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  • il y a 4 heures
Cinq jours après les violences du 17 octobre et à l'approche d'une nouvelle journée de mobilisation samedi, le gouvernement veut faire redescendre la pression. Des représentants de partis politiques seront reçus à Matignon par Sébastien Lecornu ce jeudi 22 octobre.

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Transcription
00:00Nous n'avons pas obtenu de réponse claire sur comment on peut expliquer une telle impréparation de nos services de
00:06sécurité.
00:07Comment on peut expliquer que des rues dans nos villes soient à ce point livrées aux casseurs et aux pillards
00:13sans intervention policière, sans dispositif policier adéquat.
00:17Donc ça c'est inquiétant.
00:19La deuxième chose, nous étions venus avec des propositions en disant une chose très simple.
00:23Quand vous êtes face à un mouvement social d'une telle ampleur,
00:25vous devez apporter des réponses politiques aux revendications qui sont formulées.
00:30D'abord par les lycéens, puis ensuite sur la question du pouvoir d'achat.
00:34Et là-dessus on nous a expliqué d'abord que ce n'était pas le cadre.
00:37Mais nous nous avons dit que si on invitait des forces politiques à discuter dans une situation d'une telle
00:42tension,
00:43eh bien nous ferions en sorte que ce soit le cadre.
00:46Et donc nous sommes venus avec des propositions précises, des propositions de sortie de crise.
00:50Parce qu'à un moment il faut quand même qu'il y ait ces réponses politiques,
00:53qu'elles soient exprimées, qu'elles soient formulées.
00:55Il faut qu'on entende la colère des jeunes, et il faut qu'on entende la colère des lycéens,
01:00il faut qu'on entende les préoccupations et les angoisses de la population française.
01:04Et donc sur les lycéens, on est venus avec des idées qui sont simples et qui peuvent être engagées très
01:09rapidement.
01:10Sur Parcoursup, l'abrogation de Parcoursup, la capacité à reformuler un autre système.
01:17Sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées.
01:21Et au contraire, on doit répondre à la revendication des lycéens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face
01:28à eux,
01:28que les enseignants absents soient remplacés.
01:31On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat.
01:36Le gouvernement maintenant a tout sur la table.
01:39Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'il réponde à notre plan, à ce plan de sortie de
01:44crise.
01:45C'est de cela dont la France a besoin.
01:47À la fois de garantir l'ordre républicain et de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés.
01:57Et pendant des semaines, les lycéens ont été traités comme quantité négligeable.
02:03On a refusé, le gouvernement a refusé de les recevoir.
02:06On a un ministre de l'éducation nationale qui a dit qu'ils n'ont qu'à parler avec leur
02:11proviseur.
02:14On va...
02:15Ils ont fait, je vais parler.
02:16Ouais.
02:18Vous avez vu.
02:18C'est ça la réponse.
02:21Encore une réponse policière.
02:24C'est en direct.
02:25Ah, pardon, on peut continuer.
02:29Donc, maintenant, la balle est clairement dans le camp du gouvernement.
02:32S'il pense qu'il peut noyer le poisson,
02:37si le gouvernement croit qu'en ne répondant pas aux revendications de la jeunesse française,
02:43eh bien le mouvement s'essoufflera.
02:45Il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines.
02:48Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique,
02:52c'est que notre pays vive en paix dans la justice.
02:55Et que pour cela, eh bien, il faut répondre aux demandes.
02:59Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur,
03:01on ne peut pas le traiter par le mépris.
03:02Et donc, nous avons fait des propositions.
03:04Maintenant, on attend de voir.
03:06On n'a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés.
03:09Et on attend de voir dans les jours qui viennent
03:11si le gouvernement a entendu, à travers nos propositions,
03:15le mouvement social.
03:16et on est très bien.
03:16Et on a petit côté

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