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On inaugure l'Humatinale avec notre journaliste Cyprien Caddeo !

Aujourd'hui mercredi 9 octobre : on vous parle de la motion de censure contre le gouvernement Barnier, de la polémique entre Rima Hassan et BFMTV, du traitement des un an du 7 octobre dans les médias et de la sortie ciné de la semaine "L'histoire de Souleymane".

0:00 : Motion de censure contre le gouvernement Barnier
9:54 : 7 octobre, Macron veut l'arrêt des livraisons d'armes ?
25:20 : Rima Hassan sur BFMTV
43:35 : Les propositions de l'Institut Montaigne pour 150 milliards d'économies
56:50 : Dans le Nord, 30 000 collégiens privés de cinéma
1:06:04 : La sortie ciné de la semaine "L'histoire de Souleymane"

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Transcription
00:00:00On va commencer par la motion de censure.
00:00:02Est-ce que vous avez suivi ça ?
00:00:04C'était hier à l'Assemblée nationale,
00:00:06la première motion de censure déposée
00:00:07contre le gouvernement Michel Barnier.
00:00:09Et on va écouter la personne qui l'a déposée.
00:00:13Donc ça a été déposé par l'intégralité des députés
00:00:15du nouveau Front populaire,
00:00:16donc des quatre groupes,
00:00:17donc pour rappel PS, LFI, ELV,
00:00:20enfin les écologistes et les communistes.
00:00:23Et on va écouter Olivier Faure
00:00:26qui défendait sa motion de censure
00:00:32avant le vote.
00:00:32À la tribune, ça a du Réunion des Trans,
00:00:34je vous laisse l'écouter.
00:00:36Dans tous mes déplacements,
00:00:37je rencontre nos concitoyens,
00:00:39souvent en colère, écoeurés,
00:00:41tous affligés que le chef de l'État
00:00:43ait pu trahir ainsi, sans trembler,
00:00:45leur vote et la tradition républicaine.
00:00:48Le plus dramatique de cette histoire,
00:00:50c'est que nombre d'entre eux disent
00:00:52ne plus vouloir voter lors des prochains scrutins.
00:00:55Monsieur le député,
00:00:56on manifeste, ça ne sert à rien.
00:00:59On vote, ça ne sert à rien.
00:01:01La prochaine fois, on ne viendra pas.
00:01:03Chers collègues,
00:01:05est-ce là le sens de notre engagement collectif
00:01:07pour la démocratie ?
00:01:09Écoutez ces mots de Victor Hugo.
00:01:14Nous rappelons la mystique du vote.
00:01:16Je le cite.
00:01:17« Regardez l'ouvrier qui va au scrutin.
00:01:20Il y entre avec le front triste du prolétaire accablé.
00:01:23Il en sort avec le regard souverain.
00:01:28Mesdames et messieurs les représentants du peuple,
00:01:31le vote est le moyen de règlement pacifique des conflits.
00:01:35Si vous lui ôtez son caractère sacré,
00:01:38alors c'est tout l'édifice démocratique
00:01:41qui menace de s'écrouler.
00:01:42Et vous avez pris ce risque.
00:01:46Vous êtes donc désormais aux commandes du pays.
00:01:50A l'issue de cette séance,
00:01:52vous le resterez puisque l'extrême droite
00:01:54a décidé d'assumer avec vous
00:01:56la continuité du macronisme.
00:01:59L'extrême droite se rend toujours
00:02:02du côté du capital contre le travail,
00:02:04tout comme la droite française
00:02:06préfère le soutien du RN
00:02:08plutôt que la moindre concession
00:02:10au progrès social.
00:02:14Ouais, alors,
00:02:16si vous l'avez écouté attentivement,
00:02:18vous avez vu que
00:02:19Olivier Faure, quand il monte à la tribune
00:02:21pour défendre sa motion de censure,
00:02:22il ne part pas gagnant déjà.
00:02:23Parce qu'il est en train de dire
00:02:24bon, on va voter une motion,
00:02:25mais à la fin, vous serez toujours en poste,
00:02:27vous serez toujours ministre.
00:02:30Pourquoi ?
00:02:30Parce que c'est la première motion de censure
00:02:32de l'ère Barnier.
00:02:34Elle arrive juste après
00:02:36le discours de politique générale
00:02:37qu'on vous avait liveé
00:02:39ici sur Twitch.
00:02:40et en fait,
00:02:43il savait déjà,
00:02:45et on va écouter après l'extrême droite,
00:02:47il savait déjà que le RN
00:02:48n'allait pas voter
00:02:49la motion de censure.
00:02:51Et donc,
00:02:52ça ne suffirait pas
00:02:53puisqu'en gros,
00:02:53il y a eu 197 voix
00:02:55pour la motion de censure.
00:02:56Donc, c'est en gros
00:02:57tous les députés NFP
00:02:59plus 4 députés de gauche
00:03:03du groupe Lyot.
00:03:05Donc, ça ne fait pas assez.
00:03:06La majorité est à 289,
00:03:07pour rappel.
00:03:08Et évidemment,
00:03:10si vous rajoutez
00:03:11les 126 voix du RN,
00:03:13vous atteignez tout de suite
00:03:14une majorité
00:03:14de plus de 289.
00:03:16Donc,
00:03:18l'enjeu,
00:03:18c'est évidemment,
00:03:19on sait que de toute façon,
00:03:20le RN
00:03:21servira de béquille au gouvernement,
00:03:22on ne sait pas jusqu'à quand.
00:03:24Et du coup,
00:03:26du coup,
00:03:26quand il monte,
00:03:27en fait,
00:03:27il sort un argument,
00:03:28qui est l'argument principal
00:03:29du NFP
00:03:29pour cette motion de censure,
00:03:30c'est
00:03:31vous ne devriez pas être là.
00:03:32C'est-à-dire,
00:03:33vous n'avez pas gagné les élections.
00:03:34Vous êtes Michel Barnier,
00:03:35vous êtes issu
00:03:36de Les Républicains
00:03:37et Les Républicains,
00:03:38c'est 47 députés
00:03:39à l'Assemblée.
00:03:40C'est genre 6%
00:03:41au premier tour
00:03:43des législatives.
00:03:44Donc,
00:03:45ce n'est pas normal
00:03:46que vous ayez 11 ministres
00:03:48et que vous soyez
00:03:49le premier ministre.
00:03:50Et donc,
00:03:51il a un argument,
00:03:51il cite Victor Hugo,
00:03:52vous l'avez vu,
00:03:53il a un argument
00:03:53autour du vote.
00:03:54Et donc,
00:03:55après,
00:03:55sa deuxième argument,
00:03:56c'est de dire,
00:03:56de toute façon,
00:03:57vous allez tenir grâce
00:03:57à l'extrême droite.
00:03:58Et je vous propose
00:03:59d'écouter l'extrême droite
00:04:00parce que c'est assez intéressant
00:04:02ce qu'ils disent
00:04:02et c'est assez même flippant,
00:04:04il faut le dire.
00:04:05Donc là,
00:04:06on va écouter celui
00:04:06qui est monté à la tribune
00:04:07pour l'explication de vote
00:04:11du RN.
00:04:11Donc,
00:04:11c'est Guillaume Bigot
00:04:12qui est un ancien chroniqueur
00:04:13de CNews
00:04:13pour la petite anecdote
00:04:15et qui va vous expliquer
00:04:16pourquoi il ne vote pas
00:04:18la motion de censure,
00:04:19en tout cas,
00:04:19pas pour l'instant.
00:04:20Je vous mets ça tout de suite.
00:04:22Hop !
00:04:23Tout vient à point
00:04:25pour qui c'est attendre.
00:04:26Et justement,
00:04:27mes chers collègues,
00:04:28on ne censure pas
00:04:28quand ce n'est pas le moment.
00:04:30Faire une bonne chose
00:04:30au mauvais moment,
00:04:31c'est faire une mauvaise chose.
00:04:32Avoir raison à contre-temps,
00:04:34c'est avoir tort.
00:04:34On ne censure pas
00:04:35car c'est inutile à ce stade.
00:04:37On ne censure pas
00:04:38car un seul tweet
00:04:38de Marine Le Pen
00:04:39suffit à infléchir
00:04:40la position du Premier ministre
00:04:41sur la désindexation des salaires.
00:04:46Et il aura suffi
00:04:47d'un simple rappel à l'ordre
00:04:48pour que le chef du gouvernement
00:04:49fasse comprendre,
00:04:50merci,
00:04:50vous l'avez fait,
00:04:51à votre ministre de l'économie,
00:04:52que sa porte
00:04:53devait rester ouverte
00:04:55à tous.
00:04:56Notre déclaration,
00:04:58nos déclarations
00:04:58ont plus de poids
00:04:59sur le gouvernement
00:05:00et plus d'effets
00:05:01pour défendre les Français
00:05:01que vos effets de manche
00:05:02et votre censure épouvantaille.
00:05:05La censure à ce stade
00:05:06serait donc prématurée.
00:05:08La censure est pour finir
00:05:10inutile, puérile
00:05:11et excessive.
00:05:12Pour l'instant,
00:05:13nous préférons exercer
00:05:13une pression
00:05:14sur ce gouvernement
00:05:15au nom d'une logique
00:05:16de moindre mal.
00:05:17Pour l'instant,
00:05:18nous préférons
00:05:19un gouvernement
00:05:20de moindre mal.
00:05:23M. Cazeneuve
00:05:24était un moindre mal
00:05:25par rapport à Mme Castet.
00:05:26M. Barnier
00:05:27est un moindre mal
00:05:28par rapport à M. Cazeneuve.
00:05:29Mais surtout,
00:05:30surtout,
00:05:31le gouvernement Barnier
00:05:32est un moindre mal
00:05:33par rapport à
00:05:34pas de gouvernement du tout.
00:05:35Mais nous attendons
00:05:36d'ailleurs
00:05:37le budget de pied ferme.
00:05:39Vous,
00:05:39vous voulez censurer
00:05:40a priori
00:05:40en prenant le risque
00:05:41du chaos
00:05:42et de l'ingouvernabilité ?
00:05:43Nous,
00:05:44nous nous ferons
00:05:44un devoir
00:05:45de censurer
00:05:45a posteriori
00:05:46et si besoin.
00:05:49C'est toute
00:05:50la différence
00:05:50entre un futur
00:05:51parti de gouvernement
00:05:52et un ex-parti
00:05:53de gouvernement
00:05:54ou des partis
00:05:55qui ne seront jamais
00:05:56des partis de gouvernement.
00:06:02Et si le gouvernement
00:06:04arrête
00:06:05des mesures
00:06:05qui aggravent
00:06:06la situation du pays
00:06:07dans le domaine
00:06:07du pouvoir d'achat,
00:06:08de la sécurité
00:06:08ou de l'immigration,
00:06:09nous n'aurons aucun
00:06:10d'État d'âme
00:06:11à censurer.
00:06:11Le RN censurera
00:06:12de manière réfléchie
00:06:13et si nécessaire
00:06:14mais le RN,
00:06:15soyez-en certains,
00:06:16censurera
00:06:16sans coup férir.
00:06:18Nul ne connaît
00:06:18ni le jour
00:06:19ni l'heure.
00:06:20Mais si ce jour arrive,
00:06:21si cette heure sonne,
00:06:22comptez sur nous
00:06:23chers collègues
00:06:23du nouveau Front Populaire
00:06:24pour vous rappeler
00:06:25votre résistible
00:06:27envie de censurer.
00:06:28Je vous remercie.
00:06:30Voilà,
00:06:31vous l'avez entendu,
00:06:34on ne censure pas
00:06:35tout de suite.
00:06:35Mais surtout,
00:06:36je vous laisse,
00:06:38je vais vous remettre
00:06:38le tweet
00:06:39parce qu'il y a un tweet
00:06:40je ne sais pas
00:06:40si vous le voyez bien là
00:06:41mais qui résume sa position.
00:06:43La phrase est quand même folle.
00:06:44On ne censure pas
00:06:45car un seul tweet
00:06:46de Marine Le Pen
00:06:47suffit à infléchir
00:06:47la position du Premier Ministre
00:06:48sur la désindexation
00:06:50des salaires en l'occurrence.
00:06:52C'est quand même,
00:06:53voilà,
00:06:54je veux dire,
00:06:55l'équation est posée,
00:06:56c'est quand même
00:06:56un baiser de la mort
00:06:56pour le gouvernement.
00:07:01Le RN n'a,
00:07:02mais en même temps,
00:07:02c'est rationnel,
00:07:03le RN n'a aucun intérêt
00:07:04à censurer
00:07:04tant que de toute façon,
00:07:05ils sont en position
00:07:08d'imposer
00:07:09ce qu'ils veulent
00:07:09au gouvernement
00:07:12parce qu'encore une fois,
00:07:13ils sont faiseurs de roi.
00:07:14Et là,
00:07:14c'est ce qu'il dit en fait.
00:07:15Il dit,
00:07:16ne vous inquiétez pas,
00:07:16on censurera
00:07:17quand on trouvera
00:07:17que c'est le moment.
00:07:18Mais pour l'instant,
00:07:18on arrive à obtenir des choses.
00:07:20On a obtenu
00:07:21Bruno Retailleau
00:07:22à l'intérieur,
00:07:23on a obtenu
00:07:23qu'il n'y ait plus
00:07:24Dupont-Moretti,
00:07:25qu'il n'y ait plus
00:07:25Darmanin,
00:07:26qu'il n'y ait plus
00:07:26Xavier Bertrand.
00:07:28Donc,
00:07:29tant qu'ils demandent
00:07:31et que les autres acceptent,
00:07:33ils n'ont aucune raison
00:07:34de censurer.
00:07:38Là, en plus,
00:07:38c'était une censure
00:07:39entre guillemets
00:07:40a priori,
00:07:40en tout cas,
00:07:41c'est ce que disait Barnier.
00:07:42On ne me laisse pas
00:07:43le temps de gouverner,
00:07:44vous me censurez.
00:07:44En fait,
00:07:45on le censurait,
00:07:45la gauche le censurait
00:07:46sur le principe
00:07:47de non-respect
00:07:48de l'issue démocratique
00:07:49des législatives.
00:07:51Mais ce n'est pas une censure
00:07:52sur le fond de la politique
00:07:53puisque pour l'instant,
00:07:54il n'y a pas eu de discussion,
00:07:55on a le budget
00:07:56qui est esquissé,
00:07:58mais on n'a pas encore
00:07:58d'éléments de politique
00:08:00à censurer.
00:08:03Mais par contre,
00:08:05il est possible
00:08:06que le RN,
00:08:07du coup,
00:08:09se repose la question
00:08:10au moment du budget.
00:08:11Au moment du budget,
00:08:12on va avoir du fond.
00:08:13On va avoir la question
00:08:13des retraites
00:08:14qui va revenir.
00:08:15Et là,
00:08:15ce sera plus compliqué
00:08:16pour le RN
00:08:17de dire
00:08:17on ne censure pas
00:08:18parce qu'on préfère
00:08:19le moindre mal,
00:08:20etc.
00:08:20Si, par exemple,
00:08:21la question
00:08:22de la bourgation
00:08:23des retraites
00:08:26qui est dans leur niche
00:08:26parlementaire par ailleurs
00:08:27n'est pas à l'ordre du jour
00:08:29ou n'est pas discuté
00:08:30ou il y a un 49-3
00:08:32à la fin
00:08:32qui fait passer
00:08:33le budget de force
00:08:34sans tenir compte
00:08:36des amendements
00:08:36de chacun,
00:08:37enfin du RN
00:08:37en l'occurrence.
00:08:38Voilà,
00:08:39c'est tout en bref.
00:08:40Il y a encore un suspense
00:08:41sur le budget.
00:08:42Après,
00:08:42il ne faut pas oublier
00:08:42qu'il y a une question
00:08:43et c'est ce qu'il dit.
00:08:44C'est qu'il dit
00:08:44on censurera
00:08:45sans coup faire rire
00:08:46quand ce sera le moment.
00:08:48Donc le moment,
00:08:48c'est le moment politique
00:08:49et le moment opportun
00:08:50pour Marine Le Pen.
00:08:52c'est-à-dire probablement
00:08:53quand on s'approchera
00:08:54d'une potentielle
00:08:55nouvelle dissolution,
00:08:57c'est-à-dire
00:08:57pas avant un an,
00:08:59enfin maintenant moins d'un an,
00:09:00pas avant l'été 2025.
00:09:02Donc est-ce qu'ils censureront avant
00:09:04parce que politiquement
00:09:04ce sera intenable
00:09:05de ne pas censurer
00:09:06ou est-ce qu'ils attendront
00:09:08opportunément
00:09:09une échéance électorale,
00:09:10enfin l'approche
00:09:10de l'échéance électorale ?
00:09:12C'est toute la question.
00:09:13Mais voilà,
00:09:14dans ces deux minutes
00:09:15de Guillaume Bigot,
00:09:16vous avez
00:09:17le pouvoir
00:09:18et l'influence du RN
00:09:19de résumer en deux minutes.
00:09:21Et voilà,
00:09:21je pense que c'était important
00:09:22de vous le montrer au début,
00:09:24même si on n'avait aucun suspens
00:09:25sur cette motion de censure,
00:09:26mais voilà,
00:09:26c'était ma...
00:09:27Est-ce que vous avez des questions
00:09:28sur le chat
00:09:29sur la motion de censure,
00:09:30sur la séquence politique
00:09:31ou est-ce que vous voulez
00:09:32qu'on passe à la prochaine info
00:09:34parce qu'on va aller
00:09:34vers un peu l'international plutôt ?
00:09:41Si vous n'avez pas de questions,
00:09:42on peut passer
00:09:43à l'info suivante.
00:09:48OK,
00:09:48alors,
00:09:49vous n'avez pas...
00:09:50Vous n'avez pas...
00:09:51Vous n'avez pas échappé,
00:09:52pardon,
00:09:53que le gros événement
00:09:55de la semaine qui est passée,
00:09:57c'était les commémorations
00:09:58autour des attentats
00:09:59du 7 octobre 2023.
00:10:01Et je ne vais pas vous parler
00:10:02des commémorations en fois
00:10:03parce que je vais vous parler
00:10:04de la séquence un peu
00:10:06interdiplomatique
00:10:06et notamment
00:10:07d'une sortie de Macron
00:10:08qui a été très discutée
00:10:10et qui est très intéressante
00:10:11à analyser
00:10:12et notamment des réactions
00:10:13que ça a suscité.
00:10:14On va l'écouter,
00:10:15c'était sur France Inter,
00:10:16le samedi,
00:10:17ce samedi,
00:10:19où il a franchi un cap
00:10:20qu'il n'avait pas encore franchi
00:10:22dont la...
00:10:22Alors, ça reste...
00:10:24Il faut rester modéré,
00:10:25mais ça reste Macron,
00:10:26mais voilà,
00:10:27il a franchi un cap
00:10:28sur l'opposition à Israël.
00:10:30Je vous le mets tout de suite.
00:10:30Je pense qu'aujourd'hui,
00:10:32la priorité,
00:10:32c'est qu'on revienne
00:10:33à une solution politique,
00:10:34qu'on cesse de livrer les armes
00:10:35pour mener les combats
00:10:36sur Gaza.
00:10:37La France n'en livre pas.
00:10:39Et maintenant,
00:10:40notre priorité est aussi
00:10:41d'éviter l'escalade.
00:10:42À l'occasion du sommet
00:10:43de la francophonie,
00:10:44Emmanuel Macron
00:10:44a accordé un entretien
00:10:46à France Inter.
00:10:46À deux jours de l'anniversaire
00:10:48de l'attaque du 7 octobre,
00:10:49le président est revenu
00:10:51sur la situation
00:10:51au Proche-Orient.
00:10:52La France, dès octobre 2023,
00:10:55était l'un des premiers
00:10:56pays européens
00:10:57à demander le cessez-le-feu,
00:10:59à organiser ici même
00:11:00à l'Élysée
00:11:01une conférence humanitaire
00:11:02en novembre 2023
00:11:03et sans relâche,
00:11:05avec d'ailleurs
00:11:05beaucoup de partenaires
00:11:06de l'Égypte,
00:11:08aux Émirats,
00:11:09l'Algérie,
00:11:09la Jordanie, etc.,
00:11:11à porter des résolutions
00:11:12à l'Assemblée générale
00:11:13des Nations Unies
00:11:14pour que cesse
00:11:15le conflit à Gaza
00:11:16parce qu'on ne lutte pas
00:11:17contre le terrorisme
00:11:18et contre les terroristes
00:11:20en sacrifiant
00:11:21une population civile.
00:11:21Et on le voit bien
00:11:22dans nos opinions publiques,
00:11:23mais on le voit de manière
00:11:24encore plus terrible
00:11:26dans les opinions publiques
00:11:27de la région.
00:11:28C'est au fond
00:11:29un ressentiment
00:11:30qui est en train de naître,
00:11:31une haine
00:11:32qui est nourrie par ça.
00:11:34Alors,
00:11:35j'ai une question
00:11:35tout à fait pertinente
00:11:36dans le chat,
00:11:37c'est comment on arrête
00:11:38de livrer un truc
00:11:38qu'on ne le livre pas ?
00:11:39Eh bien, bonne question.
00:11:40Alors, réponse en deux temps.
00:11:43Ouais, je vais...
00:11:44Alors, Ivana, Laïd,
00:11:45je vais répondre aussi
00:11:46à ta question
00:11:46sur les livraisons.
00:11:48Alors, justement,
00:11:49en deux temps.
00:11:50Déjà,
00:11:52Macron,
00:11:53dans cet entretien,
00:11:54refait du satisfait site.
00:11:56C'est-à-dire qu'il dit
00:11:56nous, on a tout fait bien,
00:11:57on a demandé
00:11:58le cessez-le-feu,
00:11:59on a apporté des résolutions
00:11:59à l'ONU.
00:12:01La France a joué son rôle.
00:12:02Bon, vous voyez bien
00:12:03que si la France a joué son rôle,
00:12:04il est tout petit
00:12:05parce que ça n'a eu
00:12:06aucun effet
00:12:08sur Benjamin Netanyahou
00:12:09qui s'en fiche complètement
00:12:10des appels de la France
00:12:11et des autres pays
00:12:12qui appellent à ça
00:12:13à faire un cessez-le-feu.
00:12:15Donc, il propose quelque chose
00:12:16qui est de l'action
00:12:18pour le coup du concret,
00:12:19c'est-à-dire
00:12:19arrêter les livraisons d'armes.
00:12:20Là, en l'occurrence,
00:12:22puisque vous avez bien vu
00:12:23qu'il a dit
00:12:24on n'en livre pas,
00:12:24il ne s'arrête pas
00:12:25à la France.
00:12:26Il ne dit pas
00:12:26nous, la France,
00:12:27nous allons arrêter
00:12:27de livrer des armes
00:12:28puisqu'il considère
00:12:28qu'on n'en livre pas
00:12:29et je vais y venir.
00:12:30Il dit,
00:12:31en gros,
00:12:32il s'adresse
00:12:32aux deux plus gros
00:12:33pourvoyeurs d'armes
00:12:34d'Israël,
00:12:37c'est-à-dire
00:12:37de loin,
00:12:38les États-Unis
00:12:39où il y a
00:12:39en gros,
00:12:40c'est 70%
00:12:41des importations
00:12:44d'armes
00:12:44d'Israël,
00:12:45ce sont des armes américaines.
00:12:47Ensuite,
00:12:47il y avait l'Allemagne
00:12:48qui était à 30% quasiment,
00:12:49enfin,
00:12:50c'est vraiment
00:12:50les deux pays
00:12:50qui sont les plus gros
00:12:52pourvoyeurs.
00:12:53L'Allemagne a diminué
00:12:54maintenant
00:12:55sa livraison d'armes.
00:12:57Donc,
00:12:57voilà,
00:12:58ça reste d'abord
00:12:59à Joe Biden,
00:12:59en gros,
00:12:59si vous voulez résumer,
00:13:01et aussi
00:13:01au partenaire européen
00:13:02qui,
00:13:03l'Italie aussi,
00:13:03livre un peu,
00:13:04mais voilà.
00:13:06C'est intéressant
00:13:06parce que
00:13:08c'est une nouveauté
00:13:09dans le discours de Macron
00:13:09de dire
00:13:11de vouloir
00:13:12une action
00:13:13qui n'est pas juste
00:13:13un appel diplomatique
00:13:15à un cessez-le-feu,
00:13:16qui,
00:13:16on l'a bien vu,
00:13:17n'a pas d'effet,
00:13:19mais un truc concret.
00:13:20C'est-à-dire que
00:13:20si Israël ne se fait plus,
00:13:21enfin,
00:13:22si les États-Unis,
00:13:22par exemple,
00:13:23cessent leur livraison d'armes à Israël,
00:13:24Israël n'aura plus les moyens
00:13:25de mener la guerre meurtrière
00:13:28qu'elle mène à Gaza
00:13:29et qu'elle mène maintenant
00:13:31dans le sud du Liban.
00:13:33Donc,
00:13:33c'est un enjeu.
00:13:34En gros,
00:13:34c'est embargo sur les armes,
00:13:36quoi,
00:13:36en gros.
00:13:37Puisqu'on peut dire
00:13:37qu'on ne livre pas d'armes
00:13:38à un régime
00:13:39qui commet des crimes de guerre,
00:13:41des crimes potentiellement génocidaires,
00:13:42etc.
00:13:43Donc,
00:13:43c'est ça la question.
00:13:46Ce qui est intéressant,
00:13:47je vais arriver juste après
00:13:48sur la question
00:13:49des livraisons d'armes
00:13:50et de pourquoi la phrase
00:13:52« la France n'envoie pas d'armes »
00:13:53est un peu rapide
00:13:56de la part du président de la République.
00:13:58Ce qui est intéressant,
00:13:59d'abord,
00:13:59c'est que la réaction s'est suscité.
00:14:01C'est-à-dire qu'on est d'accord
00:14:01que Macron ne l'a pas non plus dit,
00:14:04il dit
00:14:04« il ne faut plus parler à Israël »,
00:14:05il n'a pas dit,
00:14:06enfin,
00:14:06ce n'est pas non plus
00:14:07un embargo diplomatique total,
00:14:09il ne propose pas d'isoler le pays,
00:14:10il ne propose pas de...
00:14:11Enfin,
00:14:12on est sur
00:14:13« arrêtons de leur livrer des armes
00:14:14qui tuent des Gazaouis ».
00:14:15C'est juste ça qu'il dit.
00:14:16Et donc,
00:14:17qu'est-ce que ça a suscité ?
00:14:18Eh bien,
00:14:18ça a suscité que
00:14:19lors de la cérémonie d'hommage
00:14:20du 7 octobre,
00:14:21je vais vous le mettre tout de suite,
00:14:23du 7 octobre
00:14:25au CRIF,
00:14:26donc c'était Michel Barnier
00:14:27qui était invité par le CRIF
00:14:31pour un discours
00:14:32et regardez ce qui s'est passé
00:14:35quand il parle de Macron.
00:14:37sur le président de la République,
00:14:38sur le Premier ministre,
00:14:39sur le Premier ministre,
00:14:40sur le Premier ministre.
00:14:57Une centaine de personnes
00:14:59sont toujours retenues en otage
00:15:01par le Hamas.
00:15:02Par email,
00:15:03il y a deux otages français,
00:15:05trois à deux.
00:15:06Je ne vais pas vous mettre
00:15:07tout le discours,
00:15:08mais ce qui m'intéresse,
00:15:10c'est la séquence
00:15:11où il se fait huer.
00:15:12Je vous la remets une dernière fois
00:15:13si c'était un peu rapide.
00:15:14Je vous la remets.
00:15:14Donc en gros,
00:15:15vous voyez ce qui passe
00:15:16quand il dit
00:15:16« le président de la République ».
00:15:17Vous pouvez compter
00:15:19sur le président de la République,
00:15:21sur le Premier ministre,
00:15:22sur le Premier ministre.
00:15:26Ok, du coup,
00:15:27donc,
00:15:27vous avez compris,
00:15:28Macron,
00:15:29enfin,
00:15:29le président de la République,
00:15:31hué donc au CRIF,
00:15:33enfin,
00:15:33le nom du président de la République
00:15:34qui n'était pas présent,
00:15:35mais hué au CRIF.
00:15:36Pourquoi ?
00:15:37Parce qu'il a dit ça le samedi.
00:15:38C'est-à-dire que vraiment,
00:15:40c'est donc,
00:15:42quelqu'un dit,
00:15:43une intolérance,
00:15:43donc c'est Liolaou
00:15:45qui dit dans le chat,
00:15:45c'est une intolérance totale
00:15:47pour la moindre contestation
00:15:48d'un génocide.
00:15:49Oui,
00:15:49là,
00:15:50c'est même pas qu'il conteste,
00:15:52oui,
00:15:53enfin,
00:15:53il conteste le génocide,
00:15:54il dit en tout cas
00:15:55qu'il faut que ça cesse.
00:15:57Oui,
00:15:57c'est-à-dire que la moindre position,
00:15:59pour résumer ce que tu dis,
00:16:00la moindre position
00:16:01contre Benjamin Netanyahou
00:16:03va être sanctionnée tout de suite
00:16:04par des gens qui,
00:16:07par là,
00:16:07en l'occurrence,
00:16:08le CRIF,
00:16:08mais on a déjà vu ça,
00:16:10il y a un extrait
00:16:10qui est un peu lointain,
00:16:13mais Macron avait été traité
00:16:14d'antisémites
00:16:16sur I24 News,
00:16:17une chaîne qui est pro-israélienne,
00:16:19parce qu'il avait dit
00:16:20qu'il faut arrêter
00:16:20de tuer des enfants
00:16:21et des femmes
00:16:22sous les bombardements de Gaza,
00:16:24c'était genre en novembre dernier,
00:16:25il y a très longtemps,
00:16:26et il avait dit,
00:16:27il frôle avec l'antisémitisme,
00:16:29parce qu'il a dit
00:16:29que les Israéliens
00:16:30tuaient des femmes
00:16:30et des enfants,
00:16:31ce qui,
00:16:31de fait,
00:16:32sous les bombardements à Gaza
00:16:33est un fait,
00:16:34en fait.
00:16:34Et je rappelle
00:16:35qu'il y a plus de 42 000 victimes
00:16:36maintenant à Gaza
00:16:37depuis 12 mois.
00:16:38donc voilà,
00:16:41on a quand même,
00:16:43on voit que,
00:16:44le fait de critiquer
00:16:47factuellement
00:16:47ce que fait Israël
00:16:48et de proposer une solution
00:16:50pour sortir
00:16:51de ce qui est
00:16:51un bourbier sanglant
00:16:53innommable
00:16:53au Proche-Orient,
00:16:55tout ça
00:16:56est directement appelé
00:16:57par,
00:16:58enfin,
00:16:58sanctionné
00:16:59par des sifflés,
00:17:00etc.
00:17:01On voit,
00:17:02donc voilà,
00:17:02bref.
00:17:02Je voulais le montrer
00:17:03parce que c'est hyper intéressant
00:17:03de se dire
00:17:04que pour une position
00:17:05qui est un peu
00:17:06un bouger
00:17:07dans la position
00:17:08macroniste
00:17:08sur Israël
00:17:09mais qui n'est pas non plus
00:17:10un truc radical,
00:17:12déjà,
00:17:12il se fait huer
00:17:13par le CRIF
00:17:14et voilà,
00:17:16je ne vous ai pas tout mis
00:17:17mais il y a plein de plateaux
00:17:17où est-ce qu'il a dérapé ?
00:17:20vraiment,
00:17:21les questions étaient posées
00:17:21comme ça.
00:17:22Donc,
00:17:23bon,
00:17:24est-ce qu'il aurait dû dire ça ?
00:17:25Est-ce que c'est bien
00:17:26le moment de dire ça
00:17:26alors qu'il y a
00:17:27les commémorations
00:17:28du 7 octobre,
00:17:29etc.
00:17:30À un moment,
00:17:32commémorations ou pas,
00:17:33il faut bien agir
00:17:35pour la situation
00:17:35au Proche-Orient,
00:17:36je veux dire,
00:17:38d'autant que la question
00:17:39de se faire cesser
00:17:39les bombardements,
00:17:40c'est aussi une question
00:17:40qui concerne
00:17:42les otages israéliens
00:17:42qui ne sont pas...
00:17:44Enfin,
00:17:44il y a une famille israélienne
00:17:45d'otages
00:17:46qui veulent que les bombardements
00:17:47cessent
00:17:47pour qu'on puisse négocier
00:17:49et récupérer sereinement
00:17:50les otages
00:17:51et que ce n'est pas
00:17:52un bombardement
00:17:53des positions
00:17:54que tu finis
00:17:54par les sauver.
00:17:55Tu risques même
00:17:56de tuer les otages.
00:17:58Donc voilà,
00:17:58je voulais vous montrer ça
00:17:59et alors du coup,
00:18:00pour revenir à une phrase
00:18:01de ce qu'il dit,
00:18:03c'est,
00:18:03vous avez noté,
00:18:04il dit,
00:18:05nous,
00:18:06c'est bon.
00:18:07C'est-à-dire que la position
00:18:07de Macron n'est pas
00:18:08hyper courageuse
00:18:08parce que c'est,
00:18:09oui,
00:18:09Washington est un peu Berlin,
00:18:11arrêtez de vendre des armes,
00:18:12nous,
00:18:12nous,
00:18:13on ne le fait pas.
00:18:13Donc de toute façon,
00:18:14il n'y a pas de problème.
00:18:15Alors,
00:18:16pour être très exact,
00:18:17oui,
00:18:17il y a eu plusieurs enquêtes,
00:18:18dont une enquête de Disclose
00:18:19qui a montré
00:18:20qu'en fait,
00:18:21ce n'était pas aussi simple
00:18:22que la France,
00:18:24en fait,
00:18:25avait notamment envoyé
00:18:27des composants
00:18:28de mitraillettes.
00:18:30Parce qu'en gros,
00:18:31la position de la France,
00:18:31c'est de dire,
00:18:32on n'envoie pas d'armes létales,
00:18:33on envoie des armes défensives.
00:18:35Alors,
00:18:36on va écouter là-dessus
00:18:36un extrait
00:18:39de l'ami Lumi
00:18:41qui,
00:18:41alors,
00:18:42tient une,
00:18:43je ne sais pas si vous l'avez vu,
00:18:44son nouveau format
00:18:44qui est pas mal,
00:18:45c'est pour Off Investigation,
00:18:46où elle revient sur
00:18:49comment des révélations journalistiques
00:18:50d'investigation
00:18:52impactent
00:18:53soit le débat public
00:18:54ou l'impacte pas,
00:18:54des fois,
00:18:55le débat public
00:18:56ou le débat politique,
00:19:01en tout cas.
00:19:01Je vous fais écouter,
00:19:02du coup,
00:19:02sur la question des armes.
00:19:05La France a continué
00:19:06de vendre du matériel de guerre
00:19:07à Israël
00:19:07après le 7 octobre.
00:19:08C'est ce qu'a révélé
00:19:09l'enquête
00:19:10qu'on va mettre en lumière
00:19:10aujourd'hui,
00:19:11celle de Disclose
00:19:12et de Mars Actu
00:19:13qui est sortie le 25 mars 2024.
00:19:15Elle a été menée
00:19:15par Ariane Lavrieux
00:19:16et Nina Hubinet.
00:19:17Grâce à des photos,
00:19:18il a été démontré
00:19:19que la France expédie
00:19:20des équipements
00:19:20pour différentes armes,
00:19:21dont des munitions
00:19:22pour des fusils mitrailleurs
00:19:23qui pourraient être utilisés
00:19:24contre des civils.
00:19:25Pour rappel,
00:19:26la Cour internationale de justice
00:19:27parle d'un risque plausible
00:19:28de génocide à Gaza
00:19:29depuis janvier.
00:19:30Et le Conseil des droits
00:19:31de l'homme de l'ONU
00:19:32demande de cesser
00:19:32les ventes d'armes à Israël.
00:19:34De plus,
00:19:34dès le 16 octobre 2023,
00:19:36les syndicats palestiniens
00:19:37ont lancé un appel mondial
00:19:38à l'aide.
00:19:38And all complicity
00:19:40stop arming Israel.
00:19:41L'appel est issu
00:19:42du collectif
00:19:42Workers in Palestine
00:19:43qui regroupe
00:19:44plus de 30 syndicats
00:19:45et associations professionnelles.
00:19:46Suite à l'enquête
00:19:47de Disclose
00:19:47et Mars Actu en avril,
00:19:49115 parlementaires
00:19:50uniquement classés à gauche,
00:19:51visiblement le camp du bien,
00:19:53ont décidé de demander
00:19:54des comptes au gouvernement.
00:19:55Tous les responsables
00:19:56qui ont pris la parole
00:19:57ont répété les mêmes phrases,
00:19:58n'ont jamais vraiment répondu
00:19:59ou ont cherché
00:20:00à détourner le sujet.
00:20:01La France doit aller jusqu'au bout
00:20:02dans son refus du génocide
00:20:04en ne fournissant pas
00:20:05les moyens de sa réalisation.
00:20:07Monsieur le Premier ministre,
00:20:09êtes-vous prêt à vous engager
00:20:10ici et maintenant,
00:20:11devant la représentation nationale,
00:20:13à faire cesser
00:20:14toute exportation
00:20:15d'armes françaises
00:20:16en direction d'Israël ?
00:20:17Celui qui s'adresse
00:20:18à Gabriel Attal,
00:20:19c'est Frédéric Mathieu,
00:20:20député du groupe
00:20:21La France Insoumise.
00:20:21Alors cette question
00:20:22sur la vente d'armes,
00:20:23ça rend les ministres
00:20:24très susceptibles.
00:20:25Vous allez voir,
00:20:25à chaque fois ils s'agacent
00:20:26et ils disent qu'ils se sont
00:20:27déjà exprimés très clairement
00:20:28sur le sujet.
00:20:29Avant de répondre
00:20:29à votre question,
00:20:30je veux rappeler,
00:20:30et je déplore et je regrette
00:20:32qu'il faille le faire
00:20:32à chaque fois en réponse
00:20:34aux questions de La France Insoumise,
00:20:35que la situation dramatique
00:20:36que nous connaissons à Gaza
00:20:37fait suite à un attentat terroriste
00:20:40absolument ignoble,
00:20:41barbare,
00:20:42commis par le Hamas,
00:20:43que le ministre des Armées,
00:20:45Sébastien Lecornu,
00:20:46s'est exprimé,
00:20:47systématiquement répondu
00:20:48à vos interpellations.
00:20:49Vous continuez à relayer
00:20:51une fausse information.
00:20:53Le ministre des Armées
00:20:54a été extrêmement clair.
00:20:56Ça, c'est totalement faux.
00:20:58Rien n'est clair.
00:20:59Il n'en parle que
00:20:59s'ils n'ont pas d'autre choix.
00:21:01Un autre député,
00:21:02Aurélien Saint-Toul,
00:21:03avait interpellé
00:21:03le ministre des Armées,
00:21:04Sébastien Lecornu,
00:21:05et voilà quelle avait été
00:21:06sa réponse.
00:21:07Accrochez-vous,
00:21:07c'est tellement limpide
00:21:08que vous serez convaincus
00:21:09qu'on n'a plus besoin
00:21:10d'enquêter sur quoi que ce soit.
00:21:112022, c'était 15 millions d'euros
00:21:13de transferts en composants
00:21:15vers Israël.
00:21:16Ça représente 0,2%
00:21:17des transferts globaux.
00:21:19Dans les différentes pièces
00:21:20qui ont pu être livrées récemment,
00:21:22ce ne sont que des composants
00:21:23élémentaires.
00:21:24Donc, les quelques licences
00:21:25qui ont pu être données
00:21:26sont des licences
00:21:27qui ont permis de,
00:21:28par exemple,
00:21:29faire des composants
00:21:29sur les missiles
00:21:30du dôme de fer,
00:21:31c'est-à-dire uniquement
00:21:32sur un système
00:21:32complètement défensif.
00:21:33Je ne sais pas
00:21:34tous les derniers éléments,
00:21:35mais les derniers avis
00:21:36que mon ministère a rendus
00:21:37sur un certain nombre
00:21:38de demandes
00:21:38étaient des avis défavorables,
00:21:40justement pour être
00:21:41irréprochables en la matière.
00:21:43Tout ça, évidemment,
00:21:43dans un dialogue très franc
00:21:44avec Tel Aviv
00:21:45parce qu'une raison
00:21:46de cacher quoi que ce soit.
00:21:47Donc, le mec n'a pas
00:21:48tous les éléments.
00:21:49Il n'a rien à cacher.
00:21:49Et puis, on vous le dit,
00:21:51le gouvernement n'arrête pas
00:21:52de s'exprimer sur le sujet.
00:21:53Voilà.
00:21:55Du coup, vous avez compris.
00:21:57Donc, l'argument du gouvernement,
00:21:58c'est de dire,
00:21:59nous envoyons des composants
00:22:02militaires à Israël,
00:22:03mais pas d'armes létales
00:22:04qui servent sur le front
00:22:06à Gaza
00:22:06ou maintenant au Sud-Liban.
00:22:08Nous envoyons des composants
00:22:09défensifs
00:22:10qui ne servent
00:22:11qu'au dôme de fer.
00:22:12Donc, le dôme de fer,
00:22:13c'est le système anti-missile
00:22:14en gros qui protège Israël,
00:22:16notamment des tirs
00:22:18du Hamas
00:22:19quand elle parle,
00:22:19des tirs de roquettes du Hamas
00:22:20qui partaient de Gaza
00:22:21ou des tirs du Hezbollah.
00:22:23C'est le système
00:22:23de défense anti-aérienne
00:22:25en gros d'Israël
00:22:26pour le dire assez rapidement.
00:22:29Mais en fait,
00:22:30le problème,
00:22:31c'est que déjà,
00:22:31on n'a pas de...
00:22:32Là, il faut croire
00:22:33le ministre sur parole.
00:22:34On n'a pas d'éléments
00:22:34de traçage
00:22:36qui te dit
00:22:36qu'un composant de missile
00:22:37qui servirait,
00:22:39soi-disant,
00:22:39pour un missile défensif
00:22:42sur le dôme de fer
00:22:43ne sert pas
00:22:43pour tirer un missile offensif
00:22:46sur Gaza
00:22:46ou sur Beyrouth
00:22:48ou sur le Liban.
00:22:49En fait,
00:22:49on n'en sait rien.
00:22:49Et donc,
00:22:51la question,
00:22:51c'est que tout ça,
00:22:52évidemment,
00:22:52c'est le marché des armes,
00:22:53c'est très opaque.
00:22:55Donc,
00:22:55on n'a pas beaucoup
00:22:56d'infos,
00:22:57mais on a,
00:22:57par exemple,
00:22:58ces enquêtes-là
00:22:59comme l'enquête
00:22:59de Disclose
00:23:00qui montrent que,
00:23:00là, pour le coup,
00:23:01ce sont des composantes
00:23:01de mitraillettes.
00:23:02Donc,
00:23:02les mitraillettes,
00:23:02ce n'est pas défensif
00:23:03et ça ne sert pas
00:23:05aux dômes de fer,
00:23:05ça sert sur le front.
00:23:07Donc,
00:23:09Israël avait dit
00:23:10que ces composantes
00:23:10de mitraillettes,
00:23:11pour finir
00:23:13cette séquence-là,
00:23:13avaient dit que c'était
00:23:14des composantes
00:23:14qui partaient,
00:23:16qui servaient au réexport.
00:23:17En gros,
00:23:18on vous envoie
00:23:18des composantes de mitraillettes,
00:23:19on construit des mitraillettes
00:23:20sur le sol israélien
00:23:21et puis après,
00:23:21on les revend.
00:23:22Donc,
00:23:22c'est destiné à la revendre,
00:23:23ce n'est pas destiné
00:23:24à être utilisé sur le front.
00:23:25Mais pareil,
00:23:26pour avoir des éléments
00:23:28pour établir ça,
00:23:29c'est compliqué.
00:23:30Donc,
00:23:34ce qui est clair,
00:23:36c'est que là où le ministre
00:23:37a raison,
00:23:37c'est que la France,
00:23:38si la France cesse
00:23:39de livrer des armes,
00:23:41ça ne suffira pas.
00:23:42On n'est pas,
00:23:43on y parle de 0,2%,
00:23:44c'est à peu près ça.
00:23:45On n'est vraiment pas du tout
00:23:47le premier marchand d'armes.
00:23:50On est un pays
00:23:50qui exporte beaucoup d'armes,
00:23:51mais Israël n'est pas
00:23:52un client principal
00:23:53pour la France.
00:23:53Et si seule la France
00:23:55arrête de livrer des armes,
00:23:56ce qu'elle doit faire
00:23:56d'un point de vue politique
00:23:58et moral,
00:23:58par ailleurs,
00:23:58je ne suis pas en train de dire
00:23:59qu'il ne faut pas le faire.
00:24:00Mais ça ne suffira pas
00:24:01à faire cesser
00:24:02les activités militaires
00:24:03d'Israël à Gaza
00:24:04ou au Sud-Liban.
00:24:06Clairement,
00:24:06l'enjeu
00:24:07et le pays
00:24:08qui a vraiment les clés
00:24:09dans les mains,
00:24:10c'est les Etats-Unis
00:24:10et dans une moindre mesure
00:24:11l'Allemagne.
00:24:12Mais l'Allemagne
00:24:12est déjà en train
00:24:13de bouger sur sa position
00:24:14puisqu'ils ont diminué
00:24:15drastiquement
00:24:16leur vente à Israël.
00:24:18Donc,
00:24:19il y a un moratoire
00:24:20en cours.
00:24:22Donc,
00:24:23voilà,
00:24:24c'est...
00:24:25Alors,
00:24:26quelqu'un dans le chat
00:24:26qui dit
00:24:26qu'ils prennent des gens
00:24:29pour des idiots.
00:24:30S'il manque une pied
00:24:30sur toutes les armes,
00:24:31elles peuvent devenir inopérantes.
00:24:32Oui, tout à fait,
00:24:32bien sûr.
00:24:33Non,
00:24:33mais c'est ça.
00:24:33En fait,
00:24:35si c'est des pièces
00:24:36pour construire des armes,
00:24:38de toute façon,
00:24:39rien ne nous dit
00:24:39qu'à la fin du processus,
00:24:41il n'y a pas une arme
00:24:41qui est utilisée
00:24:42sur le front.
00:24:42C'est toute la question.
00:24:44Voilà.
00:24:44Et donc,
00:24:45c'était une séquence intéressante
00:24:46parce que c'est vraiment...
00:24:47Ça montre un peu de tout.
00:24:48Ça montre à la fois
00:24:49un des nœuds
00:24:51vraiment du conflit
00:24:52et de comment un pays,
00:24:54les pays occidentaux
00:24:55peuvent peser
00:24:55sur Israël
00:24:56et le sanctionner,
00:24:58sanctionner le pays
00:25:00sur...
00:25:00et des massacres
00:25:02que le pays commet à Gaza.
00:25:04Et en même temps,
00:25:05vous voyez que
00:25:05ce petit pas en avant
00:25:06de Macron
00:25:07est directement sanctionné
00:25:09dans le débat public
00:25:10en France,
00:25:11notamment par le CRIF,
00:25:12par les pro-israéliens
00:25:14en général,
00:25:15enfin,
00:25:15pro-Nitaniaou,
00:25:17et par une partie
00:25:19de la classe politique.
00:25:20Voilà.
00:25:21Et je voulais vous montrer
00:25:22une deuxième séquence
00:25:23qui est périphérique,
00:25:24j'ai envie de dire,
00:25:25mais qui est assez intéressante
00:25:26sur comment le débat public
00:25:27sur la question d'Israël
00:25:28et de la Palestine
00:25:29se mène
00:25:30depuis un an
00:25:31et ça n'a pas bougé,
00:25:32comment il est pollué
00:25:33et sanctionné
00:25:33en permanence.
00:25:35Je ne sais pas
00:25:35si vous avez suivi ce moment,
00:25:36c'est une polémique
00:25:38qui est née
00:25:39sur BFM.
00:25:41Alors,
00:25:42qu'est-ce qui s'est passé ?
00:25:42Je vous mets le...
00:25:43Là, on va partir
00:25:44d'un tweet
00:25:45de Mathilde Panot.
00:25:46Donc, c'est Mathilde Panot
00:25:46qui en fait l'écho.
00:25:49Donc, en gros,
00:25:49qu'est-ce qui se passe ?
00:25:50Il se passe que
00:25:53après l'histoire
00:25:54de Macron
00:25:54sifflé au CRIF,
00:25:55BFM décide
00:25:56de faire un duplex
00:25:58avec l'eurodéputé
00:26:00France Insoumé
00:26:00Rima Hassan
00:26:03pour qu'elle réagisse
00:26:04à ça
00:26:04et pour qu'elle parle
00:26:06aussi
00:26:06de la question
00:26:07des livraisons d'armes,
00:26:08la position de Macron
00:26:10sur les livraisons d'armes.
00:26:11Et donc,
00:26:12je vais vous mettre
00:26:13l'extrême entier
00:26:13et vous allez voir
00:26:14ce qui se passe.
00:26:16C'est parti.
00:26:20Bonsoir.
00:26:20Bonsoir.
00:26:21Vous comprenez
00:26:21les sifflets
00:26:22contre le président
00:26:22de la République
00:26:23ou vous les condamnez ?
00:26:26Oui.
00:26:27Alors, je vous remercie
00:26:28d'abord de votre invitation.
00:26:29Je me permets juste
00:26:29une petite parenthèse
00:26:31et puis je vais répondre
00:26:32à votre question.
00:26:33Je veux simplement
00:26:34dénoncer le fait
00:26:35que vous avez été félicité
00:26:36par Olivier Rafovic
00:26:37qui est un porte-parole
00:26:38de l'armée israélienne,
00:26:39une armée génocidaire
00:26:40de votre ligne éditoriale.
00:26:42Et c'est très, très important
00:26:43pour moi
00:26:43de dénoncer ça
00:26:45à l'occasion
00:26:46de cette interview
00:26:48parce que ça dit
00:26:48beaucoup
00:26:49de la ligne éditoriale
00:26:51qu'est la vôtre
00:26:51sur le sujet
00:26:52et j'espère que
00:26:53vous vous rendez compte
00:26:54quand même
00:26:55que vous aurez
00:26:55tôt ou tard
00:26:56des comptes à rendre
00:26:57en tant que médias.
00:26:58Je réponds maintenant
00:26:58à votre question.
00:26:59Non, non, attendez,
00:26:59Rima San.
00:27:00Non, non, attendez,
00:27:01vous ne pouvez pas
00:27:01attendez, Rima San.
00:27:03Vous ne pouvez pas
00:27:04commencer par nous attaquer.
00:27:06On vous invite
00:27:07poliment
00:27:07à répondre à des questions
00:27:09et vous mettez
00:27:10en doute
00:27:11la ligne éditoriale
00:27:11de BFM TV.
00:27:12Je suis libre
00:27:13de mes propos.
00:27:14Je suis libre aussi
00:27:15de dire que
00:27:15vous êtes félicité
00:27:17par un porte-parole
00:27:17d'une armée.
00:27:19C'est inédit.
00:27:19Il n'y a pas de médias
00:27:20qui sont félicités
00:27:21par un porte-parole
00:27:22d'une armée
00:27:22qui par ailleurs
00:27:23est pointé du doigt
00:27:24par la communauté internationale.
00:27:25Admettez que c'est inédit.
00:27:26Vous mettez en cause
00:27:28le travail d'une rédaction.
00:27:30C'est inacceptable.
00:27:32Parenthèse fermée.
00:27:33Moi, je fais peur
00:27:34à la télévision
00:27:36qui sont relayée
00:27:37sur votre chaîne.
00:27:40Vous avez un port-parole
00:27:42d'une armée génocidaire
00:27:44qui vous félicite
00:27:45du traitement du sujet.
00:27:47Non.
00:27:48Une seconde.
00:27:48Je n'ai pas beaucoup de temps.
00:27:50Je vais répondre
00:27:50à votre question.
00:27:51Sinon, je couvre.
00:27:52On va rester l'interview.
00:27:53Vous avez des comptes à rendre.
00:27:54Tous les médias
00:27:55sur la couverture
00:27:56qui est faite.
00:27:56Des comptes à rendre
00:27:57devant qui ?
00:27:57Devant quoi ?
00:27:58C'est-à-dire que les médias
00:28:00sont censés informer
00:28:02de façon neutre.
00:28:03Quand vous avez
00:28:03une partie au conflit
00:28:05qui vous félicite,
00:28:06c'est comme si vous aviez
00:28:07le Hamas demain
00:28:07qui vous félicitait.
00:28:09C'est très problématique.
00:28:10Admettez-le.
00:28:10Donc là, vous avez une armée
00:28:11qui viole le droit international
00:28:13sur beaucoup de choses.
00:28:14C'est la communauté internationale.
00:28:15C'est les juridictions
00:28:16internationales qui le pointent.
00:28:17C'est la communauté internationale.
00:28:17C'est très problématique
00:28:19que votre chaîne soit félicitée.
00:28:21On va vous féliciter pour ça.
00:28:24On vous remercie.
00:28:25On va vous féliciter
00:28:26pour vos prises de position
00:28:27et des attaques
00:28:28sur BFM TV.
00:28:28Désolé.
00:28:29L'interview s'arrête.
00:28:31C'était très intéressant.
00:28:32C'est dommage.
00:28:34Voilà.
00:28:34Alors, il y a des gens
00:28:35qui arrivent en plein milieu
00:28:37du truc.
00:28:38Du coup, pour te résumer
00:28:40ce qui est arrivé
00:28:41à nos nouveaux arrivants.
00:28:44En gros, donc,
00:28:45Rima Hassan est invité
00:28:46pour réagir sur BFM
00:28:48au fait que Macron
00:28:49a été sifflé au CRIF
00:28:50parce qu'il a dit
00:28:51qu'il fallait cesser
00:28:52les livraisons d'armes à Israël
00:28:53pour aller des armes
00:28:54qui servent à tuer
00:28:55des Gazaouis.
00:28:57Et donc,
00:28:58ils invitent Rima Hassan
00:28:59sur leur plateau en duplex
00:29:00pour qu'elles réagissent.
00:29:00Vous avez noté
00:29:01la première question
00:29:02qui est
00:29:03alors vous vous en félicitez
00:29:06ou vous condamnez ?
00:29:07Ce qui est déjà
00:29:07une question
00:29:09ultra binaire
00:29:09qui empêche
00:29:11toute nuance
00:29:11et toute réflexion.
00:29:12Il ne s'agit pas
00:29:13de savoir
00:29:13si on condamne
00:29:13ou si on se félicite
00:29:14de le CRIF.
00:29:15Ils ont fait ce qu'ils voulaient.
00:29:16Ce n'est pas la question.
00:29:17La question,
00:29:17c'est qu'est-ce que ça veut dire
00:29:18politiquement ?
00:29:19Qu'est-ce qu'on peut en tirer ?
00:29:21Qu'est-ce qu'on s'en fout
00:29:22de qu'elles condamnent
00:29:22ou qu'elles félicitent ?
00:29:23Ce n'est pas la question.
00:29:26Après,
00:29:27elle profite de son moment.
00:29:28En fait,
00:29:29elle veut critiquer
00:29:30la ligne éditoriale de BFF.
00:29:32Je vais vous montrer
00:29:32l'extrait après.
00:29:33Elle prend en exemple
00:29:34un moment
00:29:35où Olivier Raffovitch,
00:29:38qui est porte-parole
00:29:39de Tzal,
00:29:39de l'armée israélienne,
00:29:43avait en direct
00:29:44félicité,
00:29:45c'était le 7 octobre,
00:29:47avait félicité,
00:29:48j'ai l'extrait,
00:29:48je vais vous le montrer,
00:29:49avait félicité en direct
00:29:50BFF pour sa couverture
00:29:52du conflit
00:29:53et je vous mets l'extrait.
00:29:56Là,
00:29:56c'est sur off
00:29:57que j'ai retrouvé ça
00:29:58justement off
00:29:59et l'investigation
00:29:59qui avait en partie couvert
00:30:01la question des armes.
00:30:02Avec des victimes civiles,
00:30:04dans des bombardements
00:30:05à Beyrouth
00:30:06avec Naouf El Alkaof.
00:30:07Je ne sais pas
00:30:08si je vais trouver
00:30:08l'extrait comme ça.
00:30:09Peut-être qu'on va prendre
00:30:10les cités.
00:30:14Est-ce qu'on a l'extrait ?
00:30:18Ouais,
00:30:19je vous propose
00:30:19de regarder l'extrait
00:30:20qui est là
00:30:20parce que je ne sais plus
00:30:21où c'est dans les deux minutes.
00:30:22Mais en gros,
00:30:23la citation dans le papier de Hoff,
00:30:24c'est ce qui se passe.
00:30:27Je vous fais le tout paragraphe.
00:30:28Au cours de leur échange,
00:30:29le présenteur de BFM TV
00:30:30et le porte-parole en uniforme
00:30:31abordent notamment
00:30:32l'invasion israélienne du Liban.
00:30:33Il n'y a pas eu
00:30:34donc citation
00:30:34« Il n'y a pas eu d'émotion
00:30:35dans le monde
00:30:36durant ces 11 derniers mois
00:30:37sur les réfugiés israéliens,
00:30:38sur les morts israéliens.
00:30:39C'est alors ému
00:30:40Olivier Rafovitch. »
00:30:41Bon,
00:30:41déjà,
00:30:42c'est faux.
00:30:43Je pense que
00:30:44tous les médias
00:30:45ont couvert
00:30:45et le massacre du 7 octobre
00:30:47et la question
00:30:47des otages israéliens.
00:30:50Devant un Benjamin Duhamel,
00:30:52qui est le présentateur
00:30:52de BFM,
00:30:53qui visiblement gênait,
00:30:54poursuit de son côté
00:30:55des morts israéliens
00:30:56qu'on aborde beaucoup
00:30:57à l'antenne quand même.
00:30:58Et là survient
00:30:59la séquence courte
00:30:59mais cruciale
00:31:00qui a rapidement provoqué
00:31:01un torrent de réactions
00:31:02sur les réseaux sociaux.
00:31:03Citation
00:31:03« Je ne parle pas
00:31:04de ce que vous rapportez,
00:31:05vous, en tant que chaîne,
00:31:06et je dis que votre chaîne
00:31:07fait du travail excellent
00:31:08par rapport à la présentation
00:31:09du conflit des deux côtés,
00:31:10mais je parle de l'émotion générale,
00:31:12des Nations Unies,
00:31:13etc. »
00:31:14Du coup,
00:31:15on a le discours classique
00:31:17de l'armée israélienne,
00:31:25des autorités israéliennes
00:31:26sur « Tout le monde est contre nous,
00:31:28l'ONU est contre nous,
00:31:30etc. »
00:31:31Et dans tout ça,
00:31:32« FM, vous faites du bon travail. »
00:31:34Il faut savoir déjà
00:31:35que c'est quand même particulier
00:31:35pour le 7 octobre
00:31:37d'avoir un porte-parole
00:31:38de l'armée israélienne
00:31:39qui est invité
00:31:42pour commenter.
00:31:45Journalistiquement,
00:31:45je ne dis pas
00:31:46que c'est forcément
00:31:47un truc interdit,
00:31:49mais déontologiquement,
00:31:51il faut qu'on se pose
00:31:52la question
00:31:53à qui on donne la parole
00:31:54quand on a le porte-parole
00:31:55d'une armée,
00:31:56c'est-à-dire pas d'un gouvernement,
00:31:57d'une armée.
00:32:00Sur les plateaux.
00:32:01Et pour le coup,
00:32:01Olivier Vierafovitch,
00:32:03il a été invité
00:32:04plein de fois sur « BFM ».
00:32:05C'est devenu
00:32:05ce qu'on appelle
00:32:06un bon client
00:32:09en médias.
00:32:10C'est-à-dire un type,
00:32:11tu sais que tu l'appelles,
00:32:11il est là.
00:32:12Et tu sais qu'il tiendra
00:32:13des minutes
00:32:13d'antenne tranquillement
00:32:15et que tu pourras
00:32:16meubler ta séquence.
00:32:19Et lui,
00:32:20qu'on invite des experts,
00:32:22etc.,
00:32:22c'est une chose.
00:32:23Qu'on invite
00:32:23un porte-parole,
00:32:25il est aussi
00:32:25sur France Info,
00:32:26quelqu'un,
00:32:27Clio Enragé,
00:32:28très bon pseudo,
00:32:29nous dit,
00:32:30il est allé aussi
00:32:30sur France Info.
00:32:31Bonjour à toi.
00:32:32Mais oui,
00:32:33complètement.
00:32:34C'est quelqu'un
00:32:36qui a fait le tour
00:32:36des médias français
00:32:38parce qu'il est
00:32:38franco-israélien
00:32:39et qui,
00:32:40c'est pratique
00:32:41pour une question linguistique.
00:32:43Il est là,
00:32:43il répond vite.
00:32:44De toute façon,
00:32:44c'est son rôle,
00:32:44il est porte-parole.
00:32:45Lui,
00:32:45il est censé faire
00:32:46le VRP
00:32:46de l'armée israélienne
00:32:47et lui,
00:32:47dans son rôle,
00:32:48il n'y a pas de problème.
00:32:49Mais du coup,
00:32:49Rima Hassan voulait dénoncer
00:32:51que ce type
00:32:53félicite la ligne éditoriale
00:32:54de BFM
00:32:55sur la couverture
00:32:56du conflit.
00:32:57Alors,
00:32:57il dit des deux côtés,
00:32:58mais bon,
00:32:59vu le côté où il est,
00:33:00je suppose qu'il y en a
00:33:01qui l'intéresse plus.
00:33:03Et elle,
00:33:04elle voulait dénoncer ça
00:33:05et dénoncer à travers ça
00:33:06une ligne éditoriale
00:33:07qu'elle estime
00:33:07trop pro-israélienne.
00:33:09On le comprend.
00:33:10Moi,
00:33:11ce que je trouve fou
00:33:12dans cette séquence,
00:33:13c'est que vous voyez
00:33:13la vitesse à laquelle
00:33:15on l'interdit de parler.
00:33:17On peut penser
00:33:17ce qu'on veut de Rima Hassan.
00:33:18Là,
00:33:19ce n'est pas forcément
00:33:19pour défendre Rima Hassan,
00:33:20mais elle peut avoir
00:33:21des positions
00:33:21qu'on peut trouver
00:33:22critiquables,
00:33:23etc.
00:33:24Mais là,
00:33:24juste la séquence
00:33:25de voir quelqu'un,
00:33:26une députée en plus,
00:33:27c'est une élue
00:33:28au Parlement européen
00:33:29qui veut prendre une position
00:33:31et critiquer l'éditoriale,
00:33:33elle n'a pas le droit
00:33:34de le faire.
00:33:34Elle se fait rattraper
00:33:35par la patrouille directement
00:33:36et vous les voyez
00:33:37réappliquer en disant
00:33:38« Ah, mais non,
00:33:39c'est inacceptable,
00:33:39etc. »
00:33:40Et elle se fait attaquer
00:33:41sur la phrase
00:33:43« Vous allez devoir
00:33:44rendre des comptes »
00:33:44qui est vue
00:33:45comme menaçante,
00:33:46etc.
00:33:46Alors,
00:33:48en fait,
00:33:49oui,
00:33:49les journalistes
00:33:49doivent rendre des comptes.
00:33:51C'est-à-dire que
00:33:51ce n'est pas une question
00:33:52d'être menacée,
00:33:53mais si moi,
00:33:54cette antenne,
00:33:54je vous dis maintenant
00:33:55que la terre est plate,
00:33:56j'espère que je devrais
00:33:57vous rendre des comptes.
00:33:59Oui,
00:33:59la terre est ronde,
00:34:00c'est risque de décevoir.
00:34:01Mais voilà.
00:34:02Je veux dire,
00:34:03c'est quand même
00:34:04évidemment qu'on est...
00:34:05Déjà,
00:34:05il y a une charte journalistique,
00:34:08il y a une déontologie journalistique
00:34:09et tout ça,
00:34:10ce n'est pas juste
00:34:12un livre d'or 7,
00:34:13on est quand même
00:34:13censé la respecter.
00:34:15On est tenus
00:34:18et puis surtout,
00:34:18on est responsable
00:34:19devant le public.
00:34:19C'est-à-dire qu'on est censé...
00:34:23Pourquoi l'humanité
00:34:23ne titre pas l'une de ces
00:34:24une BFM censure
00:34:25en une députée de l'opposition ?
00:34:26On va probablement
00:34:27couvrir le truc,
00:34:28mais effectivement,
00:34:29on n'a pas fait
00:34:30d'une là-dessus.
00:34:31Après,
00:34:32on a fait beaucoup,
00:34:33beaucoup d'unes
00:34:33sur le traitement
00:34:35et je pense qu'on va
00:34:36t'envoyer peut-être
00:34:36des liens dans le chat,
00:34:37mais sur notre couverture
00:34:39de précisément
00:34:39comment le débat public
00:34:40est interdit
00:34:41et la solidarité
00:34:42pour la Palestine
00:34:43est empêchée
00:34:47dans ce pays.
00:34:48On a beaucoup,
00:34:49beaucoup couvert
00:34:49avec l'humain
00:34:50et je pense qu'on peut
00:34:50te renvoyer vers des liens.
00:34:52Je fais bosser la régie.
00:34:54Je ne sais pas
00:34:54s'ils sont là-dessus,
00:34:55mais voilà.
00:34:56Du coup,
00:34:58je ne sais plus
00:34:59ce que je disais.
00:34:59Oui,
00:35:01évidemment qu'on doit
00:35:02rendre des comptes
00:35:02et évidemment
00:35:03que la couverture médiatique
00:35:05et le cadrage
00:35:06qu'on choisit
00:35:07pour couvrir un conflit
00:35:09avec toute la complexité
00:35:11que suppose
00:35:11la couverture d'un conflit
00:35:12parce que c'est
00:35:15extrêmement...
00:35:16Il y a les brouillards
00:35:17de guerre,
00:35:17etc.
00:35:18On navigue
00:35:19contre les propagandes
00:35:19des uns et des autres.
00:35:20C'est très compliqué,
00:35:21mais c'est normal
00:35:22qu'on ait à rendre des comptes.
00:35:24Je veux dire,
00:35:24si on balance
00:35:25des fake news
00:35:25ou si on donne la parole
00:35:28à un camp
00:35:28et pas à l'autre,
00:35:29on a choisi en gros
00:35:30qui c'est les gentils,
00:35:31qui c'est les méchants
00:35:33et que du coup,
00:35:36évidemment,
00:35:36qu'on rend des comptes.
00:35:38Il ne s'agit pas
00:35:38de rendre des comptes...
00:35:41J'ai l'impression
00:35:42qu'ils y ont vu
00:35:42une menace physique
00:35:43ou quelque chose comme ça,
00:35:44mais pas du tout.
00:35:45C'est juste une question
00:35:45de responsabilité
00:35:47de la presse
00:35:47devant l'opinion.
00:35:50On fait l'opinion,
00:35:51entre guillemets,
00:35:52mais je n'ai pas du tout
00:35:52cette expression-là
00:35:53parce que ce n'est pas
00:35:53tout à fait vrai,
00:35:54mais on a un rôle à jouer.
00:35:55Donc en fait,
00:35:56dans une démocratie,
00:35:57c'est normal,
00:35:58comme les politiques
00:35:59doivent rendre des comptes,
00:36:00c'est normal que les médias
00:36:01qui sont des acteurs politiques
00:36:02en démocratie
00:36:04doivent rendre des comptes.
00:36:05Et par ailleurs,
00:36:07pour vous montrer
00:36:07à quel point
00:36:08ce n'est pas uniquement
00:36:09un sujet de morale,
00:36:10etc.,
00:36:11et d'éthique,
00:36:12je vous remets
00:36:13à un sujet
00:36:14qui était un peu plus ancien,
00:36:15mais qui date
00:36:17de novembre dernier.
00:36:18Attendez,
00:36:19je reprends
00:36:19si c'est bien ça.
00:36:20Premier novembre 2023.
00:36:21C'est à l'époque,
00:36:22c'est Mathilde Panot
00:36:24de La France Insoumise
00:36:25qui décide de saisir
00:36:26l'ARCOM
00:36:26suite à des propos tenus
00:36:28sur BFM,
00:36:29là encore,
00:36:30où elle dit,
00:36:30ou l'essayiste,
00:36:31pardon,
00:36:31Caroline Fourest dit,
00:36:33vous l'avez là,
00:36:35on ne peut pas,
00:36:35selon elle,
00:36:36comparer le fait
00:36:37d'avoir tué des enfants
00:36:37délibérément
00:36:38en attaquant
00:36:39comme l'a fait le Hamas
00:36:40et le fait de tuer
00:36:41des enfants involontairement
00:36:42comme le fait Israël.
00:36:44Et donc,
00:36:45dans sa saisine
00:36:45à l'ARCOM,
00:36:46Panot disait
00:36:47ses propos hiérarchisant
00:36:49les morts civiles
00:36:49palestiniens et israéliens
00:36:50sont choquants,
00:36:51dangereux et racistes.
00:36:54Donc vous voyez,
00:36:55exemple typique,
00:36:56propos tenus
00:36:57à l'antenne de BFM
00:36:58par une invitée
00:36:59de BFM,
00:37:01on peut saisir
00:37:02l'ARCOM en considérant
00:37:03que BFM est responsable
00:37:04de ce qui se passe
00:37:05à son antenne
00:37:05et que ce n'est pas normal
00:37:06que des propos pareils
00:37:07aient été tenus
00:37:11sur cette antenne-là.
00:37:12Donc voilà un moment
00:37:13où BFM
00:37:16va devoir rendre des comptes
00:37:17devant l'ARCOM.
00:37:18Voilà.
00:37:19Ce n'est pas scandaleux,
00:37:21c'est normal
00:37:21qu'il y ait un gendarme
00:37:22de l'audiovisuel
00:37:23qui d'ailleurs
00:37:24n'est pas extrêmement efficace
00:37:25mais c'est un autre sujet.
00:37:28Attendez,
00:37:28je regarde les deux chats
00:37:29en même temps.
00:37:32Responsable devant la loi aussi
00:37:32et bien sûr,
00:37:33évidemment,
00:37:34cyber-autopie
00:37:35a raison de le rappeler.
00:37:36S'il y a diffamation,
00:37:37s'il y a fake news,
00:37:38etc.,
00:37:38on peut aller au tribunal
00:37:38et c'est tout à fait normal.
00:37:42Tac, tac, tac.
00:37:44Tout l'éditeur
00:37:45est responsable
00:37:45de ce qu'il dit
00:37:45sur son média.
00:37:46Tout à fait.
00:37:48Tout à fait.
00:37:51Golligot qui dit
00:37:51après ces jeux de BFM
00:37:52ne s'imaginaient
00:37:52qu'Alefi
00:37:53va venir les chercher
00:37:53et leur couper la tête
00:37:54et leur chansonnette
00:37:55depuis toujours.
00:37:55Oui,
00:37:56alors évidemment
00:37:56que là-dedans
00:37:56il y a une diabolisation
00:37:57de la gauche.
00:37:58C'est-à-dire qu'on voit
00:37:59très bien la manœuvre
00:38:01qui consiste à dire
00:38:02regardez ce sont des violents,
00:38:04regardez ils nous ont menacés
00:38:05en direct
00:38:05alors que non,
00:38:06ils ont juste rappelé
00:38:06qu'on avait
00:38:08une position éditoriale
00:38:09et qu'elle était
00:38:10critiquable.
00:38:11Encore une fois,
00:38:11une ligne éditoriale,
00:38:12tout le monde en a.
00:38:13L'humain en a,
00:38:14ça ne vous a pas échappé je pense.
00:38:16Le monde en a,
00:38:1820 minutes en a,
00:38:18enfin tout le monde
00:38:19a une ligne éditoriale
00:38:20et la ligne éditoriale
00:38:21n'est pas sacrée.
00:38:22Je veux dire,
00:38:22on peut critiquer
00:38:23tout à fait
00:38:25une position éditoriale
00:38:26d'un journal
00:38:26puisque c'est une position
00:38:28politique aussi.
00:38:29Donc c'est tout à fait
00:38:30sujet à discussion
00:38:30et ouvert en fait.
00:38:33Cette idée-là
00:38:33qu'on ne peut pas critiquer,
00:38:34que ça revient à critiquer
00:38:35le travail de toute une rédaction
00:38:37et que,
00:38:37et toutes ces petites mains
00:38:38sur lesquelles elle crache,
00:38:39enfin c'est cette idée-là,
00:38:40enfin c'est pas du tout ça.
00:38:41Là c'est la ligne
00:38:42de la direction de BFM
00:38:44qui est en discussion.
00:38:46Et c'est tout à fait ça
00:38:46de pouvoir en parler.
00:38:48Et je pense qu'une chaîne
00:38:49s'honorait aussi
00:38:50à pouvoir accueillir
00:38:52cette contradiction
00:38:53sur son propre contenu.
00:38:56D'ailleurs les mêmes
00:38:56ne se privent pas
00:38:57de critiquer la ligne de l'UMA.
00:38:57Ouais, c'est vraiment des méchants.
00:39:00Non mais t'as raison
00:39:00de le rappeler.
00:39:03Et donc voilà,
00:39:04bref.
00:39:05Du coup,
00:39:05je voulais vous montrer
00:39:06cette séquence
00:39:07dans ma petite revue de presse
00:39:08parce que je crois
00:39:08que c'est assez intéressant.
00:39:10Ça dit tellement de choses
00:39:12sur l'état du débat,
00:39:14du débat public
00:39:15sur la question d'Israël
00:39:16et de la Palestine
00:39:16c'est assez affligeant.
00:39:19Mais la séquence
00:39:20est vraiment riche
00:39:21en enseignements.
00:39:23Avant de terminer
00:39:25avec la...
00:39:25Alors est-ce que vous avez
00:39:25des questions
00:39:26où il y a une profession de foi
00:39:28pour l'éditorial dans le journal
00:39:29ou ça transparaît
00:39:30par la façon de traiter
00:39:30l'info en général ?
00:39:31Alors il n'y a pas de règles.
00:39:34Ça transparaît évidemment
00:39:35avec la question
00:39:36de comment tu traites.
00:39:41Et par contre,
00:39:43il peut y avoir
00:39:44dans des journaux
00:39:45une charte
00:39:46des engagements éditoriaux,
00:39:47etc.,
00:39:48des priorités éditoriales.
00:39:49Ça peut être écrit
00:39:49mais ça peut ne pas l'être.
00:39:50Il n'y a pas de règle pour ça.
00:39:52Et après évidemment
00:39:52que ça transparaît
00:39:53dans le contenu
00:39:53et les angles choisis
00:39:55et les effets de cadrage.
00:39:58Quelqu'un dit,
00:39:59Anolia dit
00:40:00la ligne politique de l'UMA
00:40:01est clairement définie
00:40:02alors que BFM se dit neutre.
00:40:03C'est ça la différence.
00:40:04Tout à fait.
00:40:04Tout à fait.
00:40:05Et c'est le cas
00:40:05de beaucoup de médias
00:40:06que je classerais
00:40:07dans le camp libéral,
00:40:08on va dire.
00:40:09Ce qui n'est pas
00:40:10un tort en soi.
00:40:11j'ai aucun problème
00:40:12avec des lignes éditoriales
00:40:14qui ne soient pas
00:40:14la neutre.
00:40:15Mais tant que c'est clair.
00:40:17Et souvent,
00:40:18le libéral
00:40:19est le neutre
00:40:20en fait,
00:40:21dans la tête des gens.
00:40:21Être libéral,
00:40:22c'est être neutre.
00:40:23Ben non,
00:40:23c'est être libéral.
00:40:25C'est voilà.
00:40:25Donc de droite
00:40:26ou de centre-droite.
00:40:27Souvent.
00:40:31Voilà.
00:40:33Est-ce que ça vous va
00:40:35si on passe
00:40:35à autre chose
00:40:36parce que j'ai repéré
00:40:36une petite dinguerie
00:40:37dans le Figaro
00:40:38et je voulais
00:40:39vous le partager
00:40:41avec vous
00:40:41à ce moment-là.
00:40:45Attendez,
00:40:45je vais voir
00:40:45s'il n'y a pas
00:40:46une question
00:40:46dans le chat
00:40:47que j'aurais raté.
00:40:48Je remonte un peu.
00:40:49Tac, tac, tac, tac.
00:40:53On vous a envoyé
00:40:54la charte
00:40:55dans le chat,
00:40:55on vous a envoyé
00:40:56la charte éditoriale
00:40:56de l'Humanité.
00:40:57Voilà,
00:40:57vous avez comme ça
00:40:59les éléments.
00:41:01Quand on se dit
00:41:02à politique,
00:41:02c'est qu'on est de droite
00:41:03et qu'on ne l'assume pas.
00:41:03Tout à fait.
00:41:04Excellemment.
00:41:05Résumé.
00:41:07Passons en parlant de droite.
00:41:09Allons-y,
00:41:10justement.
00:41:10Allons sur le Figaro.
00:41:11Alors,
00:41:11petit contexte
00:41:12avant de vous montrer
00:41:12le truc dont je vais vous parler.
00:41:17Ah oui,
00:41:17je voulais vous montrer d'abord.
00:41:18Pardon,
00:41:18je voulais vous montrer.
00:41:19En fait,
00:41:19on n'a pas le temps
00:41:20d'aller dans le fond des sujets
00:41:21mais je voulais vous montrer
00:41:22deux sujets
00:41:23pour pousser sur cette talk-talk
00:41:24qui sont deux reportages
00:41:25de l'UMA
00:41:25parce qu'on fait un peu
00:41:26de promo pour nous quand même
00:41:27qui sont super intéressants.
00:41:28Le premier,
00:41:28c'est celui-là.
00:41:31J'ai deux reportages
00:41:32à vous montrer,
00:41:33à vous conseiller de l'UMA.
00:41:35Ce premier,
00:41:35c'est un reportage
00:41:36à l'université de Birzeit
00:41:37qui est une université
00:41:38palestinienne en Cisjordanie
00:41:40et comment les étudiants,
00:41:42c'est vraiment la jeunesse
00:41:43diplômée universitaire
00:41:44de Cisjordanie occupée,
00:41:48comment ils voient
00:41:48depuis le 7 octobre
00:41:50la question palestinienne,
00:41:51etc.
00:41:51Et comment ça a été
00:41:52un vecteur de politisation.
00:41:53C'est signé Pierre Barbancé
00:41:55qui est notre reporter de guerre
00:41:57et qui est actuellement là-bas.
00:42:00Et voilà,
00:42:01je vous conseille fortement
00:42:02ce reportage
00:42:03qui est très bien.
00:42:04Et je vous conseille
00:42:04un deuxième reportage
00:42:05en miroir,
00:42:06c'est Tel Aviv
00:42:09par Christophe de Roubaix.
00:42:11Reportage sur
00:42:12ce qu'on appelle
00:42:13la bulle de Tel Aviv
00:42:14parce qu'en fait,
00:42:14c'est vraiment une ville
00:42:15un peu épargnée
00:42:20par le conflit,
00:42:20en tout cas militairement.
00:42:22et donc on croise
00:42:24plein d'Israéliens
00:42:26avec des profils variés
00:42:27et super intéressants
00:42:28dans ce papier.
00:42:29Évidemment,
00:42:30la question de la guerre
00:42:30est dans toutes les têtes,
00:42:31mais on voit aussi...
00:42:34Je ne suis pas connecté,
00:42:35donc on est avec un paywall,
00:42:36ce n'est pas grave.
00:42:37Du coup,
00:42:40on voit notamment
00:42:41un conseil municipal pacifiste,
00:42:43on voit un jeune
00:42:43qui s'est posé la question
00:42:44de refuser
00:42:45la conscription,
00:42:49mais de devenir
00:42:50un refusenique,
00:42:51je crois que ça s'appelle
00:42:51quand tu refuses
00:42:53de faire ton service militaire
00:42:54obligatoire en Israël.
00:42:55Voilà.
00:42:56Et bref,
00:42:57c'est super intéressant
00:42:57les questions,
00:42:58les dilemmes que ça pose
00:42:59et puis cette idée
00:43:00d'un peu de bulle privilégiée
00:43:01à Tel Aviv
00:43:02où le conflit n'est pas...
00:43:04Ne faites pas comme si rien.
00:43:05Abonnez-vous.
00:43:06Ouais,
00:43:06j'ai fait abonner,
00:43:07je ne me suis pas connecté.
00:43:09Après,
00:43:09je travaille ici aussi,
00:43:11donc...
00:43:11Mais oui,
00:43:12ne faites pas comme moi,
00:43:12il a raison.
00:43:14Du coup,
00:43:16voilà,
00:43:17ça c'était,
00:43:17pour continuer un peu
00:43:18la discussion,
00:43:18je vous propose
00:43:19ces deux reportages,
00:43:20on ne va pas l'examiner
00:43:21parce qu'on n'a pas le temps,
00:43:22mais voilà,
00:43:23n'hésitez pas,
00:43:23les liens sont dans le chat,
00:43:25n'hésitez pas à vous abonner
00:43:27et à les lire.
00:43:28Du coup,
00:43:30je repasse à...
00:43:30Oui,
00:43:30donc,
00:43:31un peu de contexte,
00:43:31là on passe un peu
00:43:32du coq à l'âne.
00:43:34On va...
00:43:35C'est un truc que j'ai repéré
00:43:36dans les pages éco du Figaro
00:43:37parce que chacun c'est kink,
00:43:39on ne juge pas,
00:43:39mais les pages éco du Figaro
00:43:40c'est toujours
00:43:41une petite mine d'or.
00:43:43Donc,
00:43:43je rappelle que bientôt,
00:43:44nous allons voir,
00:43:45dans la semaine prochaine,
00:43:46nous allons avoir la discussion
00:43:47sur le budget
00:43:48qui va nous prendre
00:43:48une bonne partie
00:43:49de la fin d'année,
00:43:50à l'Assemblée nationale.
00:43:53Et dans ce cadre-là,
00:43:54le Figaro publie,
00:43:55c'était mardi,
00:43:57publie un sujet
00:43:59sur les propositions
00:44:00de l'Institut Montaigne,
00:44:02qui est un think tank libéral
00:44:04extrêmement proche,
00:44:05notamment des macronistes
00:44:06et de la droite.
00:44:07Donc,
00:44:08les gens de l'Institut Montaigne
00:44:09sont écoutés,
00:44:11à minima,
00:44:11par les gens du gouvernement actuel,
00:44:14qui proposaient une piste
00:44:15pour 150 milliards.
00:44:17Attends,
00:44:18est-ce que c'est bien 150
00:44:18parce que je n'ai pas
00:44:19le mauvais chiffre ?
00:44:20Mais en même temps,
00:44:21ouais,
00:44:21c'est ça,
00:44:22150 milliards
00:44:22et je vous mets,
00:44:23hop,
00:44:24le papier,
00:44:25je vais vous zoomer dessus
00:44:25parce que ce qui est intéressant,
00:44:26c'est le schéma.
00:44:28J'espère que vous voyez bien.
00:44:30Hop,
00:44:30on va vous mettre comme ça.
00:44:31Donc,
00:44:31en gros,
00:44:31c'est Montaigne qui propose,
00:44:33sachant qu'il y a déjà
00:44:35un projet austéritaire
00:44:37au gouvernement,
00:44:37mais il n'est pas aussi fort
00:44:39que ça,
00:44:39c'est genre 40 milliards.
00:44:40Là,
00:44:40on propose 150 milliards
00:44:42de...
00:44:43C'est quoi ?
00:44:4466 ans ?
00:44:44Ouais,
00:44:45vous vous spoilez.
00:44:46Effectivement,
00:44:46donc les pistes
00:44:47de l'Institut Montaigne
00:44:48pour réduire drastiquement
00:44:49la dépense publique,
00:44:51avant d'aller dans le détail,
00:44:53ça part du principe
00:44:55que du coup,
00:44:55on est toujours
00:44:56à recette constante.
00:44:57Donc,
00:44:57le dogme de Montaigne,
00:44:59c'est de dire,
00:44:59on a une dette,
00:45:00mais il est hors de question
00:45:01d'augmenter les impôts,
00:45:02ce qui est le tabou macroniste.
00:45:04Donc,
00:45:05ça veut dire qu'en gros,
00:45:06là,
00:45:06les pistes,
00:45:06c'est de la réduction
00:45:07de dépenses publiques.
00:45:08C'est jamais se dire,
00:45:09bon,
00:45:09on va restaurer,
00:45:10vous vous en doutez,
00:45:11mais je le dis quand même,
00:45:12c'est pas restaurer l'ISF,
00:45:14c'est pas augmenter l'impôt sur le revenu
00:45:17pour les tranches les plus hautes,
00:45:18c'est pas taxer 150 milliards,
00:45:21tout à fait,
00:45:22c'est pas taxer les multinationales,
00:45:27les super profits,
00:45:28c'est pas leur sujet,
00:45:29évidemment.
00:45:30Donc,
00:45:30c'est pas non plus celui des macronistes,
00:45:31vous l'avez noté.
00:45:32Donc,
00:45:33les pistes de l'Institut Montaigne,
00:45:34donc vous les avez vues,
00:45:36je ne veux pas toutes les faire,
00:45:37mais il y en a quand même
00:45:37des sacrément gratinés.
00:45:39Donc,
00:45:39la première,
00:45:40c'est reculer l'âge minimal de départ
00:45:41à 66 ans,
00:45:42puisque vous avez aimé
00:45:43la retraite à 64 ans,
00:45:44vous allez adorer la retraite
00:45:45à 66 ans,
00:45:47qui est selon vous,
00:45:47qui est misé 30 milliards.
00:45:50Il y a des indexés
00:45:51de les pensions de retraite,
00:45:52donc là,
00:45:52la question des indexés
00:45:53sur l'inflation,
00:45:54donc ça veut dire
00:45:55précariser aussi
00:45:56les pensions de retraite.
00:45:57Je passe un peu
00:45:58dans le domaine de la santé,
00:45:59parce qu'il y a quand même
00:46:00des dingueries,
00:46:01notamment,
00:46:02là,
00:46:02vous l'avez,
00:46:03le numéro 5,
00:46:04en gros,
00:46:05réduire la durée
00:46:05des séjours en maternité
00:46:06après un accouchement.
00:46:08Voilà.
00:46:09En gros,
00:46:09c'est que tu ponts
00:46:10et tu dégages,
00:46:11ça devrait être l'idée.
00:46:14Il y a Max Bex
00:46:16qui a effectivement
00:46:17identifié
00:46:17ne remplaçait
00:46:18qu'un départ à la retraite
00:46:19sur deux
00:46:19dans les effectifs
00:46:20de la fonction publique
00:46:21sur quatre ans,
00:46:22c'est-à-dire,
00:46:23alors,
00:46:23c'est pas divisé par deux
00:46:24le nombre de fonctionnaires,
00:46:24parce qu'en quatre ans,
00:46:26tous les fonctionnaires
00:46:26partent par la retraite,
00:46:27tu l'auras noté,
00:46:27donc c'est pas diminué
00:46:28par deux.
00:46:29Ça veut dire,
00:46:30par contre,
00:46:31en gros,
00:46:32s'il y a,
00:46:32je sais pas,
00:46:33les 50 000 départs
00:46:39à la retraite
00:46:39sur quatre ans,
00:46:40il n'y a plus du 100,
00:46:40mais je prends un chiffre hasard,
00:46:41c'est-à-dire qu'il y en a
00:46:4225 000 qui sont supprimés.
00:46:44Voilà.
00:46:44S'il y a 200 000 postes
00:46:45de fonctionnaires
00:46:46qui partent à la retraite,
00:46:46il n'y en a que 100 000
00:46:47qui sont reconduits.
00:46:48C'est l'idée.
00:46:49Donc,
00:46:49c'est pas divisé par deux
00:46:50le nombre de fonctionnaires,
00:46:51mais divisé par réduire,
00:46:53de fait,
00:46:53le nombre de fonctionnaires
00:46:54en ne remplaçant pas.
00:46:56En plus,
00:46:56de manière complètement,
00:47:00on ne sait pas
00:47:02toutes fonctions publiques
00:47:03confondues,
00:47:03on ne sait pas
00:47:04s'ils priorisent
00:47:05des secteurs,
00:47:05etc.
00:47:06Voilà.
00:47:09C'était surtout ça
00:47:10que je voulais vous montrer
00:47:10parce que
00:47:11ce qui est intéressant
00:47:12dans ce truc-là,
00:47:12encore une fois,
00:47:13ce ne sont que des propositions,
00:47:14c'est pas le projet
00:47:15de budget du gouvernement,
00:47:16on est bien d'accord.
00:47:16C'est les propositions
00:47:18du think tank
00:47:19Institut Montaigne
00:47:21sur la réduction
00:47:23sur des pistes d'économie
00:47:24qu'ils ont identifiées
00:47:25pour 150 milliards d'économies.
00:47:28Encore une fois,
00:47:30en ne prenant pas en compte
00:47:31le fait qu'une piste
00:47:32pour résorber la dette,
00:47:33c'est aussi
00:47:34de réformer la fiscalité.
00:47:37Ça, c'est hors de question.
00:47:39En tout cas,
00:47:39de la réformer
00:47:40pour l'augmenter,
00:47:42en tout cas.
00:47:42Ça, c'est hors de question.
00:47:46Et donc,
00:47:46c'est vraiment...
00:47:47En gros,
00:47:47si on résume,
00:47:48c'est qu'on part plus tard
00:47:49à la retraite,
00:47:52on rogne
00:47:52sur les services publics,
00:47:53notamment de la santé,
00:47:57et puis on...
00:47:58Ah oui,
00:47:58il y a celui-là
00:47:59que je ne vous ai pas montré
00:47:59mais qui est en plus
00:48:00qui est ses 25 milliards
00:48:00donc c'est super intéressant.
00:48:03Juste après santé,
00:48:04là vous l'avez,
00:48:05baisse des dotations
00:48:06aux collectivités territoriales.
00:48:08Ça, c'est un truc énorme aussi.
00:48:09Ça veut dire que
00:48:10c'est asséché complètement
00:48:11le budget des communes
00:48:12et des départements
00:48:13et de la région
00:48:13mais en l'occurrence
00:48:14des communes surtout.
00:48:15Or, justement,
00:48:17il y a déjà eu
00:48:17un plan d'économie
00:48:19proposé,
00:48:19pas à 25 milliards
00:48:20mais à 5 milliards
00:48:22que Barnier propose
00:48:23pour les collectivités
00:48:24et déjà
00:48:24l'association
00:48:25des maires de France
00:48:26est complètement
00:48:28ultra vénère
00:48:28de dire
00:48:29mais c'est encore nous
00:48:30qui devons économiser
00:48:31alors que les communes
00:48:32sont déjà
00:48:33un maillon territorial
00:48:34hyper important
00:48:35pour les services publics
00:48:36de proximité
00:48:36et ils sont déjà
00:48:38complètement pris à la gorge.
00:48:39Enfin,
00:48:39ils ont déjà subi
00:48:40l'augmentation
00:48:40des factures d'énergie
00:48:41au moment de l'inflation énergétique
00:48:42avec la guerre en Ukraine.
00:48:45Enfin,
00:48:46ce sont déjà
00:48:46des collectivités
00:48:51qui sont prises à la gorge
00:48:52donc voilà.
00:48:54Attendez,
00:48:55je reprends
00:48:55le rapot de chat
00:48:56en même temps.
00:49:01Ils vont témoins
00:49:02nous plumer.
00:49:03En tout cas,
00:49:04on voit
00:49:04où sont cherchées
00:49:05les économies.
00:49:06C'est certain.
00:49:12Donc,
00:49:12supprimer
00:49:12toutes les compensations
00:49:13qui avaient été faites
00:49:14lors de la réduction
00:49:14des revenus
00:49:14des communes.
00:49:15Ça,
00:49:16c'est une vraie question.
00:49:18Ça a été posé
00:49:21dans la proposition
00:49:22de Montaigne
00:49:23mais c'est une vraie question.
00:49:25C'est toujours Lina
00:49:26le président
00:49:26des maires de France
00:49:27parce qu'il est LR.
00:49:27Oui,
00:49:28c'est toujours lui.
00:49:29Il est LR
00:49:30mais par contre,
00:49:32c'est le maire de Cannes.
00:49:34C'est le président
00:49:34de l'AMF
00:49:35mais c'est aussi
00:49:35le maire de Cannes
00:49:37et David Lina
00:49:37pour le coup
00:49:38sur la défense
00:49:39des maires,
00:49:40il est élu pour ça.
00:49:42Donc en fait,
00:49:42défendre les maires,
00:49:43c'est son boulot.
00:49:44Donc là-dessus,
00:49:44il est carré.
00:49:45Il est premier
00:49:45à avoir aussi dit
00:49:49que c'était un problème.
00:49:50Généralement,
00:49:51dès qu'il y a des réductions
00:49:56de débarquer,
00:49:57mais on doit faire
00:49:57des économies
00:49:58pour rembourser
00:49:58une certaine dette.
00:49:59Alors oui,
00:49:59une certaine dette,
00:49:59ça va être 3200 milliards
00:50:00pour être tout à fait exact.
00:50:02Mais comment on s'est endetté ?
00:50:04Alors,
00:50:05déjà,
00:50:06c'est normal
00:50:06que les États soient endettés
00:50:07dans une certaine mesure.
00:50:11Là,
00:50:11en l'occurrence,
00:50:11la dette
00:50:13a explosé
00:50:14depuis sept ans
00:50:15de Macron
00:50:16alors qu'il en avait fait
00:50:17un cheval de bataille.
00:50:19On peut l'expliquer
00:50:20en grande partie,
00:50:21pour un tiers en tout cas,
00:50:22par le fait qu'il y a eu le Covid.
00:50:23Vous vous souvenez
00:50:24du quoi qu'il en coûte ?
00:50:25Donc le quoi qu'il en coûte,
00:50:25ça a été une politique
00:50:26d'ultra dépense publique
00:50:29pour soutenir les boîtes,
00:50:34soutenir les commerces
00:50:35qui devaient fermer
00:50:36parce que non essentiel,
00:50:37vous vous souvenez de tout ça.
00:50:39Et donc,
00:50:40empêcher que les boîtes ferment,
00:50:42tout ce qui était chômage
00:50:44longue durée,
00:50:45chômage technique.
00:50:46Enfin bref,
00:50:47il y avait plein de dispositifs
00:50:47qui permettaient
00:50:48que les gens survivent
00:50:49en ayant une activité
00:50:50qui était suspendue.
00:50:51Pour le coup,
00:50:52ça a été efficace
00:50:52parce que par rapport
00:50:53à d'autres pays,
00:50:54il y avait quand même eu
00:50:55moins de casse
00:50:56en vrai sur les boîtes
00:50:57pendant les confinements.
00:50:59Mais ça a coûté cher
00:51:01et plus on comptait
00:51:01les questions sanitaires,
00:51:03la prise en charge,
00:51:04etc.
00:51:04Les vaccins étaient
00:51:06pris en charge,
00:51:07ça a coûté de l'argent,
00:51:07tout ça.
00:51:08Les tests
00:51:09qui étaient gratuits,
00:51:10enfin voilà.
00:51:10Ça, c'est une partie de la dette
00:51:11mais ça n'explique pas tout
00:51:12parce qu'on ne peut pas dire
00:51:13ils ont eu le Covid,
00:51:13les pauvres du coup.
00:51:14Une partie de la dette,
00:51:15c'est aussi le fait
00:51:16que depuis
00:51:207 ans,
00:51:22le mantra
00:51:23des macronistes
00:51:24c'est de diminuer
00:51:24les recettes.
00:51:25C'est-à-dire
00:51:26de diminuer les impôts.
00:51:27C'est la promesse macroniste.
00:51:28Vraiment la promesse
00:51:28matricielle des macronistes
00:51:29et qu'on retrouve
00:51:30un peu dans ces propositions
00:51:31que je vous ai mises
00:51:32sur les yeux
00:51:32de l'Institut Montaigne,
00:51:34c'est
00:51:38le fait
00:51:38qu'il n'y ait pas
00:51:39de hausse d'impôts
00:51:40voire des diminutions
00:51:40d'impôts.
00:51:41En fait,
00:51:42si vous augmentez
00:51:43les impôts,
00:51:43si vous baissez
00:51:44les impôts,
00:51:44pardon,
00:51:45vous baissez
00:51:45les recettes.
00:51:46De fait,
00:51:47il y a une partie
00:51:47de la dette
00:51:48qui est due au fait
00:51:48que l'État
00:51:49encaisse moins d'argent
00:51:50chaque année
00:51:50parce qu'il y a une perte,
00:51:51notamment la suppression
00:51:52de l'ISF,
00:51:53tous les cadeaux fiscaux
00:51:53aux entreprises,
00:51:54tout ça,
00:51:54c'est de l'argent
00:51:55qu'on n'a pas.
00:51:56Et donc,
00:51:56quand vous avez
00:51:57une situation
00:51:57de choc
00:51:58comme le Covid
00:51:59par exemple,
00:52:00compliée au fait
00:52:00que vous avez
00:52:01désarmé fiscalement
00:52:02l'État
00:52:03en diminuant
00:52:04l'impôt,
00:52:05vous avez une dette
00:52:06qui se creuse
00:52:06encore plus.
00:52:08Voilà.
00:52:10Donc,
00:52:11c'est le...
00:52:14Encore une fois,
00:52:15je vous ai montré ça
00:52:15parce qu'en fait,
00:52:16c'est pour montrer
00:52:16qu'il y a les propositions
00:52:18politiques du gouvernement
00:52:20mais il y a les gens
00:52:21qui leur murmure à l'oreille
00:52:22en gros
00:52:23et Montaigne
00:52:24fait partie
00:52:24de ces organismes-là
00:52:28et donc,
00:52:30je ne veux pas dire
00:52:31que ça va arriver
00:52:32tout ce qui est là
00:52:32mais ces propositions
00:52:33sont sur la table,
00:52:34ça veut dire,
00:52:35en gros.
00:52:35Voilà,
00:52:36il faut l'avoir en tête
00:52:37et vous voyez
00:52:37dans quel sens ça va.
00:52:38Plus d'austérité,
00:52:40plus de casse
00:52:40des services publics
00:52:42et une retraite
00:52:43à 66 ans.
00:52:45On me pose une question
00:52:46sur l'assurance chômage.
00:52:46Je ne crois pas
00:52:47que l'assurance chômage,
00:52:48je vais le lire vite fait,
00:52:50je l'ai lu un peu.
00:52:51Alors,
00:52:51attendez,
00:52:51je crois qu'il n'y a pas
00:52:52de question
00:52:52de l'assurance chômage
00:52:56dans le papier
00:52:57du Figaro.
00:53:00En tout cas,
00:53:01quand je l'ai lu tout à l'heure,
00:53:01je ne l'ai pas vu passer
00:53:02ou alors je l'ai peut-être
00:53:03passé un peu vite,
00:53:03je ne sais plus.
00:53:04Non,
00:53:04je ne crois pas.
00:53:05Non,
00:53:05ça ne va parler pas
00:53:05de l'assurance chômage.
00:53:11Après,
00:53:12l'assurance chômage,
00:53:13c'était un double truc.
00:53:14C'était à la fois
00:53:15la question
00:53:15de faire des économies
00:53:24et aussi,
00:53:25il y avait l'idée
00:53:25de dire
00:53:25si on réduit
00:53:26le temps
00:53:26de l'assurance chômage,
00:53:29on va pousser
00:53:29les chômeurs
00:53:30qui sont,
00:53:30comme vous le savez tous,
00:53:31des fédéants.
00:53:31C'est une blague.
00:53:33On va les pousser
00:53:35plus le temps
00:53:35de l'assurance chômage
00:53:37sera court,
00:53:37plus on va les remettre
00:53:38au bout rapidement
00:53:39parce qu'ils n'auront pas
00:53:39le temps de niaiser.
00:53:43Sauf que ça,
00:53:43ça n'était appuyé
00:53:44sur aucune étude.
00:53:45Il n'y a rien qui dit
00:53:45que c'est la durée
00:53:47de couverture
00:53:48de l'assurance chômage
00:53:48qui joue sur le fait
00:53:49de trouver un emploi.
00:53:50Il y a plein de raisons
00:53:51qui font que les gens
00:53:51ne trouvent pas de boulot.
00:53:54Donc,
00:53:54bref.
00:53:55Mais ce n'était pas
00:53:56qu'une question d'économie.
00:53:57C'était aussi une question
00:53:57d'une logique
00:53:58de remettons les gens
00:53:59au boulot.
00:54:00Le chômage,
00:54:00c'est de leur faute.
00:54:02Donc,
00:54:02si on leur met moins
00:54:04de prestations sociales
00:54:05sur une durée plus courte,
00:54:05en tout cas,
00:54:07ils ne trouveront plus
00:54:07du travail.
00:54:08Tout c'est par la nécessité.
00:54:10En gros,
00:54:10c'était ça l'idée.
00:54:15Ok,
00:54:15merci.
00:54:15Il n'y a pas la sécurité sociale
00:54:16qui est en déficit.
00:54:17Si,
00:54:17tout à fait.
00:54:18La logique aurait voulu
00:54:19qu'on augmente les impôts
00:54:20de ceux qui pouvaient le faire
00:54:26pour faire face au Covid.
00:54:27Oui,
00:54:28tout à fait.
00:54:29La logique,
00:54:29c'était le fameux débat
00:54:31ouvert par la gauche
00:54:32sur la question
00:54:33des super profits.
00:54:34Il y a des gens,
00:54:35c'était le Covid
00:54:36et après le conflit ukrainien,
00:54:42il y a plein de boîtes
00:54:42qui ont profité
00:54:44de ces trucs-là
00:54:45pour diverses raisons.
00:54:46Notamment,
00:54:46on parlait de Total,
00:54:49les supermarchés.
00:54:50Il y avait plein de boîtes
00:54:51qui avaient fait dégager
00:54:52des excédents
00:54:52à ce moment-là
00:54:53parce que le marché
00:54:55était moins concurrentiel,
00:54:56parce qu'ils ont des positions
00:54:57quasiment monopolistiques.
00:55:00Et du coup,
00:55:01voilà.
00:55:04Et du coup,
00:55:04pardon,
00:55:05j'avais un truc
00:55:05qui tapait sur l'écran.
00:55:06Du coup,
00:55:06la question,
00:55:11c'était,
00:55:12puisqu'il y a des boîtes
00:55:13qui se sont un peu gavées
00:55:14au moment de ces événements,
00:55:16de ces chocs-là,
00:55:17ce serait normal
00:55:18qu'ils redonnent un peu.
00:55:19C'était ça,
00:55:19les super profits.
00:55:20Donc,
00:55:21c'était une piste.
00:55:21Mais ça n'a pas été,
00:55:22vous l'avez bien vu,
00:55:23ça n'a pas été,
00:55:24ça n'a pas été mis en place
00:55:26par notre cher gouvernement.
00:55:30Les études disent même
00:55:31qu'il n'y a aucune corrélation
00:55:32entre la durée des indemnités
00:55:33et la récupération d'un emploi.
00:55:34tout à fait.
00:55:35Encore une fois,
00:55:36il n'y a aucun,
00:55:37sur la question de l'assurance chômage,
00:55:38il n'y a aucun élément
00:55:40scientifique et économique
00:55:41qui appuie la thèse de,
00:55:44c'est vraiment un récit politique.
00:55:46En fait,
00:55:46c'est une fable politique
00:55:47de dire que les chômeurs
00:55:48sont au chômage
00:55:49parce que c'est plus agréable
00:55:53de toucher des allocs
00:55:54sans rien faire
00:55:55que de travailler.
00:55:56Déjà,
00:55:57socialement,
00:55:57c'est complètement faux.
00:55:58Et puis,
00:56:00mais c'est un mythe fondateur
00:56:02de la droite.
00:56:03Voilà,
00:56:03c'est tout simplement.
00:56:04Et là,
00:56:04le mythe,
00:56:05vous avez le mythe de la droite,
00:56:06là,
00:56:06je l'emmènerai un petit coup,
00:56:07sur le graphique de Montaigne.
00:56:10C'est ça,
00:56:10c'est toutes les chimères
00:56:14de la droite,
00:56:15c'est-à-dire
00:56:16pas d'impôts,
00:56:17on casse les services publics
00:56:19et puis les gens se démerdent.
00:56:21Voilà,
00:56:22c'est cette idée.
00:56:23Voilà,
00:56:24c'était la petite dinguerie
00:56:25du Figaro
00:56:26qui m'avait interpellé.
00:56:29Je pense que ça vous a interpellé aussi,
00:56:31visiblement.
00:56:32Ça vous a beaucoup plu.
00:56:33Si on refait,
00:56:35on va refaire des revues de presse
00:56:36et si je reviens,
00:56:37je remettrai du Figaro
00:56:38parce que c'est toujours,
00:56:41on ne perd pas le voyage
00:56:43à chaque fois.
00:56:45Je vous propose
00:56:46qu'on change un petit peu.
00:56:50Je vous propose
00:56:51qu'on bouge un petit peu
00:56:52sur des sujets
00:56:52un peu plus léger,
00:56:54je ne sais pas,
00:56:54mais un petit peu plus culture
00:56:55parce que mercredi,
00:56:56c'est aussi le jour
00:56:57des sorties ciné
00:56:57et j'avais deux,
00:56:59alors pas pour vous faire
00:57:00une critique de film,
00:57:01ce n'est pas la question,
00:57:02mais j'avais deux sujets
00:57:03autour du cinéma
00:57:04dont je voulais vous parler.
00:57:06Je vais peut-être commencer
00:57:07par le premier,
00:57:08mais en fait,
00:57:08c'est corrélé avec le budget.
00:57:10C'est ça,
00:57:10ma transition
00:57:10et en fait,
00:57:11je vous l'ai complètement mal vendu.
00:57:12Donc,
00:57:13transition, budget, culture.
00:57:15C'est un sujet
00:57:15qui date un tout petit peu.
00:57:17C'était il y a deux semaines,
00:57:18je crois,
00:57:18mais je voulais vous en parler
00:57:19parce que c'est quand même
00:57:20super intéressant
00:57:21et on va aller faire un tour
00:57:22du côté
00:57:23de la presse régionale
00:57:26parce que c'est la Voix du Nord
00:57:27qui nous fait ce papier.
00:57:31En gros,
00:57:32donc on est dans le département du Nord.
00:57:34Qu'est-ce qu'il se passe ?
00:57:35Il se passe que
00:57:37le département a,
00:57:39pour des raisons budgétaires,
00:57:40donc là,
00:57:41vous avez la corrélation
00:57:41avec la question
00:57:42de la suppression
00:57:43des dotations
00:57:44pour les collectivités territoriales.
00:57:46Le département du Nord
00:57:47et tous les départements
00:57:48font partie de ces collectivités.
00:57:50Donc,
00:57:51le département du Nord
00:57:52est pressurisé budgétairement
00:57:53comme tout
00:57:53des collectivités locales
00:57:56et donc,
00:57:56ils ont mis faire
00:57:57un dispositif
00:57:57qui existait depuis 30 ans
00:57:58et qui permettait
00:57:59à des enseignants
00:57:59d'emmener leurs élèves
00:58:00trois fois par an
00:58:01au cinéma
00:58:01et travailler autour des films.
00:58:02C'est le dispositif
00:58:04collège au cinéma.
00:58:07Pourquoi je vous parle de ça ?
00:58:08Vous me dites
00:58:08pourquoi on parle
00:58:08du département du Nord ?
00:58:09C'est un truc
00:58:09qui existe
00:58:11un peu
00:58:12dans tous les départements
00:58:13et aussi au niveau
00:58:14des régions
00:58:14parce qu'il y a
00:58:15l'équivalent lycéen au cinéma.
00:58:16Peut-être que certains
00:58:17dans le chat,
00:58:17vous avez participé
00:58:18à un dispositif lycéen au cinéma
00:58:20ou collège au cinéma.
00:58:21Je ne sais pas
00:58:22d'où vous venez,
00:58:23mais voilà.
00:58:24C'est donc...
00:58:25Et donc,
00:58:26pourquoi je vous parle de ça ?
00:58:27Parce que déjà,
00:58:28je voulais vous parler
00:58:29de l'argument
00:58:34du président
00:58:35du département du Nord
00:58:36dont on lui a dit
00:58:38mais vous avez
00:58:38supprimé
00:58:39ce dispositif
00:58:39qui est quand même
00:58:40super important
00:58:40et je vais vous expliquer
00:58:41pourquoi il est intéressant
00:58:42ce dispositif.
00:58:45Et voilà ce que répond
00:58:46donc le président
00:58:47du département du Nord,
00:58:49Christian Poiré.
00:58:53donc il rappelle
00:58:54que ce n'est pas
00:58:55une grande part du budget.
00:58:56Vous l'avez là.
00:58:57C'est que 230 000 euros
00:58:58sur les plus de 4 milliards
00:58:59de budget du département.
00:59:01Mais aujourd'hui,
00:59:01300 000 euros,
00:59:02c'est important,
00:59:03dit-il.
00:59:06Et donc il dit par exemple
00:59:07500 000 euros,
00:59:08c'est ce que coûte
00:59:08en fonctionnement par an
00:59:09un logement
00:59:09pour 6 enfants placés
00:59:10et aujourd'hui,
00:59:11donc il parle
00:59:11du dispositif
00:59:13de logement
00:59:14d'urgence en gros
00:59:15et ça,
00:59:15c'est ma priorité.
00:59:16Soit.
00:59:18Et juste après,
00:59:19il dit
00:59:21le cinéma,
00:59:22vous ne pensez pas
00:59:22qu'ils peuvent y aller
00:59:22avec leurs parents ?
00:59:23S'ils vont une fois par an,
00:59:25c'est une affaire d'état,
00:59:25c'est la chose
00:59:26qu'il ne faut absolument
00:59:26pas bouger.
00:59:27Attendez,
00:59:28je rêve,
00:59:30les parents les emmènent
00:59:31dans les parcs d'attractions
00:59:31et compagnie,
00:59:32ils peuvent bien
00:59:32les emmener au cinéma.
00:59:35Alors,
00:59:36tant de choses
00:59:36à dire sur cette phrase.
00:59:41Attendez,
00:59:41je regarde.
00:59:44Alors,
00:59:45il dit
00:59:45ce qu'il ne dit pas
00:59:46l'article,
00:59:47ce qu'il ne dit pas
00:59:48l'article,
00:59:48c'est qu'il y a un autre
00:59:49sens et qu'ils ont pu le supprimer,
00:59:50c'est aussi parce que
00:59:50les enseignants venaient moins
00:59:51en formation.
00:59:51Alors ça,
00:59:52je n'en sais rien,
00:59:53mais si c'est le cas,
00:59:55c'est aussi une question
00:59:56peut-être de...
00:59:58Que le dispositif
00:59:59ne soit pas parfait,
00:59:59c'est une question.
01:00:01Mais en l'occurrence,
01:00:03moi,
01:00:03je trouve que la phrase
01:00:04de Christian Poiré,
01:00:05elle est un peu dingue
01:00:07dans le sens où,
01:00:08déjà,
01:00:09ils ne peuvent pas y aller
01:00:10avec leurs parents.
01:00:10Déjà,
01:00:11non,
01:00:11certains ne peuvent pas y aller
01:00:13parce qu'en fait,
01:00:14je rappelle qu'aller au cinéma,
01:00:16notamment si tu es en famille,
01:00:18si tu n'es pas à côté
01:00:19d'un cinéma,
01:00:20ce qui est le cas
01:00:21de beaucoup de territoires
01:00:22hors région parisienne
01:00:23ou hors grande métropole,
01:00:25ça veut dire
01:00:26que tu prends ta bagnole.
01:00:27Mettons que tu es le...
01:00:28Je ne sais pas,
01:00:29tu es les deux parents
01:00:29et deux gosses.
01:00:32Donc,
01:00:32c'est quatre places.
01:00:34Tu as l'aller-retour
01:00:34en voiture.
01:00:36Si c'est un multiplexe,
01:00:37c'est que tu n'as pas le choix.
01:00:38Tu n'as que un multiplexe
01:00:39près de chez toi
01:00:40à 15 kilomètres de chez toi,
01:00:43si tu en as à 15 kilomètres
01:00:44de chez toi,
01:00:44c'est déjà une chose.
01:00:46Ça te coûte,
01:00:47il faut compter
01:00:48quatre fois,
01:00:49maintenant,
01:00:50c'est 15 euros quasiment
01:00:50dans les multiplexes,
01:00:51les places,
01:00:51quatre fois 15,
01:00:52voire plus.
01:00:53Ça dépend des territoires,
01:00:54mais mettons 15.
01:00:57Il y a quelqu'un qui dit
01:00:58je dois faire 25 bandes
01:00:59pour aller au ciné.
01:00:59Je ne sais pas
01:01:00d'où tu habites,
01:01:02j'ai ré-honne,
01:01:03mais oui,
01:01:04typiquement.
01:01:04Exemple,
01:01:05nous,
01:01:05on est à Paris,
01:01:06on est hyper privilégié.
01:01:06On a un cinéma
01:01:07à chaque coin de rue,
01:01:08mais ce n'est pas du tout
01:01:09le cas de la plupart
01:01:10des territoires.
01:01:11Une sortie cinéma,
01:01:12tout ça pour vous dire
01:01:12qu'une sortie cinéma,
01:01:14avec deux parents,
01:01:15deux enfants,
01:01:16c'est 80 balles.
01:01:19Je ne compte pas
01:01:20le popcorn potentiellement
01:01:21et peut-être le resto
01:01:22à la fin du cinéma
01:01:23parce qu'on est loin
01:01:23de la maison.
01:01:24C'est un coup de 100 balles
01:01:25et 100 balles,
01:01:26il y a plein de familles
01:01:27qui ne peuvent pas
01:01:28se le permettre.
01:01:29Et même une fois par an,
01:01:30c'est compliqué.
01:01:31Donc,
01:01:31s'ils vont une fois par an,
01:01:32c'est une affaire d'État,
01:01:34ça dépend de ce qu'on priorise
01:01:35pour la culture.
01:01:38Et après,
01:01:38ils les emmènent déjà
01:01:39dans les parcs de transaction,
01:01:40on ne va pas en plus
01:01:41les emmèner au cinéma.
01:01:45Et d'ailleurs,
01:01:46parce que je ne l'ai pas
01:01:46dans ce papier-là,
01:01:47mais je crois qu'à un moment,
01:01:49je crois que ce n'est pas
01:01:49dans ce papier-là,
01:01:50mais à un moment,
01:01:50ils disaient aussi,
01:01:52je ne vous laisserai pas dire
01:01:53que je me fiche de la culture
01:01:55parce que je finance
01:01:55le musée Matisse.
01:01:58Mais le musée Matisse,
01:01:59ce n'est pas tout à fait
01:01:59le même public.
01:02:00Donc,
01:02:01du coup,
01:02:01je suis dans plein de cambrousse.
01:02:02Eh bien,
01:02:02ça ne m'avance pas,
01:02:03mais du coup,
01:02:04très bien.
01:02:05typiquement,
01:02:06dans les milieux ruraux,
01:02:07tu as raison de le dire,
01:02:08il n'y a pas de cinéma
01:02:08de quartier,
01:02:09il n'y a pas de cinéma
01:02:10de village,
01:02:11ça ne existe plus
01:02:12si jamais il y en a eu déjà.
01:02:13Et oui,
01:02:14tu dois faire de la route.
01:02:15Et donc,
01:02:16c'est un investissement
01:02:17conséquent.
01:02:17Et si tu dois y aller
01:02:18avec ta famille,
01:02:19avec des enfants,
01:02:19c'est encore plus conséquent.
01:02:23Et donc,
01:02:24ce dispositif,
01:02:24il est super intéressant
01:02:25parce que ce n'est pas juste
01:02:26emmener les enfants
01:02:26voir Avengers,
01:02:28en fait.
01:02:28D'ailleurs,
01:02:29ce n'est pas ça,
01:02:29c'est faire des sorties scolaires
01:02:33avec un but pédagogique.
01:02:34Et moi,
01:02:35je m'en discutais
01:02:35avec un de mes collègues,
01:02:36Florent,
01:02:37qui a déjà été assez
01:02:38en antenne,
01:02:39qui disait qu'il avait vu
01:02:41au lycée,
01:02:42je crois,
01:02:42il avait vu Blue Velvet,
01:02:43David Lynch,
01:02:44tu vois,
01:02:44il avait découvert ça.
01:02:45Et ce n'est pas juste
01:02:45aller voir des films.
01:02:46Déjà,
01:02:47c'est accès à des films
01:02:47que tu ne vois pas forcément
01:02:48avec tes parents,
01:02:49que tu ne vois pas forcément
01:02:49en salle parce qu'ils ne sont
01:02:50juste pas distribués
01:02:52habituellement.
01:02:53Tu as accès à ces grands films-là
01:02:56en salle.
01:02:56il y a quelqu'un qui cite,
01:02:58tu vois,
01:02:58il y a une prof qui cite
01:02:59« L'André,
01:03:00on a vu Premier Contact
01:03:01de Denis Villeneuve,
01:03:03pre-parenthèse,
01:03:04chef d'œuvre,
01:03:04si vous ne l'avez pas vu,
01:03:05Chantant sous la pluie,
01:03:06un classique,
01:03:07et Mookshin,
01:03:07un film malaisien moins connu. »
01:03:09Là,
01:03:09il y a du pluralisme,
01:03:10il y a du cinéphélique,
01:03:11il y a du blockbuster,
01:03:12il y a du film
01:03:14hollywoodien classique,
01:03:15il y a des films
01:03:16que plein de gens
01:03:17ne pourraient pas voir
01:03:18parce que c'est des films
01:03:19plus niches,
01:03:19de pays étrangers.
01:03:21Cette année,
01:03:22chez nous,
01:03:22le programme,
01:03:22c'est Tati Hitchcock,
01:03:23Peter Weir.
01:03:24Bah voilà.
01:03:25Ou ailleurs,
01:03:25je ne sais jamais
01:03:25comment ça se prend.
01:03:27Non mais voilà,
01:03:27en fait,
01:03:28c'est juste une question
01:03:28de est-ce qu'on considère
01:03:30que le collège
01:03:31et le lycée
01:03:32doivent être des vecteurs
01:03:33de découvertes culturelles,
01:03:35là en l'occurrence
01:03:36de la cinéphilie,
01:03:38et qu'on doit soutenir ça
01:03:39en fait.
01:03:39Et que si on ne le fait pas,
01:03:41encore une fois,
01:03:42on n'est pas tous égaux
01:03:42devant le cinéma,
01:03:43ça coûte cher,
01:03:45on n'est pas tous
01:03:47assez accessibles.
01:03:50Donc,
01:03:50en gros,
01:03:51ce qu'ils disent,
01:03:51c'est qu'ils renvoient
01:03:52tout le monde
01:03:52à des merdés-vous
01:03:52et que le cinéma,
01:03:53ce n'est pas essentiel.
01:03:54Après,
01:03:55on comprend qu'il y a
01:03:55des contraintes de budget,
01:03:56mais enfin,
01:03:57c'est un choix politique.
01:03:58En gros,
01:03:59le cinéma,
01:03:59ce n'est pas important.
01:04:01Voilà.
01:04:02Moi,
01:04:02personnellement,
01:04:02je voulais vous en parler
01:04:03parce que
01:04:04une revue presse,
01:04:05c'est toujours un peu
01:04:06perso aussi.
01:04:08Moi,
01:04:08je n'ai pas fait
01:04:09ce dispositif-là,
01:04:09mais par contre,
01:04:10c'est la question du cinéma
01:04:11et de l'accès au cinéma
01:04:13et du prix du cinéma,
01:04:14c'est un sujet
01:04:14qui me touche beaucoup
01:04:17parce que je suis très cinéphile
01:04:18et ça m'attriste
01:04:21d'autant plus
01:04:21de voir que
01:04:22plein de gens
01:04:22n'y ont pas accès,
01:04:24des gens qui voudraient y aller
01:04:25n'y ont pas accès.
01:04:27il y a pas mal
01:04:27de témoignages
01:04:27dans notre chat
01:04:28et quelqu'un qui dit,
01:04:29donc Golgoth dit
01:04:30moi,
01:04:30je suis en Ile-de-France
01:04:31près de Rétigny
01:04:31pour aller au cinéma.
01:04:32Le cinéma de la ville
01:04:33a fermé,
01:04:33je dois aller dans
01:04:34un grand cinéma
01:04:34à Juvisy ou Paris,
01:04:35donc c'est transport
01:04:37à 5-10 balles
01:04:37par personne à l'air tour,
01:04:38plus le prix du ciné,
01:04:39plus genre un coca,
01:04:40ça fait pas
01:04:41de la petite soirée gratos
01:04:42complètement.
01:04:45Quelqu'un d'autre,
01:04:45donc,
01:04:45ce Brad Lev,
01:04:46dit,
01:04:47j'ai la chance
01:04:47d'avoir dans ma ville
01:04:48à côté de Lyon
01:04:48un cinéma municipal
01:04:49avec des places à 6 euros,
01:04:51voire 4,30 euros.
01:04:52La sélection de films
01:04:53est réduite,
01:04:54et bien,
01:04:54c'est bien quand même.
01:04:55Ouais,
01:04:55mais en fait,
01:04:56c'est complètement la loterie.
01:04:58Si t'as une offre
01:04:58de ciné pas cher,
01:05:00un peu à RDC
01:05:01ou au cinéma indé,
01:05:02c'est cool,
01:05:03mais plein de gens
01:05:04n'en ont pas.
01:05:04Et je rappelle,
01:05:05parce que là,
01:05:05il dit,
01:05:06une fois par an,
01:05:06est-ce que c'est grave ?
01:05:07En fait,
01:05:07la moyenne de séances
01:05:09par français,
01:05:10et les français
01:05:11vont beaucoup au cinéma
01:05:11par rapport à d'autres pays,
01:05:13c'est,
01:05:14je crois que c'est 1,
01:05:151,5.
01:05:16Je crois que c'est
01:05:16un film et demi par an,
01:05:18ou deux,
01:05:18je sais plus.
01:05:18Enfin,
01:05:19j'ai plus le chiffre en thèse,
01:05:19mais en gros,
01:05:20c'est pas plus que ça.
01:05:22Et il y a une minorité
01:05:23de français
01:05:23qui va très souvent au cinéma
01:05:25et qui a des cartes
01:05:27d'abonnement souvent
01:05:28et qui va plusieurs fois
01:05:29par semaine,
01:05:30plusieurs fois par mois.
01:05:31Et la plupart des gens,
01:05:32en fait,
01:05:32ils vont entre une et deux fois.
01:05:35Parce qu'encore une fois,
01:05:36c'est un investissement.
01:05:37Voilà,
01:05:38je voulais vous parler de ça.
01:05:38Donc là,
01:05:39c'est que dans le Nord,
01:05:39mais c'est un exemple
01:05:41quand même
01:05:42de ce que l'austérité
01:05:47dont on a parlé juste avant,
01:05:48les cures d'austérité
01:05:51infligeées,
01:05:51notamment en collectivité locale,
01:05:52ont comme conséquence
01:05:54pour l'accès à la culture
01:05:55des gamins,
01:05:56en l'occurrence.
01:05:57Parce que le budget,
01:05:58c'est pas juste des chiffres.
01:05:59Je pense que vous le savez,
01:05:59mais c'est bien de le rappeler.
01:06:03Et peut-être pour terminer,
01:06:06je voulais vous parler de...
01:06:08Du coup,
01:06:08c'est une sortie de ciné,
01:06:09mais c'est pas tant
01:06:09pour vous parler du film,
01:06:10un petit peu,
01:06:11mais pas pour vous parler du film
01:06:11que de l'histoire
01:06:12qu'il y a derrière.
01:06:13Et c'était la une de Libé
01:06:15hier.
01:06:16Hop,
01:06:16je vous la mets.
01:06:18Alors,
01:06:18j'ai pas la une,
01:06:19mais j'ai le sujet
01:06:20qui faisait la une.
01:06:24Donc,
01:06:24demain,
01:06:24enfin non,
01:06:25aujourd'hui,
01:06:25pardon,
01:06:25aujourd'hui sort,
01:06:26on est 9 octobre,
01:06:27donc aujourd'hui sort en salle
01:06:29l'histoire de Suleymane,
01:06:32un film,
01:06:32donc,
01:06:34qui a été primé à Cannes
01:06:36dans la sélection
01:06:37Un certain regard
01:06:37pour être tout à fait précis.
01:06:39Pourquoi je vous parle de ce film ?
01:06:40Parce que je pense que c'est un film
01:06:41que vous voyez
01:06:42si vous avez l'occasion de le faire.
01:06:43Et encore une fois,
01:06:44si vous avez un cinéma
01:06:44qui le diffuse à côté,
01:06:45ce qui n'est pas une évidence non plus.
01:06:48C'est un film
01:06:48qui raconte le quotidien
01:06:50d'un livreur,
01:06:52d'un livreur
01:06:55VTC
01:06:57à Paris,
01:06:58donc des Livroux,
01:06:59sans papier.
01:07:01Et en fait,
01:07:02c'est un film
01:07:02qui est assez vertigineux,
01:07:04je trouve,
01:07:05qui est vraiment passionnant.
01:07:06En gros,
01:07:07donc,
01:07:07il est guinéen,
01:07:08il a son rendez-vous,
01:07:11alors quelqu'un dit,
01:07:12je ne sais pas si vous avez vu
01:07:13la réaction de Fogel,
01:07:14je ne l'avais pas vu,
01:07:14donc tu vois,
01:07:15il a été outré
01:07:16qu'on invite un OQTF
01:07:17à la télé.
01:07:18Et bé.
01:07:20Oui,
01:07:20parce que,
01:07:21en gros,
01:07:22à bout son garé,
01:07:25l'acteur,
01:07:25alors d'ailleurs,
01:07:26je vous parlais du film d'abord,
01:07:26le film raconte l'histoire
01:07:27de ce livreur à vélo
01:07:31guinéen sans papier
01:07:32qui a bientôt son rendez-vous
01:07:34à l'OFRA
01:07:35pour avoir potentiellement
01:07:37ses papiers
01:07:38et en attendant,
01:07:39il travaille,
01:07:40mais quand on n'a pas de papier,
01:07:41on ne peut pas travailler normalement,
01:07:42donc il a un compte
01:07:44des livreurs
01:07:44qui a été filé
01:07:45par un autre guinéen
01:07:46qui lui a réussi
01:07:46à avoir ses papiers,
01:07:47donc il le loue,
01:07:48donc il loue son compte
01:07:49des livreurs
01:07:49et c'est le cas
01:07:50de beaucoup,
01:07:51beaucoup de livreurs
01:07:52à vélo à Paris,
01:07:53et pas que à Paris d'ailleurs,
01:07:54mais en l'occurrence
01:07:55c'est à Paris,
01:07:56et on le suit
01:07:57dans ce quotidien
01:07:58où en fait,
01:07:59il est tout le temps
01:07:59dans le montage
01:08:01et dans la façon
01:08:01dont c'est filmé
01:08:02et c'est l'enfer
01:08:02urbain parisien
01:08:03à l'heure de pointe,
01:08:05c'est en fait
01:08:05à peur pour lui
01:08:06parce que tu sais
01:08:06s'il pète son vélo,
01:08:07il ne pourra plus travailler,
01:08:08s'il pète son téléphone,
01:08:09c'est mort,
01:08:10si l'application ne marche plus
01:08:11ou si quelqu'un le choppe
01:08:12avec un compte sous-loué
01:08:13du coup,
01:08:14enfin loué,
01:08:15et on voit que ce n'est pas lui
01:08:16et que du coup
01:08:17il n'a pas le droit
01:08:17de travailler,
01:08:18il va finir en garde-have,
01:08:21tu le suis
01:08:22parce qu'il doit trouver
01:08:23des hébergements
01:08:23de urgence tous les soirs
01:08:24et appeler tous les jours
01:08:25pour récupérer une chambre
01:08:26le soir
01:08:26pour être sûr
01:08:27de pouvoir dormir
01:08:27pas sous les ponts.
01:08:29C'est un film
01:08:32absolument bouleversant,
01:08:34vertigineux
01:08:34sur la question,
01:08:35un thriller social
01:08:35vraiment terrible
01:08:36sur la question
01:08:39je ne vais pas dire
01:08:39esclavage moderne
01:08:40mais de cette ultra précaria
01:08:42qu'est la livraison à vélo
01:08:45à Paris
01:08:48et du coup
01:08:50ce qui est hyper intéressant
01:08:51c'est ça que je voulais vous montrer
01:08:52avec le papier de Libé
01:08:53c'est que
01:08:54l'acteur
01:08:54qui joue
01:08:56le personnage principal
01:08:57donc Suleyman
01:08:58elle s'appelle
01:08:59en vrai Abou Sangaré
01:09:00et Abou Sangaré
01:09:01est un acteur sans papier
01:09:03menacé d'expulsion
01:09:05et
01:09:07donc en fait
01:09:09lui il n'est pas
01:09:10livreur à vélo à Paris
01:09:10mais il bosse
01:09:13à Amiens
01:09:15dans une entreprise locale
01:09:16il a un bac pro
01:09:17mécanique poilou
01:09:18on l'a vu ici
01:09:20et
01:09:20vous voyez dans le paragraphe
01:09:22là
01:09:22je vous lis
01:09:23plébiscité
01:09:24félicité
01:09:24le jeune homme d'origine guinéenne
01:09:25est ensuite retourné à Amiens
01:09:26donc après Cannes
01:09:27est ensuite retourné à Amiens
01:09:28où il vit depuis 7 ans
01:09:29bac pro mécanique poilou en poche
01:09:31une promesse de CDI
01:09:32dans une entreprise locale
01:09:33en suspens
01:09:33faute de l'obtention de papiers
01:09:35en bonne et due forme
01:09:35trois demandes de régularisation
01:09:37et trois refus
01:09:382019
01:09:392021
01:09:392023
01:09:40parce qu'il n'a pas de visa étudiant
01:09:42pour pouvoir entrer en apprentissage
01:09:43ou en alternance
01:09:44en alternance pardon
01:09:45ou pour la dernière en date
01:09:47parce qu'il ne peut prouver
01:09:48d'expérience dans sa branche
01:09:49comme le dit
01:09:50Sibylle Luperce
01:09:51du réseau
01:09:51éducation sans frontières
01:09:52qui le connaît depuis son arrivée
01:09:53en Picardie
01:09:54en dépit du souhait de l'entreprise
01:09:56de continuer à le former
01:09:57dans le cadre d'un vrai CDI
01:09:58dans un secteur
01:09:58où ils ont du mal à embaucher
01:09:59en plus
01:10:00qu'il faille en dépit du diplôme
01:10:02avancer une ancienneté
01:10:03peut surprendre
01:10:03ces jeunes perdent beaucoup de temps
01:10:04et les chefs d'entreprise
01:10:05ne comprennent pas
01:10:08donc ça qui est hyper intéressant
01:10:09c'est que le gars nourrit
01:10:10complètement son rôle
01:10:11de son expérience personnelle
01:10:12puisque
01:10:13notamment
01:10:13le background du personnage
01:10:15est hyper basé
01:10:16mais complètement basé
01:10:17sur ce qu'il a vraiment
01:10:18vécu
01:10:18sur ses conditions de départ
01:10:20et non
01:10:20une promesse d'embauche
01:10:21c'est tout le problème
01:10:23et là
01:10:23comme dit
01:10:25Sibylle Luperce
01:10:26c'est autant problématique
01:10:27pour
01:10:29pour le
01:10:31pour le
01:10:32pour l'employé
01:10:33que l'employeur
01:10:33l'employeur aussi
01:10:35préféré pouvoir faire
01:10:36un CDI
01:10:39quelqu'un me demande
01:10:40si
01:10:40bonjour
01:10:41est-ce que Ruffin
01:10:41a dit un truc là-dessus
01:10:42vu que c'est sa chère Picardie
01:10:44bon pas regarder
01:10:45je vais faire la recherche
01:10:46devant vous
01:10:46parce que je n'aurais
01:10:47aucune idée
01:10:47j'ai pas vu
01:10:48mais regardez
01:10:57oui
01:10:58apparemment
01:11:00en plus
01:11:01c'est dans le
01:11:01c'est dans le papier
01:11:02le Dumas
01:11:03et je vais mettre
01:11:04en abo
01:11:04c'est super
01:11:08c'est là
01:11:09vous voyez
01:11:09que j'ai
01:11:10oublié
01:11:10un paramètre
01:11:11hyper important
01:11:11avant de lancer
01:11:12cette revue de presse
01:11:13c'est de me connecter
01:11:14à mon compte
01:11:14d'humanité
01:11:14c'est terrible
01:11:16mais en gros
01:11:16de ce que je vois
01:11:17oui Ruffin
01:11:18a
01:11:18Ruffin
01:11:19été contacté
01:11:21c'est aussi
01:11:22abo
01:11:22sur la nouvelle house
01:11:23on est bien
01:11:24mais oui
01:11:25visiblement
01:11:25pour te répondre
01:11:25François Ruffin
01:11:26a été contacté
01:11:27par le réalisateur
01:11:28d'ailleurs
01:11:28on vous a envoyé
01:11:28le lien
01:11:29du l'entretien
01:11:31de
01:11:33il va falloir
01:11:33que le PC stream
01:11:34soit permis
01:11:34à connecter à l'UMA
01:11:35oui oui
01:11:35complètement
01:11:36non mais oui
01:11:36on apprend
01:11:37c'est la première
01:11:38revue de presse
01:11:38on apprend des erreurs aussi
01:11:40la prochaine fois
01:11:40ce sera fait
01:11:42j'ai pensé
01:11:43à me connecter
01:11:43à l'IB
01:11:43mais pas à l'UMA
01:11:44c'est quand même terrible
01:11:45je vais me faire virer
01:11:45je pense
01:11:48donc voilà
01:11:50et c'est hyper intéressant
01:11:51ce qu'il raconte
01:11:51parce que
01:11:53parce qu'en même temps
01:11:53il raconte
01:11:54un peu
01:11:55la dissonance terrible
01:11:56d'être à
01:11:58d'être à
01:11:59d'être à
01:12:00Cannes
01:12:00alors qu'il avait
01:12:01jamais voulu
01:12:01enfin il était un peu
01:12:02cassé de mer sauvage
01:12:03et
01:12:03ah bah super
01:12:04on a l'extrait là
01:12:05dans le chat
01:12:06merci
01:12:06il y a des gens
01:12:07qui sont abonnés
01:12:07en régie
01:12:08ça c'est génial
01:12:11et voilà
01:12:12donc il raconte
01:12:12l'angoisse
01:12:14de Cannes
01:12:15d'un milieu
01:12:16qui est pas du tout
01:12:16le milieu
01:12:17vous imaginez
01:12:17qu'il fréquente
01:12:18habituellement
01:12:19et que finalement
01:12:20ça se suit bien bien passé
01:12:21l'accueil était cool
01:12:24il y a une phrase
01:12:25qui est pas mal aussi
01:12:26donc il parle du film
01:12:28il dit
01:12:28un monsieur m'a écrit
01:12:29l'autre jour
01:12:29qu'il n'avait pas
01:12:30jamais pleuré comme ça
01:12:31au cinéma depuis 20 ans
01:12:32ça veut dire
01:12:32qu'on a su toucher
01:12:33quelque chose
01:12:34c'est aussi pour cette raison
01:12:35que le projet me plaisait
01:12:36les migrants
01:12:36laissant en papier comme moi
01:12:37on est dans une vie floue
01:12:38on existe
01:12:38on bosse
01:12:39mais comme dans une réalité parallèle
01:12:41le film montre des humains
01:12:42avec tout un tas de problèmes
01:12:43à régler
01:12:43des galères pas possibles
01:12:44et les gens sentent
01:12:45que c'est vrai
01:12:45alors que sinon
01:12:46c'est juste des mecs
01:12:46sur une appli
01:12:47sous une capuche
01:12:48tu donnes ton code
01:12:49tu prends ta bouffe
01:12:50t'existes à peine
01:12:52ouais
01:12:52et je pense que c'est pas mal
01:12:53d'avoir ce témoignage là aussi
01:12:55de
01:12:56de
01:12:57de
01:12:57de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58de
01:12:58qui voit ça
01:12:59à l'intérieur
01:13:03il rappelle que
01:13:03il rappelle que
01:13:04qu'à la base
01:13:05le cinéma
01:13:06l'intéressait pas
01:13:08qu'il a dû apprendre
01:13:09du coup
01:13:10à faire l'ivoire
01:13:10parce que lui
01:13:11il avait pas fait l'ivoire
01:13:11pour le coup
01:13:12comme boulot
01:13:12je lui ai dit
01:13:12il avait un bac pro mécanique
01:13:16donc voilà
01:13:16il raconte
01:13:17il raconte un peu
01:13:18comment il s'est
01:13:20et oui
01:13:20c'est ça que je lui ai montré
01:13:21il raconte comment
01:13:22il est arrivé là
01:13:23donc je vous
01:13:25c'est une histoire
01:13:25qu'on retrouve dans le film
01:13:26par ailleurs
01:13:27il dit donc
01:13:28comment vous êtes arrivé
01:13:28de la question de libération
01:13:30comment êtes-vous arrivé
01:13:30de Guinée en France
01:13:31ma mère est très très malade
01:13:32ce n'est pas une maladie
01:13:33où il suffit d'aller à l'hôpital
01:13:34pour changer les symptômes
01:13:35c'est une maladie mentale
01:13:36il faut être à ses côtés
01:13:38quand ma grand-sœur s'est mariée
01:13:39je me suis retrouvé responsable
01:13:40de ma mère
01:13:40et de ma petite sœur
01:13:41on est à Sinko
01:13:42dans le sud-est du pays
01:13:43dans une petite exploitation agricole
01:13:44il faut s'occuper des bêtes
01:13:45aller au champ
01:13:45gagner de l'argent
01:13:46en faisant le saisonnier
01:13:47c'est compliqué
01:13:48les amis m'ont incité
01:13:49à tenter ma chance en Algérie
01:13:51on cherchait de la main d'oeuvre
01:13:52et on pouvait gagner plus d'argent
01:13:54je saute un peu
01:13:54je suis resté trois mois en Algérie
01:13:55dans les sud
01:13:56il fallait se réveiller à 4h du matin
01:13:57attendre la nuit dans les rues
01:13:58que les patrons viennent te chercher
01:13:59il y en a qui te prennent
01:14:00pour la journée
01:14:01ou une semaine
01:14:02parfois on te dit
01:14:02après avoir fait tout le boulot
01:14:03tu dégages
01:14:04s'ils ne te payent pas
01:14:05tu peux rien dire
01:14:06j'ai hésité à rentrer en Guinée
01:14:07mais on était plusieurs jeunes
01:14:08et on est passé en Libye
01:14:09où c'est devenu vraiment dangereux
01:14:10j'ai passé deux semaines en prison là-bas
01:14:12sous la menace des gardiens
01:14:13qui voulaient me rançonner
01:14:14j'ai donné tout ce que j'avais
01:14:15et j'ai fini dans un canot
01:14:17pneumatique
01:14:17avec plus de 120 personnes à bord
01:14:19direction l'Italie
01:14:20donc des histoires
01:14:21comme celle de Abu Sangari
01:14:22il y en a malheureusement des milliers
01:14:23mais voilà
01:14:24c'est souvent le même
01:14:28le même
01:14:28le même cursus
01:14:30c'est
01:14:31c'est
01:14:34traverser la Méditerranée
01:14:35par la Libye
01:14:36passer par l'Italie
01:14:37probablement
01:14:37Lampedusa
01:14:38et puis après
01:14:39aller dans un des pays européens
01:14:41qui veut bien l'accueillir
01:14:42et donc lui
01:14:42il arrive à Amiens
01:14:44et
01:14:47et voilà
01:14:47puis à la fin
01:14:48on lui demande
01:14:48s'il veut encore
01:14:49faire du cinéma
01:14:50il dit
01:14:50ça me plaît
01:14:50mais ce n'est pas un rêve
01:14:51mon rêve
01:14:51c'est de rendre à tous les gens
01:14:52d'Amiens
01:14:52au moins une partie
01:14:53de ce qu'ils m'ont donné
01:14:54c'est de pouvoir rentrer
01:14:54dans l'entreprise
01:14:55qui me propose du travail
01:14:57et je vais juste
01:14:58en direct
01:14:58boire de l'eau
01:15:00en seconde
01:15:01parce que j'ai un peu
01:15:01mal à la gorge
01:15:05c'est de l'eau
01:15:05je vous rassure
01:15:08voilà
01:15:08donc c'est
01:15:09ouais je vous conseille
01:15:10fortement
01:15:10ce film
01:15:13parce que vraiment
01:15:14c'est
01:15:14c'est quand même
01:15:15un sujet hyper important
01:15:16la question
01:15:16enfin je ne sais pas
01:15:17si c'est votre cas
01:15:18mais on a tous
01:15:18je pense qu'on a tous
01:15:19un jour
01:15:20commandé
01:15:22sur une appli de livraison
01:15:23genre Uber Eats
01:15:24ou un truc comme ça
01:15:25et en fait
01:15:25c'est un
01:15:27ce sont des applications
01:15:28qui déshumanisent
01:15:29c'est à dire que
01:15:31l'idée c'est que
01:15:31vous n'ayez aucun contact
01:15:33avec la personne qui le livre
01:15:34vous voyez 5 secondes
01:15:37quelqu'un dit
01:15:38et surtout
01:15:38Abou cherchait surtout
01:15:39à gagner de l'argent
01:15:40pas à profiter du système
01:15:41contrairement à ce que
01:15:42la droite dit
01:15:42ben oui bien sûr
01:15:43il cherchait à s'insérer
01:15:43dans la société
01:15:44en fait
01:15:44d'avoir un travail
01:15:45et un salaire
01:15:46etc
01:15:48et voilà
01:15:49et je vous conseille
01:15:51bon c'est de l'auto
01:15:52là c'est vraiment
01:15:53de l'auto promo
01:15:53et honté
01:15:54parce que c'est un sujet
01:15:55que j'ai fait moi
01:15:56sur le même thème
01:15:56de la migration
01:15:57et de l'exploitation
01:15:59des migrants
01:16:02donc de l'ubérisation
01:16:03je vous conseille
01:16:03je vais faire la recherche
01:16:04en même temps
01:16:05mais
01:16:07je vous conseille
01:16:07un livre
01:16:08qui est sorti
01:16:08et en fait
01:16:09j'ai écrit
01:16:10sur son outrice
01:16:11et son sujet
01:16:13qui s'appelle
01:16:13l'Odyssée d'Abdoul
01:16:15qui est sorti
01:16:15en début du mois
01:16:16je crois
01:16:18et qui
01:16:20raconte
01:16:21le
01:16:22hop
01:16:23que je vous le mette
01:16:26ouais ça
01:16:26je vous conseille
01:16:27ce sujet là
01:16:28du coup c'est moi
01:16:29qui le signe
01:16:29donc je suis vraiment
01:16:30en train de dire
01:16:30prenez vraiment
01:16:31un super article de moi
01:16:33vraiment de manière
01:16:33totalement éhontée
01:16:34pardon pour ça
01:16:35non mais vraiment
01:16:36je ne sais pas pour
01:16:36en soi pour l'article
01:16:38mais vraiment
01:16:38c'est pour le livre
01:16:39c'est donc Audrey Millet
01:16:41qui est historienne de la mode
01:16:41et qui
01:16:43et qui
01:16:44a rencontré
01:16:46elle
01:16:46un de ses sujets de recherche
01:16:47c'est Prato
01:16:48Prato c'est une ville
01:16:49une des capitaux du textile
01:16:51en Italie
01:16:51donc un peu à côté de Florence
01:16:53et Prato
01:16:54c'est beaucoup d'ateliers
01:16:56textiles
01:16:56notamment
01:16:57semi-clandestins
01:16:58et souvent
01:16:58les propriétaires
01:17:00sont chinois
01:17:01et il y a plein de migrants
01:17:02qui travaillent là-bas
01:17:03au black
01:17:04et donc elle
01:17:05elle fait des sujets
01:17:06sur
01:17:06sur
01:17:07voilà
01:17:07le Prato
01:17:08l'histoire de Prato
01:17:08etc etc
01:17:09et elle rencontre
01:17:10cet tibouarien
01:17:11qui s'appelle Abdoul
01:17:12et ils se croisent
01:17:13et ils commencent
01:17:14à lier contact
01:17:15à devenir ami
01:17:16et en fait
01:17:17ils en font un livre
01:17:17où en fait
01:17:18à la base
01:17:19elle voulait qu'il lui raconte
01:17:19son quotidien
01:17:20de travailleurs sans papier
01:17:22dans les ateliers italiens
01:17:23de Prato
01:17:24et en fait
01:17:25très vite
01:17:25le livre
01:17:26ça raconte pas que ça
01:17:27ça raconte
01:17:27toute la vie d'Abdoul
01:17:29parce qu'évidemment
01:17:29si Abdoul est là
01:17:30c'est pas pour rien
01:17:31et en fait Abdoul
01:17:32il a traversé
01:17:33l'enfer quoi
01:17:34c'est à dire qu'il est parti
01:17:34de Côte d'Ivoire
01:17:35il est passé par le Burkina
01:17:36en fait à la base
01:17:37il voulait juste aller au Burkina
01:17:37pour faire du travail
01:17:39il n'y a pas de travail au Burkina
01:17:40donc il y a des passeurs
01:17:41qui l'ont convaincu
01:17:41d'aller plus loin
01:17:42au Niger
01:17:42au Niger
01:17:43toujours pas de travail
01:17:44donc il traverse le désert
01:17:46jusqu'à la Libye
01:17:47Libye
01:17:48c'est capturé par les milices
01:17:51qui prospèrent
01:17:51dans le sud de la Libye
01:17:52depuis la chute de Kadhafi
01:17:55dans le chaos total
01:17:57qu'est la Libye
01:17:57depuis que Kadhafi est tombé
01:18:00c'est un nom d'état
01:18:02quasiment la Libye
01:18:02donc il se fait capturer là-bas
01:18:04il est révu en esclavage
01:18:05là-bas
01:18:05pendant plus d'une année
01:18:07finalement il arrive à sortir
01:18:09ensuite il arrive à Tripoli
01:18:10et Tripoli prend un bateau
01:18:11il traverse la Méditerranée
01:18:12et après Lampedusa
01:18:14etc. jusqu'à Prato
01:18:15et vraiment je vous conseille
01:18:16de cet ouvrage
01:18:17parce que c'est
01:18:18c'est donc
01:18:19c'est Abdoul qui raconte
01:18:20toute son histoire
01:18:20c'est Audrey qui l'écrit
01:18:21en gros
01:18:21et qui recoupe
01:18:23avec plein de sources
01:18:24pour montrer qu'évidemment
01:18:25Abdoul n'est pas seul
01:18:27des histoires d'Aboul
01:18:28il y en a plein
01:18:29donc elle recoupe
01:18:30avec plein d'éléments
01:18:30d'Amnistie internationale
01:18:31etc. etc.
01:18:33voilà je vous conseille
01:18:34fortement là-dessus
01:18:34ça dialogue pas bien
01:18:35avec l'histoire de Suleyman
01:18:39parce que c'est le même sujet
01:18:41c'est en fait
01:18:41des gens qui ont traversé
01:18:42l'enfer
01:18:43la Méditerranée etc.
01:18:45dans des conditions
01:18:45ultra précaires
01:18:48pour
01:18:49à la fin
01:18:51être
01:18:53le sous-prolétariat
01:18:55de l'Occident
01:18:55c'est-à-dire
01:18:56les petites mains
01:18:56ubérisées
01:18:57ou les petites mains
01:18:59des ateliers clandestins
01:19:00pour fabriquer
01:19:00des contrefaçons
01:19:01de fringues
01:19:02en l'occurrence
01:19:02pour le cas d'Aboul
01:19:03voilà
01:19:06donc c'est mon conseil
01:19:07quelqu'un dit
01:19:07c'est
01:19:08alors je ne sais pas
01:19:09comment prononcer
01:19:10ton mot de passe
01:19:12les luttes
01:19:12on va dire que c'est
01:19:13les luttes
01:19:15c'est fou d'ailleurs
01:19:16parce que je ne vois jamais
01:19:16passer dans les médias
01:19:17la situation actuelle en Libye
01:19:18c'est vrai que la Libye
01:19:18est complètement passée
01:19:20non mais tu as raison
01:19:21de le dire
01:19:22pour le coup
01:19:23que la Libye
01:19:23est un peu passée
01:19:25en dehors
01:19:26des radars
01:19:26de tout le monde
01:19:27un peu comme le Yémen
01:19:28par ailleurs
01:19:29le Yémen
01:19:29on en a parlé
01:19:30parce que les outils
01:19:30tirés sur Israël
01:19:31mais on parle très peu
01:19:33alors que c'est une catastrophe
01:19:39mais
01:19:39tu me dis comment le prononce
01:19:41mais je ne sais pas
01:19:43Mademoiselle Elut
01:19:43du coup
01:19:44je ne sais pas
01:19:45du coup
01:19:48ouais
01:19:48enfin
01:19:48c'est
01:19:49c'est
01:19:51c'est pas faux
01:19:53ce que tu dis
01:19:53non mais t'as raison
01:19:54de le dire
01:19:55mais
01:19:56souvent il y a
01:19:57il y a
01:19:57il y a
01:19:59il y a plein de pays
01:20:01qui passent hors radar
01:20:02comme ça
01:20:02parce qu'on passe
01:20:03d'une équité à l'autre
01:20:03par exemple
01:20:05quand t'as le conflit ukrainien
01:20:06le conflit à Gaza
01:20:07qui se prend énormément
01:20:09d'énergie dans les rédactions
01:20:10t'as des pays
01:20:11qui sont du coup
01:20:12qui deviennent secondaires
01:20:13c'est terrible de dire comme ça
01:20:14mais dans le traitement
01:20:15dans l'hérarchie de l'information
01:20:16et la Libye
01:20:17c'est vrai que
01:20:18c'est complètement désinvesti
01:20:19alors que c'est toujours la merde
01:20:21que c'est un
01:20:22que le sud du pays
01:20:24c'est un
01:20:25oui
01:20:25il y a des camps d'esclaves
01:20:27en Libye en fait
01:20:29et bref
01:20:30c'est un sujet
01:20:31qu'il faut qu'on réinvestisse tous
01:20:32tu as bien raison de le dire
01:20:34voilà
01:20:36moi j'ai fait le tour
01:20:37d'un peu
01:20:37tout ce que je voulais vous raconter
01:20:39aujourd'hui
01:20:39on est sur
01:20:40ça fait 1h20
01:20:41qu'on est ensemble à peu près
01:20:42est-ce que vous avez des questions
01:20:44est-ce que ça vous paraît
01:20:47ça vous paraît
01:20:48est-ce que vous avez apprécié
01:20:49déjà ce moment
01:20:49est-ce que ça vous a paru utile
01:20:50cette petite revue de presse
01:20:52qu'on s'est fait ensemble là
01:20:54évidemment on n'a pas
01:20:55il y a peut-être des sujets
01:20:55que vous auriez aimé
01:20:56qu'on aborde
01:20:57et on ne les a pas abordés
01:20:58mais c'est un peu le jeu
01:20:59de toute façon on n'est pas exhaustif
01:21:00on ne peut pas l'être
01:21:00sinon il faudrait être en live
01:21:02il faudrait être en live en permanence
01:21:04mais voilà
01:21:04j'espère que ça vous a plu
01:21:06j'ai essayé d'avoir des sujets
01:21:07un peu variés
01:21:08d'avoir les sujets un peu chaud
01:21:10la censure
01:21:11Israël
01:21:12enfin la question de
01:21:13la question de la livraison
01:21:14d'armes Israël pardon
01:21:15d'avoir des sujets un peu plus
01:21:16un peu plus
01:21:17un peu plus
01:21:18un peu plus ciné
01:21:19un peu plus culture
01:21:20mais en même temps rattaché
01:21:20à la question sociale
01:21:21et puis
01:21:22et puis
01:21:23et puis
01:21:24ne vous oubliez pas de repérer
01:21:25le
01:21:26de regarder l'Institut Montagne
01:21:27les pages éco des Figaro
01:21:29parce que
01:21:29les dingueries à venir
01:21:30sont déjà dans leur page
01:21:33et bah écoutez
01:21:34si c'est bon pour vous
01:21:35et qu'on est tous heureux
01:21:36on va se quitter
01:21:37vos amis
01:21:38est-ce que ça vous va
01:21:40merci c'est cool
01:21:40informeur rapide
01:21:41bah écoute
01:21:42si ça vous a plu
01:21:43j'en suis super heureux
01:21:45j'ai un message à envoyer
01:21:46à propos de la mort
01:21:46de Michel Blanc
01:21:48je fais un truc à creuser
01:21:49sur l'hôpital
01:21:49j'envoie à quelle adresse
01:21:52bonne question
01:21:52je pense qu'on va
01:21:53t'envoyer une adresse
01:21:54dans le chat
01:21:55peut-être
01:21:58une adresse
01:22:00humain du coup
01:22:00tu veux
01:22:01c'est un mail humain
01:22:02tu veux
01:22:04bref
01:22:04on va t'envoyer un truc
01:22:05dans le chat
01:22:05je pense
01:22:08sinon
01:22:08il y a des adresses humain
01:22:10où tu peux nous contacter
01:22:12voilà
01:22:12ça tu viens de le recevoir
01:22:14et bah super
01:22:15et bah écoutez
01:22:15merci à tous
01:22:16de nous avoir suivis
01:22:16ce matin
01:22:17à plus tard
01:22:18pour un prochain
01:22:19un prochain Twitch
01:22:22je peux annoncer
01:22:23on m'a dit d'annoncer
01:22:23quelque chose
01:22:23on va raid
01:22:24Clément Victorovitch
01:22:25donc bougez pas
01:22:26on va le raid tout de suite
01:22:27dès que je quitte
01:22:29du coup
01:22:30et bah
01:22:31le prochain rendez-vous
01:22:32bah normalement
01:22:33on essaye de le faire
01:22:35demain 15h
01:22:36le chat est plus arrivé
01:22:37avec moi
01:22:37et puis le prochain rendez-vous
01:22:38au revit près
01:22:38ce sera
01:22:39ce sera dans
01:22:40dans une semaine
01:22:42normalement
01:22:42allez
01:22:42je vous laisse
01:22:43avec Clément Victorovitch
01:22:45salut
01:22:45salut à tous

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