Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 20 heures
Lors de ce rendez-vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l'édition du mardi 21 mars : handicap et citoyenneté, le malaise des pompiers, les lycéens et l'information, Erdogan et l'Europe et "Nous habitons la Terre", le livre de Christiane Taubira.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Bonjour et bienvenue dans Regards sur l'actualité.
00:05Bonjour Patrick Leyaric.
00:06Bonjour.
00:06Alors on commence tout de suite avec la femme de la semaine, c'est Mélanie Ségar.
00:11A 21 ans, cette jeune femme atteinte de trisomie 21 s'est lancée comme défi de présenter juste une fois
00:17la météo à la télévision.
00:19Après une campagne sur les réseaux sociaux, elle a réussi son pari.
00:23Et c'est sur France 2 qu'elle a pu annoncer les couleurs du temps mardi dernier.
00:27On la regarde.
00:28Je vous propose d'accueillir notre invitée d'honneur ce soir, Mélanie Ségar.
00:33Alors quel temps prévu pour notre week-end ? On va le savoir dans quelques instants.
00:37Pour samedi, Mélanie.
00:38La France-Cobé en deux, il y a des nuages au nord, de la pluie, de soleil en Bordeaux.
00:46Alors pour la journée de samedi, le ciel est relativement nuageux pour dimanche.
00:49Il y a des nuages trois quarts de pays, de la pluie, de soleil à Marseille.
00:57Il y aura très frais.
00:59Et le moment que tout le monde attend, l'effet mérite, Mélanie.
01:09Mais la belle histoire de Mélanie est hélas trop rare.
01:14D'ailleurs, un collectif de 16 personnalités interpelle les candidats à la présidentielle quant aux revendications des 12 millions d
01:21'électeurs touchés par un handicap,
01:23qu'ils soient moteurs, psychiques, mentaux ou sensoriels, soit 18% des Français qui sont appelés à voter aux prochaines
01:30élections.
01:31Alors cette lettre ouverte d'intellectuels, d'entrepreneurs, d'artistes, parmi lesquels Grand Corps Malade, dont le film Patient cartonne
01:38en ce moment en salle de cinéma,
01:40est parti d'un constat.
01:41Dans les débats des primaires, à droite comme à gauche, pas un mot sur le handicap.
01:45Et dans les meetings, le sujet occupe entre 1 et 10 secondes sur 1h30.
01:51Ceci nous interroge sur la place et la visibilité des personnes handicapées dans les médias, dans les entreprises, dans les
01:57rues ou même les transports encore trop peu accessibles.
01:59Alors notre société est-elle, à votre avis, assez inclusive vis-à-vis des personnes handicapées et comment faire pour
02:05qu'elles le deviennent davantage ?
02:06Une des premières choses à faire, ce serait d'abord d'écouter les associations qui regroupent les handicapés.
02:14On ne peut pas effacer, comme vous le dites, y compris des prestations publiques, 18% d'entre nous qui
02:21souffrent à des degrés divers d'un handicap.
02:24Donc il faut les écouter.
02:25Il y a encore énormément d'efforts à faire pour l'insertion dans le travail, dans les lycées, les universités,
02:35créer les conditions pour insérer également ceux qui souffrent de handicap au collectif commun.
02:43Et évidemment, on ne peut pas mettre de côté tout ce qui concerne la vie quotidienne, c'est-à-dire
02:50les déplacements, les trottoirs,
02:52se rendre à la gare et se déplacer même dans la gare, dans le métro, dans les transports en général.
03:01Même aujourd'hui, il y a des trains où on ne peut pas rentrer quand on est dans un chariot.
03:07Et évidemment, on ne peut pas mettre de côté la question de la revalorisation de l'allocation adulte handicapé
03:15parce qu'ils ne doivent pas subir la double peine, c'est-à-dire la pression générale sur le pouvoir
03:22d'achat
03:22et en plus le fait que cette allocation qui est indispensable ne soit pas augmentée.
03:27Ça devrait être un des projets de la prochaine législature.
03:30Par rapport au montant de l'allocation adulte handicapé, elle est de 800 euros.
03:35D'aucuns pourraient penser que c'est beaucoup par rapport aux autres prestations que sont le RSA par exemple.
03:40Mais on oublie souvent aussi que les personnes handicapées ont des frais supplémentaires énormes
03:45pour se déplacer, pour avoir du matériel adapté et tout ça.
03:48Tout à fait, il y a ce que vous dites.
03:50Mais parfois, il faut même modifier la maison, il faut modifier la cuisine,
03:55il faut acheter tel type parfois de fauteuil rulant ou tel ou tel équipement.
04:02Donc on ne peut pas rester à ce niveau qui est bien trop bas aujourd'hui pour faire face aux
04:10besoins quotidiens.
04:12Et je n'ose pas parler du loyer, de la manière dont on vit dans un logement,
04:21dans un immeuble avec l'accès à l'ascenseur, l'accès chez soi, etc.
04:27Non, ce n'est pas exagéré aujourd'hui de l'augmenter de manière assez substantielle quand même.
04:35Alors côté social, je vous propose de nous intéresser maintenant à un métier qui a fait rêver beaucoup d'enfants,
04:39celui de pompier.
04:41Hélas, la réalité des hommes et des femmes qui l'exercent est très loin d'être idyllique
04:45et ils l'ont fait savoir dans la rue.
04:47À l'appel de cette organisation syndicale, plusieurs centaines de pompiers professionnels
04:51sont venus de toute la France pour défiler le 14 mars à Paris
04:54pour protester contre la baisse des effectifs, la précarisation de leur métier
04:59et réclamer davantage de reconnaissance.
05:01À la veille des élections, ils entendaient attirer l'attention des citoyens et des politiques
05:06sur une situation qui ne leur permet plus d'assurer leur mission de service public.
05:10On écoute Christophe, il est pompier dans le Loiret
05:13et il nous explique la situation qu'il vit au quotidien.
05:16Je suis chef d'agré d'un fourgon, donc je suis le commandant du fourgon sur une intervention courante
05:22et normalement on doit intervenir à 6, on n'est plus que 4 dans les fourgons
05:25parce qu'il n'y a plus de personnel à mettre dans les engins.
05:28Alors on réduit les budgets, il y a des gens qui partent en traite
05:31et on ne les remplace pas.
05:35Et malheureusement, ça se fait au détriment de notre sécurité
05:37parce que dans un an, pour n'importe quel feu, il faut qu'il y ait un binôme qui attaque
05:42et un binôme de sécurité, voire qu'il complète, qu'il fasse alimentation, ce genre de choses
05:47et ce binôme on ne l'a plus et des fois on attend 20 à 40 minutes
05:50pour avoir un binôme en renfort pour assurer la sécurité des premiers intervenants.
05:55Alors il y a cette partie, il y a la partie incendie
05:57mais la partie incendie ça n'est que 13% de nos activités, il y a le secours à victimes
06:01et aujourd'hui le nombre d'interventions est constamment croissant
06:04sur un budget qui lui est réduit, donc ce qui est complètement en inéquation.
06:10On a des remerciements verbaux, on a une reconnaissance verbale,
06:13on dit que les sapeurs-pompiers sont le dernier rempart du malaise de la société.
06:17Oui, on nous investit au quotidien, mais par contre on ne nous donne pas les moyens d'intervenir
06:21et c'est pour ça que je suis là aujourd'hui.
06:22Alors, quelle est votre réaction face au témoignage de Christophe, Patrick Le Yari ?
06:26Là c'est la preuve, c'est la démonstration que les agents publics sont utiles
06:31parce que ça c'est un agent public, c'est ce que certains nomment avec un air de mépris,
06:38les fonctionnaires à la télévision. Or ces gens-là, nous en avons besoin pour notre sécurité.
06:43Quand il y a un accident, quand il y a un feu, s'ils ne sont pas là,
06:48mais c'est des catastrophes démultipliées, donc il faut reconnaître leur métier,
06:53cesser de les précariser, cesser de réduire leurs rémunérations,
06:58au contraire il faut les rémunérer à la hauteur des responsabilités sociales
07:02et responsabilités communes qui portent vis-à-vis de l'ensemble de la société.
07:08Et donc, il ne faut pas choisir, à l'occasion des élections présidentielles et législatives,
07:13des candidats qui vont réduire le nombre d'agents publics
07:17sous couvert de répondre à la doxa des critères européens.
07:23C'est exactement le contraire qu'il faut faire.
07:27Relance ?
07:28Oui. Mais alors justement, plusieurs pompiers que nous avons rencontrés
07:32lors de cette manifestation nous ont alertés sur le fait que la situation devenait intenable,
07:37que ce malaise se traduisait par une progression massive des idées d'extrême droite
07:41qui, je les cite, gangrèneraient leur profession.
07:44Alors à votre avis, est-ce que lutter contre l'austérité, la précarisation et la déconsidération
07:48peut être un moyen d'endiguer la progression du Front National ?
07:52Oui, s'il y a des gens aujourd'hui qui choisissent ce vote-là,
07:57c'est que, un peu malgré eux, ils sont un peu désespérés de tout.
08:02Et désespérés qu'on ait fait ces espèces d'alternances politiques, comme on dit,
08:07sans jamais de mieux pour eux.
08:10Et il faut leur dire,
08:14il ne faut pas se tromper de colère.
08:17Vous croyez vous en sortir en choisissant ce vote-là,
08:21vous allez vous tirer une énorme balle dans le pied.
08:25Parce que ces idées nauséabondes,
08:27ces idées que développe la cheftaine de l'extrême droite aujourd'hui,
08:32ce sont des idées qui, mises en œuvre,
08:35conduiront à réduire aussi le nombre d'agents publics,
08:38parce qu'elle, elle veut privatiser tous les services,
08:41tous les services de sécurité, y compris les services incendies.
08:45Et donc, chacun sait que ce sera encore plus de précarité
08:48et des salaires moindres.
08:50Et ce ne sera pas le bien commun qui primera,
08:52c'est-à-dire le contraire de ce qu'ils réclament aujourd'hui.
08:56Plusieurs pompiers que nous avons rencontrés lors de cette manifestation
08:59nous ont alertés sur le fait que la situation devenait intenable,
09:02que ce malaise se traduisait par une progression massive
09:05des idées d'extrême droite,
09:06qui, je les cite, gangrèneraient leur profession.
09:09Alors, à votre avis, est-ce que lutter contre l'austérité,
09:12la précarisation et la déconsidération
09:14peut-être un moyen d'endiguer la progression du Front National ?
09:17Oui, s'il y a des gens aujourd'hui qui choisissent ce vote-là,
09:22c'est qu'un peu, malgré eux,
09:25ils sont un peu désespérés de tout.
09:28Et désespérés qu'on ait fait ces espèces d'alternances politiques,
09:32comme on dit, sans jamais de mieux pour eux.
09:35Et il faut leur dire.
09:39Il ne faut pas se tromper de colère.
09:42Vous croyez vous en sortir en choisissant ce vote-là,
09:47vous allez vous tirer une énorme balle dans le pied.
09:50Parce que ces idées nauséabondes,
09:53ces idées que développe la cheftaine de l'extrême droite aujourd'hui,
09:57ce sont des idées qui, mises en œuvre,
10:01conduiront à réduire aussi le nombre d'agents publics,
10:04parce qu'elle, elle veut privatiser tous les services,
10:07tous les services de sécurité, y compris les services incendies.
10:11Et donc chacun sait que ce sera encore plus de précarité
10:14et des salaires moindres.
10:15Et ce ne sera pas le bien commun qui primera,
10:18c'est-à-dire le contraire de ce qu'ils réclament aujourd'hui.
10:21Jusqu'au 25 mars, c'est la semaine de la presse et des médias dans l'école.
10:25Le thème de cette 28e édition est « D'où vient l'info ? ».
10:29Accompagnés par des professionnels,
10:30les élèves s'interrogent sur leur manière de s'informer
10:33et sur la validité des sources.
10:36Comprendre le système des médias,
10:37former leur jugement critique,
10:39développer leur goût pour l'actualité
10:41devrait en effet les aider à forger leur identité de citoyens.
10:45Nous sommes allés à la rencontre d'élèves d'une classe de terminale
10:48du lycée professionnel Galilée,
10:50dans le 13e arrondissement de Paris.
10:52Avec ces jeunes, nous avons réalisé une émission de radio,
10:56on écoute d'ailleurs sur le site de l'Humanité,
10:58pour évoquer avec eux leur rapport à la politique.
11:01Nous avons également souhaité savoir comment ils s'informaient.
11:04On les écoute.
11:05Pour les journaux, mis à part Charles-Edouard,
11:07personne ne lit de journaux papiers ?
11:09Non.
11:10Non ?
11:12Non plus ?
11:13Non, c'est vraiment le grand silence
11:14quand à la lecture de journaux papiers.
11:16Et est-ce que vous allez sur les sites des journaux papiers ?
11:18Le site de Libération, le site du Monde, le site de l'Humanité, le site de la Croix ?
11:23Non plus, non.
11:25Juste avoir les applications sur le téléphone
11:27et recevoir des notifications de temps en temps.
11:29Oui.
11:29Mais rien de...
11:30Enfin, on ne va pas passer notre temps dessus, quoi.
11:33Donc toi, par exemple, tu as des applications de différents journaux ?
11:37En fait, j'ai plutôt des applications d'information
11:40qui vont me signaler dès qu'il va se passer quelque chose.
11:44C'est important.
11:46Mais sinon, non.
11:47Comment amener les jeunes à la lecture de journaux ?
11:50Et faut-il inventer d'autres formes pour les atteindre ?
11:54C'est vrai qu'aujourd'hui, les jeunes accèdent à l'information,
11:59accèdent à des articles, autrement que par le journal papier.
12:03C'est un fait.
12:04Il faut s'y faire, le reconnaître et s'adapter à cela.
12:08Ça ne veut pas dire qu'ils lisent moins.
12:10Mais vous savez, moi, je suis très attaché à la profondeur,
12:15à l'analyse des événements, à la critique des événements,
12:19à différents angles de traitement, de telle sorte qu'on puisse se faire son opinion par soi-même.
12:24Alors, qu'on lise sur le papier, qu'on lise sur son téléphone,
12:29ce n'est pas trop le problème, si on veut.
12:34Les différentes formes d'écriture et de lecture peuvent se combiner.
12:39Mais l'essentiel, c'est qu'il faut savoir que la production des journalistes
12:44dans le cadre de stations de radio ou de journaux tels que les nôtres
12:49sont des informations vérifiées, fiables.
12:53Et surtout, nos journaux permettent l'expression et le débat,
12:56pluralisé de débat, contradictoire de telle sorte qu'on puisse être
13:00ou devenir soi-même un citoyen, c'est-à-dire se faire son opinion par soi-même.
13:05Turquie. En vue du référendum du 16 avril prochain visant à renforcer encore sa toute puissance,
13:12le président Erdogan envoie ses ministres en Europe.
13:15Plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse et les Pays-Bas,
13:18refusent ces meetings électoraux destinés à la diaspora.
13:22Mais pas la France.
13:23Le 12 mars, le chef de la diplomatie turque a ainsi pu venir à Metz
13:27pour un meeting visant à promouvoir la réforme constitutionnelle voulue par Erdogan.
13:32Ce rassemblement participe d'une campagne violente dans laquelle les opposants au régime d'Erdogan
13:36sont jetés en prison ou privés d'accès aux médias et n'ont plus aucune liberté d'expression.
13:42Alors, comment expliquer que la France soutienne un système tyrannique
13:45qui piétine les droits humains, massacre les Kurdes et emprisonne les opposants ?
13:49En vérité, c'est assez inexplicable.
13:52C'est que tout ce que dit M. Erdogan à l'encontre aujourd'hui de certains dirigeants européens,
14:01et ça va vous paraître bizarre, mais ce qu'il a dit à propos de Mme Merkel
14:05est abject, au plus haut point abject.
14:09Et on ne peut pas, quand on est un démocrate,
14:12quand on sait ce qu'ont souffert les peuples européens,
14:16le peuple français particulièrement,
14:17mais aussi une partie du peuple allemand du nazisme,
14:20on ne peut pas laisser faire ça.
14:22De même, il aurait fallu,
14:24dès lors que les Pays-Bas refusaient une réunion publique avec le ministre des Affaires étrangères,
14:29il aurait fallu être solidaires des Pays-Bas et nous aussi refuser cela.
14:34Et cette petite fente qu'il y a dans la solidarité européenne,
14:38comme cela existe trop souvent,
14:40peut être préjudiciable à long terme.
14:44Parce que, sous couvert de liberté d'expression,
14:47on ne peut pas tolérer tout et n'importe quoi.
14:51Il faut un minimum de solidarité,
14:53et un minimum, entre nous,
14:55et un minimum de solidarité
14:56avec celles et ceux qui souffrent de ce régime,
15:00puisque ce monsieur veut devenir le nouvel empereur ottoman,
15:04en allant jusqu'à mettre de côté un gouvernement,
15:09puisqu'il ne veut même plus de Premier ministre,
15:12il ne veut même plus de Parlement.
15:14Donc, on voit bien que ça n'a rien à voir avec les valeurs de l'Union européenne,
15:20telles qu'elle se construit, ou elle s'est construite au fil des temps.
15:23On termine cette émission avec un petit livre rouge.
15:27Il est intitulé « Nous habitons la Terre » et signé Christiane Taubira.
15:32Dans ce nouvel essai, écrit comme à son habitude dans une langue magnifique,
15:36l'ancienne garde des Sceaux lance un appel au ressaisissement de la gauche par le combat politique.
15:41Tiens. Alors, Patrick Le Yari, je sais que vous l'avez lu.
15:43Est-ce qu'il y a un passage de cet ouvrage qui trouve en vous un écho particulier ?
15:46D'abord, tout l'ouvrage. C'est une merveille.
15:50Je le conseille à toutes et à tous.
15:53Je la conseille pour la qualité de l'écriture,
15:56pour la poésie, pour les sonorités qui en ressortent.
16:00Et surtout, Christiane Taubira,
16:03avec ce petit livre,
16:05elle est à l'opposé de ceux qui construisent des murs.
16:08Elle, elle dresse des ponts entre tout le monde.
16:10D'ailleurs, le titre du livre le dit.
16:14Et dans les chapitres qu'il faut lire et relire,
16:19je crois qu'il y a un très long passage
16:21sur la laïcité en défendant
16:25ce qu'il y a d'originelle et d'original
16:28dans la loi de 1905,
16:31avec ceux qui l'ont fait accoucher, en quelque sorte,
16:35beaucoup de responsables politiques de l'époque,
16:39dont le fondateur de notre journal,
16:41Jean Jaurès, qui a joué un rôle extrêmement important.
16:45Mais peut-être pour la première fois,
16:49certains vont découvrir, en lisant cela,
16:52que la laïcité,
16:54c'est un complément
16:57de liberté, égalité, fraternité,
16:59au sens où la laïcité,
17:02elle subjugue,
17:04elle met en musique la liberté elle-même,
17:06jusqu'à une multitude de droits humains,
17:10et surtout les droits des femmes,
17:13à disposer de leur corps,
17:15à accéder aux élections,
17:18à accéder à des droits nouveaux.
17:20Et donc, moi, je ne peux que conseiller
17:22ce bel travail,
17:26ce beau travail de poétique,
17:29c'est un mélange de politique et de poétique,
17:32mais pour essayer de nous égager
17:35des impasses dans lesquelles nous sommes aujourd'hui.
17:38Il construit des ponts,
17:39et puis il ouvre des ponts sur l'avenir.
17:41Merci Patrick Leyaric.
17:42Merci beaucoup.
17:43On se retrouve très bientôt
17:44pour un nouveau numéro
17:46de Regards sur l'actualité.
17:56Regards sur l'actualité.

Recommandations