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Retrouvez le Morning Meeting du vendredi 23 octobre dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:04BFM Business, 9h, 9h30, Good Morning Market, Etienne Brahe.
00:11Première partie d'émission avec François Meunier, ensuite on reviendra avec Mathias Desmarais sur les grandes publications du jour.
00:17Mathias Desmarais qui nous attend depuis Odo BHF. Bonjour François, merci de nous accompagner ce matin.
00:22Bonjour.
00:22Beaucoup de publications à arbitrer cette semaine, 13 rien que dans le CAC 40.
00:26À Wall Street, c'était le début des GAFAM avec notamment Meta qui a quand même perdu 8% hier.
00:31Hier, le Nasdaq a perdu plus de 2%. C'était sa plus forte baisse depuis le mois de juin.
00:35Qu'est-ce que vous retenez pour l'instant de ces publications d'entreprises qui sont plutôt mal arbitrées ?
00:42C'est vrai qu'en ce moment, il faut quand même chercher le vert, même s'il y en a
00:44eu.
00:44On se souvient notamment des CILOR qui sont volés de 15% au milieu de semaine.
00:48Oui, enfin disons qu'on a un marché qui fonctionne plutôt bien puisqu'il salue les bonnes nouvelles,
00:52il sanctionne les mauvaises surprises. Donc j'ai envie de dire, on est vraiment sur une tendance qui ressemble au
00:58trimestre précédent.
00:59Même si, on le sait, au troisième trimestre, il y a rarement des fortes révisions à la hausse des perspectives.
01:06Tout se joue généralement dans les saisons.
01:08Les plus importants, c'est le premier trimestre où c'est là qu'on a le plus de bonnes nouvelles,
01:13et surtout au premier semestre.
01:15Mais au troisième trimestre, l'année est quasiment finie,
01:20les dirigeants prennent peu de risques et sont déjà sur l'exercice suivant.
01:25Ce qu'on peut relever, c'est quand même, c'est que d'abord, il y a toujours eu des
01:27fortes réactions boursières,
01:29que ce soit à la hausse ou à la baisse.
01:31Vous l'avez signalé, Kering perd 10%,
01:34Carrefour qui a perdu plus de 10%,
01:35On a eu, à l'inverse, Essilor Luxottica qui a gagné près de 15%.
01:38Donc, le marché continue de fonctionner.
01:41Donc, qu'est-ce que regardent aujourd'hui les investisseurs ?
01:43Ils regardent d'abord quelles sont les entreprises qui ont été capables de relever leurs objectifs sur l'ensemble de
01:48l'exercice.
01:49On en a encore eu, cette semaine, puisque c'était le cas de Thalès,
01:52même si Thalès, on aurait voulu davantage de chiffres,
01:55parce qu'ils ont dit qu'il serait au-delà de la fourchette de prévision de croissance,
01:59sans donner vraiment d'indicateurs précis.
02:03Mais on est quand même sur une tendance avec une forte accélération du fait d'une activité très soutenue dans
02:08le domaine de la défense.
02:09On a eu Accor qui a fait un très bon troisième trimestre avec des éléments, j'ai envie de dire,
02:15exogènes.
02:15C'est l'arrivée de Céline Dion et du Pape en France qui a permis de redonner un surplus de
02:22croissance dans les hôtels.
02:23On a eu, à l'inverse, Carrefour qui a baissé.
02:26Donc, on a regardé ceux qui relevaient, ceux qui abaissent.
02:28On a vu aussi les entreprises qui sont capables d'accélérer et celles qui décélèrent.
02:33Dans ceux qui accélèrent, on a Bureau Veritas, dans la certification qui a très bien fonctionné.
02:39Dans la décélération, on a Hermès qui n'a plus de croissance en Chine.
02:45Et ça, ça a quand même été une surprise parce qu'on disait,
02:47Hermès avec son modèle extrêmement haut de gamme est plutôt immunisé contre la déprime de la consommation chinoise.
02:54C'est pas le cas.
02:55Donc là, on est vraiment dans une décélération.
02:58On a des poursuites de tendance de fond.
03:01Michelin, 18e trimestre d'affilée de décroissance des volumes.
03:08Donc oui, Michelin vend de moins en moins de pneumatiques.
03:11Alors, il essaie de compenser par des hausses de prix.
03:13Mais on voit que le modèle, il est en souffrance.
03:1718 trimestres d'affilée de décroissance, c'est quand même à signaler.
03:21On a dans la continuité une croissance, là cette fois à l'inverse, de Safran.
03:26Toujours sur une tendance de 15% de croissance.
03:28Ils ont encore fait 15% en troisième trimestre.
03:30Ils vont faire 15% sur l'ensemble de l'année.
03:32Alors, le marché est un petit peu gourmand.
03:34Il aurait voulu que la société relève à la hausse ses prévisions.
03:37Mais on est quand même sur une dynamique qui est extrêmement puissante.
03:42La maintenance se passe très très bien.
03:45Donc, on aura aussi là des bonnes nouvelles lors de la publication des résultats annuels
03:48sur la rentabilité et sur les marges.
03:51On a Vinci qui se comporte bien.
03:525% encore de croissance au troisième trimestre.
03:55Qui devrait faire près de 5% de croissance sur l'ensemble de l'année.
03:58Alors après, il faudra bien sûr surveiller la rentabilité.
04:00Puisqu'on le sait, des acteurs comme Vinci vont être taxés davantage
04:03pour financer les dépenses publiques de l'État.
04:07Mais on est quand même sur quelque chose d'un modèle extrêmement résilient.
04:12Et puis, là, la surprise du jour, c'est que tout le monde s'attendait
04:17à un redressement de Kering avec l'arrivée d'un nouveau management.
04:20Mais on voit que ça ne suffit pas.
04:23Là, il y a quand même des sources d'inquiétude.
04:26Il y a beaucoup eu de départs de directeurs artistiques sur les marques phares.
04:30Donc, le modèle n'est toujours pas trouvé.
04:32En tout cas, le modèle économique qui allierait croissance et rentabilité.
04:36Donc, il y a de grosses inquiétudes.
04:39Et l'Oréal, on le voit là, ce qui marche bien, c'est les shampoings, la cosmétique.
04:45Et l'Oréal qui a fait une bonne activité sur ces marchés phares.
04:52Et même en Chine, où il a réussi à capter de la croissance.
04:55L'Oréal qui gagne plus de 3% ce matin.
04:58À l'inverse, Kering perd 11%.
04:59Nous en reparlerons dans un instant.
05:01Vous avez souligné beaucoup de publications.
05:03François Monnier, dont des bonnes publications.
05:05Mais le marché a du mal à les acheter.
05:07Je pense notamment à Schneider Electric il y a une semaine.
05:10Ce matin, Safran qui perd plus de 4%.
05:12On parle là quand même des entreprises les plus solides, les plus présentes à l'international.
05:17Et pourtant, quand vous regardez depuis le début de l'année, Safran est à zéro.
05:22Quand vous regardez Schneider, elle est à zéro.
05:24Hier, Legrand a encore perdu 5%.
05:25Petit à petit, les plus belles sociétés du CAC 40 sont elles aussi emportées par la baisse de l'indice.
05:30Est-ce que pour vous, il y a des opportunités en ce moment ?
05:32Ou non, il faut être prudent avec l'environnement de taux actuel, le 10 ans français qui est au-delà
05:35des 5%, les mid-terms, le pétrole aussi.
05:38On en parle beaucoup moins.
05:39Le marché est un peu monomaniaque, mais on est quand même à 114 dollars sur le baril de Bren.
05:42Ce n'est pas neutre.
05:43Je pense que c'est de très bonnes occasions pour rentrer sur du Safran si vous n'en avez pas
05:46encore aujourd'hui en portefeuille.
05:48Parce qu'on ne sanctionne pas forcément le titre, la valeur.
05:52Là, ce qu'on voit, c'est quand même qu'il y a un retrait des investisseurs du marché français.
05:56Quand on regarde la performance de l'indice de la Bourse de Paris depuis l'annonce de la dissolution,
06:01donc là on remonte à juin 2024, on a un CAC 40 qui perd 3%
06:05quand les valeurs européennes de la zone euro, l'Eurostock 50, gagnent lui plus de 20%
06:11et quand le S&P 500 gagne plus de 40%.
06:14Donc oui, il y a un décrochage boursier de Paris du fait de cette instabilité politique.
06:19Ce décrochage s'est amplifié du fait du chaos social qu'on a pu observer le week-end dernier
06:24et qui pourrait se poursuivre encore ce week-end.
06:27Oui, il y a un désamour temporaire sur les valeurs françaises du fait de la flambée des taux d'intérêt.
06:34Là, on a vu cette nuit le taux à 10 ans français.
06:38Maintenant, il est passé légèrement au-dessus du taux américain.
06:41Et là, c'est un vrai problème parce que quand vous avez un taux à 10 ans pour un État
06:45qui n'a pas de croissance,
06:46en France, on devrait avoir une croissance de 0,3-0,4% sur l'ensemble de l'année 2026
06:52alors qu'aux États-Unis, avec un taux légèrement inférieur, ils ont une croissance de plus de 2,2%.
06:58C'est vraiment un handicap pour la France.
07:00Et bien sûr, l'handicap, il est criant vis-à-vis des Allemands
07:04qui s'endettent à 160-165 points de base de moins que l'État français.
07:08Donc, temporairement, le main in France est sanctionné.
07:13Mais on le voit, il ne faut pas non plus exagérer.
07:17Des entreprises françaises vont chercher de la croissance à l'international.
07:20Quand vous dites « Safran baisse », mais on est sur une croissance rentable de 15%,
07:30c'est durant ces moments qu'il faut faire des choix, avoir des convictions.
07:36Et c'est comme ça qu'on gagne beaucoup d'argent en bourse.
07:38Hier, il y a eu une pause marquée du côté de la tech américaine.
07:42L'indice SOX, c'est l'indice des semi-conducteurs, a perdu 6,7%.
07:46C'était sa plus forte baisse depuis le mois de juin.
07:48Le Nasdaq Composite a reculé de 2,6%.
07:50Là aussi, plus forte baisse depuis le mois de juin.
07:53Le Nasdaq gagne toujours 12% depuis le début de l'année.
07:56Il ne faut pas oublier la très belle performance du secteur technologique.
07:59Néanmoins, ces dernières semaines, c'était un peu la locomotive, la tech.
08:02Il y avait une concentration de quelques valeurs dans la hausse.
08:04Hier, Meta a quand même perdu 8% après ses résultats.
08:07La semaine prochaine, on aura d'autres résultats, dégâts femmes.
08:10Comment vous appréhendez aujourd'hui ce segment tech
08:13à l'heure où il y a à nouveau le débat,
08:15et on l'entendait sur cette antenne à 8h50,
08:17est-ce qu'on est dans une bulle ou pas de l'intelligence artificielle ?
08:19On a toujours des doutes sur la rentabilité
08:22compte tenu des investissements colossaux mis sur la table.
08:24On va dépenser, on va investir plus de 1 000 milliards dans le monde,
08:28dans le domaine de l'IA,
08:29plus de 1 200 à 1 300 milliards de dollars l'année prochaine.
08:33Donc, tout cet argent, il faut qu'il se transforme en bénéfice.
08:36On n'a pas encore une démonstration.
08:38Là, on voit que l'utilisation, elle est massive,
08:41elle est récurrente, elle croît de façon exponentielle,
08:44mais on cherche toujours la monétisation.
08:46Donc, il y a des phases d'euphorie, il y a des phases de doute.
08:49Là, on est dans une phase où on se met à douter.
08:51Et ce doute, c'est si jamais on découvre que l'investissement,
08:55la rentabilité va mettre un peu plus de temps,
08:57on va avoir tout de suite un ralentissement de l'investissement.
08:59Et ça pèse sur tout l'écosystème IA.
09:02Ça pèse aussi sur des valeurs françaises qui participent à cette aventure.
09:05Alors, nous, on a peu de valeurs technologiques de premier plan,
09:07mais on a des acteurs qui participent à la construction des data centers.
09:11Je pense à Schneider Electric qui a beaucoup baissé.
09:13Ça a perdu en l'espace de cinq séances une dizaine de pourcents.
09:16Même chose pour Legrand.
09:18On voit que tout ce qui est équipement électrique,
09:22Nexans a fait une très très mauvaise semaine.
09:24En Italie, Prismian a été sanctionné de la même manière.
09:26Donc, tout l'écosystème aujourd'hui est sous pression.
09:30En tout cas, il y a les prises de bénéfices après un rallye qui a commencé fin 2022.
09:36Donc, c'est le marché qui respire.
09:38Pour l'instant, il ne faut pas exagérer ces phases d'inquiétude.
09:42Là, ce qu'on va surveiller surtout à court terme,
09:45c'est la mise en bourse, l'introduction en bourse d'Entropique.
09:48Est-ce que ça va bien se passer ?
09:49Est-ce qu'il y aura de la demande ?
09:50Et puis surtout, on va découvrir exactement comment Entropique gagne de l'argent.
09:54Et ça, ce sera un indicateur extrêmement important.
09:56Il n'y a pas de changement de braquet.
09:58Depuis plusieurs mois, sur ce plateau, vous aimez la tech américaine.
10:00Vous continuez à surpondérer, à aimer aujourd'hui ce secteur.
10:05Le changement de braquet aujourd'hui, s'il y avait des arbitrages à faire,
10:08ce serait plutôt de dire qu'on prend nos bénéfices sur les bancaires plutôt que sur la tech.
10:13Sur les bancaires, on a quand même des signaux qui montrent qu'il y a quand même les taux.
10:17Si on prend les banques, les établissements bancaires européens,
10:20on voit quand même qu'il y a une vraie tension sur les taux d'intérêt,
10:25alors qu'il n'y a pas de croissance.
10:27Et donc ça, ça montre qu'il y a un risque sur le marché,
10:29qu'on pourra avoir des déconvenus sur la croissance économique.
10:31Donc on le voit, les actions de BNP, de Société Générale,
10:35mais aussi maintenant des valeurs bancaires italiennes.
10:38Parce qu'on voit que la crise au départ, elle était vraiment franco-française.
10:41Et le fait que les taux à 10 ans français sont sous pression,
10:45ça entraîne dans leur CIA les taux d'intérêt des autres pays,
10:50notamment les pays du Sud.
10:52Et on voit que l'Italie est à son tour touchée par les déboires budgétaires,
10:58le chaos social qu'on peut observer en France.
11:00Donc prudence à l'égard plutôt des banques.
11:02Sur la tech, ce ne sont pas les premières alertes.
11:06On en a déjà eu avec Dipsy, qu'on en a eu à chaque fois que les Chinois nous annoncent
11:11qu'ils ont des moyens technologiques à bas prix pour être extrêmement compétitifs.
11:17Donc le marché respire.
11:18Pour l'instant, on n'a pas de signaux d'arrêt des investissements.
11:21Et c'est ça qu'il faut surveiller.
11:22Parce que le jour où on a la confirmation que l'investissement ralentit,
11:26là c'est à ce moment-là qu'il faut prendre tous ses bénéfices.
11:29Et notamment sur les acteurs des semi-conducteurs,
11:31parce que c'est là qu'on a gagné le plus d'argent.
11:32Et c'est dans ce contexte qu'il faudra suivre les GAFAM la semaine prochaine
11:35qui vont publier leurs résultats.
11:37En même temps, on aura également la Fed, mais aussi la BCE.
11:39Ce sera une très grosse semaine sur les marchés financiers.
11:40Merci beaucoup François Monnier qui nous a raccompagné ce matin,
11:43directeur de la rédaction d'Investi.

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