Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 27 minutes
Ce mardi 27 octobre, Charles de Boissezon, responsable de la stratégie actions chez Société Générale CIB, explique la stratégie boursière basée sur la pyramide de Maslow, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01BFM Bourses, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06On va parler architecture, on va parler antiquité.
00:10Ben oui, tout ça, ça concerne votre patrimoine aussi, parce qu'on s'inspire des meilleures sources.
00:14Et oui, la pyramide est quelque chose d'important dans votre patrimoine,
00:18et c'est même une méthode de gestion assez convaincante.
00:21Charles Devoix-Saison, Société Générale CIB. Bonjour.
00:23Bonjour Antoine.
00:24Merci d'être là, et on va parler d'une stratégie boursière qui s'appelle la pyramide de Maslow.
00:29Alors, est-ce qu'on peut l'expliquer un petit peu ?
00:31Oui, alors Maslow, certains d'entre vous, la plupart, je pense, connaissent ce psychologue américain
00:37qui parle de la hiérarchie de nos besoins.
00:39Tous nos besoins ne sont pas du même ordre.
00:41On a des besoins physiologiques, se nourrir, se loger.
00:46On a ensuite des besoins de sécurité, que ce soit la santé ou la défense,
00:49qui est un thème effectivement d'actualité.
00:52L'appartenance, qui sont des besoins de faire communauté,
00:56des besoins sociaux, des besoins d'estime.
00:58Ensuite, c'est-à-dire d'accomplissement, d'être reconnu par ses pairs,
01:02et puis l'accomplissement de soi, c'est-à-dire repousser nos limites,
01:07aller toujours plus loin.
01:08Et ce que l'on trouve chez Société Générale CIB,
01:11c'est que ces besoins-là, ils existent aussi au niveau des entreprises.
01:15Cette grille de lecture qui s'applique aux personnes individuelles,
01:19s'applique aux entreprises.
01:20Pourquoi ? Parce que finalement, en tout cas encore aujourd'hui,
01:23les entreprises vendent des biens et des services à des êtres humains,
01:26pas encore à des robots. On vend toujours à des humains.
01:28Ces humains-là ont des besoins, on y répond.
01:30Et cette grille de lecture a une vraie pertinence.
01:32Oui, ce n'est pas qu'une simple métaphore, c'est une vraie méthode en vrai.
01:36Oui, c'est une vraie méthode, je crois,
01:37parce que finalement, on peut regarder les entreprises à l'aune de ce prisme.
01:41Alors, il faut aller plus précisément sur les dossiers.
01:44Par exemple, si je prends le secteur automobile,
01:48acheter une Fiat ou une Peugeot, ce n'est pas acheter une Porsche ou une Rolls.
01:52Le premier, c'est plutôt des besoins de déplacement.
01:54Le second, plutôt un besoin d'estime.
01:56C'est un bien discrétionnaire.
01:58Discrétionnaire.
01:58Voilà, on veut envoyer un message à sa capacité de dépense.
02:03Mais ce qui est intéressant, c'est que lorsqu'on fait ça,
02:05et nous avons fait l'exercice chez Société Générale,
02:08entreprise par entreprise en Europe,
02:10on fait un constat qui est que le marché ne valorise pas tous ses besoins
02:15de façon uniforme et univoque à travers le temps et à travers les cycles.
02:19Et il y a même un message fort qui se dégage de notre recherche.
02:22Bon, et puis, c'est vrai que vous nous avez parlé des besoins essentiels,
02:26donc manger, appartenir, réussir, se protéger.
02:30C'est important aussi.
02:31Là, on rentre dans les considérations de souveraineté, de défense, etc.
02:35Peut-être même d'infrastructures aussi.
02:38En fait, quel côté de la pyramide, finalement, est le plus dominant aujourd'hui ?
02:44Écoutez, on a analysé depuis plus de dix ans les performances.
02:48Pour moi, le message, il est très clair.
02:50Et c'est le message fort que je voulais partager avec vous aujourd'hui sur ce plateau.
02:53C'est peut-être pas glamour, mais c'est le deuxième pilier.
02:56C'est se protéger.
02:58En fait, lorsque tout va bien, lorsque le cycle est correct,
03:01on peut avoir des aspirations un petit peu plus hautes,
03:03de développement personnel, d'estime de soi, etc.
03:05Mais lorsque des crises surviennent, et on en a une série,
03:09la hiérarchie des besoins s'inverse.
03:11Et singulièrement, en tant qu'Européens,
03:14de quoi avons-nous fait le constat ces dernières années ?
03:16De notre fragilité.
03:17Fragilité multiple.
03:19On l'a vu avec la crise de la pandémie.
03:21On n'arrivait pas à trouver des médicaments, des bérins assez simples.
03:24Ensuite, on a eu une souveraineté mise à mal en termes d'énergie,
03:28de défense avec la guerre en Ukraine.
03:29Les catastrophes aussi actuelles en termes de climat
03:34montrent qu'on n'a pas forcément les bonnes infrastructures.
03:37La liste est encore longue.
03:39Mais c'est ça le constat commun.
03:41Notre fragilité est donc nous protéger.
03:44Bon.
03:44Et ça, ça commence déjà à avoir des retombées sonant des trébuchantes.
03:49C'est une dynamique très travaillée.
03:52Depuis 2021, sur ces cinq piliers, il y en a un seul qui surperforme.
03:56C'est celui-ci.
03:58Nous ne nous y trompons pas.
03:59D'ailleurs, quand vous regardez toutes les politiques européennes,
04:01le pacte vert, Rearm Europe, les réglementations,
04:05tous ceux-ci, les mêmes messages.
04:07Devenir plus résilient, antifragile.
04:10Et on trouve des valeurs sur la côte à peu près dans tous les pays européens.
04:14C'est une vraie tendance.
04:15Et d'ailleurs, depuis le début de l'année, par exemple,
04:17si vous prenez le thème de souveraineté,
04:18souveraineté au sens européen, ça veut dire quoi ?
04:20Ça veut dire être antifragile.
04:21Eh bien, ça fait à peu près plus de 20% depuis les biennés.
04:24Le marché, la moitié.
04:26Bon.
04:27Oui, c'est vrai que c'est quand même considérable.
04:29Alors, comment on joue concrètement ce thème de la pyramide de Maslow ?
04:34Bon.
04:34Je suppose qu'il ne faut pas se contenter d'acheter du Thalès et de l'Airbus.
04:38C'est plus compliqué que ça.
04:39Exactement.
04:40Et d'ailleurs, on l'a vu, les premiers mouvements,
04:42c'était acheter des valeurs de défense.
04:44Mais être résilient, se protéger, ce n'est pas se protéger simplement d'un point de vue défense.
04:48C'est beaucoup plus large.
04:50Et donc, vous trouvez par exemple, je ne sais pas moi,
04:52des valeurs dans la santé, Sandoz, en Suisse,
04:55de l'électrification pour être plus souverain dans les infrastructures,
04:57un Français comme Schneider.
04:59Si vous prenez les télécommunications, vous avez un Finlandais avec Nokia,
05:04vous avez Aurubis en Allemagne sur les matières premières,
05:07DSV le Danois sur la logistique.
05:09En fait, il y a tout un écosystème qui nous permet d'être résilient.
05:12Et quelque part, cette résilience, c'est quoi ?
05:14C'est faire corps collectivement, ce n'est pas juste la défense.
05:17Et c'est finalement la solution pour diversifier le risque
05:20au-delà des valeurs que vous avez bloquées.
05:21Et c'est une philosophie qu'on peut appliquer
05:25aussi bien à la fois à la défense qu'à l'infrastructure,
05:27mais ça peut être l'électricité, les télécoms par exemple.
05:31Grosse performance d'ailleurs de nombre de ces valeurs.
05:34Donc pour nous, la réalité, malheureusement,
05:37nous l'avons fait, on l'a constaté,
05:39nous, Européens, nous sommes fragiles.
05:42Ces fragilités n'ont pas disparu.
05:43C'est pour ça que je crois que vous parlez de thème d'avenir.
05:46Pour moi, c'est le thème d'avenir de la décennie pour l'Europe.
05:50Chambre de bois saison, Société Générale CIB,
05:52cette pyramide de Maslow effectivement riche d'enseignements.
05:54Merci infiniment.
05:54Merci.
05:55Merci.
Commentaires

Recommandations