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  • il y a 15 minutes
Alors que le député RN Sébastien Chenu, parle de l'attentat raciste commis à Trappes et présente ses "condoléances" à la famille du jeune homme tué, les députés socialistes et écologistes quittent l'hémicycle. Il interpelle le Premier ministre en affirmant qu'une "démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise" et se "barricade" et demande au gouvernement de "restaurer l'Etat de droit".


Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dénonce l'absence d'un "réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République". "J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé" après lesquels "il y avait même un délai de décence, de dignité, dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait le deuil des familles" ce qui "n'empêchait pas le débat démocratique". Le Premier ministre dénonce "un spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle" et appelle au "sursaut". "Tout sent le recel politicien", ajoute-t-il.


S'adressant aux députés de gauche qui ont quitté l'hémicycle, Sébastien Lecornu déclare: "croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du Rassemblement national". "Vous devriez justement, précisément, être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République".

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Transcription
00:00C'est exactement ce que je répète sur votre plateau, et j'ai envie de dire que j'ai mal
00:04pour notre pays,
00:05je dis bien pour notre pays, je salue les invités autour de cette table,
00:10je dis souvent que tant que les partis politiques seront plus importants que le pays, on ne s'en sortira
00:15pas.
00:15Vous vous rendez compte, Mme Mabrouk, sur un tel sujet, avec un acte si odieux,
00:20on n'est pas capable, on n'est pas capable, ne serait-ce que 72 heures,
00:25de montrer un tout petit peu l'exemple dans ce qui est le moteur de la démocratie française,
00:29c'est-à-dire l'Assemblée nationale.
00:31Mais moi j'ai honte pour mon pays, j'ai honte pour mon pays, parce que s'il fallait réagir
00:35comme ça,
00:36alors dimanche lorsque je suis allé à la marche blanche à Aubervilliers,
00:40s'il avait fallu avoir des considérations politiques, j'y serais pas allé.
00:42Et j'y suis allé, je suis très heureux et très fier d'avoir participé autour de centaines et de
00:46centaines de concitoyens à cette marche.
00:49Et je salue d'ailleurs le maire d'Aubervilliers, qui est quelqu'un de gauche, qui n'est pas de
00:53ma sensibilité politique,
00:54qui a eu un discours, mais vraiment très poignant, et de concorde national.

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