00:00Non mais, on ne peut pas continuer. Notre pays, au fond, il a été dans une espèce de fuite en
00:04avant de la dette.
00:05Et, je veux dire, tout le monde est responsable. Tout le monde, y compris les partis qui sont dans l
00:09'opposition, qui n'ont pas gouverné.
00:10Mais qui font des milliards de dépenses dans leurs amendements à l'Assemblée ou au Sénat, et surtout à l
00:16'Assemblée.
00:16Donc, je crois qu'il faut qu'on sorte de ce système de posture, de fuite en avant, et qu
00:21'on aboutisse à un travail collectif.
00:23C'est ce qu'a proposé le budget de Sébastien Lecornu, en disant deux choses.
00:27Moi, je fais une proposition sérieuse, qui correspond à la nécessité de calmer les marchés, de rassurer les investisseurs, d
00:35'être juste aussi.
00:36C'est-à-dire que ceux qui n'ont pas beaucoup, qui sont les plus fragiles, doivent être protégés.
00:40Et c'est le cas de cette proposition budgétaire. Et puis, après, on fait des efforts un peu à tous
00:44les étages.
00:45Après, ce budget, il est amendable. N'importe quel président ou présidente qui sera élu l'année prochaine pourra l
00:51'amender.
00:52Mais encore faut-il qu'il y ait un budget. Et s'il n'y a pas de budget au
00:5531 décembre,
00:56quel que soit le moyen et si possible, avec un peu d'esprit de responsabilité de la part des parlementaires,
01:00de tous les parlementaires,
01:02eh bien le président ou la présidente qui sera élu en mai prochain devra perdre l'année de son élection
01:08pour reconstruire un budget.
01:09Donc il faut être un peu responsable. On doit donner des signaux très clairs.
01:14On doit, au fond, maîtriser l'évolution de la dette.
01:17Il faut qu'on la stabilise et que, peu à peu, dans les années qui viennent, sans que ce soit
01:21dramatique pour nos compatriotes,
01:23on puisse la réduire. C'est ça qu'attendent les marchés pour nous refinancer.
01:27Si on ne fait pas ça, eh bien on va, je le pense, assez loin, assez rapidement vers la catastrophe.
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