois de vraies avancées ?
15:36Oui, le gouvernement français
15:37a pris une initiative
15:38que je soutiens
15:39et que soutient
15:42le gouvernement
15:44et nos amis palestiniens,
15:46qui est une conférence internationale
15:49pour la paix et la sécurité
15:50entre Israël et Palestine
15:52et le respect
15:53des résolutions
15:55du droit international.
15:57Et il y a eu une première phase
16:00qui s'est tenue au mois de juin
16:02et ce 15 janvier,
16:04comme vous le dites,
16:05il y aura la deuxième partie
16:07avec plus de pays participants
16:08parce que vraisemblablement,
16:10on en est aujourd'hui
16:10aux alentours
16:11de 80 pays participants.
16:14Le Premier ministre israélien
16:15ne veut pas y venir,
16:17même pas au dîner
16:18qui est prévu le soir.
16:19Par contre,
16:21M. Mahmoud Abbas
16:21va venir au dîner.
16:24De quoi s'agit-il ?
16:26Il s'agit aujourd'hui
16:27de faire respecter
16:28le droit international.
16:29Et donc,
16:29il faut être gré
16:30à la France,
16:31au ministre des Affaires étrangères,
16:33M. Hérault
16:33et au président Hollande,
16:36de pousser ceci
16:38après,
16:38comme vous l'avez dit,
16:43la résolution,
16:44de l'Organisation
16:46des Nations Unies
16:47pour la paix
16:49et la sécurité,
16:51mais qui est nette
16:52sur la question
16:53de la colonisation.
16:55Elle condamne
16:55et elle demande
16:56de cesser ça
16:57et d'entamer
16:59des pourparlers,
17:00des négociations
17:01aujourd'hui
17:04de telle sorte
17:05que le peuple palestinien
17:07puisse disposer
17:08de ses terres,
17:08de son eau,
17:09de ses logements
17:10au lieu de se les faire voler
17:11tous les jours.
17:12Et je crois que
17:13c'est aussi
17:14de l'intérêt
17:15du peuple israélien
17:16lui-même,
17:16puisque c'est
17:17sa sécurité
17:18qui, en quelque sorte,
17:20est en jeu
17:21et puis peut-être même
17:22le prestige,
17:23le rôle, demain,
17:24d'Israël
17:25comme peuple,
17:27comme entité,
17:28comme pays,
17:29comme État même.
17:32Et évidemment,
17:35la jurisprudence
17:36de la nouvelle résolution
17:37de l'Organisation
17:38des Nations Unies,
17:39du Conseil de sécurité,
17:41qu'a laissé passer
17:42l'administration
17:43américaine,
17:43sortante, certes,
17:45peut constituer
17:46un point d'appui.
17:48Mais je crois
17:49qu'aujourd'hui,
17:49il faut passer aux actes.
17:50Il en faut deux.
17:52Le premier,
17:53c'est qu'au soir
17:54de la conférence,
17:55le président
17:56de la République française,
17:57en s'appuyant
17:58sur les votes
17:59des deux chambres françaises,
18:00du Parlement français,
18:02doit reconnaître
18:03l'État de Palestine.
18:04Ça, c'est un premier
18:05point d'appui.
18:06Deuxième point d'appui,
18:08l'Union européenne
18:09ne peut pas continuer
18:12à financer
18:13des infrastructures
18:14sur la terre palestinienne
18:15et se les faire démolir
18:17en permanence.
18:18Et donc,
18:19on doit passer
18:20à une autre étape
18:21aujourd'hui,
18:22la même
18:23qui a permis
18:24d'abolir
18:25l'apartheid
18:26en Afrique du Sud,
18:27c'est-à-dire
18:29dans la droite de ligne
18:30de ce qui a été commencé
18:32avec l'étiquetage
18:34des produits
18:35des colonies,
18:35comme on dit.
18:36On doit aujourd'hui
18:39mener une campagne
18:40populaire internationale
18:42pour des sanctions
18:43et s'agissant
18:45de l'Union européenne,
18:46il faut rompre
18:47l'accord d'association
18:48entre l'Union européenne
18:50et Israël.
18:52Dès lors
18:52qu'on aura fait ça,
18:53on aura commencé
18:55concrètement
18:56à modifier
18:57le rapport de force
18:57parce qu'on voit bien
18:58que le premier ministre
19:00israélien
19:00et le gouvernement
19:01ultra-nationaliste,
19:03ultra-droitier
19:04en Israël
19:05ne veut rien entendre
19:07ni des conférences
19:08ni des résolutions
19:09de l'Organisation
19:10des Nations Unies.
19:11Donc si on veut faire
19:12appliquer le droit
19:12international,
19:13il faut passer aux actes,
19:15c'est ce que nous proposons.
19:16Pour les simples citoyens
19:17que nous sommes,
19:18là vous avez évoqué
19:19l'étiquetage
19:20des produits.
19:22On peut agir
19:24en choisissant
19:25ce qu'on achète
19:26dans nos supermarchés.
19:27Comment ?
19:27Dès lors que c'est
19:29un produit
19:30qui vient
19:31des colonies
19:33israéliennes,
19:33c'est-à-dire
19:34de la terre
19:34volée
19:35aux palestiniens,
19:36aujourd'hui
19:37il doit y avoir
19:38une étiquette
19:41spécifiant
19:41que ça vient
19:42bien de là.
19:43Ce n'est pas
19:43l'ensemble
19:44des produits
19:44venant d'Israël
19:45mais des colonies
19:47dites israéliennes,
19:48c'est-à-dire
19:49sur les terres palestiniennes.
19:50Patrick Luiaric,
19:51merci beaucoup.
19:52Merci.
19:53On se retrouve
19:54la semaine prochaine
19:55pour un nouveau numéro
19:56de Regards sur l'actualité.
19:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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