Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
L’influenceur progressiste, aux formules parfois à l’emporte-pièce, paie le soutien qu’il a apporté à Abdul El-Sayed dans la course au siège de sénateur du Michigan.

Portrait avec Christophe Deroubaix et Emilio Meslet.

Disponible en podcast https://www.humanite.fr/les-podcasts-de-lhumanite

Soutenir l'Humanité avec un don https://www.humanite.fr/don
Accéder aux contenus exclusifs https://abonnement.humanite.fr/

Instagram https://instagram.com/lhumanitefr
Twitch https://twitch.tv/lhumanitefr
TikTok https://tiktok.com/@lhumanitefr
Twitter https://x.com/humanite_fr
Bluesky : https://bsky.app/profile/humanite.fr
Threads https://www.threads.net/@lhumanitefr
Facebook https://www.facebook.com/humanite.fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01Caisse de résonance ou épine dans le pied de la gauche étatsunienne qui est Hassan Piker,
00:05streamer politique de 35 ans avec plus de 3 millions de followers. Hassan Piker est un soutien
00:10revendiqué de l'aile gauche du parti démocrate mais ses déclarations polémiques pourraient coûter
00:14cher à son camp. Christophe Deroubet, grand reporter au service international de l'humanité,
00:19tu lui consacres un portrait à quelques semaines des élections de mi-mandat. Salut Christophe.
00:23Salut. Pourquoi Hassan Piker est un homme qui compte dans le débat public étatsunien ?
00:29D'abord Hassan Piker compte parce qu'il a une audience comme personne d'autre ne l'a aux Etats
00:35-Unis,
00:35à gauche. On a beaucoup entendu parler de la sphère, de l'altre-right, de Joe Rogan qui est plutôt
00:42trumpiste, même assez trumpiste, bien que parfois critique et distant, qui a le podcast le plus vu au
00:49monde. Et à gauche c'était un peu le désert, ça ne l'est plus depuis quelques années. Et Hassan
00:56Piker
00:57est celui qui a le plus d'audience. Il a trois millions d'abonnés sur Twitch et donc au-delà
01:03de
01:03ces trois millions d'abonnés, il raisonne beaucoup. Et puis parce qu'au-delà de ça, la nouveauté de ces
01:09dernières semaines, c'est que Hassan Piker est allé faire battre la campagne en faveur de certains
01:15candidats démocrates, notamment Abdoul El Saïed dans le Michigan. Et c'est là que l'affaire a commencé à
01:21devenir plus politique. Pourquoi tu écris dans le portrait que
01:26tu lui consacres qu'il est l'ennemi numéro un du système médiatique ? C'est un repoussoir préféré
01:33des médias dominants. Pourquoi ? En fait, on en revient à son investissement dans la
01:42campagne, notamment en faveur d'Abdoul El Saïed. Donc aujourd'hui en deux mots, Abdoul El Saïed est le
01:47candidat soutenu par Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, qui a remporté la primaire démocrate
01:52pour le siège de sénateur dans l'État du Michigan, qui est un swing state, l'État du Michigan. Et
01:57c'est
01:57la première victoire dans une primaire d'un candidat marqué à gauche à l'échelle d'un État, pas dans
02:02une
02:03circonscription urbaine très démocrate, comme ça peut être le cas à New York, à Denver ou Washington.
02:09Et donc à partir de ce moment-là, les adversaires de Hassan Piker, d'abord au sein du camp démocrate,
02:15puis surtout maintenant chez les Républicains, sont allés un peu fouiller ce nombre de déclarations
02:20qu'Hassan Piker avait pu faire ces dernières années pour s'en servir comme des armes contre
02:25Abdoul El Saïed. C'est le principe. À chaque fois que tu fais venir quelqu'un dans une campagne,
02:30évidemment, on va regarder ce que cette personne a dit ou pas, que ce soit responsable politique et
02:34encore plus, si je puis dire, un streamer. Et qu'est-ce qu'il a dit du coup ?
02:38Alors, il y a ce nombre de propos qui sont pour le moins problématiques. D'abord, l'un de ses
02:44premiers
02:44qui a contribué aussi à son décollage dans le sens où on l'a mis un peu sur l'expression
02:50américaine,
02:50on l'a mis sur la carte des streamers, c'est en 2019 quand il dit « l'Amérique a
02:55mérité le 11 septembre ».
02:58Après, il s'est expliqué, il a fait des phrases au lieu d'une formule à l'emporte-pièce,
03:03et il a expliqué qu'il estimait que la politique étrangère des États-Unis avait amené une situation
03:09où les Al-Qaïda avaient pu prendre pour prétexte ces interventions pour mener les attentats.
03:16C'est un… expliquer comme ça en plusieurs phrases, c'est peut-être moins sexy quand on est streamer,
03:22mais c'est un peu plus politique et structuré, et puis c'est un développement que un certain nombre
03:27de personnes peuvent avoir aux États-Unis, même dans le camp républicain à l'époque.
03:31Ça, c'est le premier, il a permis de décoller. Après, il a eu d'autres propos.
03:34Il a traité les colons juifs en Cisjordanie de consanguins, inbred. Après, il a expliqué qu'il taxait
03:45toutes les personnes qui développaient une vision ethnocentrée du monde comme étant des consanguins.
03:57Ce n'est pas un argument politique non plus, consanguins. Et après, j'en prends trois,
04:01c'est les trois sur lesquels le système médiatique l'attaque beaucoup. Il a aussi, dans un premier temps,
04:12nié les attaques du Hamas et le caractère des violences sexuelles. Je cherchais mes mots.
04:21Et il a eu une formule, dans une alternative qui s'est posée à lui tout seul et que personne
04:25ne pose
04:26dans le vrai monde, en disant que chaque matin, il voterait plutôt pour le Hamas que pour Israël.
04:32Comme si le choix, l'alternative, était de choisir entre le Hamas et Israël.
04:38Donc, ça fait quand même beaucoup de déclarations.
04:43Après, on peut les juger. Moi, je ne suis pas là pour juger. Je suis là pour observer ce que
04:47ça produit.
04:48Mais en fait, ça fait quand même beaucoup d'angles d'attaque possibles pour tous ceux qui,
04:51et chez les Républicains, et donc y compris chez les Démocrates, veulent nuire à la campagne d'Abdoul el-Sayed.
05:00Justement, on voit bien comment tout ça peut être utilisé pour coller des stigmates sur les adversaires politiques.
05:05Mais comment les Démocrates de l'aile gauche, à fortiori à Abdoul el-Sayed,
05:08se dépatouillent de ce stigmate qu'il aurait à coller ?
05:11Est-ce qu'ils se distancent d'Assane Piker ? Est-ce qu'ils le soutiennent en bloc ? Qu
05:16'est-ce qui se passe ?
05:17Oui. Alors, ce qui est remarquable, c'est que depuis, en gros, un mois, tous les jours,
05:22tous les jours, dans des émissions politiques, on pose la question à tous les candidats démocrates,
05:29on pose la question à Abdoul el-Sayed.
05:30La première question à laquelle doit faire face Abdoul el-Sayed, c'est Hassane Piker,
05:34depuis un mois, en boucle, littéralement, et de manière remarquable, au sens où c'est vraiment notable,
05:40Abdoul el-Sayed ne se distance pas d'Assane Piker.
05:43C'est-à-dire qu'il refuse de prendre ses distances, selon l'expression américaine,
05:48de le jeter sous le bus, on dirait de le jeter par-dessus bord en français.
05:53Et il ajoute un argument, il dit « l'audience de Hassane Piker mérite aussi d'être intégrée
06:00dans le système politique, dans le processus électoral et politique étatsunien. »
06:05Et donc, d'une certaine façon, Abdoul el-Sayed dit « je parle à cette audience
06:08pour la ramener dans le processus politique qui nous intéresse ».
06:13Ça, c'est Abdoul el-Sayed.
06:14Après, à gauche de la gauche, il y a des points de vue assez différents.
06:17Par exemple, Bernie Sanders a été questionné sur le sujet et a balayé d'un revers de main
06:22en disant « Hassane Piker dit des choses idiotes, absurdes, et voilà, il ne veut pas entendre parler ».
06:28Donc, Bernie Sanders ne commande pas Hassane Piker autrement que pour dire qu'il dit des choses stupides.
06:37Ça, c'est pour l'aile gauche.
06:38Et après, il y a une partie de l'establishment démocrate qui, d'une certaine façon,
06:43et alors j'y ai trop content, c'est un peu un jugement de dire les choses comme ça,
06:46en tout cas, qui agite beaucoup ce fait en disant « vous voyez, c'est la preuve que l'aile
06:52gauche
06:53va se plomber toute seule avec ses soutiens, et donc elle ne pourra pas gagner l'élection générale ».
06:58Bon, l'élection générale, c'est comme les musiciens à la fin du bal, on verra ça le 3 novembre,
07:02savoir si Abdoulaye Saïed l'emporte ou pas lors de sa sénatoriale.
07:06Parce qu'en fait, au sein de la coalition démocrate, ce qui est en train de se jouer,
07:12c'est le bras de fer dont on a déjà parlé à plusieurs reprises,
07:15entre l'establishment et l'aile gauche, qui est plutôt en dynamique,
07:20même clairement en dynamique depuis plusieurs mois,
07:23avec un thème central pour l'establishment, c'est de dire « l'aile gauche, ça peut plaire
07:27parce que ça fait des promesses qu'on ne pourra pas tenir, en gros, et ça perd les élections ».
07:32Donc là, l'enjeu central du 3 novembre, c'est « est-ce que tous ces élus de gauche
07:36qui ont gagné leur primaire vont remporter l'élection générale face à des Républicains ? »
07:41Alors la réponse est oui, encore une fois, à New York, à Denver, à Washington.
07:46L'élection centrale pour moi du 3 novembre, c'est celle du Michigan.
07:49Si Abdoul el-Sayed l'emporte dans un État, à l'échelle d'un État, une sénatoriale,
07:57qui plus est le Michigan, c'est le 10e État le plus peuplé,
07:59c'est un État qui a voté, qui est vraiment un swing state,
08:01qui a chaque fois voté pour le vainqueur depuis une dizaine d'années,
08:04ça ouvrira vraiment l'idée, un champ pour la gauche,
08:08de « on peut gagner des élections autre que dans des circonscriptions très urbaines,
08:12avec des gens très diplômés et bien portants, si je peux dire ».
08:15Si on revient à l'audience d'Hassane Paker,
08:17qu'est-ce qui explique selon toi son succès ?
08:20On parle quand même, on l'a dit, d'un streamer à plus de 3 millions de followers
08:23sur la plateforme Twitch, on ne parle pas de ses autres réseaux sociaux,
08:27il est aussi présent, mais qu'est-ce qui fait qu'il est aussi puissant aujourd'hui ?
08:31Il est puissant d'abord parce que les idées de gauche aux États-Unis sont puissantes.
08:35Alors ça mériterait une émission en soi,
08:36on l'a déjà par bout dans ses vidéos abordées.
08:41Donc les idées que Hassane Paker défend,
08:43au-delà de ses propos problématiques et polémiques,
08:48il défend l'idée d'une politique étrangère sans guerre,
08:52il défend l'idée d'un « Medicare for all »,
08:54le système de santé, de protection universelle
08:56proposé par Bernie Sanders depuis 2016,
08:59et sur lequel Abdul El-Sayed a écrit lui-même un bouquin en 2021,
09:05un grand bouquin de 350 pages qui fait 500 grammes,
09:08et sur lequel personne l'interroge ou peut,
09:11tu vois un peu le mécanisme qui peut être aussi celui
09:15qu'on voit parfois en France, bref.
09:18Et donc les idées qu'il défend, à sa façon,
09:20sont des idées qui sont populaires,
09:24voire pour beaucoup majoritaires aux États-Unis.
09:28Ça c'est le fond.
09:29Et après il y a un mode d'intervention d'Hassane Paker,
09:32j'interroge pour le besoin de mon papier
09:34quelqu'un que l'audience de l'humanité connaît un peu,
09:37beaucoup même sûrement, bolchéguique,
09:39qui dit que c'est une sorte de mix entre l'ENA situation et Karl Marx.
09:43Je trouvais ça drôle, ça m'a fait rire.
09:45En gros, entre les codes de l'influence et le fond politique.
09:50Et je crois que c'est le secret du succès d'Hassane Paker,
09:55c'est vraiment ça.
09:57C'est-à-dire faire de la politique, dit encore bolchéguique,
10:01une forme de divertissement.
10:04C'est ce qui fonctionne.
10:05Et c'est-à-dire que lorsqu'il intervient dans le débat public sur ses streams,
10:09ça se passe comment ?
10:10C'est des monologues ?
10:11Il fait intervenir des gens ?
10:13C'est long ? C'est court ?
10:15C'est des formules à l'emporte-pièce ?
10:16C'est quoi le canevas dans lequel il évolue ?
10:19C'est plutôt long.
10:21Ce qui fait dire aussi à Bolchégui que,
10:23quand vous parlez politique pendant 8 heures d'affilée,
10:26forcément à la fin vous dites des conneries.
10:27Et moi il me faudrait certainement moins de 8 heures de monologue
10:30pour dire des conneries sur n'importe quel sujet.
10:33Donc il intervient, il a quelques invités parfois,
10:36mais c'est l'une des différences avec Joe Rogan.
10:39Joe Rogan est des invités célèbres, il a Donald Trump.
10:43Bernie Sanders est allé sur le Joe Rogan Show il y a plusieurs années,
10:47il y a même en 2016-2017, il avait été critiqué par l'establishment démocrate.
10:50Et Bernie Sanders avait dit, moi je parle à l'audience de Joe Rogan,
10:53je ne parle pas à Joe Rogan, je parle à son audience,
10:54qui mérite d'entendre aussi les arguments de la gauche.
10:57Donc lui il ne fait pas ça, lui il fait du commentariat,
11:02donc il prend des extraits et il les commente.
11:07Parfois il y a des invités aussi sur un certain nombre de sujets.
11:10Je prends par exemple, je vais parler de Bernie Sanders,
11:13qui ne peut pas entendre parler d'Assad Piker,
11:15qui dit qu'il dit des choses absurdes.
11:16Il a fait un segment, on appelle ça aux Etats-Unis,
11:21un segment là-dessus, en jouant l'émission politique
11:26dans laquelle Bernie Sanders dit, je ne veux pas entendre parler,
11:29la Bernie, comme ça.
11:31Et puis il fait pause, il fait non Bernie, non, non, bon.
11:34Il joue de ça, voilà.
11:35Et donc il s'appuie beaucoup sur les émissions,
11:38les déclarations des uns et des autres,
11:39pour faire lui-même du commentariat.
11:41Alors il ne fait pas que ça non plus.
11:42Par exemple, il est allé à Cuba avec la flottille.
11:47Il en a fait un documentaire d'une demi-heure
11:49sur l'impact de l'embargo à Cuba même.
11:54Donc c'est un truc embarqué sur le terrain.
11:56Il faut aussi avoir une sorte d'équilibre
12:00par rapport à ce qu'il produit et ce qu'il fait.
12:03Mais quand même, principalement,
12:04ce pourquoi il est connu et influent,
12:07c'est cette promotion des idées de gauche
12:11à travers ce que j'appelle une sorte de seul en scène.
12:15Est-ce qu'on a des équivalents en France ?
12:18Tu en identifies quelques-uns ?
12:21Parce que c'est vrai qu'on a du mal peut-être à s'imaginer
12:23ce que c'est 3 millions de personnes,
12:24mais à l'échelle des États-Unis, c'est quand même énorme.
12:26Ce ne sont pas des chiffres similaires en France,
12:28mais tu vois des gens qui s'en rapprochent ?
12:30Non.
12:31Et quand j'ai posé la question à Bolshevik,
12:33lui dit, il connaît un peu mieux l'écosystème français que moi,
12:37il dit qu'il n'y a pas d'équivalent en France, en fait,
12:39de la scène Piker.
12:41Et d'une certaine façon,
12:42il n'y a pas non plus forcément d'équivalent
12:49dans la sphère de l'alt-right,
12:51qui est d'ailleurs en déclin.
12:53Je crois que c'est assez notable.
12:54C'est plutôt la sphère de stream de gauche
12:57qui est en train d'émerger.
12:59Il y a la scène Piker,
12:59mais il y a plein d'autres personnes derrière,
13:02moins influentes,
13:03qui n'ont pas 3 millions d'abonnés.
13:08Donc, non, je vois dans le champ français,
13:09je ne vois pas qui...
13:10Peut-être une réflexion aussi pour investir ce champ-là,
13:13si tant est que ça puisse prendre en France.
13:15Et peut-être une dernière question un peu provoque,
13:17mais est-ce qu'il est en train de devenir l'idiot utile
13:20des trumpistes, ce Hassan Piker,
13:22une fois qu'on a posé tout ce portrait ?
13:24Oui, alors, c'est une question que je me suis posée,
13:27évidemment, en écrivant le papier.
13:28C'est une question que j'ai posée à Bolshevik aussi.
13:32Bon, encore une fois, c'est le 3 novembre
13:33qu'on va voir tout ça.
13:36Alors, évidemment, les propos d'Hassan Piker
13:40n'aident pas à Bolshevik,
13:42parce que ça le met sur la défensive.
13:44Évidemment que le caractère de streamer d'Hassan Piker,
13:49c'est-à-dire qu'après toutes ces polémiques,
13:50il en a encore rajouté,
13:51c'est-à-dire qu'il a fait une autre déclaration,
13:53qu'on reprouvera dans le papier qui sera en ligne
13:55sur le site de l'Humanité cet après-midi,
13:58en disant, ou en laissant comprendre
14:01qu'en soutenant l'État d'Israël,
14:04les Juifs américains se mettent eux-mêmes en danger,
14:07donc les rendant responsables, d'une certaine façon,
14:08de la montée de l'antisémitisme.
14:10C'est-à-dire qu'il en rajoute,
14:11alors c'est le code un peu du stream politique,
14:16me dit Bolshevik,
14:17c'est d'en rajouter.
14:19Mais alors, quelle est la frontière
14:21entre la provocation et le clivage ?
14:23Je pense qu'il y a un point de friction
14:24qui est assez intéressant,
14:26et dont on verra la production de cette tension
14:29dans les semaines qui viennent,
14:30entre le clivage,
14:32qui est du ressort du politique,
14:34le clivage crée la conscience,
14:36et de l'autre la provocation.
14:37Et donc là, on est vraiment à l'intersection
14:39avec Hassan Paker,
14:40donc à la fois,
14:41ça met Abdoul El-Sayed sur le reculoir,
14:43et un certain nombre d'élus démocrates aussi,
14:46de l'autre, peut-être que ça mobilise
14:48de manière un peu plus souterraine
14:50des forces électorales,
14:52des forces sociales
14:52qui ne se reconnaissaient pas forcément
14:55dans un investissement politique,
14:57qui était dans un environnement
14:58de contestation du système
15:00et d'idées précises,
15:01mais que ça va en effet les canaliser,
15:02comme le dit Abdoul El-Sayed,
15:05vers un processus politique.
15:06Ça, résultat, le 3 novembre prochain.
15:09Résultat, le 3 novembre.
15:10D'ici là, on continuera à analyser
15:11avec toi, Christophe,
15:13sur la chaîne YouTube de l'humanité,
15:16toutes les dynamiques politiques
15:17qui sont à l'œuvre aux États-Unis,
15:19tant du côté Trumpiste
15:20que chez les démocrates
15:22et la gauche, notamment.
15:25Vous pouvez retrouver
15:26le portrait de Christophe
15:29sur Hassan Païker,
15:30sur le site Internet de l'humanité.
15:33Salut Christophe,
15:34et à bientôt.
15:35À bientôt.
15:42Sous-titrage Société Radio-Canada
15:43Sous-titrage Société Radio-Canada
15:46Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations