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  • il y a 11 heures
Rencontre entre Fabien Roussel , candidat communiste aux élections présidentielles de 2022, et les organisations de jeunesse.


Avec :
Mélanie Luce, Présidente de l'Union nationale des étudiants de France (Unef)
Léon Deffontaines, Secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France(MJCF),
Manon Schricke, secrétaire générale nationale de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC)

Animée par Julia Hamlaoui, rédactrice en chef à l'Humanité.



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Transcription
00:00Bonjour, bonjour et merci à tous d'être parmi nous pour ce nouveau débat.
00:05Alors ce débat sera en direct diffusé sur nos réseaux sociaux, Facebook, sur YouTube et aussi sur l'humanité.fr.
00:13Donc je vous salue, vous qui êtes dans la salle, mais aussi à ceux qui nous suivez derrière votre écran.
00:20Parce qu'à la fête de l'humanité, qui, vous l'avez tous constaté durant ce week-end, retrouve ses
00:25couleurs cette année,
00:26nous avons tenu à faire une place toute particulière à quelques mois de l'élection présidentielle à la jeunesse.
00:34On les dit volontiers, l'avenir du pays, ils en sont aussi les grands sacrifiés, je crois que nos invités
00:39vont en témoigner.
00:41Et d'ailleurs tous, nous avons en tête les images des files d'attente à rallonge formées ces derniers mois
00:47par les étudiants
00:48pour des distributions de colis alimentaires.
00:51Variables d'ajustement aussi pour nombre d'entreprises, ils ont payé un lourd tribut dans le monde du travail.
01:01C'est des dés intérimaires qui ont été les premiers à prendre la porte quand les difficultés se sont présentées.
01:07C'est plus d'un jeune sur cinq qui est auto-chômage quand la sélection, elle, se fait toujours plus
01:13drastique dans l'enseignement supérieur.
01:17Et d'ailleurs la pandémie a aussi laissé des traces dans les parcours scolaires eux-mêmes, on aura l'occasion
01:23d'en parler.
01:25Face à une telle situation, on a aussi Emmanuel Macron qui réagit et qui ne peut pas glisser totalement la
01:32poussière sous le tapis
01:33et qui dans les semaines à venir a prévu de mettre la question sur le devant de la scène avec
01:39ce qu'il appelle un revenu d'engagement après le plan Un jeune, une solution.
01:43Il l'a déjà promis, si ça ouvrira de nouveaux droits, ce sera surtout de nouveaux devoirs pour les jeunes.
01:49Ça aussi, on aura sans doute l'occasion d'en parler.
01:51Donc à sept mois des échéances de 2022 et alors que je le disais à l'instant, le sujet va
01:56occuper dans les semaines à venir une place particulière.
02:01Nous, on a voulu donner la parole à la jeunesse pour qu'elle pose sur la table ses préoccupations, ses
02:06interrogations et ses revendications.
02:07Le tout face et en dialogue avec un candidat qui, de son côté, a choisi de faire de cette question,
02:18de la question de la jeunesse,
02:20un des piliers de sa campagne en proposant aux jeunes de construire un pacte dont il nous parlera d'ici
02:25peu à coup sûr.
02:26C'est pourquoi, comme vous l'avez reconnu comme il a été annoncé, on accueille le candidat du PCF à
02:32l'élection présidentielle, Fabien Roussel.
02:38Et c'est aussi pourquoi, si dans l'heure qui vient, je serai moi la gardienne du temps,
02:43ce sont les représentants des organisations de jeunesse qui sont ici à mes côtés, qui auront la main.
02:48Donc nous avons la chance d'avoir que je vous les présente à nos côtés pour ce débat Manon Schrick
02:55de la jeunesse prière chrétienne, la JOC,
02:58Mélanie Luce de l'UNEF, Olivia Lambert de Youth for Climate et Léon Desfontaines du MCCF, le mouvement jeune communiste.
03:06Donc ils ont choisi d'aborder quatre thèmes, la précarité, la formation, l'écologie et les discriminations.
03:11Vous voyez, on va aborder beaucoup de questions.
03:14Donc je propose qu'on commence sans plus tarder avec vous, Mélanie Luce,
03:18qui estimez que la situation actuelle équivaut à un véritable bizutage générationnel.
03:25Bonjour.
03:26Oui, je vais revenir effectivement sur ce que vous évoquiez au début.
03:29C'est-à-dire qu'on dit beaucoup que cette crise sanitaire, elle a mis en grande difficulté les étudiants
03:34et les jeunes de manière générale.
03:35En fait, cette crise sanitaire, elle a mis en avant un état de fait.
03:38Cet état de fait, c'est que la jeunesse dans notre pays, elle est infantilisée.
03:42Et parce qu'elle est infantilisée, elle est bizutée socialement.
03:46Et ça se traduit de deux manières.
03:47D'abord, pour les jeunes qui sont en recherche d'emploi,
03:50ce sont des jeunes qu'on exclut des minima sociaux.
03:53Et c'est pour ça qu'on a beaucoup parlé, et vous en parliez juste avant,
03:56de l'exclusion des jeunes de moins de 25 ans du RSA.
04:00Ça, c'est la première traduction.
04:01Et la deuxième, c'est qu'on a un système de bourse
04:04qui du coup est basé uniquement sur les revenus de nos parents,
04:07qui est à bout de souffle et qui met les étudiants dans une situation critique
04:11puisqu'on a simplement deux choix, soit dépendre de nos parents
04:14et donc de leurs revenus, soit se salarier.
04:18Et déjà, avant la crise sanitaire, ces deux solutions,
04:21ce n'étaient pas des solutions magiques
04:23parce que le salariat, c'est la première cause d'échec à l'université,
04:26parce que dépendre des revenus de ses parents,
04:29c'est aussi une des principales causes de reproduction sociale
04:32et c'est ce qui fait qu'on nous enferme dans la classe sociale
04:36dans laquelle on est né.
04:37Donc bon, nous, à l'UNEF, ce qu'on dit,
04:39c'est qu'il faut absolument, non seulement élargir le RSA
04:42au moins de 25 ans, l'augmenter,
04:43parce qu'on ne peut pas vivre avec le RSA tel qu'il est à l'heure actuelle,
04:46mais qu'il faut aussi des vraies réponses pour les jeunes en formation.
04:49On revendique un statut social du jeune en formation
04:51qui permette d'avoir des droits, un droit au logement,
04:53un droit au transport,
04:54qui nous permettent donc d'être protégés socialement.
04:57Mais surtout, ce qu'on revendique, c'est une allocation d'autonomie,
04:59une aide qui permet à tous les étudiants
05:02de pouvoir étudier dans de bonnes conditions
05:04et qui n'est pas calculée selon les revenus de nos parents.
05:06Vous ne revendiquez qu'un revenu étudiant à 850 euros,
05:10vous annoncez en tout cas que si vous êtes président de la République,
05:13vous le mettriez en place.
05:13Par contre, il serait sur conditions de ressources.
05:16Donc moi, je m'interroge à la fois sur le projet
05:18que vous proposez pour les jeunes en formation de manière générale,
05:21qu'est-ce que vous pensez du statut social des jeunes,
05:23mais aussi sur cette condition de ressources
05:25parce que le système d'aide sociale actuel,
05:27il est basé sur les conditions de ressources.
05:29Et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui,
05:30on a 73% des jeunes qui n'ont pas de bourse,
05:3373% des jeunes qui se retrouvent sans aucun accompagnement.
05:36Et c'est une partie de ces jeunes-là
05:37qu'on a retrouvés dans nos distributions alimentaires ces derniers mois.
05:40Merci.
05:47Alors, je vois que Fabien Roussel prend des notes assidûment,
05:51mais peut-être avant, il y avait Léon Desfontaines
05:54qui voulait aussi intervenir,
05:56et notamment parce que ce qui va être mis sur la table
05:59avec le revenu d'engagement pose des questions.
06:02Et je crois que c'est cette question-là que vous vouliez avoir.
06:04Merci, merci pour l'invitation.
06:07Emmanuel Macron a lancé en grande pompe au début de l'été
06:11une nouvelle mesure pour la jeunesse,
06:14une garantie jeune universelle,
06:16un revenu d'engagement comme il le qualifie actuellement.
06:18Et il propose d'accompagner, en réalité,
06:21la précarité dans laquelle est plongée la jeunesse
06:24depuis maintenant plusieurs mois, même plusieurs années,
06:26à hauteur de 500 euros par mois,
06:28et il vient laisser sous-entendre l'idée que si aujourd'hui
06:31nous avons un jeune sur cinq au chômage,
06:35ce serait parce qu'il ne serait pas adapté au marché du travail,
06:38qu'il ne serait pas assez formé.
06:39Et c'est ce que disait Mélanie,
06:41on a un vrai problème aujourd'hui,
06:42c'est que la jeunesse, on l'infantilise.
06:44On la laisse en disant,
06:45mais si vous ne trouvez pas de boulot,
06:47c'est parce que vous n'êtes pas assez formé,
06:48c'est parce que vous ne savez pas faire de CV,
06:49c'est parce qu'on ne vous accompagne pas assez.
06:50Mais ça, c'est indigne, indigne d'un président de la République
06:53qui vient laisser sous-entendre l'idée
06:56que la jeunesse est un moment
06:58qu'il faudrait passer le plus rapidement possible
07:00et donc on va l'accompagner,
07:02on va lui donner un peu d'argent de poche
07:03le temps qu'elle se forme, qu'elle se réalise, etc.
07:05Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut regarder
07:08comment on permet de donner les moyens à la jeunesse
07:10de se former, de se réaliser
07:13et bien évidemment, il faut créer des emplois.
07:16Si nous avons un jeune sur cinq au chômage,
07:18ce n'est pas parce que les jeunes
07:19ne sont pas adaptés au marché du travail,
07:20c'est parce que le marché du travail lui-même
07:22organise le chômage.
07:24Nous avons des besoins immenses
07:25dans la fonction publique,
07:27dans l'éducation et la santé,
07:29on l'a vu pendant la crise,
07:30également dans le privé,
07:31pour répondre aux défis climatiques,
07:33pour répondre aux enjeux de progrès,
07:36de progrès sociétaux,
07:37de progrès en général.
07:39Et donc, une vraie question se pose,
07:41c'est comment lutter contre le chômage des jeunes ?
07:44Je pense que la réponse apportée par Emmanuel Macron
07:47n'en est pas une.
07:47Au contraire, elle vient enfermer
07:49et accompagner la précarité
07:51uniquement à hauteur de 500 euros.
07:53On a vu mieux en termes de politique jeunesse.
07:56Et je tiens quand même ici à dénoncer
07:58la politique honteuse de communication du président
08:01qui veut se faire passer pour le président des jeunes,
08:03alors que sa seule proposition,
08:04c'est 500 euros par mois
08:06et aucun boulot,
08:07et qu'il a cassé tout le système de formation.
08:09Donc voilà.
08:10La question, c'est comment on fait
08:11pour lutter contre le chômage des jeunes ?
08:12Quelles propositions peuvent être mises en place
08:14pour 2022 pour permettre à chaque jeune
08:16qui arrive sur le marché de l'emploi
08:18d'avoir un boulot stable
08:19dans lequel ils puissent pleinement s'épanouir ?
08:24Applaudissements
08:30Bon, ça fait déjà plusieurs sujets
08:33qui viennent d'être abordés
08:34et des questions qui me sont posées.
08:35Je vais répondre tout de suite à Mélanie
08:38concernant le revenu étudiant,
08:40cette allocation autonomie
08:42que nous sommes plusieurs à proposer
08:45et à défendre aujourd'hui à gauche
08:47et tant mieux,
08:48puisque j'espère que la gauche
08:50l'emportera aux élections présidentielles
08:52et législatives.
08:52Et au moins sur ce point,
08:54comme nous sommes d'accord,
08:55nous le mettrons en oeuvre.
08:56Donc ça, c'est un point d'appui important.
08:59Aujourd'hui, nous pensons donc
09:02qu'il n'est pas normal que les jeunes
09:05pour poursuivre leurs études
09:06soient obligés de travailler,
09:09parfois même être bien exploités
09:12pour pouvoir faire leurs études.
09:15Et ça ne crée pas de bonnes conditions d'études
09:17pour eux, pour elles.
09:19Et c'est source d'inégalité
09:20entre les enfants bien dotés
09:23qui ont la possibilité d'avoir un logement
09:25et les études payées
09:27et le frigo rempli
09:29et ceux qui sont obligés de travailler
09:31pour pouvoir le faire
09:33et payer leurs études.
09:34Et ça coûte cher pour les parents aussi
09:37quand ils veulent aider leurs enfants
09:38à faire leurs études.
09:40Ils font parfois
09:42toute une vie d'économie
09:45pour pouvoir financer les études
09:47de leurs gamins
09:47quand il faut payer un appart
09:49à Lille, à Marseille, à Bordeaux.
09:53Et les parents se coupent un bras
09:55pour ça.
09:56Et donc, effectivement,
09:58nous proposons qu'il y ait
09:59un revenu étudiant,
10:01une allocation d'autonomie
10:02pour tous ceux qui poursuivent
10:04leurs études
10:05à partir de 18 ans.
10:06Nous l'avons, nous, fixé.
10:09Un revenu étudiant de base
10:11à 850 euros
10:13pour tous.
10:15Ce qui est mis sous condition de ressources,
10:18mais aussi conditionné
10:19à un logement ou pas,
10:21c'est ce qui viendrait en plus
10:22des 850 euros.
10:23Cela pour répondre
10:24à ta question précise
10:26sur ce sujet.
10:28Parce que les 850 euros,
10:30c'est le seuil minimum,
10:31c'est le niveau,
10:33le seuil minimum de pauvreté.
10:35Et donc, selon les conditions
10:36de ressources
10:36et selon le logement
10:39étudiant ou pas,
10:40nous pourrons aller plus loin
10:41et au-delà
10:42de ces 850 euros
10:44pour pouvoir permettre
10:45à celui qui n'a rien,
10:46effectivement,
10:47de pouvoir être accompagné
10:48durant ses études.
10:49La question qui est importante,
10:51c'est celle de son financement.
10:52parce que ça va coûter,
10:54d'après les estimations
10:56que nous avons faites,
10:57entre 20 à 25 milliards d'euros
11:00par an.
11:01C'est une somme, quand même.
11:03Mais nous disons, nous,
11:05que nous avons intérêt
11:07à faire de la jeunesse
11:09et de la formation de la jeunesse,
11:12de la scolarité de nos enfants,
11:14une grande cause nationale.
11:16Il est inadmissible pour nous
11:18les conditions dans lesquelles
11:21nos enfants sont accueillis,
11:23parfois dans les écoles,
11:25mais aussi dans les universités,
11:26dans l'enseignement supérieur.
11:28Non seulement,
11:29ils n'ont pas les moyens
11:29de poursuivre leurs études,
11:31les bourses sont basses,
11:33mais en plus de ça,
11:34les conditions d'enseignement
11:35ne sont vraiment pas bonnes
11:37entre les classes surchargées,
11:39la sélection à l'université,
11:41et des enseignants
11:43qui se plaignent, eux,
11:44d'avoir de moins en moins
11:46de temps d'enseignement
11:47à offrir aux enfants.
11:49Donc nous voulons faire de la jeunesse
11:51une grande cause nationale
11:52et mettre le paquet.
11:54Et nous disons que l'argent,
11:55nous irons le chercher.
11:57C'est un choix de société
11:59de décider de faire de la jeunesse
12:01la grande priorité
12:02des 5, 10, 15 années qui viennent.
12:05Et nous devons organiser tout ça.
12:07Comment nous financerons
12:08le revenu étudiant ?
12:10Ce que nous proposons,
12:11mais ce sera dans le débat
12:13de l'élection présidentielle,
12:15et si demain je suis président de la République,
12:17je proposerai aux acteurs économiques,
12:20aux organisations syndicales
12:21d'en parler entre elles et entre eux.
12:23Ce que je propose,
12:24c'est que ces 20 à 25 milliards d'euros
12:28qu'il nous faut aller chercher,
12:29c'est qu'ils soient financés
12:31à part égale par l'État,
12:34la solidarité nationale,
12:35et l'autre partie,
12:37par les cotisations des employeurs.
12:39Parce que nous voulons impliquer
12:42le monde économique
12:43dans le financement
12:44de ce revenu étudiant.
12:46Nous trouvons ça juste
12:48que les entreprises,
12:50les salariés,
12:51par leur cotisation,
12:52participent aussi
12:54à créer les meilleures conditions
12:55d'études de leurs enfants
12:57et des futurs salariés demain.
12:59Et d'ailleurs,
13:01on peut le présenter comme ça
13:03aux salariés
13:05qui sont peut-être parents
13:07ou de futurs parents.
13:08est-ce que nous sommes prêts,
13:12chacun d'entre nous,
13:14à payer une cotisation de plus
13:15de 5 euros,
13:17de 6 euros tous les mois
13:20si cet argent
13:21que nous mettons
13:22sert demain
13:23à garantir
13:24un revenu
13:25de 850 euros minimum
13:27à ces enfants
13:28pour poursuivre ces études.
13:30Ce n'est pas de l'argent
13:31que l'on met dehors,
13:33c'est de l'argent
13:33qui servira
13:34à financer des études
13:35que de toute façon,
13:36nous ferons,
13:37que nous financerons.
13:38Et donc,
13:39c'est une cotisation solidaire
13:42pour l'avenir de nos enfants.
13:43C'est la même cotisation
13:44qui nous permet aujourd'hui
13:45d'avoir la carte
13:46de la sécurité sociale
13:47et l'accès à des soins,
13:50j'allais dire gratuits,
13:51pas gratuits,
13:52c'est la cotisation.
13:53Et même si ces soins sont,
13:55cette sécurité sociale
13:56est attaquée,
13:57aujourd'hui,
13:57elle existe quand même.
13:58Eh bien,
13:59nous voulons le même principe
14:00de solidarité,
14:01c'est en faisant cotiser
14:03salariés employeurs
14:04et avec le budget de l'Etat,
14:05créer les conditions
14:06que tous nos enfants
14:08aient un revenu garanti
14:10pour poursuivre leurs études.
14:12Ça,
14:12c'est vraiment révolutionnaire.
14:16Et c'est du même niveau
14:18que l'ambition portée
14:20par Ambroise Croizat
14:21quand il avait fondé
14:22la sécurité sociale.
14:23Et si nous arrivons
14:24à le faire,
14:25c'est, à mon avis,
14:26une proposition
14:26qui s'installera
14:27dans la durée
14:28dans notre pays.
14:29Et de la même manière,
14:30je réponds
14:32à Léon Desfontaines
14:35concernant le moyen
14:36de garantir
14:37à chaque jeune
14:38un emploi.
14:40Moi, j'avais imaginé
14:42que l'on pouvait
14:42créer
14:43un dispositif
14:45spécifique
14:46pour les jeunes,
14:48leur garantissant
14:49un emploi.
14:50Mais quand j'ai rencontré
14:51les organisations
14:52de jeunesse,
14:53elles m'ont dit
14:54qu'il ne faut pas
14:55faire ça.
14:56Je les ai écoutés
14:57et je n'ai pas
14:58repris cette idée.
15:00Les organisations
15:01de jeunesse
15:01m'ont dit
15:02qu'on ne veut pas
15:02d'un dispositif
15:03spécifique
15:04pour nous,
15:05les jeunes.
15:05Pourquoi ?
15:06On veut rentrer
15:07dans le droit commun.
15:08Pourquoi serions-nous
15:10traités à part ?
15:13Il faut faire en sorte
15:14que chaque jeune
15:15qui sort de l'école
15:17avec ou sans diplôme
15:19ait accès
15:20à un travail.
15:21Et ce que nous voulons,
15:23c'est que quand on rentre
15:26sur le marché de l'emploi,
15:27c'est qu'on soit respecté
15:28et qu'on ne nous propose
15:30pas des emplois précaires,
15:32du temps partiel
15:33et tout ce qu'on demande,
15:35c'est d'avoir un salaire
15:36au niveau des diplômes
15:38que nous aurons,
15:39ce qui n'est pas le cas
15:40aujourd'hui.
15:41Eh bien,
15:41j'ai reçu 5 sur 5
15:43le message
15:44et c'est l'ambition
15:45que nous devons avoir.
15:47C'est pour ça que
15:48pour ne pas avoir
15:50de dispositif spécifique
15:51à créer pour les jeunes,
15:52nous devons avoir
15:54un plan
15:55de création
15:56d'emplois
15:57qui permettra
15:58de répondre
15:59à cette demande
16:00des jeunes
16:01de rentrer vite
16:01sur le marché du travail.
16:03Un plan de création
16:04d'emplois,
16:05c'est quoi ?
16:06C'est d'abord,
16:07tout de suite,
16:08nous devons répondre
16:09à nos immenses besoins
16:11dans les services publics.
16:13Il y a 200 000 emplois
16:15à créer
16:16pour les EHPAD.
16:18Il y a 100 000 emplois
16:19d'aide à domicile
16:20à sécuriser.
16:21Il y a 100 000 emplois
16:23à créer
16:23dans les hôpitaux publics.
16:25Et il y a 90 000 enseignants
16:27à former
16:27et à embaucher
16:28sur 5 ans.
16:29Il y a au moins
16:30500 000 emplois publics
16:33à créer rapidement.
16:34Et pour ces emplois publics,
16:36je propose tout de suite,
16:39quand je serai président
16:40de la République,
16:41de mettre en place
16:42un plan d'embauche
16:45commençant par une formation
16:47pour tous ces emplois publics,
16:50formation rémunérée
16:51au niveau du salaire
16:53et garantie d'embauche
16:54dans tous ces services publics.
16:56Il y a tout de suite
16:56500 000 emplois à créer.
16:58Et là,
16:59ce sera pour les jeunes
17:00la possibilité
17:01d'entrer tout de suite
17:02sur le marché du travail
17:03et de se mettre, justement,
17:05à la reconstruction du pays.
17:08Merci.
17:09Alors, je crois qu'il y a
17:10des petites réactions
17:12sur ce sujet
17:13de l'emploi,
17:13de la précarité.
17:16Voilà.
17:17Alors, je crois qu'il y a Mélanie.
17:18Moi, juste un mot aussi
17:21sur le plan
17:23de mise en place
17:26de création d'emplois.
17:27Je vais y arriver.
17:28Désolée.
17:29Comment est-ce qu'on contraint
17:31aussi les entreprises,
17:32c'est une question
17:33qui se pose
17:34dans le système
17:35dans lequel on est,
17:36à se soumettre
17:37à de telles exigences
17:38mais j'associe
17:40bien sûr la parole
17:41à Mélanie
17:42qui voulait réagir ?
17:43Oui, non,
17:44je me permets simplement
17:44de revenir
17:46sur deux choses
17:47parce qu'il y avait
17:49un des éléments,
17:49notamment,
17:50parce qu'on est tous d'accord
17:51sur l'ambition,
17:52l'enjeu de sortir
17:53les jeunes de la précarité
17:54et notamment les étudiants.
17:55Il y a la question
17:56du statut social
17:57dont j'ai très rapidement
17:58parlé tout à l'heure.
17:59Ce statut social,
17:59il nécessite pour nous
18:00un droit au logement.
18:02Donc, ça veut dire quoi ?
18:03Une construction
18:03de logements étudiants,
18:04un encadrement des loyers
18:05dans les villes
18:05mais il nécessite aussi
18:06un droit à la restauration.
18:07Et si j'en parle,
18:08c'est parce qu'il y a aussi
18:10l'actualité qui compte
18:11et que tous les sujets
18:12dont on parle là,
18:13la précarité,
18:14la réforme de l'assurance chômage
18:15dont on a très très
18:16très rapidement parlé,
18:17c'est des sujets
18:18qui vont nous amener,
18:18nous, à descendre dans la rue
18:19le 5 octobre.
18:20Donc, j'appelle aussi
18:21tous les gens qui sont ici
18:23à nous rejoindre
18:24dans la rue le 5.
18:25Et pour vous,
18:26j'aurais quand même
18:26une question sur,
18:27effectivement,
18:28tout ce qui est logement,
18:29restauration des étudiants
18:31si vous avez des mesures
18:32concrètes là-dessus.
18:33Et est-ce que vous comptez
18:34revenir sur l'augmentation
18:36des frais d'inscription
18:37des étudiants extra communautaires
18:38qui a été instauré
18:39par Emmanuel Macron ?
18:40Je rappelle que normalement,
18:41un étudiant étranger
18:42est censé payer
18:432 700 à 3 770 euros
18:45pour venir faire cours
18:46dans des salles
18:47où il pleut dans nos salles.
18:49Donc, on a besoin
18:49qu'on revienne
18:50sur ces mesures-là.
18:51Alors, peut-être
18:52une petite réponse brève
18:54avant qu'on passe
18:56au thème suivant
18:57qui sera la formation
18:58où on va rentrer aussi
18:59plus précisément
19:01dans les conditions d'études,
19:02etc.
19:03mais peut-être
19:04sur ces 2 aspects
19:06en essayant
19:07d'être assez rapide.
19:08Oui, nous reviendrons
19:10sur ces augmentations
19:11insupportables
19:11et indignes même
19:12puisque nous devrions
19:14être fiers
19:14de créer
19:15les meilleures conditions
19:16d'études
19:17pour ces étudiants étrangers
19:18et c'est la meilleure coopération
19:20d'ailleurs
19:20que nous pouvons avoir
19:21pour tous ces pays
19:22de pouvoir avoir
19:23des échanges
19:24et surtout
19:24de leur accueillir,
19:25de leur permettre
19:26d'accéder aux savoirs
19:28et aux connaissances
19:28dans les meilleures conditions.
19:29Et pour avoir participé
19:31et organisé même
19:32de la distribution
19:33de colis alimentaires
19:35aux étudiants
19:36dans les facs
19:37pendant la pandémie,
19:39ceux qui souffraient
19:40le plus
19:40étaient ces étudiants
19:42étrangers
19:42obligés d'être confinés
19:44dans des chambres
19:45de 10 mètres carrés
19:46sans possibilité
19:47de retourner
19:48dans leur pays.
19:49C'était indigne
19:50et c'est la France
19:51qui a fait ça.
19:52Nous aurions dû
19:53leur porter secours
19:54et être à leur côté.
19:55Ils n'ont eu
19:56que l'aide alimentaire
19:57des associations
19:58du Parti communiste,
19:59des associations
20:00d'étudiants
20:01pour pouvoir vivre.
20:02C'est indigne
20:03et donc nous devons
20:04créer toutes les conditions
20:05pour pouvoir justement
20:06leur permettre
20:07d'étudier en France.
20:09Enfin, sur le statut social,
20:11vous m'avez
20:11collectivement
20:12interpellé là-dessus.
20:14Je l'ai inscrit
20:15dans le pacte
20:15que je mets
20:16en discussion
20:17avec la jeunesse.
20:18La création
20:19d'un véritable statut
20:20étudiant,
20:22statut social
20:23pour les jeunes
20:24à partir de 18 ans.
20:26Pas que étudiant.
20:27à partir des jeunes
20:28de 18 ans.
20:30Ce statut social
20:31permettrait
20:32de leur garantir
20:33à chacun
20:33l'accès
20:34au transport,
20:35au logement,
20:37au sport,
20:37à la culture.
20:39Ce que nous devons
20:40inventer ensemble,
20:41c'est comment
20:42on le fait vivre,
20:43comment on le met en place.
20:44Je propose, moi,
20:46que nous créions
20:47partout en France,
20:49dans les villes,
20:50le plus possible,
20:51dans les villages,
20:52des maisons
20:53de la jeunesse.
20:54Ces maisons
20:54de la jeunesse
20:55devraient pouvoir
20:58être organisées,
20:59animées
21:00par les services
21:01de l'Etat,
21:02mais aussi
21:02par les jeunes
21:03et les organisations
21:04de jeunesse
21:04pour faire vivre
21:06ces droits,
21:07ce statut social
21:08que réclament
21:09les jeunes.
21:09Et donc,
21:10nous devons inventer,
21:12là,
21:12la mise en oeuvre
21:13de ce statut social.
21:15Et nous,
21:15nous proposons
21:16de le faire
21:16avec des maisons
21:17de la jeunesse.
21:18D'ailleurs,
21:19ces maisons de la jeunesse,
21:20des villes
21:21en mettent en place.
21:22des villes communistes
21:23souvent,
21:24d'ailleurs.
21:24On est un peu
21:25innovants
21:26dans le domaine,
21:27mais ce que nous savons
21:28faire à l'échelle
21:29d'une commune
21:30en direction
21:31des jeunes,
21:32je propose
21:32que nous le fassions
21:33à l'échelle nationale
21:35et qu'il y ait
21:36des maisons
21:36de la jeunesse
21:37partout
21:38pour garantir
21:39les droits
21:40de tous nos jeunes,
21:41de tous nos enfants
21:42à partir de 18 ans
21:43jusqu'à l'entrée
21:45sur le marché
21:46du travail.
21:50Merci Fabien Roussel.
21:51Du coup,
21:52vu que le temps
21:54défile,
21:54je vous propose
21:55aux uns aux autres,
21:56mais tous les sujets
21:57sont un peu connectés
21:58de passer
21:58à la question
21:59de la formation
22:00puisque avant
22:00de se lancer
22:01évidemment dans le monde
22:01du travail,
22:02parfois les deux
22:03se font en même temps,
22:05souvent d'ailleurs
22:06et ça ne va pas
22:07s'en poser le problème,
22:08les jeunes sont confrontés
22:09à la question
22:09de la formation.
22:11Alors on l'a vu
22:12ces derniers temps,
22:12parcours sub,
22:13sélection,
22:14autonomie des établissements,
22:15là encore les écueils
22:16sont nombreux,
22:17à quoi est-ce que
22:18les jeunes doivent faire face ?
22:19Je donne d'abord
22:20la parole à Léon
22:22sur cette question
22:23et puis ensuite,
22:25Manon Chric,
22:25vous voulez de la JOC,
22:26vous voulez aussi intervenir
22:27sur la question
22:27de l'apprentissage
22:28et de la formation professionnelle
22:29puisque c'est quand même
22:31une question
22:31qui est souvent laissée
22:33malheureusement
22:33un peu de côté
22:35à la marge.
22:36Merci Julia.
22:38Emmanuel Macron
22:40a mis en place
22:42ce que tous les libéraux
22:43rêvent de mettre en place
22:44depuis plusieurs années,
22:45depuis Devaquet,
22:4684 je crois,
22:50à savoir
22:51la mise en concurrence
22:52généralisée
22:52entre les élèves
22:53et entre les établissements
22:55et donc avec
22:56l'instauration
22:57de la sélection
22:57à l'entrée
22:58à l'université
22:58par cours sub,
23:00chaque année
23:01nous avons
23:01des dizaines
23:02de milliers,
23:03cette année 91 000 lycéens
23:04qui n'ont pas été
23:05acceptés
23:06dans aucune filière,
23:07ils ont eu le bac
23:08et on leur a dit
23:09que la poursuite
23:10d'études,
23:11l'université
23:11ce n'était pas fait
23:12pour eux
23:12et donc ils se retrouvent
23:14parmi le million et demi
23:15de jeunes
23:15qui se retrouvent
23:16aujourd'hui
23:16sans emploi
23:17ni formation.
23:19Donc,
23:20quelle réponse
23:21a apporté
23:22à ces lycéens
23:23et c'est la phase
23:25émergée de l'iceberg
23:25que je puis dire
23:26parce qu'on a eu
23:28un rapport ministériel
23:29sur le bilan
23:30de Parcoursup
23:31et dans ce propre rapport
23:32le gouvernement
23:34le ministère
23:35se vante
23:35que 54%
23:38des lycéennes
23:38et des lycéens
23:39ont été acceptés
23:41dans leur vœu
23:41le plus demandé
23:42mais si on prend
23:43les choses à l'envers
23:44ça veut dire
23:45qu'on a
23:45un lycéen
23:46sur deux
23:46qui n'a pas été
23:47accepté
23:47dans la filière
23:48de son choix
23:48et ça c'est un scandale
23:56autre aspect
23:57parce que
23:58la destruction
23:58de l'enseignement
23:59secondaire
24:00ne s'arrête pas là
24:01c'est la réforme
24:03du baccalauréat
24:03menée en Bourbattant
24:04par Jean-Michel Blanquer
24:05qui a d'ailleurs
24:06instrumentalisé la crise
24:07pour passer en force
24:08cette réforme
24:09qui vient instaurer
24:10une sélection
24:10encore plus tôt
24:11parce qu'aujourd'hui
24:12en fait
24:12dès la troisième
24:13il faut qu'on ait
24:14une réflexion précise
24:16de ce qu'on veut faire
24:17plus tard
24:17parce qu'en fonction
24:18de l'établissement
24:18qu'on va choisir
24:19on va choisir
24:20des spécialités
24:21qui n'existent pas
24:22dans tous les établissements
24:22et ensuite
24:23on va passer
24:24à un baccalauréat
24:24qui sera du coup
24:25à la carte
24:26propre à chaque établissement
24:28et on risque
24:28de ne pas être sélectionné
24:30dans la filière
24:31de son choix
24:31par Parcoursup
24:32donc aujourd'hui
24:32on demande
24:33aux jeunes
24:35dès la troisième
24:35d'avoir une idée
24:36très précise
24:37de ce qu'ils veulent faire
24:37comme boulot
24:38et moi j'ai une autre question
24:39c'est du coup
24:40qu'est-ce qu'on propose
24:40à ces jeunes
24:41d'une part
24:42pour les aider
24:43dans leur orientation
24:44parce qu'en troisième
24:45quand on a 14-15 ans
24:47on n'a pas forcément
24:48une idée précise
24:49et ces idées
24:49elles peuvent évoluer
24:51et je pense que c'est
24:51plutôt une richesse
24:52justement
24:52de pouvoir vivre
24:54différentes expériences
24:55pour pouvoir voir
24:56ce qu'on veut réellement faire
24:57ce à quoi on aspire
24:58j'ai une question
24:58c'est du coup
24:59qu'est-ce qu'on propose
25:00aux jeunes
25:01en termes de formation
25:02en termes d'orientation
25:03qu'est-ce qu'on leur propose
25:04aux jeunes
25:05qui veulent changer
25:06aussi de filière
25:07en cours de scolarité
25:09ou une fois qu'ils sont
25:10dans l'emploi
25:10s'ils veulent se réorienter
25:12quelles propositions
25:13pouvons-nous mettre
25:14sur la table
25:15et enfin
25:16il y a une autre question
25:17c'est les classes surchargées
25:18on l'a vu
25:19pendant la pandémie
25:20les cours à distance
25:23ont été dramatiques
25:24et on n'a pas pu
25:25suivre convenablement
25:26tous les élèves
25:27et on a eu
25:28au lycée
25:28au collège
25:29même en école primaire
25:30des élèves
25:31qui ont décroché
25:31et qui ont accumulé
25:32du retard
25:33quelles propositions
25:34pouvons-nous faire
25:34non seulement
25:35pour rattraper le retard
25:37accumulé depuis
25:38depuis la pandémie
25:39mais surtout
25:40pour arrêter
25:42avec ces classes
25:43bondées à 35-36
25:44qui ne permettent pas
25:45un réel accompagnement
25:46de tous les jeunes
25:47autre chose bénéfique
25:49cette fois-ci
25:49peut-être qu'on a pu percevoir
25:51par ci et là
25:52avec la pandémie
25:53c'est le dédoublement
25:54des classes
25:54parce que
25:55c'était chaque établissement
25:57qui le faisait
25:57à sa guise
25:58mais quelques établissements
25:59l'ont mis en place
26:00et je pense que
26:01l'ensemble
26:01du personnel éducatif
26:03des lycéennes
26:04et des lycéens
26:04et des parents d'élèves
26:06ont vu
26:06l'apport que ça pouvait avoir
26:08d'être dans des effectifs
26:11à 18, 20, 24 par classe
26:13donc quelle proposition
26:14est faite également
26:14pour cela
26:16et donc je laisse
26:16juste
26:17je te tends la perche
26:19mais aujourd'hui
26:20on a une mise en concurrence
26:21entre les CFA
26:22et les lycées professionnels
26:23aussi
26:24avant 18 ans
26:25et du coup
26:26quelles propositions
26:27pour nous faire aussi
26:28pour permettre aussi
26:29peut-être de revaloriser
26:30cette filière professionnelle
26:31qui est malheureusement
26:32beaucoup trop attaquée
26:33depuis de trop nombreuses années
26:34voilà
26:39merci pour cette perche directe
26:42en effet
26:43oui depuis des années
26:48depuis des années
26:48l'apprentissage
26:49il est mis en avant
26:50comme étant la solution
26:51pour les jeunes
26:52pour trouver un emploi
26:53comme étant la filière à faire
26:55pour décrocher un CDI
26:56sauf qu'on sait que c'est faux
26:58on sait que la plupart des apprentis
27:00ils rentrent en apprentissage
27:01et à la fin de l'apprentissage
27:03on leur dit
27:03bravo, félicitations
27:05vous avez bien appris chez nous
27:06merci d'aller voir ailleurs
27:07et ça nous
27:09on ne comprend pas
27:10on ne veut plus d'apprentissage
27:11au rabais
27:11qui ne permettent pas
27:12d'obtenir un vrai CDI
27:14à la fin
27:15les jeunes eux-mêmes
27:16n'aiment pas
27:17l'apprentissage
27:18en tant que tel
27:19quand on les interroge
27:20sur l'apprentissage
27:21qu'est-ce que ça permet
27:22ils dénigrent
27:23en disant
27:23l'apprentissage
27:24c'est des conditions
27:25de travail dures
27:26ce n'est pas possible
27:27pour moi
27:27je ne veux pas passer
27:28je ne veux pas faire
27:29un apprentissage
27:30pour rater ma vie
27:31et pour gagner un salaire
27:32qui ne me correspondra pas
27:36il y a des apprentissages
27:38qui ne sont pas encadrés
27:39l'apprentissage à la base
27:41c'était quand même
27:41une façon de se former
27:43et d'obtenir un CDI
27:44durablement
27:45les apprentissages
27:46la plupart des apprentis
27:47qu'on interroge
27:48ils ne sont pas accompagnés
27:49ils ont juste en fait
27:50un travail au rabais
27:51et donc nous
27:52ce qu'on dit
27:53c'est qu'il faut
27:55que cet apprentissage
27:55soit valorisé
27:56et surtout
27:57qu'il soit rediscuté
27:58pour qu'on puisse
27:59enfin comprendre
28:00tous ensemble
28:00que cet apprentissage
28:01de base
28:02pouvait être une bonne idée
28:03s'il était encadré
28:04et s'il était fait
28:05dans des structures
28:05qui correspondent
28:06aux besoins des jeunes
28:09là on se félicite
28:10parce qu'avec la crise
28:11avec le Covid-19
28:13il n'y a jamais eu
28:13autant d'apprentissage
28:14mais c'est quoi
28:15les conditions
28:16qu'il y a derrière
28:17nous on est scandalisés
28:18par ça à la JOC
28:19et ce qui nous intéresse
28:21aussi c'est comment
28:22on va faire du coup
28:23comment on peut faire
28:24pour valoriser
28:25cet apprentissage
28:26qui soit utile
28:27aux jeunes
28:28et qu'à la fin
28:29ils aient une vraie formation
28:30et qu'ils garantissent
28:31enfin d'obtenir un CDI
28:38Alors merci à vous deux
28:39il y a beaucoup de questions
28:41qui sont sur la table
28:45On ne peut pas répondre à tout
28:46C'est le jeu
28:48c'est le format
28:49Je vais essayer d'aller
28:52cash
28:52Mais après on pourra y revenir
28:53de toute façon
28:54Je vais cash
28:55Demain je suis président
28:56de la République
28:57au mois d'avril
28:59Première décision
29:01On arrête Parcoursup
29:03et en septembre 2022
29:05il n'y a plus
29:06la sélection
29:07par les algorithmes
29:08pour les étudiants
29:09Fini
29:12Deuxième chose
29:13Je mets fin
29:14tout de suite
29:15à la réforme du bac
29:16et dès septembre
29:17les enfants
29:19retrouveront
29:20un diplôme national
29:21avec un vrai bac
29:22à la fin de l'année
29:23Vous savez
29:25pour ceux qui ne suivraient pas
29:27que là
29:27à partir de septembre
29:29ceux qui sont rentrés
29:30en terminale
29:32c'est la réforme du bac
29:33qui se poursuit
29:34et 40%
29:36de leur note du bac
29:37sera faite
29:38en contrôle continu
29:3940%
29:40c'était 10%
29:41l'année dernière
29:4240%
29:43pour cette rentrée
29:44ça veut dire
29:45que la fin du bac
29:47c'est ça
29:47ça veut dire
29:48que les lycées
29:49aujourd'hui
29:50moi j'en entends
29:50des enseignants
29:51qui me disent ça
29:52et bien
29:53ils vont s'arranger
29:54comme il y a 40%
29:55de la note du bac
29:57qui est faite
29:57en contrôle continu
29:58ils vont s'arranger
29:59pour mettre des bonnes notes
30:00à leurs élèves
30:02pour que leurs élèves
30:03aient le bac
30:04à la fin de l'année
30:05grâce à leurs notes
30:06et pour que le lycée
30:07soit bien coté
30:09parce qu'il y aura
30:10un taux de réussite
30:11au bac élevé
30:12c'est comme ça
30:13qu'on est en train
30:13de casser un diplôme national
30:15et que l'on va avoir
30:16des lycées
30:17qui ne seront pas tous
30:18au même niveau
30:19qui ne seront pas
30:19dans la réalité
30:20il faut arrêter ça
30:22et il nous faut
30:22un diplôme national
30:24et un examen
30:25en fin d'année
30:26qui sera le même
30:27pour toutes
30:27et pour tous
30:28et ça
30:29on le mettra en oeuvre
30:30tout de suite
30:31c'est pas compliqué
30:33enfin
30:36supprimer
30:37Parcoursup
30:37ça ne réglera pas
30:39tout le problème
30:40parce que
30:41derrière
30:41il y a un manque
30:43de place
30:43pour les élèves
30:45qui veulent
30:45trouver
30:48la formation
30:49de leur choix
30:49et c'est pour ça
30:50qu'ils ont mis
30:51Parcoursup
30:51c'est une méthode
30:54inacceptable
30:55de sélection
30:56par des algorithmes
30:58et un élève
30:59sur deux
31:00ne retrouve pas
31:01ces choix
31:01donc il faudra
31:03ça va être dur
31:04les premières années
31:04parce qu'il manque
31:05des places
31:05dans les universités
31:06mais nous mettrons
31:08en place
31:10la planification
31:11de construction
31:13d'universités
31:14nous devons
31:15construire
31:15des universités
31:16comme nous devons
31:17construire
31:17des collèges
31:18des lycées
31:19de proximité
31:20à taille humaine
31:21pour pouvoir
31:22alléger
31:23les classes
31:24du collège
31:25du lycée
31:26des écoles
31:27mais aussi
31:27dans les universités
31:28et donc à terme
31:29ce que nous voulons
31:30c'est que tout le monde
31:31ait accès
31:32à la filière
31:33de son choix
31:33parce que nous aurons
31:34créé les conditions
31:35en ayant plus de place
31:37dans les universités
31:38et en ayant
31:38construit
31:39des universités
31:40et franchement
31:41une France
31:42une nation
31:43qui décide
31:43de construire
31:44des écoles
31:45des collèges
31:45des lycées
31:46des universités
31:47ça le fait
31:48quand même plus
31:49qu'une nation
31:49qui investit
31:50dans l'arme atomique
31:51ou dans des prisons
31:52moi je préfère
31:53construire des écoles
31:54comme disait
31:55Victor Hugo
31:57enfin
32:00j'entends
32:01ce débat
32:02sur
32:03la formation
32:04l'apprentissage
32:05et les CFA
32:07il faut mettre fin
32:08au CFA
32:08qui est la méthode
32:10patronale
32:11pour pouvoir avoir
32:12des salariés
32:13formés
32:14en fonction
32:14de leurs besoins
32:15et à un moment donné
32:16voilà
32:17c'est ça
32:18les CFA
32:18ce sont
32:19des écoles privées
32:21financées par la taxe
32:22d'apprentissage
32:23et nos impôts
32:25les régions
32:26financent les CFA
32:27et puis
32:28il y a une entreprise
32:29chez moi
32:30ils ont besoin
32:31de 30 soudeurs
32:32et bien hop
32:33on va aller chercher
32:34les 30 soudeurs
32:34ils vont les fermer
32:35dans un CFA
32:35et ils répondent
32:37à la demande
32:38mais
32:38c'est pas
32:39pareil
32:40on ne planifie pas
32:41comme ça
32:42la réindustrialisation
32:43du pays
32:44on va avoir besoin
32:45de soudeurs
32:46d'électriciens
32:47de plaquistes
32:48dans les métiers
32:49du bâtiment
32:50on va avoir besoin
32:51de tous ces métiers
32:52permettons
32:53à tous nos jeunes
32:54d'accéder à ces métiers
32:56dans les lycées
32:57professionnels
32:57comme ça se faisait
32:59avant
32:59et donc moi
33:00je veux redonner
33:01tout son sens
33:02à la formation
33:03de nos lycées techniques
33:04et donner
33:05tout son sens
33:07au bac professionnel
33:08ce que j'entends
33:09des professeurs
33:10qui travaillent
33:11dans ces lycées
33:11professionnels
33:12c'est qu'ils demandent
33:14eux
33:14à ce que l'on
33:15aujourd'hui
33:16à ce que l'on accède
33:17à un bac pro
33:17en 4 ans
33:18au lieu de 3
33:19et c'est ce que je proposerai
33:21pour que l'enseignement
33:22professionnel
33:23retrouve tout son sens
33:24et toute sa qualité
33:25je ne supporte plus
33:27d'entendre dire
33:29que ces bacs professionnels
33:31ces lycées techniques
33:33sont des voies de garage
33:34pour nos enfants
33:35c'est faux
33:36ce sont les plus beaux métiers
33:38du monde
33:38que l'on enseigne
33:39dans ces lycées professionnels
33:40et il faut leur redonner
33:42toute la beauté
33:44et ça veut dire derrière
33:46que dans les entreprises
33:48qui embauchent
33:48qui vont embaucher demain
33:50les jeunes
33:51qui sortiront
33:51de ces lycées
33:52avec un diplôme
33:53de soudeur
33:54un diplôme
33:55de chaudronnier
33:55d'électricien
33:56il faut qu'ils soient
33:58correctement rémunérés
33:59ce sont les plus beaux métiers
34:01mais aujourd'hui
34:02ils sont sous-rémunérés
34:03ce sont des métiers
34:04difficiles
34:05et ils ne bénéficient pas
34:07de retraite anticipée
34:08c'est ça aussi
34:09qu'il faudra faire
34:10en même temps
34:10c'est de faire en sorte
34:11que ces métiers
34:13aient de la reconnaissance
34:14et comme ça
34:15on redonnera aussi
34:17de l'intérêt
34:18à ces formations professionnelles
34:20et dernier petit mot
34:25je n'aime pas non plus
34:27la manière dont on classifie
34:29nos enfants
34:30entre ceux
34:31qui seraient un télo
34:32et qui iraient
34:33en bac général
34:35en filière générale
34:36et puis ceux
34:37qui seraient manuels
34:38et puis qui iraient
34:39en lycée professionnel
34:41c'est n'importe quoi
34:42mince
34:43on peut décider
34:44de faire un bac littéraire
34:46et quand même
34:46apprendre à utiliser
34:47ses mains et ses doigts
34:48et on peut faire aussi
34:50un bac pro
34:51tout en faisant
34:52de la philosophie
34:53et de l'histoire
34:54c'est ça
34:55l'ambition qu'on doit avoir
34:58alors ils avaient envie
35:00d'aborder
35:00beaucoup de thèmes
35:01mais effectivement
35:02c'est un petit challenge
35:03là
35:04qui a été lancé
35:05j'en profite juste
35:06pour dire
35:07qu'il y a aussi
35:07les conditions de travail
35:08des apprentis
35:10que Manon a évoqué
35:11peut-être
35:12parce que vous proposez
35:13d'augmenter
35:14le SMIC
35:15les alers
35:15est-ce qu'il y a aussi
35:16des propositions
35:17pour les conditions de travail
35:18quand on est en alternance
35:19même si c'est
35:20dans des lycées professionnels
35:22et aussi
35:23il y avait la question
35:24évidemment de l'université
35:25puisque
35:26Mélanie voulait intervenir
35:27là-dessus
35:28peut-être assez court
35:29pour qu'on puisse avoir
35:30le temps ensuite
35:31d'aborder
35:31les autres thèmes
35:33oui bien sûr
35:34après de toute façon
35:34on sait que
35:36quand on veut transformer
35:38la société
35:38il faut commencer
35:39par l'école
35:39à partir du moment
35:40où à l'université
35:41en licence
35:42il y a 13%
35:43d'enfants d'ouvriers
35:43et en master
35:44on arrive à 7%
35:45alors que dans la société
35:46on est à bien plus
35:48de 25%
35:49on sait que
35:50si on ne commence pas
35:50à transformer
35:51le système éducatif
35:52on n'avance pas
35:54donc
35:54moi je voulais vous
35:55interroger sur une chose
35:56parce que vous êtes revenus
35:57sur la question de la sélection
35:58ce qui est essentiel
35:59revenir sur la sélection
36:00aujourd'hui
36:01si on fait le bilan
36:02depuis l'arrivée au pouvoir
36:03d'Emmanuel Macron
36:04il y a 200 000 étudiants
36:05en plus
36:05en plus de ça
36:06on a un budget
36:08qui n'a pas suivi
36:08donc on a perdu du budget
36:10par étudiant
36:1010% en moins
36:11par étudiant
36:12en 10 ans
36:12en plus de ça
36:14on a des postes
36:15qui n'ont pas été créés
36:16chez les enseignants
36:17donc on a perdu
36:18des enseignants
36:19par étudiant
36:21et en plus de ça
36:22il y a un enjeu
36:23parce que si l'enjeu
36:24c'est lutter contre
36:24la reproduction sociale
36:25ce que je disais au début
36:26l'enjeu c'est de pouvoir
36:28améliorer les conditions
36:29d'études
36:29non seulement on veut pouvoir
36:30être plus nombreux
36:31à pouvoir accéder
36:32à l'enseignement supérieur
36:32mais on veut aussi
36:33pouvoir étudier
36:34en bonnes conditions
36:35et avec une pédagogie
36:36qui est adaptée
36:36et donc l'enjeu
36:38c'est d'avoir
36:38je pense en tout cas
36:39un plan
36:40pour l'enseignement supérieur
36:41les organisations syndicales
36:44l'ensemble des organisations syndicales
36:45se sont accordées
36:46sur le fait
36:46qu'il fallait 2 milliards d'euros
36:47par an
36:48d'investir en plus
36:49dans le budget
36:50de l'enseignement supérieur
36:51pendant 10 ans
36:51pour sortir l'enseignement supérieur
36:53de la situation actuelle
36:54je voulais avoir votre position
36:54là dessus
36:55mais aussi sur la manière
36:57dont on renouvelle nos pédagogies
36:58nous à l'UNEF
37:00évolution pédagogique
37:01ça ça nécessite
37:02de diviser les effectifs
37:04justement en première année
37:05de licence
37:05mais tout le long
37:06de l'université
37:07pour qu'on arrête
37:09d'avoir 4% d'enfants
37:10d'ouvriers en doctorat
37:11et qu'au contraire
37:12on ait réellement
37:13tous et toutes
37:14les mêmes chances
37:15de réussir
37:20alors nous notre proposition
37:21c'est de doubler
37:23le budget de l'éducation nationale
37:24et celui de l'enseignement supérieur
37:26en l'espace de 5 ans
37:27et d'ajouter
37:28donc pour atteindre cet objectif
37:29de mettre 5 milliards d'euros
37:31de plus
37:31dans le budget
37:33de l'éducation nationale
37:34et des universités
37:35par an
37:35pour arriver
37:36à 20 milliards de plus
37:39donc au terme
37:39de ce mandat
37:40avec cet argent
37:42avec ce budget
37:42de 5 milliards d'euros
37:44nous voulons planifier
37:45la construction d'écoles
37:47de collèges
37:48de lycées
37:48d'universités
37:49comme j'ai dit précédemment
37:50mais nous voulons aussi
37:52former
37:5390 000 enseignants
37:55et effectivement
37:56si l'on veut
37:57avoir des classes
37:58de 20 à 25 élèves
37:59des classes de 20 à 25 élèves
38:01par classe
38:03dans tous nos collèges
38:04lycées
38:04dans toutes nos écoles
38:05ça va pas se faire tout de suite
38:07il faut qu'on planifie
38:08la formation
38:09de ces enseignants
38:10pour atteindre
38:11cet objectif
38:1220 à 25 élèves
38:14par classe
38:14ça veut dire
38:15qu'on peut pas
38:16pousser les murs
38:17donc il va falloir construire
38:18moi je suis dans une circonscription
38:21rurale
38:21du nord
38:22si je dis ça
38:23aux maires
38:24des villages
38:25de ma circonscription
38:26ils vont dire
38:27mais c'est pas possible Fabien
38:28il faut qu'on construise une école
38:29ça va pas se faire tout de suite
38:31donc c'est pour ça
38:31qu'on veut planifier
38:32cette construction
38:34d'établissement
38:35planifier
38:36cette formation
38:37des enseignants
38:38le faire sur 5 ans
38:40avec un budget
38:41de 5 milliards d'euros
38:43de plus
38:43par an
38:44qui vont s'additionner
38:45enfin
38:45quand nous
38:47défendons l'idée
38:48de rendre
38:51d'offrir
38:52une éducation
38:53de qualité
38:53à tous nos enfants
38:54et d'avoir
38:56un égal accès
38:57au savoir
38:57et aux connaissances
38:58pour tous les enfants
38:59je propose
39:00d'augmenter
39:01le temps
39:02d'enseignement
39:03parce que
39:04les professeurs
39:05me disent
39:05qu'ils ont
39:06de moins de moins
39:06de temps d'enseignement
39:08avec les élèves
39:09on leur demande
39:09d'en faire toujours plus
39:10en fait
39:11mais dans la réalité
39:12ils passent
39:13de moins de moins
39:13de temps
39:14avec les enfants
39:14ce que nous
39:15nous proposons
39:16c'est de faire
39:1632 heures
39:18pour tous les enfants
39:1932 heures
39:20à l'école
39:21pour que les devoirs
39:22soient faits
39:23à l'école
39:24et plus à la maison
39:25comme ça
39:26quand ils vont rentrer
39:27à la maison
39:27les enfants
39:28ils vont pouvoir
39:29passer du bon temps
39:29avec les parents
39:31et nous proposons
39:32d'augmenter
39:33ce temps d'enseignement
39:35sans augmenter
39:36le temps de travail
39:37des enseignants
39:38parce que
39:39eux ils en font déjà
39:39beaucoup
39:40pour préparer leurs cours
39:42et c'est pour ça
39:42qu'il va falloir
39:43embaucher
39:4490 000 enseignants
39:45pendant ce mandat
39:46donc c'est une
39:48c'est une vraie
39:48planification
39:49que nous devons
39:50organiser
39:51ça ne se fera pas
39:51la première année
39:52mais nous allons
39:53l'organiser
39:53mais c'est une belle
39:54ambition justement
39:55de reconstruire
39:56une école de l'égalité
39:57de la république
39:58pour tous
40:02merci
40:02merci Fabien
40:04du coup
40:05on sait que
40:06l'emploi
40:07et la formation
40:08sont des questions
40:09évidemment
40:09de préoccupations
40:10majeures
40:11et c'est pour ça
40:11qu'il y a
40:12tout un tas
40:12de sujets
40:13on viendra d'ailleurs
40:14sur les questions
40:14de discrimination
40:15un petit peu
40:16plus tard
40:17d'ici quelques minutes
40:18mais on l'a vu
40:20ces dernières années
40:21ces derniers mois
40:23aussi
40:24la question environnementale
40:26c'est aussi imposé
40:27parmi les plus jeunes
40:28générations
40:29comme d'ailleurs
40:29dans l'ensemble
40:30de la société
40:31mais c'est particulièrement
40:32vrai chez les jeunes
40:34comme une préoccupation
40:36majeure
40:36alors Olivia
40:38Olivia Lambert
40:39de Youth for Climate
40:40pourquoi c'est une question
40:41qui est si fondamentale
40:43et puis
40:44qu'est-ce qui est attendu
40:46en termes de réponse
40:48par les jeunes
40:49qui sont mobilisés
40:50et donc vous faites partie
40:53donc pour dresser
40:54un court état des lieux
40:55actuel
40:55le dernier rapport
40:56du GIEC
40:57qui a été publié
40:58en août
40:58il vient seulement
40:59confirmer
41:00ce que la jeunesse
41:02dit aux dirigeants
41:03notamment depuis
41:04les grèves étudiantes
41:05de 2019
41:06donc le climat
41:07est en train de changer
41:08partout dans le monde
41:09et plus rapidement
41:09que prévu
41:10donc c'est des changements
41:11irréversibles
41:12et donc on a une augmentation
41:15des catastrophes naturelles
41:16et bien sûr
41:17en France
41:18comme dans le monde entier
41:19les personnes les plus vulnérables
41:20face à cette crise
41:21c'est les personnes les plus pauvres
41:22et notamment la jeunesse
41:23qui est donc
41:24la plus concernée
41:25et qui est la génération sacrifiée
41:27en fait
41:29donc que ce soit
41:29sur le plan social
41:30ou écologique
41:31d'où la nécessité
41:33d'une écologie sociale
41:34et populaire
41:35et celle-ci
41:36ne peut donc se faire
41:36qu'avec une réelle démocratie
41:38donc une démocratie directe
41:40donc nous
41:41chez Youth for Climate
41:41on soutient des initiatives
41:43telles que la convention citoyenne
41:44pour le climat
41:45même si
41:46la dernière convention citoyenne
41:48pour le climat
41:48du coup
41:49n'a été qu'un coup de communication
41:50vu que seulement
41:51que un tiers des mesures
41:53n'ont été réellement appliquées
41:55donc
41:57on défend aussi
41:58l'aspect intergénérationnel
41:59de cette démocratie
42:00pour que justement
42:01la jeunesse soit prise en compte
42:04pour aller vers une écologie
42:05qui fonctionne réellement
42:07donc c'est-à-dire
42:07une écologie anticapitaliste
42:09et antiproductiviste
42:11et
42:12donc
42:13notre question
42:15ce serait
42:15comment comptez-vous mettre
42:17en place
42:18des mesures écologiques
42:19et
42:20comment combiner l'écologie
42:21avec
42:22les politiques sociales
42:23pour la jeunesse
42:29j'aime bien
42:30comment vous présenter
42:32justement
42:33la manière
42:34dont on peut relever
42:35le défi écologique
42:36et j'aime bien
42:36cette formule
42:38d'une écologie sociale
42:39et populaire
42:40parce que
42:40c'est effectivement
42:41le défi
42:42que nous devons
42:43réussir à relever
42:44c'est celui
42:45de répondre
42:46tant à l'urgence sociale
42:47qui existe
42:48dans notre pays
42:48avec
42:4910 millions de personnes
42:50sous le seuil
42:51de pauvreté
42:51et beaucoup de jeunes
42:53qui souffrent de la précarité
42:54et en même temps
42:55relever
42:56le défi climatique
42:57et donc à répondre
42:58à l'urgence climatique
42:59bien sûr
43:00nous
43:00nous disons
43:01que c'est possible
43:01et c'est même important
43:03de pouvoir
43:04parler de l'alimentation
43:06justement
43:06et nous nous disons
43:07qu'il est possible
43:08de manger sain
43:09et de manger à sa faim
43:11et c'est un objectif
43:12que nous devrions avoir
43:14c'est insupportable
43:16que
43:16quand on va
43:17dans les supermarchés
43:18et qu'on a des sous
43:20on puisse se payer
43:21un bon poulet
43:22bio
43:22élevé
43:23à côté de chez soi
43:24au grain
43:25mais quand on n'a pas de sous
43:26on mange un poulet de merde
43:27qui vient du Brésil
43:28et qui a été élevé en batterie
43:30et qui est dégueulasse
43:30quoi
43:31c'est pas normal
43:32donc les pauvres
43:33mangent n'importe quoi
43:34et les riches
43:35peuvent se payer
43:36de la nourriture
43:37bio
43:38propre
43:39etc
43:39c'est pas normal
43:40on doit tous pouvoir manger
43:42bio
43:43sain
43:44et à sa faim
43:45ça c'est ça
43:46c'est un objectif
43:47de société
43:48que l'on doit avoir
43:51comment on fait
43:52pour relever
43:53le défi
43:54climatique
43:55justement
43:55d'abord
43:57moi je veux faire confiance
43:59aux jeunes
44:00aux salariés
44:01dans les entreprises
44:02pour que ce soit
44:04eux
44:04qui décident
44:06de la manière
44:06dont on doit produire
44:07les biens
44:08pour notre pays
44:10comment on doit produire
44:11nos richesses
44:12et c'est eux
44:14qui peuvent dire
44:15justement
44:16quand on porte atteinte
44:18à l'environnement
44:21à la flore
44:23à la faune
44:24ce sont les salariés
44:26qui dans une entreprise
44:27peuvent être
44:27les lanceurs d'alerte
44:29pour dire
44:30attention là
44:31on porte atteinte
44:32à l'environnement
44:33il faut changer
44:34de processus
44:35de production
44:36c'est pour ça
44:37que je veux redonner
44:38des pouvoirs
44:39aux salariés
44:40dans les entreprises
44:40pour qu'ils ne soient pas
44:42seulement les simples
44:43exécutants
44:43des décisions
44:44des actionnaires
44:45mais pour que les salariés
44:47dans les entreprises
44:47puissent décider
44:49de leurs conditions
44:50de travail
44:50mais aussi
44:51de la préservation
44:52de la planète
44:53on peut produire mieux
44:54et on peut le faire
44:56en décidant nous-mêmes
44:57de le faire
44:58et je vais même plus loin
45:00nous devrions être
45:01en capacité
45:02de donner
45:02aux salariés
45:04un droit de veto
45:05sur certaines décisions
45:06dans les entreprises
45:07quand ça porte atteinte
45:08à la dignité humaine
45:09ou à la nature
45:11là
45:11on va véritablement
45:13changer
45:13de mode de production
45:15dans notre pays
45:15et puis
45:16enfin
45:17vous connaissez
45:18ma position
45:18je pense
45:19qu'il faut avoir
45:20une politique énergétique
45:21qui est tout autre
45:23que celle
45:24qui est menée
45:24aujourd'hui
45:25moi mon objectif
45:26mon objectif
45:28pour la France
45:28c'est de sortir
45:30des énergies fossiles
45:31il faut arrêter
45:32le gaz
45:33et le pétrole
45:34c'est ça
45:34ce que nous dit
45:35le GIEC
45:36ce sont ces énergies là
45:37qui font les trous
45:38dans la couche d'ozone
45:41il faut arrêter
45:41les émissions de gaz
45:42à effet de serre
45:43si on veut
45:43empêcher
45:44la hausse des températures
45:46au delà
45:46des 1 degré 5
45:49promis
45:49d'ici 2100
45:50pour sortir
45:51des énergies fossiles
45:53il n'y a pas
45:54d'autres alternatives
45:56que de s'appuyer
45:57sur les deux sources
45:58d'énergie
45:59que nous avons en France
46:00qui sont pilotables
46:01et qui sont décarbonées
46:02ce sont les énergies
46:04issues de nos barrages
46:05hydroélectriques
46:06et celles issues
46:07de nos centrales nucléaires
46:09on n'a pas le choix
46:10pour les 20 ans
46:1230 ans
46:13qui viennent
46:13d'investir
46:14dans ces deux filières
46:15pour pouvoir produire
46:17une énergie
46:18totalement décarbonée
46:19qui réponde
46:20à nos besoins
46:21l'urgence
46:22c'est de sortir
46:23des énergies fossiles
46:25et pas de sortir
46:26du nucléaire
46:27maintenant
46:39mais dans ce cas là
46:40qu'est-ce qu'on fait
46:41des déchets
46:41du nucléaire
46:43je pense que c'est important
46:44et sinon
46:45je voulais juste compléter
46:47sur un élément
46:48c'est que
46:49on dit souvent
46:49que les jeunes
46:50s'intéressent à la question écologique
46:51parce que c'est notre avenir
46:52qui est en jeu
46:53c'est vrai
46:53c'est notre avenir
46:54non seulement on nous dit
46:55aujourd'hui
46:55vous êtes la génération
46:56qui est bijoutée socialement
46:57mais en plus
46:58on est la génération
46:59qui n'aura pas
46:59de planète habitable
47:01mais là cet été
47:02je pense qu'il nous a montré
47:02que c'était pas juste
47:03notre avenir
47:04qui était en jeu
47:05c'est aujourd'hui
47:06quand on voit
47:07toutes les inondations
47:08qui a eu lieu
47:08que ce soit en Europe
47:11centrale
47:11mais aussi
47:12je vais pas faire
47:13la liste
47:13de toutes les catastrophes
47:14climatiques
47:14qu'on a vu cet été
47:15on a eu un des étés
47:16les plus meurtriers
47:17donc là moi
47:18ce que j'ai entendu
47:19c'est des mesures
47:20démocratiques
47:21dans les entreprises
47:22sortir des énergies fossiles
47:24mais concrètement
47:25qu'est-ce qu'on fait
47:25par exemple
47:25pour sortir des pesticides
47:26c'est quoi
47:28la politique
47:29que vous proposez
47:29en matière de politique
47:31agricole commune
47:31par exemple
47:32au niveau de l'Union Européenne
47:33tous ces sujets là
47:34c'est des sujets
47:34qui vont intéresser
47:35directement aussi
47:36les jeunes
47:36parce que
47:37si on veut
47:38que notre avenir
47:38pas dans 30 ans
47:39dans 40 ans
47:40notre avenir
47:40dans 5 ans
47:41il soit garanti
47:42on a besoin
47:43d'être certain
47:44qu'on aille plus loin
47:45que les accords de Paris
47:47qu'on respecte déjà pas
47:48aujourd'hui
47:53alors
47:54je réponds
47:57à la première question
47:58que fait-on
47:59des déchets nucléaires
48:00mais les ingénieurs
48:02français ont travaillé
48:04là-dessus
48:04les chercheurs français
48:05avec le projet Astrid
48:07que le président
48:08de la république
48:09a arrêté net
48:10ce projet Astrid
48:12c'est la possibilité
48:14de mettre en place
48:15les futures centrales nucléaires
48:17qui fonctionneront
48:18avec les déchets nucléaires
48:20et il n'y aura plus
48:21de déchets nucléaires
48:22et la première centrale
48:23nucléaire
48:24qui arrivera à le faire
48:26elle vient de sortir
48:27et ce sont les chinois
48:28qui l'ont sorti de terre
48:30alors que la France
48:31était à la pointe
48:32dans le monde
48:33de l'énergie nucléaire
48:34on arrive même aujourd'hui
48:36à ne plus être les premiers
48:37dans ce domaine
48:38alors que nous étions
48:39à la tête
48:40et bien il faut relancer
48:42la recherche
48:43dans l'utilisation
48:44dans la production
48:44des énergies nucléaires
48:46pour que demain
48:47nous n'ayons plus
48:48de déchets nucléaires
48:49et c'est possible
48:51parce que les chercheurs
48:52français ont travaillé
48:54dans ce domaine
48:54et il y a ce projet Astrid
48:55qui permettait
48:57d'y arriver
48:59concernant
48:59concernant
49:00l'agriculture
49:03les agriculteurs
49:04eux-mêmes
49:06demandent
49:07à ce qu'ils ne soient
49:08plus mis en concurrence
49:10avec les agriculteurs
49:11d'autres pays
49:12de l'Union Européenne
49:13où on utilise
49:14des pesticides
49:15qui sont interdits
49:17en France
49:17et ils disent
49:18c'est complètement dingue
49:19et moi j'habite
49:20à la frontière
49:21avec la Belgique
49:22les agriculteurs français
49:23n'ont pas le droit
49:24d'utiliser des pesticides
49:25que la France interdit
49:26mais les agriculteurs belges
49:28ont le droit
49:29de le faire
49:30d'utiliser ces pesticides
49:31et donc on vend
49:32chez nous
49:33dans le nord
49:34des tomates
49:35des poireaux
49:35des pommes de terre
49:36qui sont cultivées
49:37avec des pesticides
49:38qui sont interdits en France
49:39comment voulez-vous
49:40que nos agriculteurs
49:41qui s'en sortent
49:42donc déjà je voudrais
49:43qu'il y ait les mêmes règles
49:44anti-pesticides
49:46dans tous les pays
49:46de l'Union Européenne
49:47et qu'il n'y ait plus
49:48de produits importés
49:49en France
49:50qui aient été cultivés
49:52avec des pesticides
49:53que nous interdisons
49:54ici
49:54ça c'est une question
49:56de loyauté
49:58de commerce loyal
49:59que nous devons avoir
50:01donc les traités
50:02de libre-échange
50:03les Mercosur
50:04et les CETA
50:05c'est fini aussi
50:06il n'y a plus rien
50:07qui doit venir
50:08de ces pays
50:09et notamment du Brésil
50:10et je pense à ce soja
50:11qui est cultivé
50:12sur la forêt amazonienne
50:13et qui vient en France
50:15et dans l'Union Européenne
50:16c'est insupportable
50:17ils sont en train
50:18de brûler
50:18cette forêt
50:20qui est le poumon
50:21de la terre
50:21pour en plus
50:22y cultiver
50:23du soja
50:24qu'on importe en France
50:25et bien la France
50:26elle est complice
50:27de la destruction
50:28de la forêt amazonienne
50:29il faut arrêter ça
50:32et concernant la PAC
50:34ce que réclament
50:35les agriculteurs français
50:37et je suis totalement
50:38à leur côté pour ça
50:39c'est que 70%
50:42des aides
50:42de la PAC
50:43la politique agricole
50:45commune
50:46elle est captée
50:46par les multinationales
50:48de l'industrie
50:50agroalimentaire
50:50c'est pas les petits paysans
50:52qui bénéficient
50:53des aides de la PAC
50:54ce qu'il faut
50:55c'est de la justice
50:56sur ces aides
50:56de la PAC
50:57et que les 70%
50:59de ces aides
50:59elles aillent aux petits
51:01les gros n'en ont pas besoin
51:02voilà
51:03donc aidons
51:04les agriculteurs
51:05les paysans
51:06ceux qui ont des fermes
51:07à taille humaine
51:08à produire bien
51:09et à vendre
51:10chez eux
51:10dans les circuits courts
51:11et les aides publiques
51:12elles seront là
51:13pour les aider
51:15alors merci
51:16on sait que le débat
51:17pourrait se poursuivre
51:18assez longuement
51:19sur chacun des thèmes
51:20il y en a un dernier
51:21qu'on voulait
51:22qu'on tenait à aborder
51:24enfin quand on s'est eu
51:25avant
51:25pour organiser
51:28cette rencontre
51:31c'est la question
51:31des discriminations
51:33en particulier
51:34Manon Chric
51:35vous vouliez intervenir
51:36parce que
51:37votre organisation
51:38mène depuis
51:39deux ans
51:40maintenant
51:40il me semble
51:42une grande enquête
51:43qui consiste à recueillir
51:44des témoignages
51:45auprès de
51:46la jeunesse
51:47du milieu ouvrier
51:48des quartiers populaires
51:49concernant ces questions
51:50des discriminations
51:53du coup
51:53qu'est-ce qui ressort
51:54de ce travail
51:56quels témoignages reviennent
51:57et qu'attendez-vous
51:58là encore
51:59des politiques
52:00pour répondre
52:01à ces questions là
52:03en effet
52:04ça fait plus de deux ans
52:05qu'on bosse
52:05sur les discriminations
52:06à la jeunesse
52:07ouvrière chrétienne
52:08ce qui ressort
52:09de notre enquête
52:10c'est déjà deux mots
52:11quand on demande
52:12aux jeunes
52:13qui ont vécu
52:13des discriminations
52:15quels sentiments
52:16ils ont eu
52:16à la suite de ça
52:17le premier mot
52:18qui ressort
52:18c'est tristesse
52:19d'abord
52:19c'est attendu
52:20mais le second mot
52:21qui ressort
52:22c'est colère
52:23et colère
52:23c'est pas à minimiser
52:25une colère
52:26de ces jeunes
52:27elle peut tout changer
52:29et à la JOC
52:30on est inquiet aussi
52:30pour cette colère
52:31que ces jeunes
52:32ont face à la discrimination
52:34un des témoignages
52:35les plus forts
52:36que l'on a retenu
52:37c'est Duane
52:38quand on lui demande
52:39comment il va
52:39il nous raconte
52:41juste un dernier
52:41entretien d'embauche
52:42qu'il a vécu
52:43comme si c'était normal
52:45Duane
52:45comment ça va
52:46j'ai vécu
52:47l'entretien d'embauche
52:49le plus bizarre
52:49de ma vie
52:50ah bon
52:50qu'est-ce qui s'est passé
52:51en fait
52:52c'était une famille
52:54du coup
52:54c'était bizarre
52:55c'était une entreprise familiale
52:56il y avait le père
52:57la mère
52:57et la belle-mère
52:58ah bon
53:00et du coup
53:00cette entreprise
53:01la belle-mère
53:02elle a osé lui demander
53:04Duane
53:04vous êtes célibataire
53:05oui je suis célibataire
53:06ah bon
53:07pourtant d'habitude
53:08de votre origine
53:09vous êtes pas célibataire
53:10alors Duane
53:11il n'a pas compris
53:12après on lui a demandé
53:13ses origines
53:14Duane gentiment
53:15il a dit
53:15bah je suis togolais
53:16ah donc vous êtes pas français
53:18et après
53:19cette dame
53:20elle a osé demander
53:21à Duane
53:21combien de frères et sœurs
53:22il avait
53:23et donc Duane
53:24qui répond gentiment
53:25bah j'ai une sœur
53:26ah bah ils ont été gentils
53:27ils en ont pas trop fait
53:28c'est bon
53:30Duane face à ça
53:31et bah il est normal
53:33parce qu'il a tellement
53:34l'habitude d'avoir
53:34ce genre d'entretien d'embauche
53:36ou ce genre de réflexion
53:37que c'est devenu
53:38son quotidien
53:39et il a fallu aller
53:40jusqu'à lui dire
53:41bah en fait c'est pas normal
53:42c'est de la discrimination
53:43Duane
53:43et là
53:44même si nos jeunes
53:45ne se rendent même plus compte
53:46qu'ils vivent de la discrimination
53:47comment on peut faire
53:48nous notre question
53:49c'est
53:50comment vous allez faire en sorte
53:51que
53:53les jeunes du milieu ouvrier
53:54et des quartiers populaires
53:55ils ne subissent plus de discrimination
54:02Alors c'est une vaste question
54:05mais ce témoignage il est fort
54:06et il en cache beaucoup d'autres
54:08malheureusement
54:09je pense que chacun d'entre vous
54:11vous avez rencontré
54:12ce type de situation
54:15du coup je vous laisse la parole
54:17Fabien Roussel
54:17ce sera aussi le mot de la fin
54:20parce que malheureusement
54:21le temps file très vite
54:23donc on a encore quelques minutes
54:25pour aborder ce jeu
54:28C'est difficile de répondre
54:30rapidement sur un sujet
54:32qui est aussi important
54:34aussi grave
54:36parce que les discriminations
54:39et le racisme
54:42pèsent lourd en France
54:43frappent
54:45toutes les classes d'âge
54:47mais beaucoup les jeunes
54:48et dans notre pays
54:51qui affiche au fronton
54:53de ses mairies
54:53les valeurs de la république
54:55liberté
54:56égalité
54:57fraternité
54:58c'est dur
54:59de se dire que
55:01ce racisme
55:03il est aussi fort
55:05dans notre pays
55:06et il existe
55:09alors bon
55:10je ne vais pas détailler
55:11toutes les mesures
55:12qu'on pourrait mettre en place
55:13le mal il est profond
55:15et je m'inquiète justement
55:19avec cette élection présidentielle
55:21que les idées
55:23d'extrême droite
55:25de haine
55:26de rejet de l'autre
55:28en fonction
55:29de sa couleur
55:30de son origine
55:32de sa religion
55:34elles se développent
55:36et qu'elles fassent
55:37même tribune
55:38dans les plateaux
55:40de télé
55:41et dans les débats
55:43certains me disent
55:44ah mais la candidature
55:46de Zemmour
55:46c'est bien
55:47parce que ça va affaiblir
55:48Marine Le Pen
55:49mais c'est dingue
55:51de dire ça
55:51ça veut dire
55:52qu'ils vont être
55:53deux à vomir
55:54sur les plateaux
55:55de télévision
55:55à vomir
55:57sur l'étranger
55:58et sur l'immigré
56:00et c'est du poison
56:01qui rentre dans les têtes
56:03de nos concitoyens
56:04et ce poison
56:05il est mortel
56:06car il nous divise
56:08entre nous
56:08alors qu'on attend
56:09à partager
56:10et on le voit ici
56:11au sein de la fête
56:12de l'humanité
56:13où on est tous
56:14à clamer
56:15la fraternité
56:16l'amour
56:16l'égalité
56:17entre tous les êtres humains
56:19alors
56:20qu'est-ce que vous voulez
56:21que je vous dise
56:22il faut qu'on lâche rien
56:24à cela
56:24ne rien leur lâcher
56:25moi je ne débattrai pas
56:27avec eux
56:27je n'ai rien à faire
56:29avec eux
56:29je n'ai rien à parler
56:31avec eux
56:31je me souviens même
56:33que
56:34dans les années 90
56:36quand Le Pen
56:37commençait à monter
56:39dans les sondages
56:40nous on disait
56:41mais c'est un parti
56:42anti-républicain
56:44ils n'ont rien à faire
56:46sur les plateaux télé
56:48ils devraient même
56:49être interdits
56:50tellement ils tiennent
56:51des propos
56:52dangereux
56:53pour la république
56:54mais aujourd'hui
56:55on leur donne
56:56des chroniques entières
56:57à la télévision
56:58ils parlent
57:00tous les jours
57:01et il y en a même
57:02et il y en a même
57:05à droite
57:06et à gauche
57:08qui joue avec
57:09le Front National
57:10en espérant être
57:12au second tour
57:13face à Marine Le Pen
57:14pour se faire élire
57:16mais moi je veux
57:18tout l'inverse
57:18et je lance
57:19ce défi moi
57:21aux responsables politiques
57:22de gauche
57:23et de droite
57:25fixons-nous
57:26l'objectif
57:26que Marine Le Pen
57:28ne soit pas
57:28au second tour
57:29et ayons un vrai débat
57:31gauche
57:32droite
57:33sur nos projets
57:34de société
57:35dehors l'extrême droite
57:36elle n'a rien à faire
57:37dans notre république
57:44alors merci
57:45merci Fabien Roussel
57:46pour toutes ces réponses
57:47c'était pas un exercice
57:48facile
57:49auquel
57:50on s'est livré
57:51donc on peut vraiment
57:52remercier chaleureusement
57:53Fabien Roussel
57:54le candidat du PCF
57:56qui s'est
57:56prêté
57:57au jeu
57:58face aux organisations
57:59de jeunesse
58:00remercier tout aussi
58:02chaleureusement
58:02donc Manon Chric de la Jacques
58:04Mélanie Luise de l'UNEF
58:05Olivia Lambert
58:06de Youth for Climate
58:07et Léon Day Fontaine
58:09du MJCF
58:10d'avoir fait part
58:11de toutes leurs
58:12attentes
58:13aspirations
58:14et aussi colères
58:16parfois
58:17à vous aussi
58:19un grand merci
58:20de nous avoir suivis
58:21vous
58:21sous l'agora
58:22de l'humanité
58:23mais aussi
58:24derrière
58:24vos écrans
58:26puisque ce débat
58:26a été retransmis
58:27en direct
58:28je vous propose
58:29au moins à ceux
58:30qui êtes ici
58:31parmi nous à la Courneuve
58:33de ne surtout pas partir
58:36de rester
58:37parce que dans quelques instants
58:38il sera à nouveau question
58:39de justice sociale
58:41et d'écologie
58:42avec le débat rouge et vert
58:43passons aux actes
58:44qui va pas tarder
58:45à commencer
58:46merci encore à vous
58:47merci à vous
58:49et à très vite
59:04merci Julia
59:06qui a remercié
59:07tous les intervenants
59:08le bien ressent
59:09la JC
59:09c'est

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