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Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Serge Papin, ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d'achat.
Aujourd'hui, dans les "4V", Francis Letellier revient sur les questions qui font l'actualité avec Serge Papin, ministre des PME, du Commerce et du Pouvoir d'achat.
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00:02Bonjour Maïa, bonjour à tous. Bienvenue dans lesquelles vérité. Mon invité aujourd'hui est Serge Papin. Bonjour Serge Papin.
00:06Bonjour Francis Letellier.
00:07Ministre du PME des commerces du pouvoir d'achat. Le Premier ministre reçoit aujourd'hui des distributeurs pétroliers pour faire
00:12le point sur les stocks stratégiques qui vont être débloqués.
00:16Je serai avec lui.
00:17Sur le gazole. Pourquoi seulement le gazole ?
00:19Parce que c'est le carburant le plus cher. C'est pratiquement un véhicule sur deux en France.
00:23Le gazole est aujourd'hui à 2,35 en moyenne dans le pays, alors que le sans-plomb est aux
00:30alentours de 2,05 euros.
00:33Donc priorité au gazole. Surtout, au passage, il est très utilisé dans les zones rurales.
00:38Début novembre, normalement, le litre de gazole doit baisser entre 12 et 18 centimes le litre.
00:43Alors il y a deux choses qui sont floues. D'abord le calendrier. Début novembre, on ne sait pas trop.
00:46Et puis entre 12 et 18 centimes. Qui décide de quoi ?
00:48Alors pour le calendrier, c'est de la logistique. Il y a à peu près une répartition des stocks stratégiques
00:53qui est dans 80 endroits de la France.
00:56Donc il faut l'approvisionner. Donc il faut un petit peu de temps pour ça.
00:58Et qu'il soit injecté. C'est au plus tard, on va dire. Mais évidemment, la réunion qui va se
01:03tenir...
01:03Au plus tard, début novembre.
01:04Voilà. La réunion qui va se tenir ce matin doit en convenir.
01:0812 à 18 centimes par litre. Pourquoi entre 12 et 18 centimes ? On pourrait dire que c'est 18
01:12centimes.
01:13Non mais on verra, oui, le plus possible, proche de 18 centimes. Parce qu'évidemment, on injecte à peu près
01:2010% des volumes.
01:22Donc ça va faire baisser le prix moyen. Plus le prix moyen est élevé, plus la baisse sera importante.
01:30Là, on est parti pour caler ce prix de 12 à 18 centimes sur un prix moyen qui était de
01:362,40 euros.
01:37C'est-à-dire que ça pourrait être une baisse plus importante à certains endroits ?
01:40À certains endroits. Pourquoi ? Parce que si le prix moyen est plus élevé, comme on injecte un carburant qui
01:46vaut moins cher,
01:47ça fera baisser de manière un peu plus importante le prix moyen.
01:49D'accord. C'est une question de volume.
01:51C'est notamment, c'est ce qui est important, c'est dans les petites stations isolées dans les territoires ruraux.
01:59On souhaite là que la baisse vienne vite et qu'elle soit le plus importante possible.
02:03À ce propos, justement, c'est bien sûr que le Cornu a promis des aides spécifiques pour les stations-services
02:06en milieu rural
02:06où, vous le disiez, elles sont isolées et le carburant est plus cher.
02:09Combien pourraient être concernés ?
02:11C'est environ 350 stations qui sont repérées, qui vont faire l'objet d'une attention particulière.
02:18Le Premier ministre s'est exprimé sur ce point-là.
02:20Les préfets vont être mobilisés.
02:22On va tracer, effectivement, le carburant issu des stocks stratégiques
02:26pour qu'il arrive bien dans ces stations et que la baisse ait lieu plus rapidement possible.
02:30Est-ce que même elles seront prioritaires ?
02:32Oui. Oui. Elles seront prioritaires.
02:35On va, évidemment, on va s'en occuper.
02:37Ce matin, ça va être une des questions importantes de la Réunion.
02:41Quand vous dites qu'elles auront des aides, le Premier ministre dit qu'elles auront des aides spécifiques,
02:44quel genre d'aides ?
02:45Non, mais l'aide, c'est qu'on s'assure que le carburant aille bien dans ces stations
02:51de manière à ce que les consommateurs locaux qui sont isolés de stations qui sont moins chères
02:59puissent, eux aussi, en bénéficier.
03:01Mais comment vous allez faire ça, concrètement ? C'est par GPS ?
03:04Non, mais on va... Écoutez, c'est l'objet de la Réunion de ce matin.
03:07Il faut s'assurer que le carburant aille bien jusqu'à elle.
03:10Donc, on va le vérifier.
03:10Les préfets vont être mobilisés.
03:13On va parler maintenant de la bataille des chèques-restaurants
03:15qui commence aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
03:17Qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui à l'Assemblée nationale ?
03:19À 15h.
03:20Parce qu'il y a un député qui propose de revenir sur le plafond unique de dépense.
03:24Je m'explique.
03:25Jusqu'à maintenant, on peut dépenser 25 euros dans un restaurant par jour
03:27ou 25 euros pour faire des achats, par exemple, dans les supermarchés.
03:30Lui, il dit qu'il faut d'abord donner la priorité aux restaurateurs
03:33et baisser le plafond dans les supermarchés.
03:36Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
03:37Il faut donner d'abord la priorité aux salariés.
03:39Parce que c'est un instrument, les tickets-restaurants,
03:43de pouvoir d'achat pour les salariés.
03:45Donc, c'est la liberté des salariés à laquelle moi je tiens.
03:49Alors, ce qui est important, c'est déjà la proposition de loi.
03:54C'est que ça va permettre de pérenniser, de continuer cette liberté.
03:59Au-delà du 31 décembre.
04:00Au-delà du 31 décembre.
04:01Autrement, ça n'aurait pas été le cas.
04:03Donc, moi, on va voir quel va être le débat.
04:06Mais vous ?
04:06Donc, on peut essayer de trouver un compromis, bien sûr, dans les discussions.
04:10La loi donnera les moyens.
04:13Une fois que cette liberté sera bien assurée,
04:17elle donnera les moyens de trouver un compromis.
04:18C'est-à-dire quoi ? Qu'est-ce que vous imaginez ?
04:20Moi, je pense qu'il faut continuer.
04:22Il faut que tout le monde soit gagnant-gagnant.
04:23Il faut continuer à ce que la valeur des 25 euros puisse être à la disposition des salariés.
04:30Dans les supermarchés ?
04:31Dans les commerces de bouche, dans les supermarchés, dans la restauration.
04:36C'est aujourd'hui...
04:36Mais il pourrait y avoir...
04:37Alors, vous, vous dites qu'il faut rester à 25 euros.
04:39Alors, moi, je souhaite qu'on n'embolise pas, qu'on ne diminue pas la possibilité aux salariés de dépenser
04:48comme ils le souhaitent.
04:4925 euros par jour.
04:50Pour leur repas.
04:51Mais il pourrait y avoir quand même un double plafond.
04:53Alors, on peut trouver tout l'intérêt de cette loi.
04:55On va en discuter.
04:56Il pourrait y avoir des choses qui soient un compromis aussi.
05:01Par exemple, plus pour les restaurateurs.
05:03Plus pour les restaurateurs, par exemple.
05:04Donc, vous n'excliez pas un double plafond à condition que ça ne baisse pas.
05:07Exactement, que tout le monde s'y retrouve.
05:08Donc, c'est ça, l'histoire.
05:09C'est ça.
05:10En tous les cas, ça sera une position de dialogue.
05:13On verra avec comment la représentation nationale...
05:16Parce que jusqu'à maintenant, effectivement, le Gécuil dit qu'il faut baisser.
05:18Lui, il dit qu'il faut baisser.
05:19Vous vous dites non.
05:20Moi, je pense qu'il faut maintenir.
05:22C'est un instrument de pouvoir d'achat qui est immensément souhaité, qu'on le pérennise par les salariés.
05:28Et il y a une autre question.
05:29Est-ce qu'on peut l'utiliser le dimanche ou pas ?
05:30Qu'est-ce que vous en pensez ?
05:31Vous, vous êtes d'accord ?
05:32Oui, je suis d'accord.
05:33Je suis d'accord.
05:34Qu'il soit, un, dématérialisé, puisque c'est aussi l'objet de la loi.
05:37Puisqu'on puisse payer avec une carte, par exemple.
05:41Et deux, qu'il puisse être utilisé le dimanche.
05:43Il y a un autre sujet qui fait débat, c'est la taxe sur le sucre, sur les biscuits industriels,
05:46les bonbons, les barres chocolatées, les pâtes à tartiner.
05:48Ça ramènerait 200 millions dans les caisses de l'État.
05:51Ça, c'est le côté budgétaire.
05:52Mais c'est pour notre santé, semble-t-il aussi.
05:54Les industriels et la grande distribution sont contre.
05:57Est-ce que vous les comprenez ?
05:59On a un sujet de santé publique.
06:01On a un sujet de santé publique par rapport à l'augmentation du diabète, par rapport à l'augmentation de
06:07l'obésilité.
06:07Ça fait augmenter les prix dans les rayons.
06:09On peut faire attention.
06:12Pourquoi la baisse de sucre ferait augmenter les prix dans les rayons ?
06:15Si il y a une taxe.
06:15Non, mais attendez, moi je me suis occupé, quand j'étais patron d'un groupe de distribution, de ce qu
06:20'on appelait les substances controversées.
06:22Le taux de sucre en faisait partie.
06:24Je ne suis pas favorable à la taxe, mais je suis favorable à ce qu'il y ait un débat.
06:27Vous savez, aujourd'hui, on consomme trop de sucre.
06:30Il y a le ministère de la Santé dit, d'ici 2035, 70% des actes dans les hôpitaux vont
06:37être conséquents de l'abus de sucre.
06:40Mais vous l'avez dit, vous, vous n'êtes pas favorable à la taxe sur le sucre.
06:43Je ne suis pas favorable à la taxe, je suis favorable au débat.
06:46Terminons en un mot, l'inflation, 3% en un an.
06:49Est-ce que vous craignez un coût d'arrêt de la consommation ?
06:53Alors, non.
06:54Moi, je pense qu'il y a de l'attentisme aujourd'hui.
06:57Évidemment, compte tenu du contexte géopolitique, l'instabilité politique,
07:02les entreprises sont dans l'attentisme.
07:04Et vous savez ce qui se passe ?
07:05Les gens, ils épargnent.
07:07Donc, quand on épargne, c'est qu'on n'a pas confiance.
07:10Et donc, voilà, je pense que les choses peuvent s'améliorer, évidemment, de ce point de vue-là.
07:16Merci, Serge Papin, d'être venu sur le plateau des activités.
07:18Vous nous avez dit votre option pour les tickets resto, un double plafond,
07:22mais éventuellement un coup de pouce pour les restaurateurs et pas moins de 25 euros.
07:25À vous, Maya.
07:26Merci.
07:26Merci.