- il y a 13 heures
Lors de ce rendez-vous hebdomadaire nous soumettons plusieurs sujets marquants de la semaine au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l'édition du vendredi 3 mars : le coût du capital, l'agriculture au cœur de nos vies, la justice dénigrée, la dette grecque et Maradona.
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00:05Bonjour et bienvenue dans Regards sur l'actualité.
00:08Bonjour Patrick Loyery.
00:09Bonjour.
00:10Alors on commence tout de suite avec le chiffre.
00:1251 milliards d'euros, c'est le montant des dividendes distribués aux actionnaires par les entreprises en France.
00:19Ce qui fait de notre pays le premier rémunérateur du capital de l'Union Européenne,
00:24selon le rapport annuel publié par la société de gestion Anderson Global Investor,
00:29qui précise d'ailleurs que les entreprises françaises ont augmenté leur taux de versement aux actionnaires de 11,8%
00:36en 2016.
00:38Ce sont les banques françaises qui ont le plus contribué à ce résultat en augmentant leur paiement de 53%
00:44par rapport à 2015.
00:46Alors hélas, la France ne se hisse pas au premier rang quand il s'agit de rémunérer le travail,
00:50puisque selon l'Organisation Internationale du Travail, notre pays n'est qu'à la 27ème place mondiale en matière de
00:56salaire médian.
00:57Alors comment faire pour assurer un meilleur équilibre entre la rémunération du capital et celle du travail ?
01:04Il n'y a pas d'autre issue que de légiférer, que de prendre des dispositions incitatives
01:12qui orientent l'argent qui est aujourd'hui accaparé par des fonds financiers, par des actionnaires de divers ordres,
01:21vers la rémunération du travail et vers les investissements créateurs d'emplois.
01:26Et donc il faut évidemment taxer plus, dissuader plus ce système de rente,
01:32parce que dans la propagande qui est faite aujourd'hui,
01:36on nous dit en permanence que ce qui est un frein à la compétitivité de la France,
01:41ce serait ce qu'ils appellent le coût du travail, c'est-à-dire les salaires et la protection sociale.
01:46La vérité, on voit bien, c'est que plus on va, plus les richesses produites par celles et ceux qui
01:54travaillent,
01:54de leur main ou qui créent, eh bien cette richesse, elle est transférée de plus en plus
02:00chez ceux qui en ont déjà beaucoup.
02:03Donc le fond du problème auquel on est confronté,
02:07ce n'est pas une question de prix du travail ou de coût du travail,
02:10c'est le capital qui a de plus en plus de coût,
02:14parce qu'entre la rémunération des actionnaires de la manière dont ça se fait,
02:19auquel il faut ajouter des taux d'intérêt élevés,
02:22qui sont aussi des prélèvements par le système bancaire sur le travail lui-même,
02:28c'est cela qui pénalise notre économie.
02:30Donc il faut faire deux choses,
02:31il faut inventer un crédit qui soit sélectif au sens où ils servent les investissements,
02:38la transition écologique et la rémunération du travail et la formation qui est indispensable,
02:44et en même temps dissuader l'argent qui va rémunérer bien trop fortement
02:50ceux qui aujourd'hui disposent du capital.
02:52On se rend maintenant au salon de l'agriculture qui se tient à Paris jusqu'à la fin de cette
02:56semaine.
02:57Nous y avons rencontré Jérémy Decerne, le président des jeunes agriculteurs,
03:01qui appelle à un rajeunissement de cette profession réputée solitaire, difficile et peu rémunératrice.
03:09On l'écoute.
03:09L'important dans ce pays c'est qu'on a un objectif pour ne plus perdre de paysans.
03:14On a perdu plus de 20% des agriculteurs, 20 à 30% des agriculteurs ces dix dernières années,
03:19et on voit bien qu'au vu de la situation agricole aujourd'hui,
03:24perdre des agriculteurs ce n'est pas non plus une solution.
03:26Et nous on compte et on croit beaucoup en la richesse humaine,
03:30donc aux hommes et aux femmes qui travaillent la terre et qui soignent leurs animaux.
03:35Et donc nous on demande aux pouvoirs publics qu'ils remettent le paquet sur le renouvellement des générations
03:40et qu'on fasse en sorte qu'on ne perde plus un paysan dans ce pays dans les années à
03:44venir.
03:44Et ça nécessite aussi que l'Europe, alors ça au niveau national on doit être tous d'accord là-dessus,
03:49et ça nécessite que l'Europe après mette des politiques publiques aussi
03:52qui défendent un peu plus l'actif agricole, donc le professionnel finalement,
03:57et peut-être un peu moins les hectares.
03:59Nous on part sur quelque chose de sensiblement plus humain.
04:03Alors pensez-vous que ces attentes sont légitimes et réalistes ?
04:07Oui, si nous avions des gens raisonnables,
04:12on ferait de l'agriculture une grande cause publique.
04:16Pourquoi ? Parce que le travail de la terre,
04:20la production d'enrées pour se nourrir,
04:24ça a à voir avec beaucoup de questions qui nous concernent,
04:28chacune et chacun d'entre nous,
04:29à commencer par l'enjeu de la santé,
04:33de la santé de l'ensemble des populations,
04:35mais sa santé individuelle,
04:36parce que de ce qu'on mange aujourd'hui,
04:39de ce qu'on boit,
04:40dépend pour une part notre santé,
04:42voire le développement de maladies qui se développent,
04:46voire des problèmes qui se développent
04:52pour les enfants à naître demain.
04:56Donc ça devrait être une priorité des politiques publiques.
05:01Et dans ce qui est dit par le président des jeunes agriculteurs,
05:06la question de la rémunération du travail,
05:08une rémunération convenable du travail,
05:13commencerait à permettre de réduire la taille des exploitations
05:17et cette fuite en avant dans l'industrialisation
05:19telle qu'on la connaît aujourd'hui.
05:21Des exploitations plus petites,
05:23où il y aurait bien plus de travail
05:27et donc de personnes qui seraient en activité
05:32au lieu du chômage que nous connaissons aujourd'hui,
05:36et une production de plus grande qualité,
05:39parce qu'on sait que dans les petites unités,
05:43c'est le lieu où on va produire de la qualité,
05:49où on va se lancer dans un nouveau projet,
05:52qui est celui d'une agriculture écologique,
05:55l'agroécologie, et c'est une question fondamentale.
05:59Et le rajeunissement, il a raison,
06:01parce qu'aujourd'hui, il y a dans les campagnes de France et ailleurs,
06:08des milliers et des milliers d'hectares qui sont perdus chaque année.
06:11L'Union européenne a même financé la mise en friche de terres agricoles.
06:15Et ça, c'est une ineptie totale.
06:17Et enfin, ça doit se faire dans une grande coopération internationale.
06:21L'ineptie, c'est importer du soja du Brésil en détruisant la forêt amazonienne
06:27pour nourrir aujourd'hui dans des ateliers de mille vaches,
06:31des vaches laitières qui produiront du lait ou qui fourniront de la viande,
06:35dont on pourra peut-être douter demain.
06:38Ce n'est pas un modèle viable.
06:39De surcroît, ces ateliers de mille vaches sont les ateliers les plus polluants,
06:43puisqu'on ne sait pas que faire des déjections animales.
06:46Donc, on voit bien que c'est une cohérence nouvelle qu'il faut inventer
06:50sur la base de la possibilité de chaque peuple à se nourrir lui-même
06:55à partir de ce qu'il sait faire, à partir de ses traditions culinaires,
06:59à partir de sa gastronomie.
07:01Et évidemment, ça n'empêchera pas la coopération, ça n'empêchera pas les échanges.
07:05Mais c'est un autre modèle qu'il faut inventer aujourd'hui,
07:08installer des jeunes sur de plus petites unités,
07:12développer une alimentation de qualité,
07:14avoir la souveraineté alimentaire,
07:16mais une alimentation de qualité,
07:18parce que c'est une question qui a à voir avec la santé humaine,
07:22et ceci est bien trop négligé aujourd'hui.
07:25Ce que vous nous dites, Patrick Léliaric,
07:27c'est qu'il faut redonner du sens à ce métier d'agriculteur,
07:30c'est ça qui attirera des jeunes,
07:31de faire quelque chose qui est utile.
07:33Oui, mais c'est un beau métier, c'est un métier utile,
07:37quelle est la fierté de ce métier ?
07:40Mais c'est de nourrir ses semblables,
07:42c'est de nourrir la population française,
07:46peut-être des parts de population européenne,
07:49c'est de faire de la coopération,
07:51c'est de faire partager notre savoir-faire
07:53avec le continent africain,
07:55qui en aurait tant besoin aujourd'hui.
07:57Oui, ce métier, il est plus qu'utile,
08:00il faut cesser de le dévaloriser,
08:03et pour ne plus le dévaloriser,
08:05il faut rémunérer les gens à partir de leur travail,
08:10il faut rémunérer les actifs humains,
08:12et non pas faire ce que fait l'Union européenne aujourd'hui,
08:16donner de l'argent selon le nombre d'hectares qu'on a.
08:19Plus on a des hectares aujourd'hui,
08:21plus on a de subsides.
08:23C'est le contraire qu'il faut faire.
08:25Il faut réorienter les crédits,
08:28de telle sorte que ça favorise l'emploi,
08:30ça favorise le développement des territoires,
08:31et ça promeuve un pilotage de l'agriculture
08:35sur une échelle de un demi-siècle
08:38vers une agriculture qui soit aujourd'hui
08:40plus respectueuse de l'environnement
08:43et qui sera garante de la santé humaine.
08:48J'insiste bien là-dessus,
08:50de ce que nous mangeons,
08:52de la manière dont nous le mangeons,
08:53dépend de notre santé aujourd'hui.
08:55Alors, pas de personnalité à l'honneur cette semaine,
08:58mais une institution, la justice.
09:00Alors, accuser la justice et son fonctionnement,
09:03c'est la seule réponse des hommes et femmes politiques
09:05soupçonnés d'avoir enfreint la loi
09:07en détournant de l'argent public.
09:09Ils dénoncent sans complexe le gouvernement des juges,
09:12les cabales d'État,
09:14crient à l'assassin, au complot,
09:16et fantasment des atteintes à la séparation des pouvoirs.
09:19Que la justice ose faire son travail
09:21constitue pour eux un crime de lèse candidat.
09:24Rétif à l'égalité devant la loi,
09:26certains membres de la classe politique
09:27prétendent se construire une immunité pénale
09:30et menacent même de représailles,
09:32ceux et celles qui la contestent.
09:33Marine Le Pen promet ainsi,
09:35si elle accédait au pouvoir,
09:36de demander des comptes aux policiers et aux juges.
09:39Alors, est-ce que les bruits de casserole
09:41des citoyens qui manifestent pour réclamer
09:43davantage de transparence
09:44suffiront, à votre avis,
09:45à faire entendre à ceux et celles
09:47qui prétendent aux plus hautes fonctions
09:49que la séparation des pouvoirs
09:51n'est pas l'impunité organisée
09:53au profit des élus
09:54et de ceux qui aspirent à l'être ?
09:57Moi, je crois que de ce point de vue,
09:58on est en train d'assister à un basculement.
10:01C'est-à-dire, nos concitoyens,
10:04ils ont décidé
10:06de ne plus laisser faire
10:08un certain nombre de pratiques
10:09extrêmement nauséabondes.
10:11Tel ministre qui a des comptes
10:13dans les paradis fiscaux,
10:15tel autre qui profite des subsides
10:16de l'État pour sa famille,
10:19tel autre qui prétend défendre
10:20l'intérêt général,
10:21mais est rémunéré par des sociétés privées
10:26de surcroît qui vont vraisemblablement
10:30nous offrir des assurances privées
10:31contre la sécurité sociale.
10:34Tel autre qui est chargé de la pollution,
10:39mais qui en fait laisse
10:41des entreprises automobiles
10:43truquer leurs moteurs
10:45de telle sorte qu'ils sont encore plus polluants
10:48et donc encore plus inquiétants
10:50pour la santé humaine.
10:51Je crois que nos concitoyens
10:53ont décidé désormais
10:55que tout ceci
10:56doit être remis dans l'ordre.
11:00Il faut nettoyer les écuries d'Ogias.
11:02Et nettoyer les écuries d'Ogias,
11:04ça nécessite
11:05d'avoir des règles simples.
11:08Il n'y a pas d'immunité.
11:10On n'accède pas
11:12à des responsabilités politiques
11:14pour se servir,
11:15mais pour servir les autres.
11:17Ça, c'est la question essentielle.
11:18C'est une chose que nous nous appliquons
11:20déjà à nous-mêmes aujourd'hui.
11:22On fait maintenant un détour par la Grèce
11:24qui ne fait plus la une des journaux,
11:26mais dont le peuple continue
11:28d'être saigné à blanc.
11:29À l'issue d'une rencontre
11:31avec la chancelière allemande
11:32Angela Merkel,
11:33Christine Lagarde,
11:34la directrice générale du FMI,
11:35a remis en cause
11:37sa proposition de réduction
11:38de la dette grecque
11:39qu'elle conditionne désormais
11:41à de nouvelles mesures d'austérité.
11:43Le gouvernement de Cyprus
11:44va devoir, dans les semaines qui viennent,
11:46de nouveau amputer les retraites
11:48et augmenter les impôts,
11:49faute de quoi les crédits seront coupés.
11:52Alors, devant ce supplice
11:53sans cesse renouvelé,
11:54l'ex-ministre des Finances grec,
11:56Yanis Varoufakis,
11:57et l'eurodéputé allemand,
11:59Fabio de Massy,
12:00ont lancé une pétition,
12:01déjà assignée par plus de 15 000 personnes,
12:04pour demander à la Banque Centrale Européenne
12:07de libérer un rapport d'expertise juridique
12:09sur le coup d'état latent de juillet 2015,
12:12quand l'institution avait coupé
12:13les robinets de liquidités
12:15pour les banques grecques.
12:16Il y a quelque chose de remarquable
12:18qui s'est passé dans l'Europe.
12:20La Banque Centrale Européenne
12:21a fermé les banques grecques
12:23de la Banque Centrale Européenne
12:25lors d'une terse négociation
12:27entre la Grèce et ses crédits.
12:29La Banque Centrale Européenne
12:30à l'époque,
12:31et son président,
12:31Mario Draghi,
12:32claimed that they were doing their job
12:35impartially,
12:36they were not participating
12:36in the political process
12:38of asphyxiating the Greek government,
12:40and that they were acting legally
12:42within the rule book
12:42of the European Central Bank.
12:45But is that the case?
12:48Clearly,
12:48the president of the European Central Bank,
12:50Mr Draghi,
12:51was not sure about that.
12:52He was not sure about the legality
12:54of his actions.
12:55We know that because,
12:56apparently,
12:57he commissioned
12:59a legal opinion
13:00from an independent,
13:02private law firm
13:03to find out
13:05if what he was doing
13:06was legal.
13:07Now,
13:09shouldn't we be able,
13:09as European citizens,
13:10to read that legal opinion?
13:12Alors,
13:12quelle pourrait être
13:13la portée de cette riposte,
13:15à votre avis,
13:15Patrick Le Yari?
13:17Tous les moyens
13:18doivent être utilisés
13:19aujourd'hui
13:20pour que
13:22le peuple grec
13:24retrouve sa souveraineté,
13:25que le gouvernement grec
13:26ne soit pas
13:27en permanence
13:30sous
13:31l'épée,
13:33sous les tirs
13:34de Mitraille,
13:35du Fonds monétaire
13:36et de la Commission,
13:37voire un peu
13:38de la Banque Centrale Européenne.
13:40Donc,
13:41il faut maintenant
13:42passer à des actes clairs.
13:43Moi,
13:43je crois
13:44qu'il y a
13:45insuffisamment
13:46de solidarité
13:47de la part
13:47des peuples européens,
13:48des forces syndicales
13:50et des forces progressistes
13:51envers le peuple grec.
13:52Donc,
13:53il faudrait
13:53organiser
13:54cette solidarité.
13:55Deuxièmement,
13:56cette solidarité,
13:56elle peut
13:59être développée
14:00sur quelle base ?
14:01Sur la base
14:02de la renégociation
14:04de la dette grecque.
14:05Tout le monde sait bien
14:06qu'elle est insupportable
14:08et qu'elle ne peut pas
14:09être remboursée.
14:10Sinon,
14:11il faut vendre le pays
14:11lui-même,
14:12mais je ne sais pas
14:13à qui d'ailleurs
14:14entre nous soit dit.
14:14Parce qu'on ne vend pas
14:15un pays et ses habitants
14:16et ses savoir-faire.
14:17Donc,
14:18il faut être raisonnable,
14:20il faut voir
14:20l'intérêt général,
14:21il faut revenir
14:23à un peu plus d'humanisme,
14:25arrêter de parler
14:26en permanence
14:27que d'argent et d'argent
14:28et créer les conditions
14:30pour qu'on renégocie
14:31cette dette.
14:32La Banque centrale,
14:33elle sort chaque mois
14:3480 à 90 milliards d'euros
14:37qu'elle donne uniquement
14:38aux banques privées
14:40qui, elles-mêmes,
14:41ne l'utilisent pas
14:43ni pour recycler
14:44de la dette
14:45ni pour faire
14:45de l'investissement.
14:46Mais ça prouve
14:48au moins une chose.
14:48Ça prouve
14:49qu'on peut fabriquer
14:50de la monnaie,
14:51on fabrique des billets
14:52de banques.
14:53Si on fait ça,
14:54on doit bien pouvoir
14:55annuler,
14:56en tout cas,
14:57toute ou partie,
14:58en tout cas,
14:59une partie de la dette
15:01grecque.
15:01Et ça,
15:02c'est indispensable.
15:03Et dans l'acte
15:05de solidarité
15:06que nous pourrions faire,
15:07c'est d'essayer
15:08d'obtenir
15:09une conférence européenne
15:11sur un état
15:13des dettes
15:13dans chacun des États
15:15et des moyens
15:16de la renégociation
15:17de cette dette
15:18et d'effacement
15:19d'une partie
15:20de celle-ci,
15:21sans quoi
15:21ce sera la vie
15:22sans fin
15:23des sacrifices
15:24et sacrifices.
15:25Mais ce sont des sacrifices
15:26toujours pour les peuples,
15:27jamais pour les banques.
15:28Place à la culture populaire
15:30pour terminer cette émission.
15:31On va évoquer
15:32une figure emblématique
15:33du football,
15:34Diego Maradona.
15:36Ce gamin
15:36né dans un quartier
15:37pauvre de Buenos Aires,
15:39déclaré à 12 ans
15:40à une télévision
15:41venue l'interviewer,
15:42j'ai deux rêves,
15:43disputer une Coupe du Monde
15:44et l'a remporté
15:46avec l'Argentine.
15:47Il a connu
15:48sa première sélection
15:49en équipe nationale
15:49à 16 ans
15:50le 27 février 1977.
15:53C'était il y a
15:54pile 40 ans.
15:55Son autobiographie
15:56« Ma vérité »
15:57parue l'an dernier
15:58retrace la carrière épique
16:00de ce héros
16:01du ballon rond.
16:02Alors Patrick Loïnary,
16:03quel regard portez-vous
16:04sur ce joueur
16:04dont le parcours
16:05ne laisse personne indifférent ?
16:07Avant d'en venir
16:09à Diego Maradona,
16:10je veux avoir
16:12une pensée
16:13assez émue
16:14comme beaucoup
16:16de gens en France
16:17vraisemblablement
16:18en ce moment
16:18puisque nous venons
16:20d'apprendre la disparition
16:21du grand joueur français
16:23Raymond Coppa.
16:24Maintenant,
16:25Diego Maradona
16:26c'est une icône
16:29à plusieurs faces.
16:30C'est un joueur,
16:32c'est le joueur de talent
16:33qu'on connaît,
16:35c'est un peu
16:37un artiste,
16:38un artiste du ballon
16:40et c'est en même temps
16:43un porte-voix
16:45en quelque sorte
16:46dans lequel
16:46se sont reconnus
16:48beaucoup de gens
16:50en difficulté,
16:51des pauvres,
16:51les gens des favelas
16:53dans toute l'Amérique latine
16:54et au-delà
16:55qui l'ont porté
16:57et qui les a
16:58lui-même
16:59de son côté
17:00bien portés.
17:01Il a été du côté
17:02des mouvements
17:03d'émancipation
17:04de son continent
17:05et évidemment
17:06c'est ce qui nous rapproche
17:08avec lui
17:09en plus
17:10de ce sport
17:11grand sport populaire
17:12qui est le foot
17:13bien évidemment.
17:14Merci Patrick Le Yari.
17:16Merci.
17:16On se retrouve très bientôt
17:17pour un nouveau numéro
17:18de Regards sur l'actualité.
17:19Sous-titrage Société Radio-Canada
17:26Générique