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Lors de ce rendez vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l'édition du vendredi 17 février : justice pour Théo, la colonisation en Palestine, le CETA, la grippe aviaire et Renaud invité de la fête de l'Humanité en septembre.
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00:06Bonjour et bienvenue dans Regards sur l'actualité.
00:08Bonjour Patrick Le Léry.
00:09Bonjour.
00:10Alors on commence tout de suite avec l'homme de la semaine, il s'agit de Théo.
00:13Le 2 février dernier, Théo, 22 ans, est gravement blessé par la police
00:18lors d'un contrôle à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis.
00:21Les 4 officiers qui l'ont interpellé ont été suspendus mais laissés en liberté.
00:25Trois d'entre eux sont mis en examen pour violences volontaires et le quatrième pour viol.
00:30De son lit d'hôpital, Théo a lancé un message de paix qu'on va écouter.
00:35J'ai un message à faire passer à ma ville.
00:37J'entends tout ce qui se passe en ce moment, mais je ne suis pas trop des informations et tout
00:41ça
00:41parce que j'ai envie d'être congé dedans.
00:44Donc ma ville, vous savez que je les aime beaucoup.
00:47J'aimerais bien la retrouver quand je les ai laissés, s'il vous plaît.
00:49Non, non, non.
01:06Alors depuis, malgré ce message d'apaisement, la colère gronde.
01:11En effet, cette affaire n'est pas un cas isolé.
01:13Dans les quartiers populaires, les jeunes sont régulièrement humiliés par des policiers
01:17dont l'impunité développe un sentiment d'injustice et fracture la société.
01:21Du côté des forces de l'ordre, une grande pression est faite pour obtenir toujours plus de droits, plus d
01:26'armes.
01:27La loi dite de sécurité publique votée ce mercredi risque de faciliter les bavures de toutes sortes
01:33en étendant le périmètre de la légitime défense des policiers.
01:36Comment faire pour réconcilier la police avec les citoyens
01:39et comment éviter ce sentiment de toute puissance chez certains policiers ?
01:43Il y a un problème de fond avec ce viol, ces actes de torture,
01:49parce que c'est de ça dont il s'agit envers ce jeune Théo.
01:54Et ce n'est pas un cas isolé.
01:56Il a des copains qui ont témoigné qu'ils ont subi la même chose.
01:59Et il y en a d'autres dans d'autres quartiers, dans d'autres villes,
02:02qui ont subi la même chose.
02:04Il y a des jeunes comme lui, à Dama notamment, Zia des Bounettes,
02:10et d'autres qui ont trouvé la mort à cause de cela.
02:14Et donc, il y a un problème lourd de relations entre la police et les habitants des cités et les
02:25jeunes,
02:25mais c'est le révélateur d'un problème beaucoup plus fondamental,
02:29une ambiance générale détestable, où on a laissé se déchaîner n'importe quelle idée,
02:36laissant croire qu'on n'est pas tous les mêmes, selon la couleur de notre peau,
02:40on n'a pas tous les mêmes capacités.
02:42Or, dans les cités populaires, qu'on soit d'origine du Maghreb, d'origine d'Afrique,
02:49d'origine de Bretagne comme moi, on est citoyen français,
02:54on doit avoir légal accès aux emplois, aux écoles, à la formation, aux droits de circulation.
03:03Or, dans cette ambiance générale dont je parle, avec les mots d'un ancien président de la République,
03:09qui a été les provoquer, les traités de racailles par exemple,
03:12Ceux-ci déchaînent toutes, évidemment, toutes les passions, toutes les haines,
03:18tout ce qu'on connaît de plus sales aujourd'hui envers ces jeunes,
03:25en les reléguant en permanence comme s'ils étaient des gens à part.
03:30Ça me fait penser un peu à ce qu'on a fait dans d'autres pays,
03:35où on a mis des gens selon la couleur de la peau dans des cités.
03:39La discrimination, le contrôle au faciès, l'inégalité dont sont victimes ces territoires,
03:47la privation des services publics et la police elle-même,
03:51puisque la police, elle manque d'effectifs, elle manque de gens formés.
03:57C'est souvent des jeunes inexpérimentés qu'on emmène dans ces lieux les plus difficiles.
04:03On a supprimé quelque chose qui était extrêmement intéressant,
04:06ce qu'on appelait la police de proximité, qui faisait le lien.
04:09Entre les populations, entre les médiateurs de rue, entre les animateurs, entre les services municipaux,
04:15l'école parfois.
04:17Et donc tout ça a été détruit.
04:19Et donc si on ne revient pas à une autre politique cohérente,
04:25qui vise l'égalité des territoires,
04:28et qui vise à considérer tous les êtres qui habitent sur quelques lieux de notre territoire,
04:35en capacité d'être les égaux d'autres dans le pays et même au-delà de notre pays,
04:45on continuera à avoir les difficultés qu'on connaît aujourd'hui.
04:48Autrement dit, il y a deux problèmes qui sont quasiment les mêmes.
04:52Les violences et ces actes de viol sont intolérables, inexcusables,
04:58et ils doivent être traités comme tels par la justice.
05:03Mais il faut bien comprendre que le service public de la police nationale a lui aussi sa propre crise.
05:09La police nationale, en retour, ne peut pas se considérer comme un corps pour elle-même.
05:15C'est un corps d'État au service de la République et de la Nation.
05:20Et d'un autre côté, il y a de nouveaux efforts à faire qui sont considérables
05:26pour sortir ces jeunes du ghetto dans lequel on les met.
05:29Et donc ça passe par les questions de l'école, les possibilités de formation,
05:34même de retour à la formation pour certains d'entre eux, et l'emploi.
05:38Il y a dans toutes ces cités populaires, il y a des gens formidables,
05:43il y a des sportifs, il y a des artistes, il y a des musiciens, il y a des scientifiques
05:48qui, chaque année, sortent et puis ont une activité ici et même à l'étranger.
05:57Donc cette grande politique pour l'égalité territoriale,
06:01il faut maintenant la bâtir pour aller de l'avant.
06:05On se tourne maintenant vers la Palestine.
06:07Un texte voté début février par la Knesset
06:10autorise l'État israélien à légaliser des colonies sauvages
06:14et à s'approprier des terres palestiniennes.
06:16Ce pourrait être le prélude à l'annexion totale de la Cisjordanie.
06:20Alors si l'ONU et les pays européens condamnent oralement cette loi,
06:24ils n'évoquent pour l'instant aucune sanction.
06:27Quant à Donald Trump, il joue un jeu plus que trouble avec Benyamin Netanyahou.
06:31Alors pour l'Organisation de Libération de la Palestine,
06:34cela prouve que le gouvernement Netanyahou détruit délibérément les chances de paix
06:38et l'OLP appelle à la communauté internationale à prendre des mesures punitives
06:43avant qu'il ne soit trop tard.
06:45Alors quelles pourraient selon vous être ces mesures ?
06:48D'abord il faut bien comprendre et se remémorer que la Palestine est un territoire occupé,
06:56est un territoire qui appartient aux Palestiniens et qui est occupé,
07:00et ceci au mépris de toutes les résolutions de l'Organisation des Nations Unies.
07:07Maintenant on est en train de nous proposer de passer à une étape supérieure,
07:12puisque dans l'occupation il y a ce qu'on appelle une colonisation,
07:16c'est-à-dire il y a des gens, des Israéliens,
07:19qui viennent faire des maisons et prendre des terres à des Palestiniens.
07:25Et il y avait 50 lieux qui étaient jusque-là jugés même du point de vue du droit israélien comme
07:37illégal.
07:37Autrement dit, il y avait un consensus israélien pour dire ça ne doit pas se faire.
07:41Et là maintenant, ce que vous dites c'est que le Parlement israélien,
07:48il vote une loi qui s'applique sur un territoire qui ne lui appartient pas,
07:56même pas du point de vue de son propre droit.
07:59Et donc on est dans une situation nouvelle,
08:01on va passer de l'occupation au mot que vous avez employé,
08:05celui de l'annexion totale, si on laisse faire,
08:10et ceci au mépris de ce qui a toujours été défendu jusque-là partout,
08:16il y a un consensus mondial autour de cette idée,
08:18c'est qu'il faut deux États.
08:21Les Palestiniens ont droit à leur terre, à leur État,
08:24et on leur a déjà volé beaucoup.
08:26Que faut-il faire ?
08:28Je crois que l'Organisation des Nations Unies,
08:31après avoir voté le texte qu'ils ont voté le 28 décembre dernier,
08:36doit à nouveau statuer et mettre les barrières nécessaires.
08:43Deuxièmement, ce qui a pu exister du temps de M. Kerry et de M. Obama,
08:49manifestement est terminé,
08:51puisque M. Trump dit n'importe quoi à ce propos
08:55et prêt, lui, à accepter ce que demande la direction israélienne,
09:02c'est-à-dire une annexion totale.
09:04On le sent bien,
09:04et ceci dans le cadre d'une reconfiguration générale
09:08et d'alliances nouvelles à l'intérieur du Proche et du Moyen-Orient lui-même.
09:12Et donc, il est de la responsabilité de l'Union européenne
09:16de prendre des initiatives politiques pour faire arrêter ça,
09:21pour remonter sur la Seine,
09:24si jamais elle était descendue un jour,
09:26ou si elle y existait un jour sur la Seine.
09:29Et elle a un atout,
09:31elle a un outil pour le faire,
09:32il faut qu'elle mette entre parenthèses
09:37l'accord qui existe entre l'Union européenne et Israël
09:42du point de vue du commerce,
09:45c'est ce qu'on appelle un accord d'association.
09:47Secondement, il faut des actes politiques clairs.
09:51Moi, je crois que la haute représentante,
09:53l'équivalent d'une ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne,
09:57est le président de la République française.
09:59Il n'est pas trop tard pour lui.
10:02Face à un acte politique,
10:04qui est symbolique, mais qui est politique,
10:06qui reconnaisse l'État palestinien.
10:09Car il faut mettre des barrières
10:10à ce qui est en train d'exister aujourd'hui
10:12et recréer un rapport de force
10:16de telle sorte que les Palestiniens,
10:18ils aient leur terre, leur État,
10:21leur eau, leur maison,
10:24et non pas cette annexion,
10:26ce qui sera une annexion expulsion.
10:30Inévitablement.
10:30Donc, on ne peut pas laisser faire ça.
10:32Donc, il est urgent maintenant
10:33d'avoir des initiatives diplomatiques,
10:36mais de relancer un mouvement populaire
10:38pour protéger les Palestiniens.
10:39On va maintenant évoquer l'actualité du CETA.
10:42Le Parlement européen a adopté mercredi 15 février
10:45l'accord de libre-échange
10:46entre l'Union européenne et le Canada.
10:48Une grande partie du texte
10:49pourrait entrer en application provisoire
10:51dès le mois d'avril.
10:53Mais il doit encore être ratifié
10:54par les parlements régionaux ou nationaux
10:57qui peuvent bloquer son entrée en vigueur.
10:59Alors, ce traité qui, selon un rapport
11:01de la Commission européenne,
11:03va détruire 300 000 emplois en Europe,
11:05dont 45 000 rien qu'en France,
11:07a été présenté par ses partisans
11:09comme la réponse de l'Europe et du Canada
11:11à la politique de Donald Trump.
11:13Qu'en pensez-vous ?
11:14Ceux qui le présentent comme ça aujourd'hui
11:16sont de fiéfaits menteurs
11:18pour la simple raison
11:20qu'on est en train de négocier ce traité
11:22depuis bien des années,
11:24bien avant l'existence
11:26ou la connaissance de ce sinistre M. Trump.
11:29La vérité, c'est qu'il y a des gens
11:32qui, depuis des années et des années,
11:34négocient un texte,
11:36dont M. Barroso, par exemple,
11:39qui, aujourd'hui, travaillent pour M. Goldman Sachs,
11:43M. de Gutt,
11:44qui travaillent pour les grandes sociétés multinationales,
11:47ou l'ancien Premier ministre canadien,
11:49M. Harper,
11:50qui est un fiéfait climato-sceptique.
11:54Donc, on a des gens
11:55au service des sociétés multinationales
12:00qui ont négocié un traité
12:03dit de libre-échange
12:04pour les sociétés multinationales,
12:07c'est-à-dire la consanguinité
12:10entre ces responsables politiques
12:13et puis les grandes sociétés industrielles,
12:18commerciales, numériques désormais
12:20et financières sur la planète,
12:23ils trouvent bien leur compte.
12:25Et c'est pour ça, oui,
12:27que c'est un traité contre l'emploi,
12:29contre la santé humaine,
12:31contre l'environnement,
12:33parce que, d'ailleurs,
12:34une des choses que vient de faire M. Trudeau,
12:36c'est qu'il vient d'ouvrir
12:38ce que M. Obama avait refusé jusque-là,
12:40c'est-à-dire le tuyau qui va permettre
12:43le transbordement de gaz de schiste
12:45du Canada vers les États-Unis.
12:47Donc, au mépris de la conférence
12:50sur le climat qui a eu lieu à Paris.
12:53Donc, on est dans cette situation
12:55aujourd'hui où on a un traité
12:58au seul service des sociétés transnationales,
13:00mais par-dessus le marché,
13:03je prétends que c'est un traité
13:05qui constitutionnalise un nouveau droit.
13:08Parce que le Parlement européen l'a voté.
13:12On dit que c'est un accord mixte.
13:13Pourquoi ?
13:14Parce que ce n'est pas seulement un accord
13:16qui concerne le commerce.
13:19C'est un accord qui concerne aussi
13:21les normes sociales, environnementales,
13:23sanitaires, alimentaires, sociales.
13:27Donc, on se trouve dans cette situation
13:30où il y a une partie du droit
13:31qui relève des États-nations
13:32et c'est pour ça qu'il est qualifié de mixte.
13:35C'est-à-dire, il concerne une partie du commerce
13:39qui est de responsabilité européenne
13:41et du droit national.
13:45Mais, comme ils veulent absolument
13:48le faire passer de force,
13:50ils ont décidé une application provisoire
13:53à partir du 1er avril.
13:54Mais, si, par hasard,
14:03les 28 États membres décidaient chacun
14:06de prendre une année
14:09à tour de rôle pour le faire voter
14:11ou pas voter,
14:13ça prendrait 28 ans.
14:15Donc, le provisoire dure beaucoup.
14:17Deuxième remarque.
14:18Il y a dans le traité
14:19un alinéa qui s'appelle
14:21la coopération réglementaire.
14:25Sait-on, par exemple,
14:27que maintenant,
14:29toute loi qui sera soumise
14:32à l'Assemblée nationale
14:33et au Sénat
14:33et aux autres parlements nationaux
14:36devra être vérifiée
14:37par un comité d'experts
14:39payé par les multinationales
14:41pour voir si le droit national
14:43que nous produisons
14:44correspond bien
14:46à ce qui est écrit dans ce traité.
14:48Autrement dit,
14:49on enlève la souveraineté
14:52au Parlement national,
14:54on enlève la souveraineté
14:55au peuple.
14:55Et comme si ça ne suffisait pas,
14:58une multinationale
14:59qui ne serait pas contente,
15:01elle a ce qu'on appelle
15:02un droit de l'investisseur
15:04et donc elle peut déclencher
15:06un tribunal arbitral
15:07privé, s'il vous plaît,
15:10qui met les États
15:12mais aussi les régions,
15:15les communes,
15:16devant ce tribunal privé
15:18dès lors que ça ne correspondrait pas
15:20au principe dit de libre-échange.
15:22Parce que le libre-échange,
15:24il est forcément
15:25contre le droit social,
15:27il est contre l'environnement,
15:28il est contre la qualité alimentaire.
15:30Et alors,
15:32le combat,
15:33pour moi,
15:34n'est pas terminé,
15:35je crois.
15:36Il faut continuer
15:37à mobiliser
15:39auprès des parlements nationaux
15:41et du nôtre,
15:42auprès du président de la République
15:45et du gouvernement,
15:46de telle sorte qu'on ne le fasse pas.
15:48Il faudra bien penser
15:50au moment des élections législatives
15:52et même présidentielles
15:55et bien réfléchir
15:56pour savoir
15:57si on n'élit pas quelqu'un
15:59qui va faire appliquer
16:00ceci de force.
16:02Et il faudra bien réfléchir
16:04à quel député on élit
16:05si c'est un député
16:07qui va approuver
16:07comme un béni-oui-oui
16:10ce texte.
16:11Et je crois
16:13qu'on ne peut pas
16:15laisser faire
16:16une problématique
16:17de cette ampleur
16:18sans trouver le moyen
16:20de consulter
16:21les citoyens
16:23sans avoir
16:24un débat démocratique.
16:25Nous, nous avons fait
16:26notre travail.
16:26L'humanité a consacré
16:28beaucoup d'espace,
16:30beaucoup d'explications
16:31à cela.
16:32Nous avons produit
16:33un livre
16:34qui est le
16:35Traité avec le Canada
16:36Mise à nu.
16:39Mais il faudra
16:40au bout de ce débat
16:42une consultation
16:42par référendum.
16:43Les gens doivent pouvoir dire
16:45s'ils veulent
16:46qu'on continue
16:47à souiller l'environnement,
16:49qu'ils veulent manger
16:50des choses
16:50qui ne font que
16:51produire des maladies
16:52et s'ils veulent
16:53baisser en permanence
16:55les droits sociaux
16:57et humains.
16:58Direction maintenant
16:58le sud-ouest
16:59de la France
17:00où la révolte
17:01couvre dans les campagnes
17:02à cause de la grippe aviaire.
17:04Malgré l'abattage massif,
17:06l'épizotie n'en finit pas.
17:07Des mesures ont d'ailleurs
17:08été étendues cette semaine
17:09à 48 communes supplémentaires.
17:11Et cette décision
17:12qui a été prise
17:13d'observer un vide sanitaire
17:14de plusieurs semaines
17:16sur l'ensemble
17:17du territoire concerné
17:18risque d'entraîner
17:19la disparition
17:20des petites unités
17:21de production
17:22mais aussi d'accouvage
17:23et de transformation
17:24qui n'auront plus de travail
17:26pendant 4 à 6 mois.
17:28Alors à votre avis,
17:28les éleveurs ont-ils raison
17:30de craindre la disparition
17:31des petits et moyens élevages
17:33au profit de grosses unités
17:34où se concentreront
17:36les animaux ?
17:36Oui, il y a pour moi
17:39comme un mystère
17:40dans ces affaires.
17:41Et donc il serait utile
17:43qu'il y ait des vraies
17:44commissions d'enquête,
17:45des commissions d'enquête
17:47parlementaires d'une part,
17:48mais aussi des commissions
17:50d'enquête
17:50diligentées par la justice
17:53elle-même.
17:55Parce que c'est un fait
17:57que ceux qui vont tomber
17:59les premiers
18:00seront les petits et moyens
18:01et ils ne pourront pas
18:03se relever.
18:04Et c'est un fait aussi
18:05que ceci est en train
18:06de se faire dans un cadre
18:08de libre circulation
18:11et de concurrence
18:12à l'intérieur
18:12de l'Union Européenne.
18:14Ce savoir-faire,
18:15par exemple,
18:16on est en train
18:16de nous le voler.
18:18On fait aujourd'hui
18:19du foie gras
18:20à bas prix,
18:21bien souvent,
18:22peut-être aussi
18:23de basse qualité,
18:24dans les pays de l'Est
18:25et qui mettent en concurrence
18:27avec nos propres traditions
18:29gastronomiques
18:30et notre propre qualité
18:32alimentaire.
18:33Et donc,
18:35d'une part,
18:36il faut soutenir
18:38ceux qui sont
18:38dans le malheur aujourd'hui,
18:39il faut une solidarité nationale
18:41pour les aider
18:42et il faut vraisemblablement
18:46pousser la réflexion
18:49autour du mode
18:51type d'agriculture
18:53qu'on veut.
18:55Est-ce qu'on veut
18:56une agriculture industrialisée
18:58dans des zones
18:59à bas coût
19:00ou est-ce qu'on veut
19:01préserver
19:02nos atouts gastronomiques,
19:04notre qualité alimentaire,
19:06nos savoir-faire
19:07et ça,
19:08ça nécessite
19:09des petites unités
19:10de production
19:11et même
19:12ce qui avait été
19:14commencé à être fait
19:15et qui était très intéressant,
19:17vous savez,
19:17dans beaucoup d'endroits,
19:18l'éleveur,
19:20il fait tout,
19:21il va jusqu'à
19:22la fabrication
19:23de son foie gras
19:24chez lui
19:25et c'est ce qui faisait
19:26notre renommée
19:27à l'opposé
19:28d'une sorte
19:29d'industrialisation
19:29à la fois de l'élevage
19:31et de la production
19:32de foie gras
19:32et donc il y a
19:34aujourd'hui
19:37un changement
19:38à opérer,
19:40moi je ne vois pas
19:41le mal partout
19:41mais pour moi
19:43c'est mystérieux
19:44que subitement
19:44on casse comme ça
19:46année après année
19:47nos élevages.
19:48On termine
19:49avec le chanteur Renaud,
19:50il vient d'être récompensé
19:52par une victoire
19:52de la musique
19:53et il sera
19:54à la fête de l'humanité
19:55en septembre prochain.
19:57Ça va ?
19:59Ça va ?
20:01On ne voit pas trop le trac
20:02on n'est pas trop nombreux
20:07mais je n'ai même pas peur
20:11c'est le dernier concert
20:12de ma tournée Rouge Sang
20:17Je m'emmerde de la finir
20:18cette tournée
20:19mais ça fait plaisir
20:19symboliquement
20:20de la finir ici
20:23C'est mon dernier concert
20:25et c'est aussi
20:25ma dernière tournée
20:26mais pour eux
20:27que ce soit jamais
20:27la dernière fête de l'human
20:30on a besoin d'elle
20:32pour sentir la solidarité
20:34et la fraternité
20:36pour un rempart annuel
20:38au moins
20:39à la barbarie
20:47Ce chanteur populaire
20:49ce n'est pas la première fois
20:50qu'il vient à la fête de l'humanité
20:51Patrick Le Yaric
20:52vous l'avez j'imagine
20:53déjà vu sur la grande scène
20:54quel souvenir en avez-vous ?
20:56Oui, ce sera effectivement
20:57la quatrième fois qu'il vient
21:00Nous sommes honorés
21:03qu'il vienne à nouveau
21:04parce que Renaud
21:04ça représente
21:06quelque chose d'important
21:09d'un point de vue musical
21:11d'un point de vue
21:12de texte des chansons
21:13d'un point de vue
21:14des engagements
21:15pour des générations
21:16et des générations
21:18de gens en général
21:20de militants
21:21et de jeunes
21:22C'est quand même lui
21:23qui est le premier
21:25dans une chanson assez violente
21:27contre Mme Thatcher
21:29avait soulevé
21:30la question
21:31des ouvriers
21:34au Royaume-Uni
21:35Est-ce que nous n'y sommes pas ?
21:38C'est quand même lui
21:39qui avec l'ES-Béton
21:40avait
21:41et puis d'autres chansons
21:45soulevé la question
21:46de la vie
21:48dans nos banlieues
21:49de
21:49à la fois
21:50l'urbanisme
21:52des banlieues
21:53mais aussi le fait
21:53qu'on n'avait pas
21:55d'avenir
21:55ou on avait moins d'avenir
21:57Est-ce que nous n'y sommes pas ?
21:59Et donc il y a
22:01une multitude de textes
22:02une multitude de chansons
22:03et de musiques
22:04qu'il a portées
22:06sur le devant de la scène
22:07qui ont constitué
22:08des refrains
22:09pour des générations
22:10de gens
22:10et qui sont pleinement
22:12l'actualité aujourd'hui
22:13et il fait partie
22:13de ceux qui ont été
22:15comme des lanceurs d'alerte
22:17avec ces chansons
22:18et on aurait mieux fait
22:19de l'écouter
22:20et il revient aujourd'hui
22:21évidemment
22:23il a changé
22:24pour les raisons
22:25que tout le monde connaît
22:27mais il a fait
22:28un effort considérable
22:30sur lui-même
22:30et je crois que c'est
22:31très méritant
22:32ça doit être récompensé
22:34et nous
22:35en tout cas
22:36nous l'avons soutenu
22:38par-delà
22:39les déboires
22:41qu'il a connus
22:41par-delà
22:42les difficultés
22:42avec des milliers
22:45d'autres personnes
22:46des millions
22:47d'autres personnes
22:48avec ses amis
22:49chanteurs
22:50des artistes
22:50du monde de la culture
22:51nous nous avons
22:53nous avons
22:55essayé de tout faire
22:56pour que
22:57il ne sombre pas
22:59dans le pire
22:59et c'est bien
23:00qu'il
23:02aujourd'hui
23:03il a eu
23:04cette récompense
23:04des victoires de la musique
23:05qui peut à nouveau
23:07faire des spectacles
23:08et nous aurons plaisir
23:09à l'accueillir
23:10à la fête
23:11parce qu'il représente
23:14un engagement
23:15il représente
23:16des valeurs
23:16importantes
23:17pour nous
23:19Merci Patrick Le Yaric
23:20on se retrouve
23:22très bientôt
23:22pour un nouveau numéro
23:23de Regards sur l'actualité
23:25Sous-titrage Société Radio-Canada
23:28Sous-titrage Société Radio-Canada
23:31Sous-titrage Société Radio-Canada