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  • il y a 7 minutes
La motion de censure déposée par LFI et des députés communistes et écologistes a obtenu 271 voix, contre 289 nécessaires. Elle est donc rejetée par l’Assemblée nationale. Le décryptage de nos journalistes Théo Bourrieau et Rachel Garrat-Valcarcel.

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Transcription
00:00Après une nomination, après une démission, une nouvelle nomination, un discours de politique générale,
00:04un accord avec le PS, l'annonce de la suspension des retraites et deux motions de censure,
00:07Sébastien Lecornu et son gouvernement ont survécu à cette motion de censure.
00:11On va évidemment discuter de l'impact, de la suite, de ce que ça veut dire.
00:18Alors, on n'a pas évidemment le vote précis, on ne sait pas pour l'instant qu'il y a
00:23voté.
00:24Non, on ne l'aura pas tout de suite.
00:24Ça viendra dans peut-être une heure.
00:26Parce que ce n'est pas un vote à bulletin secret.
00:28On saura, on pourra dire quel dissident PS, quel est le dissident LR qui a voté la censure.
00:36Donc, la censure n'est pas passée.
00:38Sébastien Lecornu et son gouvernement restent en place.
00:41Qu'est-ce que ça veut dire pour la suite ?
00:43Est-ce que c'est fini à l'année prochaine, en 2027 ?
00:47C'est bon, le gouvernement a passé le cap.
00:51Rien ne se passe jusqu'à 2027.
00:53Non, non, non.
00:55Évidemment, question caricatoire de provoque.
00:56Je ne vous dirai pas, je ne vous prendrai pas pour des idiots ou des idiotes, je n'ai aucune
01:01idée vraiment de ce qui va se passer dans les prochains mois.
01:04Parce que même si on l'a dit, on l'a répété, Sébastien Lecornu a d'autres instruments pour discipliner
01:12le débat parlementaire.
01:15On ne sait d'abord pas s'il va les utiliser.
01:18Et s'il ne les utilise pas, c'est vrai qu'il y a quand même une grande part d
01:25'incertitude.
01:28Je crois qu'il ne faut pas du tout se dire que là, c'est fini, il ne tombera plus
01:32jamais ou c'est fini, il n'y aura plus de dissolution.
01:34Je pense que vraiment, on ne peut pas dire ça du tout.
01:40À cette heure-là, je resterai prudente là-dessus.
01:44Donc la crise de régime qui est évoquée par certains, la crise politique, la crise parlementaire n'est pas derrière
01:50nous, elle n'est pas terminée.
01:51Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité sur le budget.
01:54Je pense qu'il faut vraiment se le dire.
01:56Et je pense que si les socialistes validaient ce budget-là, ça s'appelle un suicide.
02:06Je ne peux pas appeler ça autrement.
02:09Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité sur le budget.
02:12Donc le problème, il a passé une étape, incontestablement, qu'on ne lui voyait pas forcément passer la semaine dernière,
02:21ça c'est vrai.
02:22Mais le chemin, il est encore long.
02:25Je voyais certains éditorialistes, commentateurs, commentatrices de l'actualité dire, en fait, donc là, la censure n'est pas passée.
02:35Mais l'annonce de cette suspension de la réforme de retraite, alors on a déjà discuté de toutes les formes
02:41et toutes les nuances qu'il faut y apporter.
02:43Mais est-ce que c'est une première brèche ouverte chez la Macronie dans laquelle pourrait s'engouffrer la gauche
02:50?
02:51Est-ce que c'est le signe que la Macronie peut finalement faire des compromis et peut entendre le mouvement
02:57social ?
02:59Est-ce que c'est le début de quelque chose ou est-ce que ça n'a été qu'un
03:02drapeau qu'on a agité pour détourner la tension ?
03:06Ça, je vous dirais, on va voir. Brèche, incontestablement. On peut contester le mot de victoire. C'est sûr que
03:14pour l'instant, on pose la question à Boris Velo ce matin.
03:17Pour l'instant, c'est qu'une victoire sur le papier quand même. Brèche, incontestablement. Est-ce qu'il y
03:23a beaucoup de gens qui imaginaient qu'un Premier ministre macronuste puisse dire ça il y a seulement un mois
03:30?
03:30Oui, bien sûr. Franchement, moi-même, je ne le pensais pas. Après, encore une fois, il y a beaucoup de
03:37conditions. Et ce n'est pas non plus un retour.
03:42Ce n'est pas l'abrogation non plus. Ce n'est pas un retour au statu quo hanté. Mais voilà.
03:49Est-ce que ça veut dire qu'ils sont capables de compromis ?
03:51Je pense que ça, la réponse, on va l'avoir dans le débat budgétaire. Est-ce que les macronistes... On
04:00se souvient que l'année dernière, aussi parce qu'il y avait la perspective du 49-3,
04:04les macronistes ont déserté le débat budgétaire. Et c'est un peu pour ça, d'ailleurs, que la gauche avait
04:14réussi à faire passer pas mal d'amendements
04:15et qu'au final, on s'était retrouvé dans un truc assez ubuesque où le budget avait été rejeté, en
04:21première lecture, mais la gauche avait voté pour et les autres contre.
04:25Donc c'était assez étonnant. Là, la question, c'est est-ce que les macronistes vont se mobiliser ? On
04:31n'en sait rien.
04:31Est-ce qu'ils vont être agaillardis en se disant « Ah là, on peut peut-être essayer de forcer
04:36les socialistes à voter un budget dégueulasse ? »
04:40Ou est-ce qu'ils vont être dépités parce qu'ils ont été obligés de lâcher sur leur plus gros
04:44totem ?
04:45Franchement, je ne sais pas vous dire. Je ne sais pas vous dire à cette heure-là. Je pense qu
04:49'on aura la réponse...
04:51En tout cas, dès la semaine prochaine, c'est le débat en commission. Donc on va avoir des réponses assez
04:55vite là-dessus.
04:56Évidemment, on ne va pas faire trop de politique-fiction ensemble, parce qu'il y a quand même beaucoup d
04:59'éléments qui sont encore très floues,
05:01qui nous échappent. Par contre, peut-être que tu peux nous faire un petit point sur les prochaines étapes.
05:05Quels textes vont être étudiés ? C'est quoi les prochaines étapes à l'Assemblée, au Parlement ?
05:10Les prochaines étapes et surtout les prochains moments qu'il va falloir particulièrement scruter, auxquels il va falloir être particulièrement
05:16attentif,
05:16ces prochaines semaines et finalement jusqu'à la fin du mois de décembre. C'est quoi un peu les échéances
05:21importantes qui viennent ces prochaines semaines ?
05:23Alors, je n'ai pas précisément les dates en tête, mais à partir de ce week-end ou de la
05:27semaine prochaine,
05:28vous avez commencé à avoir l'examen en commission du PLF, donc le budget de l'État et du PLFSS,
05:34le budget de la Sécurité sociale.
05:37La commission, ce n'est pas forcément totalement les rapports de force de l'hémicycle,
05:41mais on aura quand même déjà une première indication de « est-ce que les socialistes et la gauche réussissent
05:48à changer relativement en profondeur le budget ? »
05:53On aura aussi une indication de « est-ce que le gouvernement utilise les instruments qu'il a pour rationaliser
05:59le débat parlementaire ? »
06:01Il y a beaucoup d'amendements qui sont retoqués, comment dire, retoqués parce que, contrevenant à l'article 40 de
06:09la Constitution, on en a parlé tout à l'heure.
06:14Si on voit que la semaine prochaine, la gauche commence à avoir des victoires, bon, ça voudra dire peut-être
06:21qu'il se passe quelque chose.
06:22Mais encore une fois, tout ça devrait être confirmé en hémicycle.
06:26Ensuite, il y a aussi un passage au Sénat.
06:29Et là, le passage au Sénat, ça pourrait être un petit carnage,
06:33puisqu'il n'y a pas de monde où le Sénat vote l'amendement sur la suspension de la réforme
06:40des retraites.
06:41Après, vous avez la CMP, la Commission mixte paritaire,
06:46où Sénat et Assemblée sont censés se mettre d'accord.
06:50Censés.
06:51Ils peuvent aussi très bien ne pas se mettre d'accord, et ça ne change pas grand-chose.
06:55La navette continue.
06:59Après, s'il y a accord en CMP, les deux assemblées doivent voter sur les conclusions de cette CMP par
07:07un dernier vote.
07:08C'est là-dessus que Michel Barnier est tombé au mois de décembre de l'année dernière.
07:13S'il n'y a pas d'accord en CMP, deuxième lecture à l'Assemblée, deuxième lecture au Sénat,
07:17puis lecture définitive de l'Assemblée nationale.
07:23Sachant que la deuxième lecture et la lecture définitive vont beaucoup plus vite que la première,
07:27parce qu'en fait, on ne peut traiter que des sujets dont on a déjà traité,
07:31on ne peut pas rajouter de nouveaux amendements.
07:34Donc voilà, il y a une sorte d'entonnoir, en fait, on appelle ça.
07:37Donc tout ça nous amène fin novembre, début décembre.
07:42Il y aura donc à ce moment-là des votes sur le budget si Sébastien Lecornu tient sa promesse de
07:48ne pas utiliser le 49.3.
07:49C'est envisageable qu'il revienne là-dessus ?
07:52Oui, oui, c'est vrai que c'est des macronistes, finalement.
07:54Il faut s'attendre à tout.
07:55Non, mais il faut s'attendre à tout.
07:57Après, je ne veux pas faire procès d'intention non plus.
07:59Je pense que ce serait quand même un sujet.
08:01Si au dernier moment, il nous a passé six mois à nous dire que c'est le retour du Parlement
08:05et qu'à la fin il met à 49.3, bon, je pense que sa crédibilité serait limitée.
08:09Après, il y a eu d'autres premiers ministres macronistes qui avaient peu de crédibilité.
08:12Mais voilà, je ne veux pas que je leur fais confiance, mais à un moment donné, je ne sais pas,
08:17pour le politique, il y a quand même un sens, je ne sais pas, peut-être que je suis naïf.
08:21Le chat doit me trouver naïf, sans doute.
08:24De toute façon, il peut très bien faire ça sans utiliser le 49.3.
08:27Oui, oui, c'est ça. Il y a d'autres moyens.
08:29Il peut utiliser le vote bloqué.
08:31Le vote bloqué, en fait, c'est une sorte de 49.3, mais sans l'engagement de la responsabilité du
08:35gouvernement.
08:36C'est-à-dire que le gouvernement définit un texte, c'est-à-dire qu'il prend des amendements, il
08:44en enlève d'autres,
08:44enfin, il fait son texte, comme avec le 49.3, et il arrête le débat sur les amendements et tout,
08:51c'est « vous prenez ça ou vous le rejetez ».
08:53Bon, ben, c'est une sorte de 49.3, sauf que là, s'il perd, le gouvernement ne tombe pas
08:57automatiquement.
08:58Mais voilà, donc il a d'autres instruments pour ne pas renier sa promesse sur le 49.3.
09:05Donc là, on était rendu jusqu'à fin novembre, début décembre.
09:08Donc on va avoir un automne et un début d'hiver intense, politiquement.
09:13Tout à fait. Comme les précédents, les saisons budgétaires, c'est toujours ça.
09:17Et puis après, si ça passe, vous avez quand même le passage au Conseil constitutionnel,
09:21qui prend une dizaine de jours, et donc vous avez habituellement un budget qui est promulgué
09:27soit juste avant Noël, soit entre Noël et jour de l'an.
09:30On en est loin. On en est très loin.
09:33Avant d'arriver à là, il faut déjà être bien sûr que, notamment, la suspension de la réforme des retraites
09:39soit dans un amendement de la PLFSS.
09:44Il faut que cet amendement soit voté.
09:46Il faut ensuite que le budget soit voté.
09:47Ça veut dire que si le budget est voté, ça veut dire que, globalement, les socialistes ont voté le budget.
09:52Le budget ne peut pas passer. Si vous avez l'ERN et l'UDR, donc l'extrême droite qui votent
10:00contre,
10:00si vous avez LFI, GDR et les écolos qui votent contre, si les socialistes s'abstiennent, ça ne suffit pas.
10:07Puisqu'il n'y a pas assez de votes pour pour compenser les votes contre.
10:09Donc, ils sont obligés de le voter s'ils veulent faire passer ce budget-là.
10:15Mais encore une fois, je crois qu'on n'y est pas.
10:17On a commencé un petit peu à l'aborder.
10:19Il y a une question pour analyser ce résultat et sur la suite des événements qui me tarotent pas mal.
10:25C'est la gauche dans tout ça.
10:27Alors, on a commencé à répondre à cette question un peu par tous les bouts.
10:30Mais moi, ce que je me demande, c'est là, là, la censure n'est pas passée parce que les
10:38socialistes ont des idées de ne pas la voter.
10:40Est-ce qu'on peut s'attendre à une réaction assez forte, notamment des Insoumis, en disant
10:45« Vous voyez, les socialistes sont encore trahis. Grâce à eux, le gouvernement macroniste tient encore. »
10:52Et donc, le fait que cette censure ne passe pas ouvre aussi une période très compliquée pour la gauche.
10:59Alors, on est depuis longtemps dans une période très compliquée pour la gauche.
11:02Mais encore plus compliquée, encore plus violente.
11:04Un déchirement au sein de la gauche.
11:06Ou est-ce que les discours de Laurent Baumel, qu'on a écouté, d'Aurélie Trouvé, qui essayent d'être
11:11un peu prudents,
11:13vont finalement permettre à ce que la gauche reste unie ?
11:16Donc, ma question, c'est la gauche, là-dedans, est-ce qu'elle va réussir à sortir unie ?
11:20Ou est-ce que c'est le début d'une confrontation violente et véhémente ces prochaines semaines ?
11:26Un peu de politique-fiction, ça ne fait jamais de mal.
11:32Alors, on a dit tout à l'heure que les discours de Trouvé et de Baumel étaient prudents.
11:37Je crois qu'il ne faut pas non plus absolument surinterpréter dans l'autre sens,
11:41en disant « Ils sont en train de préparer le NFP2, on n'a rien compris, on n'en est
11:47pas là. »
11:51On n'en est pas là non plus.
11:56Néanmoins, comment dire, on a quand même vu la gauche beaucoup se déchirer ces dernières années,
12:05puis refaire son union, puis se déchirer, puis refaire son union, puis se déchirer.
12:10Mais regardez, par exemple, les socialistes ont sauvé Bayrou au début de l'année dernière,
12:15et puis là, il y a une semaine, ah là là, les socialistes venaient avec nous, tout ça.
12:21Et dans l'autre sens, ça existe aussi.
12:24Enfin voilà, donc je pense que, comment dire,
12:30tout dépendra quand même beaucoup de s'il y a dissolution ou pas.
12:34Là, bien sûr, le truc est dans l'air, on ne peut pas le nier.
12:36Mais on n'est pas dans une campagne législative.
12:40Et la situation où on est juste avant la dissolution,
12:44et celle où on est juste après la dissolution,
12:46ce n'est pas du tout la même.
12:48Donc, c'est vrai que là, sur le papier, j'ai du mal à voir le NFP2 se faire facilement.
12:54Ça, c'est clair.
12:58Mais je crois qu'il faut se souvenir qu'en 2024,
13:01on sortait d'une campagne européenne hyper dure.
13:04En 2022, on sortait d'une campagne présidentielle hyper dure.
13:09Donc voilà, je ne vous annoncerai ni le NFP2 là,
13:15ni le fait que c'est impossible qu'il existe.
13:17C'est un peu une réponse de Normande, je le concède.
13:23Mais je...
13:24Et puis par ailleurs, au-delà des considérations partisanes,
13:27de sauver les sièges, tout ça,
13:30la lutte antifasciste, malgré tout,
13:32c'est quand même un truc qui a toujours uni la gauche.
13:35Et on ne peut pas nier non plus qu'en cas de dissolution,
13:38il y a encore, comme en juin 2024,
13:40une perspective d'avoir bardé de la matignon.
13:42Ça n'est pas n'importe quoi.
13:44Tu me fais une très bonne passe,
13:45parce qu'on commençait un petit peu à parler tout à l'heure
13:48de l'intervention de Marine Le Pen ce matin.
13:50Et moi, ce qui m'a un peu marqué,
13:52ce qui m'a aussi un peu fait froid dans le dos,
13:53alors ce n'est pas la première fois qu'elle fait ça,
13:55mais c'est que dans son discours,
13:56notamment à la fin de son discours,
13:57mais un peu tout au long de son discours,
13:59elle dit,
14:00« Tôt ou tôt ou tôt, le Rassemblement National gouvernera et redracera le pays.
14:03L'ERN attend le jour de la dissolution avec impatience. »
14:06Vraiment, c'est un peu caricatural,
14:07mais c'est les grands méchants qui attendent derrière la porte
14:10que ça s'ouvre pour eux.
14:11Donc, quand tu parles de front antifasciste,
14:15évidemment, effectivement, ce front existe,
14:16il doit exister, puisque la menace est réelle.
14:20Je n'ai pas forcément de questions à te poser,
14:22mais ces interventions de Le Pen, moi, m'ont fait froid dans le dos.
14:25Donc, on s'éloigne un peu de l'analyse,
14:26vraiment, de la motion de censure.
14:29Mais pour l'ERN, est-ce qu'il n'y a pas aussi un coup à jouer,
14:31en tout cas, à se présenter,
14:34en fait, à profiter de ces moments
14:35où ils sont extrêmement audibles,
14:37puisque tout le monde suit un peu les différentes prises de parole
14:40autour de la motion de censure ?
14:41Est-ce que ce n'est pas aussi une occasion pour elle,
14:43Marine Le Pen et l'ERN,
14:44pour afficher et dire, « On est là,
14:47ne vous inquiétez pas, on arrive, on est là, on a toujours présent. »
14:49Il y a toujours dans la course, et bientôt, on sera en pouvoir.
14:50Je te coupe juste pour revenir à la discussion précédente,
14:52parce qu'on n'a pas écouté, mais Mathilde Panot
14:54a pris la parole devant les députés,
14:57pardon, devant les journalistes à la sortie,
14:59où elle a dit que
15:00les dirigeants socialistes portent une responsabilité
15:03historique. Donc là, elle y va
15:05quand même déjà un peu plus fort.
15:08Donc, voilà.
15:09On a bien fait d'être prudents et prudentes.
15:12Mais pour revenir
15:13sur Marine Le Pen,
15:16bon, oui, bien sûr.
15:17En fait, le truc, c'est que ça, c'est tout le temps
15:19le discours de Marine Le Pen. Depuis 2022,
15:21depuis qu'ils sont arrivés en masse à l'Assemblée nationale,
15:24il n'y a pas un discours,
15:25il n'y a pas une question d'un député
15:27RN au gouvernement, où ils ne citent pas
15:29« Marine Le Pen a promis ceci en 2022,
15:31Marine Le Pen fera ça en 2022. »
15:34Souvenez-vous, avant les Européennes,
15:35il n'y avait pas un discours, pas une question
15:37des députés RN, où ils disaient « Vivement le 9 juin, etc. »
15:40Donc, c'est toujours ça.
15:41En fait, la stratégie du RN,
15:44c'est créer l'idée que leur arrivée au pouvoir
15:46est une évidence.
15:47Donc, ils continuent là-dessus.
15:49Et bon, il se trouve que quand même,
15:51lors des dernières élections,
15:52alors certes, le RN a progressé,
15:53on ne peut pas le nier fortement,
15:56mais ça n'a rien d'une évidence.
15:59Je vois l'intervention,
15:59c'est une nouvelle...
16:00C'est toujours un peu le truc
16:01de l'extrême droite et des complotistes,
16:02de dire « Bien sûr que c'est comme ça
16:04que ça va se passer, suivez-nous. »
16:06C'est une espèce autoréalisatrice
16:07parce que si on n'arrête pas de le marteler,
16:09ça ne finira pas à arriver.
16:09C'est bien, ce qui n'est pas totalement idiot,
16:13même si je crois que répéter à tout coup de champ
16:16que vous êtes sûr de gagner
16:18les prochaines élections,
16:19un, ça peut démobiliser chez vous,
16:21et deux, ça peut mobiliser à gauche,
16:24ou mobiliser le front républicain
16:25qui, à mon avis, n'est jamais aussi fort
16:27que quand la perspective
16:28d'une victoire du RN est forte.
16:30Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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