00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Quand Anne-Claire Coudrelle et Sédouard Philippe constatait la présence de jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers
00:08et que Jean-Luc Mélenchon l'accuse de calomnie raciste, jusqu'où va encore la liberté d'informer ?
00:12Peut-on encore informer librement quand les journalistes deviennent des cibles ?
00:160 1 80 20 30 9 21 pour témoigner au standard Europe 1.
00:19Le numéro n'est pas surtaxé, nous avions Michel.
00:21Christine.
00:23Michel, écoutez ce que disait, vous qui nous appelez de pornique,
00:26écoutez ce que disait Jérôme Forquet qui était l'invité du magazine Front Populaire
00:31dans une émission intitulée Comprendre le malaise français.
00:35On a 75% de porteurs de prénoms arabo-musulmans ou d'origine africaine
00:40dans les personnes qui ont été déférées et pour lesquelles on a eu des comptes rendus dans la presse.
00:46Donc il y a, sans conteste, une très forte sur-représentation d'une partie de ces jeunesses-là
00:53dans la population émeutière.
00:55Ces populations, quelle que soit leur génération, évoluent dans un ressentiment postcolonial
01:01vis-à-vis des sociétés d'accueil.
01:03Et donc, j'ai dit tout à l'heure que certains jeunes émeutiers avaient des comptes à régler
01:08avec la police ou avec la société.
01:10Eux, ils ont d'autres, ils ont encore plus de comptes à régler
01:13vis-à-vis d'un État, d'une police,
01:16qui pratiquerait le contrôle au faciès, qui les discriminerait
01:19et qui représenterait un État, une société qui aurait colonisé le pays de leurs ancêtres.
01:27– Jérôme Forquet, que vous venez d'entendre, qui a été l'invité du magazine Front Populaire,
01:32Michel, vous nous appelez de Pornic,
01:35ça veut dire aussi, s'il faut écouter Jean-Luc Mélenchon,
01:37que Jérôme Forquet, il est raciste aussi ? Que comprendre ?
01:40– Non, écoutez, Jérôme Forquet, il en pose des portes ouvertes,
01:45évidemment qu'on a des yeux pour voir, et voilà.
01:47Mais ce qui se passe, si vous voulez, moi, quand je vous ai appelé,
01:49vous parliez de Mélenchon. Mélenchon, c'est un gourou.
01:52C'est un gourou qui a du pouvoir, qui est un pilier,
01:55qui a dit des choses, et les jeunes ont besoin de piliers.
01:58Donc, comme les parents démissionnent, comme les gens de droite,
02:01quand on a vu Édouard Philippière, bon, c'est pas un pilier.
02:06Bon, alors, ils ont envie d'un pilier.
02:08Il voit quelqu'un qui dit les choses.
02:10Or, des esprits de 18 ans, depuis que Giscard a mis le droit de vote à 18 ans,
02:13il aurait mieux fait le laisser à 21 ans,
02:15parce qu'on est quand même un petit peu plus mature à 21 ans qu'à 18.
02:18Donc, Mélenchon est un gourou qui a du pouvoir sur des esprits malheurables.
02:22Et ces jeunes sont en ération devant lui.
02:25Donc, quand il dit, quand il prend des arguments, des alibis,
02:30comme quoi, alors il se sert du colonialisme,
02:32il va aller rechercher dans les placards tout ce qui peut sortir
02:35pour que ces jeunes le regardent avec des yeux d'amour.
02:38Mais vous voyez comment ils les regardent, les jeunes ?
02:40Ils le regardaient.
02:41Ils ont enfin trouvé quelqu'un qui avait de l'autorité.
02:44C'est pas le LRPR qui a de l'autorité,
02:45le LR d'aujourd'hui qui a de l'autorité,
02:48qui raconte n'importe quoi.
02:50C'est pour ça que je les ai quittés.
02:51J'en suis rendu compte à quel point ils n'avaient aucun courage, rien du tout.
02:54Quant à Macron, il fait tout ce qu'il peut, lui, pour qu'il y ait la pagaille.
02:58Comme ça, il va pouvoir rester sur les planches,
03:00comme quand il faisait du théâtre, pour faire le kéké.
03:02Alors, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
03:03Les jeunes, ils sont en quête d'autorité.
03:06Alors, bien sûr que M. Fauty a raison.
03:08Ils ont brandi le colonialisme.
03:10Fallait bien brandir quelque chose pour qu'ils brandissent n'importe quoi.
03:14C'est contre la police, c'est tout ça.
03:16Il faut que ces jeunes esprits fassent la révolution.
03:18Et ils sont prêts à faire la révolution.
03:20Moi, je comprends pas ce que vous voulez.
03:21Quand on est jeune, on est en quête d'idéal.
03:23On rencontre un pilier.
03:25Bon, c'est pas le bon pilier.
03:26Mais les autres, ils disent rien.
03:29Édouard Philippe, il vient de découvrir qu'il y avait de l'émigration.
03:33Il vient de découvrir ça, Édouard Philippe ?
03:34Ah ben, bravo.
03:35Puis on serait mené par des gens comme ça.
03:37Mais ils ont été nuls depuis 40 ans.
03:39Depuis Giscard, ils ont été nuls.
03:40C'est maintenant qu'ils vont se réveiller ?
03:41Donc, on va les croire ?
03:42Ben non.
03:43Voilà.
03:44C'est tout ce que je voulais vous dire.
03:45Quand le journaliste...
03:47Merci beaucoup.
03:47Quand Régine Delfour, elle est formidable, des gens comme ça.
03:50C'est formidable.
03:51Vous dites souvent, les artistes disent rien.
03:55Mais ils ont peur.
03:57Je peux vous dire qu'ils ont peur.
03:58Moi, je vous mets les gens de mon âge.
04:00Peur de quoi, Michel ?
04:01Ils ont peur de dire les choses.
04:03Pourquoi ?
04:03Ils vont perdre leur place.
04:04Ils ne vont plus avoir de métier.
04:05Ils ne vont plus avoir ceci.
04:06Les grands-parents, ils se désent.
04:07Mais je peux vous dire une chose.
04:09En revanche, il faut qu'il arrête Mélenchon.
04:11Parce que quand il va dépasser les bornes, on va se réveiller.
04:13Pour l'instant, on est la majorité silencieuse.
04:15Mais il va nous trouver, le Mélenchon, là.
04:17À faire le gourou.
04:18Il va nous trouver, je peux vous dire.
04:20Parce qu'on ne va pas se laisser faire.
04:21C'est-à-dire qu'on ne va pas se laisser faire.
04:23Pas de menace, pas de menace.
04:25En tout cas, sur l'antenne d'Europe 1.
04:26Mais j'entends bien ce que vous dites.
04:28On ne va pas se laisser faire.
04:28On va rétorquer, quoi.
04:29On ne va pas se laisser assassiner sans rien dire.
04:32Moi, je vais défendre mes petits enfants.
04:33Je suis désolée.
04:33On ne parle pas d'assassinat.
04:36On ne parle pas de défendre.
04:36On ne parle pas de violence sur l'antenne d'Europe 1.
04:40Non, mais je ne vous dis pas qu'on va...
04:41Je vais vous dire qu'on va faire de la légitime dépense.
04:44S'ils nous attaquent, on va faire quoi ?
04:47Jean-Luc Mélenchon, il est dans les mots, Michel.
04:50Il n'appelle pas à assassiner ni quoi que ce soit.
04:52Il n'est pas dans les mots.
04:53Il est dans les mots.
04:55Il est dans les mots, Michel.
04:56Il est dans les mots.
04:57Alors, certains, effectivement,
04:59qui peuvent faire de la récupération politique,
05:01c'est ce qui a été fait après l'assassinat de Trappes.
05:04Justement, l'extrême-gauche fait de la récupération politique rapide et facile.
05:09Nous, on constate les faits.
05:10On peut entendre une certaine caisse de résonance,
05:13mais il est dans les mots, Jean-Luc Mélenchon.
05:15On peut les rappeler, les mots, Michel.
05:16La police tue, on en a parlé, on l'a beaucoup souligné.
05:21Il avait traité une journaliste du groupe de Perruche,
05:24Jean-Luc Mélenchon, en 2010.
05:26Anne-Claire Coudray a plusieurs fois,
05:27il a dit en 2025-2026,
05:31« Pleurez pas, vous n'aviez pas l'air de vous plaindre, etc. »
05:35sur les candidatures de Chirac.
05:36Il a traité David Pujadas de Salaud,
05:39de Larbin, de Laquerre, en 2009-2010.
05:42Francis Letellier sur France 3 aussi.
05:45Il y a eu là aussi une passe d'armes avec lui.
05:48Léa Salamé également.
05:49Plusieurs journalistes ont été attaqués par Jean-Luc Mélenchon.
05:53Mais de la violence, effectivement, verbale, n'est plus à démontrer.
05:59Écoutez, Michel, lorsque Jean-Luc Mélenchon se reprend à BFM TV
06:02qu'il accuse de remarques racistes.
06:04Et je vous reprends, Michel, tout de suite après.
06:06Écoutez, c'est pas moi le gouvernement,
06:07et leur demandez.
06:08Et vous, BFM, commencez à vous calmer
06:10sur les remarques racistes de toutes sortes.
06:12Parce que ça commence à bien faire.
06:15Vous voyez, Michel, le côté, voilà,
06:18il s'en prend à BFM TV qu'il accuse de remarques racistes.
06:21...un canivon, et vous trouvez que c'est pas de la révolution, ça ?
06:24Non mais attendez.
06:25Et tous nos professeurs qui ont été assassinés et tout ça,
06:28c'est pas la révolution, ça c'est pas faire la révolution.
06:30Mais la révolution, elle est commencée depuis le meurtre de Samuel Paty.
06:33Elle est commencée depuis le Bataclan.
06:35Elle est commencée, la révolution.
06:36Et c'est pas que des mots.
06:38C'est pas que des mots, c'est un gourou
06:39qui est sur des jeunes d'esprit, il y a un pouvoir.
06:42Et regardez autour de lui, il y a beaucoup de jeunes.
06:44Beaucoup de jeunes.
06:44Il y a beaucoup de jeunes.
06:45Il prend pas des gens de 70 ans avec lui.
06:48En tout cas, LFI, l'extrême gauche,
06:51ils sont leaders sur les réseaux sociaux,
06:53et vous avez raison de le souligner.
06:54Oui, mais qui va sur les réseaux sociaux ?
06:56Qui va sur les réseaux sociaux ?
06:58C'est les jeunes.
06:59Moi, les petits-enfants, j'ai une petite fille qui est sur TikTok,
07:02alors qu'elle est pacifique comme tout.
07:04Elle est sur TikTok.
07:05Mais ce que je vous dis, moi, les réseaux sociaux,
07:07j'y suis pas, je pourrais être.
07:08Je suis tout à fait capable d'aller sur un réseau social,
07:11mais je veux pas y aller, c'est tout.
07:12J'ai autre chose à faire.
07:13Mais les jeunes, ils sont...
07:14Mais qu'est-ce que vous voulez ?
07:15Il n'y a plus d'autorité.
07:16Et ça me fait penser, vous savez, Michel,
07:17ce que vous dites à Robert Ménard,
07:19qui a fait un livre à propos de sa fille,
07:22qui vote justement pour Jean-Luc Mélenchon.
07:24Et ça rejoint ce que vous dites lorsqu'il cible les jeunes
07:27et qu'il attire les jeunes, effectivement.
07:32Tous les jeunes ne votent pas Jean-Luc Mélenchon.
07:34Pardon.
07:34J'en ai chez moi à la maison.
07:37Non, non, mais c'est faux.
07:38Voilà.
07:40Heureusement...
07:41Ce qui est d'autant plus navrant,
07:42c'est que c'est une minorité
07:43et qu'on n'entend que c'est qu'elle.
07:45Mais nous, la majorité suis silencieuse.
07:47Ne vous inquiétez pas.
07:48Très juste.
07:48On est là aussi et que le jour où il faudra,
07:50on leur remettra en place le Mélenchon.
07:52Je peux vous le dire.
07:53En tout cas, la majorité silencieuse,
07:55elle est là, elle regarde, elle écoute.
07:57Exactement.
07:57Et merci infiniment, ma chère Michel.
08:00Il y a des jeunes magnifiques.
08:00En tout cas, à 76 ans,
08:02vous avez une patate d'enfer, hein, Michel ?
08:04Je ne sais pas comment dire,
08:05mais je sens remonter.
08:06Je veux dire que grâce à vous,
08:08parce que vous nous maintenez en forme,
08:09parce que si on n'avait pas ces news,
08:11franchement, on n'aurait plus qu'à partir du pays.
08:13Parce que franchement, on est écœurés.
08:15Continuez ces news,
08:16et moi, je vous déprendrai jusqu'au bout.
08:17Merci.
08:17Je présente un décent de la rue pour ces news.
08:20Merci, ma chère Michel,
08:21de terminer avec le sourire en direct sur Europe 1.
08:25Dans un instant, on a Benoît,
08:27qui est passé par WhatsApp,
08:28qui nous a appelés.
08:29Il est en ligne, il a des choses à dire.
08:31Ça fait 20 minutes qu'il attend.
08:33On lui donnera la parole.
08:34Benoît, restez en ligne.
08:35Je vous donne la parole dans un instant.
08:37Peut-on encore informer librement
08:39quand les journalistes deviennent des cibles ?
08:41On en débat avec vous au 01 80 20 30 9 21.
08:44Faites comme Michel et Benoît.
08:46Vous contactez le Standard Europe 1
08:47pour parler à Christine Kelly
08:48et vous envoyez aussi vos messages sur WhatsApp.
08:51C'est gratuit.
08:51A tout de suite sur Europe 1.
08:52pour parler à Christine Kelly
08:54et vous envoyez-nous sur YouTube.