00:00Je ne suis pas tout à fait d'accord, si vous permettez, avec le Premier ministre.
00:04Ça ne date pas des présidentielles.
00:06C'est un climat, il faut me dire les choses comme elles sont,
00:08qui a été instauré notamment depuis la dissolution, et même avant.
00:11On voit très bien le rôle, il faut quand même le dire,
00:15ils ont été élus, c'est républicain, donc dont acte,
00:18mais le rôle que tient aujourd'hui dans notre pays
00:22toute une frange, la frange à l'extrême gauche, l'échiquier,
00:26et sont parties, évidemment, la France insoumise,
00:29qui dit en permanence, et il faut vraiment écouter
00:32ce que disent ces leaders, qui dit toujours dans la même phrase
00:37une chose qui est totalement anti-républicain,
00:41j'allais même dire souvent qu'il est pénalement répréhensible,
00:44et d'ailleurs on le corrige tout de suite,
00:46en sachant très bien que dans la même phrase,
00:47on va pouvoir en découper le morceau qui va bien,
00:49et ensuite le propulser sur les réseaux.
00:51Je prends par exemple la phrase désormais hélas,
00:55tristement célèbre parce qu'elle a fait beaucoup de dégâts,
00:57de M. Bagayoko, le maire de Saint-Denis,
01:01qui dit que tout simplement la violence est légitime,
01:05blanc, mais si on peut l'éviter, il vaut mieux.
01:08Et le blanc c'est quoi ? C'est les pointillés à découper.
01:11Et qu'est-ce qu'on fait de la première phrase ?
01:13Elle est propulsée partout, par les algorithmes,
01:16des réseaux, qui vont ensuite effectivement,
01:19tout simplement, mobiliser ceux que ça doit mobiliser.
01:22Donc si vous voulez, cette ambiguïté, il faut la dire,
01:25et la redire, et la dénoncer.
01:28Donc oui, bien entendu, à l'Assemblée nationale,
01:30qui est un terrain évidemment où s'expriment précisément ces tensions,
01:35où on sait qu'on va être aussi vu à la télévision,
01:38donc on en rajoute.
01:39Mais voyez-vous, d'abord, ça crée des dommages considérables
01:44dans notre pays, en matière d'unité nationale, bien entendu.
01:46Ça crée aussi beaucoup de dommages,
01:48on en parlera sans doute, Laurence Ferreri, tout à l'heure,
01:51à l'étranger.
01:52Parce qu'on sait très bien que derrière ces propos,
01:55il y a qu'on le veuille ou non.
01:57Alors Jean-Luc Mélenchon fait toujours référence à 1788.
02:00Voilà, on est en 1788.
02:02Ça, c'est son rêve.
02:04Il va même jusqu'à dire, tenez-vous bien,
02:06que...
02:07Je fais souvent référence à Robespierre.
02:10Il se targue de référence historique.
02:13Certaines du reste sont assez erronées,
02:15je les ai bien regardées moi-même.
02:17Mais bon, ça nourrit le narratif.
02:20Il va même jusqu'à dire que la propriété,
02:22la propriété est un bien d'usage.
02:25Et il cite Robespierre,
02:26oubliant tout simplement que,
02:28ce qui constitue notre République en 1789,
02:32la propriété est un bien inaliénable et sacré.
02:37Mais ça, on l'oublie.
02:38Vous voyez, tout est comme ça.
02:40Donc il faut aussi savoir le dire,
02:41de façon très calme,
02:44mais de façon très déterminée.
02:46Parce que voilà, effectivement,
02:47le jeu dans lequel nous sommes.
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