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##PROCES_VV-2026-10-14##

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Transcription
00:01Et le procès du jour, on revient sur demain, le 15 octobre, puisque Sophie de Menton organise la 24e édition
00:08de J'aime ma boîte, une journée qui s'élabre l'attachement des salariés à leur entreprise.
00:13Oui, c'est le procès du jour. Les français aiment-ils vraiment leur boîte ? On va se poser la
00:20question parce qu'on entend souvent que l'attachement à l'entreprise s'est affaibli.
00:25Oui, autrefois, on pouvait y faire toute sa carrière avec le sentiment d'appartenir à la maison. On disait, oui,
00:32je suis dans la maison depuis longtemps, etc.
00:35Il y a eu les restructurations, les plans sociaux, la crainte d'être remplacée aujourd'hui par l'IA et
00:41puis un effet zapping dans beaucoup de boîtes.
00:45Du coup, comment s'attacher durablement à une boîte, à une entreprise, quand on doute de la place qu'elle
00:52peut vous accorder demain ?
00:54C'est le procès du jour et à mon avis, il faut se poser cette question.
00:59L'occurrence est ouverte !
01:00Et Sophie de Menton est avec nous. J'ai juste envie de lui poser une question avant de laisser la
01:06parole à la défense ou à l'accusation.
01:09Bonsoir, Sophie de Menton.
01:11Bonsoir.
01:1272% des Français disent aimer leur boîte, mais est-ce qu'ils aiment leur travail, leur patron ou finalement
01:20la sécurité de l'emploi ?
01:22Je crois qu'ils aiment les trois différemment. Selon les personnes, évidemment, il y a forcément des gens qui détestent
01:29leur patron.
01:30Ensuite, on n'aura pas posé la question s'ils aiment leur patron, mais en fait, indirectement, ils aiment aussi
01:36leur patron.
01:37On a quand même vérifié les années précédentes.
01:39C'est drôle ce que vous disiez tout à l'heure en disant qu'on nous dit toute la journée
01:44qu'ils ne peuvent pas...
01:46Qui ont, pardonnez-moi, cher Patrick Roger, ce sont les médias.
01:50Les médias n'ont que des mauvaises nouvelles.
01:52C'est sans arrêt. Les salariés sont martyrisés. Les syndicats en rajoutent une couche et prétendent défendre, alors qu'il
02:02y a moins de 2% de syndiqués, de défendre à eux seuls toute la classe des salariés.
02:08Ce n'est pas vrai. On n'écoute pas les entreprises. Pardonnez-moi dans cette campagne. On passe sa vie
02:14à parler de tout sauf d'entreprises.
02:17Et donc, alors, aussi, très intéressant ce que vous avez dit, comment peut-on aimer une boîte quand on n
02:24'est pas sûr d'y faire sa carrière ?
02:27Eh bien, vous savez quoi ? Ils ne veulent pas rester dans les boîtes.
02:31Ça a complètement changé.
02:33Les jeunes, ils viennent vous voir au bout de 3 ans et ils vous disent, bon, j'ai fait le
02:38tour, on va faire une rupture conventionnelle.
02:40Alors vous dites, mais non, mais je vous trouve très bien, moi je ne voudrais pas faire une rupture conventionnelle.
02:44Ah, et d'ici, j'ai fait le tour.
02:47Donc, du coup, ça justifie, Sophie, ça justifie la question que je pose sur l'attachement aujourd'hui des salariés
02:56à leur boîte et notamment des plus jeunes.
02:58Est-ce que vraiment ils aiment leur boîte ou ils prennent un job pour un job ? Peu importe, quoi.
03:04Alors, ils prennent probablement au début un job, mais ils sont très difficiles, donc ils ne prennent pas juste un
03:10job pour un job.
03:12Donc, ils prennent un boulot, mais ils veulent leur satisfaction avant tout.
03:18Ils arrivent en disant, j'ai combien de jours de RTT ? Enfin, pas tous, mais quand même beaucoup.
03:22Comment ça se passe ? Les vacances ?
03:25Enfin, ils ont... Et pourquoi pas ? Je veux dire, avant, on sacrifiait tout à l'entreprise.
03:32Et aujourd'hui, ils ne sacrifient pas leur vie à l'entreprise.
03:35Et on les laisse faire. Et pourquoi ? Ils en sont bien obligés.
03:38Et donc, c'est pour ça qu'ils aiment leur boîte.
03:40Alors, on va écouter ce que, Antonin, ce que disent les auditeurs sur ce qu'on est, de savoir s
03:46'ils aiment ou pas leur boîte.
03:48Est-ce que vous aimez ou pas votre boîte ? Vous répondez oui seulement à 24%.
03:53Alors, c'est étonnant, parce qu'il y a eu un sondage IFOP qui a été fait.
03:56Attendez, parce qu'il y a des messages.
03:58Antonin, oui.
03:59Vous allez répondre, Virginie.
04:00Benoît qui dit, comment aimer l'entreprise qui vous emploie quand les fins de mois sont dans le rouge ?
04:04Ce paramètre est important dans la bonne humeur d'une boîte.
04:06Et il y a Xavier qui lui répond.
04:08Le problème, c'est que les bons patrons au cadre supérieur avec un projet humain tout en étant compétitif
04:13se font de plus en plus rares.
04:14Dommage, c'est ce genre de projet qu'ils font qu'on reste.
04:17C'est intéressant.
04:18Sophie, vous pouvez répondre à ça avant de donner la parole aussi à Virginie.
04:21D'abord, si vous voulez, pardonnez-moi, mais j'ai très confiance dans l'IFOP.
04:25Oui.
04:27Ça fait quand même 24 ans qu'on fait des sondages.
04:29Et que là, c'est l'année, c'est vrai, on a battu tous les records.
04:32Mais que ça varie entre 62 et 68% d'habitude.
04:37Donc, peut-être que les auditeurs des sujets de radio ne sont pas très représentatifs dans le niveau du sondage,
04:43je dis.
04:44Oui. Parce que 24%, ça, on n'a jamais connu.
04:47Non, mais ça, ce sont les gens qui ont voté sur les réseaux.
04:51Certains qui nous écoutent, bien sûr.
04:52Et puis d'autres qui veulent réagir, quoi.
04:56Bien sûr. Virginie.
04:57On va donner la parole à l'accusation.
05:00Alors, moi, je ne suis pas du tout dans l'accusation.
05:01Non, c'est Philippe Milger.
05:03C'est moi qui suis dans l'accusation.
05:04Madame la présidente, c'est Philippe Milger.
05:06Je trouve que le premier sondage est extrêmement bienveillant.
05:12Et celui de Sud Radio me paraît davantage refléter une réalité économique et la relation avec l'entreprise.
05:20Parce que, pourquoi les Français aimeraient-ils majoritairement leur boîte ?
05:26Alors que, d'abord, dans le rapport au travail, on n'est pas assuré que tous le vivent agréablement, confortablement
05:35et avec un intérêt accru.
05:37Deuxième élément, je pense véritablement que le Français, aujourd'hui, aime de moins en moins le travail.
05:45Et donc, de moins en moins son entreprise, où, à une certaine époque, on pouvait s'épanouir.
05:51Et l'avocat général, ou l'arbitre, qui est Patrick, a pointé quelque chose qui me paraît central.
05:58C'est qu'aujourd'hui, on ne travaille plus sans avoir la peur à l'esprit, au ventre.
06:04Et c'est fondamental.
06:05Madame la présidente.
06:06La parole est à la défense.
06:07Alors, maître, je ne suis pas d'accord avec votre plaidoirie.
06:12D'abord, ils n'ont pas la peur au ventre.
06:15Et je voudrais vous dire quelque chose qui n'est pas mal.
06:17C'est que le rapport de force a changé.
06:19Ce sont les salariés qui décident, qui décident d'équiter l'entreprise,
06:24qui se mettent en arrêt maladie quand ça ne va pas,
06:26qui ne fichent rien quand ils ne veulent pas ou qui protestent contre quelque chose.
06:30Donc, le pouvoir, et c'est bien parce que le pouvoir, avant, c'est le patron.
06:33Le patron, il pouvait virer, etc.
06:34C'est fini.
06:35Patron, le droit divin.
06:38Ensuite, vous avez parfaitement raison sur les salaires.
06:41Mais ce qu'il y a d'intéressant, c'est qu'ils ont tous compris, quand même,
06:45les salariés, que s'ils n'étaient pas plus payés,
06:47c'est parce que quand je leur donnais 1 000 euros de plus,
06:50ça m'en avait coûté 3 000.
06:52Et ça, ils n'accusent plus le patron de ça.
06:54Ils ne sont pas contents.
06:56Sophie, donc maintenant, la parole est à la défense.
06:58Vous avez d'autres personnes avec vous qui défendent votre côté.
07:03Virginie.
07:04En l'occurrence, bonjour à Sophie de Menton.
07:07Moi, d'abord, je veux saluer cette initiative parce que je pense que,
07:10comme l'a très bien dit Sophie, c'est important à un moment donné qu'on parle des entreprises.
07:15Et aujourd'hui, les Français font davantage confiance à ceux qui font
07:19et qui, tous les jours, créent des emplois ou créent de la valeur.
07:22Et donc, mettre le projecteur sur les entreprises, je trouve que c'est une formidable initiative.
07:27Deuxièmement, comme l'a dit très bien Sophie, il y a eu un sondage IFOP qui est paru le 2
07:31octobre.
07:32Et pardon pour le sondage en live de Sud Radio, mais c'est vrai qu'il est très éloigné des
07:36résultats.
07:37Parce que c'est 72% des Français qui répondent oui à la question « est-ce que j'aime
07:42ma boîte ? ».
07:42Ensuite, on a effectivement à tempérer cet amour des boîtes.
07:47D'abord parce que la jeune génération, en fait, elle va avoir des amours variables et successives.
07:52Puisqu'il n'y a pas d'attachement, de pérennité et que les jeunes ne vont pas faire toute la
07:57vie dans une seule boîte.
07:59Donc, ils vont changer de boîte, mais en pensant peut-être, probablement, qu'à chaque fois, c'est mieux.
08:03Et on a un sujet de rémunération.
08:05Et c'est là où, en fait, on a un énorme problème.
08:08C'est qu'effectivement, cet amour de la boîte ne s'accompagne pas, mais pas de la faute du patron,
08:13de la faute des charges en France et de ce différentiel entre le super brut et le net
08:18qui fait que le travail ne paye pas assez et les salariés considèrent que la REM n'est pas assez
08:23importante.
08:24Alors, moi, je vais ménager à la Fédérale-Lichoux.
08:25Je vais être très centriste à cette occasion.
08:28Je crois que les Français aiment leur boîte.
08:30Les gens aiment leur boîte.
08:31Le problème, c'est que souvent, et je l'ai constaté, quand ils n'aiment plus leur boîte,
08:35c'est parce que leur boîte ne leur a pas rendu tout ce qu'ils lui ont donné.
08:38Et ça, la reconnaissance, c'est vital pour garder des gens motivés.
08:43Mais quand vous les gardez au SMIC toute leur vie, qu'ils n'ont jamais eu une augmentation...
08:48Non, mais ça existe.
08:49Jamais une reconnaissance, etc.
08:51Là, évidemment, après, ils n'aiment plus leur boîte.
08:52Dis donc, ça sent un message à la direction générale de Sud Radio, ça, non ?
08:57Non, mais pour terminer et pour conclure, après ces débats et ce procès,
09:03c'est vrai qu'on demande aux salariés d'aimer leur boîte.
09:05Globalement, ils aiment leur boîte, comme dit Sophie de Menton.
09:08Mais leur boîte leur donne-t-elle suffisamment de raisons, aujourd'hui, de l'aimer ?
09:14Voilà, finalement, c'est un peu...
09:15Mais c'est vrai aussi, selon la taille des boîtes.
09:18C'est-à-dire que les entreprises à taille humaine, nous, on le voit chez Croissance Plus,
09:23les réponses sont très différentes pour des entreprises à taille humaine ou des grands groupes.
09:26Demain, en tout cas, j'aime ma boîte, vous pouvez mettre le petit badge.
09:28Merci, Sophie de Menton, d'avoir été avec nous.
09:31Et bravo pour cette initiative depuis des années.
09:34Très bien.
09:35C'est beau, c'est beau, c'est beau.
09:36Happy birthday, oui, bien sûr.
09:37Allez, dans un instant.
09:38Merci, dans un instant, la cage au fou avec Thomas Serafine.
09:41Il a peur d'avoir une petite retraite.
09:44Ah bah oui.
09:45J'ai peur que ce soit le cas.
09:47Allez, à tout de suite.
09:48Alors, verdict ?
09:51Sud Radio.

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