00:00Demain, mobilisation du 17 octobre, je n'ai pas envie de l'appeler la mobilisation des Gilets jaunes
00:04parce qu'on est bien loin d'une seule mobilisation spontanée à politique des Gilets jaunes.
00:09Il y a une sorte de convergence des luttes radicales avec des syndicats par exemple agricoles qui refusent d'y
00:17participer.
00:18La coordination rurale, elle dit, nous on n'y va pas parce qu'on craint qu'il y ait une
00:24OPA qui soit faite par l'extrême gauche
00:27et notamment Jean-Luc Mélenchon.
00:29Sébastien Ligné est toujours avec nous, Arthur Devatrigan bien sûr.
00:32Géraldine, il y a du monde sur WhatsApp également ?
00:35Oui, exactement. Un petit message. Bonjour, je viens de rejoindre votre Europe 1 par WhatsApp.
00:39Pour moi aussi, non à la participation à la manifestation de demain qui est récupérée par l'extrême gauche.
00:46Emmanuel Macron veut la guerre pour rester au gouvernement, c'est pourquoi rien n'est fait pour ramener l'ordre
00:50mais plutôt pousser au chaos. C'est ce qui est dit sur WhatsApp par nos auditeurs d'Europe 1.
00:53Midi 36 sur Europe 1, Denis est en direct avec nous.
00:56Denis, vous nous avez dit que vous ne partisserez pas à la manifestation.
01:00Vous êtes varroa et vous ne vous mobiliserez pas demain. Pourquoi, Denis ?
01:05Absolument. Alors déjà, avant même de commencer, je voudrais avoir une pensée en cette journée à tous les professeurs
01:11en ce jour de commémoration de l'attentat terroriste islamiste.
01:16Bien sûr. Absolument. Voilà. Alors, je ne participerai pas. Pourquoi ?
01:20Alors, tout d'abord, j'ai trouvé l'intervention au tout début de Jacqueline Moreau très forte, intéressante.
01:27Donc, Gilets jaunes historiques quant aux revendications qu'il y avait structurées à l'époque du premier mouvement des Gilets
01:33jaunes en 2018
01:33qui était tout à fait audible à cette époque-là.
01:38Je n'y participerai pas. Alors, je n'y avais pas participé parce que, personnellement,
01:42j'estime que si on passait autant de temps et autant d'énergie à faire bouger les choses plutôt que
01:47de les bloquer,
01:48peut-être qu'on avancerait un peu plus. Ça, c'est mon avis.
01:50Oui. Là, ce mouvement-là, le problème, c'est qu'il est mélangé avec tout.
01:54Il est mélangé avec tout. Ce n'est plus du tout audible.
01:57La récupération de l'extrême-gauche, ça, je veux dire qu'on l'a comprise.
02:02Les messages, on l'a vu lors des mouvements lycéens avec des drapeaux de Palestine.
02:08Donc, quid du vrai message et des vraies problématiques des lycéens ?
02:14Il y a un fait. Tout est mélangé. Absolument tout est mélangé.
02:18Et je pense qu'on est à quelques mois, bien évidemment, des présidentielles.
02:22Donc, je pense que ça va se chauffer de plus en plus pour faire passer les messages.
02:28Mais il n'y a rien de plus simple et rien de plus fort que le droit de vote
02:31et qu'il y a un droit et qu'il y a un devoir même citoyen que nous avons toutes
02:34et tous
02:34à partir du moment où on a l'âge légal de pouvoir voter.
02:37Donc, j'ai envie de dire, quand on a des taux d'abstention, mais recordissimes,
02:41sur les dernières élections, que ce soit les élections Macron 1, Macron 2 et même avant,
02:46déjà, là, on peut se poser de vraies questions.
02:48Non, mais c'est intéressant.
02:49Si on veut qu'on bouge, allons-y.
02:52Avec le slogan en ce moment, il se passe quelque chose.
02:55Oui, oui, il se passe quelque chose.
02:56Il se passe quelque chose, on va le voir peut-être demain dans la rue.
02:59Enfin, du moins, je n'espère pas parce que je pense encore une fois tenu,
03:01ça tricte les forces de l'ordre, aux pompiers et toutes ces personnes-là
03:04qui vont être mobilisées pour notre sécurité
03:05et qui vont devoir essuyer finalement un message de haine
03:09qu'ils leur sont destinés alors qu'au final, eux, n'y sont absolument pour rien.
03:13La haine contre Macron, on peut l'avoir, on peut être pour, on peut être contre.
03:17Personnellement, j'ai voté Macron 1, je n'ai pas voté Macron 2
03:20et je voterai Lysnard lors des prochaines élections.
03:24En revanche, quand on a entendu là récemment sur des mouvements lycéens,
03:28Louis XVI, on a décapité Macron, on peut recommencer,
03:31mais c'est inadmissible, c'est totalement inadmissible.
03:33Et j'ai peur que demain, on ait des messages qui soient totalement mélangés
03:37pour qu'au final...
03:38C'est ce qu'on appelle, Denis, dans le jargon d'une manifestation,
03:44on appelle ça une nébuleuse.
03:45Une nébuleuse, c'est quoi ?
03:47C'est un ensemble de personnes ou de petits groupes
03:50qui ne sont pas forcément encadrés ni organisés
03:53par les syndicats officiels
03:56ou les organisateurs officiels de manifestations.
03:58Vous avez souvent un cortège officiel
04:00et vous avez en amont de ce cortège
04:04un pré-cortège dans lequel s'agrègent
04:07des petits groupes ultra-violents
04:09pour casser, piller et s'en prendre aux forces de l'ordre.
04:12Et bien là, imaginez ça à l'échelle nationale
04:15et vous allez avoir des nébuleuses un peu partout
04:17sur l'ensemble du territoire
04:19avec des groupuscules
04:20qui n'ont pas revendiqué leur droit
04:25de manifester à la préfecture
04:26puisque visiblement rien n'est organisé pour l'instant.
04:29C'est même le préfet de police de Paris qui l'annonce.
04:31Je vous propose de l'écouter.
04:32C'était il y a quelques instants.
04:33Il nous importe aussi de veiller
04:35à ce que les Parisaines et les Parisiens
04:36puissent vaquer leurs occupations normalement
04:38parce qu'ils sont plusieurs millions
04:40à venir travailler, à habiter
04:42mais aussi des touristes
04:43à venir visiter notre belle ville,
04:44notre belle capitale.
04:46Et donc, il est aussi de mon devoir
04:47de faire en sorte que tout ceci
04:49puisse se dérouler en totale sécurité
04:51pour les uns et pour les autres.
04:52Donc, pour le moment,
04:54nous n'avons pas un accord global
04:56sur un cortège, un itinéraire.
04:58Nous y travaillons.
04:59Et je pense que, en tout cas,
05:01je l'espère très sincèrement
05:02que nous arriverons à trouver
05:04un itinéraire qui permette
05:06de concilier les besoins constitutionnels.
05:09En tout cas, la Constitution
05:10le permet de manifester,
05:11ce qui est tout à fait normal,
05:12mais aussi d'assurer la sécurité
05:14des uns et des autres,
05:15de celles et ceux qui manifestent,
05:16bien évidemment,
05:17et puis celles et ceux
05:18qui vivent également dans Paris.