- il y a 19 heures
Jeudi 15 octobre 2026, retrouvez Amiral Guillaume Merveilleux du Vignaux (Commissaire général, Euronaval), Fabien Napolitano (Directeur général, Exail Technonologies) et Fabien Napolitano (Directeur général, Exail Technonologies) dans SMART TRENDS, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:03Smart Trends consacrée à Euronaval, le salon mondial du naval de défense qui se tient du 3 au 6 novembre
00:09à Paris, Norville-Pinte.
00:11Je vous présente mes invités, l'amiral Guillaume Duvigneault, bonjour, bienvenue.
00:15Bonjour Monsieur.
00:16Vous êtes commissaire général d'Euronaval, Marie de Saint-Salvi, bonjour.
00:20Bonjour.
00:20Bienvenue, vous êtes la présidente de LBA pour le Bronze Aloys.
00:23On va démarrer en présentant Euronaval.
00:26D'ailleurs, ça existe depuis combien de temps ? Et puis alors, qui y participe ? Qu'est-ce que
00:30ça représente Euronaval aujourd'hui ?
00:31Ça existe depuis 60 ans. C'est donc la 30e édition.
00:36C'est tous les deux ans.
00:37C'est tous les deux ans, oui. C'est biennal.
00:39Pas mal d'expériences. C'est monté initialement par la Marine Nationale, à destination des industriels français.
00:44Puis ça s'est étendu au fur et à mesure avec la DGA notamment qui a pris en main tout
00:47ça.
00:48Et c'est aujourd'hui un salon très international. C'est le mondial du naval de défense.
00:52Premier salon mondial en matière de naval de défense et qui accueillera cette année, donc à Villepinte, comme vous l
00:59'avez souligné, du 3 au 6 novembre, à peu près tout ce qui se fait en matière d'industrie navale.
01:05Et puis évidemment, ça accueillera aussi de nombreuses délégations officielles, environ 550 qui viendront justement voir ce qui se fait
01:11et puis réfléchir à l'avenir.
01:12Je veux bien que vous nous présentiez, Marie de Saint-Salvi, votre entreprise. LBA en quelques mots pour commencer.
01:16Et rapidement, donc le bronze alloys, donc LBA, plus facile à prononcer cette année, environ 400 millions de chiffres d
01:23'affaires, 1000 personnes, des usines principalement en France, mais une fonderie en Nouvelle-Zélande.
01:29Et on conçoit, fabrique, certifie des alliages critiques pour les applications critiques.
01:35Alors qu'est-ce que ça veut dire, des alliages critiques pour les applications critiques ?
01:38Ça veut dire des mélanges de métaux rares, complexes, qu'on chauffe, qu'on refroidit, qu'on masse, qu'on
01:46étale, de façon à ce qu'ils aient à la sortie les propriétés dont on a besoin pour les trains
01:51d'atterrissage,
01:52l'anticorrosion, la résistance au nucléaire sur certains sous-marins, etc.
01:58Et vous travaillez exclusivement pour l'univers de défense ?
02:02Non, du tout. Comme la plupart des acteurs comme nous, on travaille en transverse, alors que sur du business to
02:08business et pour des applications critiques, mais aéronautique, défense, électronique et nucléaire.
02:13Et qu'est-ce que vous attendez d'un salon comme Euronaval ? C'est un rendez-vous très important
02:17pour vous tous les deux ans ?
02:18Oui, nous, ça fait partie de nos gros rendez-vous. Comme tout le monde, on a Euronaval une année, le
02:23Paris-Sershow, le Bourget l'autre année.
02:25Et puis après, quelques autres salons, ça nous sert à mutualiser le fait qu'on voit tous nos clients au
02:30même endroit pendant trois jours.
02:32Qu'est-ce qu'on expose à l'Euronaval ? Qu'est-ce qu'on peut montrer ou ne pas
02:36montrer ? Vous voyez ce que je veux dire ?
02:38On peut montrer beaucoup de choses. Alors évidemment, tout ça, ça se place dans un cadre légal, une réglementation qui
02:44est fixée par l'État et par la loi.
02:47Donc déjà, ça fixe un certain nombre de limites. Et ensuite, on montre ce que les industriels montrent, ce qu
02:52'ils veulent bien montrer,
02:53ou ce qu'ils désirent particulièrement montrer, notamment les nouvelles technologies, bien sûr, leurs innovations,
02:58et ce qui doit être pour objectif de répondre aux besoins opérationnels des marines et des gardes-côtes qui assurent
03:03la défense des intérêts des nations à la mer.
03:06Le thème cette année, c'est le retour du fait naval dans la conflictualité. Évidemment, l'actualité prouve l'importance
03:12stratégique du naval.
03:16Quelle leçon vous tirez de ces, on va dire, deux, trois dernières années ?
03:21Alors, le thème, c'est effectivement ça. Ça, c'est le thème même de la conférence d'ouverture qui va
03:25poser un petit peu le tableau stratégique du contexte dans lequel se situe le salon.
03:31Le thème général, c'est vers la haute intensité, ce qui dit un petit peu la même chose.
03:34Ça dit vers, c'est-à-dire qu'on n'y est pas encore, même s'il y a quelques
03:37signes plus qu'avant-coureurs aujourd'hui.
03:39Et c'est justement un désenseignement, c'est pour ça qu'on a choisi ce thème-là, qui illustre la
03:43tendance, malheureusement, je devrais dire, des opérations,
03:47et puis qui, elles-mêmes, sont le fruit des relations internationales qui se dégradent.
03:50Donc, depuis deux ans, c'est bien ce qu'on constate, cette dégradation des relations internationales et l'extension de
03:58la conflictualité vers la mer et vers le large.
04:01Ça, c'est pour l'aspect géopolitique, stratégique et opérationnel.
04:04Et puis, tout cela se fait dans un contexte technologique d'évolution extrêmement rapide des technologies, avec notamment la digitalisation,
04:13la numérisation, l'intelligence artificielle, bien sûr, l'autonomisation, qui change la donne fondamentalement.
04:18Et qu'est-ce que ces conflits récents changent ou sont en train de changer dans la manière de penser
04:23la guerre navale ?
04:25Oui, c'est une manière nouvelle qu'il faut anticiper, construire, aujourd'hui.
04:30Et c'est vrai dans tous les domaines, de l'industrie jusqu'au marin, je devrais dire, c'est-à
04:35-dire jusqu'à l'utilisateur final.
04:38Et c'est quelque chose, on est en marche aujourd'hui, dans ce domaine-là.
04:41Alors, on doit concilier à la fois le temps long, d'une marine qui se construit, d'équipements qui se
04:45construisent dans la durée,
04:46une industrie qui, elle-même, repose sur des bases qui ont été posées, normalement, il y a un certain temps,
04:51et qui continue d'évoluer dans une forme de déséquilibre avant.
04:55Et c'est vrai aussi, évidemment, pour la manière dont on en opère, à la mer, c'est-à-dire
04:58jusqu'au marin lui-même, comme je le disais.
05:00Marie de Saint-Salvi, si on rentre un peu dans le détail de ce que vous fabriquez,
05:05où est-ce qu'on trouve vos matériaux dans des navires militaires ?
05:09Un peu partout. Alors, tout ce qui est l'anticorrosion, ça c'est quand même l'un des musts du
05:14naval,
05:15mais aussi tous les matériaux pour qu'ils soient amagnétiques, c'est-à-dire avec tous les systèmes de détection
05:21électronique,
05:22tout ce qui est lié au nucléaire, pour que ce soit une protection contre les neutrons,
05:29un certain nombre d'autres applications, après, un petit peu plus sensibles autour des systèmes d'armes,
05:35y compris de la dissuasion nucléaire.
05:37Est-ce que vous ressentez, vous, dans vos carnets de commandes,
05:41les conséquences de la conflictualité dont on parlait à l'instant ?
05:46Alors, on peut remonter jusqu'au début de l'invasion de l'Ukraine, d'ailleurs.
05:52Alors, oui, sur certains points, par exemple sur les munitions,
05:55et oui, globalement, mais pas d'abord en France,
05:59mais on s'y met tous, que ce soit dans les associations professionnelles,
06:03les salons, et puis toutes les personnes qui travaillent sur ces sujets-là,
06:06pour que, justement, ça aille plus vite, plus fort, plus simple,
06:10tout en ne faisant pas de compromis sur la substituabilité,
06:13pour que ce soit souverain, et la fiabilité.
06:16Ça veut dire que quels sont les marchés qui se sont réveillés ?
06:20J'emploie des termes qui sont les miens, avant le marché français et européen.
06:25Les munitions, très clairement, au global, en Europe, où on n'en faisait plus...
06:29Alors, pardon, quand je parle dans mon métier de munitions,
06:31ce n'est pas des balles pour des fusils d'assaut.
06:34On est dans les canons de la marine, les canons des chars,
06:39les missiles intercontinentaux, etc.
06:42Et puis, plus globalement, ce qui s'est réveillé,
06:45c'est l'Europe de l'Est, l'Allemagne,
06:47qui n'aimait plus rien et ne faisait plus rien,
06:49et puis l'Amérique du Nord.
06:52Quelles sont les grandes transformations que vous observez, Guillaume Duvigneault ?
06:57Là, on a parlé de conflictualité.
07:00Si on parle un peu plus de technologie,
07:02c'est-à-dire, est-ce qu'il y a des mutations en cours qu'il faut accompagner ?
07:07Elles sont immenses, on les voit tous, d'ailleurs.
07:10Je les ai mentionnées un petit peu tout à l'heure.
07:12La digitalisation, l'importance de la donnée,
07:15ça devient totalement dimensionnant aujourd'hui.
07:18Et puis derrière, les outils aussi d'utilisation de cette donnée,
07:19c'est-à-dire l'intelligence artificielle,
07:21qui permettent le traitement en masse aujourd'hui.
07:23Il y a aussi un autre phénomène, d'ailleurs, avant d'avancer,
07:26c'est la multiplication des capteurs.
07:27Donc tout ça, ça permet une autonomisation grandissante,
07:31donc la dronisation.
07:33On va en reparler, évidemment.
07:34Qui permet elle-même de disperser un certain nombre de capacités,
07:37de multiplier les capteurs,
07:38parce qu'un drone peut porter un capteur ou des armes.
07:41Et puis ensuite, cette capacité justement de traiter cette donnée qui est gigantesque.
07:44Autrefois, ce qui était difficile, c'était d'aller chercher l'information,
07:47enfin d'avoir de l'information.
07:49Voir ce qui se passait de l'autre côté de la colline,
07:51comme disait Klaus Witz.
07:52Aujourd'hui, on a beaucoup, voire même presque trop,
07:55je dois-je dire, d'informations.
07:57En tout cas, la difficulté, c'est de traiter cette masse de données.
08:00Et c'est ça, une des grandes évolutions actuelles et à venir,
08:04avec derrière l'intervention indispensable de l'intelligence artificielle,
08:07justement, pour traiter en masse ces données,
08:09déceler les signaux faibles, aider la décision.
08:12Paris Saint-Salvi, même thématique, même question ?
08:15Alors nous, à la fin, dans la fabrication,
08:16on est évidemment dans le hardware,
08:18mais les impacts de la digitalisation
08:20et surtout de l'intelligence artificielle
08:22dans notre métier sont majeures.
08:23Donc nous, on design, on modélise tous nos alliages avec ça.
08:28Nos fonderies, nos machines sont très largement semi-automatisées.
08:32Comme je disais, on reste dans l'industrie lourde,
08:34mais c'est essentiellement pour tout ce qui est contrôle, certification,
08:38les modélisations.
08:39Donc on l'utilise énormément.
08:41On a eu, hélas, un accident grave au mois de juin dernier.
08:44L'analyse de cause a été faite à 95% en 48 heures,
08:49grâce au fait qu'il y avait des capteurs partout.
08:51Le fait de justement avoir des capteurs partout,
08:54ça a un fer sur votre façon de travailler,
08:58sur ces matériaux que vous créez ?
09:01C'est-à-dire qu'il faut...
09:02Pardon, je pose des questions de Béossien,
09:03mais j'assume, j'imagine que beaucoup de nos téléspectateurs,
09:06téléspectatrices connaissent aussi peu votre domaine que le mien.
09:08C'est-à-dire qu'il faut faire de la place aux capteurs,
09:10vous voyez ce que je veux dire ?
09:11Nous, on est dans des grosses machines, des grands halls et des gros ateliers.
09:15Donc chez nous, ça va.
09:16Sur les bateaux, c'est plus complexe.
09:18Oui, effectivement.
09:20Sur les drones, quand on voit la guerre menée par la Russie en Ukraine,
09:28la place que les drones ont pris,
09:29peut-être à quel point ça a changé la façon de penser la guerre.
09:32Est-ce que c'est vrai dans le domaine naval aussi ?
09:35Oui, c'est vrai aussi, bien sûr, avec évidemment des spécificités.
09:38La mer, ce n'est pas la terre.
09:40Une petite évidence, mais ça veut le rappeler de temps en temps,
09:43notamment sur un pays qui a une ZE,
09:45une zone économique exclusive gigantesque comme la France,
09:48des intérêts maritimes immenses,
09:49mais qui a parfois une petite tendance à regarder vers le continent.
09:52Et donc la mer, ce n'est pas la terre.
09:54Et il y a effectivement des spécificités,
09:56notamment l'abrasivité du milieu maritime.
09:59La mer n'est pas toujours plate, ce n'est pas un lac.
10:03Elle peut être plus ou moins ouverte.
10:04La mer Noire est une mer fermée,
10:06avec des conditions météorologiques qui sont peut-être un peu plus permissives
10:09pour des petites plateformes comme les drones d'aujourd'hui,
10:12vis-à-vis d'un océan par exemple.
10:15Donc l'abrasivité de l'environnement est très particulière.
10:17Donc effectivement, la dronisation, l'autonomisation
10:21permet de multiplier les plateformes.
10:23Et c'est le cas précisément avec les drones.
10:26Mais il faut aussi prendre en compte
10:28les spécificités du milieu qu'on ne trouve pas à terre.
10:30Ça veut dire qu'on utilise moins de drones
10:32et on l'utilisera moins dans la guerre navale ?
10:35Je ne pense pas qu'on l'utilisera moins.
10:37Peut-être un petit peu moins, effectivement,
10:38parce que les petits drones, les tout petits drones,
10:41pourront vivre moins longtemps en mer ou moins facilement.
10:43Donc ce sera forcément des plateformes un peu plus épaisses
10:47et donc plus coûteuses et plus complexes à mettre en œuvre.
10:50Mais une chose est certaine,
10:52c'est qu'on va vers une autonomisation très, très importante
10:55des systèmes de combat et des ensembles généraux.
10:59Ce ne sera pas de la dronisation complète, je ne pense pas.
11:01Donc il y aura un mix à trouver.
11:03Mais on va très clairement vers une autonomisation
11:05et une robotisation et donc une dronisation des marines.
11:09Est-ce que vous travaillez aussi sur des drones ?
11:11Oui.
11:12Alors nous, ça ne change pas grand-chose
11:13qu'on livre pour un système piloté par un homme
11:16ou piloté par un robot.
11:18La nature de l'alliage et du matériel est le même.
11:22Non, nous, ce que ça change,
11:23c'est essentiellement tous les besoins liés.
11:25Ça déséquilibre les lignes de production,
11:27c'est-à-dire qu'on a de plus en plus de petits composants
11:29liés à des composants passifs,
11:31donc amagnétiques, c'est ce qu'on appelle passifs,
11:34pour refroidir les data centers, nourrir tout ça.
11:39Tous les modèles d'IA sont quand même extrêmement lourds
11:42en matière de câblerie spécifique, électronique
11:44et autres refroidissements.
11:46Et comme l'a dit l'amiral,
11:48la mer s'est salée et il y a du brouillard.
11:50Les câbles électroniques apprécient assez peu.
11:53Donc ça veut dire qu'il faut les surprotéger
11:55par rapport à des produits que vous faites pour la guerre à terre ?
11:59Alors ça, c'est l'extérieur et on peut.
12:01Nous, on le traite plutôt par comment on définit l'alliage
12:04de façon à ce qu'en fait,
12:06ces propriétés internes ne soient pas à risque
12:08du fait de cette agressivité du milieu.
12:11On parle d'innovation dans ce que vous faites, vous,
12:14chez LBA.
12:16À quel point, quelle va la part du budget
12:20recherche et développement ?
12:21À quel point vous créez en permanence
12:23ou vous travaillez en permanence sur des nouveaux matériaux ?
12:24La part de notre taille, c'est majeur.
12:25On est vraiment, de toute façon,
12:27les ETI, entreprises de taille intermédiaire,
12:29qui sont comme ça sur des applications critiques.
12:31Nous, c'est plus de 5 millions de R&D autofinancés par an,
12:35ce qui, pour notre taille, est énorme.
12:36Et puis après, il y a tous les aspects crédit, impôts, recherche,
12:39subvention, soutien à l'innovation, etc.
12:42Je ne pense pas...
12:43On a des applications certifiées dans l'aéronautique civile
12:46qui, elles, vivent pendant des décennies.
12:48Mais toutes les autres sont spécifiques
12:50à chaque nouveau besoin client.
12:52Alors après, spécifiques à 5% ou à 70%.
12:56C'est-à-dire, pour chaque demande,
12:58chaque nouveau client,
12:59il faut inventer quelque chose, en quelque sorte.
13:01Nous, on fait de l'alliage spécifique
13:02dans des très petites quantités.
13:04Nous, on va couler par...
13:05Alors, ça ne vous dit rien,
13:06et moi, il y a un an non plus,
13:07ça ne me disait rien non plus.
13:08Mais on va couler par une tonne, trois tonnes,
13:11parfois 250 kilos,
13:12pour des Thalès ou des besoins spécifiques comme ça,
13:16là où les métallurgistes,
13:17les gros de la commodité
13:19ne considèrent rien avant 5 000 tonnes.
13:21Est-ce que, justement,
13:22sur cette partie innovation,
13:24recherche et développement,
13:24c'est difficile pour une entreprise
13:26de votre taille, une UTI,
13:29de financer cette...
13:31Nous, honnêtement,
13:32le financement de l'innovation
13:34n'est pas le sujet dans notre pays.
13:36C'est plus après la rapidité de la certification
13:38et de l'acceptation des nouveaux matériels.
13:41Et est-ce que,
13:42puisqu'on parle de financement,
13:43je reviens à ce que vous disiez tout à l'heure,
13:45c'est la qualité,
13:47la solidité du carnet de commandes,
13:49notamment de l'État,
13:50qui vous pose problème ?
13:53Non.
13:54Parce que parfois,
13:54il y a des promesses politiques
13:55et puis pas forcément
13:57les carnets de commandes derrière.
13:58Mais vous savez,
13:58c'est en effet une question assez classique
13:59dans les interviews.
14:00Nous, on n'a pas spécialement besoin
14:02de subventions,
14:03on n'a pas spécialement besoin
14:04de plus de commandes.
14:06On est très différenciants.
14:07Les commandes, on sait les trouver.
14:08Les financements, on sait les trouver.
14:09C'est plutôt la lenteur
14:11et les lourdeurs administratives
14:13et de décision
14:14et de certification
14:15et de substitution.
14:16C'est une bonne nouvelle,
14:17on n'a pas besoin d'argent.
14:18Oui, c'est une très très bonne nouvelle,
14:20effectivement.
14:20Quand on parle de souveraineté,
14:23Amiral Duvignot,
14:24c'est une souveraineté
14:26qu'on doit penser française,
14:28qu'on doit penser européenne,
14:29les deux ?
14:30Je pense que c'est les deux,
14:31effectivement.
14:32Bien sûr, il faut identifier,
14:33quand on parle de souveraineté,
14:34d'ailleurs,
14:34de quoi veut-on parler exactement.
14:36Il s'agit, je pense,
14:37de parler de capacité
14:39à conserver sa liberté d'action.
14:41Ensuite, comment ça se décline derrière ?
14:42Effectivement,
14:43il y a un certain nombre d'éléments
14:44qui nous paraissent,
14:46au sens de la stratégie,
14:48absolument indispensable
14:49de maîtriser en national.
14:51Je pense notamment
14:52à ce qui concerne
14:52la dissuasion nucléaire,
14:54en particulier.
14:55Et ensuite,
14:56il y a un certain nombre d'éléments
14:58pour lesquels
14:58conserver une souveraineté
14:59absolument nationale
15:00et purement nationale
15:01serait d'abord trop coûteux,
15:03sans doute impossible,
15:03d'ailleurs,
15:04pour certains cas,
15:04et qu'il faut donc envisager
15:06en partenariat,
15:07et c'est possible en partenariat,
15:08évidemment,
15:08avec des gens fiables,
15:09c'est-à-dire nos alliés européens
15:10en particulier.
15:11Parce qu'on voit
15:12que les alliés fiables
15:13peuvent moins le devenir,
15:15je pense aux États-Unis,
15:16par exemple.
15:16Oui, peuvent moins le devenir,
15:18c'est le sens de l'histoire,
15:18parfois,
15:19même si je pense qu'on doit
15:20pouvoir nous aussi
15:21nuancer ces propos-là.
15:22On est aujourd'hui parfois
15:23dans des attitudes un peu carrées
15:25ou des interprétations
15:26un petit peu binaires
15:27des choses.
15:28On se sent beaucoup
15:28plus complexes que ça.
15:29Mais effectivement,
15:30on a, en tous les cas,
15:31clairement au sein
15:31de l'Union européenne,
15:32des liens extrêmement forts.
15:34Et puis,
15:34il faut bien y réfléchir,
15:35évidemment,
15:36et puis continuer
15:36de les construire.
15:37Les choses ne seront jamais gagnées,
15:39donc il faut continuer
15:39de les construire
15:41et de les entretenir.
15:42Si on parle de matériaux
15:44et de souveraineté,
15:45est-ce qu'il y a des métaux
15:46ou des matières premières
15:48dont l'approvisionnement
15:49est plus critique que d'autres ?
15:51Non, c'est la combinaison
15:52du métal
15:53et de la capacité
15:53à le transformer.
15:54En fait,
15:55le métal,
15:55ça se refond très bien,
15:56donc c'est très circulaire
15:57et ça se recycle extrêmement bien.
15:59Donc,
15:59c'est beaucoup moins
16:00l'approvisionnement
16:01en tant que tel
16:01que la capacité
16:02à le transformer
16:03qui aujourd'hui
16:03devient extrêmement rare
16:04au niveau européen
16:06parce qu'en effet,
16:06la souveraineté,
16:07ça se conçoit
16:07au niveau européen.
16:09Donc,
16:09l'enjeu est plutôt là
16:10avec la capacité
16:11à descendre
16:11dans les chaînes de supply
16:12et à identifier
16:13et cartographier
16:15ces aspects-là
16:16qui n'étaient pas,
16:17on raisonnait
16:18tout ce temps qu'on était
16:19par architecture de système
16:20et sous-système
16:21sur des produits finis,
16:22pas par des approvisionnements
16:24de métaux critiques.
16:26Donc,
16:26l'enjeu est là aujourd'hui.
16:28On peut bloquer
16:28un sous-marin
16:29par manque de fil
16:30de soudure
16:32pour être caricatural
16:33si on n'a pas
16:34les bonnes autorisations
16:36ITAR
16:36d'export-contrôle.
16:38Mais alors,
16:39sur les matériaux eux-mêmes,
16:40en revanche,
16:40vous nous dites
16:41qu'il n'y a pas vraiment d'enjeu.
16:42Très peu dans notre métier.
16:43Nous,
16:44on approvisionne
16:44moins de 5%
16:45de matériaux neufs,
16:47dont 0%
16:48en Chine
16:49et 0,3%
16:51aux Etats-Unis.
16:52Et la question
16:53de la recyclabilité
16:55ou du recyclage
16:56de ces matériaux,
16:57ça c'est un enjeu important ?
16:57C'est fondamental
16:58et en plus,
17:00du coup,
17:00ça va avec l'aspect
17:02environnemental
17:02mais qui est aussi bon
17:03pour la souveraineté
17:03et l'aspect économique.
17:05Donc nous,
17:05on croit beaucoup à ça.
17:06On a un taux de circularité
17:07qui est supérieur
17:08à 85% aujourd'hui.
17:10D'accord.
17:11Avec des filières
17:12qui existent ?
17:12Avec des filières
17:13qui existent.
17:14Quels que soient
17:15les matériaux ?
17:15L'avantage du métal,
17:17c'est que ça se refond
17:17très bien.
17:18Oui,
17:18effectivement.
17:19Sur ces enjeux
17:19d'accès
17:22à certains matériaux,
17:24on parle de terres rares,
17:25de métaux rares,
17:26etc.,
17:27est-ce qu'effectivement
17:29on peut considérer
17:30qu'on est serein
17:32ou qu'il y a encore
17:33des points
17:34d'inquiétude
17:36à avoir ?
17:36Je pense qu'on soit serein,
17:37on n'en parlerait même pas.
17:39Nous,
17:39on n'est pas complètement serein,
17:40effectivement.
17:41Parce que là,
17:41j'ai un discours
17:42qui est un discours
17:42très serein.
17:43Oui,
17:43mais ça ne veut pas dire
17:44que les substituabilités
17:45possibles sont choisis.
17:45Mais là, c'est compliqué.
17:47Substituabilité possible,
17:48ça veut dire quoi ?
17:48C'est-à-dire les alternatives
17:49à ce qui aujourd'hui
17:50n'est pas souverain.
17:51Mais vas-y, Guillaume.
17:53D'abord,
17:53ça dépend des secteurs.
17:55Dans le cas de Marie,
17:56effectivement,
17:57le problème...
17:57Le métal, c'est plus ça.
17:58Pour le métal,
18:00effectivement,
18:00il y a un certain nombre
18:00de technologies.
18:01Je pense d'un côté numérique.
18:03Vous avez lu,
18:03votre ordinateur,
18:04tout l'environnement
18:05est américain.
18:06Bien sûr.
18:06C'est la base.
18:08La cyberdéfense
18:09est elle-même soumise
18:10à un certain nombre
18:12de difficultés,
18:13notamment avec
18:14l'intelligence artificielle,
18:15là aussi très américanisée.
18:17Donc, la souveraineté,
18:17il y a un grand chemin
18:18à faire dans ce domaine-là,
18:19par exemple.
18:20Les terres rares aussi,
18:20vous l'avez mentionné.
18:22Donc ensuite,
18:22derrière,
18:23de quoi s'agit-il ?
18:23Il s'agit d'abord
18:25d'identifier.
18:26Je parlais de liberté d'action
18:27et de savoir
18:28ce qu'on doit faire
18:28ou ce qu'on peut faire.
18:30Identifier ce qui nous
18:31paraît indispensable.
18:32Identifier nos faiblesses aussi.
18:34Et puis derrière,
18:34c'est effectivement
18:35choisir des modes d'action
18:36qui peuvent varier.
18:37Ça peut être
18:37augmenter les stocks,
18:39ça peut être
18:39choisir des partenariats,
18:40ça peut être
18:41choisir des moyens
18:41de substitution,
18:42justement.
18:44C'est le délégué général
18:46de l'armement
18:46qui prenait cet exemple
18:47l'autre jour.
18:48Des aimants
18:49qui servent
18:50dans les moteurs de drone
18:52et qui sont eux-mêmes
18:53fabriqués à partir
18:54de terres rares.
18:54En tous les cas,
18:55ils possèdent
18:57de la terre rare
18:57en leur sein.
18:58Eh bien,
18:59l'intérêt aujourd'hui,
19:00c'est de développer
19:00des technologies
19:01qui ne font pas recours
19:02à ces types d'aimants-là
19:03pour pouvoir justement
19:04fabriquer des moteurs
19:05de drone
19:05de manière souveraine,
19:07en tous les cas
19:07indépendant
19:07des terres rares chinoises.
19:09Quand on parle
19:10de métaux rares,
19:11d'ailleurs,
19:11de quoi on parle ?
19:12On parle en effet
19:13de ce qui est terres rares.
19:15On parle,
19:16par exemple,
19:16de l'un des métaux
19:18les plus importants
19:19en allège critique,
19:20c'est le cuivre,
19:20qui n'est pas extrêmement rare,
19:22mais la tension
19:23sur le marché
19:24et puis surtout
19:24la tension sur le marché
19:25d'approvisionnement
19:26du cuivre
19:27a fait qu'il a atteint
19:28aujourd'hui
19:28des prix tellement élevés.
19:29Il ne faut pas oublier
19:30que depuis peu,
19:31en matière d'export-contrôle,
19:33un certain nombre
19:34de matériaux considérés
19:35comme difficiles
19:36d'approvisionnement
19:37dont le cuivre
19:38dans certains alliages
19:39sensibles en tant que tels.
19:40Le matériau brut
19:41sont maintenant soumis
19:41à des licences d'export
19:42depuis la Chine,
19:44depuis les Etats-Unis,
19:45etc.
19:47Et puis même
19:47quand je parlais
19:48des substituabilités
19:49qui existent,
19:50encore faut-il,
19:50donc on a été nous-mêmes
19:51impliqués LBA
19:52dans cette recherche
19:54sur les alternatives
19:55aux aimants,
19:56encore faut-il
19:57que la solution
19:57qui existe
19:58soit acceptée,
20:00acceptable,
20:01certifiée.
20:03Et ça prend du temps ça ?
20:04Une certification
20:05ça peut prendre
20:06combien de temps ?
20:07Ça peut prendre
20:07des années.
20:09Et là,
20:10c'est vraiment une question,
20:12c'est plutôt ça,
20:12je pense qu'il faut faire évoluer,
20:14c'est les circuits administratifs
20:15et de rapidité
20:16de décision.
20:17Parce que
20:19cette capacité
20:20d'adaptation
20:20elle devient
20:21encore plus stratégique
20:22aujourd'hui ?
20:22Oui absolument,
20:23j'ai mentionné tout à l'heure
20:24au début de l'émission
20:25l'évolution
20:26extrêmement rapide
20:27des technologies.
20:28aujourd'hui
20:29il est plus seulement
20:30question d'avoir
20:31des plateformes
20:31je pense aux bateaux
20:32ou aux drones
20:33qui fonctionnent
20:34et qui sont
20:36au premier rang
20:37on va dire
20:37des capacités
20:38c'était le cas autrefois
20:39enfin autrefois
20:39il n'y a pas si longtemps que ça
20:40et puis c'était parti
20:41pour 20 ans
20:41à ce niveau-là
20:42plus ou moins.
20:44Aujourd'hui
20:44ça bouge tellement vite
20:45qu'il faut être capable
20:46d'être toujours
20:48en avant de la course
20:49en permanence
20:49c'est-à-dire
20:50d'être très évolutif.
20:51Oui mais alors
20:51quand on construit
20:52pardon de vous interrompre
20:53mais un bateau
20:54je vais simplifier
20:55de guerre
20:55on ne le construit pas
20:56pour 5 ans
20:57on le construit pour quoi ?
20:58pour je ne sais pas
20:5830, 40, 50 ans
21:0040, 50 ans
21:00donc il faut avoir
21:01la capacité de le faire
21:02évoluer en permanence
21:03c'est ça ?
21:03On a l'exemple
21:05très connu
21:06du porte-avions
21:06nouvelle génération
21:07le France libre
21:08qui finira peut-être
21:09sa vie vers 2080
21:11et on le fabrique
21:12on le conçoit
21:13aujourd'hui
21:13on le fabrique
21:14très bientôt
21:15donc il faut à la fois
21:16réconcilier
21:16ou concilier
21:18cette durée
21:18de temps long
21:19et puis cette exigence
21:21d'évolutivité
21:22extrêmement rapide
21:23alors je pense
21:24que si on simplifie
21:25un petit peu les choses
21:26et ce n'est pas toujours
21:27malin de simplifier
21:28mais la plateforme
21:29elle-même
21:29va durer
21:30sa propulsion
21:31la coque
21:32il faut la penser
21:33dans la durée
21:34et puis ensuite
21:35ce qu'on met dessus
21:35il faut conserver
21:36des marges
21:37donc il y a
21:37différents types de marges
21:38il y a la marge énergétique
21:40puisque des besoins
21:41d'énergie
21:42qui vont évoluer
21:42au cours du temps
21:43notamment on pense
21:43aux armes à énergie
21:44d'érigier
21:45qui vont pomper
21:45pas mal d'énergie
21:46quand elles seront à bord
21:48il y a les marges
21:49de propulsion
21:50capacité à faire évoluer
21:53le bateau
21:53les marges numériques
21:54évidemment
21:55pour intégrer
21:56déposer
21:57remettre des nouveaux
21:58systèmes numérisés
22:00et puis
22:01les marges opérationnelles
22:02capacité à intégrer
22:03justement
22:03un système
22:04dans un autre
22:05système plus vaste
22:06qu'il faut conserver
22:07et puis enfin
22:09des marges physiques
22:09c'est-à-dire pouvoir déposer
22:10remettre des matériels
22:11donc ça c'est très difficile
22:12effectivement
22:13de concilier tout ça
22:13est-ce que
22:14Marie de Saint-Salvi
22:16vous savez à quoi
22:17ressembleront
22:19les bateaux
22:20ou les autres
22:23armes
22:24sur lesquelles
22:24vous travaillez
22:25dans 30 ans
22:25ou est-ce que
22:26il faut avoir
22:27finalement l'esprit
22:28le plus ouvert possible
22:29on a tous des concepts
22:30cheap en tête
22:31et c'est pour ça
22:31qu'on aime tous
22:32aller à Euronaval
22:34mais l'amiral a raison
22:35aujourd'hui
22:36les alliages
22:36qu'on livre
22:37sur les trains d'atterrissage
22:38sont faits pour durer
22:3925 à 30 ans
22:40et sur les composants
22:42passifs
22:42qui sont liés
22:43de près ou de loin
22:44au numérique de défense
22:45les définitions changent
22:46tous les 6 mois
22:48et les conflits en cours
22:50vous font évoluer
22:50c'est-à-dire
22:51est-ce que vous tirez
22:52des leçons
22:53de...
22:53oui
22:54par exemple
22:55par exemple
22:56le fait que les drones
22:57deviennent de plus en plus
22:59sacrificiels
22:59ça veut dire
23:00qu'on les fait
23:01moins chers
23:02et prêts à mourir
23:03et que l'important
23:04c'est qu'il y en ait
23:045% qui reviennent
23:05pour transmettre l'information
23:06mais que s'il y en a
23:0795% qui y restent
23:08c'est pas très grave
23:10donc il faut qu'ils coûtent
23:10de moins en moins cher
23:11en production aussi
23:12et qu'ils soient rapides
23:12à produire
23:13il nous reste
23:14à les 3-4 minutes
23:15je voudrais qu'on parle
23:16de la maîtrise
23:16des fonds marins
23:17à Mère-Aduvignot
23:18parce que là aussi
23:19c'est peut-être une leçon
23:20alors on sait que c'est
23:22stratégique depuis longtemps
23:23mais c'est peut-être
23:23une leçon
23:24des derniers conflits
23:25ou des derniers mois
23:26oui
23:27c'est sans doute
23:28une des nouvelles frontières
23:29la dernière
23:30on sait qu'une grande partie
23:31des océans
23:31et du fond des océans
23:32est totalement inexplorée
23:34peut-être même
23:35moins connu que l'espace
23:36lui-même
23:37et aujourd'hui
23:38on assiste aussi
23:39je faisais l'allusion
23:40plusieurs fois tout à l'heure
23:41à l'évolution des technologies
23:43il y a des capacités
23:44aujourd'hui
23:44qui nous permettent
23:45d'aller explorer ces fonds
23:46de façon non pas facile
23:48mais de plus en plus
23:49étendue
23:50et jusqu'à de plus en plus
23:51grandes profondeurs
23:52la marine nationale
23:53par exemple
23:54a mis en place
23:55une doctrine
23:55un concept
23:56qui a pour ambition
23:58lui permettre
23:58d'aller agir
24:00observer et agir
24:01dans les fonds marins
24:02jusqu'à 6000 mètres
24:02de fond
24:03ce qui est immense
24:03avec des pressions gigantesques
24:05donc oui
24:05c'est une nouvelle frontière
24:07et pourquoi ?
24:08parce que dans les fonds
24:09et sur les fonds
24:10il se passe beaucoup de choses
24:11aujourd'hui
24:1299% d'internet
24:13c'est-à-dire
24:15les artères vitaux
24:16de la planète
24:17rien ne fonctionne
24:18sur l'internet
24:18aujourd'hui
24:19c'est des capsules marins
24:20ça passe par des capsules marins
24:21donc déjà
24:22rien que ça
24:22c'est absolument fondamental
24:24de pouvoir
24:24les préserver
24:25les protéger
24:26les observer éventuellement
24:28ça c'est important
24:29et puis il y a effectivement
24:30toutes les ressources naturelles
24:31qui se passent dans la tranche
24:32et puis jusqu'au fond
24:35et même sous les fonds
24:36avec notamment
24:37la course à l'énergie
24:39au pétrole
24:39pas nouvelle
24:40mais enfin
24:41qui continue de s'étendre
24:42vers les fonds marins
24:44c'est un domaine
24:45sur lequel vous travaillez aussi
24:47c'est-à-dire des alliages
24:48capables de résister
24:49à des pressions
24:50de plus en plus
24:50les alliages
24:51et les technologies
24:52des fonds marins
24:53sont extrêmement sensibles
24:54puisqu'elles relèvent aussi
24:56de la captation
24:56de l'information
24:57on est autour
24:58de mini tubes
24:59avec des technologies
25:00et des alliages
25:01quand même
25:02très très sensibles
25:03vous avez pu voir
25:04la semaine dernière
25:05le rachat de Neotis
25:06par Veland
25:07un collègue allemand
25:08de la métallurgie
25:09donc ça c'est extrêmement positif
25:10pour la souveraineté européenne
25:13le chemin critique
25:14de la souveraineté
25:15dans ce domaine
25:15tourne autour
25:16des micro tubes
25:16des micro tubes
25:17c'est quoi un micro tube ?
25:19un micro tube
25:19ça sert à la fois
25:21à faire des choses complexes
25:22dans les centrales nucléaires
25:23et à permettre
25:24d'aller très profond
25:26très bas
25:27pour arriver
25:27à soit transmettre
25:28des fluides
25:30le pétrole
25:31les captations
25:33des futurs gisements
25:34des futurs métaux rares
25:35soit
25:36de l'information
25:37un dernier mot
25:39sur ce salon
25:41Euronaval
25:42et peut-être
25:42le contexte budgétaire
25:44Amiral Duvignot
25:44c'est vrai que
25:45le budget de la défense
25:47est l'un des rares
25:49à être sacralisé
25:51dans un contexte
25:52d'économie
25:53demandée
25:55maximale
25:56est-ce que ça
25:57vous dites
25:58on est tranquille
25:59ou alors
26:00le contexte politique
26:01et budgétaire
26:02fait que
26:02peut-être que
26:03les commandes
26:04ou les promesses
26:05faites aujourd'hui
26:06ne seront pas tenues
26:07ça c'est au gouvernement
26:08de nous le dire
26:10à prononcer
26:10sur l'avenir
26:11je vous ai certaine
26:12c'est qu'il y a un effort
26:12immense
26:13qui est demandé
26:14au pays
26:15dans le contexte
26:16que vous avez souligné
26:16le contexte budgétaire
26:17extrêmement délicat
26:18cet effort
26:19est demandé au pays
26:20pour conserver
26:21son assurance vie
26:22qui est la capacité
26:23à se défendre
26:24et pour se défendre
26:25il faut aussi
26:26savoir ce qui se passe
26:26donc ça veut dire
26:27observer bien sûr
26:28et puis être capable
26:29de protéger
26:30de réagir
26:31et pour ce qui concerne
26:32le naval
26:33la marine avait
26:34il y a quelques années
26:35un slogan publicitaire
26:37qui disait
26:37votre défense
26:38commence au large
26:39et c'est vrai
26:40qu'on a tendance
26:41à peut-être un peu
26:41l'oublier
26:42je parlais du caractère
26:42continental
26:43de la France
26:44mais nos intérêts
26:45sont aussi
26:47largement
26:48c'est le cas de le dire
26:50étendus vers l'océan
26:52dans les fonds marins
26:53vous l'avez parlé
26:53jusqu'à l'espace
26:54et puis dans ces espaces
26:55de liberté
26:56qui sont aussi porteurs
26:57de tout le commerce mondial
26:58on est totalement
26:58interconnectés
26:59et interdépendants
27:00aujourd'hui
27:01environ je crois
27:0290% en valeur
27:03du commerce mondial
27:04passe par les mers
27:04il faut aussi savoir
27:05ce qui s'y passe
27:06et pouvoir le protéger
27:07merci beaucoup
27:08à tous les deux
27:08bon salon euronaval
27:10ça se passe donc
27:11du 3 au 6 novembre
27:13prochain à Paris Nord
27:14Villepeinte
27:15merci à toutes et à tous
27:16de votre fidélité
27:17à Be Smart for Change
27:18à très vite
27:19et à tous Villepeinte
27:22...