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  • il y a 4 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01Baptiste Gilly, vous êtes dans l'Institut d'Europe 1, délégué national de l'Uni, j'ai envie de vous
00:05faire réagir à deux sonores de Jean-Luc Mélenchon à l'heure où on apprend effectivement à Aubagne qu'un
00:11collégien de 14 ans attiré sur l'improviseur et sur une enseignante, Laurent Nunez, se rend sur place.
00:17Écoutez Jean-Luc Mélenchon qui disait au début du moment des lycéens, qui a commencé le 18 septembre, ce sont
00:23nos gamins, il faut protéger nos gamins.
00:24Les insoumis aux portes des lycées, nous sommes fiers d'être aux portes des lycées.
00:33Mobilisez-vous pour vous interposer face à la sauvagerie policière.
00:40Ceux qui tabassent aux enfants, ceux qui frappent, ceux qui insultent, ceux qui laissent libre cours à leur racisme vont
00:47bientôt nous retrouver sur leur chemin.
00:49Il n'y aura ni oubli ni pardon pour personne.
00:55Voilà Jean-Luc Mélenchon qui disait ce sont nos gamins, nos enfants.
00:59Et maintenant écoutez Jean-Luc Mélenchon qui parle de 16 ans, il a envie de les faire voter à 16
01:03ans.
01:03Vous regardez ces jeunes.
01:07Et quoi ? Pourquoi ils ne comptent pas ? Pourquoi ils n'ont pas pu se faire entendre ?
01:13Mesdames, messieurs, à 16 ans, on peut être émancipé.
01:18Et assurer son devoir de parent.
01:21À 16 ans, on vote aux élections prud'homales.
01:25À 16 ans, on va en prison.
01:29Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyens.
01:36C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans.
01:39Voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour.
01:47Avant d'avoir Lévy qui nous appelle les îles de France, Gabriel Cluzel, Baptiste Gilly, comment vous réagissez aux propos
01:52de Jean-Luc Mélenchon ?
01:54En mettant tout ça un peu en perspective avec ce qui se passe à Aubagne peut-être ?
01:57Oui, c'est des propos qui sont extrêmement choquants, mais on a l'habitude que Jean-Luc Mélenchon utilise ces
02:02propos.
02:02Notamment le premier extrait où il renverse complètement l'accusation en disant que ce sont les policiers qui sont racistes,
02:08qui donnent libre cours à leur violence.
02:11Et surtout, là, on voit bien qu'il utilise les revendications lycéennes et surtout les lycéens comme de la chair
02:16à canon politique.
02:17Pourquoi ? Parce qu'il sait très bien qu'à la racine de ce mouvement, il n'y a pas
02:20des lycéens.
02:20Il y a des groupuscules d'extrême-gauche qui, lui, sont proches, qui sont allés mobiliser des lycéens, des étudiants,
02:26pour aller vers de la violence.
02:28Ça, c'est ce qu'il théorise, c'est ce qu'il veut, et nous, on le voit sur les
02:31campus.
02:32Ces méthodes-là, ces méthodes de déshumanisation de l'autre, de déshumanisation de l'adversaire politique,
02:37mais aussi des institutions et de leurs représentants.
02:40Avec, aujourd'hui, les réseaux sociaux, LFI donne une pièce de résonance énorme à ce discours-là.
02:45Et finalement, ce qu'on voit à Aubagne, c'est que la résultante, notamment, de ça,
02:48à force de déshumaniser, de pousser à la violence absolument toute la jeunesse
02:52contre l'institution, ses représentants, la police, les proviseurs, les profs,
02:57on se retrouve avec des situations où, effectivement, on a un jeune, un enfant à 14 ans
03:02qui se retrouve à pouvoir et à aller tirer sur un professeur, un principal.
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