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  • il y a 28 minutes
L'union à Saint-Denis, un exemple pour les appareils nationaux ? Le streamer RiboDanslaSauce et le journaliste politique de l'Humanité Anthony Cortes reçoivent Bally Bagayoko (LFI), nouveau maire de Saint-Denis, et Sofia Boutrih (PCF), numéro deux de sa liste et directrice de la fête de l’Humanité.

Le replay intégral de l'émission : https://youtu.be/YhnwnTemznQ

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Transcription
00:01On va revenir à Saint-Denis, on va parler justement de votre projet plus encore en profondeur,
00:07parce que les élections municipales c'est une action qui change la ville,
00:09mais qui change aussi la vie très concrètement, donc on va y revenir un peu plus tard.
00:13Mais juste avant, on voulait élargir un petit peu la focale, en parlant un petit peu de nationale aussi.
00:18Je me tourne vers vous, Bali Bagayoko.
00:21Est-ce que vous voyez dans votre victoire, dans cette victoire d'union, une victoire uniquement locale,
00:26ou c'est aussi une stratégie en lien peut-être avec la stratégie de la France insoumise,
00:30donc votre formation politique, en misant sur la jeunesse et les quartiers populaires ?
00:34Oui, clairement. Et puis c'est aussi l'idée de bâtir une nouvelle relation de confiance avec nos premiers partenaires.
00:42Il y a le Parti communiste français, mais nous espérons aussi qu'à l'échelle nationale,
00:44nous serions en capacité de pouvoir allier d'autres partenaires politiques,
00:49en dehors du Parti socialiste qui a fait le choix, en fin de compte, de se mettre en rupture
00:52avec la démarche de la NUPES déjà à l'époque et du NFP ensuite,
00:56et donc du coup, y compris pour les prochaines séquences.
00:58Mais nous considérons qu'avec nos partenaires du Parti communiste français,
01:02nous avons à bâtir en fait une nouvelle relation.
01:04J'invite d'ailleurs aussi les écologistes à trouver en fin de compte le chemin de la raison
01:08et de cesser de courir en fin de compte avec celles et ceux qui nous emmènent en fait dans des
01:12impasses,
01:12notamment le Parti socialiste.
01:14Et je trouve qu'avec ça, plus toutes les forces politiques citoyennes qui existent en fin de compte dans nos
01:18quartiers populaires,
01:19nous avons en réalité une force de frappe qui est inestimable.
01:23Alors, elle peine aujourd'hui véritablement à avoir jour,
01:26mais la démonstration que nous faisons à Saint-Denis, c'est que c'est possible.
01:30C'est que c'est possible et donc du coup, le local nourrit la démarche aussi nationale,
01:34même s'il est vrai que la France insoumise nous a mis au cœur, en fin de compte, de nos
01:37démarches,
01:38qui est la démarche en fin de compte d'ancrage local,
01:41et à partir de l'ancrage local, d'essayer de porter en fait ce qu'on appelle nous la révolution
01:45citoyenne,
01:46mais que le Parti communiste français appellera différemment, mais c'est la même en fait intention.
01:50Et je pense que nous avons, au moment où l'extrême droite en fait se structure, s'organise,
01:54et prend davantage en fait d'ascension, nous n'avons pas d'autre solution que de tracer notre chemin,
02:01et de ne pas se laisser en fait divertir, en particulier sur celles de ceux qui n'ont plus en
02:07avoir de la gauche,
02:08je pense particulièrement au Parti socialiste, et parce qu'il nous faut construire autour.
02:11Il faut vraiment construire autour.
02:13Et donc je pense que sur ce qui se passe à Saint-Denis, nous l'avions déjà dit dans le
02:17cadre de la campagne,
02:17c'est-à-dire que l'enjeu en fin de compte de Saint-Denis dépasse clairement l'enjeu, y compris
02:20local.
02:21C'est un enjeu à la fois métropolitain, mais c'est surtout un enjeu national.
02:24Parce que c'est vrai qu'on parlait de la stratégie de la France insoumise,
02:28je me permets juste de rebondir là-dessus, mais on entend sur les plateaux qu'elle peut être gagnante,
02:32mais malgré tout on voit quand même des scores qui peuvent être moins bons pour la France insoumise
02:35dans certains endroits, à Pantin, au Lila, au Prince-en-Jarvée.
02:40La faute à la désunion dans ces endroits-là ?
02:43La désunion est toujours en fait un mauvais chemin.
02:48Après, une fois que la décision est actée, il y a une responsabilité collective de toute manière.
02:53Et donc il est vrai que le choix, y compris qui a été fait à Saint-Denis, c'était juste
02:56de se dire,
02:57et c'est pour ça que moi je veux saluer aussi la posture qui a été celle du Parti communiste
03:00français de Saint-Denis.
03:01Bien sûr que forcément, quand on a géré des collectivités locales depuis très très longtemps,
03:05on peut parfois être animé d'une forme de nostalgie et que c'est toujours compliqué, c'est une réalité.
03:10Et faire cet exercice-là, c'est pas tout le monde en fait qui est en capacité de le faire,
03:13c'est pas n'importe quelle formation qui est capable de le faire.
03:15C'est-à-dire se hisser à un niveau de responsabilité qui dépasse l'histoire de ce qu'on est,
03:20c'est la grandeur en fin de compte des grandes femmes et des grandes dames qui sont capables de le
03:23faire,
03:23et des grands hommes qui sont capables de le faire.
03:24Et donc c'est pour ça que je dis que la question de rechercher ce qu'on a fait, nous,
03:28sur Saint-Denis,
03:29ça a mis le temps, chacun y a été à son rythme et compagnie,
03:32ça s'appelle le respect, en fin de compte, je veux dire, de la singularité de chacun.
03:35Mais nous avons réussi à le faire, et c'est ça qu'il faut tenir,
03:37parce qu'à la fois il y avait une ambition citoyenne qui le poussait,
03:40c'est surtout que nous avons des hommes et des femmes qui sont en fait dans ces outils politiques,
03:44partis politiques ou mouvements politiques, qui ne sont pas les mêmes.
03:49Et donc on a une nouvelle génération avec laquelle, je pense à l'échelle de Saint-Denis,
03:52que nous allons pouvoir bâtir, il ne s'agit pas d'une élection anecdotique,
03:56il s'agit d'une élection pour pouvoir bâtir ensuite un programme politique solide,
04:00mais c'est surtout pour allier nos alliances sur la durée.
04:03Donc nous avons vocation, avec le Parti communiste français, avec la Saint-Saint-Denis-le-Cœur,
04:07mais j'espère aussi avec plein d'autres formations politiques et citoyennes,
04:10de pouvoir gérer en fait nos villes sur 10, 20, 30, 40 ans,
04:14et bien sûr avec les enfants de nos territoires.
04:16– D'accord. Alors c'est une question que je vais plutôt vous poser à vous, Sophia.
04:20Donc l'union LFI-PCF, elle a été victorieuse à Saint-Denis.
04:23Est-ce que selon vous, c'est une voie à suivre à l'avenir de manière générale, ce genre d
04:26'union ?
04:27Est-ce que c'est plutôt la formule gagnante, comme ça l'était à Saint-Denis,
04:30ou alors c'est vraiment des spécificités plutôt locales, dans la ville de Saint-Denis,
04:34qui ont amené cette union à se faire, et être victorieuse de manière aussi spectaculaire ?
04:37– Alors je ne sais pas si c'est juste l'union PC-FI qui fait gagner,
04:41c'est l'union déjà, parce qu'il y a des unions PC, FI, écologistes, parfois même PS,
04:48ça dépend aussi beaucoup, Pali l'a aussi très bien dit, il y a aussi des personnalités,
04:53il y a une histoire, il y a un héritage qui fait que les alliances aussi,
04:59la responsabilité politique fait que ça s'élargit beaucoup plus facilement ou ça s'élargit moins,
05:04mais en tout cas effectivement, ce qui est certain aujourd'hui, c'est que déjà,
05:09on le savait déjà dans les formations, lorsqu'il y a eu la création du NFP,
05:15la gauche aujourd'hui ne peut pas gagner seule, il n'y a pas un parti qui peut gagner seul,
05:19à partir du moment où on a ce constat-là, c'est quelque chose qui n'est pas nouveau, des
05:23dynamiques,
05:24et aujourd'hui, la dynamique avec la France Insoumise, le parti communiste et d'autres partis,
05:31comme les écologistes, et plus largement parfois dans certaines collectivités,
05:36avec des socialistes, doit être en tout cas une exigence dans toutes les collectivités,
05:44et en tout cas, je l'espère, même à l'échelon national.
05:47Nous, on a, ce n'est pas la première fois, en tout cas, que ce soit à Saint-Denis ou
05:53en Seine-Saint-Denis,
05:54qu'on est dans un travail d'alliance avec la France Insoumise.
05:57Donc, ce qui nous a valu aussi, et on parlait tout à l'heure, en début de l'émission, de
06:03l'interview,
06:05des attaques que j'ai pu subir, et ça fait partie aussi de ça.
06:09Moi, je ne suis pas forcément, je ne suis pas porte-parole du parti communiste,
06:13je suis profondément communiste, mais je ne suis pas d'accord avec cette stratégie
06:19d'ostratiser la France Insoumise et de la diaboliser.
06:23Au contraire, je le dis très clairement et je l'assume en tant que tel.
06:27Donc, je ne pense pas que ce soit juste le maillon FIPC qui fait gagner.
06:32Je pense que ce sont deux jambes importantes.
06:36Mais par contre, il faut élargir.
06:37On n'est pas dans quelque chose de sectaire.
06:40Et c'est effectivement ce qui peut permettre d'amener un espoir.
06:44D'ailleurs, ça fait partie, c'était notre campagne, mais un espoir réel
06:47pour redonner confiance à une gauche progressiste, une gauche de combat,
06:52une gauche debout et de rupture.
06:54Après, est-ce que c'est ce qui a fait la victoire à Saint-Denis incontestablement ?
07:02Justement, en parlant d'union-désunion, Bali Bagayoko, il y a un drôle de spectacle
07:07en ce moment à Marseille et à Paris, sur fond de désunion, justement.
07:12Bon, à Marseille, voilà, Sébastien Delogu, candidat Insoumise, est retiré.
07:16Donc, au profit de Benoît Payan, qui fait face à une menace à reine d'ampleur.
07:22À Paris, c'est plus compliqué.
07:24D'ailleurs, je vais faire la promo interne à la maison.
07:26On fait la une, justement.
07:28Paris à haut risque avec Emmanuel Grégoire et Rachet Dadati.
07:32Une élection qui va se jouer à pile ou face, quelque part,
07:34parce que Sophia Chikirou, la candidate Insoumise, a fait le choix de se maintenir.
07:39Ce qui ampute Emmanuel Grégoire de quelques chances de victoire.
07:43Et donc, Paris pourrait basculer à droite.
07:45Comment est-ce que vous observez ce spectacle-là ?
07:47D'abord, déjà, avoir une pensée par celui-là pour Sébastien Delogu,
07:49qui était venu, d'ailleurs, nous soutenir dans cette campagne,
07:52qui, d'ailleurs, avait reçu aussi un torrent de propos racistes, là,
07:56et qui, du coup, s'est hissé à la hauteur, en fait, de l'enjeu.
07:59Il y a un risque d'extrême droite.
08:00Nous sommes purement et simplement des mouvements politiques
08:03qui sont anti-racistes, anti-fascistes.
08:06Et à chaque fois que le risque d'extrême droite, en fait, existe,
08:08nous prenons nos responsabilités.
08:10Et cette responsabilité-là, elle se traduit par le fait
08:11qu'il retire sa liste, avec des conséquences qui ne sont pas nôtres,
08:14quand même, y compris pour le mouvement de la France Insoumise,
08:15en tant que telle.
08:16Mais il fallait le faire, il l'a fait, et honneur à lui.
08:18Ensuite, pour ce qui est de Sofia Chikuru,
08:20puisque j'ai eu l'occasion d'aller la soutenir hier,
08:21je lui apporte, bien sûr, tout mon soutien,
08:23ainsi qu'à l'ensemble de ses colissiers et colissières.
08:26Parce qu'à partir du moment où Emmanuel Grégoire
08:29a refusé la main tendue de Sofia Chikuru,
08:32il emporte, en fait, la responsabilité.
08:33Donc, il n'est pas entendable que l'une des formations politiques
08:37les plus importantes à l'échelle nationale
08:38soit disqualifiée du second tour.
08:42Et donc, nous allons assumer notre responsabilité,
08:44qui est celle d'apporter une alternative,
08:45y compris une autre sonorité.
08:46Et ensuite, les électeurs trancheront la question.
08:49Mais la position qui a été tenue par Emmanuel Grégoire,
08:52c'est cette position-là, en fin de compte,
08:54qui a empêché le rassemblement.
08:55Et donc ça, c'est-à-dire que si on avait une position
08:57qui était une position...
08:59Il y a la séquence du premier tour.
09:01Tout le monde l'a entendu.
09:02Chacun s'envoie des mots d'oiseau.
09:04Bon, c'est pas nouveau en plus.
09:07Mais la démarche qui a été faite,
09:09elle est d'avant tout à saluer.
09:10C'est-à-dire qu'il y a eu une proposition qui a été faite.
09:12C'est-à-dire que la main tendue a été faite.
09:13Elle a été refusée.
09:15Purement et simplement.
09:16Et donc, à partir de là, comment voulez-vous
09:17qu'à un moment donné, qu'il y ait un ensemble d'électeurs
09:19qui sont déplacés ?
09:19Et comment voulez-vous qu'on règle d'une croix,
09:22en fin de compte, de gérer cette possibilité du second tour ?
09:23Donc, Sofia Chikourou a vocation à animer en fin d'une démarche.
09:27Elle va aller jusqu'au bout.
09:28Et je lui apporte, bien sûr, l'intégralité de mon soutien.
09:30Vous parlez de la responsabilité d'Emmanuel Grégoire.
09:32Évidemment, elle est présente.
09:35On est d'accord là-dessus.
09:36Mais est-ce qu'elle n'est pas partagée ?
09:37Parce que c'est vrai que du côté de Sofia Chikourou,
09:39du côté des Insoumis...
09:40Alors, je ne vais pas me faire des amis du côté du tchat
09:41qui râlent déjà de la question.
09:42Oui, c'est ce que je suis en train de regarder aussi.
09:43Mais du côté des Insoumis,
09:45quand on a parlé de l'infâme Grégoire, par exemple,
09:46est-ce qu'il n'y a pas un match nul
09:49du côté des responsabilités de la désunion ?
09:52Ou est-ce que ces torts-là ne sont pas partagés ?
09:54En fait, celui qui arrive en tête
09:56doit se hisser à un certain niveau de responsabilité,
10:00qui doit l'honorer, en fin de compte.
10:02Et ce n'est pas le cas pour ce qui est d'Emmanuel Grégoire.
10:03C'est la seule chose que je dis.
10:04Bon, on serait dans une confération inverse
10:06où c'est Sofia Chikourou qui sortirait largement,
10:09en tout cas en tête, sur la gauche,
10:10et qui refuse.
10:12On en parlera.
10:12Mais ce n'est pas le cas.
10:15– Sofia, est-ce que vous portez un regard particulier
10:18aussi sur ces désunions-là
10:20dans certaines grandes villes,
10:22notamment Paris, Marseille, et pas seulement ?
10:24Comment est-ce que vous observez ça ?
10:26– À Marseille, il n'y a pas de désunion.
10:27– Oui, en tout cas, il y a eu des mots échangés
10:29qui étaient particuliers.
10:31Mais comment est-ce que vous observez
10:33ce qui peut se passer, en particulier à Paris ?
10:36– Que ce soit sur Paris ou sur les autres villes
10:38et sur les enjeux de désunion,
10:39moi, je vous avoue que j'ai l'impression
10:41qu'on ne comprend pas trop ce qui...
10:44Enfin, quel bilan on fait de la désunion
10:48qu'on a déjà eue sur différentes grandes échéances,
10:51que ce soit le résultat qu'on a obtenu
10:53avec un rassemblement national très fort
10:56aux dernières élections européennes,
10:57liées à la désunion.
11:00Ensuite, ça nous a poussé à une union un peu,
11:02pour certains, de circonstances,
11:05en tout cas avec cette volonté d'un programme collectif.
11:07et on voit bien qu'on a des habitants
11:12et des citoyens qui risquent de se lasser
11:15de plus en plus des engagements des partis politiques
11:19et qui vont s'éloigner.
11:20D'ailleurs, on le voit parce que dans la jeunesse,
11:22il y a énormément de jeunes que l'on croise
11:25et qui nous disent qu'ils n'ont pas du tout envie
11:28ou de voter ou de se mobiliser
11:30ou préfèrent s'organiser.
11:32Et d'ailleurs, je pense que c'est aussi le cas,
11:36ça représente un peu le score de révolution permanente
11:40chez nous.
11:42Mais cette désunion, elle aura, je pense, des conséquences.
11:46Alors après, il y a aussi des situations
11:48très particulières par ville
11:49et je ne suis personne pour juger des stratégies,
11:52notamment de chacun, sur chaque territoire.
11:58Mais il faudra faire le bilan
12:01et en assumer les conséquences
12:03pour les prochaines élections
12:05que l'on va avoir présidentielles dans quelques mois.
12:09Et je vous avoue que la fête de l'humanité
12:13qui est ce grand rendez-vous politique de la rentrée
12:15qui sera à quelques mois de l'échéance présidentielle,
12:18j'espère que ce sera aussi cet espace de débat
12:23et de rassemblement et d'union
12:26à 90 ans du Front populaire
12:29que l'on connaît
12:31et que l'on fêtera lors de cet événement-là.
12:33Je pense qu'il y a des moments d'histoire
12:35qui doivent nous rappeler à nos responsabilités.
12:39D'accord.
12:40En parlant de rassemblement, en parlant d'union
12:42et en parlant du PCF aussi,
12:44moi, j'aimerais parler un petit peu de Stéphane Peu
12:45qui est le président du groupe parlementaire communiste.
12:48Enfin, c'est GDR, mais ça revient à peu près au même.
12:51Et qui est aussi le député de la circonscription de Saint-Denis.
12:53Donc Stéphane Peu qui a apporté son soutien
12:55à cette liste de fusion LFI-PCF.
12:57Et Stéphane Peu qui est ouvertement
12:58pour ce type de rapprochement
13:00qui s'est déjà prononcé dans un meeting à Argenteuil,
13:01par exemple, avec Jean-Luc Mélenchon.
13:03Donc c'était pour savoir un petit peu
13:04par rapport à la ligne Stéphane Peu,
13:06on pourrait dire ça quelque chose comme ça.
13:07Est-ce que c'est quelque chose auquel vous adhérez ?
13:09Est-ce que pour vous c'est la voie suive ?
13:10Qu'est-ce que vous en pensez de tout ça ?
13:13Est-ce qu'on peut appeler ça une ligne Stéphane Peu ?
13:16En tout cas, c'est une ligne qui existe,
13:19en tout cas pour les communistes,
13:22et pas que.
13:23Donc je pense que c'est un débat
13:26qui doit être posé, qui doit être ouvert.
13:29C'est aussi une autre stratégie
13:31qui est ancrée dans la réalité
13:33et qui pose aussi un constat
13:37sur les dynamiques politiques actuelles.
13:41et je pense qu'il faut élargir,
13:44il faut porter vraiment ce débat-là
13:45après l'intervention de Stéphane à Argenteuil.
13:49C'est particulier parce que nous,
13:51à Saint-Denis,
13:53et ce choix-là que l'on a fait,
13:56il était plutôt naturel,
13:59en réalité,
14:00dans nos échanges politiques
14:02et dans les débats que l'on a.
14:03Alors c'est assez particulier,
14:05à chaque fois on dit de toute façon
14:06la Seine-Saint-Denis,
14:07dans les quartiers populaires
14:08et cette ville de Saint-Denis
14:10à une situation politique
14:11de guerre de gauche
14:13et donc du coup on est sur des débats
14:17où on nous prend encore plus à gauche,
14:19où on essaye un rassemblement
14:21à chaque fois le plus large.
14:23Et effectivement,
14:24les partenaires politiques
14:26les plus à même de porter
14:29et de poursuivre aussi
14:31un héritage du communisme municipal
14:36avec le communalisme
14:38côté France Insoumise,
14:39je considère que c'est un peu
14:42la même chose
14:43mais réécrite
14:45et avec un autre mot,
14:48mais en tout cas,
14:49ça porte clairement l'héritage
14:51du communisme municipal.
14:53Est-ce qu'on peut appeler ça
14:54la ligne Stéphane Peu ?
14:56Je vous demanderai,
14:56enfin vous lui posez la question ?
14:58D'accord, ça marche.
14:59On en profite pour l'annoncer.
15:01D'ailleurs, petite info
15:01en exclusivité,
15:02Stéphane Peu sera justement
15:03l'invité de la prochaine émission
15:04de Saïra
15:05mercredi prochain dans une semaine.
15:06Donc voilà,
15:07je pense que ça n'a pas encore
15:07été annoncé,
15:08mais on a vu,
15:09on a le droit de le dire
15:10en exclusivité.
15:11Donc effectivement,
15:12on manquera pas lui poser la question.
15:13Enfin moi, je ne suis pas Saïra.
15:14Je ne sais pas si c'est toi
15:15qui ferais l'interview.
15:15Non, non plus,
15:16ce sera Cébrien Cadéo
15:17avec Lumi, Mejdaline,
15:19Miri, Théo Bourriot,
15:20donc voilà,
15:20toute l'équipe de Saïra
15:22mercredi,
15:22donc voilà,
15:23avec Stéphane Peu,
15:24député PCF de Seine-Saint-Denis.
15:25Et je me posais juste une question
15:26qui n'était pas forcément prévue,
15:28mais j'y pensais en vous écoutant,
15:29on parle d'Union,
15:31en particulier,
15:32de la gauche évidemment,
15:33mais là on parle de l'FI PCF aussi,
15:35beaucoup,
15:35notamment à Saint-Denis.
15:37J'étais à votre meeting
15:38la semaine dernière
15:39avec Jean-Luc Mélenchon.
15:40À un moment donné,
15:41Jean-Luc Mélenchon fait une liste
15:43des villes
15:44qui gentrifient à outrance
15:45et dedans,
15:46il met Vinitieux,
15:47commune, PCF.
15:48Valide Bagayoko,
15:49c'était une erreur ?
15:49La Salong a encore fourché
15:51ou c'était une attaque ?
15:52Non, non,
15:52je pense que ce n'était pas
15:53du tout une attaque.
15:54Je pense que quand il le dit,
15:56c'est dans un contexte plus global.
15:58Donc il cite un certain nombre
15:59de communes
15:59qui puissent avoir
16:00un début de gentrification
16:02dans certaines villes,
16:03y compris gérées
16:04par nos camarades communistes
16:05ou insoumis.
16:06C'est serraïde.
16:07Parce qu'il est vrai que,
16:09par exemple,
16:09nous avons,
16:10sur la précédente mandature
16:12et les années précédentes d'ailleurs,
16:13les mandatures précédentes,
16:15essayé le plus possible,
16:16y compris,
16:16sous l'air de Patrick Borges,
16:18de Didier Pagliard,
16:19de Laurent Russier,
16:20et ensuite,
16:20dans lequel d'ailleurs,
16:21Stéphane Peu était,
16:22essayer de contrarier,
16:23en fin de compte,
16:24la montée,
16:25en fin de compte,
16:25de l'immobilier en tant que tel.
16:27Donc la pression
16:27qui est mise sur le frontier
16:28avec tous les instruments
16:29qui ont été utilisés,
16:30les mécanismes de gentrification
16:31ont existé,
16:32en fin de compte,
16:33elles ont été le plus,
16:34à mon avis, contrôlées.
16:35Il n'empêche qu'avec l'arrivée
16:37clairement de Mathieu Annotin,
16:38les digues ont sauté.
16:39Donc là,
16:39c'est la fête au village.
16:41Donc quand Jean-Luc dit
16:42qu'il y a eu
16:48entre les villes
16:48où il existe,
16:49mais avec une maîtrise,
16:50qui essaie de se faire
16:51avec les instruments existants,
16:52mais sur la situation
16:53partueuse de Saint-Lys,
16:54de Saint-Lys,
16:55ça n'a rien à voir.
16:56Là, c'est clairement,
16:56je veux dire,
16:57bon, là,
16:57c'est des vannes ouvertes
16:58et faites comme vous voulez.
16:59Voilà.
17:00Donc je pense que
17:01quand il dit ça,
17:01mais après,
17:02il dit plein d'autres choses
17:03qui nous unifient.
17:04Il dit plein de choses
17:05sur la question de l'unité.
17:07Il dit plein de choses,
17:07d'ailleurs,
17:08en lien avec Stéphane,
17:09puisque Stéphane
17:09a eu l'occasion
17:10de prendre la parole,
17:10de faire une intervention,
17:12y compris remarquable,
17:13ainsi que Sophia.
17:14Donc il était surtout là
17:15pour venir apporter son soutien
17:17à une démarche unitaire.
17:19Apporter son soutien
17:20et donner une conférence géopolitique.
17:22Oui, oui,
17:22c'est très apprécié.
17:23Ils ont resté jusqu'au bout.
17:26C'est un peu long,
17:27parce qu'au départ,
17:28il était parti pour...
17:29Il a fait moins long
17:29que d'autres.
17:30Oui, il était parti.
17:31Parce que déjà,
17:32il y a une particularité,
17:32c'est que là où on voit,
17:33en fin de compte,
17:34qu'il y avait une vraie adhésion
17:35en fin de compte de Jean-Luc
17:36à la démarche
17:37que nous avons engagée
17:39sur Saint-Lys,
17:39c'est qu'initialement,
17:40quand il vient,
17:41souvent, il vient sur scène
17:43uniquement pour faire
17:44sa prise de parole.
17:45Il est en coulisse,
17:46il fait sa prise de parole
17:47et ensuite, il repart.
17:48Là, il est venu dès le départ.
17:49Il est venu en salle
17:50dès le départ.
17:50Il a participé
17:51dans ce qui lui a permis
17:52d'avoir des propos
17:53d'ailleurs plus actuels
17:54et en lien avec le territoire.
17:55C'est une marque,
17:56en fin de compte,
17:57je veux dire,
17:57de son adhésion totale,
17:58en fin de compte,
17:58à la démarche qui est ici.
18:00Donc ça, c'est un élément important.
18:01Et puis, il est vrai
18:01qu'initialement,
18:02il était prévu pour faire
18:0435, 40 minutes.
18:05Après, je pense que c'est aussi
18:06quelqu'un qui a la capacité
18:07de sentir, en fait,
18:08comme le poulot de la salle
18:10et de voir l'ambiance qu'il y a.
18:11Et donc, du coup,
18:11il est parti complètement avec...
18:13Puis la salle était réceptive.
18:14Oui, réceptive.
18:15Il n'y a aucun problème.

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