- il y a 8 heures
SMART ÉCO du 15 octobre 2026, L'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l’économie
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00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission de Smart Eco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie, à retrouver tous les jours à
00:16l'antenne,
00:17mais aussi sur notre site bsmart.fr et puis sur toutes vos plateformes d'écoute.
00:21Et aujourd'hui, nous nous intéressons au stockage de l'électricité et au financement de la transition énergétique
00:27Face à la montée en puissance des énergies renouvelables, les batteries deviennent un enjeu stratégique
00:32pour mieux gérer la production électrique et stabiliser le réseau.
00:35Nous en parlons avec Nicolas Wolf, président de The Energy, dans un instant.
00:39Et puis, place au débat éco alors que le projet de budget 2027 prévoit 7,3 milliards d'euros
00:47pour soutenir la production d'électricité renouvelable.
00:49Comment financer la transition énergétique dans un contexte de contraintes budgétaires ?
00:55Pour en débattre, Olivier Dharmoni, professeur associé à HEC Paris, nous rejoindra.
00:59C'est parti, c'est Smartéco.
01:05Avec la hausse des prix à la pompe, l'électrification des usages apparaît comme une solution
01:09pour réduire notre dépendance aux combustibles fossiles.
01:13La France va donc devoir répondre à des besoins croissants en électricité
01:17et donc adapter ses réseaux mais aussi sa production.
01:19Dans ce contexte, le stockage des batteries prend une place grandissante
01:23et pour parler des enjeux futurs de ce business, je suis ravie d'accueillir en plateau Nicolas Wolf.
01:28Bonjour.
01:29Bonjour.
01:29Vous êtes donc président de The Energy.
01:31Il propose des solutions de stockage.
01:34Alors, quand on sait qu'en France, à peu près 70% du mix d'électricité est produit par le
01:40nucléaire,
01:42à quoi servent exactement les batteries que vous produisez ?
01:45Est-ce que ça sert principalement à valoriser le surplus des énergies renouvelables qui sont produites ?
01:51En partie, deux besoins.
01:53On remarque aujourd'hui en Europe que le mix est produit à 30% à peu près en moyenne par
01:58les renouvelables.
01:59Ça, c'est une bonne nouvelle parce que ça signifie qu'on a réussi à diversifier notre mix.
02:03Néanmoins, ce qu'on a peut-être sous-estimé, c'est les impacts sur deux choses.
02:07Les impacts sur le réseau et les impacts sur le marché d'électricité.
02:10Sur le réseau, vous avez aujourd'hui un réseau qui est mis sous contrainte avec des difficultés d'accès et
02:16des points de congestion.
02:17Donc, finalement, des endroits sur le réseau où on a des surplus d'énergie qui traversent ce réseau.
02:22Et puis, d'autre part, impacts sur le marché d'électricité avec notamment des prix négatifs.
02:27Ça, c'est ce qu'on connaît en France.
02:28Pour rappel, en 2025, c'est quasiment plus de 500 heures de prix négatifs.
02:32Oui, c'était un record cette année.
02:33Absolument.
02:34Et puis également des variations de prix qui sont très importantes dans la journée.
02:38On passe de 0 à 150 euros.
02:40Et donc, la batterie va devenir un élément central du mix pour permettre justement de gérer ces deux aspects.
02:48D'une part, en bougeant des quantités d'énergie et les positionnant au bon moment, au moment où on les
02:54consomme.
02:55Typiquement, c'est à l'apogée du soleil, vous avez énormément de production, les prix baissent.
02:59Vous allez en magasin de l'énergie et vous allez la réinjecter au moment où le soleil se couche, au
03:04moment où justement on a besoin d'électricité.
03:07Justement, vous avez parlé de ces prix négatifs.
03:09Donc, ça veut dire que ces prix négatifs sont liés à une production quand la demande est faible.
03:14Donc, le stockage, c'est vraiment une réponse toute directe à ces prix-là qui sont plus négatifs.
03:20C'est sans doute une bonne réponse aujourd'hui aux caractéristiques de production des énergies renouvelables dont on a besoin,
03:27mais qui nécessite sans doute un accompagnement.
03:29Et la batterie qui était il y a 6-7 ans vue comme un élément un peu connexe est en
03:33train de devenir un élément central pour permettre deux choses.
03:36Un, stabiliser le réseau et puis également permettre le déploiement des énergies renouvelables dont on a besoin pour la transition
03:42énergétique.
03:43Alors, justement, en France, on en est où de ces capacités de stockage et donc plusieurs acteurs ?
03:48Mais où est-ce qu'on en est dans son développement ?
03:52Alors, aujourd'hui, on a en France à peu près 1,6 gigawatt installé.
03:55La cible 2030, c'est 6 gigawatts, donc une croissance assez forte prévue.
04:00Nous, The Energy, on existe depuis plus de 5 ans, 5 ans durant lesquels on a développé une expertise, on
04:06a mis en place plusieurs projets.
04:07Et aujourd'hui, on a à peu près 250 mégawatts installés ou en cours d'installation dans 3 pays, l
04:13'Italie, l'Allemagne et la France.
04:15Et vous allez pouvoir, du coup, devenir un acteur européen, en fait, assez présent.
04:20C'est notre objectif, effectivement, être capable de travailler sur plusieurs pays pour avoir, évidemment, une bonne gestion du risque.
04:27Et puis, également, bénéficier, en fait, d'effets d'arbitrage d'un pays et d'un autre.
04:30Quels sont, du coup, les... Vous avez dit que vous êtes beaucoup développé et que, aujourd'hui, cette année, c
04:34'est presque un tournant, un petit peu,
04:36parce qu'on commence à prendre conscience des besoins en batterie.
04:40Qu'est-ce qui vous manque pour pouvoir vous développer plus ?
04:44Ou plutôt, quel est le défi, en fait, que vous rencontrez aujourd'hui ?
04:47D'accord. Le défi, aujourd'hui, c'est, finalement, accompagner cette croissance forte à travers des mécanismes de financement.
04:53C'est le sujet, spécifiquement, qu'on va discuter tout à l'heure.
04:55Ce qu'on remarque, c'est qu'aujourd'hui, nous avons la possibilité de sécuriser des chiffres d'affaires, des
05:04revenus sur le long terme.
05:05Donc, nous, au sein de Zenergie, on travaille entre 10 et 15 ans,
05:09qui nous permettent d'offrir aux banques qui nous accompagnent une visibilité sur le long terme.
05:14Et puis, combiné à cela, vous avez aussi un grand progrès réalisé par la technologie,
05:18avec une baisse de coût des batteries portée par le marché des véhicules électriques qui est en train d'exploser.
05:25On a, à titre d'exemple, en 2025, eu un prix batterie qui a baissé de l'ordre de 40%.
05:30Donc, vous voyez, c'est très, très significatif.
05:33Et les deux combinés font qu'on est capable, aujourd'hui, d'offrir des services au réseau de plus de
05:376 heures.
05:38Par exemple, on a un projet en Italie sur lequel on a 100 MW 8 heures.
05:42Donc, ça veut dire qu'on offre un service de régulation de réseau pendant 8 heures.
05:46Donc, la technologie, derrière, ce n'est plus un problème.
05:48En tout cas, ça suit la demande croissante.
05:51Absolument, absolument.
05:51Et finalement, les projets que nous portons, c'est des projets de grande taille, des projets industriels,
05:56150, 200 MW, qui nécessitent des investissements très conséquents.
06:00On est rapidement au-delà de 100 millions d'investissements.
06:02Et il faut donc qu'on trouve des partenaires financiers qui vont nous accompagner dans cette démarche.
06:08Et au sujet du raccordement aussi, est-ce que ça, c'est un point fondamental, j'imagine ?
06:13Ça, c'est le premier défi.
06:14Mais ça, justement, est-ce que c'est facilement déployable sur tout le réseau ?
06:18Est-ce qu'il faut que ce soit réparti partout en France ?
06:22Comment ça se passe sur ce raccord ?
06:23Alors, le réseau, aujourd'hui, est en train de devenir vraiment le défi auquel nous sommes confrontés.
06:28Je pense que les opérateurs de réseau, et en particulier RTU en France,
06:33s'étaient, en quelque sorte, préparés à cette montée en puissance du stockage.
06:37Mais ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'il y a énormément de demandes, de connexions sur ce
06:42réseau.
06:42Et cet accès au réseau devient vraiment un point crucial.
06:45Donc, nous, au sein des énergies, on a organisé l'entreprise autour de ce point d'entrée.
06:50Et une fois avoir sécurisé cet accès au réseau, on déploie ensuite nos solutions.
06:55Et comment se... En fait, quel est un peu votre modèle économique ?
06:59Est-ce que vous êtes parti d'un modèle très basé sur des fonds publics,
07:03pour justement vous libérer petit à petit de ces fonds publics vers un modèle lié à des investisseurs et des
07:12banques ?
07:13Oui, absolument. Il y a cinq ans, on a été créé par les fondateurs de Solaire Direct,
07:17qui avaient réussi à mettre en place un modèle dans le solaire.
07:20Et très vite, on a imaginé que combiner du solaire avec de la batterie
07:24allait être certainement la solution du marché à venir,
07:27et que cette volatilité des prix allait générer de la valeur.
07:31Donc, on a commencé en France avec des solutions hybrides.
07:33Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:34C'est un mix entre des projets pré-PV, photovoltaïques, et puis des batteries.
07:40On opère en fait cet ensemble de manière cohérente,
07:42et on peut faire des arbitrages entre les deux éléments.
07:45Et puis, il y a trois ans, on a basculé sur les batteries seules,
07:48notamment sur l'Allemagne et l'Italie où on opère,
07:51et puis la France aujourd'hui, qui sont des solutions qui vont aider le réseau
07:55à accompagner en fait la croissance des renouvelables.
07:58Donc, on a deux types d'applications, solutions hybrides et batteries autonomes.
08:02On va développer après tous ces enjeux de financement.
08:06Juste pour terminer cette séquence, vos objectifs d'ici 2029, ce serait quoi ?
08:09Alors, on a pour objectif d'atteindre 1,5 gigawatt,
08:12donc 1 500 mégawatts installés en 2030, 250 aujourd'hui,
08:16donc x5 sur la croissance de l'entreprise.
08:20En 4 ans, presque 3 ans plus tôt.
08:21Voilà, c'est ça, donc un chemin de croissance qui est assez ambitieux,
08:25mais qui est porté, je crois, par cette croissance attendue sur nos différents territoires.
08:30Merci beaucoup Nicolas Wolf, président de Zenergie.
08:32Vous restez avec nous, on va tout de suite passer au débat éco
08:36et parler de manière plus approfondie de ces enjeux de financement de transition énergétique.
08:45Et nous poursuivons l'échange autour de cette question dans Smartéco,
08:49comment financer la transition énergétique dans un contexte de contraintes budgétaires.
08:53Le gouvernement vient de publier sa stratégie pluriannuelle
08:56des financements de la transition énergétique et le budget vers 2027.
09:00Alors, pour en parler, je suis ravie d'échanger avec Nicolas Wolf, vous êtes toujours présent.
09:03Merci beaucoup, président de Zenergie.
09:06Et Olivier Dharmoni, vous nous rejoignez.
09:08Merci beaucoup, vous êtes professeur associé à HEC Paris.
09:11Je me tourne vers vous tout d'abord.
09:13Alors, je notais que dans le PLF 2027,
09:15il y a environ 7,3 milliards d'euros de soutien prévus à la production d'électricité renouvelable.
09:20Donc, c'est à peu près stable par rapport à 2026.
09:23Ma première question, c'est est-ce que les énergies renouvelables,
09:26est-ce qu'on est arrivé aujourd'hui à ce stade où il y a encore besoin d'un soutien
09:30public
09:30pour développer les énergies renouvelables ?
09:33Alors, moi, ma impression, c'est que oui, moins qu'avant.
09:37Pour la raison principale que les coûts de production ont beaucoup baissé.
09:42Il y a néanmoins un souci que les prix, au moment de la journée où les centrales solaires produisent,
09:51ont tendance à beaucoup baisser avec le développement du solaire.
09:53Il y a un effet de cannibalisation qui est très facile à comprendre.
09:58Donc, ça, ça crée un souci que du coup, les centrales solaires sont moins rentables
10:01puisque le prix à quel elles vendent leur électricité a baissé au cours des prochaines années.
10:06Donc, il y a un peu une course entre ça et les coûts qui baissent.
10:08Et donc, pour moi, grosso modo, il faut quand même une certaine forme de soutien public
10:12qui peut prendre différentes formes.
10:14Alors, il se trouve que l'émergence des batteries, à grande échelle,
10:16peut vraiment corriger ça en réduisant la baisse des prix autour de midi
10:22qui peut faire que les prix soient plus vises autour de la journée
10:25qui, en fait, aide beaucoup les centrales solaires à produire une électricité au moment où elle est plus chère.
10:30Donc, ça, c'est quelque chose qui peut vraiment aider dans le futur.
10:32Et donc, il y a un peu un choix stratégique public entre ne pas faire des subventions
10:36que sur les renouvelables qui produisent l'électricité,
10:39mais aussi sur le système de batterie
10:40qui permettent de rendre les systèmes renouvelables de production d'électricité
10:44plus rentables en eux-mêmes.
10:46Donc, ça, c'est une question, un point très important
10:50qui est quand on fait de la planification
10:51et qu'on a un budget serré,
10:53il faut essayer d'avoir en tête l'objectif total qu'on veut réaliser
10:59et que, paradoxalement, des fois, on peut aider les renouvelables
11:01en aidant d'autres technologies comme les batteries, par exemple.
11:04Donc, pour moi, mon impression, c'est que, pour l'instant,
11:08il faut un soutien de l'État encore pour les renouvelables.
11:12Oui, parce que, justement, quand on regarde vraiment la découpe,
11:16c'est vrai que, juste, sur le solaire,
11:18il y a un petit peu moins d'aide par rapport aux années précédentes.
11:20Donc, ça, ça fait partie d'un choix stratégique, en fait,
11:23de l'État pour pouvoir soutenir peut-être ceux qui n'en ont pas,
11:25qui en ont encore plus besoin.
11:27Oui, alors, il y a une stratégie classique de politique industrielle
11:30qui est de mettre un soutien plus fort au début du cycle technologique
11:34et quand la technologie se développe, mature et devient moins chère,
11:38progressivement, on réduit ce soutien.
11:40Alors, des fois, ça marche plus ou moins bien.
11:41On a vu avec la voiture électrique
11:43où il y avait beaucoup de primes pour la voiture électrique au début
11:44qu'on a décidé d'enlever.
11:46Et ces mécanismes d'enlever, c'était censé inciter les gens au début
11:49à se ruer sur les technologies subventionnées.
11:51Ça ne marche pas toujours aussi bien qu'on a prévu.
11:53Donc, oui, il y a une certaine logique
11:55de réduire les subventions au cours du temps
11:58quand les technologies deviennent moins chères et plus efficaces.
12:01Et c'est du côté des technologies
12:03ou aussi se tourner, en tout cas,
12:05soutenir des projets qui sont de plus en plus rentables
12:08de manière autonome.
12:10C'est-à-dire aussi des projets qui vont,
12:11qui normalement pourraient fonctionner sans l'aide de l'État.
12:14C'est ça aussi la problématique ?
12:15Bien sûr. Après, il y a quand même un dilemme.
12:18C'est que, par exemple, quand on parle de solaire ou d'éolien,
12:22la qualité, la rentabilité du projet dépend énormément
12:24des ressources naturelles où on le construit localement.
12:27Bien sûr. Donc, un projet solaire en Allemagne
12:29produit beaucoup moins d'extrits qu'un produit solaire en Espagne.
12:32Toutes choses égales, par ailleurs,
12:33parce qu'il y a moins de solaire en Allemagne qu'en Espagne.
12:35Donc, du coup, ça veut dire que mécaniquement,
12:37au début, quand la technologie était plus chère,
12:39on a tendance à prioriser les meilleurs sites.
12:43et qu'au fur et à mesure, quand on est déjà à 20-30%
12:46de production renouvelable, il faut construire des nouveaux sites.
12:48Ça va être sur des sites qui n'ont pas été choisis en premier
12:54parce qu'ils ne sont pas forcément les plus rentables.
12:56Alors, on a développé de nouvelles technologies,
12:58on a des meilleurs panneaux solaires,
12:59on a des plus grandes turbines,
13:01on peut faire des turbines maintenant offshore, etc.
13:03Donc, il y a des sites qui n'étaient pas accessibles avant
13:05parce que la technologie a baissé,
13:07mais c'était un petit peu une course.
13:11Nicolas Wolff a parlé, bien sûr, de la course à avoir une connexion.
13:15Il y a aussi une sorte de course au terrain
13:17pour les bons sites, dans les bons endroits bien exposés,
13:20qui, bien sûr, est une course qui dure depuis des années.
13:22Donc, c'est bien de moins en moins facile de trouver un site.
13:25Il y a aussi, toujours en économie,
13:27il y a quelque chose qui s'améliore
13:29et il y a quelque chose qui pousse un peu à contre-courant.
13:31Donc, trouver des bons projets qui sont très rentables,
13:34il n'y en a plus beaucoup qui sont facilement trouvables.
13:36Justement, Nicolas Wolff, on a commencé à l'évoquer en première partie.
13:40Est-ce que vous pouvez bien revenir sur votre modèle économique ?
13:43Est-ce que déjà, vous êtes parti d'une grande aide publique ?
13:47Est-ce que vous avez besoin de cette aide
13:49avant justement de vous libérer de ces aides ?
13:51Alors, pas dans la batterie.
13:52Nous, on n'a pas besoin de support public.
13:54On a juste besoin d'accès au réseau
13:56et d'un cadre réglementaire qui fonctionne correctement
13:58pour qu'on puisse déployer nos projets.
14:01Peut-être pour compléter les propos d'Olivier
14:03sur les énergies renouvelables,
14:05il y a un rapport récent de la Commission de régulation de l'énergie
14:07qui stipule qu'entre 2020 et 2025,
14:11l'apport des énergies renouvelables a permis de baisser
14:13le coût moyen d'électricité de l'ordre de 20 euros.
14:16Donc, c'est quand même très significatif
14:17avec à la clé plus de 1,7 milliard d'économies.
14:211,7 milliard d'économies.
14:22Alors, certes, ça coûte de l'argent
14:24parce que ça permet en fait à ces filières de se déployer,
14:27mais ça permet aussi des économies
14:28parce que tout ça concourt évidemment à notre souveraineté énergétique.
14:31Alors maintenant, pour ce qui est des batteries,
14:34chez e-énergie, très vite, depuis notre création,
14:36on a essayé de construire un système
14:38qui avait pour objectif de se libérer
14:41finalement de l'accompagnement de l'État
14:43en pensant que c'était sans doute la maturité
14:46du système énergétique.
14:48Et donc, on met en place nos batteries
14:51à travers des accords privés
14:53qu'on va signer avec des irrigateurs
14:55qui aujourd'hui nous permettent de sécuriser
14:57nos revenus sur 10 ans.
15:00Et 10 ans, ça nous permet finalement d'investir
15:02dans nos projets
15:03et puis les accompagner après leurs installations.
15:06Et puis, vous disiez aussi
15:06quand vous vous tournez vers les banques
15:08pour des investissements,
15:09là vous avez une meilleure écoute.
15:10On sent que la filière s'installe mieux.
15:12Oui, absolument, puisqu'aujourd'hui, en fait,
15:14la banque qui nous accompagne
15:16a besoin de visibilité.
15:18Et c'est ce qui a été apporté justement
15:19avec l'État à travers les mécanismes de support.
15:22Nous, on va trouver finalement
15:23cette visibilité à travers les accords privés.
15:26Et grâce à cela,
15:27la banque décide de financer nos projets
15:30et on utilise les mêmes systèmes
15:32de financement de projets
15:34connus dans l'éolien ou dans le solaire.
15:37Et pour accompagner cette croissance
15:39qui est attendue, qui sera très forte,
15:41on a lancé une levée de fonds
15:43qui a lieu en ce moment
15:44et qui va nous permettre justement
15:46de trouver les ressources financières
15:48pour accompagner ce déploiement.
15:49Et là, c'est horizon 10 ans aussi ?
15:51Alors, jusqu'en 2030.
15:53Justement, à 2030, là, pour tous.
15:55Voilà, c'est un prochain État pour nous,
15:56c'est 2030.
15:57C'est 2030.
15:58Olivier, justement, alors, Nicolas,
16:00parlait de ces aides,
16:01mais aussi qu'il y avait un retour,
16:02forcément, quand on fait des aides.
16:04Parce qu'au-delà des coûts des aides,
16:06quel est le bilan pour les finances publiques ?
16:08Est-ce que, parce qu'il y a aussi des taxes
16:09qui sont intégrées dans tout ça,
16:11à quel point est-ce qu'il y a un retour
16:13sur investissement, en fait, des aides d'État ?
16:15Oui, alors, clairement,
16:17il y a un gros coût à la construction
16:21quand il y a des subventions qui sont données
16:24pour subventionner la construction.
16:25Mais il faut voir, comme disait Nicolas,
16:27qu'en fait, beaucoup de soutien pour les renouvelables,
16:29en fait, ont été faits sous la forme
16:31de longs contrats d'achat d'électricité
16:34sur le long terme à des prix garantis.
16:36Ce qui veut dire qu'en fait,
16:37on ne paye pas plein pot d'un coût
16:39pour les finances publiques.
16:40On a juste une obligation à long terme
16:44à payer un prix.
16:45Ce prix peut souvent être au-dessus
16:48du prix de l'électricité
16:49au bout d'un certain moment.
16:50Comme disait Nicolas,
16:54les renouvelables n'ont pas besoin
16:55d'acheter du gaz au prix du marché.
16:58Elles produisent à coup presque zéro.
17:00Donc, elles font de l'électricité
17:01qui est très peu chère, exposte.
17:02Donc, ça fait baisser les prix.
17:03Donc, il se trouve que souvent,
17:04le mécanisme de subvention pour les renouvelables,
17:06en fait, pour l'État,
17:07c'est ne pas de payer un énorme chèque
17:08le moment où on construit l'investissement,
17:10mais plutôt de s'engager sur le long terme
17:12à garantir un prix
17:13qui peut-être sera plus élevé
17:14que le prix du marché.
17:15Alors, ça coûte de l'argent
17:16plus sur le long terme
17:18par rapport à si l'État avait acheté
17:21de l'électricité sur le prix du marché.
17:22Mais bien sûr, l'État internalise
17:26la valeur de ces nouvelles technologies,
17:28de ces nouvelles infrastructures
17:29sur le reste de l'économie.
17:31Donc, bien sûr,
17:32c'est l'électricité qui est décarbonée,
17:34ça veut dire qu'il n'y a pas
17:34de pollution locale,
17:36il n'y a pas d'effet
17:38sur le changement climatique
17:39et surtout, il y a beaucoup
17:41d'indépendance énergétique
17:42puisqu'en Europe,
17:42on n'a pas de gaz concrètement,
17:45on a très très peu de gaz.
17:46Donc, du coup,
17:47ça nous donne une certaine indépendance
17:49par rapport à ça.
17:50Donc, du coup,
17:50l'État doit faire un calcul
17:51qui est basé non seulement
17:53sur l'argent qu'il dépense,
17:54mais aussi sur la valeur
17:57qui est créée au niveau du système.
17:59Il se trouve que,
18:00voilà,
18:00les renouvelles n'ont pas créé
18:01un énorme trou
18:02dans le déficit public.
18:04Ça, je pense que ça ne serait pas
18:06le cas.
18:06Oui, ce n'est pas juste
18:07que de le dire.
18:08Nicolas,
18:09ce qu'on disait tout à l'heure,
18:10est-ce qu'on arrive
18:11à trouver à une sorte
18:11d'année charnière ?
18:14On sent qu'on passe
18:16dans une nouvelle phase
18:17de ce financement
18:18du renouvelable.
18:19Oui, je le pense.
18:21Même pédagogique, en plus.
18:22Oui, oui, c'est vrai,
18:23puisqu'on arrive peut-être
18:24à une étape de maturité
18:26où les renouvelables,
18:27comme le disait Olivier,
18:28ont atteint finalement
18:30une certaine maturité
18:31en termes technologiques
18:32avec des coûts de production
18:33qui sont très faibles.
18:34Alors certes,
18:35aujourd'hui,
18:36on a le problème
18:38qui est lié à la gestion
18:39de cette variabilité,
18:40mais je pense que
18:41si on complémente
18:41le système actuel
18:43avec des solutions
18:44de stockage
18:45et de la flexibilité,
18:46on saura gérer
18:47cette variabilité
18:48et notamment
18:49adresser ces prix négatifs
18:51qui aujourd'hui
18:52génèrent quand même
18:53des arrêts
18:54des sites de production.
18:55En moyenne,
18:56en France,
18:57c'est quasiment 20%
18:58de production perdue
18:59du fait des prix négatifs.
19:00Donc il faut vraiment
19:01rapidement compléter
19:02la structure
19:03qu'on a aujourd'hui
19:05avec ces solutions
19:06de stockage
19:06qui me semblent
19:07pertinentes aujourd'hui
19:08pour accompagner
19:10le réseau,
19:10le stabiliser
19:11et permettre
19:12de déployer
19:13les renouvelables.
19:13Je rappelle une chose,
19:14c'est qu'on parle souvent
19:15d'électricité
19:16qui certes en France
19:17est très décarbonée
19:18et ça,
19:18c'est un atout majeur
19:19de notre pays.
19:20Mais n'oublions pas
19:21que plus de deux tiers
19:22de notre mix énergétique
19:24est encore fossile.
19:25Donc on importe
19:26énormément de fossiles.
19:28C'est entre 40 et 60 milliards
19:30d'euros
19:31de coûts annuels.
19:32Donc c'est quand même
19:33des sommes
19:33qui sont considérables.
19:34Et évidemment,
19:35si on avance
19:36dans l'électrification
19:36des usages
19:37et qu'on arrive
19:38à plus électrifier
19:39les usages
19:40grâce à notre électricité
19:42décarbonée,
19:42alors on pourra
19:43se libérer
19:43de sa dépendance
19:44et renforcer
19:45notre souveraineté énergétique.
19:46Oui,
19:46on va revenir
19:47sur cet aspect-là
19:48de savoir
19:49si on arrive
19:49à justement
19:51faire face
19:52à cette demande
19:53de plus en plus croissante.
19:54Mais pour finir
19:55du coup
19:55sur cette question
19:56qui est le cœur
19:57de notre débat,
19:57comment financer
19:58la transition énergétique
19:59dans un contexte
20:00de contraintes budgétaires,
20:01finalement,
20:02est-ce que la place
20:03en fait
20:05des financements
20:05par l'État
20:06des énergies renouvelables,
20:08vu que là,
20:08la technologie
20:09devient de plus en plus mature,
20:10elle risque d'être
20:10de plus en plus dégressive
20:12dans les budgets futurs
20:13et finalement
20:14ne pas prendre
20:15tant de place
20:15que ça,
20:16en tout cas
20:16de moins en moins
20:17et donc
20:18ce financement
20:20n'est pas si contraint
20:21que ça
20:22par les restrictions budgétaires ?
20:24Oui,
20:24alors moi j'ai,
20:25oui,
20:26l'État a un problème
20:27de déficit en général
20:28donc il faut faire attention
20:29à toutes les dépenses
20:30et c'est sûr
20:30que le soutien
20:33à la transformation
20:34du système énergétique
20:35à la fois pour la production
20:36et pour l'utilisation
20:37d'actrices,
20:37donc l'explication
20:38est quelque chose
20:39qui est important
20:40stratégiquement pour l'État
20:41donc c'est de l'argent
20:42bien dépensé
20:42mais effectivement
20:43pas que ce soit
20:44un poste de budget
20:45qui va vraiment
20:46créer des soucis en soi
20:48bien sûr
20:49parce que la technologie
20:50s'est beaucoup améliorée
20:51parce qu'aussi
20:52les problèmes technologiques
20:54liés aux renouvelables
20:54qui sont le fait
20:55que la production
20:55arrive un peu toujours
20:56en même temps
20:57et pas forcément
20:58où on a besoin
20:59de consommer
20:59est réglé par une autre technologie
21:01qui est l'émergence
21:02des batteries
21:02donc il y a une sorte
21:03d'appel d'air
21:03qui fait qu'on a peut-être
21:04beaucoup subventionné
21:05les renouvelables
21:05mais maintenant du coup
21:06on a moins besoin
21:07de subventionner les batteries
21:08et en plus
21:09plusieurs secteurs
21:10qui sont en jeu
21:10donc qui peuvent
21:11quand même aider
21:11financièrement
21:12voilà
21:12donc il y a une maturation
21:13technologique
21:14pas que technologie
21:14par technologie
21:15mais aussi au niveau
21:15du système
21:16on connaît très bien
21:17comment résoudre
21:18les problèmes
21:19et aussi une maturation
21:20au niveau financier
21:21dans le secteur privé
21:22donc ça c'est important
21:23puisque l'État
21:25ne peut pas tout financer
21:26et la théorie économique
21:27dit qu'il ne devrait
21:27pas tout financer
21:28il devrait donner juste
21:30un petit peu de soutien
21:31pour corriger
21:32ce que le marché privé
21:34ne capitalise pas
21:35dans les profits
21:35qui sont les bénéfices
21:37environnementaux
21:37les bénéfices
21:38d'indépendance énergétique
21:39de pollution locale
21:40etc
21:41et donc
21:43l'objectif
21:43pour un gouvernement
21:44c'est un effet
21:44d'entraînement
21:45sur le secteur privé
21:46mais le secteur privé
21:47tout le monde est humain
21:47il faut avoir
21:48une sorte de mode opératoire
21:50de comment financer
21:51ses projets
21:51avec moins de soutien possible
21:53et ça
21:54on a appris à le faire
21:55pendant 10 ans
21:56avec les renouvelables
21:57d'abord l'éolien
21:58puis le solaire
21:59avec des modèles
22:00de ce qu'on appelle
22:00le project finance
22:01le financement de projet
22:02qui est très différent
22:03d'un modèle
22:03de crédit bancaire classique
22:06pour une entreprise classique
22:08qui sont des prêts
22:09beaucoup plus élevés
22:10beaucoup plus larges
22:11à beaucoup plus long terme
22:12que ce qu'on donnerait
22:12à une entreprise classique
22:13mais en échange
22:14il faut une certaine visibilité
22:16sur les revenus
22:19qui dans le passé
22:20étaient beaucoup donnés
22:21par les états eux-mêmes
22:22maintenant justement
22:23de la maturité
22:24du système économique
22:25il y a plus d'opportunités
22:27pour faire des contrats
22:28avec les agents privés
22:29et les banques
22:30il y a énormément d'argent
22:32pour financer ça
22:32pour financer ce genre
22:33d'infrastructure
22:34et on voit que les banquiers
22:36maintenant sont très rodés
22:37ils ont fait l'éolien
22:37après le solaire
22:38maintenant c'est les batteries
22:39le prochain ça sera peut-être
22:40la prochaine technologie
22:42et ça ça aide beaucoup
22:42au-delà de la finance verte
22:44qui essaye d'être
22:45directement
22:46un en fait environnemental
22:47juste avoir développé
22:48des modèles de crédit
22:49qui sont adaptés
22:50à ces longs projets
22:50d'infrastructure
22:52dans ce secteur-là
22:53aujourd'hui
22:54on en paye
22:55on voit le résultat
22:57j'insiste sur ce concept
22:59de stabilité
23:00ce qu'on voit aujourd'hui
23:01et notamment dans le cadre
23:02du PLF 27
23:03qui est comme un PLF
23:04sous contrainte
23:06l'état peut être tenté
23:08de finalement
23:09de supprimer
23:10les tarifs
23:11qu'il a octroyés auparavant
23:12donc de manière rétroactive
23:13et ça c'est terrible
23:15ça c'est terrible
23:15parce que ça met
23:16l'ensemble du secteur
23:17en grande difficulté
23:18les opérateurs
23:19qui ont porté leurs projets
23:20les banques
23:21qui ont financé ces projets
23:22si vous avez un tarif
23:24que vous pensez avoir
23:25sécurisé pour 10 ans
23:26ou 15 ans
23:26et pour y revenir dessus
23:27absolument
23:28et ça a déjà été le cas
23:29ça a déjà été le cas
23:30et ça ça crée en fait
23:32des tensions énormes
23:33sur tout le secteur
23:35donc nous on a besoin
23:37de stabilité
23:37et de visibilité
23:38selon le terme
23:39donc on peut avoir
23:40un système qui évolue
23:42vertueux
23:42puisqu'effectivement
23:43on l'a vu
23:43il rapporte de l'argent
23:44il permet de stabiliser
23:45le coût de l'électricité
23:47mais surtout surtout
23:49éviter en fait
23:49des changements
23:51radicaux
23:51et soudains
23:52et également
23:53éviter des changements
23:54rétroactifs
23:55qui va mettre le système
23:56par terre
23:57et surtout sur cette
23:58sur foisonnement
23:59d'acteurs privés
24:00qui peut se développer
24:01grâce à ces conditions
24:02particulièrement favorables
24:04c'est quand même
24:04hyper important
24:04pour pouvoir répondre
24:05à cette demande
24:06à cette électrification
24:07parce que tous les transports
24:08si on veut être de moins en moins
24:11plus en plus indépendants
24:12par rapport aux fossiles
24:14on va avoir besoin
24:15de ces acteurs privés
24:16mais c'est absolument vrai
24:19et il est fondamental
24:20qu'on puisse déployer ce projet
24:23en fait sous un horizon
24:25de 10 ans
24:25et je pense que la difficulté
24:27qu'on a aujourd'hui
24:27c'est qu'on passe de PLF
24:29en PLF
24:30avec les contraintes
24:31que vous connaissez
24:31et on n'a malheureusement
24:33pas réussi
24:34à se fixer de manière
24:36claire et engageante
24:38des objectifs
24:39en termes de réalisation
24:40alors on a la PPE
24:41la programmation
24:42pluriannuelle de l'énergie
24:43qui nous donne en fait
24:44une boussole
24:45et qui nous donne en fait
24:46un point d'arrivée
24:47la difficulté c'est que
24:49cet objectif long terme
24:50il est souvent mis à mal
24:51par des changements
24:52en fait
24:52dans le cadre du PLF
24:54qui suit cette programmation
24:56et qui peut restreindre
24:57certains tarifs
24:58ou les faire même disparaître
25:00et ça c'est quelque chose
25:02qui est dramatique
25:02et à quel point du coup
25:04l'association en fait
25:05des renouvelables
25:06avec le nucléaire
25:07peut être favorable
25:08et pourquoi est-ce qu'il faut
25:09continuer à développer
25:11ces énergies renouvelables
25:12quand on sait que le nucléaire
25:13a des fossiles
25:14l'enjeu c'est se libérer
25:15des fossiles
25:15et en France
25:16on a la chance
25:17d'avoir une électricité
25:18qui est largement décarbonée
25:19avec un mix nucléaire
25:21énergie renouvelable
25:22maintenant la prochaine étape
25:24c'est arriver
25:25à électrifier des usages
25:27qui sont encore fossiles
25:28par exemple l'automobile
25:29on voit que
25:30la crise
25:31dans les Trois-Dormouzes
25:32a tout d'un coup
25:33changé les mentalités
25:34par rapport avec
25:34l'électrique
25:35qui étaient décriées
25:36et qui tout d'un coup
25:38deviennent la solution
25:39à un problème économique
25:41et on voit en fait
25:42la montée en puissance
25:43la part de marché
25:43des véhicules électriques
25:44ça c'est formidable
25:45parce que ça veut dire
25:46que les gens vont adopter
25:47cet outil
25:48et puis ça va nous permettre
25:50de progressivement
25:52se libérer des fossiles
25:53sur la partie transport
25:54et puis ensuite
25:55on attaquera
25:56des segments
25:56comme l'industrie
25:57comme l'agriculture
25:59pour arriver
26:00à une électrification
26:01la plus large possible
26:02je le rappelle
26:03deux tiers
26:04de notre mix énergétique
26:05est importé
26:06donc c'est entre
26:0740 et 60 milliards
26:08d'importations
26:09qu'on paye chaque année
26:10imaginons que cet argent
26:12puisse être sauvé
26:13et utilisé
26:15à d'autres fins
26:15ça serait formidable
26:16et c'est exactement
26:17l'objectif
26:18qu'on doit se fixer
26:19Olivier
26:20pour terminer
26:20il nous reste 1 minute 30
26:21la feuille de route
26:23de l'équilibre
26:24besoin-production
26:25d'ici 2050
26:26elle est plutôt
26:29elle est faisable
26:30on sait de quoi
26:31on va avoir besoin
26:32et est-ce qu'on a
26:32toutes les capacités derrière ?
26:34Alors on ne sait pas
26:35encore exactement
26:35parce qu'on a vu
26:36qu'on a par exemple
26:36sous-estimé la croissance
26:37du véhicule électrique
26:38depuis une dizaine d'années
26:40et là on espère
26:41que ça va être un peu
26:41le moment eureka
26:42où ça va décoller
26:43mais il y a encore
26:44beaucoup d'incertitudes
26:45ça coûte cher
26:46d'acheter une nouvelle voiture
26:47ça coûte cher
26:47de changer son chauffage
26:48etc.
26:49Donc ça il y a quand même
26:50des freins
26:51ça ne va pas se faire
26:52très vite
26:53De quoi on a besoin
26:53exactement ?
26:54C'est une grande question
26:56notamment la part
26:57du nucléaire
26:58ce qui est important
26:59de voir c'est qu'il faut
26:59augmenter la production
27:00de manière significative
27:02si on veut avoir
27:03des voitures électriques
27:04et tout ça
27:04donc il faut construire
27:05plus de tout
27:06alors après dans quelle
27:07proportion exactement
27:07et où on ne sait pas
27:08il y a des gens qui disent
27:09qu'il faut faire juste
27:10du nucléaire
27:11et on n'a pas besoin
27:11de plus de renouvelables
27:13moi mon expérience
27:14c'est que les centrales nucléaires
27:15sont des financements
27:16encore plus compliqués
27:17pour le budget de l'Etat
27:18plus lourds
27:19plus d'incertitudes
27:19plus de risques
27:21plus des problèmes classiques
27:23liés à la technologie
27:24nucléaire elle-même
27:24donc pour moi
27:25il faut de tout
27:26et recommencer
27:28le programme nucléaire
27:29en France
27:29ne veut pas dire
27:29ne ralentir
27:30le développement
27:31des renouvelables
27:32et surtout
27:32des batteries à grande échelle
27:33Merci beaucoup Olivier Dharmonie
27:35je rappelle que vous êtes
27:36professeur associé à HEC Paris
27:37Nicolas Wolf
27:38président de Zee Energy
27:40merci beaucoup
27:40à tous les deux
27:41d'avoir participé
27:42à ce débat
27:43et merci à vous toutes et tous
27:44de nous avoir suivis
27:45c'était SmartEco
27:52merci à tous
27:53merci à tous