00:00C'est exactement ce que je répète sur votre plateau, et j'ai envie de dire que j'ai mal
00:04pour notre pays,
00:05je dis bien pour notre pays, je salue les invités autour de cette table,
00:10je dis souvent que tant que les partis politiques seront plus importants que le pays, on ne s'en sortira
00:15pas.
00:15Vous vous rendez compte, Mme Mabrouk, sur un tel sujet, avec un acte si odieux,
00:20on n'est pas capable, on n'est pas capable, ne serait-ce que 72 heures,
00:25de montrer un tout petit peu l'exemple dans ce qui est le moteur de la démocratie française,
00:29c'est-à-dire l'Assemblée nationale.
00:31Mais moi j'ai honte pour mon pays, j'ai honte pour mon pays, parce que s'il fallait réagir
00:35comme ça,
00:36alors dimanche lorsque je suis allé à la marche blanche à Aubervilliers,
00:40s'il avait fallu avoir des considérations politiques, j'y serais pas allé.
00:42Et j'y suis allé, je suis très heureux et très fier d'avoir participé autour de centaines et de
00:46centaines de concitoyens à cette marche.
00:49Et je salue d'ailleurs le maire d'Aubervilliers, qui est quelqu'un de gauche, qui n'est pas de
00:53ma sensibilité politique,
00:54qui a eu un discours, mais vraiment très poignant, et de concorde national.