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  • il y a 17 heures
Prix Nobel d’économie : la banque de Suède a attribué son prix d’économie à des économistes très orthodoxes. Philippe Aghion, Joel Mokyr et Peter Howitt sont des hommes (il n’y a eu que 3 femmes sur plus de 80 lauréats), libéraux, et un d’entre eux est étasunien, comme les deux tiers des prix Nobel de la discipline.

Ils ne sont pas spécifiquement néolibéraux selon le dogme de l’école de Chicago qui rassemble près de la moitié des lauréats, mais ils sont pour le moins idéologiquement compatibles avec ce courant de pensée : Philippe Aghion est depuis près de 10 ans le conseiller économique d’Emmanuel Macron, après avoir œuvré à la politique de l’offre de François Hollande.

Mais alors, qui sont les bons et les mauvais économistes ? Philippe Aghion s'oppose par exemple à la taxe Zucman, et ce, pour le plus grand plaisir des médias qui l'invitent. Analyse et décryptage avec Cyprien Caddeo, journaliste politique à l'Humanité.


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Transcription
00:00Est-ce qu'il y a des bons et des mauvais économistes ?
00:02Alors, d'un point de vue de leurs travaux, sans doute, il y a des économistes plus reconnus que d
00:06'autres.
00:06La science économique fonctionne avec le contrôle, comme tout champ universitaire,
00:11fonctionne avec le contrĂ´le des universitaires et le contrĂ´le de ses pairs.
00:18C'est comme ça que la science avance.
00:19Donc il y a effectivement des économistes qui sont meilleurs que d'autres.
00:21Mais alors, comment les médias choisissent qui sont les bons et les mauvais économistes ?
00:25Je suis tombé sur ce très bon papier d'arrêt sur image qui s'appelle « Philippe Agion, enfant prodige
00:31de l'économie après Zuckman, le terrible ».
00:34C'est écrit par Maurice Midena, journaliste à Arrêt sur image.
00:39Son papier m'a intéressé parce qu'en fait, il compare la réception médiatique de Philippe Agion,
00:48prix Nobel français d'économie qu'il a reçu la semaine dernière,
00:50par rapport à la cabane médiatique dont on a largement parlé ici à l'Humanité.
00:55Je vous renvoie vers des vidéos qu'on a déjà faites sur Zuckman est-il un dangereux communiste.
01:01Eh bien, il compare donc la réception de l'attaque Zuckman et du traitement de Gabriel Zuckman par les médias
01:06à celui de Philippe Agion, chronique super intéressante vraiment,
01:11parce qu'il a vraiment bien raconté les différenciations.
01:17Et donc, il nous dit, par exemple, « Agion est un bon économiste parce qu'il est d'abord un
01:22académicien reconnu.
01:23Il est certain qu'il soit chercheur, enseignant au Collège de France, docteur à Harvard,
01:27chargé de recherche au CNRS, n'est pas un lapin de six semaines,
01:29mais tout comme Zuckman, médaillé Clark, donc prestigieux, péril d'économie, ne l'est pas.
01:35C'est vrai qu'il faudrait être un peu plus précis, nous raconte Maurice Midena.
01:38Qu'est-ce qu'un bon économiste ? Un vrai.
01:40C'est un chercheur adoubé par la doxa libérale.
01:42En tout cas, dans les médias, c'est ça.
01:45En fait, c'est un économiste qui va dans le sens des médias libéraux, des médias patronaux,
01:50donc forcément, c'est un bon économiste, là où Zuckman est tout de suite suspect d'être un chercheur politisé.
01:57Voilà. Alors, parlons, mais oui, peut-être que Gabriel Zuckman est un chercheur politisé
02:01dans le sens où il défend des options plutôt sociales-démocrates, on va dire,
02:04et de rectification des inégalités de patrimoine via une taxe.
02:09Il est plutĂ´t pour la redistribution, voilĂ , en gros.
02:12Ça n'en fait pas un dangereux gauchiste, mais ça en fait quelqu'un qui est plutôt du côté de
02:16la justice sociale.
02:18Alors que Philippe Agion, lui, c'est un économiste plutôt libéral.
02:21Encore une fois, ce n'est pas un problème que les économistes ont des options politiques.
02:24Le problème, c'est qu'on défend, on présente le premier comme un dangereux gauchiste,
02:27et que le deuxième, on fait croire qu'il est neutre.
02:30Et donc, par exemple, ce qui fait que le Figaro titre comme ça, par exemple,
02:35il faut produire pour pouvoir redistribuer Philippe Agion le prix Nobel d'économie
02:39qui préfère la croissance à l'impôt.
02:41Voilà. Donc forcément, c'est le mec, le Figaro de la double, évidemment, forcément.
02:46Et donc, Philippe Agion, il a fait la tournée des médias,
02:49et notamment, il a été systématiquement interrogé pour le positionner comme l'anti-Juckman.
02:55C'est aussi pour ça qu'il a été extrêmement bien reçu dans les médias.
02:58Encore une fois, Juckman, après des semaines de tapis de bombe sur l'attaque Juckman,
03:03avec Bernard Arnault qui nous explique que cet homme veut faire s'effondrer le capitalisme
03:08et qu'il est un dangereux militant d'extrĂŞme-gauche,
03:09je cite Bernard Arnault, je rappelle que c'est l'hésitation exacte de Bernard Arnault.
03:13Et bien, après ça, le prix Nobel tombe à pic.
03:17Évidemment, le comité Nobel n'est pas forcément au courant de ce qui se passe dans le débat français.
03:22Je pense que ce n'est pas corrélé.
03:23Mais il se trouve que c'est lui, pas que lui d'ailleurs,
03:25ils sont quatre à avoir reçu le prix Nobel.
03:26On s'est focus sur Philippe Agion parce que c'est le prix Nobel français,
03:29mais ils sont plusieurs à avoir été en même temps récompensés par leurs travaux communs.
03:34Et donc, Philippe Agion, il fait l'attente des pop-up.
03:37LĂ , je vous ai pris son interview dans Radio Classique,
03:39parce que je ne savais pas que Radio Classique faisait une interview d'économiste,
03:44mais du coup, ça m'a intéressé.
03:46Et donc, Agion, sur Zuckman, sur Radio Classique.
03:50Arriver à quelque chose d'équilibré.
03:51La taxe Zuckman, pour terminer, a été rejetée hier soir en commission,
03:55ce qui ne signifie pas qu'elle disparaît totalement.
03:56Elle va discuter à partir de vendredi à l'Assemblée.
03:59C'est une bonne nouvelle ?
04:00Écoutez, d'abord, je vais dire que j'ai beaucoup d'amitié pour Gabriel Zuckman.
04:03Zuckman, c'est un formidable économiste, et j'ai beaucoup d'estime pour lui.
04:08Et humainement, c'est quelqu'un également de très bien.
04:11On a un désaccord sur la taxe Zuckman, voilà.
04:13Ce n'était pas connu.
04:15Et voilà, moi, je prends personnellement que, telle qu'elle est conçue,
04:18elle décourage l'innovation, parce que quelqu'un comme Arthur Manch, Mistral,
04:23eh bien, il ne réagisse pas de revenus, mais il est valorisé à 12 milliards.
04:27Eh bien, il doit chercher les financiers pour payer ses impĂ´ts,
04:31au lieu de se financer pour innover.
04:34Donc, il est évidemment en handicap par rapport, en désavantage,
04:38par rapport à d'autres concurrents qui, eux, peuvent très librement
04:41chercher les financiers pour innover.
04:42Donc, ça veut dire que l'IA ne se fait pas en France.
04:44Voilà, c'est pour ça que je ne suis pas d'accord.
04:46Et on va revire sur ce point, Julien.
04:48Voilà, ça, c'est l'argument.
04:49Justement.
04:49C'est l'argument que Philippe Ajon, mais Olaf, il défend,
04:53en gros, il défend le fait qu'on ne taxe pas trop les entreprises
04:56pour leur permettre d'investir.
04:57Il est typiquement dans le récit libéral,
05:01de la théorie de la politique de l'offre, en fait, de Macron.
05:05Il est typiquement lĂ -dedans.
05:06Donc, c'est vraiment le...
05:08Alors, il prend l'exemple de l'IA.
05:09C'est toujours le mĂŞme exemple.
05:10Il n'y a pas que les boîtes d'IA qui sont visées par la taxe Zuckman,
05:13je le rappelle quand mĂŞme.
05:16Et Zuckman, effectivement, a déjà répondu à ça
05:18en disant qu'il était possible d'aménager sa taxe
05:20pour les situations de start-up.
05:24Mais même au-delà de ça, je veux dire,
05:26au-delĂ  de sortons de la taxe Zuckman.
05:28LĂ , Philippe Agion, encore une fois,
05:30c'est sans doute un très bon économiste
05:33qui a fait avancer la recherche.
05:34Et puis, de toute façon, la science,
05:36toute science, y compris la science économique, bien sûr,
05:38avance par conflit.
05:39Je veux dire, la science a toujours avancé
05:41parce qu'il y avait des querelles,
05:42des querelles scientifiques.
05:43C'est les querelles scientifiques qui font avancer la science.
05:45Donc, moi, je trouve ça super, en vrai,
05:47qu'il y a un débat économique dans ce pays
05:49avec deux économistes reconnus,
05:51qui sont reconnus internationalement,
05:52qui sont Gabriel Zuckman et Philippe Agion.
05:54Il y en a d'autres, mais qu'en fait,
05:56on a un débat économique et qu'en fait,
05:57on a un débat scientifique en direct,
05:59avec des arrières-pensées politiques de tous les côtés.
06:01Mais c'est plutĂ´t une bonne nouvelle
06:02qu'il y ait un débat politique, économique, scientifique,
06:06qui soit médiatisé et vulgarisé en partie.
06:08Moi, je trouve ça super.
06:10Je trouve qu'on avait perdu en grande partie
06:13le lien entre les scientifiques au sens large,
06:17c'est-Ă -dire Ă  la fois science jur et sciences sociales,
06:20sociologues, etc., et la sphère politique.
06:21Donc là, qu'il y ait des économistes qui se mouillent un peu
06:23dans la bataille politique, je trouve ça très bien.
06:25Juste, je note que l'argument de Philippe Agion,
06:27c'est l'argument macroniste classique de la politique de l'offre,
06:30c'est-à-dire qu'il faut alléger les impôts sur les entreprises
06:33et les impĂ´ts sur le patrimoine, en l'occurrence,
06:35donc là, sur les milliardaires qui possèdent les entreprises,
06:37parce que sinon, ils ne vont plus investir,
06:40ils ne vont plus innover et on va avoir un retard de croissance.
06:42Sauf que cet argument-là, c'était déjà l'argument
06:44qui présidait au CICE,
06:46au Crédit Impôt Recherche,
06:47mis en place par François Hollande en 2014,
06:50qui était censé créer un million d'emplois
06:51et permettre de soutenir l'innovation.
06:53Et on a eu maintenant des bilans
06:56critiques du CICE, on a vu que ça avait
06:58créé à peine 100 000 emplois
06:59et que ça n'avait pas participé spécialement à l'innovation.
07:02Et que voilĂ , donc, on sait
07:03que ces politiques-lĂ ,
07:05ce n'est pas forcément le cas et on sait que
07:07ce n'est pas en réduisant les impôts d'entreprise qu'on crée
07:10mécaniquement l'innovation, parce qu'il y a une partie
07:11de cet allégement fiscal
07:13qui va dans les poches des actionnaires.
07:14Ça a été largement documenté, donc au bout d'un moment,
07:18au bout d'un moment, re-nous faire
07:21le couplet de
07:22« il faut faire des cadeaux fiscaux aux entreprises »
07:25alors qu'on a vu leur inefficacité,
07:27ça n'a pas empêché plein de boîtes de délocaliser,
07:29ça n'a pas empêché des suppressions d'emplois,
07:32ça n'a pas créé beaucoup d'emplois,
07:33ça n'a pas empêché des boîtes de se casser la gueule.
07:35Donc au bout d'un moment, on va peut-ĂŞtre arrĂŞter la gabegie
07:37et réfléchir un peu à ce qu'on fait.
07:39Et encore une fois,
07:41c'est encore une politique qui pense qu'il faut,
07:43c'est le ruissellement, il faut
07:46ménager les ultra-riches
07:47pour qu'ensuite leurs richesses
07:49pleuvent magiquement sur le monde
07:50et ça n'arrive pas.
07:51Et on a un contre-exemple de ça en Espagne actuellement.
07:54L'Espagne fait la politique de la demande,
07:57c'est-Ă -dire une politique de soutien du pouvoir d'achat
08:00et du soutien des salaires.
08:01Et ils ont une croissance Ă ...
08:02Je vais dire une connerie parce que je ne l'ai plus en tĂŞte,
08:04mais ils ont une croissance Ă  3 ou 4 %, je crois,
08:06dont la France rĂŞverait en tout cas.
08:08Il y a clairement une espèce de miracle économique espagnol
08:10qui est juste une politique de la demande
08:12Ă  la place de la politique de l'offre,
08:13une politique de relance.
08:16Et bizarrement, qui est en gros la politique
08:18que défend le NFP dans son programme économique,
08:20on sait globalement ça,
08:23et bien cette politique-lĂ ,
08:24elle fait ses preuves en Espagne.
08:25En France, ça fait 8 ans qu'on s'acharne
08:26Ă  faire de la politique de l'offre,
08:27Ă  faire des cadeaux fiscaux aux entreprises
08:28et aux riches, et ça ne marche pas.
08:31Ça ne marche pas.
08:31Et bien voilĂ , Philippe Agion,
08:34il est un économiste qui défense encore cette ligne-là.
08:39Donc ça n'en fait pas un mauvais économiste.
08:41Il défend des options politiques et économiques
08:43qui lui appartiennent.
08:44Il a probablement produit de la recherche
08:47très importante et qui permet de construire
08:50la recherche sur le temps long.
08:51Mais voilĂ , il faut se forcer de constater
08:53que si les médias l'adorent,
08:55c'est parce qu'ils épousent le récit patronal
08:58et que les médias défendent pour la plupart.
09:00LĂ , j'ai mis Radio Classique,
09:01ce n'est pas forcément pour attaquer Radio Classique,
09:03d'ailleurs, parce que Radio Classique,
09:03je trouve qu'il fait plutĂ´t le boulot.
09:05Mais s'il fait la tournée de BFM, etc.,
09:07du Figaro, etc.,
09:08c'est parce que ce qu'il dit,
09:10ça leur plaît, en fait.
09:11Et ce que disait Zuckman,
09:12ça ne leur plaisait pas.
09:13Donc, quand ça leur plaît,
09:14c'est auréolé de la série de la sérieux
09:17du sérieux scientifique.
09:18Et quand c'est Zuckman,
09:19il faut attaquer Zuckman en disant
09:20« Mais regardez, c'est un scientifique biaisé,
09:23c'est un scientifique politique. »
09:25Mais encore une fois,
09:26Gabriel Zuckman a ses opinions politiques,
09:27comme Philippe Agion,
09:29et il faut les écouter en tant qu'économistes
09:32qui ont des opinions politiques.
09:33VoilĂ , les deux.
09:35Et les laisser dialoguer,
09:36le débat est intéressant.
09:37mais faire de l'un une figure diabolique
09:39et de l'autre un espèce d'homme
09:42qui dit la vérité,
09:43un espèce de prophète,
09:44c'est une manipulation médiatique.
09:46VoilĂ .
09:48C'était ça que je voulais vous dire
09:49avec ce sujet sur Agion et Zuckman.
09:52Et encore une fois,
09:53je vous renvoie au papier
09:53d'arrivée sur image,
09:54qui est très bien,
09:55et qui résume très bien ça,
09:56et sur lequel je me suis largement appuyé,
09:58donc je voulais le reciter.
10:01qui nous cite aussi,
10:04ah oui, voilĂ ,
10:05L'Express,
10:07qui convoque Agion
10:08pour parler des dix mensonges économiques
10:11qui minent la France.
10:13Pareil, voilĂ ,
10:14Philippe Agion,
10:14et en fait,
10:15sert de prophète, vraiment,
10:16sert de prophète
10:16pour déminer les horribles mensonges
10:19de l'économiste de gauche,
10:20Gabriel Zuckman.
10:23VoilĂ .
10:24Est-ce que vous avez des questions ?
10:26Alors, je vois que des gens
10:26vont réagir sur le prix Nobel de la paix.
10:28Enfin, le prix Nobel.
10:29En manière générale,
10:30oui, le prix Nobel,
10:32des fois, ça tombe juste,
10:32des fois, ça tombe moins.
10:33On a discuté à ce micro,
10:35je crois que c'est mon collègue Juan
10:37qui avait fait une revue de presse internationale
10:38qui avait parlé du prix Nobel de la paix
10:41transmis Ă  la figure d'opposition du Venezuela,
10:44dont je n'ai oublié le nom,
10:45peut-ĂŞtre que vous allez vous en souvenir,
10:46vous, dans le chat,
10:47mais qui s'est avéré être,
10:49enfin, on le savait,
10:50mais ĂŞtre une grosse droite-arde
10:53de soutien de Trump
10:53et soutien de Netanyahou,
10:56quelqu'un qui disait
10:57que Netanyahou
10:57va faire un bon travail Ă  Gaza,
10:59le prix Nobel de la paix
11:00qui réagit au bout de...
11:01Machado, merci,
11:02qui réagit au bout de...
11:04quelques jours après sa remise d'oprix
11:06qui nous explique que Netanyahou
11:07est un grand homme
11:08qui fait du beau travail Ă  Gaza.
11:09Ça la fout un peu mal.
11:10Ça la fout un peu mal.
11:11On se souvient qu'aussi,
11:11Obama avait eu un prix Nobel de la paix.
11:14Alors, effectivement,
11:15c'est un des présidents
11:16qui avait autorisé
11:20le plus de frappes de drones
11:21pendant son mandat.
11:23Mais des fois, ça tombe juste.
11:24Des fois, le prix Nobel de la paix,
11:25ça tombe juste...
11:26Ça tombe sur des...
11:27Et les prix Nobel d'économie,
11:28des fois, c'est...
11:28Nous, Ă  gauche, on est contents.
11:29Quand c'était Esther Duflo,
11:30on était contents, par exemple.
11:31Parce qu'Esther Duflo,
11:32c'est une économiste
11:34qui défend des options de gauche,
11:35globalement.
11:36Donc, du coup, on était contents.
11:38Bon, quand c'est des gens de droite,
11:39on est moins contents.
11:40Mais pour ce qui est
11:41des prix Nobel d'économie,
11:42encore une fois,
11:42moi, ça ne me dérange pas
11:44que des fois,
11:45ce soit des économistes libéraux
11:46qui soient récompensés
11:46et des fois,
11:47des économistes plus à gauche,
11:48type hétérodoxes.
11:50Il n'y a aucun problème avec ça.
11:51Encore une fois,
11:51la science, elle fonctionne
11:52grâce à la querelle
11:53et au pluralisme.
11:55Bon, prix Nobel de la paix,
11:55c'est un autre sujet.
11:56Prix Nobel de la paix,
11:57il s'agirait quand mĂŞme
11:58que les gens fassent un peu la paix,
11:59quand mĂŞme,
12:00sinon ça marche moins, quand même.
12:02Et donc, effectivement,
12:04Matt Shadow, c'était compliqué.
12:05Obama, c'était compliqué.
12:08Et on aurait pu le remettre
12:09Ă  des gens mieux.
12:10Mais si on reprend la série
12:11des prix Nobel de la paix,
12:12il y a eu des prix Nobel de la paix
12:13tout Ă  fait convenables
12:15les années précédentes, je crois.
12:16Il me semble que l'an dernier,
12:18de mémoire,
12:18c'était le militant anti-nucléaire japonais.
12:21J'ai oublié le nom aussi,
12:22je suis désolé,
12:23j'ai une mémoire des noms
12:25un peu merdiques,
12:26surtout des prix Nobel de la paix.
12:28Je regardais ça.
12:30Liste,
12:31est-ce que vous vous en souvenez
12:33de ce prix Nobel ?
12:36On ne va pas tous les faire,
12:37mais si on prend
12:39les dernières années.
12:42Oui, c'est ça.
12:43Nihon Indonkyo,
12:44c'était lui.
12:46Ah oui, non,
12:47c'était pas,
12:48c'était une organisation,
12:49par contre.
12:50Pardon, voilĂ .
12:51Organisation japonais
12:52des victimes des bombes A et H.
12:53VoilĂ .
12:55Organisation visant Ă 
12:58aboutir Ă  un monde
12:58sans armes nucléaires.
12:59Donc, voilĂ ,
12:59c'est une association de victimes
13:00des bombardements nucléaires,
13:02enfin atomiques,
13:03de Hiroshima et Nagasaki
13:05qui luttent pour le désarmement
13:08nucléaire du monde.
13:08Donc, ça, a priori,
13:09on est tous d'accord
13:10que c'est une bonne chose.
13:112023, Narges Mohamadzi
13:13figure du mouvement
13:15du mouvement
13:17de défense des droits de l'homme
13:18et de la lutte contre
13:19la peine de mort
13:21opposante historique
13:21au régime des Mollahs en Iran.
13:23Je pense qu'on est d'accord
13:24pour dire que c'est plutĂ´t positif.
13:27VoilĂ ,
13:27donc, il y a quand mĂŞme
13:28des exemples vertueux.
13:29C'est ce genre de profil-lĂ 
13:30qui doit recevoir
13:31le prix Nobel de la paix.
13:31En fait,
13:32c'est des militants,
13:33des organisations sanitaires,
13:36etc.
13:36Le centre pour les libertés civiles
13:38en Ukraine avait visiblement...
13:40Oui,
13:40en 2022,
13:40c'était un truc collectif
13:41sur tous les acteurs,
13:43les mouvements pacifistes
13:44pour arrĂŞter la guerre
13:47en Russie et en Ukraine.
13:49Enfin,
13:49en Ukraine, surtout.
13:52Il y avait le programme
13:53alimentaire mondial
13:54de l'ONU
13:55qui l'avait reçu.
13:56Bon, bref,
13:56voilĂ .
13:58Il y a effectivement
13:58Denis Amukouégué,
14:00tu l'as dit,
14:01quelqu'un l'a dit
14:01dans le chat.
14:02On a eu le centre international
14:03pour l'abolition
14:04des armes nucléaires,
14:05aussi l'ICANN
14:05qui l'a reçu.
14:06Bref,
14:06voilĂ .
14:07Il y a des prix Nobel,
14:10il y a des prix Nobel,
14:12heureusement,
14:12de la paix
14:13qui sont justifiés,
14:14mais des fois,
14:14il y a des petits à côté.
14:20Et en l'occurrence,
14:20Machado,
14:21on est un gros.
14:22Je pense que c'est le plus gros
14:23depuis longtemps.
14:24Peut-ĂŞtre depuis Obama.
14:26Je vois qu'en 2012,
14:27lui, en peine,
14:27l'avait reçu aussi.
14:28Ça se discute.
14:31Bref,
14:31...

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