00:00Bonjour à tous. Raphaël Glucksmann, c'est le présidentiable fabriqué en laboratoire.
00:06Mes amis, préparez le tapis rouge. Après Macron, voici Glucksmann, le nouveau produit miracle de la politique française.
00:12On nous avait déjà vendu Macron comme le beau-art de la finance, on va maintenant nous vendre Glucksmann comme
00:16le Brad Pitt de la social-démocratie.
00:19Sauf qu'à Hollywood, au moins les acteurs, eux, y passent des castings.
00:22En politique française, certains semblent passer directement par le service à pré-vente des rédactions parisiennes.
00:28Raphaël Glucksmann. C'est le révolutionnaire, vous savez, en cachemire.
00:32C'est le rebelle qui ne dérange jamais les bonnes tables.
00:35C'est le Che Guevara des cocktails mondains.
00:38Avec lui, la révolution, elle ne se fera pas dans la rue, mais entre deux petits fours, avec une invitation
00:42au prochain dîner.
00:44Et quelle généalogie familiale chez les Glucksmann.
00:47Son père, en des Glucksmann, il est passé du maoïsme à l'anticommunisme en étant agent double du KGB, vous
00:54vous rendez compte ?
00:55Alors dans la famille Glucksmann, c'est vrai que les convictions politiques changent tellement souvent
00:59qu'à côté, un échangiste du Cap d'Ague passe vraiment pour un modèle de vertu et de fidélité conjugale.
01:05Et maintenant donc, voilà le fils, présenté comme l'homme présidentiel.
01:09À écouter certains commentateurs, on croirait que c'est le De Gaulle qui vient de ressusciter dans un studio de
01:13Radio France
01:14ou avec Léa Salopé sur France Télévisions.
01:17Mais le plus savoureux derrière tout ça, ce sont ces 88 000 inscrits de la primaire.
01:23Réservés initialement aux militants, il y avait tellement peu de monde qu'ils ont finalement ouvert les vannes à tout
01:29le monde.
01:29Vous imaginez le truandage, le truandage.
01:32On fait venir ainsi des figurants au meeting.
01:35Et maintenant, on ouvre les votes.
01:37Des primaires ouvertes, des inscriptions sur Internet.
01:40Une grosse partie, selon mes informations, étaient même, du reste, des électeurs de l'étranger.
01:45De l'étranger.
01:47Et des pourcentages triomphants.
01:48Plus de 66% des votants.
01:50Magnifique.
01:51Mais 66% de quoi, en fait ?
01:53Et pendant ce temps, on nous prépare le grand spectacle, les portraits, les interviews, les couvertures de journaux, les analyses.
01:59Et à force de nous présenter Glucksmann, de nous mettre dans la tête comme un président serbe possible,
02:04certains finiront peut-être par croire qu'il a déjà gagné l'élection.
02:07Ce n'est pas parce que trois éditorialistes parisiens, chers amis, vous cirent les pompes,
02:12qu'il faut déjà prendre les mesures pour les pantoufles de l'Elysée à tous ces pantouflards.
02:18Car le problème de cette politique fabriquée en laboratoire, c'est toujours le même principe, en fait.
02:23Vous savez, ils choisissent le candidat, ils écrivent le scénario, ils organisent ensuite la promotion.
02:29Et après, ils s'étonnent que le public refuse d'acheter le billet d'entrée.
02:32Parce qu'à force de nous fabriquer des présidents dans les arrières-cuisines du pouvoir,
02:36eh bien on va finir par croire en France que l'Elysée est devenue un restaurant gastronomique.
02:40En fait, Glucksmann, c'est un plat réchauffé, c'est Macron, aujourd'hui, passé au micro-ondes.
02:48C'est un menu qui est choisi par les milliardaires, c'est une recette préparée par les communicants,
02:53c'est les journalistes aujourd'hui, c'est Pleutre, qui sont les serveurs,
02:57et les Français qui sont les danons de la farce,
03:00les seuls couillons, aujourd'hui, les Français, à qui l'on présente l'addition.
03:05Si vous êtes d'accord, merci de partager, de vous abonner à ma minute,
03:09ce qui est, pour vous, une façon peut-être de m'aider dans mon combat.
03:13Et à demain, pour une nouvelle Minute de Ricardo. Au revoir.