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  • il y a 9 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, 16h, 18h, Pascal Proulx et vous.
00:05C'est votre émission de lundi au vendredi sur Europe 1, vous êtes au cœur de nos émissions,
00:10vous allez prendre la parole sur tous les sujets experts du quotidien, vous êtes,
00:14on attend vos témoignages, vos coups de gueule, nous sommes avec Géraldine.
00:16Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:18Heureux de vous retrouver en ce mercredi, Olivier Guenet qui est là, dont vous avez entendu la voix,
00:22il persifle, Olivier Guenet.
00:25Je persifle ? Pourquoi vous dites ça ?
00:27Mais parce que c'est votre talent personnel, vous êtes un persifleur.
00:31C'est un compliment, c'est un compliment, c'est un mélange d'ironie, d'humour sarcastique
00:40et parfois de lourdeur, mais vous persiflez, mais vous êtes le bienvenu quand même.
00:46Fabrice !
00:47Je disais, il persifle les signes.
00:49Oui, nous avions entendu ce mot d'auteur que vous pouvez déposer d'ailleurs, si vous le souhaitez à l
00:55'INPI.
00:5516h05 sur Europe 1, bonjour Pascal !
00:57Bonjour Fabrice Lafitte, qui est à la console.
01:01Bonjour Alexandre Marc, que j'ai croisé.
01:03Comment allez-vous cher Alexandre ?
01:05Eh bien écoutez, tout va bien !
01:06Bon, merci pour cette réponse longue.
01:08Pertinente !
01:09Et notre ami Laurent Tessier, bien sûr, indispensable Laurent Tessier,
01:14qui est debout, dépotronminé.
01:16Bonjour à tous !
01:164h22 exactement !
01:18Non mais ça, il faut dormir quand même, parce que, paradis, nous sommes avec un médecin autour de la table
01:24et dormir permet de régénérer les neurones, comment ?
01:30Accordez-lui ces vendredis pour qu'il dorme !
01:33Vous, vous n'avez pas ce problème, puisque vos siètes, vous les faites pendant l'émission.
01:37Sujet sensible !
01:38Je salue Marie Vicelé, ou Vicelèze.
01:42C'est parfait, bonjour !
01:43Merci, vous êtes spécialisée en pneumologie et en oncologie thoracique à l'hôpital Cochin et Georges Pompidou.
01:49Et nous allons évidemment évoquer le pape Léon XIV qui a entamé sa convalescence à Rome
01:54après s'être vu retirer un nodule cancéreux au poumon.
01:58Le bulletin médical a annoncé l'ablation du lobe inférieur du poumon droit du pape,
02:02âgé de 71 ans, pour retirer un adénocarcinome.
02:07Des examens complémentaires sont en cours pour détecter d'éventuels signes de propagation.
02:11L'opération a duré 90 minutes, elle s'est bien déroulée.
02:14Alors c'est toujours délicat, j'imagine, pour vous, de parler d'un médecin,
02:19de parler d'un patient que vous ne connaissez pas,
02:21mais on peut essayer peut-être d'avoir une approche un peu générale.
02:26D'abord, alors, j'ai appris, moi je suis nul en sciences naturelles et en médecine, j'étais nul.
02:32Vous saviez par exemple qu'on a trois lobes droits et deux lobes gauches ?
02:37Absolument.
02:38Pourquoi trois et deux d'ailleurs ?
02:39Mais vous saviez cela ?
02:40Non du tout, j'ignorais totalement.
02:42Donc on est, disons-le, on est nul.
02:44Moi je suis une quiche sur SVT.
02:46On est nul.
02:47C'est à dire qu'on n'a pas entendu ici.
02:48Comment ?
02:49Savoir quoi on n'a pas entendu ?
02:50On a trois lobes à gauche, c'est bien cela ?
02:53Trois lobes à droite et deux lobes à gauche.
02:55Comment ça un lobe ?
02:56D'oreille.
02:57C'est pas un lobe de tennis.
03:00Excusez-moi.
03:00Mais parce qu'il y a le cœur d'un côté.
03:02Non mais, sérieusement, je me faisais la réflexion, on a un corps humain, on est, je suis.
03:08Je ne vais parler que pour moi, je suis nul.
03:10Même chose.
03:11C'est à dire que je...
03:12Voilà, l'anatomie je ne sais même pas.
03:14Alors pourquoi effectivement ?
03:15Alors on a cinq lobes.
03:16Oui.
03:16On a deux poumons, cinq lobes et c'est vrai que le cœur qui est central est quand même
03:22un petit peu latéralisé sur le côté gauche.
03:25Du coup, il y a de la place pour que deux lobes à gauche et trois lobes à droite.
03:30Les lobes, c'est comme des parts de tarte quoi.
03:32Bon, comment vous évaluez ce qui s'est passé à l'hôpital Gemelli, le médecin que vous êtes
03:40et qui a écouté, qui regarde ça ? Quelle réflexion vous êtes-vous fait ?
03:45C'est une situation relativement banale de découvrir un nodule et de l'opérer.
03:52Donc un nodule déjà, c'est un point, c'est une petite boule.
03:56C'est combien de centimètres ?
03:57Alors le mot nodule, normalement si on est précis, désigne ce point qui fait entre 1 et 3 cm.
04:06Au-dessus de 3 cm, on appelle ça une masse et en dessous c'est un micro-nodule.
04:09Donc on a quand même une idée de la taille de cette boule, de ce point.
04:14Et donc un nodule de cette taille-là, en général, ne donne pas de symptômes.
04:19C'est une découverte fortuite.
04:21On ne peut pas être malade à cause d'une petite boule comme ça dans le poumon.
04:25Donc si on le découvre, c'est qu'on a fait un scanner, soit dans le cadre du dépistage,
04:30chez les fumeurs, ce qui ne semble pas être le cas ici,
04:33soit à l'occasion d'une bronchite, d'un autre symptôme.
04:35Et on tombe sur ce nodule et s'il ne disparaît pas sur un contrôle,
04:41on fait des examens et on aura des arguments pour penser qu'il est suspect cancéreux.
04:46Et dans ce cas-là, on peut être amené à le retirer.
04:49Est-ce qu'on sait pourquoi arrive un nodule ?
04:52Il arrive un nodule, si c'est un cancer, ça peut être le tabac,
04:57et d'autres carcinogènes, donc d'autres contaminants qui donnent le cancer.
05:01Et aujourd'hui, il n'y a pas que le tabac.
05:02La grande, grande, grande, grande majorité des cas, c'est le tabac.
05:05Mais on sait aussi qu'il y a l'amiante, il y a le diesel,
05:08il y a les particules fines, la pollution atmosphérique.
05:11Mais est-ce qu'il y a toujours, si j'ose dire, une raison
05:13où est-ce qu'il peut apparaître comme ça, sans, j'allais dire, sans mobile apparent ?
05:19On ne trouve pas toujours la raison, nous, médecins.
05:23Donc probablement qu'il y a toujours une raison,
05:26mais nous, on ne sait pas toujours la nommer.
05:27Un nodule, il évolue quoi qu'il arrive,
05:29ou il aurait pu rester par exemple à 1, 2 ou 3 centimètres ?
05:32Alors, les nodules ne sont pas tous des cancers.
05:34Dans la grande majorité des cas, ce ne sont pas des cancers.
05:37C'est pour ça qu'on ne va pas se jeter sur un nodule et l'opérer.
05:41Si on prend la vie d'un fumeur, dans 50% des cas,
05:45il peut y avoir un nodule qui ne sera pas un cancer.
05:49Dans les programmes de dépistage,
05:50si on prend 100 fumeurs à un instant T,
05:53on fait un scanner à chacun,
05:55on trouvera un nodule qui attirera notre attention
06:00chez 5 d'entre eux,
06:02et 1 ou 2 d'entre eux auront un cancer.
06:06Donc il faut vraiment trier les patients.
06:08Ma question, est-ce qu'il évolue quoi qu'il arrive ?
06:10Est-ce qu'il aurait pu rester tel quel ?
06:11Un nodule cancéreux peut...
06:13Ou celui-là, est-ce qu'il aurait pu rester tel quel ?
06:15Alors, un nodule cancéreux ne reste pas toute la vie tel quel,
06:18mais il peut évoluer très lentement.
06:19Un nodule non cancéreux peut rester tel quel,
06:22et on n'y touche pas.
06:23Au scanner, on ne sait pas si c'est cancéreux ou pas ?
06:25Non, mais on a des petits arguments quand même.
06:28Donc là, c'est lorsqu'ils ont ouvert, comme on dit ?
06:31Alors, si on ouvre, c'est qu'on a des arguments.
06:33Là, qu'est-ce qui s'est passé en l'espèce ?
06:35Alors, je n'ai pas le détail,
06:36mais ce qui se passe en général,
06:37c'est au cours d'une bronchite, par exemple,
06:38on fait un scanner,
06:40et puis on voit ce nodule,
06:41on vérifie qu'il ne disparaît pas,
06:43la bronchite guérit,
06:44et puis il a quand même une tête,
06:46il y a des caractéristiques radiologiques
06:49qui font qu'il est suspect,
06:50il y a des caractéristiques radiologiques
06:52qui peuvent nous dire que c'est plutôt bénin,
06:54il y a des examens complémentaires,
06:55comme le PET scanner,
06:57où on peut aussi avoir des arguments
07:00pour la malignité,
07:01et quand on réunit tous ces arguments,
07:04on y va, dans certains cas,
07:05on n'y va pas, on surveille,
07:07et puis au bout d'un certain nombre de temps,
07:09on peut aussi être amené à y aller.
07:11Y aller, ça veut dire opérer.
07:12Bon, restez avec nous,
07:14et sans doute, peut-être y aura-t-il des questions,
07:16parce que ça passionne,
07:18et puis ça inquiète, je ne sais pas combien de gens
07:20aujourd'hui sont victimes,
07:22ou souffrent en ce moment même,
07:24en France, d'un cancer du poumon.
07:26Combien de personnes sont touchées,
07:27aujourd'hui, à l'heure à laquelle je parle ?
07:29Il y a chaque année 40 000 nouveaux cancers du poumon en France.
07:39Alors, c'est vrai que, jadis,
07:41le cancer du poumon faisait partie des cancers
07:44qui faisaient particulièrement peur,
07:46parce qu'ils étaient mortels dans beaucoup de cas.
07:49J'ai le sentiment aujourd'hui
07:50qu'on peut vivre avec son cancer,
07:53peut-être guérir, je ne sais pas si c'est le mot,
07:55mais en tout cas, prolonger la vie.
07:58Il est 16h12,
08:00nous sommes avec le professeur Marie Visley,
08:04spécialisée en pneumologie,
08:07pardon,
08:08et en oncologie thoracique à l'hôpital Cochin.
08:10Vous pouvez nous appeler à tout de suite.
08:12Et poser vos questions à notre invité,
08:14le professeur Marie Visley,
08:15au 01 80 20 39 21,
08:17c'est le numéro du standard européen.
08:19Pour appeler Pascal Praud,
08:21envoyez aussi vos questions sur WhatsApp,
08:22pour même numéro 01 80 20 39 21 16h18h.
08:27Vous écoutez Pascal Praud et vous sur Europe 1.

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