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  • il y a 14 heures
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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Transcription
00:00Je voulais également qu'on parle des violences du 17 octobre.
00:03Alors nous sommes à la veille évidemment d'une journée et vraiment sous haute tension.
00:07Est-ce que, d'ailleurs je me posais cette question, si le crime raciste effectivement de ce matin de Trappes
00:11est avéré,
00:12est-ce que vous pensez que ça peut bien sûr participer à empirer les choses pour demain,
00:16étant donné que les antifas, notamment des populations, notamment issues des quartiers populaires,
00:21vont sortir demain précisément à cause du drame qui s'est passé ce matin ?
00:25J'imagine que les renseignements, j'imagine que le ministère de l'Intérieur est évidemment sur ce sujet.
00:30Je vais, on risque peut-être d'en choquer certains, je pense qu'ils n'ont besoin de rien
00:34pour aller foutre le bordel dans Paris et pour mettre Paris à sac et les villes de province à sac,
00:40ils l'ont déjà montré. Je crois qu'il y a aujourd'hui une ultra-gauche dans ce pays
00:44qui a décidé de déclarer la guerre aux forces de l'ordre, de déclarer la guerre à la tranquillité publique,
00:50à l'ordre public, à la République. Je le dis, puisque lorsqu'on renverse les Mariannes,
00:56lorsqu'on brûle un hôtel de ville dans une ville comme Limoges,
01:00lorsqu'on brûle des offices du tourisme comme à Lyon,
01:03quand on veut rentrer dans les mairies comme à Marseille, comme à Lille,
01:05c'est affronter la République, affronter l'ordre public, affronter le service public,
01:11affronter les forces de l'ordre qui font un métier difficile
01:14et qui sont mises en cause par certains responsables politiques
01:18depuis plusieurs semaines et notamment à gauche,
01:20ce que je me suis permis de dénoncer à plusieurs reprises au cours de la semaine,
01:24parce que ce n'est pas la police qui est responsable de ce qui se passe dans le pays aujourd
01:27'hui.
01:28C'est une manière de faire qui ne me convient pas et qu'il faut combattre.
01:32Donc je crois qu'en réalité, ce qui s'est passé malheureusement à Trappes ce matin,
01:36je pense que parmi les gens qui se sont mis en tête demain d'aller affronter les forces de l
01:40'ordre
01:40et de mettre à sac les magasins comme ils l'ont fait la semaine dernière,
01:44à la rigueur, ça sera un prétexte supplémentaire, mais ça ne changera rien
01:46parce que ces gens-là sont nihilistes, parce que ces gens-là, en réalité,
01:50je crois qu'ils sont dans une forme de théorie de l'absurde
01:53où il faudra, quoi qu'il arrive, aller renverser l'ordre établi,
01:57aller à la rencontre des forces de l'ordre pour se battre avec elles
02:00et je crois que ces gens-là doivent, à un moment, être pris très au sérieux.
02:05Vous dites ces gens-là, c'est qui ces gens-là ?
02:08Parce qu'on utilise les mots casseurs, on utilise les mots pilleurs,
02:11est-ce que c'est un cocktail d'extrême-gauche ?
02:13C'est-à-dire que vous avez des antifas, vous avez des étrangers aussi,
02:16notamment, on a vu dans les Alpes-Maritimes, le préfet rappelait
02:18qu'un tiers des interpellations venaient de personnes étrangères,
02:21je ne parle pas de personnes d'origine étrangère,
02:23est-ce que, voilà, c'est un cocktail d'extrême-gauche qui se mette ensemble ?
02:26Mais qui sont ces casseurs ?
02:27D'abord, vous avez, je les mets de suite de côté,
02:30les manifestants, je dirais, entre guillemets, traditionnels
02:32qui n'ont rien à voir avec une quelconque forme de violence
02:34et qui ont des revendications sociales, lycéennes, ce que vous voulez,
02:38donc je les exclue d'emblée.
02:40Et ensuite, vous avez deux types de populations,
02:42où vous avez une population de type antifa, galaxie d'extrême-gauche
02:46qui est violente, qui a des revendications violentes,
02:49qui ne croit pas en la démocratie
02:51et qui veut se battre contre les forces de l'ordre.
02:53Et ensuite, il y a des petits malins, des racailles,
02:56vous voulez dire les choses comme elles le sont,
02:57qui viennent pour faire les magasins,
03:02pour faire de l'argent,
03:04puisqu'on voit très bien ce qui s'est passé dans les boutiques, etc.
03:06Même parfois pour casser des francs-prix,
03:08excusez-moi pour la publicité, mais c'est ce qui s'est passé,
03:10des petites super-aides de quartier qu'on a tous vues
03:13et auxquelles on a tous recours pour se dépanner,
03:15et qui sèment la terreur par la pas du gain.
03:18Alors moi, je ne confonds pas les deux.
03:20Il y a les racailles, les délinquants d'habitude,
03:23ou pas d'ailleurs, qui sont du droit commun,
03:25et en revanche, il y a une criminalité politique,
03:29une forme de terrorisme politique,
03:31qui peut parfois venir de l'étranger également,
03:32et ce n'est pas depuis hier qu'on a des gens qui viennent de l'étranger
03:36pour mettre le feu à Paris.
03:39Je me souviens, nous étions députés avec Georges Fenech il y a dix ans,
03:42lorsque la loi El Khomri était débattue à l'Assemblée Nationale,
03:44il y avait des antifascistes et des Black Blocs
03:47qui venaient d'Allemagne, qui venaient d'Angleterre,
03:49qui venaient de Suisse, pour s'affronter avec les forces d'ordre.
03:52Souvenez-vous de cette photo d'un policier qui était en train de prendre feu,
03:55qui avait marqué l'opinion à l'époque.
03:57C'était à l'occasion d'une manifestation sous le gouvernement Hollande,
04:02sous la présidence Hollande.
04:03Donc ça fait plusieurs années maintenant que nous avons également la présence
04:06d'une internationale de l'extrême gauche radicale
04:10qui s'abat sur le pays dès qu'il y a une manifestation,
04:14et peut-être même qu'il y a des Français parfois,
04:16qui sont dans la même mouvance,
04:17qui vont à l'étranger pour faire la même chose,
04:20notamment par exemple en Italie,
04:21puisque vous avez vu la semaine dernière qu'en Italie,
04:23des manifestations très violentes ont eu lieu aussi.

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