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  • il y a 5 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Quand Anne-Claire Coudrelle et Sédouard Philippe constatait la présence de jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers
00:08et que Jean-Luc Mélenchon l'accuse de calomnie raciste, jusqu'où va encore la liberté d'informer ?
00:12Peut-on encore informer librement quand les journalistes deviennent des cibles ?
00:160 1 80 20 30 9 21 pour témoigner au standard Europe 1.
00:19Le numéro n'est pas surtaxé, nous avions Michel.
00:21Christine.
00:23Michel, écoutez ce que disait, vous qui nous appelez de pornique,
00:26écoutez ce que disait Jérôme Forquet qui était l'invité du magazine Front Populaire
00:31dans une émission intitulée Comprendre le malaise français.
00:35On a 75% de porteurs de prénoms arabo-musulmans ou d'origine africaine
00:40dans les personnes qui ont été déférées et pour lesquelles on a eu des comptes rendus dans la presse.
00:46Donc il y a, sans conteste, une très forte sur-représentation d'une partie de ces jeunesses-là
00:53dans la population émeutière.
00:55Ces populations, quelle que soit leur génération, évoluent dans un ressentiment postcolonial
01:01vis-à-vis des sociétés d'accueil.
01:03Et donc, j'ai dit tout à l'heure que certains jeunes émeutiers avaient des comptes à régler
01:08avec la police ou avec la société.
01:10Eux, ils ont d'autres, ils ont encore plus de comptes à régler
01:13vis-à-vis d'un État, d'une police,
01:16qui pratiquerait le contrôle au faciès, qui les discriminerait
01:19et qui représenterait un État, une société qui aurait colonisé le pays de leurs ancêtres.
01:27– Jérôme Forquet, que vous venez d'entendre, qui a été l'invité du magazine Front Populaire,
01:32Michel, vous nous appelez de Pornic,
01:35ça veut dire aussi, s'il faut écouter Jean-Luc Mélenchon,
01:37que Jérôme Forquet, il est raciste aussi ? Que comprendre ?
01:40– Non, écoutez, Jérôme Forquet, il en pose des portes ouvertes,
01:45évidemment qu'on a des yeux pour voir, et voilà.
01:47Mais ce qui se passe, si vous voulez, moi, quand je vous ai appelé,
01:49vous parliez de Mélenchon. Mélenchon, c'est un gourou.
01:52C'est un gourou qui a du pouvoir, qui est un pilier,
01:55qui a dit des choses, et les jeunes ont besoin de piliers.
01:58Donc, comme les parents démissionnent, comme les gens de droite,
02:01quand on a vu Édouard Philippière, bon, c'est pas un pilier.
02:06Bon, alors, ils ont envie d'un pilier.
02:08Il voit quelqu'un qui dit les choses.
02:10Or, des esprits de 18 ans, depuis que Giscard a mis le droit de vote à 18 ans,
02:13il aurait mieux fait le laisser à 21 ans,
02:15parce qu'on est quand même un petit peu plus mature à 21 ans qu'à 18.
02:18Donc, Mélenchon est un gourou qui a du pouvoir sur des esprits malheurables.
02:22Et ces jeunes sont en ération devant lui.
02:25Donc, quand il dit, quand il prend des arguments, des alibis,
02:30comme quoi, alors il se sert du colonialisme,
02:32il va aller rechercher dans les placards tout ce qui peut sortir
02:35pour que ces jeunes le regardent avec des yeux d'amour.
02:38Mais vous voyez comment ils les regardent, les jeunes ?
02:40Ils le regardaient.
02:41Ils ont enfin trouvé quelqu'un qui avait de l'autorité.
02:44C'est pas le LRPR qui a de l'autorité,
02:45le LR d'aujourd'hui qui a de l'autorité,
02:48qui raconte n'importe quoi.
02:50C'est pour ça que je les ai quittés.
02:51J'en suis rendu compte à quel point ils n'avaient aucun courage, rien du tout.
02:54Quant à Macron, il fait tout ce qu'il peut, lui, pour qu'il y ait la pagaille.
02:58Comme ça, il va pouvoir rester sur les planches,
03:00comme quand il faisait du théâtre, pour faire le kéké.
03:02Alors, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:03Les jeunes, ils sont en quête d'autorité.
03:06Alors, bien sûr que M. Fauty a raison.
03:08Ils ont brandi le colonialisme.
03:10Fallait bien brandir quelque chose pour qu'ils brandissent n'importe quoi.
03:14C'est contre la police, c'est tout ça.
03:16Il faut que ces jeunes esprits fassent la révolution.
03:18Et ils sont prêts à faire la révolution.
03:20Moi, je comprends pas ce que vous voulez.
03:21Quand on est jeune, on est en quête d'idéal.
03:23On rencontre un pilier.
03:25Bon, c'est pas le bon pilier.
03:26Mais les autres, ils disent rien.
03:29Édouard Philippe, il vient de découvrir qu'il y avait de l'émigration.
03:33Il vient de découvrir ça, Édouard Philippe ?
03:34Ah ben, bravo.
03:35Puis on serait mené par des gens comme ça.
03:37Mais ils ont été nuls depuis 40 ans.
03:39Depuis Giscard, ils ont été nuls.
03:40C'est maintenant qu'ils vont se réveiller ?
03:41Donc, on va les croire ?
03:42Ben non.
03:43Voilà.
03:44C'est tout ce que je voulais vous dire.
03:45Quand le journaliste...
03:47Merci beaucoup.
03:47Quand Régine Delfour, elle est formidable, des gens comme ça.
03:50C'est formidable.
03:51Vous dites souvent, les artistes disent rien.
03:55Mais ils ont peur.
03:57Je peux vous dire qu'ils ont peur.
03:58Moi, je vous mets les gens de mon âge.
04:00Peur de quoi, Michel ?
04:01Ils ont peur de dire les choses.
04:03Pourquoi ?
04:03Ils vont perdre leur place.
04:04Ils ne vont plus avoir de métier.
04:05Ils ne vont plus avoir ceci.
04:06Les grands-parents, ils se désent.
04:07Mais je peux vous dire une chose.
04:09En revanche, il faut qu'il arrête Mélenchon.
04:11Parce que quand il va dépasser les bornes, on va se réveiller.
04:13Pour l'instant, on est la majorité silencieuse.
04:15Mais il va nous trouver, le Mélenchon, là.
04:17À faire le gourou.
04:18Il va nous trouver, je peux vous dire.
04:20Parce qu'on ne va pas se laisser faire.
04:21C'est-à-dire qu'on ne va pas se laisser faire.
04:23Pas de menace, pas de menace.
04:25En tout cas, sur l'antenne d'Europe 1.
04:26Mais j'entends bien ce que vous dites.
04:28On ne va pas se laisser faire.
04:28On va rétorquer, quoi.
04:29On ne va pas se laisser assassiner sans rien dire.
04:32Moi, je vais défendre mes petits enfants.
04:33Je suis désolée.
04:33On ne parle pas d'assassinat.
04:36On ne parle pas de défendre.
04:36On ne parle pas de violence sur l'antenne d'Europe 1.
04:40Non, mais je ne vous dis pas qu'on va...
04:41Je vais vous dire qu'on va faire de la légitime dépense.
04:44S'ils nous attaquent, on va faire quoi ?
04:47Jean-Luc Mélenchon, il est dans les mots, Michel.
04:50Il n'appelle pas à assassiner ni quoi que ce soit.
04:52Il n'est pas dans les mots.
04:53Il est dans les mots.
04:55Il est dans les mots, Michel.
04:56Il est dans les mots.
04:57Alors, certains, effectivement,
04:59qui peuvent faire de la récupération politique,
05:01c'est ce qui a été fait après l'assassinat de Trappes.
05:04Justement, l'extrême-gauche fait de la récupération politique rapide et facile.
05:09Nous, on constate les faits.
05:10On peut entendre une certaine caisse de résonance,
05:13mais il est dans les mots, Jean-Luc Mélenchon.
05:15On peut les rappeler, les mots, Michel.
05:16La police tue, on en a parlé, on l'a beaucoup souligné.
05:21Il avait traité une journaliste du groupe de Perruche,
05:24Jean-Luc Mélenchon, en 2010.
05:26Anne-Claire Coudray a plusieurs fois,
05:27il a dit en 2025-2026,
05:31« Pleurez pas, vous n'aviez pas l'air de vous plaindre, etc. »
05:35sur les candidatures de Chirac.
05:36Il a traité David Pujadas de Salaud,
05:39de Larbin, de Laquerre, en 2009-2010.
05:42Francis Letellier sur France 3 aussi.
05:45Il y a eu là aussi une passe d'armes avec lui.
05:48Léa Salamé également.
05:49Plusieurs journalistes ont été attaqués par Jean-Luc Mélenchon.
05:53Mais de la violence, effectivement, verbale, n'est plus à démontrer.
05:59Écoutez, Michel, lorsque Jean-Luc Mélenchon se reprend à BFM TV
06:02qu'il accuse de remarques racistes.
06:04Et je vous reprends, Michel, tout de suite après.
06:06Écoutez, c'est pas moi le gouvernement,
06:07et leur demandez.
06:08Et vous, BFM, commencez à vous calmer
06:10sur les remarques racistes de toutes sortes.
06:12Parce que ça commence à bien faire.
06:15Vous voyez, Michel, le côté, voilà,
06:18il s'en prend à BFM TV qu'il accuse de remarques racistes.
06:21...un canivon, et vous trouvez que c'est pas de la révolution, ça ?
06:24Non mais attendez.
06:25Et tous nos professeurs qui ont été assassinés et tout ça,
06:28c'est pas la révolution, ça c'est pas faire la révolution.
06:30Mais la révolution, elle est commencée depuis le meurtre de Samuel Paty.
06:33Elle est commencée depuis le Bataclan.
06:35Elle est commencée, la révolution.
06:36Et c'est pas que des mots.
06:38C'est pas que des mots, c'est un gourou
06:39qui est sur des jeunes d'esprit, il y a un pouvoir.
06:42Et regardez autour de lui, il y a beaucoup de jeunes.
06:44Beaucoup de jeunes.
06:44Il y a beaucoup de jeunes.
06:45Il prend pas des gens de 70 ans avec lui.
06:48En tout cas, LFI, l'extrême gauche,
06:51ils sont leaders sur les réseaux sociaux,
06:53et vous avez raison de le souligner.
06:54Oui, mais qui va sur les réseaux sociaux ?
06:56Qui va sur les réseaux sociaux ?
06:58C'est les jeunes.
06:59Moi, les petits-enfants, j'ai une petite fille qui est sur TikTok,
07:02alors qu'elle est pacifique comme tout.
07:04Elle est sur TikTok.
07:05Mais ce que je vous dis, moi, les réseaux sociaux,
07:07j'y suis pas, je pourrais être.
07:08Je suis tout à fait capable d'aller sur un réseau social,
07:11mais je veux pas y aller, c'est tout.
07:12J'ai autre chose à faire.
07:13Mais les jeunes, ils sont...
07:14Mais qu'est-ce que vous voulez ?
07:15Il n'y a plus d'autorité.
07:16Et ça me fait penser, vous savez, Michel,
07:17ce que vous dites à Robert Ménard,
07:19qui a fait un livre à propos de sa fille,
07:22qui vote justement pour Jean-Luc Mélenchon.
07:24Et ça rejoint ce que vous dites lorsqu'il cible les jeunes
07:27et qu'il attire les jeunes, effectivement.
07:32Tous les jeunes ne votent pas Jean-Luc Mélenchon.
07:34Pardon.
07:34J'en ai chez moi à la maison.
07:37Non, non, mais c'est faux.
07:38Voilà.
07:40Heureusement...
07:41Ce qui est d'autant plus navrant,
07:42c'est que c'est une minorité
07:43et qu'on n'entend que c'est qu'elle.
07:45Mais nous, la majorité suis silencieuse.
07:47Ne vous inquiétez pas.
07:48Très juste.
07:48On est là aussi et que le jour où il faudra,
07:50on leur remettra en place le Mélenchon.
07:52Je peux vous le dire.
07:53En tout cas, la majorité silencieuse,
07:55elle est là, elle regarde, elle écoute.
07:57Exactement.
07:57Et merci infiniment, ma chère Michel.
08:00Il y a des jeunes magnifiques.
08:00En tout cas, à 76 ans,
08:02vous avez une patate d'enfer, hein, Michel ?
08:04Je ne sais pas comment dire,
08:05mais je sens remonter.
08:06Je veux dire que grâce à vous,
08:08parce que vous nous maintenez en forme,
08:09parce que si on n'avait pas ces news,
08:11franchement, on n'aurait plus qu'à partir du pays.
08:13Parce que franchement, on est écœurés.
08:15Continuez ces news,
08:16et moi, je vous déprendrai jusqu'au bout.
08:17Merci.
08:17Je présente un décent de la rue pour ces news.
08:20Merci, ma chère Michel,
08:21de terminer avec le sourire en direct sur Europe 1.
08:25Dans un instant, on a Benoît,
08:27qui est passé par WhatsApp,
08:28qui nous a appelés.
08:29Il est en ligne, il a des choses à dire.
08:31Ça fait 20 minutes qu'il attend.
08:33On lui donnera la parole.
08:34Benoît, restez en ligne.
08:35Je vous donne la parole dans un instant.
08:37Peut-on encore informer librement
08:39quand les journalistes deviennent des cibles ?
08:41On en débat avec vous au 01 80 20 30 9 21.
08:44Faites comme Michel et Benoît.
08:46Vous contactez le Standard Europe 1
08:47pour parler à Christine Kelly
08:48et vous envoyez aussi vos messages sur WhatsApp.
08:51C'est gratuit.
08:51A tout de suite sur Europe 1.
08:52pour parler à Christine Kelly
08:54et vous envoyez-nous sur YouTube.

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