- il y a 41 minutes
Ce mercredi 21 octobre, Frédéric Simottel a reçu Enguérand Renault, directeur de la rédaction de Satellifacts, Philippe Dewost, strategic advisor chez Jolt Capital, président de Phileos et cofondateur de Wanadoo, et Bogdan Bodnar, journaliste La Tribune. Ils se sont penchés sur la baisse des bénéfices de Netflix et sa chute en Bourse, l'arrivée de Waymo en Europe avec ses taxis autonomes en Espagne, ainsi que l'implantation de Nvidia en Allemagne pour bâtir l'IA dans les usines, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Allez, débrief de la tech, c'est reparti.
00:06Si vous avez manqué le début, on est en temps replay,
00:09on est sur YouTube, on est sur les plateformes.
00:12Pour retrouver, on a parlé notamment de cette fusion possible
00:16entre SpaceX et Tesla, et puis de l'info cyber du jour
00:19avec ses failles PHP qui ont fait que, par mesure de précaution,
00:24plusieurs gouvernements ou agences gouvernementales
00:26ont essayé de fermer certains des sites institutionnels.
00:28On redémarre avec Anguéran Renaud, directeur de la rédaction de SatelliFacts,
00:34avec un S, je le précise bien.
00:36Philippe Devost, dirigeant de Phileo, stratégique advisor chez Jol Capital
00:39et Bogdan Bogdard, journaliste à la tribune.
00:43On va démarrer avec toi, Anguéran.
00:45Netflix, un chiffre à l'affaire, au troisième trimestre,
00:50presque 13 milliards, plus 12%.
00:52Je grossis un peu les chiffres, j'arrondis.
00:56Et le bénéfice net est à 3,6 milliards de dollars, plus 44%.
01:01Mais voilà, ça déçoit.
01:04Ça coince.
01:05Alors qu'est-ce qui se passe ?
01:05Oui, parce que ce que tu dis, il y a un paradoxe.
01:08Les chiffres sont bons.
01:09Certes, il y a un ralentissement dans la croissance.
01:11Enfin, il y a rien de beaucoup d'entreprises qui aimeraient croître de 13%
01:15et avoir un bénéfice net qui croît de 44%.
01:18Mais ce n'est pas ça le problème.
01:19Le problème, c'est que tous les analystes regardent le temps de cerveau disponible.
01:23Et il y en a de moins en moins pour la télé.
01:25Il n'y a que 24 heures dans une journée.
01:28Pour Netflix, il y en a de moins en moins.
01:30Il y a une banque, Jeffries, qui dit que le visionnage serait passé
01:33à 49 heures par mois contre 66 heures en 2023.
01:39Oui, ça fait quand même deux jours par mois plein.
01:42Oui, donc ça commence à baisser.
01:46Parce que les gens vont quoi ?
01:47Ils vont sur YouTube, sur TikTok, sur Instagram ?
01:50C'est TikTok.
01:51Là, il y a l'étude de WeAreSocial qui vient de sortir.
01:56Mais c'est tout aussi.
01:57Il y a 3,5 milliards de gens qui sont sur l'IA.
02:03Et ils n'y vont pas, comme Philippe, pour coder ou décoder.
02:10Ils y vont en thérapie.
02:11Ils y vont pour s'amuser.
02:13Ça devient un lieu d'entertainment aussi.
02:17Ah oui, ça aussi.
02:18On va sur chat GPT pour discuter.
02:20Ça prend du temps.
02:22Mais c'est les réseaux sociaux.
02:23C'est TikTok, 1h55 par jour.
02:27C'est Instagram, 1h40 par jour.
02:30YouTube, 1h28 par jour.
02:32Aux États-Unis, on passe plus de temps sur YouTube,
02:36quasiment deux fois plus de temps sur YouTube,
02:38que sur Netflix.
02:39Ce qui n'est pas le cas encore, ni en Angleterre, ni en France.
02:42Ce qui sauve aujourd'hui la télé linéaire,
02:44c'est un peu les informations.
02:47C'est le direct.
02:48C'est là l'info en direct.
02:50Malheureusement, comme on l'a vu ce week-end chez nous en France,
02:52c'est les sports.
02:52C'est les matchs.
02:55Et les talk-shows de qualité.
02:56Et les talk-shows de qualité comme Tech & Coop.
02:59Tech & Coop la quotidienne.
03:01Netflix investit, il a annoncé la semaine dernière
03:04qu'il achetait les matchs de la prochaine Coupe du Monde,
03:07la Coupe du Monde 2030, pour l'Espagne.
03:10L'Espagne, c'est le tenant du titre
03:11et celui qui va recevoir avec le Maroc et le Portugal
03:14la Coupe du Monde en 2030.
03:16Donc, ils investissent massivement sur le direct aujourd'hui.
03:19Mais quand même, on voit ces résultats plutôt bons,
03:21mais ils réduisent sa prévision annuelle de revenus publicitaires
03:25d'environ 3-2 milliards.
03:28Oui, c'est autre chose.
03:30Il y avait un relais de croissance qui était effectivement,
03:34historiquement, et encore, la plupart des revenus,
03:36c'est les revenus d'abonnement.
03:38Mais historiquement, aujourd'hui, il y a un nombre de nouveaux abonnés.
03:42Alors, ils ne donnent plus les nouveaux abonnés.
03:44C'est un peu dommage, c'est un peu moins facile à voir.
03:47Mais les nouveaux abonnés, la croissance, c'est effectivement
03:51avec les offres, avec publicité.
03:53D'accord ?
03:53Donc, ça devrait au moins ramener une manne financière assez importante.
03:58Ils ont un peu déçu en disant, effectivement,
04:00les revenus publicitaires, ils sont plutôt de 2,7 milliards,
04:03plutôt que de 3 milliards.
04:04Ça veut dire que ce n'est pas le relais de croissance le plus attendu.
04:08Et puis, il y a quand même eu des suppressions de postes,
04:11le remplacement de la direction des contenus.
04:13Et donc, on sent que la priorité, c'est de revenir vers des produits,
04:17la production de produits événementiels.
04:19Et grand-pire, c'est Bogdan.
04:21Pardon.
04:21C'est vers l'événementiel.
04:23Et on le voit aussi, c'est très intéressant,
04:25c'est leur stratégie en cinéma.
04:29Souviens-toi, on disait pendant le Covid,
04:33les plateformes de streaming vont tuer le cinéma.
04:37Netflix investit dans le cinéma uniquement pour sa plateforme.
04:40Il y avait eu des conflits aujourd'hui.
04:42Il a racheté le film La Bola Negra,
04:45que je vous conseille tous.
04:47C'est un très beau film espagnol.
04:49Et il va le sortir, il a commencé à le sortir,
04:52mais il va le sortir dans 400 salles aux États-Unis.
04:55Voilà, sur 45 ou 46 jours.
04:57C'est intéressant.
04:58Et qui serait potentiellement peut-être le premier Oscar purement Netflix aussi.
05:03Potentiellement, puisqu'il représente l'Espagne aussi.
05:06Et puis, Bogdan, il y a un mois,
05:07on a vu la bande-annonce de GTA VI,
05:10achetée par Netflix.
05:11Oui, mais pour la diffuser 20 minutes avant
05:13ou une demi-heure avant YouTube.
05:15Alors, je t'écoute sur ce sujet.
05:17Alors, attention, je préviens les RH et les employeurs,
05:20c'est vrai qu'il y aura pas mal d'arrêt maladie
05:22au moment de la sortie de GTA,
05:24parce que bon, il y aura de la...
05:26Ce sera acté.
05:27J'attends le premier qui va sortir l'étude.
05:30C'est vrai que...
05:30Assure-moi, tu t'y mettras pas.
05:32Non, c'est vrai.
05:34Après, t'es quelqu'un.
05:34Tu pourras me voir Frédéric au bureau.
05:37C'est vrai qu'il faut aussi noter la concurrence des jeux vidéo,
05:40ceux sur smartphone aussi,
05:42parce qu'un gamer sur deux, maintenant,
05:43joue sur smartphone.
05:45sur smartphone.
05:47Quitte à faire de l'édito, je trouve ça un peu dommage,
05:49moi, que les gens passent leur soirée aujourd'hui plus sur Instagram ou TikTok,
05:52mais c'est un fait.
05:55Et on parle aussi de YouTube.
05:57YouTube le sait,
05:59qu'il est devenu le concurrent principal de Netflix dessus,
06:03sur ce marché.
06:04Il n'y a qu'à voir les annonces de cette rentrée.
06:07Ils misent tout sur des influenceurs,
06:09et des influenceurs long format.
06:10Donc, on est concurrencés, nous aussi, directement en tant que médias.
06:15Parce qu'on voit que c'est des sortes d'animateurs.
06:17Il faut savoir que derrière eux,
06:19travaillent énormément de journalistes
06:20qui quittent les médias traditionnels
06:22pour bosser de manière un peu plus déguise,
06:24enfin, cachée,
06:25pour des influenceurs que le grand public peut retrouver sur YouTube.
06:30Et cette bataille-là,
06:31Netflix, c'est presque,
06:32on emploie ce terme de marronnier dans le journalisme,
06:34pour dire,
06:35un peu comme le sujet du marché de Noël,
06:37Netflix qui perd en bourse,
06:38ça revient quasiment tous les ans.
06:40En réalité, ils perdent tous en bourse.
06:41Netflix en sort plutôt bien.
06:43Paramount paire, HBO paire, Disney plus paire,
06:45Netflix se maintient.
06:47Les histoires de revenus publicitaires,
06:48ça, c'est un fait,
06:49mais tout le monde perd en ce moment sur la pub.
06:52Tout le monde licencie aussi.
06:54Donc, c'est systémique, on va dire.
06:58Mais pour en revenir à ce que disait Anguéran,
07:01ils ont un concurrent, c'est YouTube,
07:03et YouTube fait de la qualité aujourd'hui,
07:05et pour moins cher.
07:05Et ils font des partenariats avec TF1,
07:08parce qu'on peut regarder TF1 maintenant
07:09via la plateforme de Netflix.
07:11Philippe, ton regard sur...
07:12Et puis, oui,
07:15YouTube bénéficie d'une proximité de distribution
07:17avec l'utilisateur, le consommateur final,
07:21en tout cas sur certains écrans,
07:23du simple fait du système d'exploitation Android TV,
07:27qu'il y a dans un certain nombre de téléviseurs connectés.
07:30Même s'il y a,
07:31malgré le bouton Netflix qui peut y avoir sur la télécommande,
07:34parce que Netflix a financé le bouton à côté du bouton Amazon Prime,
07:39par défaut, quand on arrive sur le système d'exploitation,
07:42le premier truc qu'on vous propose,
07:44c'est YouTube.
07:45Donc, ça, c'est un sujet.
07:46Mais je pense aussi que la fragmentation des modes de consommation,
07:51l'omniprésence des contenus vidéo,
07:56y compris hyper court,
07:57pour le fait que, paradoxalement,
07:59YouTube, lui, remonte la pente dans l'autre sens
08:01et commence à financer des formalons,
08:03c'est la fin de la formule de Rida Stinks de 2017,
08:06qui disait,
08:06« Mon seul ennemi, c'est le sommeil.
08:08Aujourd'hui, son ennemi, c'est le pouce. »
08:12Voilà, donc, on voit bien que le champ de bataille a bougé
08:16avec ce paradoxe que tu relevais en guérant,
08:19qui est qu'aux États-Unis,
08:21tout le monde s'affole
08:22dès que des revenus croissent un peu moins vite que prévu,
08:27alors que la croissance est encore à deux chiffres.
08:30Mais c'est simplement le signe d'un changement de terrain de jeu.
08:35– Il y a juste une chose que tu disais,
08:38YouTube finance les formats un peu plus long.
08:41Non, YouTube ne finance rien du tout.
08:44YouTube fait du partage de revenus à postériori.
08:48– Tu as raison, c'est inexact.
08:49– Et ce qui est très intéressant,
08:51c'est qu'en revanche…
08:53– YouTube slash Google, là, rappelons-le.
08:55– Oui, mais en revanche,
08:56on parlait de rappeler de temps en temps.
08:58– Oui, bien sûr.
08:58– Non, mais en revanche, Netflix investit énormément.
09:02Et je vous signale qu'en France,
09:05plus particulièrement,
09:06Netflix va devenir,
09:08et déjà le premier investisseur privé
09:11dans les contenus, séries, films,
09:15il va devenir…
09:16Alors le problème, c'est que le premier investisseur,
09:19c'est France Télévisions,
09:19le montant est en train de baisser,
09:21le montant de Netflix est en train de monter
09:23puisque c'est assis sur ces…
09:24– La première série de fiction européenne,
09:27peut-être pas hors États-Unis,
09:29mais européenne, en tout cas,
09:29c'était Marseille,
09:30c'était France.
09:31– Oui, oui, bien sûr.
09:32Mais là, il y a les obligations,
09:35le décret SMAD, peu importe.
09:38Mais aujourd'hui, Netflix,
09:40c'est un des piliers de l'investissement
09:44dans les contenus de qualité audiovisuelle,
09:48essentiellement, un petit peu cinématographique.
09:50Donc c'est quand même extrêmement important.
09:53Et que la difficulté, on le voit,
09:56c'est que YouTube prend l'attention,
09:59mais n'investit pas.
10:01Et les médias traditionnels continuent d'investir,
10:04et les plateformes investissent beaucoup,
10:06et l'attention commence à partir.
10:09Et c'est ça, le Yatus,
10:10quand tu mets beaucoup d'argent,
10:11et que l'attention s'en va…
10:12– La martingale, ça peut être quoi ?
10:14Enfin, comment ?
10:15Peut-être pas la martingale,
10:16mais enfin, comment résister ?
10:17Parce que…
10:17– Moi, je le disais, hors micro,
10:20je disais, je trouve que sur Netflix,
10:22je commence à trouver un peu plus…
10:24Souvent, on est en train de zapper en passineur,
10:26à regarder avant de l'arrêt,
10:27et je trouve qu'aujourd'hui,
10:28on trouve pas mal de beaux contenus.
10:31– Ils présentaient la semaine dernière
10:33les up-fronts.
10:36Honnêtement, il y a beaucoup de…
10:37– Les up-fronts pour les annonceurs ?
10:39– Et ils présentaient tout leur catalogue
10:41pour les annonceurs, toutes les nouveautés.
10:43Il y en a beaucoup,
10:44et ça va être passionnant, effectivement.
10:47Bon, on va pouvoir passer des belles soirées
10:49devant Netflix.
10:50– Des belles soirées d'hiver.
10:51– T'as eu raison de me corriger
10:53sur ce que j'ai dit tout à l'heure
10:54sur le financement, c'est très vrai.
10:59Du coup, il y a un petit décalage,
11:01effectivement, entre d'un côté,
11:04Netflix qui, d'une certaine manière,
11:07reste le grand restaurant
11:08qui emploie les meilleurs chefs,
11:10qui essaye de faire des choses soignées,
11:13et puis de l'autre,
11:13parce que là, on a beaucoup parlé
11:15de YouTube, etc.,
11:16mais je pense, même si les circonstances
11:19sont un peu particulières,
11:21mais il ne faut pas qu'on oublie TikTok,
11:22tant plus.
11:23– Oui, mais c'est ce que je dis.
11:24– Et TikTok, et donc,
11:24d'un côté, tu as le grand chef étoilé
11:26qui prépare sa carte, etc.,
11:27et de l'autre, tu as le petit géant,
11:29chacun porte son sandwich,
11:30et tout le monde regarde.
11:33Et face à ça, pour moi,
11:35il y a un vrai sujet,
11:36qui est le sujet pour les grands médias,
11:38c'est que les grands médias,
11:39ils ont eu pendant longtemps,
11:40et ils ont encore,
11:41et plus que jamais, à mon avis,
11:44besoin d'être des figures de référence
11:48ou des figures d'autorité,
11:49c'est-à-dire que quelque chose fait autorité,
11:52il y avait le fameux « vue à la télé »,
11:53et en fait, le « vue à la télé »,
11:55ça voulait dire « vue sur une chaîne
11:57ou dans un média,
12:00dont on sait qu'indépendamment des opinions
12:03qu'il appuie ou pas,
12:04dont on sait qu'il fait son boulot
12:06de journalisme propre.
12:08Or, là, l'influenceur,
12:11le TikToker,
12:12celui, voire le bot,
12:13qui balance quelque chose
12:14pour générer de l'écho,
12:19en qui as-tu confiance aujourd'hui ?
12:20Il n'y a plus de prix à la qualité.
12:22Et ça, c'est très compliqué.
12:24Quand il n'y a plus de prix à la qualité,
12:25c'est exactement ce que tu disais,
12:27quand on regarde le pique-nique,
12:28au lieu de rentrer dans un 3 étoiles,
12:31ça commence à être compliqué.
12:32Et alors, vous allez voir cette transition habile,
12:35parce que le temps de cerveau disponible,
12:36le temps de cerveau disponible
12:37pour regarder Netflix,
12:38il sera aussi dans la voiture.
12:41Puisque Waymo prévoit,
12:43donc Waymo, vous connaissez évidemment,
12:44prévoit de multiplier par 5
12:45sa flotte de robotaxis d'ici fin 2027,
12:48alors d'être encore plus,
12:51dans davantage de villes.
12:52Et notamment, ça grignote,
12:54Bogdan, c'est toi qui as repéré ça.
12:56Il y a des expérimentations à Madrid.
12:59On sait qu'il y en a déjà à Londres.
13:02À Londres, exactement.
13:03En Suisse aussi, je crois qu'il y en avait,
13:05peut-être en Europe de l'Est, quelque part.
13:07Mais là, à Madrid, en tout cas,
13:08on commence quand même à être par contre nous.
13:10Madrid, c'est surtout la première ville
13:11de l'Union Européenne.
13:12Là, dans l'espace d'une semaine,
13:14donc Waymo, qui appartient encore une fois
13:16à Google, on en revient à eux,
13:18a annoncé un déploiement à Toronto.
13:21Alors même si ça nous paraît loin,
13:22le Canada, il faut comprendre
13:24que c'est une ville où il fait très froid l'hiver.
13:26Les batteries souffrent, sont mises en tension.
13:31Donc, ça sera un vrai test.
13:32Mais le fait qu'il se déploie dans l'Union Européenne,
13:35ça casse un peu un frein de lieu sur ce sujet-là
13:40qui, pendant longtemps, voulait prendre
13:42avec des pincettes les voitures autonomes
13:44parce qu'il y a un risque.
13:45Il faut le rappeler aussi aux spectateurs.
13:47Sur le papier, c'est juste qu'une voiture autonome,
13:49on lui refuse une erreur,
13:51mais elle est plus sûre qu'un humain.
13:56Elle fera par principe moins d'erreurs.
13:57Elle ne va pas boire le soir et prendre le volant.
14:00Et ce que tu as vu, c'est qu'il y avait une réunion à Bercy
14:01qui est prévenue.
14:02Il y a une réunion à Bercy qui sera prévue
14:03avec une enquête qui devrait être dévoilée.
14:05Mais alors, moi, je trouve ça un peu dommage,
14:07ce type de réunion,
14:08parce qu'on compare de plus en plus la France à l'Espagne.
14:11Parfois, de manière un peu galvaudée,
14:12en ne donnant pas tous les détails.
14:14Mais encore une fois, on voit que Google,
14:16donc à travers Waymo,
14:17a privilégié l'Espagne et donc Madrid.
14:21La réponse pour l'instant de la France,
14:23c'est qu'on va faire une réunion.
14:25Donc ça devient un peu presque caricatural,
14:29cet effet de bureaucratie.
14:31L'autre sujet aussi,
14:32c'est que pour l'instant, c'est du mapping.
14:34Donc ils envoient quelque chose comme 16 voitures.
14:35Ça ne paraît pas beaucoup
14:36et c'est 16 voitures qui seront accompagnées d'un pilote,
14:38comme ils font à Londres, à Toronto et à Tokyo.
14:40Là, c'est à Madrid.
14:40Là, c'est à Madrid.
14:41Et donc le mapping, c'est pour cartographier une ville.
14:43Cartographier une ville, ça prend du temps
14:45et ça ne veut pas dire qu'il y aura forcément un déploiement
14:48parce qu'il peut y avoir un couac
14:49et il peut s'arrêter.
14:50Mais je termine juste sur cette partie-là avant de laisser.
14:54Imaginez qu'il faut cartographier Paris
14:56et je pense que c'est la première réflexion
14:58que se fait Google à travers Waymo aujourd'hui.
15:01Donc on est quand même en train de basculer,
15:03ça y est Philippe,
15:03dans la phase d'industrialisation, clairement.
15:07Oui, Waymo a démontré,
15:09je crois que c'est 500 000 cours,
15:12c'est un volume régulier.
15:15Il revendique 270 millions de miles autonomes.
15:18C'est ça, mais c'est 500 000 courses payants.
15:20par semaine.
15:22Donc ça y est, c'est rentré dans les mœurs.
15:25Et entre l'époque où j'avais fait cette expérience très bizarre de voir,
15:30j'étais monté dans une Waymo à San Francisco,
15:32de voir le volant qui tombe tout seul.
15:34Bon, et ça y est, c'est rentré dans les mœurs.
15:36Ce que, il me semble que dans les démarches européennes qui ont été faites,
15:43je crois qu'il y a une ouverture d'une boîte,
15:48alors je ne sais pas si c'est une boîte aux lettres,
15:49ou d'une structure d'une SAS à Paris, rue Laboessi.
15:53Donc pour l'instant, là où l'Emo envisage de mettre des Jaguars à Madrid,
15:59là pour l'instant, ils mettent un formulaire à Paris.
16:01Bon, on verra ce que ça donne.
16:03Une petite plaque, voilà, rue Laboessi.
16:06Après, il y a la question de la cartographie.
16:09Alors je ne suis pas du tout un expert de Madrid,
16:11où je crois d'ailleurs n'avoir jamais mis les pieds,
16:13donc je ne sais pas comment ça circule là-bas.
16:15Je pense que le test ultime pour Emo, c'est la place de l'étoile,
16:19avec des piétons qui regardent leur smartphone,
16:21des trottinettes en sens inverse, des vélos avec...
16:25Les constructeurs font le test de l'étoile avec leur voiture autonome.
16:28Voilà.
16:28C'est le pire test complet.
16:31Mais c'est...
16:32Oui, c'est...
16:36Alors après, on se dit, oui, alors les Madrilènes accueillent...
16:40Alors les Madrilènes d'abord, Emo n'est que le deuxième,
16:42parce que les Chinois avaient démarré juste avant,
16:44donc manifestement, il y a une volonté de moderniser,
16:47de voir cette ville comme un flux,
16:50et de traiter le flux en essayant de l'optimiser,
16:52et donc de faire des essais.
16:53Il y a Uber à Londres aussi, il faudra...
16:54Voilà.
16:55Uber en voiture autonome.
16:56Donc ils y vont.
16:59Après, il y a l'argument de la création d'emplois.
17:00Pour l'instant, moi, ce que j'ai vu dans les arguments avancés,
17:03c'est surtout les emplois de techniciens et de maintenance
17:05pour les véhicules et pour leur entretien.
17:08Est-ce que ça compensera le nombre de...
17:10Parce que maintenant qu'on se pose des questions,
17:12à chaque fois qu'on parle d'IA ou de services intelligents,
17:14on parle d'emploi.
17:15Est-ce que ça va déplacer le nombre de...
17:17Combien de chauffeurs ça va le déplacer ?
17:18Pour la première fois, on a fait...
17:21François Sorel a fait plusieurs émissions,
17:23deux émissions qu'on pourrait voir évidemment en replay
17:26et en podcast, en vidéocast,
17:30sur nos plateformes sur YouTube,
17:32au salon de l'auto, au mondial de l'auto.
17:34Et donc on dit que les deux grandes tendances
17:36étaient la poussée des Chinois,
17:37et puis les véhicules électriques,
17:39et puis en filigrane quand même,
17:41le véhicule autonome.
17:42Et moi, c'est la première fois où sur les...
17:43Tout le monde a commencé à parler de...
17:45On voyait TF1, tout ça qui montrait,
17:49mais sans montrer le côté anxiogène.
17:51Et j'ai trouvé que, tiens, la bascule,
17:53parce qu'avant c'était, ah oui, sans chauffeur.
17:55Et là, ça y est, on est en train de basculer.
17:57Je pense qu'au prochain mondial de l'auto, on fera...
17:59C'est rentrer dans les mœurs aux Etats-Unis, dans les villes.
18:03Alors, San Francisco a été pionnière dans les villes.
18:07Ça rentrera très rapidement dans les mœurs en Europe.
18:09Et puis, tu vois, ça s'installe.
18:12Ça va être un problème d'autorisation et de réunion.
18:17Et d'investissement aussi,
18:18parce que je ne sais pas si on peut laisser une Waymo
18:20après une manifestation en Place de la République.
18:23On a déjà vu ce que ça a pu donner avec les trottinettes.
18:25Je pense que ça rentre dans la réflexion, à mon avis, à un moment.
18:28Oui, ça ne va pas être du mobilier urbain, en tout cas.
18:31Mais oui, mais sur les sujets de sécurité,
18:33je pense qu'à la fin, c'est les assureurs qui trancheront comme d'habitude.
18:36C'est eux qui diront si une course en Waymo est assurable ou pas.
18:40Et la récré sera sifflée à ce moment-là.
18:42Ou en tout cas, il y aura un prix sur l'assurance.
18:44Et je voulais rebondir sur un autre point que tu évoquais tout à l'heure.
18:47Ça reboucle avec un des premiers sujets qu'on a abordés en début d'émission,
18:51qui était cela.
18:52Parce que, souvenez-vous, celui qui vendait la conduite autonome
18:56et puis qui ensuite a vendu l'idée du robotaxi,
18:59et puis a vendu l'idée qu'en achetant une Tesla,
19:02on pourrait la relouer en la rendant disponible dans une flotte de robotaxi
19:07pendant qu'on ne s'en servait pas soi-même,
19:09et que du coup, on pourrait financer ses mensualités.
19:11C'était Tesla.
19:13Et Google a été plus efficace et plus industrielle, sans doute, sur ce plan-là.
19:19Messieurs, je vous propose qu'on passe au sujet suivant,
19:23et on va aller faire un tour à Berlin,
19:24parce que c'est la GTC, la grande conférence de Nvidia,
19:27qui se déroule à Berlin,
19:28parce que si le monde est très focalisé sur Elon Musk,
19:33on parlait de Google,
19:34il y a un troisième acteur quand même qui,
19:36alors il y a son patron de Jensen Wang,
19:37mais c'est l'acteur lui-même Nvidia que l'on voit partout,
19:41qui, voilà, l'Europe rêve d'une IA souveraine,
19:44l'Allemagne signe avec Nvidia.
19:47Il y a plein de choses, je vois,
19:48alors, Cocorico pour la France,
19:50parce que Jensen Wang, il est passé par Paris la semaine dernière,
19:53il avait dit qu'il y avait 4-5 sociétés qui l'intéressaient,
19:56Doctolib, Pigment,
19:57là on vient de lever 250 millions de dollars,
20:02notamment auprès de Nvidia,
20:03et puis là je vois Nvidia exhorte mercredi l'Europe,
20:06en retard dans la course à l'IA,
20:08à accélérer le déploiement de cette technologie dans l'industrie,
20:10évidemment pour acheter du composant Nvidia si possible.
20:16Voilà, on arrive, on attire Nvidia,
20:18mais en même temps il se tourne vers l'Europe,
20:20enfin comment il faut voir ça les uns les autres ?
20:22Moi, aujourd'hui, là on a vu Jensen Wang,
20:25il fait son shopping là en Europe,
20:28il est arrivé, tu l'as dit, France,
20:33Doctolib, Pigment,
20:35Il est une start-up dans la chimie aussi.
20:37Dans la chimie, enfin voilà,
20:38il va en Allemagne,
20:39il promet, alors c'était pas très clair,
20:41c'est pas des investissements,
20:42mais c'est des engagements
20:44de mettre à peu près 10 milliards de dollars
20:47sur la table.
20:49Il parle, exemple d'application,
20:51les constructeurs automobiles allemands,
20:52Mercedes, Benz et Volkswagen,
20:54pour utiliser une plateforme Nvidia.
20:57Nvidia s'est engagé à investir 10 milliards de dollars
20:59en Europe.
21:02C'est investir, il y a eu,
21:05le mot c'est plutôt engagement.
21:08Oui, c'est investir, c'est...
21:09C'est investir, c'est...
21:10Je vous mets de l'argent,
21:11et si vous pouvez m'acheter les puces avec, c'est bien.
21:13Oui, c'est bien.
21:13Non, non, non, il fait clairement un tour,
21:17il fait clairement un tour en Europe,
21:20et ce faisant, il va voir pays par pays,
21:22parce que ça veut dire que l'Europe n'est toujours pas unie,
21:24il n'y a pas...
21:25L'Europe, il n'y a toujours pas un président,
21:27il y a toujours...
21:28C'est une porte de sorte.
21:30Et clairement,
21:32tu as lancé le sujet sur la souveraineté technologique de l'Europe.
21:38Oui.
21:40Ça va être compliqué.
21:41Ça va être compliqué.
21:43Bogdan, puis Philippe.
21:44Sur les questions de souveraineté,
21:46alors j'ai vu, il y a eu un média qui a publié sur le fait
21:48que l'Allemagne serait un peu plus vendue que la France à Nvidia.
21:52Ce n'est pas vraiment le cas.
21:53Oui, voilà, c'est ça.
21:54Il faut bien comprendre que...
21:55Quand tout le monde a besoin d'Nvidia aujourd'hui.
21:56Oui, voilà.
21:56Exactement, on a déroulé tapis rouge pour...
21:58Et puis, si on nous dit, je mets de l'argent pour construire une usine,
22:01on sera les premiers à dire...
22:02Exactement, on sera les premiers à se battre pour une Gigafactory
22:04si demain, il faut des puces.
22:08Le souci, on va en revenir au sujet peut-être de Doctolib.
22:12Alors, une puce ne contient pas les données,
22:14même si ça paraît évident, il faut le rappeler.
22:16Donc, ils n'ont pas accès aux données.
22:19Mais on a des entreprises françaises
22:21qui gèrent des sujets plutôt régaliens, même on peut dire,
22:26qui, elle, en l'occurrence, Doctolib avait déjà des actionnaires américains,
22:30mais des actionnaires américains qui se creusent de plus en plus.
22:34Et il y a eu, sous les deux mandats d'Emmanuel Macron,
22:38il y avait, on sait, c'est le lancement de la French Tech,
22:40il y avait ce côté, le gouvernement sera toujours derrière ses startups.
22:45Deux ans après, on peut constater aussi que c'est un peu un échec de la French Tech,
22:49parce qu'on dépend toujours des investissements américains.
22:52Et sur la nouvelle ère qui devrait être l'ère de l'intelligence artificielle générative,
22:58c'est déjà acté qu'on sera dépendants.
23:00Et en plus, les Américains auront peut-être un mot à dire lors des prochaines réunions.
23:04Moi, je trouve qu'il est très habile,
23:06enfin, évidemment, il est habile à la chose,
23:07mais avec les Allemands, c'est que, où est-ce qu'il va les voir ?
23:10Il va les voir sur les données industrielles.
23:12Il va investir dans des sociétés robotiques et tout ça.
23:15Alors, il sait les caresser dans le bon sens du poil,
23:17et lui, ça va l'arranger.
23:19Lui, la prochaine étape, c'est le physical AI.
23:21Il y a eu l'IA générative, l'IA agentique.
23:23Maintenant, on parle de physical AI.
23:25Il est en plein dedans.
23:26C'est là où il est génial.
23:27Et c'est lui qui va pousser l'Allemagne à dire,
23:29vous êtes une industrie, vous êtes l'industrie des robots maintenant.
23:31En Allemagne, il parle industrie.
23:33En France, il parle start-up,
23:34parce qu'effectivement, c'est la French Tech.
23:37C'est-à-dire qu'il est effectivement, il est caméléon.
23:40Mais même si on avait, parce qu'on a quand même beaucoup parlé
23:44de l'indépendance, enfin, de la souveraineté technologique et Mistral.
23:48Mais Mistral, derrière, ça fonctionne sur l'infrastructure
23:52et sur les puces NVIDIA.
23:54Et n'importe qui ne le ferait pareil.
23:57Sur NVIDIA, la question...
23:59NVIDIA et la souveraineté, en fait.
24:00Oui, oui, mais c'est une question de...
24:04C'est une question de...
24:05Souveraineté et dépendance, c'est à peu près la même chose.
24:08Parfois, d'ailleurs, il vaudrait mieux qu'on utilise le mot dépendance,
24:10comme ça, on verrait le mal en face.
24:13C'est de quoi est-ce qu'on dépend et qu'est-ce qu'on accepte
24:17que quelqu'un d'autre qui n'est pas nous débranche ?
24:22Quel dégât est-ce qu'on accepte si on ne maîtrise pas le sujet ?
24:25Pour l'instant, l'Europe continue à affirmer sa volonté
24:31d'avoir son indépendance numérique.
24:32NVIDIA lui propose un kit de montage.
24:35Quand il y aura d'autres outils, d'autres kits de montage disponibles,
24:40pourquoi pas, mais soyons lucides, il y a plein d'initiatives aujourd'hui,
24:44notamment en matière de processeurs extrêmement avancés,
24:48que ce soit Calray, que ce soit Cyperl, et j'en oublie forcément,
24:52et je suis désolé pour ce que j'oublie.
24:54Mais simplement, avant de passer du blueprint du plan de la puce
25:02à sa fonderie en volume, il faut des années.
25:06Je vous rappelle que le ticket d'entrée, le coût unitaire,
25:08vous voulez vous acheter une usine de puce,
25:10vous la mettre où vous voulez, le ticket c'est 10 milliards.
25:13Déjà, il faut aller voir ISML, c'est...
25:15Mais ils ne vendent plus aux Européens ?
25:19On n'a pas vendu une machine aux Européens ?
25:23Donc, le temps qu'on s'organise, que le sursaut se fasse, etc.,
25:27il va forcément se passer du temps, pardon, je me répète,
25:32mais du coup, on n'a pas d'autre choix pour le moment.
25:35Le vrai sujet, c'est la compétence qu'on va conserver
25:39dans la capacité de comprendre comment ça tourne,
25:42comment ça fonctionne, de manière à pouvoir un jour
25:44changer un des composants NVIDIA par un autre composant.
25:48Ce qui suppose, un, qu'on ait le choix,
25:49qu'il existe d'autres composants.
25:51C'est en train de faire les Chinois.
25:52Voilà, mais qu'il existe d'autres composants.
25:54Et deux, qu'on sache qu'on ait la compétence
25:57et qu'on sache se dire, ah tiens, là, le composant devient obsolète,
25:59qu'on fait notre discussion sur PHP tout à l'heure,
26:01mais je sais par quoi je vais pouvoir le changer d'ici un ou deux ans.
26:04Mais tu fais bien de citer PHP, parce que la force de NVIDIA aussi,
26:06c'est toute cette couche logicielle à bord,
26:09qui permet à Jagan de mettre ses API.
26:12Et là, ils sont très, très forts.
26:13Qui sont verrous.
26:14Qui sont le Cuda et aujourd'hui,
26:16ce qu'étaient Word, Excel et PowerPoint à la fin des années 90.
26:22C'est le verrou, il était le verrou maintenu, il était là.
26:26Il continue à équiper 85% des entreprises.
26:27Après, il y a deux petites remarques.
26:29La première, c'est que, comme vous l'avez déjà remarqué,
26:33c'est de l'économie circulaire.
26:34C'est-à-dire que NVIDIA annonce des engagements,
26:37donc finance avec les excès de cash qu'ils ont,
26:41des entreprises qui vont en contrepartie de commandes futures de puces,
26:45qu'elles n'arrivent d'ailleurs pas à livrer.
26:46Ça, c'est un autre sujet.
26:48Et puis, j'ai un tout petit point de désaccord sur la French Tech,
26:52parce que j'étais...
26:54Il y a prescription, mais j'ai co-écrit avec une collègue
26:57de la Caisse des dépôts, Maud Franca, que je salue ce soir,
27:00le rapport qui a donné naissance à la French Tech fin 2013.
27:04Et pendant, effectivement, pendant très longtemps,
27:06on a vu l'entrée du tuyau de l'entonnoir.
27:09Ce qui était nécessaire pour amorcer la pompe.
27:11Et donc, l'entrée d'entonnoir, c'est l'investissement
27:13qu'on déverse dans les entreprises,
27:15en espérant que certaines vont super bien réussir.
27:17Mais on n'a pas vu l'autre sortie de l'entonnoir,
27:20qu'on ne voit toujours pas, qui sont les sorties,
27:23c'est-à-dire le moment où les plus méritantes de ces entreprises
27:28finissent soit par se faire racheter,
27:31soit par entrer en bourse,
27:33ce qui permet à tous les investisseurs qui ont mis de l'argent dedans
27:36de récupérer leur mise, et tout le monde l'espère, un bonus.
27:40Et c'est cet angle mort-là que nous avons encore aujourd'hui,
27:43c'est qu'il n'y a pas suffisamment de sorties de grandes...
27:47Vous avez remarqué, plus personne ne parle de licorne.
27:50Elles ne sont pas toutes devenues des poneys,
27:53mais certaines attendent, une licorne c'est une opinion
27:55qu'un jour, quelqu'un va mettre 2-3 milliards d'euros sur la table.
28:00Piguement est une licorne.
28:01Piguement est une...
28:02Mais tu as raison, on n'en parle plus.
28:07Non, non, mais ce qui est l'autre partie de l'entonnoir,
28:10la sortie, c'est effectivement récupérer de l'argent pour réinvestir,
28:14c'est ce que fait la Silicon Valley depuis les années 60,
28:17mais c'est aussi former des dirigeants,
28:19ce qu'on a dit, la PayPal Connection,
28:22où Elon Musk et Peter Thiel sont les plus grands représentants,
28:25mais tous ceux qui ont réussi il y a 20 ans,
28:28ils ont essaimé et ils réussissent.
28:30Et donc c'est ça le théor.
28:33Eh bien messieurs, merci pour vos éclairages.
Commentaires