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🔵 **LA SEMAINE EN 5 ACTUS | TVL **
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**📌 AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE :**
00:05 – Actu n°1 : Macron, une fin de règne en fumée
06:00 – Actu n°2 : Macron humilié, la France meurtrie
14:00 – Actu n°3 : Macron entre fuite et humiliation !
20:00 – Actu n°4 : Chaos et ingérences : Macron de retour !
24:33 – Actu n°5 : Poutine : la victoire totale ou rien ?
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Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=Ul1lCjhgMZo
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NewsTranscription
00:05Reprendre la main ou disparaître, l'exécutif complètement dépassé joue son va-tout samedi avec les manifestations Tour d'Horizon
00:12et Effet Papillon.
00:14Insoumis et insoumis, vous êtes tous réquisitionnés, tous vous vous mettrez un brassard blanc et vous aiderez ce samedi les
00:25jeunes à défiler tranquillement dans le calme et dans l'ordre.
00:28Mélenchon prend ses précautions, la manifestation du 24 octobre est en effet celle de tous les risques pour l'exécutif
00:34qui a perdu la main mais aussi pour LFI qui risque de payer électoralement les pots cassés du chaos.
00:40C'est tout l'enjeu des mobilisations en cours qui ont pu être facilitées par le pouvoir en déployant trop
00:44peu de forces de sécurité mais qui semblent aujourd'hui lui échapper un curie ou cynisme ou un peu des
00:50deux.
00:50Il sera difficile d'avoir un avis définitif sur la question. Quoi qu'il en soit, la tension est telle
00:56que selon BFM TV, les groupes parlementaires refusent de siéger et demandent la fermeture de l'Assemblée Nationale samedi.
01:03Cinq jours après les scènes de chaos du 17 octobre, le gouvernement tente en tout cas de reprendre la main.
01:08Interdiction de toute manifestation à Lyon, interdiction partielle à Paris, Lille ou Grenoble, mobilisation des forces de l'ordre annoncée
01:1420% supérieure à celle de la semaine précédente, rappel de personnel en congé, déploiement de Sentinelle, du RAID, du
01:20GIGN et de blindés.
01:22L'arsenal sécuritaire est massif.
01:25Les commerçants, eux, se barricadent, engagent des agents privés et ferment par avance tandis que les services de renseignement sont
01:30convoqués à l'Elysée pour expliquer leurs erreurs d'anticipation.
01:35Il faut bien un fusible et comme la marque de fabrique du macronisme est de rejeter toute forme de responsabilité
01:40tout en vociférant l'immonde formule en responsabilité, les renseignements servent de bouc émissaire.
01:47Les chiffres de cette nouvelle journée restent cependant incertains au milieu des vacances scolaires.
01:51Les organisateurs espèrent un sursaut.
01:53Les autorités envisagent une baisse.
01:56Pour mémoire, les Gilets jaunes avaient rassemblé près de 300 000 personnes à leur pic national en novembre 2018.
02:01Les manifestations contre la réforme des retraites de 2023 et la manif pour tous en 2013 avaient mobilisé près d
02:07'un million de participations à leur pic également.
02:10Le 17 octobre, ils étaient un demi-million un peu partout en France selon le gouvernement.
02:16Probablement aussi un pic.
02:17Les chiffres du 24 octobre seront donc à regarder de près.
02:21Point de bascule, d'une colère durable ou simple coup d'arrêt après un week-end de débordement qui ont
02:26choqué une large partie de l'opinion.
02:29Sur le terrain politique, la journée s'inscrit déjà dans la campagne présidentielle et le match qui se déroule, loin
02:34de celui des urnes, est celui entre le Premier ministre Lecornu face aux Insoumis.
02:39Le chef du gouvernement est en effet critiqué par l'extrême-gauche pour le déploiement de l'armée qu'il
02:44a lui-même critiqué par le passé, pas très lointain, ses têtes en 2025.
02:48Il n'y a pas un mois oĂą on n'a pas un couillon qui vient sur un plateau pour
02:52dire qu'il faut envoyer l'armée.
02:54On ne déploie pas l'armée contre son propre peuple, contre sa propre population.
02:59Qui est donc le couillon ?
03:01À moins que Lecornu ait bien regardé les images du 17 octobre et ait remarqué qu'une large partie des
03:06pillards n'étaient pas vraiment français.
03:09Les Insoumis, eux, ont pris la tête médiatique de la contestation, ce qui a permis d'ailleurs au gouvernement de
03:15laisser entendre que les mélenchonistes seraient à l'origine des violences.
03:19Ce qui est évidemment faux, mais entretenu par le discours d'indulgence extrême de LFI à l'endroit des violences.
03:25Le responsable de tout ça, depuis des semaines, c'est un gouvernement qui n'envoie qu'un message par rapport
03:30Ă une des plus grosses mobilisations de jeunesse de l'histoire,
03:34qui est celui de la répression plus la manipulation, en nous accusant à LFI parce que c'est ça qui
03:39est aujourd'hui commode.
03:40Et puis l'idée, c'est de se dire, tiens, on ne veut surtout pas qu'il soit au deuxième
03:43tour, donc on en profite pour les pilonner.
03:44Au-delĂ du bras de fer LFI gouvernement, chacun joue sa carte.
03:48Les syndicats, Sophie Binet de la CGT en tête, aimeraient capitaliser sur la colère, en dépit de leurs effectifs peu
03:54représentatifs de ce qu'est la réalité des travailleurs en France.
03:57Nous n'avons eu aucune réponse à nos revendications et donc le Premier ministre ne fait que renforcer la colère.
04:06J'appelle les travailleurs et les travailleuses, l'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation.
04:14La grève doit prendre le relais. C'est pourquoi la CGT, avec l'intersyndicale, appelle à la mobilisation la plus
04:23large possible le 5 novembre.
04:26Appeler à une mobilisation le 5 novembre alors que tout le monde évoque la date du 24 octobre.
04:30La CGT et les syndicats, jaloux de leur rente contestataire, pourraient bien servir à atténuer le mouvement en suivant leur
04:37propre calendrier,
04:38mĂŞme si une partie de leurs adeptes sera dans les rues samedi.
04:41Ailleurs, dans le paysage politique français, Raphaël Kluxmann, sorti des radars après la première de la gauche, peine à exister,
04:48tandis que son concurrent malheureux Olivier Faure, pas franchement sensible aux petits commerçants dévalisés,
04:54tente de rejouer la carte SOS racisme et sera de la partie le 24 octobre dans un cortège contre le
04:59racisme.
05:00Moi, ce qui m'inquiète, c'est la banalisation de l'extrême droite.
05:03Ce qui m'inquiète, c'est le fait que personne ne veuille voir que ce parti, l'année prochaine, peut
05:08effectivement exercer le pouvoir
05:09et qu'il peut instaurer une xénophobie d'État.
05:12Marine Le Pen, sans rien faire de particulier, progresse dans les sondages,
05:15tandis que l'affaire Bardella passe opportunément au second plan derrière les images de rue en flamme.
05:20Édouard Philippe, qui voit son passé déborneur de gilets jaunes ressurgir,
05:24n'est pas Ă la fĂŞte dans les sondages et fait le dos rond en prenant toujours plus de distance
05:28avec Emmanuel Macron.
05:29La campagne sera encore longue et le maire du Havre a le temps de se refaire la cerise,
05:34avec comme première étape le désistement de Gabriel Attal,
05:37qui lui est complètement sorti du circuit avec sa tournée des barres ratées.
05:42En arrière-plan du chaos de rue, les pions pour la présidentielle se déplacent,
05:46tandis que samedi, l'extrĂŞme gauche robuste,
05:48souvent sans lien organique avec Alephi, devrait encore faire des siennes,
05:52comme à Limoges, où l'appartenance à cette mouvance a été confirmée pour les suspects interpellés.
05:57Reste que ces arrestations et le durcissement vis-à -vis des activistes n'est pas une solution pérenne
06:03et risque surtout de se jouer au détriment des militants nationalistes et de la liberté d'expression.
06:08Un carnage Ă ciel ouvert.
06:11Les violences qui ont ponctué les rassemblements prévus le 17 octobre
06:14montrent une nouvelle fois l'incurie d'État et l'entêtement aveugle du président.
06:19Une situation particulièrement inquiétante qui humilie Emmanuel Macron sur la scène internationale.
06:24Le point tout de suite.
06:25Il voyait la guerre contre un virus.
06:28Il prédisait la guerre contre la Russie.
06:30Emmanuel Macron aura finalement réussi à installer une atmosphère de guerre sur le sol français.
06:35Samedi, en marge des manifestations contre la vie chère, de très nombreux heurts ont éclaté sur le territoire,
06:42installant dans les villes de véritables scènes de chaos.
06:45Le président de la République s'est donc senti obligé de prendre la parole dimanche soir.
06:50Aucune annonce bien sûr, mais des incantations.
06:53Je veux être ici très clair.
06:55A l'égard des casseurs et de tous ceux qui se livrent à des violences, nous serons intraitables.
07:01Un discours difficilement crédible quand il émane précisément de celui qui a permis à cette débâcle d'avoir lieu.
07:07Seul motif de satisfaction, le président était visiblement humilié.
07:12Mais il n'a pas pu s'empêcher d'associer les Français à sa culpabilité.
07:16Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte.
07:20Une honte légitime d'avoir transformé la France en zone de non-droit pour les Français.
07:26En effet, ce 17 octobre, de nombreux bâtiments publics ont été pris pour cible par des hordes de sauvages,
07:31à l'image des Black Blocs déjà à l'œuvre pour décrédibiliser les Gilets jaunes.
07:36Particulièrement emblématique, l'hôtel de ville de Limoges a été en grande partie détruit par les flammes.
07:41La mairie de Marseille a subi des dégradations à l'instar de l'île.
07:46A Lyon, c'est l'office du tourisme qui a été incendié Place Bellecour.
07:50Outre ce travail de démolition plus ou moins incontrôlé, des pillages ont eu lieu partout dans les grandes villes.
07:56Des commerces de proximité aux grandes enseignes.
07:59Selon le ministre des petites et moyennes entreprises, Serge Papin,
08:02plus de 3000 commerces auraient été dégradés ou pillés dans la journée de samedi,
08:06soit le double du nombre de commerces touchés lors de la période d'émeutes urbaines après la mort de Naël
08:12en 2023.
08:14Partout, les forces de l'ordre ont été prises pour cible.
08:17Un millier de fonctionnaires auraient été blessés, selon le bilan du ministère de l'Intérieur.
08:21Selon les chiffres officiels, 10 000 policiers et gendarmes auraient été mobilisés pour gérer la situation samedi,
08:28la moitié concentrée à Paris.
08:29Un chiffre qui semble être parti du problème.
08:32Pour rappel, lors de la visite du pape dans la capitale, 14 000 membres des forces de l'ordre étaient
08:38sur place.
08:39Lors des émeutes après la mort de Naël, un dispositif de 45 000 policiers et gendarmes a été maintenu plusieurs
08:46jours consécutifs.
08:47Pour l'acte 4 des Gilets jaunes, le 8 décembre 2018, c'était 89 000 policiers et gendarmes.
08:55Alors comment comprendre le dispositif du 17 octobre alors que la mobilisation des lycéens avait déjà largement montré que le
09:02pays était prêt à s'embraser ?
09:04Plusieurs hypothèses, l'une n'excluant pas l'autre.
09:07Tout d'abord, un travail défaillant de la part des renseignements territoriaux ou de leur analyse pour évaluer l'afflux
09:12de personnes et la nature des rassemblements.
09:15Les pouvoirs publics ont également pu prendre de mauvaises décisions après une prise en compte insuffisante des avertissements.
09:20Dans tous les cas, il y a eu manifestement une perte de contrôle selon les critères propres énoncés le 6
09:27octobre dernier par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
09:30Perde de contrôle, c'est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes, qui
09:34pillaient les magasins, qui commettaient des exactions.
09:37Sale temps pour Laurent Nunez qui ne pouvait que prendre acte de son fiasco.
09:41Voilà , j'ai remis ma démission au président de la République pour ces raisons. Moi j'ai été haut fonctionnaire,
09:44j'ai un sens de l'intérêt général.
09:45Une démission refusée par le président de la République, toujours fier d'être accompagné d'amateurs dont il reste le
09:51chef.
09:52Selon Beauvau, on prévoyait 200 000 manifestants alors que 550 000 personnes se sont finalement mobilisées.
09:59Et pourtant, une bonne partie des Français qui souffrent et qui s'inquiètent de leur appauvrissement ne manifestent plus.
10:05Effrayés d'être pris à partie par des militants violents d'extrême-gauche, des casseurs, des black blocs et des
10:09pillards acculturés
10:10ou de faire tout simplement les frais des ordres intimés à la police.
10:14Il faut aussi noter un point crucial.
10:16Par une ordonnance de juin 2021, Emmanuel Macron a décidé qu'il fallait supprimer le corps préfectoral dans la foulée
10:22de l'ENA.
10:22Entrée en vigueur en janvier 2023, la décision montre alors ses résultats,
10:27avec des préfets choisis souvent par népotisme ou copinage,
10:30déconnectés des exigences de la mission pour une partie d'entre eux.
10:34Des ravages similaires à la suppression du corps diplomatique également décidé par Emmanuel Macron.
10:38Et pourtant, dimanche soir, le président s'est déchargé à nouveau sur les préfets.
10:44Premièrement, dans le contexte actuel, les préfets prendront les décisions en lien avec les maires
10:49pour protéger nos villes, nos bâtiments publics et nos commerces,
10:52y compris en allant jusqu'Ă interdire quand il le faut certains rassemblements
10:56et en prenant toute action nécessaire.
10:58Une décision précisée par Sébastien Lecornu dans la journée de lundi après la réunion de crise,
11:02avec l'annonce de potentiel couvre-feu localisé.
11:06A noter que des mesures pour les commerces vandalisés sont censées être prises rapidement
11:10et moult promesses ont été faites,
11:13à l'image de celles adressées aux sinistrés par les incendiers estivaux en Gironde,
11:16qui sont eux aussi aujourd'hui laissés à l'abandon.
11:19Avec le cocktail explosif de déconnexion, d'incompétence et de nocivité macronienne,
11:25les Russes sont donc livrés à des individus violents
11:28venus pour détruire ce qu'il reste encore à détruire
11:30et voler ce qu'il reste encore Ă voler.
11:32Dans son allocution, Emmanuel Macron a ciblé l'extrême gauche.
11:36Hier, samedi 17 octobre, des factieux, issus de groupuscules d'ultra-gauche,
11:42rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes.
11:46Pour rappel, l'ultra-gauche, dont parle Emmanuel Macron,
11:49c'est celle avec laquelle son parti présidentiel et ses élus ont fait alliance
11:53aux dernières élections législatives.
11:55A croire que c'est bien le Front républicain qui s'exprimait le soir du 17 octobre.
11:59Marine Le Pen, qui a pris la parole avant Emmanuel Macron pour réagir à ces situations inédites,
12:04a pointé aussi du doigt les responsabilités au sommet de l'État.
12:08De l'autre côté, nous avons un pouvoir macroniste à bout de souffle,
12:12épuisé, désorienté, qui semble désormais incapable de faire autre chose
12:16que de commenter sa propre impuissance, sa propre déchéance, dirais-je même.
12:20Un président sans crédit ni autorité, fantomatique, et jusqu'à tout à l'heure muet,
12:27qui en réalité a perdu tout contact avec le réel et qui laisse les événements décidés à sa place.
12:33Ces événements violents ne sont pas nés de rien.
12:35Ils interviennent dans un contexte délétère que le gouvernement a lui-même créé.
12:39À force de ne jamais être entendu et pas même peut-être écouté,
12:44les inquiétudes, les souffrances, les plaintes de Français se sont transformées
12:47en exaspération et même parfois en colère.
12:50Le chef de l'État a fait savoir qu'il voulait que les chefs de parti se réunissent
12:53pour deviser de la situation.
12:56Jordan Bardella a d'ores et déjà répondu que ni lui, ni Marine Le Pen ne s'y rendraient.
13:00Ni Marine Le Pen, ni moi ne nous rendrons à cette réunion des chefs de parti.
13:05Le Rassemblement National y sera représenté par l'un de ses vice-présidents, très certainement.
13:13Mais voyez bien à quoi on est récule président de la République.
13:16Le pays a feu et à sang et le garant de l'ordre public et de la sécurité des Français
13:22organisent des réunions.
13:23Une décision qui ne permettra sans doute pas pour autant à Emmanuel Macron de redescendre sur terre
13:28pour regarder le naufrage qu'il pilote depuis dix ans.
13:31Dans ce cadre, il est à noter que son allocution a évoqué les violences au passé
13:35alors même qu'à l'heure de ses déclarations, de nombreuses villes de France étaient encore chahutées dimanche soir.
13:40À croire que l'intervention n'était pas réellement enregistrée en direct comme s'était annoncé.
13:44Depuis ce message, le président a quitté la France pour se rendre au Moyen-Orient
13:49et investir le terrain international qu'il affectionne tant, sans pour autant ĂŞtre plus efficace.
13:53Lui qui agite une menace hybride venue de Russie depuis des mois
13:57aura hérité d'un conflit intestin dont il est l'une des principales sources.
14:02De quoi amuser ses homologues étrangers.
14:04Le pouvoir a toujours la gueule de bois après les violences en marge des mobilisations.
14:09Du 17 octobre, la Macronie use de tous les artifices pour se dédouaner de ses responsabilités.
14:14Mais cette fois, les Français peineront à marcher.
14:17Le point tout de suite.
14:18Trouver un coupable ailleurs qu'à l'Elysée.
14:21Voilà la mission à laquelle s'attelle le gouvernement après les scènes sidérantes de violences
14:25en marge des manifestations du 17 octobre contre la Vichère.
14:29Dès lundi, Emmanuel Macron a pris la poudre d'escampette dans les pays du Golfe
14:34pour mettre le chaos qu'il a installé en France à distance.
14:37Pas sûr que les prouesses de samedi, diffusées dans tous les pays du monde,
14:40lui confèrent une autorité efficace pour les négociations sur le pétrole.
14:44Mais qu'importe, le chef de l'État fait des coups, des coups de com'.
14:47À son image, le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu,
14:50tente de laver son déshonneur avec de prétendus annonches chocs.
14:54Comme le président l'avait annoncé dès dimanche soir,
14:57l'autorité et la gestion du maintien de l'ordre est déléguée au préfet.
15:00Ces fonctionnaires, dont une large part est désormais nommée par copinage
15:04depuis la suppression du corps préfectoral,
15:06trop exigeants pour être compatibles avec le népotisme macronien.
15:10Ainsi, des couvre-feux ont été décrétés dans certaines villes ou zones de villes,
15:14de quoi se transporter au temps des auto-attestations covidiennes.
15:17D'ailleurs, comme à l'époque, les mesures se sont souvent révélées inefficaces.
15:21Ă€ Lyon, comme ailleurs, des affrontements ont eu lieu en pleine rue,
15:24là où devait précisément sévir le couvre-feu.
15:27À croire que l'autorité de l'État ne bat pas son plein.
15:30Les autorités ont toutefois communiqué sur de nouveaux chiffres
15:33quant aux forces de l'ordre supposément mobilisées le 17 octobre.
15:36Alors que le chiffre de 10 000 circulait officiellement partout,
15:40Laurent Nunez a décidé de multiplier les effectifs par 6.
15:43A posteriori, une tentative d'enfumage qui peine Ă convaincre.
15:47En réalité, tout porte à croire que le premier flic de France
15:50a compté tous les fonctionnaires de police et de gendarmerie
15:53qui travaillaient samedi, sans pour autant être mobilisés
15:55sur les événements du 17 octobre.
15:57Une manipulation pour cacher un défaut de prévision et d'organisation,
16:01sauf à considérer que le chaos était l'objectif du pouvoir macroniste.
16:06Pour rappel, l'exécutif avait aussi officiellement sous-estimé la mobilisation,
16:10puisque Nunez attendait au maximum 200 000 personnes
16:14et que le ministère de l'Intérieur a finalement annoncé 550 000 participants.
16:19A noter que le chiffre des organisateurs est de 800 000
16:22et que l'écart est moins important que d'habitude,
16:25précisément parce que le gouvernement n'a pas pu minimiser davantage les chiffres
16:28au vu des dégradations et de la mobilisation des forces de l'ordre.
16:32Pour redorer le blason de la Macronie,
16:34l'arrestation en grande pompe du principal suspect de l'incendie de la mairie de Limoges.
16:39Ce mardi matin, le RAID a prêté main forte pour interpeller un individu de 34 ans
16:44à Valdissoir, dans la Haute-Vienne, à une cinquantaine de kilomètres de Limoges.
16:49L'homme, un certain Oda et Chiara d'Ocampo, selon Pierre Sautarelle,
16:54est fiché S et connu comme étant un membre de l'ultra-gauche,
16:58Ă l'instar visiblement d'une bonne partie de sa famille.
17:00L'arrestation a fait la une pour le plus grand bonheur du gouvernement
17:04qui laissait entendre qu'il reprenait la main.
17:06C'était sans compter l'entretien accordé par Pascal Gaudry,
17:09le maire de la ville de résidence du suspect,
17:11qui a tout simplement expliqué aux médias que l'intéressé vivait visiblement dans une ZAD
17:15dans laquelle on ne pouvait pas pénétrer depuis des années.
17:19En quoi cette ZAD ?
17:22Ah, je ne sais pas, on ne peut pas s'y approcher.
17:25Une zone de non-droit de plus, en France donc.
17:27De quoi limiter la portée positive du coup de filet de ce matin,
17:31Ă plus forte raison que si le suspect avait une fiche S,
17:33c'est qu'il était connu des services de renseignement
17:36et qu'il pouvait donc être empêché de manifester.
17:39Pour rappel, les supporters de football, eux, peuvent ĂŞtre interdits de stade
17:43et certains doivent mĂŞme pointer au commissariat.
17:45Et si cette arrestation montre que l'extrême gauche était à l'œuvre
17:48dans les violences du 17 octobre,
17:49le pouvoir en place voudrait faire un lien encore plus rapide
17:52en estimant que la responsabilité est à voir du côté de Jean-Luc Mélenchon,
17:56un patron des Insoumis qui serait pourtant bien en peine
17:59de faire appliquer des consignes Ă ses troupes,
18:01mais qui se complète toujours en jouant sur les ambiguïtés
18:04pour tirer des bénéfices de la rue et de la colère.
18:06Un point surexploité par le gouvernement
18:09qui tente de se dédouaner de ses responsabilités,
18:11comme lors de cette magistrale interview du ministre du Logement,
18:15Vincent Jean-Brun, avec Apolline de Malherbe.
18:17On vit quelque chose qui est malheureusement nouveau,
18:21c'est-Ă -dire une conjonction de forces du chaos qui s'additionne,
18:24avec désormais les Black Blocks, l'ultra-gauche
18:28qui essaye de revivre la commune, cet esprit insurrectionnel.
18:33La commune, c'est 1830 ?
18:34Exactement, et au fond, on veut revivre la révolution.
18:42Une preuve que les problèmes de l'éducation nationale ne datent pas de 2026.
18:45A noter que Vincent Jean-Brun s'était fait connaître
18:48lors des émeutes après la mort de Noël,
18:49parce que des assaillants avaient voulu mettre le feu Ă sa mairie,
18:53puis à son domicile où dormaient son épouse et ses enfants.
18:56C'est d'ailleurs sans doute de ce statut de victime tant apprécié par les Républiques
19:00que l'ancien maire de la ĂŽle-et-Rose, une petite commune du Val-de-Marne,
19:03a tiré sa promotion au ministère du Logement,
19:05puisque ce n'est visiblement pas grâce à ses talents d'historien.
19:08L'anecdote montre en tous les cas que depuis les émeutes après la mort de Noël,
19:12la Macronie n'est pas davantage apte Ă maintenir l'ordre.
19:16Autre technique pour justifier les débordements,
19:19l'infatigable argument de l'ingérence étrangère
19:22relayé par la télévision d'État France Info TV.
19:24Il y a en particulier trois États étrangers
19:26qui jouent un rôle majeur pour alimenter la colère
19:30et pour donc amplifier les manifestations
19:33et avoir un rôle de catalyseur joué par l'Iran, l'Algérie et la Russie.
19:39Ce sont des informations que je tiens de services spécialisés français,
19:42je ne peux pas vous en dire plus,
19:44mais aussi de spécialistes, des experts ou des journalistes
19:47qui depuis des années suivent de près ce phénomène.
19:49Les Russes, les Iraniens, les Algériens, tout le monde favoriserait les révoltes en France.
19:55Une hypothèse comique et manipulatoire qui ne doit toutefois pas faire l'impasse sur une réalité.
20:00Le monde entier se rit d'Emmanuel Macron.
20:03Pas si sûr que sa fuite à l'étranger soit une riche idée.
20:06Doit-on s'attendre à des répétitions de chaos chaque samedi ?
20:09Alors que la France est encore meurtrie par l'impréparation du pouvoir
20:13face aux violences en marge du 17 octobre.
20:15Plusieurs appels à une nouvelle mobilisation pour samedi prochain ont été lancés.
20:19Le point tout de suite.
20:20Chaos passé, chaos à venir.
20:22Après s'être envolé dans les pays du Golfe pour ramener quelques barils de gasoil saoudiens
20:26qui n'auront probablement pas d'impact sur les prix Ă la pompe,
20:30Emmanuel Macron s'apprĂŞte Ă rentrer dans la France qui les esquinte depuis 10 ans.
20:34A son retour, le chef de l'État participera à une réunion jeudi matin
20:37avec les services de renseignement pour avoir un compte rendu du 17 octobre.
20:41Je suis dans mon rôle, je suis à ma tâche.
20:43Il y a beaucoup de gens pour commenter,
20:45il y a très peu de gens pour prendre leurs responsabilités.
20:47Moi je les prends.
20:48En réalité, le point de situation devrait tenter de laver les culpabilités du pouvoir
20:52au profit des profiteurs de chaos d'extrĂŞme gauche,
20:54mais aussi du bouc émissaire préféré de la Macronie,
20:58les ingérences étrangères.
21:00Pour moi, il n'y a pas d'ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés.
21:05Par contre, il y a une manipulation étrangère de l'information à la suite, ça oui.
21:11qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides
21:14de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers.
21:16Il faut dire que l'Iran, sous sanction économique depuis des dizaines d'années,
21:20s'est abusé de voir que la pauvreté favorisait en France les manifestations
21:24et donc leur lot de violences concomitantes.
21:26De bonne guerre, diraient certains.
21:28Quoi qu'il en soit, tout porte Ă croire que le monde va pouvoir encore se gausser.
21:32En effet, de nouvelles mobilisations devraient avoir lieu ces prochaines semaines,
21:35Ă commencer par samedi, dans l'optique de dissuader le plus grand nombre.
21:39Une communication importante est faite sur les suites judiciaires,
21:42dépillages et saccages de samedi dernier.
21:44Marine Le Pen, la candidate à la présidentielle du RN,
21:48a toutefois attiré l'attention sur ce point ce mercredi matin.
21:50J'ai demandé, il y a une commission d'enquête,
21:53cette commission d'enquĂŞte porte sur 4 points,
21:55j'ai demandé qu'il y ait un cinquième point qui soit l'analyse de la réponse pénale.
21:58VoilĂ . Par tribunal.
22:01Parce que vous voyez, moi j'ai des informations par exemple sur Tours,
22:04ou Ă Tours, sur 31 interpellations, il y a eu 20 pillages,
22:0914 policiers blessés, tous quasiment ont bénéficié d'un classement sans suite.
22:15Sans surprise, les médias préfèrent appuyer sur les condamnations,
22:18même si elles ne sont pas représentatives.
22:20En attendant, Emmanuel Macron a vanté les mesures prises sur le territoire.
22:23Et donc, dans plusieurs villes, des couvre-feux ont été mises en oeuvre.
22:26Ces couvre-feux sont respectés, sont tenus.
22:28Et des regroupements et des mobilisations sont interdites.
22:31Et les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain,
22:34ils seront empêchés de faire le désordre.
22:36Et donc demain, nous aurons aussi un point très précis sur la mise en oeuvre des dispositifs,
22:41à la fois d'anticipation, de renseignements et de sécurisation,
22:45sur, pas simplement samedi, mais les prochaines semaines.
22:47Des mesures qui n'ont pas toujours été respectées, comme le dit le chef de l'État,
22:50mais qui ont aussi un impact sur les Français.
22:53Eh bien, on sort d'un restaurant avec des amis,
22:56on reprenait le RER pour rentrer en région parisienne,
22:59et on se rend compte que là , tout est fermé.
23:03Tous les accès sont fermés, donc il va falloir qu'on aille prendre on-sais-pas-quoi
23:06pour aller récupérer un RER, on-sais-pas-où,
23:09pour pouvoir rentrer dans notre grande banlieue.
23:11On a dit qu'ils auraient au moins pu nous prévenir,
23:13j'imagine qu'il y a des moyens quand mĂŞme,
23:15d'envoyer des SMS, comme ils avaient fait pendant le Covid,
23:18enfin, il y a des moyens d'informer Ă la population,
23:19et pas juste qu'on se retrouve devant les barrières fermées, là .
23:23Des désagréments qui pourraient bien durer.
23:25En effet, tout porte Ă croire que la mobilisation va continuer,
23:28avec les débordements.
23:30Après son rendez-vous à Matignon,
23:31la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet,
23:34avec le rythme de la fĂŞte de l'humain dans la peau,
23:36a déclaré que la grève devait prendre le relais.
23:39Nous sommes venus pour obtenir des réponses concrètes,
23:43immédiates, à la colère sociale.
23:45Le Premier ministre, le gouvernement,
23:47ne nous a annoncé aucune mesure,
23:50aucune prise en compte de nos revendications.
23:54L'heure est venue de franchir un nouveau cap dans la mobilisation.
23:58La grève doit prendre le relais.
24:01C'est pourquoi la CGT, avec l'intersyndicale,
24:05appelle Ă la mobilisation la plus large possible,
24:08le 5 novembre.
24:10Les syndicats, jusqu'ici mis sur la touche,
24:12aimeraient reprendre en main la contestation sociale.
24:15Une manœuvre qui ferait aussi les affaires du gouvernement
24:18avec lequel les centrales sont habituées à dealer.
24:20Il n'en reste pas moins que les marges de manœuvre financière
24:23de l'exécutif sont nulles,
24:25et que les syndicats n'ont que peu de poids
24:27sur les protestations actuelles.
24:29La tentative de les cornaquer
24:30ne devrait donc pas ĂŞtre si facile.
24:33Vladimir Poutine veut une victoire totale
24:35et refuse de se laisser embarquer
24:37dans un nouveau processus de Minsk avec les Européens.
24:40Après les nouveaux pourparlers,
24:42avec les émissaires américains,
24:43le Kremlin rappelle sa position,
24:45un règlement complet,
24:46avant toute interruption des combats.
24:49Nicolas de Lambertois.
24:50Vladimir Poutine se montre intransigeant
24:53sur ses conditions pour la mise en place
24:55d'un processus de paix définitif en Ukraine.
24:58Depuis plusieurs jours,
24:59en raison notamment des initiatives
25:01et des coups de pression des Américains
25:03qui veulent renouer avec Moscou,
25:06une agitation diplomatique et verbale
25:08autour du conflit ukrainien a de nouveau lieu.
25:11Mais le maĂ®tre du Kremlin a d'ores et dĂ©jĂ
25:14mis deux choses sur la table.
25:15D'une part, les prochains cycles de pourparlers
25:18sont repoussés à la mi-novembre.
25:20Et d'autre part, Vladimir Poutine propose
25:22d'ajouter les Chinois aux discussions.
25:24La volonté de repousser les discussions à novembre
25:27semble trouver une raison assez évidente,
25:29à savoir la tenue des élections de mi-mandat
25:32début novembre aux Etats-Unis,
25:34avec une probabilité assez importante
25:36qu'elle soit remportée par les démocrates.
25:39De son côté, Volodymyr Zelensky a annoncé publiquement
25:42qu'il était disposé à geler le conflit
25:44sur la ligne de front actuelle.
25:45Une proposition qui n'est pas si nouvelle
25:48que cela et que les Russes rejettent.
25:50Car selon Romain Bessonnet,
25:52Moscou craint d'être de nouveau embarqué
25:54dans un processus de Minsk.
25:56Les déclarations de M. Zelensky et des leaders européens
26:00n'ont rien de nouveau.
26:02Ce sont les mĂŞmes que l'on entend depuis maintenant un an,
26:05Ă savoir qu'il faut en cesser le feu sur la ligne de front,
26:09cesser le feu inconditionnel.
26:10C'est ce que l'on appelle à Moscou l'hypothèse du Minsk 3,
26:15qui est complètement rejetée par l'intégralité des dirigeants russes
26:19qui ont un mauvais souvenir des cesser le feu sous garantie européenne,
26:23comme l'avaient été les accords de Minsk 2,
26:26qui ne servent qu'à financer l'Ukraine pour un réarmement
26:30et à la préparer à la prochaine guerre.
26:33Les Russes ne sont pas aussi idiots que le pensent les dirigeants occidentaux.
26:37Et donc, ils souhaitent avoir, non pas un accord de cesser le feu,
26:42mais un accord de paix définitif à mettre sur la table
26:45ou quelque chose qui s'en approche assez
26:47pour pouvoir garantir que ce ne soit pas une pause stratégique
26:54afin de permettre à l'Ukraine de se réarmer.
26:57Pour la partie russe, le règlement global du conflit
27:00signifie non seulement les questions territoriales,
27:03avec l'épineuse question du Donbass que Moscou n'a pas encore entièrement conquis,
27:07mais aussi le statut des églises, des partis politiques
27:10et surtout de la langue russe en Ukraine.
27:13Avec toujours cette quadrature du cercle infernal
27:16oĂą tout dirigeant ukrainien qui signerait un tel compromis avec Moscou
27:20pourrait se faire liquider par des nationalistes ukrainiens,
27:23comme l'avait été Walter Ratno en son temps,
27:26le signataire allemand du traité de Versailles.
27:28L'architecture d'une paix satisfaisante pour Moscou,
27:31mais permettant la stabilité de l'Ukraine,
27:34reste donc une équation incroyablement complexe.
27:37Et les nouvelles allées et venues des émissaires américains,
27:41emmenés par Steve Witkoff, n'y auront donc pas changé grand-chose.
27:44Les Russes campent sur leur position
27:46et poursuivent leur stratégie de démolition économique de l'Ukraine.
27:50Le pont Yujny de Kiev, le principal pont autoroutier qui relie les rives gauche et droite du Dnieper,
27:56a été paralysé toute la journée d'hier jusqu'à 16h30,
28:01ce qui a causé des bouchons dans toute la ville.
28:05Sur le front de la guerre économique,
28:07on remarque que les frappes des derniers jours se concentrent sur les installations économiques
28:13de la région d'Odessa, une région portuaire, mais aussi une région industrielle relativement importante,
28:18étant donné que c'est traditionnellement une région sur laquelle on fait des opérations de transformation
28:24avant l'exportation sur les industries exportatrices, notamment je pense Ă l'agroalimentaire.
28:29Le ministère de l'Agriculture ukrainien a revu à la hausse ses demandes d'aide à l'Union européenne,
28:34qui sont passées de 238 millions au mois de septembre à maintenant 1,1 milliard pour compenser
28:41l'effet des frappes russes sur la logistique pour l'exportation des produits agricoles ukrainiens.
28:47On va encore appeler le contribuable européen à mettre la main à la poche.
28:51Les milliards défilent chaque semaine.
28:53Et la nouveauté dans les récentes discussions entre Russes et Américains,
28:57c'est l'idée d'impliquer les Chinois dans le processus de paix.
29:00Cela pourrait se faire aux alentours des 18-19 novembre,
29:04avec une rencontre tripartite entre Xi Jinping, Donald Trump et Vladimir Poutine,
29:10en marge du sommet de l'APEC, le sommet de la coopération économique Asie-Pacifique.
29:15Il est peu vraisemblable que l'arrivée des Chinois dans les discussions
29:18change fondamentalement l'économie générale du projet d'accord qui pourrait mettre fin à ce conflit.
29:25Toutefois, lĂ oĂą il pourrait amener de l'huile dans les rouages,
29:28c'est que les Chinois sont les seuls partenaires vis-Ă -vis de l'Ukraine et de la Russie
29:33qui peuvent être crédibles dans une garantie sur le financement et l'accompagnement
29:39d'un projet de reconstruction sur les deux parties.
29:43Les Chinois peuvent apporter une garantie pour la reconstruction
29:46et des parties du territoire ukrainien sous contrĂ´le de la Russie
29:50et des parties du territoire ukrainien sous contrĂ´le du gouvernement de Kiev.
29:53C'est là , je pense, que les Chinois pourraient faire la différence.
29:56Les Européens veulent une reconstruction des territoires ukrainiens sous contrôle de Kiev
30:03entièrement payés par la Russie, effectués uniquement par le gouvernement ukrainien
30:08sous la supervision, bien sûr, des organes européens
30:14et des organes internationaux sous contrĂ´le occidental,
30:16FMI, Banque mondiale,
30:18alors que les Russes veulent,
30:20et c'est ce qui était apparu lors des accords d'Encourage,
30:24une reconstruction qui soit équitable.
30:26La perspective de l'entrée des Chinois dans le jeu diplomatique du conflit ukrainien
30:31constituerait symboliquement une nouvelle étape
30:34de l'effacement du vieux continent dans les équilibres mondiaux.
30:37La Chine a d'ailleurs été passablement agacée
30:40des remarques des dirigeants de l'Union Européenne au sujet de l'Arctique,
30:44dénonçant une mentalité de guerre froide chez les Européens.
30:47Pour en revenir Ă l'Ukraine,
30:49tant que les dirigeants européens seront en capacité et en volonté
30:53de creuser la dette publique pour financer l'Ukraine Ă fond perdu,
30:57la perspective d'une cessation du conflit entre la Russie et l'Ukraine reste assez lointaine.
31:02Ă€ moins donc d'un improbable retournement de situation,
31:05on peut raisonnablement s'attendre Ă ce que la guerre en Ukraine
31:08dépasse les cinq années de conflit d'ici février 2027.
31:14Sous-titrage Société Radio-Canada