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  • há 2 dias
Police violence is increasing worldwide. Whether during the Yellow Vest protests in France or climate protests in Germany, media reports are increasingly showing clashes between citizens and the police. Images of injured individuals are making headlines, as if the police can only control demonstrators through intimidation and violence. What political changes can be inferred from these developments? How has the maintenance of public order changed?

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00:05In France, we call flashballs or launchers of defense bullets.
00:10In the United States, projectiles of cinematic impact.
00:19All over the planet, we shoot on protesters with bullets in coutchew.
00:27Ces armes moins létales, moins mortelles, sont le point commun entre les démocraties et les pires dictatures.
00:34On réhabitue les policiers à presser sur la détente en direction de quelqu'un.
00:49Et leurs commerces passent totalement sous le radar.
00:54Il y a eu 300 personnes qui ont perdu un œil à cause de munitions de ce genre-là. Pas
00:58de réponse.
00:59On n'a rien à dire, on n'a rien à dire sur le sujet.
01:09Un chiffon pour ses yeux !
01:10C'est à dire de quoi ?
01:13C'est parti d'en Transformers !
01:25So what's up guys ?
01:27We got shot in the head.
01:50I'm Pierre Douillard-Lefebvre, on 27 November 2007, I'm 16 years old, I'm a student in
01:56terminal. Je participe à une mobilisation contre la loi LRU, une loi sur la privatisation
02:03des universités. Et je suis gravement blessé par un tir de lanceur de balle de défense.
02:11Il n'y a absolument pas d'affrontement, absolument pas de tension.
02:17On est dans le parc du rectorat, donc c'est un événement assez banal dans la tradition
02:21des mobilisations lycéennes et étudiantes ou même enseignantes, d'aller occuper le
02:25square du rectorat. Et on est repoussé par des policiers. Mais je veux dire, moi, je suis
02:32avec mes amis, on a 15, 16 ans, 17 ans.
02:37Il rigole, il rigole parce qu'il donne des coups, là.
02:42Et donc, je me retrouve à apercevoir d'abord un agent cagoulé, ce qui n'était pas quelque
02:47chose de commun à l'époque, avec cette arme qui ressemble à une sorte de fusil d'épaule,
02:51de grosse arme. Personne ne connaissait le LBD à l'époque. Et avant d'avoir eu le temps
02:55de réfléchir, je reçois un choc incommensurable dans la tempe, à côté de l'œil.
03:03Dans une fraction de seconde, je vois ce policier qui me tient en joue, qui vient de faire feu.
03:10Et je perds l'usage de mon œil droit, donc, à la suite de ce tir-là.
03:16Ce tir mutile un adolescent. Il va aussi définir un destin d'adulte.
03:26Alors, une munition de lanceur de balle de défense 40 mm, ça ressemble à ça.
03:32Pierre Douillard-Lefèvre va devenir le pire cauchemar des policiers nantais.
03:38Un chercheur en sociologie et un écrivain. L'un des meilleurs spécialistes français des armes dites moins létales.
03:48Pour un peu dépasser la colère et la tristesse d'avoir reçu cette blessure,
03:53il va falloir essayer de comprendre, essayer d'enquêter, essayer de dépasser le simple statut de victime que je n
04:03'aime pas du tout.
04:04Je préfère dire que j'ai été la cible de la violence d'État.
04:08Donc là, il a fallu d'abord découvrir qui était ce policier.
04:11Donc, il y a eu une plainte contre X.
04:13Et donc, à partir de cet événement-là, il va falloir tout reconstituer, enquêter, comprendre, réfléchir.
04:19Qu'est-ce que c'est que cette arme ? Quelles sont ces armes de la police ?
04:22Qu'est-ce qu'elles veulent dire de notre époque ? Pourquoi elles sont utilisées ? Etc.
04:30En France, depuis le mouvement des Gilets jaunes, tout le monde connaît le lanceur de balles de défense, LBD.
04:38Comment ces armes sont-elles arrivées entre les mains de la police ?
04:42À quelles règles sont-elles astreintes ?
04:45Quel est le pourcentage de chance qu'elles mutilent ?
04:48Les fusils à balles en caoutchouc se sont répandus partout.
04:54Et aussi étrange que cela paraisse, il n'existe qu'une seule étude mondiale sur leur impact.
05:23L'université de Berkeley, en Californie, abrite la scientifique qui a dirigé la première publication
05:30sur les armes moins létales.
06:01L'étude, dirigée par Rohini Hart, couvre une période limitée, entre 1990 et 2017.
06:09Sur ce temps réduit, s'arrêtant juste avant les manifestations des Gilets jaunes et de Black Lives Matter,
06:15elle a recensé les dégâts dans une demi-douzaine de pays.
06:20Nous avons trouvé plus de 2,000 blessures, plus de 60% de qui ont été sévères,
06:2750 blessures, et 90 ou plus de blessures permanentes.
06:34Les projectiles de la population de l'éducation a commencé dans une manière très coloniale,
06:38avec les Britanniques les inventant à utiliser dans Burma et en plus, contre la population locale.
07:04En Irlande du Nord, les balles en caoutchouc ont fait 14 morts.
07:12Et donc, c'est quand ils ont été utilisé, je crois, en les 60s.
07:16Il y avait une décade ou deux dans les 70s et 80s où ils étaient limités,
07:20et puis ils ont fait retourner en favor.
07:23Est-ce que vous êtes prêts ?
07:24Oui, je suis prêts.
07:27Et il n'y a rien à arrêter cette pression.
07:45En France, le premier fusil à balles en caoutchouc arrive dans la police en 1995.
07:52Au départ, son usage devait être limité aux situations d'urgence.
07:58L'homme qui achète les premiers équipements, c'est ce haut responsable policier.
08:05Claude Guéant, j'ai été directeur général de la police nationale de 1994 à 1998.
08:12J'ai été ministre de l'Intérieur, donc je me suis souvent occupé d'affaires de police.
08:20Le nom commercial de la nouvelle arme, c'est Flashball.
08:25Elle est réservée au corps d'élite de la police.
08:31Le flashball est apparu à l'époque comme une arme non létale
08:37qui permettait d'éviter l'emploi de l'arme à feu.
08:42C'était destiné à des situations de violence individuelle.
08:50Les preneurs d'otages, les forcenés, c'était fait pour ça au départ.
08:58Les premiers flashballs sont distribués et destinés à des situations considérées comme extrêmes.
09:04C'est-à-dire que Claude Guéant et d'autres parlent d'une adaptation aux nouvelles menaces,
09:10à des cas de forcenés, à des violences urbaines, etc.
09:12Et donc, ce Flashball est présenté comme une arme anti-bavure quand il est distribué en 1995.
09:19Il est présenté comme une arme qui permettra aux policiers de ne pas tirer avec leurs armes à feu,
09:23de ne pas utiliser leurs armes.
09:25Pourquoi est-ce qu'en 1995, quand vous signez la première commande de Flashball,
09:30pourquoi est-ce que vous ne l'autorisez pas pour le maintien de l'ordre ?
09:33C'était un outil nouveau entre les forces de l'ordre
09:37et qu'il nous semblait préférable de le tester d'abord
09:40dans le contexte des cas difficiles.
09:46Ce n'est pas parce que vous disiez que c'est peut-être dangereux sur des manifestants normaux ?
09:50Mais on n'écartait pas cette idée puisqu'on voulait tester.
09:57Le premier laboratoire, c'est les quartiers, les banlieues, les quartiers périphériques
10:01et les populations immigrées ou fils et filles d'immigrés.
10:08Une série d'événements à l'automne 2005 va déclencher un changement majeur
10:13dans l'équipement des policiers.
10:18Tout commence avec une visite de nuit dans une cité d'Argenteuil
10:21du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.
10:25Il a convoqué les médias.
10:35Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, a beaucoup insisté sur la nécessité
10:40de reconquérir la sécurité en banlieue.
10:43D'abord parce qu'il y avait une exigence de l'opinion.
11:05Un dispositif policier tendu traite tous les badauds en suspect.
11:10Le chahut s'installe, les caméras captent tout, comme prévu.
11:16Allez, on recule, allez, allez, on recule.
11:20Vous attendiez à cet accueil, donc ?
11:21Tout à fait.
11:22C'est même pour ça que je suis venu.
11:28Que ce soit les CRS, que les policiers ou n'importe qui,
11:31est-ce qu'ils ont vraiment le droit de nous dire
11:32qu'est-ce qu'on fout en bas de chez nous ?
11:35On est en bas de chez nous ?
11:36On n'a pas le droit d'y rester.
11:38Franchement.
11:40Le ministre de l'Intérieur vient désigner la banlieue
11:43comme un terrain de reconquête.
11:49Alors, qu'est-ce que vous avez comme équipement ?
11:52Nous avons des équipements de protection qui ont été renforcés.
11:57La mission est simple.
11:59Le plus dur, c'est pour vous.
12:00Vous bloquez ici, devant moi, là.
12:03Vous bloquez devant moi, ici, là.
12:05Ici, là, vous bloquez, là.
12:06Le ministre annonçait l'augmentation des moyens de la police.
12:09Mais ce soir-là, l'histoire ne retiendra qu'une seule phrase.
12:13Vous en avez assez, hein ?
12:15Vous avez assez de cette bande de racailles ?
12:18On va vous en débarrasser.
12:20Bonne soirée, hein ?
12:2548 heures à peine après ces déclarations.
12:29Deux adolescents meurent en banlieue parisienne
12:31après une course-poursuite avec la police.
12:34Bounat et Ziad.
12:37Les quartiers populaires explosent.
12:40La violence est très élevée.
12:43Se pose la question de l'armement de la police.
12:47Je me souviens d'un soir, je crois que c'était à Grigny.
12:51Reculez, reculez.
12:53Plusieurs émotiers ont tiré à l'arme à feu sur cette unité de CRS.
13:00La situation est toujours aussi tendue.
13:02Les forces de l'ordre essuient des tirs de fusils de chasse
13:05et de pistolets à grenailles.
13:07Des rangs sortent les premiers blessés.
13:10Il y a eu 11 blessés parmi les CRS.
13:13Ça faisait apparaître une unité un peu démunie
13:16face à un comportement de ce genre.
13:19Et la réponse qu'on peut apporter,
13:21c'est une arme qui immobilise, qui dissuade,
13:24mais qui en même temps n'est pas l'État.
13:32Un mois après le début des émeutes,
13:34le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy
13:37annonce la diffusion massive des fusils à balles en caoutchouc.
13:43Moi, je veux que vous ayez les équipements les plus modernes.
13:46Je veux ouvrir la police nationale française aux armes non létales.
13:51Je veux que vous ayez des armes dont vous puissiez vous servir.
13:58En 1995, le fusil à balles en caoutchouc ne visait que les forcenés dangereux.
14:04Après 2005, il est utilisé dans les émeutes de banlieue.
14:08Deux ans plus tard, à peine,
14:10les premiers lycéens sont éborgnés.
14:14Il va désormais être utilisé dans toutes les manifestations.
14:22Lorsque le flashball est proposé à des formations comme les CRS,
14:28la direction centrale des CRS,
14:30il dit non, refuse l'introduction du flashball en manifestation.
14:34A l'époque, on n'avait pas pris cet armement
14:37puisqu'on était encore relativement nombreux.
14:39Le LBD est venu sur le tard chez nous.
14:41Pourquoi les CRS ne veulent pas du flashball au début ?
14:43Au début, on n'en avait pas spécialement besoin.
14:45On avait suffisamment d'effectifs, on avait suffisamment de moyens.
14:48C'est sûr que l'attrition des effectifs,
14:49la diminution des effectifs, pour être plus clair,
14:52engendre une augmentation des moyens.
14:56En 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République.
14:59Pendant son mandat, il va supprimer près de 13 000 postes
15:03de policiers et gendarmes.
15:09Entre 2007 et 2022,
15:12le nombre de fusils à balles en caoutchouc a été multiplié par 3.
15:19Non seulement ce flashball, puis ce LBD,
15:22n'ont pas remplacé du tout les armes à feu,
15:25mais ils ont démultiplié la violence de la police.
15:30C'est-à-dire que le flashball et le LBD
15:34incarnent un changement dans la doctrine même de la police.
15:39Le fameux mouvement des Gilets jaunes,
15:40il y a les premiers mutilés à cause des LBD.
15:45Est-ce que vous, en tant que personne qui avait initié
15:48l'utilisation de ces armes non létales,
15:51ça aurait créé chez vous une sorte de dilemme ?
15:53Non, ça n'a pas créé ce dilemme.
15:57D'abord parce que les armes avaient changé.
15:59S'il y a eu des blessures, et des blessures graves,
16:04je ne suis pas certain, je ne sais pas les affaires.
16:06Je n'y étais pas au moment de l'affaire des Gilets jaunes.
16:08Mais je pense qu'il y a eu des erreurs dans la manipulation des armes.
16:18On réhabitue les policiers à presser sur la détente
16:21en direction de quelqu'un.
16:29Mettre en joue, presser sur la détente, toucher un corps.
16:32Et ça, ce n'est pas un geste qui est anodin.
16:34C'est un geste qui était totalement proscrit
16:36depuis les années 60 en France.
16:40Laurent Bigot est un ancien sous-préfet.
16:43Dans une vie antérieure, il a dirigé des CRS.
16:45Puis il a démissionné.
16:47Aujourd'hui, il manifeste avec les Gilets jaunes.
16:50Il a ainsi fait connaissance avec les LBD.
16:54On sent que les gars, c'est des comportements
16:56qu'ils ont complètement intégrés.
16:57C'est devenu des comportements professionnels.
16:59Ils considèrent que ce sont des techniques professionnelles.
17:01Que c'est approprié à leur mission.
17:03Et il y a cette fameuse image, je crois qu'elle est tournée à Paris,
17:06où ils ont un rang de gars qui tire et qui disent « A voté ! »
17:09Bravo !
17:11Bravo !
17:12Bravo !
17:13Bravo !
17:13Bravo !
17:14Bravo !
17:14Bravo !
17:15Bravo !
17:16Bravo !
17:17Bravo !
17:17Bravo !
17:19Bravo !
17:20Bravo !
17:23One of the things that I did see all of my career in policing
17:27is this phenomenon of boys with toys.
17:32It's just like, all of this military-grade equipment and weaponry,
17:38if you've got it, you've acquired it, you want to use it.
17:45And by the way, I speak as somebody who was a cop
17:49and wore a uniform for 34 years.
18:11L'Allemagne est l'un des seuls pays au monde à résister à l'utilisation des armes moins létales.
18:16the police say that.
18:27My name is Jörg Radek.
18:30I am a police officer and almost as long as a corporation.
18:37I have a clear opinion.
18:40We, as a corporation, and I'm behind it,
18:42such gummigeschosse ab.
18:46I lehne es ab,
18:47because a kontrollierter
18:50of these methods,
18:52these methods,
18:54is not possible.
19:06Gummigeschosse in a
19:07human-men-men-menge
19:09widerspricht auch
19:11der gesamten Philosophie,
19:13die die deutsche Polizei
19:15trainiert,
19:16nämlich denjenigen,
19:18der die Versammlungsfreiheit
19:20durch Gewalt missbraucht,
19:22an denjenigen heranzukommen,
19:24ihn festzunehmen
19:25und ihm dem Gericht zu überführen.
19:42In 2017,
19:43in Hambur,
19:45a lieu eine
19:45manifestation
19:46particulièrement violente
19:47gegen den Sommet des Chefs
19:49des G20.
19:51Die Polis von allen Landern sind da.
20:00Der Hamburger Einsatz,
20:01und ich bin selber vor Ort gewesen,
20:03in Hamburg,
20:04und da ist ein Auto einer Krankenschwester
20:06mit einem Molotow-Cocktail
20:07in Brand gesteckt worden.
20:09Da sind Hinterhalte gelegt worden
20:11von Polizeibeamten,
20:14brennende Barrikaden,
20:15wo man davon ausging,
20:16okay, jetzt kommt die Polizei
20:17und wird diese Barrikade räumen.
20:19Das hat der Einsatzleiter gesagt, nein, das machen wir nicht,
20:21weil wir nicht wissen, was dann passiert,
20:24wenn wir räumen,
20:24ob wir möglicherweise beschossen werden.
20:30Dans les jours qui ont suivi Hambur,
20:32des photos apparaissent
20:33sur les réseaux sociaux
20:34montrant des policiers
20:36avec des armes inhabituelles.
20:38Un doute a surgi.
20:40Est-ce que la police aurait secrètement
20:42tiré des balles en caoutchouc
20:43sur les manifestants ce jour-là ?
20:53Mein Name ist Valentin Lippmann,
20:55ich bin innenpolitischer Sprecher
20:57der Grünen Landtagsfraktion in Sachs.
21:01Lippmann a questionné officiellement
21:03la police de son Etat,
21:05la Sachs.
21:08Daraufhin hat man uns zunächst
21:09die Antwort verweigert,
21:11weil dafür die Hamburger Polizei zuständig sei.
21:21Na, auf einmal haben wir uns
21:21ein bisschen dem Trick angewandt.
21:34Wir haben die Lagerbestände abgefragt,
21:37der Gummigeschosse,
21:39zu dem jeweils 1. August,
21:421. September und so weiter,
21:44und haben eben rausgekriegt,
21:46dass sich die Zahl
21:47der im polizeilichen Bestand
21:49vorhandenen Gummigeschosse
21:50genau zu dem Zeitpunkt
21:52reduziert hatte,
21:53obwohl sie über das Jahr hinweg
21:54sonst gleich geblieben ist,
21:55als der G20-Gipfel in Hamburg
21:57gewesen ist.
22:03Auch das Eingeständnis
22:04der sächsischen Polizei,
22:05ja, es waren sächsische
22:07Spezialkräfte,
22:08die vor Ort Gummigeschosse
22:09in Hamburg eingesetzt haben.
22:14Es gab eine Untersuchung
22:17des Parlaments des Sachs
22:18und in Wahrheit,
22:20in Wahrheit,
22:21dass die Polizei
22:21von Sachs
22:22eine quinzaine
22:23von Ballen-Cauchschuss
22:24das war.
22:25Das kann ich nicht bestätigen.
22:27Das wäre für mich neu.
22:29Nach dem bundeseinheitlichen Recht,
22:31wäre es nicht möglich,
22:32Gummigeschosse einzusetzen.
22:34Es würde auch der gesamten
22:36Einsatz-Taktik,
22:37der gesamten Methodik
22:38widersprechen.
22:42Un tabou allemand
22:44a été discrètement brisé
22:45pendant les manifs
22:46du G20.
22:47On a tiré
22:48sur des manifestants
22:49avec des balles
22:50en caoutchouc.
22:51Et des armes lourdes
22:52ont été exhibées.
22:55Est-ce que l'Allemagne
22:56pourrait rejoindre
22:57cette tendance mondiale
22:58à la militarisation
23:00de la police ?
23:03Es ist natürlich von Anfang an
23:05auch beim G20-Gipfel in Hamburg
23:07alles aufgefahren worden,
23:09was man finden konnte
23:10vonseiten der Polizei.
23:12Das ist definitiv ein Risiko,
23:13was ich mit großer Sorge
23:15in ganz Deutschland
23:16zur Kenntnis nehme.
23:17Es werden immer mehr
23:19rechtliche Instrumentarien
23:20für die Polizei geschaffen,
23:21auch schwerste Waffen einzusetzen.
23:25Maschinengewehre, Granaten.
23:27Die sächsische Polizei
23:28hat eine Art Panzer angeschafft,
23:30auf dem man theoretisch
23:32auch ein Maschinengewehr
23:33installieren kann.
23:34Also die Militarisierung
23:35der Polizei ist real.
23:57So this is the corner
23:58of Beverly Boulevard
23:59and the Grove Drive.
24:01Nearly all of the injuries
24:03caused by less lethal weapons
24:05in this one location.
24:08Aux Etats-Unis,
24:10les balles en caoutchouc
24:10ont été massivement
24:12utilisées
24:12pendant les manifestations
24:13qui ont suivi
24:14la mort de George Floyd.
24:18My name is Scott Reinhout,
24:20I'm a researcher,
24:21I specialize in less lethal weapons
24:23and the public health implications
24:24of their use.
24:28Scott,
24:29Scott,
24:29a inquieté sur les blessés
24:30graves.
24:31Il en a compté 115.
24:33Un point commun,
24:34ils ont tous été touchés
24:35à la tête.
24:35Hold on!
24:36Leave me!
24:36I'll please you!
24:42I'll please you!
24:43Leave the area!
24:47Let's lethal up!
24:49Let's lethal up!
24:51When the rally was over,
24:53the LAPD came in
24:55in a very heavy-handed manner
24:56and said,
24:56OK, you have to leave now.
25:00They used 40-millimeter weapons
25:02as direct impact weapons.
25:04They didn't give an adequate warning.
25:11My name is David Contreras.
25:13I was hurt in the demonstrations
25:15of George Floyd.
25:18Get the fuck out of here!
25:20I was shot in the head
25:21by a police officer
25:23at close range.
25:25A rubber bullet hit me
25:25on the temple, so...
25:28And as I look up,
25:30I see the police officer
25:32looking at me,
25:32and he's grinning.
25:34He takes a step back,
25:35and I see him reach,
25:37try to reload.
25:38I'm like,
25:40he's going for it again.
25:41You OK?
25:41Good.
25:42You set?
25:43Good.
25:46So at this moment,
25:47I move.
25:49Obviously,
25:49I am scared.
25:52I'm scared for my life
25:53at this point.
25:54I know I'm hurt.
25:55I don't care how bad it is.
25:56I'm trying to survive.
26:03Scott is in the images
26:04that are put in line.
26:06The most shocking case
26:07is Brad Levy-Layala,
26:09a young man of 16 years old
26:10touched Austin, Texas,
26:12on May 30, 2020.
26:19You can see here
26:20the volume of fire
26:20that has been used.
26:21And right here,
26:23you can see the impact.
26:38It's a child who was not
26:40participating in the protest.
26:42Come on.
26:42Come on.
26:44Come on.
26:45The round is visible
26:46in the skull.
26:47It's very blurry,
26:47but this white bit right there.
26:49Sit up.
26:50Sit up.
26:51Who's got a phone?
26:52Come on.
26:52Come on.
26:54Come on.
26:55Come on.
26:56He was 16.
26:57He was on his way home
26:58from work.
26:59Just keep squeezing our hands.
27:01He was simply watching
27:03the protest from afar.
27:06You hear me?
27:07You hear me?
27:09You okay?
27:10Come on.
27:12Come on.
27:13Come on.
27:14Come on.
27:14Come on.
27:14Come on.
27:15Come on.
27:16What's your name?
27:18The police who shot
27:20was identified
27:21through an investigation
27:22of a journalist.
27:24The city had to pay
27:253 millions of dollars
27:26of damage and interest
27:27for the child's cerebral disease.
27:31Brad will live,
27:33but with a sequels.
27:35After this incident,
27:37the police of Austin
27:38had seen禁止
27:39the use of balls in
27:40caoutchouc. Going through all
27:44that material,
27:45it was difficult.
27:47Yeah. Oh my
27:48God!
27:49Oh my God!
27:50Oh my God!
27:52It was taxing.
27:53I think the panic that
27:55I hear in people's
27:56voices, that was the hardest thing for
27:58me. So what's
28:00up guys?
28:01I got shot in the head.
28:03Um...
28:04My brain's bleeding.
28:07Um...
28:08Should be okay.
28:10If I don't respond,
28:11it's because...
28:12I'm just really tired.
28:16This young man is an old soldier.
28:18His pain created a scandal.
28:21The Los Angeles Police
28:22reacts on YouTube
28:23and posts his own images of the shooting.
28:26It's rare.
28:29Here is the body-worn video
28:31from the officers involved
28:32in this incident.
28:36This critical incident community briefing
28:38is intended to provide you with information
28:40about a categorical use of force.
28:42In this instance,
28:43it was an unintentional head strike
28:45with an impact device.
28:46For all the good that the LAPD has done
28:49by releasing this footage
28:50and being very, very transparent
28:52with the decisions that they made,
28:54there are many, many other departments
28:55that may not do the same thing.
28:58What is the penalty for that?
28:59But I think the issue is that police departments
29:02have no obligation to document
29:04or record what happens
29:05or what kind of use leads to it.
29:08Police departments in the US, abroad, anywhere,
29:11they don't report this stuff.
29:12And even if they did,
29:13they certainly don't report it publicly.
29:40They've been sucked into a culture, and that culture, with a
29:45code of silence, a culture in which above all else you protect your brother and sister
29:51police officers, oftentimes at the expense of the citizens you've been hired to protect
29:57and serve.
29:58There's something about the institution that says, we're the cops and you're not.
30:26In France, at Nantes, Pierre Douillard a long time cherché à savoir qui était le policier
30:31qui l'avait éborgné.
30:33Pour cela, il a dû mener sa propre enquête.
30:40Le policier, il n'y en avait qu'un qui était volontaire pour tester le LBD et un seul
30:43qui avait une cagoule ce jour-là.
30:45Donc à partir des images que nous avons produites, le policier a été identifié.
30:52Et donc c'est une procédure qui a duré une dizaine d'années, entre 2007 et 2018.
30:58Sur le banc des prévenus, le policier, face à lui, la victime.
31:04Le procès a lieu, un procès éprouvant, dans un tribunal encerclé par la police.
31:09Et ce procès, il est vraiment terrible, peut-être aussi dur que la blessure en elle-même,
31:14puisque à la barre, le policier va déclarer notamment, j'ai neutralisé la cible.
31:21Quand le juge lui demande, mais qu'est-ce qui s'est passé ? Vous avez tiré ? Il fait,
31:27oui, cible touchée.
31:28Voilà, c'est comme ça. Donc la militarisation, elle est aussi dans l'état d'esprit de ces policiers
31:34qui ont vraiment l'impression d'avoir des cibles militaires en face d'eux.
31:37Là, on parle de lycéens. Et de devoir les neutraliser, je cite.
31:42Au tribunal, le policier explique qu'il répliquait un jet de pierre.
31:48Le policier est relaxé. Le tribunal rend la décision que c'est bien ce policier-là
31:53qui m'a tiré dessus. Mais, comme il avait obéi à un ordre, il n'avait pas désobéi à la
31:59loi,
31:59puisqu'il avait obéi à un ordre non manifestement illégal.
32:04Il a tiré dans le cadre légal. Et il a fait son travail. Et s'il ne l'avait pas
32:07fait, il aurait pu être poursuivi.
32:09Donc on ne lâchera jamais l'affaire face à ce policier, face à sa hiérarchie.
32:12Donc déjà, pour commencer, on va aller au tribunal administratif.
32:15On va attaquer l'État, on va attaquer la hiérarchie policière.
32:17Et ensuite, on ira plus loin s'il le faut, la Commission européenne des droits de l'homme.
32:23Regardez la justice.
32:26En 2018, l'affaire va être renvoyée devant le tribunal administratif.
32:32Et là, on va attaquer l'État. Ça va durer à nouveau 5 ans.
32:35Et au bout de 5 années, l'État est condamné pour l'usage d'une arme exceptionnellement dangereuse, dit le
32:40jugement,
32:40utilisée de façon illégale, etc., etc.
32:43Nous sommes en juillet 2018. Quelques semaines plus tard, se déclenche le soulèvement des gilets jaunes.
32:48Et le LBD, cette arme exceptionnellement dangereuse, sera utilisée comme jamais auparavant.
33:17Attire de sport !
33:17navire !
33:19navire !
33:20navire ! navire !
33:22navire ! navire !ז two puants sont dans eux !
33:25navire ! navire !
33:25navire ! navire ! navire ! bias ! navire !
33:26J'vais sortir ça !
33:26Yep ils veulent sortir ça !
33:27Mattis, c'est-être en tire de quoi ?евautant
33:29추ldre ! insectiv�
33:30évitez vos stèches singers ! Flashball !
33:37The LBD has been used under my authority. I won't take care of my responsibilities.
33:49By principle, the LBD is not a good tool to maintain the order.
33:53We don't need it, normally. We need to use distance tools, protection tools,
34:02and not the LBD that will target when the ball falls, X, Y, or Z.
34:08With, unfortunately, collateral damage.
34:23Let's go, let's go, let's go, let's go.
34:26But there, what to do?
34:29If the employees didn't have access to the LBD, what would they do?
34:34Would they have taken their weapons?
34:37We're in the back!
34:48Personally, if I'm a guy with a Molotov cocktail, I'm not a LBD,
34:52I'm a LBD, I'm a LBD, I'm a LBD, I'm a LBD, I'm a LBD.
34:55So, the LBD is still very firm.
34:58However, these are very rare situations.
35:01So, there is a lot of LBD on the movements of the yellows,
35:06for me, it's incomprehensible.
35:08The problem is that today, we have 25 people who have lost their eyes,
35:13many people who have been injured by LBD.
35:15And among all these victims of LBD,
35:19there are a very small minority who have been the object of lawsuits judiciaires.
35:24The reality, the bottom of the problem,
35:26it's to ask why we have these cases.
35:31According to the law,
35:33the LBD can be used without summation
35:35in case of violence commises against the forces of the order
35:39or if they can otherwise defend the terrain that they occupy.
35:43In all cases, there must be an absolute necessity
35:47and a response proportional to danger.
35:54During the crisis of the yellows,
35:56we were able to film a few shots of the defense lanceurs.
36:01Respecting their rules of engagement.
36:05Here, a man is simply a drapeau.
36:10Face to him, a police line.
36:16A police line.
36:17On the right, he's injured.
36:20A police line.
36:28Where a man is injured.
36:30Here, a man tambourine on the urban street.
36:32Acune menace visible.
36:34A 40 mètres, a group of policiers,
36:38two shooters of LBD.
36:45When a 2nd man comes to the metal case,
36:48they turn their hands up.
36:50The police tire.
36:52They rate the projectile.
36:58It is then that an man envies a pavé,
37:00a gesture that justifies a shot.
37:04Tire who doesn't come.
37:07Here, a man in the crowd,
37:10no gesture that's dangerous.
37:14He is touched by a ball in cac.
37:24In the Champs-Elysées,
37:29a group of policiers of the BAC.
37:31No attack visible against them.
37:33They demand just the dispersion.
37:36The man with the besace marron
37:37in the LBD.
37:38Suddenly, he shoots.
37:44It's a woman who is touched.
37:47It's a woman who is touched.
37:47It's a woman who is touched.
37:48It's a woman who is touched.
37:51It's a woman who is touched.
38:01It's a woman who is touched by a ball of LBD
38:02while she didn't show no threat.
38:05It's a woman who is touched.
38:07It's a woman who is touched.
38:11It's a woman who is touched.
38:13It's a woman who is touched.
38:15It's a woman who is touched.
38:35It's a woman who is touched by a woman.
38:40It's a woman who is touched
38:42and it drives me up.
38:42I felt this pain in my arms
38:44when I was curious about...
38:45Keep going on my arm.
38:50And so people supported me, I fell in the palm, I'm not good, and there I had the horror, the
38:56horror,
38:57in the deep deep of myself, but never I can imagine that I had taken a coup by a representative
39:04of the Order.
39:11Marie-Claude Drouet has 72 years old. She took an advocate to determine who he had taken over.
39:18Bonjour madame, donc. Bonjour monsieur.
39:21Vous exercez quelle profession ? Je suis retraitée.
39:25Et vous exerciez quelle profession ? Comptable.
39:30Eux, ils ont classé l'affaire tout de suite, sans avoir étudié le dossier.
39:35Et il affirme qu'il n'y a pas de flashball, les CRS ne sont pas équipés de flashball.
39:42C'est vraiment n'importe quoi.
39:43J'ai des dossiers où, même si quelqu'un a perdu son oeil, ils ne savent pas qui a tiré,
39:48comment, ni quoi.
39:49Et pourtant, ils ont des caméras de surveillance de la ville de Paris, et pourtant il y a des vidéos
39:55d'autres personnes.
39:56Et pourtant normalement, celui qui a tiré aurait dû se dénoncer immédiatement contre les forces de l'ordre.
40:00Ce qui n'est pas vraiment le cas. Il y a beaucoup d'auteurs non identifiés, y compris au sein
40:04des forces de l'ordre.
40:08L'enquête judiciaire a justifié le tir sur Marie-Claude Drouet, car un individu agressif se serait tenu près d
40:16'elle.
40:26Pour combattre l'opacité, une armée s'est levée.
40:30Deux universités californiennes ont créé des formations d'enquête en sources ouvertes.
40:36Elles se concentrent sur l'abus des armes dites moins létales, grâce aux vidéos amateurs.
40:43C'est intéressant, aussi.
40:45Vous voyez cette vidéo de la police sur les motorcycles ?
40:49Il semble qu'ils sont équipés.
40:51Donc ils sont potentiellement national police officers.
40:55Je pense que c'est Esmaud, le riot police.
40:57Il a un weapon, et il a tiré à l'homme, quand il se passe.
41:05J'en avais juste un motociclet à la voiture, il a causé le tiré à la voiture.
41:19Ce gars n'est pas à dire, ce qui est venu.
41:21Ceux n'a pas encore cru?
41:2375 minutes, and you found all of this information.
41:27The official story is told by the police chief.
41:30People like me standing in front of a bank of microphones.
41:33And then I proceed to tell the official story.
41:36I don't believe it was an early reaction
41:38or an overreaction.
41:40And maybe the official account that I just gave
41:43becomes the enduring and official narrative.
41:47But what if it was wrong?
41:48What if it's not accurate?
41:50What if it's less than honest?
41:52And so when a teenager turns on the camera of her cell phone
42:00and records, the viewers are left to draw their own conclusions.
42:08Caméras contre armes moins létales.
42:11Le duel se déroule à chaque manifestation.
42:14En novembre 2020, en France,
42:17une proposition de loi vise à interdire la diffusion
42:19des images de policiers dans les manifestations.
42:22Ce qui ferait de la France l'un des seuls pays au monde
42:25où il serait interdit de filmer des policiers.
42:28Vous avez toutes les associations de droits de l'homme,
42:31toutes les associations professionnelles de journalistes
42:33qui sont là réunis aujourd'hui pour que cette loi ne passe pas.
42:37On est là !
42:39On est là !
42:40On est là !
42:58Quand on écoute le législateur, il vous dit
43:00la guerre de l'image, elle est perdue par la police,
43:02il faut absolument rattraper.
43:03Sur les gilets jaunes, elle a mis plusieurs mois à comprendre
43:07que la tendance allait s'inverser totalement.
43:11C'est-à-dire que les gens n'attendaient plus le JT.
43:13Ils n'attendaient plus le JT de 20 heures pour savoir ce qui s'était passé.
43:17En mai 2021, le Conseil constitutionnel juge illégal l'article de loi
43:23criminalisant la diffusion des images de policiers.
43:26L'image restera libre en France.
43:31Partout dans le monde, les milliers de vidéos et de photos amateurs
43:35n'ont pas seulement documenté les victimes.
43:38Elles ont aussi servi à enquêter sur l'un des marchés
43:41les moins transparents de la planète, celui des armements létals.
43:58Au Liban, des entreprises de sécurité françaises sont exposées.
44:03SAPL pour les balles en caoutchouc, Alcetex pour le gaz lacrymogène.
44:08Au Chili, des douilles, siglées d'une entreprise européenne.
44:28Il existe un endroit où nous avons des chances de rencontrer les fabricants de ces armes.
44:34Les salons d'armement de la police.
44:36L'un des plus connus est le millipole.
44:41Le commerce de la sécurité pèse 70 milliards d'euros mondialement.
44:59Le salon est inauguré par le ministre de l'Intérieur français, Gérald Darman.
45:10Voilà le lanceur multiple utilisé au Liban.
45:14C'est un produit Alcetex, une entreprise française assez facile à trouver.
45:22Au stand, il est spécifié qu'il est interdit de filmer et que les journalistes ne sont pas les bienvenus.
45:30Bonjour.
45:31Alors, j'avance pas masqué, je suis journaliste.
45:34Je sais qu'il y a marqué nos interviews.
45:37Jamais à rien, quoi.
45:39Non.
45:39C'est rédhibitoire.
45:40C'est rédhibitoire.
45:41Bon.
45:42C'est dommage que j'avais des questions à vous poser sur le Liban.
45:45Est-ce qu'il y a des photos qui sont sorties sur les réseaux sociaux avec vos armes?
45:49Non.
45:49Vous ne répondez pas.
45:50Non.
45:50Ok, merci.
45:54Un pays peut construire une nouvelle armes,
45:58peut vendre cette armes à un pays différent,
46:03sans contrôle sur ce qu'est l'autre pays.
46:06Si c'est un régime autoritaire qui va abuser cette armes,
46:09personne ne peut dire rien.
46:11C'est une autre chose.
46:15Le Myanmar est l'une des pires dictatures de la planète.
46:19En 2021, les militaires prennent le pouvoir
46:22et mettent fin à une courte parenthèse démocratique.
46:25La population se soulève.
46:27La police tire avec des fusils à balles en caoutchouc.
46:30Grâce à cette photo,
46:32la fondation de recherche Omega à Londres
46:34a pu tracer le pays fournisseur.
46:37C'est une démocratie.
46:39La Corée du Sud.
46:52SAPL vend une munition appelée gomme-cogne.
46:56Un nom assez explicite pour une balle
46:58qui a fait beaucoup de dégâts au Liban.
47:03Bonjour, je voulais vous demander,
47:05c'est vous qui vendez des munitions à la police libanaise?
47:07Les Libanais ont beaucoup de fournisseurs,
47:11notamment en Turquie.
47:12Voilà.
47:13Donc, je vois très bien de quel sujet vous voulez parler.
47:16Dans ma position,
47:17je ne répondrai pas à ces questions sur ce type de sujet.
47:21Voilà.
47:21D'accord, d'accord.
47:23Mais est-ce que les photos qu'on a vues dans les réseaux sociaux,
47:25elles sont justes ou pas?
47:26Ou est-ce que c'est des montages?
47:27Même réponse que tout à l'heure.
47:29Pas de réponse?
47:30Je n'ai rien à dire sur le sujet.
47:34D'accord.
47:36Excusez-moi.
47:37Parce qu'il y a eu 300 personnes qui ont perdu un oeil
47:39à cause de munitions de ce genre-là.
47:41C'est pour ça que je vous pose la question.
47:42Non, mais j'entends.
47:43C'est un sujet.
47:44Comme vous, j'en ai entendu parler.
47:46Mais je n'ai rien à dire sur le sujet.
47:48Voilà.
47:48OK.
47:48Ben, je remercie.
47:50Merci.
47:51Au revoir.
47:56Chez l'italien Fiocchi, miracle, on accepte de nous dire deux mots.
48:01Did you sell your cartridge to the children police?
48:05Non lo so.
48:06En questo momento, non sono in grado di rispondere.
48:08Perché non, non lo so.
48:10La Fiocchi exporta munizioni solo con la licenza del governo italiano.
48:15Et qu'est-ce quelles sont les conditions de la licenza ?
48:18Est-ce que les droits humains prennent compte ?
48:21L'uso che poi ne fanno le forze polizia è sempre un problema tra l'uso e chi produce.
48:29Se io le uso a distanze troppo brevi, possono creare dei danni superiori.
48:34Certamente l'occhio è un elemento molto, diciamo, delicato in questo genere di…
48:40Però è sempre l'uso che se ne fa.
48:41Mais tu non concekti qu'il ymmeno qua così gente e hanno perdure dei sardo?
48:45Non, miсь Mae.
48:49Vu que tra due anni che hanno avuto loro UM?
48:52Non, non, non non.
48:54Non, n kind o Как za?
49:03This man, who is the salon, is a fabricant of French LBD.
49:08But this year, he can't pay the stand.
49:11I'm Gaël Guilherme, I'm a former gendarmerie,
49:15and now I lead the research bureau of Red Corps.
49:18We work on the means of neutralization of tomorrow.
49:24L'entreprise de Gaël Guilherme est en difficulté.
49:30Ce petit industriel breton a fabriqué un LBD frappé d'un classement défavorable par le ministère de l'Intérieur.
49:37Son arme est interdite.
49:42Gaël Guilherme juge cette décision arbitraire. Elle condamne son activité.
49:46Alors il parle.
49:47Ce qui est rarissime dans une industrie marquée par la loi du silence.
49:52Ainsi, on découvre les dangers courus par la population du fait de la méconnaissance de ces armes.
50:04Pourquoi je témoigne aujourd'hui ?
50:06C'est qu'en fait, nous avons développé un LBD qui n'a pas plu au ministère de l'Intérieur,
50:13éliminé du marché, classé comme arme de guerre.
50:20Ce qui est étonnant, c'est qu'il est déclaré arme de guerre alors qu'il n'est pas différent
50:25de celui qui est entre les mains de la police aujourd'hui.
50:27C'est un copier-coller en fait, si vous voulez. C'est un calibre 44. Ce qui utilise le ministère
50:33de l'Intérieur, c'est un calibre 40 dont vous avez 4 mm de différence sur la munition.
50:38Et le vôtre, il est plus puissant ?
50:40Pareil.
50:45J'ai fait un travail d'investigation et j'ai vu qu'en fait, en France, rien ne réglementait ce
50:53type d'arme.
50:55Il faut des critères de puissance, d'énergie, d'énergie qu'on va transmettre à la cible. Ça n'existe
51:03pas.
51:03En résumé, c'est opacité arbitraire. Voilà ce qui prévaut pour la gestion de ces armes et munitions en France.
51:19Comment vous imagineriez qu'on devrait donner les autorisations aux armes de maintien de l'ordre ?
51:26Il faut commencer par le début. Un vrai cahier des charges. Mais pas un cahier des charges établi par le
51:32ministère de l'Intérieur.
51:33Un cahier des charges suite à une commission médicale, donc des médecins légistes, des médecins en traumatologie,
51:40et dire, ben voilà, ça c'est acceptable, c'est pas acceptable.
51:44En fait, c'est un débat national. C'est même un débat de santé publique.
51:50Les responsables policiers peuvent-ils vraiment autoriser des armes dont ils ignorent la puissance ?
51:58En avril 2020, le préfet de police de Paris a dû répondre à quelques questions techniques des sénateurs français.
52:06Nous accueillons M. Didier Lallement, préfet de police.
52:11M. le préfet, je m'interrogeais effectivement sur la force des balles de ces armes.
52:17Bonne question.
52:18Au regard de la gravité des blessures infligées par les LBD, les mutilations qui seront permanentes.
52:26Une personne, une technicienne, m'indiquait que si effectivement on réduisait la dureté des balles,
52:33les blessures seraient bien moindres, et donc le risque de mutiler des gens à vie aussi.
52:39Peut-on trouver des balles plus molles, quoi ? Des choses comme ça ?
52:44Ça, j'avoue que vous me posez une question à laquelle je ne sais pas répondre.
52:48Peut-être y a-t-il des progrès à faire, mais j'avoue que je suis bien en peine de
52:52vous répondre.
52:53Alors, il y a malheureusement beaucoup trop d'accidents, mais qui sont liés d'ailleurs...
52:58Si je ne me trompe pas, ce sont des armes qui projettent la balle en sortie de canon
53:02à 10 mètres par seconde, c'est ça ?
53:04Voilà. Donc ça ne va pas vite.
53:06Pardon ? Combien ?
53:09Si je ne me trompe pas, ce sont des armes qui projettent la balle en sortie de canon
53:13à 10 mètres par seconde, c'est ça ?
53:15Voilà. Donc ça ne va pas vite.
53:1810 mètres par seconde, c'est 100 mètres en 10 secondes.
53:21Usain Bolt court donc plus vite qu'une balle de LBD.
53:26Et très souvent, la difficulté, elle tient au fait que c'est justement l'absence de rapidité
53:33qui provoque le mouvement éventuellement.
53:36Donc vous voyez, la solution n'est pas forcément dans la diminution de la capacité de projection
53:41de l'arme dans l'étal.
53:43Voilà, c'est tout ce que je me permets de dire.
53:45J'avoue que je ne sais pas.
53:47Voilà. En fait, il a résumé, il n'y connaît rien.
53:49Il n'y connaît rien. Techniquement, il n'y connaît rien.
53:51Quand on dit 10 mètres par seconde à la sortie du canon, la balle, elle va faire pouf.
53:56Elle va faire pouf.
53:57Non, on est entre 60 et 80 mètres par seconde.
54:00Et surtout, apparemment, il y a un conseiller à côté qui ne connaît pas plus.
54:05Bien, monsieur le préfet, je vous remercie beaucoup de votre collaboration à la bonne information de notre...
54:12Le 20 juillet 2022, le préfet Didier Lallement s'est vu déchargé de ses fonctions.
54:17Avant de quitter son poste, il a fait don de son képi au musée de la police.
54:28Plusieurs enquêtes judiciaires ont été ouvertes contre lui.
54:31Notamment du fait d'une nasse qu'il a imposée le 16 novembre 2019.
54:36Nasse pendant laquelle un gilet jaune, Manuel Kwan, était borgné par un tir de grenade.
55:04Le dimanche 3 avril 2022, un groupe de mutilés, blessés par des armes moins létales,
55:09convoquait une manifestation à Paris.
55:12Pas de justice !
55:14La police nous protège !
55:17Sacré blégeux !
55:18La police nous protège !
55:20Sacré blégeux !
55:22La police nous protège !
55:25Sacré blégeux !
55:26La police nous protège !
55:29Sacré blégeux !
55:34Soudain, en début de manifestation, alors qu'il n'y a aucune violence,
55:394 motards de la police pénètrent dans le cortège.
55:44Laissez-les croiser, laissez-les croiser !
55:45Gardez-vous !
55:48Gardez-vous !
55:49La peur se répand chez les mutilés.
55:57On est là pour marcher dignement !
55:59On manifeste le dimanche pour protéger nos mutilés qui ont peur de manifester !
56:05Ils sont cons ou quoi ?
56:07Moi j'ai perdu toute ma vie en une seconde, ils veulent quoi qu'on se refasse mutiler encore une
56:11deuxième fois ?
56:13Gardez-vous !
56:28Je me méfie de tout maintenant, c'est très dangereux d'aller aux manifs.
56:31Moi, sur les 300 gilets jaunes qui m'ont vu de chez moi, il n'y en a plus un
56:35qui veut y aller.
56:37Ils ont peur de perdre un oeil, c'est normal, je le comprends.
56:47Je n'ai plus envie de… de me battre, quoi.
56:52Pour moi, la bagarre, elle est finie.
56:54Je pense.
57:01It's not just that the weapons cause injuries.
57:04They also have this chilling effect, or like intimidation effect.
57:08I hear people all the time being like,
57:10I'm not going to take my kids to this protest because…
57:13You're like, it's Sunday at 2 o'clock in the afternoon.
57:15We should.
57:16Like, we all have that right to go out and tell the government what we want.
57:20It's traumatizing.
57:21It's traumatizing what it is, right?
57:25I've lost trust.
57:27I've lost, you know.
57:30But I would go again.
57:31I would definitely go to another peaceful demonstration.
57:35I would go to another peaceful protest.
57:40In Revival C聖 caters.
57:58To…
58:0612

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