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Coût réel des aides sociales : Représentants de France Travail

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00:16:29suivie par les missions locales dans un objectif de recherche d'emploi, mais pas forcément connu de France Travail, du
00:16:36service public de l'emploi au niveau national.
00:16:40Et puis également des personnes en situation de handicap accompagnées par les cap emploi.
00:16:46Donc maintenant, il y a effectivement une approche beaucoup plus complète de l'ensemble des chercheurs d'emploi en France.
00:16:51Et donc ce qui change quand même beaucoup les choses, y compris dans les territoires, quand il s'agit à
00:16:56l'échelle d'une agglomération,
00:16:57de pouvoir questionner quel est le public considéré, quels sont les types de besoins adressés.
00:17:03Il n'y a plus forcément besoin d'additionner les données des missions locales avec les données des cap emploi,
00:17:08avec les données de Pôle emploi,
00:17:10les données des conseils départementaux, les données de la région.
00:17:13On arrive à avoir une base qui reflète le plus grand nombre des chercheurs d'emploi et d'avoir donc
00:17:18du coup une connaissance plus fine des chercheurs d'emploi,
00:17:21de leurs besoins et des réponses à adresser.
00:17:24Donc ça, c'est déjà un changement majeur.
00:17:26L'autre changement majeur, c'est quand même le fait d'installer une dynamique de réseau pour l'emploi au
00:17:32-delà de France Travail lui-même
00:17:34et de se dire que tous les acteurs, organismes que je citais là sont désormais réunis sous une même bannière,
00:17:41qui est le réseau pour l'emploi, mais également réunis par des pratiques communes.
00:17:47Et donc là, ça a été un travail important qui a été mené par le Conseil national de l'emploi,
00:17:51avec les organisations syndicales, patronales, les associations d'élus localement,
00:17:56et de pouvoir vraiment structurer le parcours du demandeur d'emploi.
00:18:01Avec l'orientation, quel est l'organisme le plus adapté pour accompagner la personne,
00:18:07le diagnostic ensuite, d'avoir une grille commune de comment on analyse les besoins de la personne,
00:18:13y compris les freins connexes à l'emploi, la dimension sociale dont il va sans doute être question tout à
00:18:19l'heure,
00:18:19tout ce qui est les freins à la garde d'enfants, au transport, à la mobilité, au logement, à la
00:18:24santé, à la famille.
00:18:26Donc le diagnostic, l'orientation, le diagnostic, le contrat d'engagement,
00:18:30et également le régime des sanctions qui est également harmonisé pour l'ensemble des personnes en recherche d'emploi.
00:18:36Donc ça, c'est le Conseil national de l'emploi qui a défini en application de la loi
00:18:41les différents référentiels de pratiques professionnelles au niveau des différentes structures.
00:18:47Donc ça, c'est un deuxième élément marquant.
00:18:49Je disais que ce réseau pour l'emploi a une même bannière des pratiques communes,
00:18:52et également, je pense pour la première fois parmi les différentes réformes du service public de l'emploi qui ont
00:18:58précédé,
00:18:59également un système d'information commun.
00:19:01C'est-à-dire que maintenant, toutes ces pratiques que je décrivais donnent lieu à un partage de données
00:19:07qui fait que, quel que soit l'accompagnateur, que ce soit une mission locale, un cadre d'emploi, un conseil
00:19:12départemental, France Travail,
00:19:13l'optique, c'est qu'il puisse y avoir une connaissance partagée de la personne
00:19:16avec un système d'information partagé qui permette d'unifier la donnée.
00:19:23Donc ça, c'est des transformations majeures.
00:19:25On sait qu'en général, quand on parle de transformation de système d'information,
00:19:28rien que pour ouvrir le système, on parle facilement de 18 à 24 mois,
00:19:32et ensuite, pour commencer à les approprier, à les mettre en œuvre,
00:19:36on est sur des délais pratiquement équivalents.
00:19:40Ce réseau pour l'emploi, il se traduit également par une gouvernance locale
00:19:43avec les comités territoriaux pour l'emploi,
00:19:47et notamment les nouveaux comités locaux pour l'emploi,
00:19:49avec, dans chaque agglomération, territoire de vie,
00:19:56340 comités locaux pour l'emploi qui ont été constitués
00:19:59et qui permettent de réunir tout le système d'acteurs concerné par cet accompagnement.
00:20:04Donc, un des éléments marquants également de cette approche unifiée,
00:20:09c'est le fait de pouvoir former tous les professionnels sur ces pratiques d'accompagnement communes,
00:20:15et donc, l'Académie France Travail a accompagné plus de 75 000 personnes
00:20:20issues des différents organismes que je citais là,
00:20:24pour essayer de forger des approches communes de l'accompagnement.
00:20:27Donc, ça, c'est quelques éléments marquants liés à la création.
00:20:30Si on continue sur des éléments plus proches du service rendu aux usagers,
00:20:35aux chercheurs d'emploi en particulier,
00:20:36et puis aux entreprises, aux employeurs par ailleurs,
00:20:42sur ce service rendu, ce qui est déjà quelque chose qui était dans le rapport
00:20:46de préfiguration de France Travail et qui était inspiré,
00:20:48vous demandiez également des éléments de comparaison internationale,
00:20:52donc qui était inspiré de l'expérience allemande, Danemark et Suède également,
00:20:58d'avoir, de réinterroger l'équilibre des droits et devoirs
00:21:02pour les chercheurs d'emploi en France.
00:21:05Et donc, ça, ça se matérialise concrètement par le fait d'avoir
00:21:08renforcé l'accompagnement, d'une part,
00:21:10et puis d'avoir renforcé le contrôle également de la recherche d'emploi,
00:21:14d'avoir agi de façon équilibrée sur ces deux aspects,
00:21:17et puis sur la partie employeur, j'en parlerai également.
00:21:21Donc, pour illustrer le renforcement de l'accompagnement,
00:21:25le grand mouvement qui a été opéré,
00:21:27c'est de pouvoir apporter un accompagnement plus intensif
00:21:30de toutes les personnes qui en ont besoin,
00:21:32et en particulier les nouveaux inscrits dont je parlais,
00:21:35les 1 200 000 nouveaux inscrits parmi les bénéficiaires du RSA,
00:21:38jeunes et personnes en situation de handicap,
00:21:40de pouvoir apporter un accompagnement plus soutenu,
00:21:42avec des contacts réguliers, plusieurs fois par mois avec les personnes,
00:21:45et une démarche un peu proactive par rapport aux besoins
00:21:48que les personnes peuvent rencontrer.
00:21:50Et donc là, concrètement, France Travail est passé
00:21:52de 370 000 personnes en accompagnement intensif en 2024,
00:21:57à 660 000 en 2025,
00:22:00800 000 cette année,
00:22:02on devrait finir à 800 000,
00:22:03et plus d'un million l'année prochaine.
00:22:05Donc on voit qu'on est sur plus du triplement
00:22:08des capacités d'accompagnement intensif par France Travail,
00:22:12auxquelles s'ajoutent les capacités d'accompagnement,
00:22:15bien sûr, des missions locales, des cap-emploi,
00:22:17des conseils départementaux,
00:22:18pour avoir une approche pour l'ensemble des personnes
00:22:20qui en ont besoin, encore une fois.
00:22:22Donc ça, ça illustre comment se traduit
00:22:25cette création de France Travail,
00:22:26avec accompagner plus intensément
00:22:29un plus grand nombre de personnes,
00:22:30multiplié par 3,5,
00:22:31le nombre de personnes accompagnées.
00:22:34Pour illustrer l'équilibre des droits et devoirs,
00:22:37c'est aussi un renforcement du contrôle
00:22:41de la recherche d'emploi,
00:22:42avec le nouveau régime de sanctions
00:22:43qui a été défini par la loi.
00:22:45On pourra y revenir également, si vous le souhaitez.
00:22:47Mais pour illustrer toujours cette trajectoire
00:22:50depuis trois ans qui a été engagée,
00:22:52on était donc en 2024 sur 600,000 contrôles
00:22:57qui étaient réalisés par an.
00:22:59On est en 2025 sur 950,000
00:23:05et on va être cette année à 1,1 million
00:23:07pour être à 1,5 million l'année prochaine.
00:23:10Donc là aussi, multiplié par 2,5 en 3 ans,
00:23:13vous voyez, je vous disais,
00:23:14accompagnement intensif x 3,5,
00:23:16contrôle x 2,5,
00:23:17d'être vraiment dans une dynamique de redéploiement,
00:23:20parce que tout ça, ça se fait bien sûr
00:23:21sans moyens supplémentaires.
00:23:24Au contraire, on pourra revenir sur des éléments
00:23:25de budget d'équivalent en temps plein.
00:23:27C'est un énorme travail d'efficience,
00:23:31de redéploiement entre fonction support
00:23:33et fonction de relation aux usagers.
00:23:35C'est tout ce travail-là qui a été mené
00:23:37pour réussir à réaliser ces actions-là.
00:23:40Sur la relation entreprise,
00:23:43en reste également relation aux employeurs.
00:23:45Il y a également toute une démarche
00:23:47d'aller vers les employeurs
00:23:49et notamment les TPE et les PME,
00:23:52où on sait que la fonction employeur
00:23:54est moins structurée
00:23:54et fait moins appel aux services
00:23:56qui peuvent leur être apportés.
00:23:59Et donc là, on est aussi sur une dynamique
00:24:02de montée en charge,
00:24:03où il y a plus de 400 000 actions de prospection
00:24:06qui ont été réalisées en 2025
00:24:08en direction des employeurs
00:24:10et avec cette priorité que j'indiquais
00:24:12des petites entreprises
00:24:13sans fonction employeur structurée.
00:24:15Et on voit que ces actions de prospection payent,
00:24:17c'est-à-dire que ça permet
00:24:19de collecter des offres d'emploi
00:24:21puisque 40 % des entreprises prospectées
00:24:24ont déposé une offre d'emploi
00:24:26dans les trois mois qui suivent.
00:24:27Donc ça montre bien que cette action de prospection,
00:24:30elle ne fait pas uniquement
00:24:31que brasser des offres existantes,
00:24:33elle permet de soutenir des entreprises
00:24:35dans le fait de créer des activités supplémentaires
00:24:38en se disant,
00:24:38on connaît tous un artisan,
00:24:41un travailleur indépendant ou quoi,
00:24:43qui ne recruterait pas forcément
00:24:44en pensant que c'est trop compliqué d'aller rechercher et tout
00:24:47et qui donc, à travers ces actions de prospection,
00:24:49ça amène à se dire de franchir le pas
00:24:50et de passer à du premier salarié
00:24:53au deuxième salarié
00:24:55ou du deuxième au troisième, etc.
00:24:56Et de pouvoir également révéler
00:24:59des potentiels d'emploi supplémentaires
00:25:01sur des personnes qui préfèrent
00:25:02brider leur carnet de commandes
00:25:03plutôt que d'augmenter leur activité
00:25:05et de recruter.
00:25:08Si on dit quelques mots également
00:25:10sur les résultats
00:25:12de ce que produit,
00:25:13même si j'ai donné quelques éléments ici,
00:25:16premier élément
00:25:17sur le taux d'accès à l'emploi,
00:25:19vous savez que France Travail
00:25:21et donc, comme précédemment avec Pôle emploi,
00:25:23est régie par une convention tripartite
00:25:25avec l'UNEDIC et avec l'État
00:25:27qui fixe des objectifs
00:25:29pour France Travail
00:25:30sur une durée de trois ans.
00:25:31Donc là, on arrive au terme de ces trois ans
00:25:33à la fin de l'année.
00:25:35Donc c'est l'occasion de faire
00:25:36les éléments de bilan
00:25:37et on voit que les principaux objectifs
00:25:40qui avaient été fixés
00:25:41sont en voie d'être atteints.
00:25:43Par exemple,
00:25:44le taux d'accès à l'emploi
00:25:45à six mois
00:25:46se situe à 37,6%,
00:25:49donc légèrement au-dessus
00:25:51de ce qui est visé.
00:25:52C'est-à-dire que les personnes
00:25:52qui sont inscrites à France Travail
00:25:54six mois après l'accompagnement,
00:25:58la mise en route de leur parcours,
00:25:5937% accèdent à l'emploi,
00:26:02ce qui représente
00:26:036 000 recrutements par jour
00:26:04qui sont réalisés.
00:26:08Le taux de pourvoi des offres
00:26:10qui est de 92%,
00:26:14c'est-à-dire que quand une entreprise
00:26:15confie une offre d'emploi
00:26:17à France Travail,
00:26:1792% d'entre elles sont pourvues.
00:26:20Et donc là, c'est une augmentation
00:26:22de quatre points
00:26:23par rapport aux années antérieures.
00:26:27Le niveau de satisfaction,
00:26:28peut-être que je terminerai là-dessus,
00:26:29je ne vais pas égrener tous les éléments,
00:26:30mais pour dire aussi
00:26:31que les éléments peut-être plus subjectifs
00:26:33de satisfaction des demandeurs d'emploi,
00:26:37y compris vis-à-vis de l'indemnisation,
00:26:39y compris des employeurs,
00:26:40et également en progression,
00:26:4282% de satisfaction sur l'accompagnement,
00:26:4690% de satisfaction pour les employeurs,
00:26:48et 80% de satisfaction pour l'indemnisation.
00:26:53Donc voilà, je donne ces grands éléments
00:26:55de résultats qui font écho aux objectifs
00:26:57qui sont fixés dans la convention tripartite
00:26:59sur les trois ans.
00:27:02Quelques éléments de perspective,
00:27:04peut-être pour terminer,
00:27:07et d'indiquer quelles sont les priorités
00:27:09pour l'année à venir.
00:27:12Un premier élément,
00:27:13c'est sur toujours améliorer l'accompagnement,
00:27:17puisqu'on sait bien qu'on n'est pas au niveau
00:27:20qu'on vise et qu'on souhaite
00:27:21continuer cette amélioration.
00:27:23J'ai indiqué que l'accompagnement intensif
00:27:26doit continuer son augmentation
00:27:28pour l'année prochaine,
00:27:29et de produire plus d'accès à l'emploi
00:27:32pour tous les chercheurs d'emploi.
00:27:35Une grosse transformation
00:27:36que l'on conduit également,
00:27:38c'est d'adapter l'accompagnement
00:27:40non intensif,
00:27:42c'est-à-dire aussi pour les conseillers
00:27:46qui suivent plusieurs centaines
00:27:47de demandeurs d'emploi,
00:27:48d'avoir une vraie offre de service
00:27:50qui permet d'activer les capacités
00:27:52de la personne à travers des approches
00:27:54plus collectives, plus digitales,
00:27:56également de mobiliser l'appui
00:27:58de l'intelligence artificielle
00:28:00pour certains types de situations,
00:28:01donc d'avoir également toute une approche
00:28:03qui permet d'adresser l'ensemble des personnes
00:28:06et d'avoir une approche par les besoins
00:28:08et pas par l'offre rendue.
00:28:10Donc ça, c'est la première priorité
00:28:12sur l'accompagnement.
00:28:15La deuxième priorité,
00:28:16c'est de poursuivre l'installation
00:28:18de ce réseau pour l'emploi,
00:28:20puisque à peu près les 50 000 personnes
00:28:22au France Travail,
00:28:23c'est peu de choses à côté
00:28:24des 160 000 agents du réseau pour l'emploi.
00:28:28Et donc le fait de pouvoir agir
00:28:31sur le chômage en France,
00:28:32c'est pas France Travail tout seul,
00:28:33c'est bien sûr l'ensemble de ce réseau.
00:28:34Et donc on compte renforcer ces relations.
00:28:37Et donc là, c'est installé des partenariats,
00:28:41des habitudes de travail,
00:28:43d'accompagnement en commun,
00:28:45c'est des choses qui s'inscrivent dans la durée.
00:28:47La prospection vers les employeurs
00:28:49qui se poursuit également.
00:28:51Troisième priorité,
00:28:52un travail sur les trop perçus,
00:28:55de se dire que justement en fonction
00:28:57du niveau de connaissance,
00:28:58des revenus de la personne
00:28:59et du versement en particulier
00:29:02de la location chômage,
00:29:03de se dire qu'il y a des trop perçus
00:29:04et donc qu'il y ait une action aussi proactive
00:29:06sur la récupération de ces trop perçus,
00:29:09leur limitation d'une part,
00:29:10mais aussi leur récupération.
00:29:11Et également,
00:29:12pour être toujours équilibré,
00:29:14une action sur le non-recours également,
00:29:21sur les personnes qui ne font pas appel
00:29:23à leurs droits,
00:29:23qui pourraient avoir une allocation chômage
00:29:25mais qui ne soucis pas,
00:29:25ou plutôt d'autres types d'aides
00:29:27sur la SS ou quoi.
00:29:32Cinquième priorité,
00:29:33c'est sur les luttes contre la fraude
00:29:35et les comportements abusifs,
00:29:38avec des situations particulières,
00:29:40des fois sur les personnes transfrontalières
00:29:42ou sur des personnes créateurs d'entreprises
00:29:44ou sur les ruptures conventionnelles,
00:29:45sur différents types d'activités
00:29:47et en particulier cette année,
00:29:49sur le sujet des fraudes à la résidence,
00:29:51de se dire des personnes
00:29:52qui ne seraient pas résidentes en France
00:29:55et qui feraient à belles à certaines aides ici.
00:29:57Donc là,
00:29:58action à ce niveau-là aussi.
00:30:00Et puis,
00:30:01également tout un travail
00:30:02sur tout ce qui est la sécurisation
00:30:06des systèmes d'information,
00:30:07puisque on est également plus...
00:30:10toutes les institutions publiques
00:30:12sont de plus en plus exposées
00:30:13et ça, ça mérite aussi
00:30:14une action particulière sur le sujet,
00:30:17puisqu'on dit souvent
00:30:19que c'est une question de temps,
00:30:20donc il faut être organisé sur le sujet.
00:30:23Donc voilà quelques éléments
00:30:24pour resituer l'action de France Travail
00:30:26depuis sa création
00:30:27il n'y a même pas trois ans maintenant
00:30:30et les actions qui sont menées
00:30:32auprès des différents usagers,
00:30:35les premiers résultats observables
00:30:36et puis les quelques perspectives
00:30:39prévues pour 2027.
00:30:42Merci, monsieur le directeur.
00:30:44Alors, il est évidemment un peu trop tôt
00:30:45pour dresser un premier bilan qualitatif
00:30:47et exhaustif de l'inscription automatique
00:30:49des locataires du RSA à France Travail,
00:30:51mais est-ce que vous avez
00:30:51des premiers retours de terrain,
00:30:52notamment s'agissant du contrat d'engagement,
00:30:54d'une part, et deuxièmement,
00:30:56vous nous avez exposé la multiplication
00:30:58par deux et demi, je crois,
00:30:59des contrôles que vous effectuez
00:31:00auprès des locataires.
00:31:01Est-ce que vous avez un bilan chiffré
00:31:02du nombre d'abus, de fraudes, d'indus
00:31:05qui ont été perçus,
00:31:06et surtout, combien ont été récupérés,
00:31:08s'il vous plaît ?
00:31:10Alors, sur les contrats d'engagement,
00:31:14donc j'indiquais bien
00:31:15qu'on est sur le même format de contrat d'engagement
00:31:19pour tous les opérateurs du réseau pour l'emploi.
00:31:23Si je rappelle les différents types de motifs de sanctions,
00:31:28il y a effectivement le refus d'élaborer
00:31:30le contrat d'engagement,
00:31:31c'est quelque chose qui est très marginal aujourd'hui,
00:31:34vraiment très, très limité.
00:31:36Il y a le fait de refuser
00:31:38deux offres raisonnables d'emploi,
00:31:40c'est aussi quelque chose d'assez limité.
00:31:43Il y a les situations de fraude.
00:31:46Et puis, le dernier élément,
00:31:47c'est le refus de...
00:31:49la non mise en œuvre du contrat d'engagement.
00:31:52Je ne sais pas,
00:31:52c'est peut-être sur cette partie en particulier
00:31:55que vous nous sollicitez,
00:31:56sur le non-respect des termes du contrat d'engagement,
00:31:59c'est-à-dire que dans le contrat,
00:32:01il peut y avoir des objectifs
00:32:03en termes de candidature,
00:32:05en termes d'actions de formation,
00:32:08en termes de démarches de lever des freins
00:32:10qui sont fixées.
00:32:12C'est sur ce terrain du non-respect
00:32:14des termes du contrat d'engagement
00:32:16que les sanctions se portent le plus.
00:32:19Et là, quand on est sur les contrôles aléatoires,
00:32:23on se situe à 17% de sanctions.
00:32:27Et ici, pour ne pas faire de confusion
00:32:29avec les induits ou les fraudes,
00:32:33de dire que les sanctions,
00:32:37on est sur une suspension de l'allocation.
00:32:42C'est-à-dire que si c'est quelqu'un
00:32:43qui est en allocation chômage,
00:32:45elle peut donc être suspendue de son allocation
00:32:47pour 30 à 100% du montant de son allocation,
00:32:51selon la gravité de la situation,
00:32:54pour une durée de 2 à 4 mois,
00:32:57selon les types de sanctions.
00:32:59Donc, voilà, sur un chiffre,
00:33:01c'est-à-dire que c'est 17% de sanctions
00:33:02quand on est sur les contrôles aléatoires,
00:33:07puisque le conseil d'administration
00:33:09nous demande bien de faire une partie
00:33:10des contrôles en aléatoire.
00:33:11Et quand on a des contrôles plus orientés
00:33:13sur des situations particulières,
00:33:15c'est-à-dire notamment des personnes
00:33:16qui sont absentes de façon répétitive
00:33:18sur une période courte,
00:33:19par exemple, quand quelqu'un est absent
00:33:21au moins deux fois sur les six derniers mois,
00:33:23là, on sait qu'on peut monter
00:33:24sur des niveaux de sanctions,
00:33:26des taux de sanctions
00:33:27parmi les personnes contrôlées
00:33:28qui peuvent dépasser les 30%.
00:33:31Donc, selon les types de profils,
00:33:34après, il peut y avoir différents niveaux,
00:33:35mais s'il faut avoir un ordre de grandeur,
00:33:38c'est les contrôles aléatoires
00:33:39et c'est 17% de sanctions.
00:33:43Et sur les...
00:33:44Donc, ça, c'est des chiffres
00:33:46qui s'appliquent sur les 900 000 contrôles
00:33:50qu'on a réalisés déjà cette année.
00:33:52À fin septembre,
00:33:53on était sur 900 000 contrôles réalisés
00:33:55et qui correspondent à la trajectoire d'augmentation
00:33:57que j'indique.
00:33:58Et donc, sur 900 000 contrôles réalisés,
00:34:00il y a 17% des gens
00:34:01qui ne respectent pas leurs obligations.
00:34:02J'ai bien compris votre réponse.
00:34:04Madame, qu'elle soit totale ou partielle,
00:34:06mais il y a 17% des gens
00:34:06que vous sanctionnez.
00:34:07Donc, c'est-à-dire qu'elle ne remplisse pas l'ensemble.
00:34:10Qu'on soit clair sur ce que je vous demande.
00:34:13Quand quelqu'un travaille,
00:34:15l'employeur attend que quelqu'un
00:34:16soit là les 35 heures
00:34:17et pas seulement 90% les 35 heures.
00:34:20Là, sur le contrat d'engagement,
00:34:21il y a un certain nombre de préconisations,
00:34:22d'obligations qui incombent à la locataire.
00:34:26Il y a 17% des gens
00:34:27qui ne respectent pas 100%
00:34:29des obligations du contrat d'engagement.
00:34:30On est bien d'accord sur votre réponse ?
00:34:33Quand on prend des demandeurs d'emploi
00:34:35de façon aléatoire,
00:34:36de façon sans critères prédéterminés,
00:34:39c'est ce taux-là de sanctions
00:34:40auquel on aboutit.
00:34:42Et donc aussi,
00:34:43à contrario,
00:34:4583% réalisent les engagements
00:34:47aussi qui sont prévus.
00:34:48Donc vous avez bien
00:34:50les deux facettes,
00:34:51effectivement,
00:34:52de ce contrôle réalisé
00:34:53à grande échelle aujourd'hui.
00:34:55C'est tout de même énorme.
00:34:56Si dans une entreprise
00:34:57de 10 salariés,
00:34:58il y en avait 1,7
00:35:00qui ne respectait pas
00:35:02ses obligations,
00:35:02le chef d'entreprise
00:35:03aurait des difficultés.
00:35:05Alors je ne vous mets pas en cause.
00:35:0683%, vous avez raison.
00:35:07Mais 17%,
00:35:08c'est un chiffre énorme
00:35:08puisque je rappelle
00:35:09que les allocations sont financées
00:35:10avec les cotisations
00:35:11et les impôts
00:35:12de celles et ceux qui travaillent.
00:35:13Je voudrais revenir
00:35:14sur un autre sujet
00:35:16que vous avez abordé,
00:35:17les freins au retour à l'emploi,
00:35:18notamment la question
00:35:19des frais de garde,
00:35:20enfin des modes de garde
00:35:21en tout cas pour les enfants,
00:35:22la question de la mobilité
00:35:23notamment en ce moment
00:35:24avec l'augmentation
00:35:24des prix du carburant,
00:35:26la question de la formation.
00:35:27Quelles actions concrètes
00:35:28vous menez
00:35:29et surtout quels résultats
00:35:29concrets vous avez
00:35:30pour permettre de réduire,
00:35:32pour permettre en tout cas
00:35:33le retour à l'emploi
00:35:34des allocataires ?
00:35:37C'est vrai que ça fait partie
00:35:38des choses
00:35:39qui ont été renforcées
00:35:40effectivement
00:35:40avec la création
00:35:41de France Travail.
00:35:42J'ai indiqué au début
00:35:43qu'il y a des nouvelles
00:35:46méthodes de diagnostic
00:35:47qui vont davantage
00:35:48au-devant
00:35:49de tout ce qu'on considérait
00:35:51à une époque
00:35:52comme des freins
00:35:53périphériques à l'emploi.
00:35:55Là, on considère
00:35:55que c'est des choses
00:35:56qui font partie
00:35:57des conditions
00:35:57de l'accès à l'emploi.
00:35:58Effectivement,
00:35:59la garde d'enfants,
00:36:00la mobilité,
00:36:01même si ce n'est pas toujours
00:36:02à France Travail
00:36:03d'apporter la réponse,
00:36:04mais c'est au moins
00:36:05d'identifier les besoins
00:36:06et de pouvoir
00:36:10les mettre en visibilité
00:36:11pour pouvoir agir dessus,
00:36:13y compris dans le cadre
00:36:14des comités territoriaux
00:36:15pour l'emploi,
00:36:16mais de se dire
00:36:16quand on est sur
00:36:17le bassin d'emploi
00:36:18d'Angoulême,
00:36:20qu'on puisse dire
00:36:21sur 100 demandeurs
00:36:22d'emploi
00:36:23combien ont tel et tel
00:36:24type de besoin.
00:36:25Donc là,
00:36:26sur les grands repères
00:36:27en termes de pourcentage,
00:36:29on voit que grâce
00:36:31à ces éléments
00:36:31de diagnostic
00:36:32plus poussés,
00:36:34ça permet de mettre
00:36:35en visibilité
00:36:35que le principal frein,
00:36:38c'est celui
00:36:38de la mobilité,
00:36:39qui est quand même
00:36:40quelque chose
00:36:41de représenté
00:36:42pour plus de 20%
00:36:43des demandeurs d'emploi,
00:36:45c'est plus du double
00:36:46pour les bénéficiaires
00:36:47du RSA,
00:36:48donc il y a des situations
00:36:49différentes selon
00:36:50les publics,
00:36:51mais donc la mobilité,
00:36:53c'est un frein
00:36:53à l'échelle nationale
00:36:54de 20%,
00:36:55bien sûr,
00:36:55ce n'est pas la même chose
00:36:56à Paris ou à Belfort
00:36:58ou dans différents
00:36:59types de territoires,
00:37:00mais il y a une lecture
00:37:02dans chaque type
00:37:04de bassin,
00:37:06donc il y a cette capacité
00:37:07aujourd'hui
00:37:07de lisibilité
00:37:08sur chacun
00:37:09des territoires
00:37:12et le frein
00:37:13de la garde
00:37:14d'enfants,
00:37:16ici on est
00:37:16sur 12%
00:37:17des personnes
00:37:18qui ont un frein
00:37:19en la matière
00:37:21et là aussi
00:37:22plus du double
00:37:23au niveau
00:37:24des bénéficiaires
00:37:25du RSA,
00:37:26donc c'est vrai
00:37:26que désormais
00:37:27on est en capacité
00:37:28de pouvoir objectiver
00:37:29ces freins-là
00:37:30pour pouvoir
00:37:31les traiter
00:37:33dans le cadre
00:37:33de l'accompagnement
00:37:34qui est fait
00:37:34par chaque conseiller,
00:37:35mais aussi
00:37:36comme je disais
00:37:37pour le mettre
00:37:37en discussion
00:37:38parce que ça permet
00:37:39de mettre en visibilité
00:37:40les pénuries,
00:37:41les carences
00:37:42de solutions,
00:37:43on sait bien
00:37:43qu'il y a
00:37:44beaucoup de choses
00:37:45qui sont faites
00:37:45pour développer
00:37:46des solutions
00:37:47de garde,
00:37:48y compris
00:37:48à horaires décalés,
00:37:50y compris
00:37:51à tarifs préférentiels,
00:37:52etc.,
00:37:53mais il y a
00:37:54une question
00:37:54de manque
00:37:55de capacité
00:37:57d'accueil
00:37:57pour ces personnes-là,
00:37:59et donc de pouvoir
00:37:59le chiffrer
00:38:00et de dire
00:38:01que dans tel territoire
00:38:01il manque
00:38:02100 places
00:38:03ou il manque
00:38:03150 places
00:38:04de places,
00:38:05de pouvoir
00:38:06en discuter
00:38:06avec la commune,
00:38:07avec l'intercommunalité,
00:38:08avec la CAF,
00:38:08etc.,
00:38:09et d'avoir
00:38:09une réponse
00:38:10adaptée.
00:38:11Et en complément
00:38:12de ça,
00:38:13seulement en complément,
00:38:14France Travail
00:38:14a aussi
00:38:15une possibilité
00:38:16de pouvoir
00:38:16apporter
00:38:17des aides financières
00:38:18sur certains
00:38:19types de situations
00:38:20sous condition
00:38:21de ressources,
00:38:22sous condition
00:38:23de type
00:38:24d'activité
00:38:25ou d'emploi,
00:38:26de se dire
00:38:27si c'est un emploi
00:38:28de plus de 15 heures
00:38:29ou de moins de 15 heures,
00:38:30si c'est une formation
00:38:30de telle durée,
00:38:31etc.,
00:38:32donc aussi
00:38:32de pouvoir
00:38:33apporter cette aide
00:38:34et de pouvoir
00:38:35jusqu'au bout
00:38:36être dans un rôle
00:38:37incitatif
00:38:38par rapport
00:38:38à la prise d'activité
00:38:39et que le sujet
00:38:41par exemple
00:38:42de la garde d'enfants
00:38:43ne soit pas un frein
00:38:44qui stoppe
00:38:45les freins.
00:38:46Mais on a mené
00:38:48une enquête
00:38:49en début d'année
00:38:51auprès de 20 000
00:38:52demandeurs d'emploi
00:38:54qui montre
00:38:55que 25 %
00:38:56d'entre eux
00:38:57ont renoncé
00:38:58à des démarches
00:38:59de recherche d'emploi
00:39:01ou d'entretien
00:39:02d'embauche
00:39:02et tout
00:39:02pour des questions
00:39:05financières.
00:39:06Donc ça montre
00:39:07quand même
00:39:07que c'est vrai
00:39:08que c'est quelque chose
00:39:08qui est très présent
00:39:11et massif.
00:39:12Donc c'est quand même
00:39:12une enquête consistante,
00:39:13plus de 20 000 personnes
00:39:14et qui montre
00:39:15que c'est un besoin
00:39:18très généralisé.
00:39:19Et donc
00:39:20les quelques aides
00:39:21qu'on peut avoir
00:39:21ne peuvent pas couvrir
00:39:23tout cet ensemble.
00:39:24Donc c'est pour ça
00:39:24qu'on se situe bien
00:39:25en complémentarité
00:39:26de ce qui peut être fait
00:39:28ici par les CCAS
00:39:29ou par les maisons
00:39:30des solidarités
00:39:30des départements
00:39:31ou par les CAF
00:39:32et d'essayer
00:39:33d'être dans cette logique
00:39:34du réseau pour l'emploi
00:39:35et d'avoir
00:39:35toutes les forces
00:39:37des uns
00:39:38qui permettent
00:39:38de compléter
00:39:39les besoins
00:39:40de chaque public.
00:39:42Je vous remercie.
00:39:43Je reviens
00:39:43sur ma question précédente
00:39:44parce qu'il y a quelque chose
00:39:45que j'ai oublié
00:39:45de vous demander.
00:39:46On est sur des contrôles
00:39:48aléatoires,
00:39:48même si 900 000
00:39:49on se rapproche
00:39:50quand même
00:39:50d'une grosse part
00:39:51d'aléatoires,
00:39:52puisqu'on détecte
00:39:5317 %
00:39:53du coup
00:39:54d'erreurs,
00:39:57de fraudes.
00:39:58Ceux qui ne respectent
00:39:59pas leurs obligations
00:40:00dans les 17 %,
00:40:00après le contrôle
00:40:01est plus aléatoire.
00:40:02Il est permanent
00:40:03j'imagine.
00:40:04Les personnes
00:40:05n'ont été contrôlées ?
00:40:05Une fois que les personnes
00:40:06ont été contrôlées,
00:40:07sanctionnées,
00:40:07j'explique vos sanctions
00:40:08allaient de 2 à 4 mois,
00:40:09mais derrière
00:40:09on ne repart pas
00:40:10sur un cycle
00:40:11où pendant 3 ans
00:40:11ils ne peuvent plus
00:40:12être contrôlés.
00:40:13Non, non, non.
00:40:14Il y a bien
00:40:18tout le système
00:40:19de ce que je dis bien
00:40:20parmi les 900 000 contrôles,
00:40:24le conseil
00:40:24d'administration
00:40:25de France Travail
00:40:25demande qu'il y ait
00:40:26une partie d'entre eux
00:40:27qui se réalise
00:40:27de façon aléatoire.
00:40:30Ceux-là sont réalisés
00:40:31et c'est les chiffres
00:40:32que je vous donnais.
00:40:33Ensuite,
00:40:34pour tout ce qui est
00:40:35hors aléatoire,
00:40:36on essaie d'avoir
00:40:37des contrôles
00:40:37qui soient les plus proches
00:40:38de là où il y a
00:40:39besoin de contrôler.
00:40:40Il y a des systèmes
00:40:41de repérage.
00:40:42Je disais,
00:40:43ceux qui ont abandonné
00:40:44une formation
00:40:45en cours de route,
00:40:46ceux qui ne se sont pas
00:40:47présentés à des entretiens.
00:40:48Là, ça permet de repérer
00:40:50quelles sont les personnes
00:40:52pour lesquelles
00:40:53il y a des présomptions
00:40:53de besoin de contrôle.
00:40:55Et pour ces situations-là,
00:40:57une fois que la sanction
00:40:59est terminée,
00:40:59admettons 4 mois,
00:41:01le système de détection
00:41:02s'applique de la même façon
00:41:03pour ces personnes-là
00:41:04et ça rentre
00:41:05dans le faisceau d'indices
00:41:06de pouvoir repérer.
00:41:08Par contre,
00:41:09je dis bien,
00:41:09il ne s'agit pas de fraude
00:41:11pour autant.
00:41:11Je dis non-respect
00:41:14du contrat d'engagement.
00:41:16Je suis précis,
00:41:17c'est ce que j'ai dit aussi.
00:41:18J'ai dit que ça pouvait
00:41:18être les deux.
00:41:19Oui, oui, oui.
00:41:20Donc on est bien,
00:41:20voilà, d'accord.
00:41:21Après, on n'a peut-être
00:41:22pas la même définition,
00:41:23mais quelqu'un qui est indemnisé
00:41:25grâce aux cotisations
00:41:26et aux impôts des Français
00:41:27qui ne recherchent pas
00:41:27effectivement d'emploi,
00:41:28certains pourraient considérer
00:41:29que c'est une fraude,
00:41:30en tout cas,
00:41:30l'engagement moral
00:41:31de la solidarité nationale.
00:41:33Après, c'est une autre définition.
00:41:35Dernière question de mon côté.
00:41:37On a 500 000 emplois
00:41:38qui sont non pourvus
00:41:39dans notre pays.
00:41:40Les employeurs,
00:41:41soit dans les secteurs tendus,
00:41:43soit, on va dire,
00:41:44pour les emplois non qualifiés,
00:41:47nous précisent souvent
00:41:48qu'il peut y avoir
00:41:49une difficulté pour recruter
00:41:51parce que l'écart
00:41:52qu'il va y avoir
00:41:52entre le fait
00:41:53de ne pas travailler
00:41:54et le fait de travailler
00:41:55est parfois soit faible,
00:41:59soit inexistant.
00:41:59D'ailleurs,
00:42:00quand on prend en compte
00:42:01tout ce qu'on s'est dit
00:42:02tout à l'heure,
00:42:02c'est-à-dire,
00:42:03si vous êtes une femme seule,
00:42:05les frais de garde,
00:42:05les frais de restauration
00:42:06ou un homme soldeur,
00:42:07les frais de restauration,
00:42:09les frais de carburant,
00:42:11etc.,
00:42:12comment vous et vos équipes
00:42:13appréhendez cette difficulté
00:42:15et quelles préconisations
00:42:16vous feriez
00:42:17à notre commission
00:42:18pour s'assurer
00:42:19que celui qui fait le choix,
00:42:21celui qui travaille,
00:42:21ça ne devrait pas être un choix,
00:42:22mais celui qui travaille
00:42:23vive toujours mieux
00:42:24que s'il vivait
00:42:25de la solidarité nationale.
00:42:29Le premier niveau
00:42:30d'appréciation,
00:42:31c'est celui du conseiller
00:42:33dans sa relation
00:42:34avec la personne,
00:42:35dans sa connaissance
00:42:36de la situation
00:42:36de la personne.
00:42:37Effectivement,
00:42:38est-ce qu'elle a un enfant ?
00:42:39Est-ce que c'est un enfant
00:42:40en bas âge ?
00:42:41Est-ce que c'est un enfant
00:42:41en bas âge handicapé ?
00:42:42Est-ce qu'il a des aidants ?
00:42:44Donc,
00:42:44dans cette compréhension
00:42:46de la globalité
00:42:47de la situation
00:42:47de la personne,
00:42:48ça va avec ce diagnostic
00:42:50qui était élargi
00:42:51pour essayer
00:42:51de prendre en compte
00:42:52toutes les composantes
00:42:53de la personne,
00:42:54pas uniquement sa capacité
00:42:55à travailler,
00:42:56mais tout ce qui va avec,
00:42:58tout ce qui est associé.
00:43:00Donc,
00:43:00c'est apprécié déjà
00:43:01à ce niveau-là.
00:43:02Il y a le diagnostic
00:43:03qui permet d'apprécier
00:43:04plus largement.
00:43:05Moi,
00:43:06ce que je dirais sur,
00:43:06vous disiez,
00:43:08quelles recommandations
00:43:09ou quelles suggestions
00:43:10pourraient être faites
00:43:11vis-à-vis de la commission,
00:43:12c'est de dire
00:43:12que cette objectivation
00:43:14du coût
00:43:15de la reprise d'emploi
00:43:16entre,
00:43:17notamment,
00:43:18les frais de transport
00:43:18et d'essence
00:43:19qui sont bien connus
00:43:20aujourd'hui
00:43:21et qui pèsent
00:43:21dans les budgets,
00:43:22les frais de garde
00:43:23d'enfants,
00:43:23les frais éventuellement
00:43:25de perte d'APL
00:43:26à certains niveaux,
00:43:28les frais de restauration
00:43:29de matériel professionnel
00:43:30et tout,
00:43:31de pouvoir avoir
00:43:32une approche
00:43:33plus objectivée
00:43:34de ces situations-là
00:43:35pour se dire
00:43:35à quelles conditions
00:43:36la reprise d'activité
00:43:38est incitative,
00:43:39à quelles conditions
00:43:40de revenus,
00:43:41de se dire
00:43:41que quand on a
00:43:42le RSA
00:43:44avec un enfant seul,
00:43:45avec un enfant
00:43:45à 1 100 euros,
00:43:46si c'est pour
00:43:47prendre un SMIC
00:43:48à plein temps
00:43:49à 1 500 euros,
00:43:50il y a de bonnes chances
00:43:51que les 400 euros
00:43:52d'écart
00:43:52ne couvrent pas
00:43:52le surcoût du travail
00:43:54de quelques heures
00:43:55de garde,
00:43:55de quelques heures
00:43:56et tout.
00:43:56Je vous remercie,
00:43:57je suis ravi
00:43:58de vous l'entendre dire,
00:43:58on partage le même constat
00:43:59et les outils,
00:44:01les indicateurs statistiques
00:44:02qu'on a reçus
00:44:03ne partagent pas
00:44:04votre constat,
00:44:05attention.
00:44:07Donc moi je dis
00:44:08c'est cette objectivation
00:44:09du coût
00:44:10de la reprise d'activité
00:44:11parce que localement,
00:44:13je vous indiquais
00:44:13cette enquête
00:44:14qui montre que 25%
00:44:16des personnes
00:44:16disent avoir déjà
00:44:17renoncé à des démarches
00:44:18de recherche d'emploi
00:44:19et tout
00:44:19pour des questions financières.
00:44:21Donc nous,
00:44:23l'approche qu'on a
00:44:24c'est d'avoir
00:44:24ces quelques aides
00:44:25à la mobilité,
00:44:26à la garde d'enfants
00:44:26pour essayer de pallier
00:44:27en dernier ressort
00:44:29quand vraiment
00:44:29il y a une carence
00:44:30dans le territoire
00:44:31de pouvoir avoir
00:44:32une aide complémentaire
00:44:33pour pouvoir faire en sorte
00:44:34que la reprise d'activité
00:44:35soit possible.
00:44:36Et donc nous,
00:44:37il n'y a pas
00:44:38d'observatoire
00:44:40plus poussé,
00:44:40il y a une analyse
00:44:41par type de frein
00:44:42et puis dans les 340
00:44:43comités locaux
00:44:44pour l'emploi
00:44:45de pouvoir faire
00:44:46ces mises en discussion-là.
00:44:48Mais donc,
00:44:49c'est ça
00:44:52chapitre par chapitre
00:44:52pour chaque type
00:44:53d'aide
00:44:53de pouvoir avoir
00:44:54cette approche
00:44:55un peu objectivée
00:44:56du besoin
00:44:57et du coup
00:44:58de la reprise d'activité.
00:45:00Merci.
00:45:00Et on partage,
00:45:01je crois pouvoir le dire
00:45:01avec M. le rapporteur,
00:45:03l'envie que nos
00:45:04multiples opérateurs
00:45:05statistiques d'État
00:45:07objectivent
00:45:07ce que vous disiez,
00:45:09à savoir les freins
00:45:09de retour à l'emploi
00:45:11et malheureusement
00:45:12ils nous ont tous dit
00:45:12qu'ils avaient mené
00:45:13plein d'études
00:45:14mais pas celle-là.
00:45:14M. le rapporteur.
00:45:16Merci M. le Président.
00:45:18J'avais quelques questions
00:45:19mais je vais poursuivre
00:45:21dans celle,
00:45:23en tout cas sur le thème
00:45:24de M. le Président.
00:45:26Cher Yann,
00:45:28combien de personnes
00:45:28contrôlent exactement ?
00:45:32Oui.
00:45:34Là, les chiffres
00:45:35que je vous ai indiqués,
00:45:35ça se rapporte
00:45:36à 900 conseillers
00:45:39contrôleurs
00:45:40de la recherche d'emploi.
00:45:43On sait que
00:45:44mathématiquement,
00:45:45c'est un coût,
00:45:46c'est 900 personnes
00:45:46qui...
00:45:47Pensez-vous
00:45:48que plus de contrôle,
00:45:51malgré le coût
00:45:52de mobilisation,
00:45:55rapporterait plus ?
00:45:56C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:45:57vous êtes en capacité
00:45:58de manière aléatoire
00:45:58de contrôler
00:45:59un certain nombre.
00:46:00Ce que je dis
00:46:01pour France Travail,
00:46:02serait tout autant valable
00:46:03pour l'Ursaf,
00:46:04serait tout autant valable
00:46:05pour un certain nombre
00:46:06d'impôts.
00:46:06pensez-vous
00:46:07que le fait
00:46:08de plus contrôler,
00:46:10alors naturellement,
00:46:11si on contrôle plus,
00:46:12ça amène des recettes supplémentaires,
00:46:14mais ce que je veux dire,
00:46:15c'est ne pensez-vous pas
00:46:16que l'équilibre
00:46:17serait supérieur ?
00:46:18C'est-à-dire que
00:46:18ça rapporterait plus
00:46:20à l'État
00:46:21de plus contrôler.
00:46:22Donc prendre en charge
00:46:23le coût
00:46:24de la personne
00:46:25qui contrôle
00:46:25plus des recettes supplémentaires
00:46:28et in fine
00:46:29moins de dépenses peut-être.
00:46:34L'approche que l'on a
00:46:35par rapport
00:46:36à cette stratégie
00:46:36de bon équilibre
00:46:37entre les droits
00:46:38et devoirs,
00:46:38on disait,
00:46:39entre mieux accompagner
00:46:40les personnes d'un côté
00:46:41mais aussi les contrôler
00:46:43pour être sûr
00:46:43que les devoirs
00:46:44soient bien respectés,
00:46:46l'approche qui est réalisée,
00:46:48c'est de pouvoir
00:46:49mieux cibler le contrôle,
00:46:51c'est-à-dire
00:46:51de se dire
00:46:52qu'à travers
00:46:54l'inscription
00:46:55des personnes,
00:46:56leur orientation,
00:46:57leur accompagnement
00:46:58dans la durée,
00:46:59les démarches
00:46:59que réalisent
00:47:00les personnes
00:47:01de se dire
00:47:02si elles réalisent
00:47:04des candidatures
00:47:05sur le site
00:47:06de France Travail,
00:47:07si elles ont
00:47:08l'application mobile
00:47:09de France Travail
00:47:10qui leur permet
00:47:10de suivre
00:47:11leurs démarches,
00:47:11etc.
00:47:12De se dire
00:47:12qu'on a
00:47:13de plus en plus
00:47:14une connaissance
00:47:15des personnes
00:47:15qui permet
00:47:16de repérer
00:47:17les personnes
00:47:17qui sont dans
00:47:18une dynamique
00:47:18de recherche active
00:47:20d'emploi
00:47:20et d'avoir
00:47:21un faisceau d'indices
00:47:22qui permet
00:47:23d'observer,
00:47:24de constater
00:47:25cette recherche active
00:47:26et puis de pouvoir
00:47:27du coup
00:47:28mieux orienter
00:47:29les 900 000
00:47:30ou bientôt
00:47:311,1 million
00:47:32cette année,
00:47:33peut-être 1,5 million
00:47:33l'année prochaine,
00:47:34de pouvoir mieux orienter.
00:47:36Donc nous,
00:47:36on est résolument
00:47:37dans une approche
00:47:38d'efficience
00:47:39et de se dire
00:47:40qu'avec les moyens
00:47:42dont on dispose
00:47:43aujourd'hui
00:47:43et avec les grands équilibres
00:47:45qui sont fixés
00:47:46par le Conseil d'administration
00:47:48de France Travail,
00:47:49de pouvoir tenir
00:47:50cet équilibre
00:47:51des droits
00:47:51et devoirs
00:47:51et de pouvoir
00:47:53réaliser
00:47:53des contrôles pertinents,
00:47:54c'est-à-dire
00:47:55qu'on fera toujours
00:47:56les contrôles aléatoires
00:47:57comme c'est demandé
00:47:57et pour tout ce qui est
00:47:59hors contrôle aléatoire,
00:48:00d'avoir une approche
00:48:01plus ciblée,
00:48:03nourrie par la connaissance
00:48:04que l'on a
00:48:05de l'activité des personnes
00:48:06et qui permet
00:48:07de pouvoir
00:48:09constater de façon
00:48:10plus automatisée
00:48:11que les personnes
00:48:11sont en recherche active
00:48:12et de pouvoir plus
00:48:13orienter le contrôle
00:48:15pour ceux qui sont
00:48:15en recherche.
00:48:16Ça, c'est l'approche
00:48:17qui permet
00:48:17de couvrir
00:48:19plus de monde,
00:48:19de ne pas se dire
00:48:20qu'on va seulement
00:48:20regarder 900 000 par an
00:48:22mais qui permettront
00:48:23d'avoir une approche
00:48:23beaucoup plus large
00:48:25voire même
00:48:25sur une quasi-totalité
00:48:27des personnes.
00:48:29Donc,
00:48:30pour dire,
00:48:30on va bien
00:48:31dans la direction
00:48:31d'avoir une couverture
00:48:33en termes de vérification
00:48:34de la recherche d'emploi
00:48:35qui va concerner
00:48:36beaucoup plus de monde
00:48:37au-delà de ceux
00:48:38qui sont effectivement
00:48:39contrôlés,
00:48:39la vérification sera plus large.
00:48:42Comment se répartissent ?
00:48:43Vous avez 55 000 opérateurs
00:48:44à peu près
00:48:45en France Travail ?
00:48:46C'est ça ?
00:48:4750 000 ?
00:48:48Vous dites 55 000 agents,
00:48:50oui.
00:48:50Donc,
00:48:51sur les 55 000 agents,
00:48:52comment est-ce que
00:48:53vous les répartissez
00:48:54exactement,
00:48:54leur rôle ?
00:48:57Par un peu
00:48:57les grands chapitres,
00:49:01il y a à peu près
00:49:0222 000 conseillers
00:49:04en charge
00:49:04de l'accompagnement
00:49:05des demandeurs d'emploi
00:49:06qui sont donc
00:49:07soit de l'accompagnement
00:49:08intensif
00:49:09soit d'autres formes
00:49:09d'accompagnement
00:49:10dont on parlait.
00:49:11Il y a à peu près
00:49:126 000 conseillers
00:49:13qui sont sur
00:49:14de la relation
00:49:15aux entreprises,
00:49:16toute cette action
00:49:17de prospection
00:49:18que je décrivais
00:49:18avec plus de 400 000,
00:49:20500 000
00:49:21qui sont réalisées.
00:49:22Et j'ai indiqué
00:49:23près de 8 000
00:49:24conseillers
00:49:26indemnisations
00:49:27qui sont,
00:49:28qui gèrent
00:49:29tout ce qui est
00:49:30le dossier d'usager,
00:49:31toute la question
00:49:32de la sécurisation
00:49:33financière.
00:49:33Donc ça,
00:49:35c'est toutes les personnes
00:49:35qui sont déjà
00:49:37dans une relation
00:49:38directe aux usagers.
00:49:38Après,
00:49:39je vous disais,
00:49:39il y avait près
00:49:40de 1 000 personnes,
00:49:41900 qui sont
00:49:42conseillers,
00:49:43contrôleurs
00:49:44de la recherche
00:49:44d'emploi.
00:49:45Il y a quelques équipes
00:49:47en plus sur les fraudes
00:49:48qui sont sur
00:49:49des volumes moindres.
00:49:50Et puis après,
00:49:51le reste,
00:49:52c'est sur des fonctions
00:49:53support en région,
00:49:54en département,
00:49:56participer aux gouvernances.
00:49:58Dans le réseau
00:49:59des 900 agences,
00:50:00il y a des personnes,
00:50:02des managers
00:50:02pour participer
00:50:03aux tous les comités
00:50:04territoriaux
00:50:05pour l'emploi.
00:50:07Oui.
00:50:13Là,
00:50:14pour l'instant,
00:50:14on a 37 000
00:50:15sur 55 000.
00:50:16Donc il y en manque
00:50:1817 000,
00:50:18si je ne me trompe pas.
00:50:20Donc 17 000,
00:50:21c'est quoi ?
00:50:21C'est pour participer
00:50:22à la gouvernance,
00:50:23à l'encadrement,
00:50:24c'est ça ?
00:50:25Oui.
00:50:26Enfin,
00:50:26je pourrais vous dire,
00:50:26il y a plus de 1 000 personnes
00:50:28qui sont sur les fonctions
00:50:29de système d'investissement
00:50:30d'information
00:50:30et donc ça pour servir
00:50:35tout le...
00:50:36Quand je dis plus de 1 000,
00:50:37je n'ai pas le chiffre exact,
00:50:38mais bon,
00:50:38plus de 1 000 en tout cas,
00:50:39qui sont sur tout ce qui est
00:50:40le système d'information
00:50:41puisque ce n'est pas uniquement
00:50:42le système d'information
00:50:43pour France Travail,
00:50:44mais pour tout le réseau
00:50:44pour l'emploi.
00:50:45Donc il y a effectivement,
00:50:47là,
00:50:47c'est un des plus gros enjeux
00:50:50de système d'information
00:50:51pratiquement en France
00:50:52pour les 160 000.
00:50:54J'ai indiqué,
00:50:55il y a tous ceux
00:50:56qui sont en charge
00:50:56des statistiques
00:50:57et qui contribuent
00:50:58à la connaissance
00:50:59du chômage en France,
00:51:01de l'activité,
00:51:02des reprises d'emploi.
00:51:03Là,
00:51:04on va être sur...
00:51:05Il y a des personnes
00:51:06qui sont dans les directions
00:51:07régionales,
00:51:08etc.,
00:51:08mais on est de l'ordre
00:51:09de quelques centaines
00:51:09maximum.
00:51:10On n'est pas sur
00:51:11des milliers ici.
00:51:13Donc après,
00:51:13ça va être réparti
00:51:14sur différentes fonctions
00:51:15de support
00:51:16qui viennent soutenir
00:51:18les comités territoriaux
00:51:19pour l'emploi.
00:51:19C'est quand même
00:51:20quelque chose de se dire,
00:51:20il y a 340
00:51:22comités territoriaux
00:51:23pour l'emploi,
00:51:24il y a les 100
00:51:25comités départementaux
00:51:26pour l'emploi,
00:51:26il y a la vingtaine
00:51:27de comités régionaux
00:51:28pour l'emploi,
00:51:28il y a également
00:51:28toute la fonction support
00:51:30pour soutenir ça,
00:51:31et puis après,
00:51:32il y a toutes les fonctions
00:51:33de back-office
00:51:36qui restent,
00:51:36et donc peut-être
00:51:37qu'il reste,
00:51:38je ne sais pas,
00:51:4010-15 000
00:51:41dans les ordres
00:51:42de grandeur
00:51:42que vous indiquez là.
00:51:43C'est des choses
00:51:43qu'on peut détailler
00:51:45davantage,
00:51:45mais tout le mouvement
00:51:47que je vous ai décrit
00:51:47de renforcement
00:51:48de l'accompagnement intensif,
00:51:49où on est passé
00:51:50de 370 à plus
00:51:52d'un million à venir,
00:51:53le contrôle qui est passé
00:51:54de 600 000
00:51:55à déjà un million
00:51:56cette année,
00:51:57et peut-être
00:51:57un million 5
00:51:58l'année prochaine,
00:51:59c'est justement
00:51:59par redéploiement
00:52:00d'une partie
00:52:01de ces fonctions support
00:52:03pour les redéployer
00:52:05sur des activités
00:52:07de relations usagées.
00:52:08Donc, il y a eu
00:52:09déjà plusieurs milliers
00:52:10de personnes
00:52:11qui ont été redéployées
00:52:12entre des fonctions support
00:52:14et des fonctions
00:52:15d'accompagnement.
00:52:16Mais ce que j'ajoute
00:52:17quand même
00:52:17sur ces questions
00:52:18de ratio
00:52:19et d'ordre de grandeur,
00:52:22les éléments comparatifs
00:52:24internationaux,
00:52:26y compris sur des moyennes
00:52:27européennes,
00:52:28sans même aller chercher
00:52:29l'Allemagne,
00:52:30la Suède,
00:52:30le Danemark
00:52:30qui sont sur le niveau
00:52:31plus élevé,
00:52:32montrent que la France
00:52:33est sur un niveau
00:52:34d'encadrement
00:52:34des chercheurs d'emploi
00:52:35plus bas que la moyenne.
00:52:37Et donc,
00:52:37on peut continuer
00:52:39à redéployer,
00:52:40à faire l'efficience,
00:52:41etc.
00:52:42On est quand même
00:52:43malgré tout
00:52:43dans un contexte
00:52:44où il y a moins de moyens.
00:52:45Et donc,
00:52:46tout est fait
00:52:46pour que les moyens
00:52:47soient les mieux utilisés
00:52:49et, comme je vous disais,
00:52:51avec tous les mouvements
00:52:51qui ont été engagés
00:52:52depuis moins de trois ans
00:52:54maintenant.
00:52:54Donc, vous voyez
00:52:54que c'est quand même
00:52:55quelque chose
00:52:55d'avoir réorienté
00:52:56des milliers de personnes
00:52:57dans ces mouvements
00:52:58d'efficience.
00:52:59Pour autant,
00:53:00on restera quand même
00:53:02limité par le fait
00:53:03qu'on est à un niveau
00:53:04moindre
00:53:04que d'autres pays.
00:53:06Je vois que vous êtes
00:53:09penché sur les moyens,
00:53:11justement,
00:53:11et la comparaison
00:53:12avec les moyens
00:53:14des autres pays.
00:53:15Peut-être que vous pouvez
00:53:15nous parler
00:53:16de la comparaison
00:53:16de l'indemnisation
00:53:17des autres pays
00:53:18par rapport à la France.
00:53:19Ce n'est pas
00:53:19trop si intéressant.
00:53:25Vous voulez parler
00:53:26de montant moyen
00:53:27d'allocation ?
00:53:31On vous enverra
00:53:32la question
00:53:32pas écrite,
00:53:33mais le montant moyen,
00:53:34la durée moyenne,
00:53:35les montants moyens aussi.
00:53:38Parce qu'à un moment donné,
00:53:39c'est toujours bien.
00:53:40Parce qu'il me fait...
00:53:40Bon, ça fait dix ans
00:53:42que je suis dans cette maison,
00:53:43mais à chaque fois
00:53:44qu'il y a une audition,
00:53:45on ne compare
00:53:46à l'international
00:53:46que quand ça arrange
00:53:47dans la comparaison.
00:53:49Ce qui est intéressant,
00:53:50c'est de prendre
00:53:50dans ce cas-là
00:53:51des comparaisons
00:53:53en prenant en compte
00:53:55entre guillemets
00:53:55de manière globale.
00:53:57Juste,
00:53:57vous parlez beaucoup
00:53:58droit et devoir,
00:54:00accompagnement, contrôle.
00:54:01Donc,
00:54:01si mes notes sont bonnes,
00:54:04c'est 22 000
00:54:05pour l'accompagnement
00:54:06et 900 pour le contrôle.
00:54:08Donc, en fait,
00:54:08c'est de l'accompagnement
00:54:09et du contrôle
00:54:11fois 24, quoi.
00:54:12Non, mais
00:54:13on n'est pas exactement
00:54:14sur le même niveau
00:54:16de mobilisation
00:54:17quand même
00:54:17entre l'accompagnement
00:54:18et le contrôle.
00:54:19si je ne me trompe pas.
00:54:21Mais une activité
00:54:22de contrôle,
00:54:23ce n'est pas du tout
00:54:23la même chose
00:54:24qu'accompagner une personne.
00:54:25Je veux dire,
00:54:26accompagner quelqu'un
00:54:26dans sa recherche d'emploi,
00:54:27c'est quelque chose
00:54:28qui se passe dans la durée,
00:54:30de façon prolongée,
00:54:31de façon individualisée.
00:54:33On n'est pas du tout
00:54:34sur le même exercice
00:54:35qu'un contrôle
00:54:36de la recherche d'emploi
00:54:37qui est certes
00:54:38quelque chose
00:54:39qui doit analyser
00:54:40la situation globale
00:54:41de la personne,
00:54:42mais qui représente
00:54:44entre quelques heures
00:54:45et quelques jours maximum
00:54:46et un accompagnement
00:54:48d'une personne
00:54:48qui est sur quelque chose
00:54:49qui se déroule régulièrement
00:54:51sur plus de six mois
00:54:52et tout.
00:54:53Donc,
00:54:53il n'y a vraiment
00:54:53pas de comparaison
00:54:54entre l'activité
00:54:55de l'un et de l'autre.
00:54:59Quel budget
00:55:00gère France Travail,
00:55:02c'est-à-dire
00:55:02aussi bien
00:55:03le budget global
00:55:04d'indemnisation
00:55:05que le budget
00:55:06de fonctionnement
00:55:07de France Travail ?
00:55:09Oui,
00:55:10on peut vous donner
00:55:10quelques éléments
00:55:11de grandeur
00:55:12sur le sujet
00:55:12et on a bien noté
00:55:14sur les éléments
00:55:15d'allocation.
00:55:16Je sais que l'UNEDIC
00:55:16a publié des éléments
00:55:17récents sur le sujet.
00:55:18On n'aura pas de mal
00:55:19et c'est des données
00:55:20qu'on n'aura pas de mal
00:55:21à fournir.
00:55:25C'est bon,
00:55:26juste vous dire en France
00:55:27le montant moyen
00:55:28d'une allocation
00:55:28c'est 1100 euros.
00:55:30Le moyen montant
00:55:31d'un trop perçu
00:55:32c'est 500 euros
00:55:33et j'ai bien noté
00:55:34la question de comparaison
00:55:35sur les durées.
00:55:37Oui,
00:55:37j'ai bien noté.
00:55:40sur les grands chiffres
00:55:42en euros
00:55:43cette fois
00:55:43de budget
00:55:46les chiffres
00:55:47dont on dispose
00:55:48donc pour les
00:55:51je regarde
00:55:52si c'est bien
00:55:522026
00:55:53mais donc
00:55:54sur l'assurance chômage
00:55:55on est sur
00:55:5640 milliards
00:55:58d'euros
00:55:59et
00:56:00les versements
00:56:02de solidarité
00:56:03les versements
00:56:04de solidarité
00:56:05complémentaires
00:56:06typiquement
00:56:06comme l'allocation
00:56:08de solidarité spécifique
00:56:09ou l'allocation
00:56:10sur le contrat
00:56:11d'engagement jeune
00:56:11ou les aides
00:56:13emploi francs
00:56:13pour ce qu'il en reste
00:56:15ça, ça représente
00:56:162 milliards
00:56:172
00:56:1740 milliards
00:56:18sur l'allocation
00:56:20chômage
00:56:202 milliards
00:56:212 sur les aides
00:56:22relevant de la solidarité nationale
00:56:31là j'ai des données
00:56:32d'évolution
00:56:32je peux les regarder
00:56:33après
00:56:33mais donc
00:56:35sur l'allocation
00:56:36mais je pense
00:56:37que les chiffres
00:56:38les plus
00:56:38complets
00:56:39ils avaient été donnés
00:56:40par la
00:56:41DGEFP
00:56:41lors de la
00:56:42précédente audition
00:56:43je pourrais
00:56:44au mieux se référer
00:56:45sur la décomposition
00:56:46sur
00:56:48ces grands chiffres là
00:56:50c'est pour ça
00:56:51qu'on pose souvent
00:56:52les mêmes questions
00:56:52à deux interlocuteurs
00:56:53différents
00:56:54juste pour voir
00:56:55si on s'est rendu compte
00:56:56qu'avec 3 agents
00:56:56statistiques
00:56:57on n'arrivait pas
00:56:57à voir les mêmes
00:56:59ou alors
00:56:59chacun
00:57:01ne connaissait pas
00:57:02les réponses
00:57:02et nous renvoyait à l'autre
00:57:03pour in fine
00:57:04ne pas avoir de réponse
00:57:05donc là je me suis dit
00:57:06une semaine sur l'autre
00:57:06on a l'administration
00:57:08responsable
00:57:08de l'opérateur
00:57:09en posant la même question
00:57:11on arrivera peut-être
00:57:11à avoir les mêmes chiffres
00:57:12mais je vois
00:57:13qu'on n'en est pas
00:57:14encore exactement là
00:57:15mais on va
00:57:16vous pourrez nous le donner
00:57:17par écrit
00:57:18si vous voulez
00:57:20il n'y a pas de
00:57:22sur le CEJ
00:57:23peut-être vous donnez
00:57:23le nombre de bénéficiaires
00:57:2480 000 bénéficiaires
00:57:25du CEJ
00:57:29vous voulez des euros
00:57:35dernière question
00:57:36puis après je vais laisser
00:57:36à mes collègues
00:57:37deux dernières questions
00:57:38et je laisserai à mes collègues
00:57:39par un moment donné
00:57:39le gouvernement
00:57:40avait eu
00:57:40comme idée
00:57:42de supprimer
00:57:43l'ASS
00:57:44qu'est-ce que
00:57:46vous en pensez
00:57:47et deuxième
00:57:49deuxième question
00:57:51on sait que
00:57:52l'ARE
00:57:53et l'ASS
00:57:54sont soumis
00:57:55à l'impôt
00:57:56sur le revenu
00:57:57contrairement
00:57:58à
00:57:58non
00:57:59aux autres
00:58:00aides sociales
00:58:01dans une perspective
00:58:02d'incitation
00:58:03retourne à l'emploi
00:58:05pensez
00:58:06France Travail
00:58:06a-t-il étudié
00:58:07l'hypothèse
00:58:07d'une remise en cause
00:58:08partielle ou intégrale
00:58:09de l'exonération
00:58:10et je vais plus loin
00:58:11de votre vision
00:58:13et des relations
00:58:14que vous pouvez avoir
00:58:15pensez-vous
00:58:15qu'il serait intéressant
00:58:17d'avoir une fiscalisation
00:58:18globale
00:58:19des aides
00:58:19sociales
00:58:23là je dois dire
00:58:24vous nous amenez
00:58:24un peu loin
00:58:25de notre base
00:58:26habituelle
00:58:27puisque vraiment nous
00:58:27notre objectif premier
00:58:29c'est l'emploi
00:58:30de chacun
00:58:31et donc
00:58:31l'accompagnement
00:58:32des personnes
00:58:34qui sont en recherche
00:58:34d'emploi
00:58:35et les employeurs
00:58:36qui souhaitent recruter
00:58:37et donc
00:58:38c'est vrai que
00:58:38dans nos éléments
00:58:40de travaux internes
00:58:41c'est pas le type
00:58:42de réflexion
00:58:43de travaux
00:58:43que l'on a
00:58:44couramment
00:58:45et nous
00:58:46ce qu'on peut dire
00:58:46du point de vue
00:58:47terrain
00:58:48de ceux qui
00:58:49accompagnent
00:58:50cette relation
00:58:50la meilleure possible
00:58:51entre des personnes
00:58:53en recherche d'emploi
00:58:53et des personnes
00:58:54qui souhaitent recruter
00:58:55c'est que
00:58:56ce système
00:58:57d'aide
00:58:58a une forme
00:58:59de cohérence
00:59:00du point de vue
00:59:01des besoins
00:59:02de la personne
00:59:02de se dire que
00:59:04ce système
00:59:04de prise de relais
00:59:05successifs
00:59:06entre des personnes
00:59:07qui ont
00:59:08une indemnisation
00:59:09chômage
00:59:09au titre
00:59:10de leur contribution
00:59:11et qui peuvent avoir
00:59:12un certain niveau
00:59:13de revenu associé
00:59:14de se dire que
00:59:14si jamais
00:59:15ils ne peuvent pas
00:59:16retrouver un emploi
00:59:17dans cette durée-là
00:59:18pour des difficultés
00:59:19liées à leur situation
00:59:20ou au contexte économique
00:59:21de leur travail
00:59:22de se dire
00:59:23qu'il y ait
00:59:24des prises de relais
00:59:24qui puissent être
00:59:25assurées
00:59:26par l'ASS
00:59:27ou par le RSA
00:59:29selon les situations
00:59:30des personnes
00:59:30ça a une cohérence
00:59:32parce que
00:59:32nous on voit bien
00:59:33que dans l'accompagnement
00:59:34d'une personne
00:59:34quand il y a
00:59:35de la précarité financière
00:59:37qui s'installe
00:59:37dans la recherche
00:59:38d'emploi
00:59:39ça se fait
00:59:39au détriment
00:59:40de la recherche
00:59:40d'emploi
00:59:41de se dire
00:59:41qu'on voit bien
00:59:42que cette spirale
00:59:43de se dire
00:59:43que quand des personnes
00:59:44ne peuvent pas
00:59:46sont dans une situation
00:59:47de survie financière
00:59:50que ça soit
00:59:51vis-à-vis de leur logement
00:59:52vis-à-vis de leurs enfants
00:59:53vis-à-vis d'autres choses
00:59:53ça ne permet pas
00:59:55d'être dans une recherche
00:59:57d'emploi efficace
00:59:58donc il faut bien
01:00:00mesurer ça
01:00:01et donc
01:00:02ce qui fait que
01:00:02nous on essaye
01:00:03de travailler de façon
01:00:04la plus parallèle possible
01:00:05la sécurisation financière
01:00:07et l'accès à l'emploi
01:00:08et de ne pas dire
01:00:09c'est pas l'un
01:00:11et après l'autre
01:00:12on essaie de faire
01:00:13vraiment les deux
01:00:13en même temps
01:00:14mais c'est une réalité
01:00:16qu'on a pu constater
01:00:18y compris par des travaux
01:00:20d'analyse qualitative
01:00:22et tout
01:00:22de se dire que
01:00:23quand des personnes
01:00:24sont en situation
01:00:25d'urgence financière
01:00:27ou de précarité financière
01:00:28ça ne permet pas
01:00:29dans cette logique
01:00:30de recherche
01:00:31et ce que j'ajoute
01:00:32c'est que bien souvent
01:00:33l'instabilité financière
01:00:35est aussi précarisante
01:00:37que le caractère modeste
01:00:40des revenus
01:00:40c'est-à-dire que
01:00:41avoir 600 euros
01:00:43par mois
01:00:44pour vivre
01:00:45c'est une chose
01:00:45mais de passer
01:00:47à 900
01:00:48pour revenir
01:00:49à 450
01:00:50etc
01:00:51ces fluctuations
01:00:52sont encore plus
01:00:53sont autant
01:00:55facteurs de précarisation
01:00:56que la faiblesse
01:00:58des revenus
01:00:58et donc nous
01:00:59c'est cet élément-là
01:01:00aussi qu'on essaye
01:01:01de prendre en compte
01:01:03et de réguler
01:01:04pour que la dynamique
01:01:05de recherche d'emploi
01:01:05puisse se réaliser
01:01:07et donc là
01:01:08ce serait peut-être aussi
01:01:08ce point d'attention
01:01:10de se dire que
01:01:13ce système incitatif
01:01:14que je pense
01:01:15que vous recherchez
01:01:16puisse se faire
01:01:17dans une condition
01:01:18qui permette à la personne
01:01:19de se projeter
01:01:20dans cette recherche
01:01:22d'emploi
01:01:22ce qu'on disait tout à l'heure
01:01:23d'objectivation
01:01:24des coûts liés
01:01:25à la recherche d'emploi
01:01:26et qu'on ne mette pas
01:01:27dans une impossibilité
01:01:29matérielle et financière
01:01:30d'assurer cette recherche
01:01:31les fameux 25%
01:01:33qui sont déjà aujourd'hui
01:01:34en train de renoncer
01:01:35à des démarches
01:01:36pour ces raisons-là
01:01:40je reviens
01:01:40juste sur ma question précédente
01:01:41en fait vous n'avez pas répondu
01:01:42le budget de fonctionnement
01:01:45je voulais bien continuer là-dessus
01:01:46et on reprend
01:01:58donc c'est à l'intérieur
01:02:00des 2 milliards 2
01:02:03de solidarité
01:02:04de solidarité nationale
01:02:06donc la partie sèche
01:02:07là-dedans
01:02:08alors la partie sèche
01:02:09juste rappeler
01:02:10qu'en fonction de l'âge
01:02:11le bénéficiaire
01:02:13perçoit
01:02:14226,48 euros
01:02:15s'il a entre 16 et 18 ans
01:02:18339,70 euros
01:02:19s'il a entre 18 et 25 ans
01:02:20et 566,17 euros
01:02:23s'il a entre 18 et 25 ans
01:02:24après sous conditions
01:02:25handicap etc
01:02:26on pourra vous faire passer
01:02:27le détail si vous le souhaitez
01:02:28si on regarde
01:02:29d'un niveau plus global
01:02:31donc la prévision
01:02:32pour 2026
01:02:33133 millions
01:02:35et à fin août
01:02:36on est sur un réalisé
01:02:38de 86,51 millions
01:02:40et la prévision 2027
01:02:42c'est à peu près
01:02:43équivalent
01:02:43132 millions
01:02:441,56
01:02:45ça c'est pour le CUJ
01:02:48je cherche
01:02:51et le budget de fonctionnement
01:02:52donc pour 2026
01:02:54ça se décompose
01:02:56avec une partie
01:02:57qui est alimentée
01:03:00en recettes
01:03:01par l'assurance chômage
01:03:03et par l'UNEDIC
01:03:04et une partie
01:03:05qui est versée
01:03:05par l'État
01:03:07donc au niveau
01:03:08de l'assurance chômage
01:03:09qui est vraiment
01:03:09la très grande majorité
01:03:11on est sur 5,1 milliards
01:03:15au niveau de la contribution
01:03:17qui est apportée
01:03:18par l'UNEDIC
01:03:19et donc derrière ça
01:03:20les cotisations patronales
01:03:22c'est bien ça
01:03:23la source
01:03:26initiale
01:03:27et au niveau
01:03:28de l'État
01:03:29c'est moins d'un milliard
01:03:30c'est 966 millions
01:03:32d'euros
01:03:32qui est déjà
01:03:33en baisse
01:03:36de près de 350 millions
01:03:38déjà
01:03:39de baisse
01:03:40au niveau
01:03:41de la cotisation
01:03:42de l'État
01:03:42le budget
01:03:43je pourrais
01:03:45parce que vous avez
01:03:46le budget de fonctionnement
01:03:47de France Travail
01:03:48c'est 6 milliards d'euros
01:03:49qu'on s'en a
01:03:505 milliards
01:03:52plus
01:03:53900 millions
01:03:54donc
01:03:54c'est 6 milliards
01:03:55d'euros
01:03:56d'accord
01:03:57merci
01:04:00madame Anne Bergens
01:04:01pour le groupe
01:04:01Modem
01:04:03oui merci monsieur
01:04:04le président
01:04:04alors du coup
01:04:05je ne sais pas
01:04:07si j'ai noté
01:04:07les bons chiffres
01:04:08vous avez parlé
01:04:09de 25%
01:04:10des demandeurs d'emploi
01:04:11qui auraient renoncé
01:04:12à la recherche d'un emploi
01:04:13pour des raisons financières
01:04:15est-ce que c'est bien ça
01:04:16ce qui me paraît énorme
01:04:17en réalité
01:04:19est-ce que
01:04:19comment vous objectivez
01:04:21en fait
01:04:21ces freins
01:04:22est-ce que c'est juste
01:04:23du déclaratif
01:04:25vous avez évoqué
01:04:26la voiture
01:04:27donc on peut imaginer
01:04:28le carburant
01:04:29évidemment
01:04:29comme un frein
01:04:30pour aller
01:04:31à des rendez-vous
01:04:33vous avez parlé
01:04:34de la garde d'enfants
01:04:35mais est-ce que
01:04:36c'est un nombre de places
01:04:37est-ce que c'est un coût
01:04:38de garde d'enfants
01:04:38est-ce que vous avez
01:04:39d'autres raisons
01:04:40en fait
01:04:41de freins financiers
01:04:43dans le scope
01:04:46et est-ce que
01:04:47vous avez des contrôles
01:04:48sur ces freins
01:04:49au retour à l'emploi
01:04:51merci
01:04:53le
01:04:55donc
01:04:55les 25%
01:04:57donc ça c'est une enquête
01:04:58qui a été menée
01:04:59auprès de plus de 20 000
01:05:00demandeurs d'emploi
01:05:01donc là c'était
01:05:02effectivement du déclaratif
01:05:03au niveau des personnes
01:05:04et après
01:05:07l'état des freins
01:05:08à la
01:05:10mobilité
01:05:11où j'avais indiqué
01:05:1120%
01:05:12qui ont une difficulté
01:05:13liée à la mobilité
01:05:14ou
01:05:1511%
01:05:15sur des freins
01:05:16à la garde d'enfants
01:05:17ça c'est des éléments
01:05:18qui sont issus
01:05:18du diagnostic
01:05:19qui a été fait
01:05:20par un professionnel
01:05:21face à un
01:05:22demandeur d'emploi
01:05:23et où il y avait
01:05:24donc cette relation
01:05:24qui permettait
01:05:25d'apprécier
01:05:27avec la connaissance
01:05:28de la personne
01:05:28et avec l'objectivation
01:05:29qu'il peut y avoir
01:05:30de pouvoir
01:05:31apprécier ça
01:05:32donc c'est deux sources
01:05:33différentes
01:05:34l'une déclarative
01:05:35avec une enquête
01:05:35et l'autre du diagnostic
01:05:36socio-professionnel
01:05:38des situations
01:05:39des personnes
01:05:39et donc
01:05:40ces situations
01:05:42elles sont avant tout
01:05:43analysées
01:05:44du point de vue
01:05:44de leur retentissement
01:05:45sur la recherche
01:05:46d'emploi
01:05:47donc c'est vrai
01:05:47que c'est pas
01:05:50on le fait pas
01:05:50avec des calculatrices
01:05:51c'est pas des modèles
01:05:53économiques
01:05:53c'est avant tout
01:05:54de pouvoir
01:05:56analyser
01:05:57comment ce frein
01:05:58peut
01:06:00impacter
01:06:00la recherche
01:06:01d'emploi
01:06:02de la personne
01:06:02et c'est sur
01:06:03ce retentissement
01:06:04qu'on mobilise
01:06:06différents types
01:06:07d'aides
01:06:07pour pouvoir
01:06:08garder ce rôle
01:06:09incitatif
01:06:10et permettre
01:06:10l'accès
01:06:11à l'emploi
01:06:12ensuite
01:06:13tu veux ajouter
01:06:14sur le non-recours
01:06:15je veux bien rajouter
01:06:16des éléments
01:06:16sur le non-recours droit
01:06:19donc en fait
01:06:20le taux de recours
01:06:21il est calculé
01:06:21par les ministères
01:06:22sociaux
01:06:22donc il y a
01:06:24l'analyse
01:06:24la dernière étude
01:06:26date de 2023
01:06:28donc ce qui est constaté
01:06:30en fait
01:06:30c'est les raisons
01:06:30pour lesquelles
01:06:31les gens
01:06:31enfin ce qui est analysé
01:06:32c'est les raisons
01:06:33pour lesquelles
01:06:33les gens renoncent
01:06:34en fait
01:06:34finalement
01:06:35donc je vous donne
01:06:36quelques pourcentages
01:06:37manque d'informations
01:06:38sur les aides
01:06:40les droits
01:06:40etc.
01:06:4140%
01:06:43complexité des démarches
01:06:4424%
01:06:46crainte des conséquences
01:06:47négatives
01:06:4819%
01:06:49et volonté
01:06:51d'agir par soi-même
01:06:5217%
01:06:54donc du coup
01:06:55France Travail
01:06:55travaille pour lutter
01:06:56contre le non-recours
01:06:57au droit
01:06:57de différentes manières
01:06:58notamment
01:06:59on automatise
01:07:00certains versements
01:07:01ce qui est le cas
01:07:01pour l'aide fin de droit
01:07:02elle est versée en automatique
01:07:03ou alors on pratique
01:07:05le aller vers
01:07:05en allant notamment
01:07:06vers des bénéficiaires
01:07:07du RSA
01:07:08qui ont été inscrits
01:07:08en automatique
01:07:09pour leur dire
01:07:10qu'ils ont encore droit
01:07:11à l'allocation
01:07:12retour à l'emploi
01:07:13et on suit de très près
01:07:15le taux de transformation
01:07:16c'est-à-dire que
01:07:17sur les courriers
01:07:18qu'on envoie à ces personnes-là
01:07:19combien retourne un courrier
01:07:20et aujourd'hui
01:07:21on est encore sur des taux
01:07:22qui sont somme toute
01:07:23assez bas
01:07:2430-35%
01:07:25par contre
01:07:25quand ils nous retournent
01:07:27leur demande d'allocation
01:07:28dans la plupart des cas
01:07:3096%
01:07:31ça ouvre un droit
01:07:31et un droit supérieur
01:07:33au RSA
01:07:34donc on travaille aussi
01:07:35vraiment cette problématique
01:07:36du non-recours
01:07:37au droit
01:07:38en se demandant
01:07:39est-ce que c'est pertinent
01:07:40par exemple sur la SEJ
01:07:41c'est pas pertinent
01:07:42parce que la SEJ
01:07:43c'est calculé
01:07:43quand le jeune
01:07:44rentre en contrat jeune
01:07:45donc il n'y a pas besoin
01:07:46d'action de non-recours
01:07:47puisque c'est quasiment
01:07:48fait en automatique
01:07:49ou alors
01:07:50sur l'aide ponctuelle jeune
01:07:51par exemple
01:07:52il faut qu'il y ait
01:07:52un besoin émergent
01:07:53et pour nous
01:07:54c'est hyper difficile
01:07:55d'analyser un besoin émergent
01:07:56d'un jeune
01:07:57dans une situation donnée
01:07:58mais par contre
01:07:58on analyse toutes les situations
01:08:00pour lesquelles
01:08:00soit on peut automatiser
01:08:02et verser
01:08:03soit accompagner la personne
01:08:05pour qu'elle arrive
01:08:05à être en confiance
01:08:06puisque finalement
01:08:07quand elle rencontre
01:08:08le conseiller indemnisation
01:08:09c'est le premier marqueur
01:08:10de confiance
01:08:10avec France Travail
01:08:11qui va la rasséréner
01:08:13sur ses droits
01:08:13et sécuriser le parcours
01:08:15tout au long du trajet
01:08:17de l'ouverture de droits
01:08:18finalement
01:08:18quand il y en a une
01:08:19jusqu'au retour à l'emploi
01:08:24Oui je voulais compléter
01:08:27aussi une information
01:08:27là je retrouvais
01:08:28les chiffres précis
01:08:29par rapport à la décomposition
01:08:30des agents
01:08:32donc là j'ai le chiffre précis
01:08:34de se dire que
01:08:34tout ce qui est
01:08:35sur de la relation de service
01:08:37que ça soit
01:08:38côté usager
01:08:39demandeur d'emploi
01:08:40ou usager employeur
01:08:41c'est 43 600 personnes
01:08:44qui sont sur une relation
01:08:45de service
01:08:45de cette nature là
01:08:46et tous ceux qui sont
01:08:47en fonction support
01:08:48sur les fonctions d'appui
01:08:51back office
01:08:53c'est 6 700 personnes
01:08:55qui sont conservées
01:08:57et donc ça
01:08:57ça fait
01:08:59un peu plus de 50 000
01:09:016 700
01:09:0243 000
01:09:03donc ça fait
01:09:04à peu près 50 000
01:09:05voilà
01:09:10Oui
01:09:11on demandera
01:09:12mais c'est vrai
01:09:13qu'il y a quand même
01:09:13déjà eu
01:09:14quelques baisses aussi
01:09:15donc peut-être
01:09:15le chiffre de 55 000
01:09:16doit être révisé
01:09:17pour être bien mitre
01:09:20M. Xavier Roseraine
01:09:21pour le groupe Horizon
01:09:23Merci M. le Président
01:09:24M. le rapporteur
01:09:25en fait moi j'ai deux questions
01:09:26qui sont assez liées
01:09:28du coup à la Haute-Savoie
01:09:29et si vous n'aurez peut-être
01:09:30pas les réponses maintenant
01:09:31mais peut-être
01:09:32les apporter au Président
01:09:33et au rapporteur
01:09:34la première
01:09:35c'est sur les saisonniers
01:09:36en fait en station de montagne
01:09:38on vit un paradoxe
01:09:39c'est que chaque hiver
01:09:40on a des entreprises
01:09:41qui peinent à recruter
01:09:42et on a l'impression
01:09:43qu'on a des demeures d'emploi
01:09:44qui sont inscrites
01:09:45sur le territoire
01:09:46est-ce que vous disposez
01:09:47de données
01:09:48qui montrent
01:09:48que les règles d'indemnisation
01:09:50notamment entre
01:09:51l'allocation
01:09:52et l'activité réduite
01:09:54conduisent
01:09:55certains demandeurs d'emploi
01:09:56à refuser
01:09:57une saison complète
01:09:58ou à limiter
01:09:58leurs heures
01:10:00et oui
01:10:01quel ajustement
01:10:03recommanderiez-vous ?
01:10:04Et ma deuxième question
01:10:05elle est liée
01:10:06au travail frontalier
01:10:08on a
01:10:09d'abord
01:10:10un constat
01:10:11c'est qu'on a
01:10:13des frontaliers
01:10:14alors ça va être
01:10:15plutôt avec la Suisse
01:10:15et la France
01:10:16qui perdent leur emploi
01:10:17et c'est la France
01:10:18en fait
01:10:19qui indemnise
01:10:20aujourd'hui
01:10:21pour les frontaliers
01:10:22suisses
01:10:22le coût
01:10:23pour l'UNEDIC
01:10:24c'est supérieur
01:10:25à 650 millions
01:10:26par an
01:10:27une fois que la Suisse
01:10:28a remboursé
01:10:29sa part
01:10:29donc cet été
01:10:31le Parlement européen
01:10:32a adopté
01:10:32la révision
01:10:32du règlement
01:10:34883
01:10:34ça a mis 10 ans
01:10:36mais nous on est
01:10:36très très contents
01:10:37et c'est désormais
01:10:38le pays d'emploi
01:10:39qui indemnisera
01:10:41c'est pas fait de suite
01:10:42parce qu'il faut attendre
01:10:43effectivement
01:10:44qu'on ait une bilatérale
01:10:453 avec la Suisse
01:10:47mais en attendant
01:10:47ces charges
01:10:49restent françaises
01:10:51mais au-delà du coup
01:10:52est-ce qu'il y a
01:10:53un effet
01:10:53de désincitation
01:10:55est-ce que le frontalier
01:10:56qui est indemnisé
01:10:57à un taux
01:10:57quasiment très élevé
01:10:59ou au maximum
01:11:01reprend du travail
01:11:02plus tardivement
01:11:03en comparaison
01:11:05à quelqu'un
01:11:05qui ne serait pas
01:11:07frontalier
01:11:07voilà
01:11:08si vous avez
01:11:08ces éléments-là
01:11:09sur la durée
01:11:10d'indemnisation
01:11:12on serait preneur
01:11:15alors
01:11:16c'est des questions
01:11:17assez précises
01:11:18en effet
01:11:18mais ce que je peux
01:11:19vous indiquer
01:11:20là-dessus
01:11:20c'est que
01:11:21c'est un public
01:11:22à la fois que ce soit
01:11:23la question des saisonniers
01:11:24ou les questions
01:11:25des frontaliers
01:11:26qui donne l'occasion
01:11:27de parler
01:11:28globalement
01:11:29de toutes les situations
01:11:30aussi
01:11:31dites atypiques
01:11:32mais qui sont
01:11:33malheureusement
01:11:33quand même
01:11:33très présentes
01:11:34qui sont tous
01:11:35les emplois
01:11:36à temps partiel
01:11:37à durée
01:11:38courte
01:11:38pour lesquels
01:11:39ces questions
01:11:40d'effet incitatif
01:11:42à la reprise d'emploi
01:11:42se posent encore plus
01:11:44et sont encore plus
01:11:45particuliers aussi
01:11:46à prendre en compte
01:11:47quand on parle au début
01:11:48d'objectivation
01:11:49des coûts associés
01:11:50quand on est sur
01:11:51ces emplois
01:11:51de courte durée
01:11:53saisonniers
01:11:54temps partiel
01:11:55etc
01:11:55ça fait partie
01:11:58de la complexité
01:11:59on va dire
01:11:59de prise en compte
01:12:00de ces surcoûts
01:12:01associés
01:12:02sur les frontaliers
01:12:04et dans
01:12:05on va dire
01:12:06dans la dynamique
01:12:07un peu
01:12:07de cette
01:12:08de cette disposition
01:12:09européenne
01:12:10effectivement
01:12:10dans laquelle
01:12:10on peut tous
01:12:11se satisfaire
01:12:13c'est que
01:12:14il y a
01:12:14des contrôles
01:12:16qui sont également
01:12:17adaptés
01:12:18pour ces situations
01:12:18là
01:12:19et pour
01:12:19analyser
01:12:20en quoi
01:12:21leur
01:12:23les offres
01:12:24d'emploi
01:12:24qui sont
01:12:24prises en compte
01:12:25côté France
01:12:26sont bien
01:12:27considérés
01:12:28par la personne
01:12:29et ne sont pas
01:12:30et que la personne
01:12:31ne se limite pas
01:12:31à rechercher
01:12:32en France
01:12:33des niveaux
01:12:34de salaire
01:12:35qui correspondraient
01:12:36à ce qu'il a
01:12:36connu en Suisse
01:12:37et donc
01:12:37il y a vraiment
01:12:38un travail
01:12:39de prise en compte
01:12:40de ces différents
01:12:43niveaux
01:12:44de revenus
01:12:45et que la personne
01:12:46soit bien
01:12:46mobilisée
01:12:47se dire
01:12:47s'il y a
01:12:48une recherche
01:12:49d'emploi
01:12:50et une indemnisation
01:12:51en France
01:12:51il faut que ça soit
01:12:52en référence
01:12:53au salaire
01:12:54pratiqué en France
01:12:55et donc concrètement
01:12:56l'offre raisonnable
01:12:58d'emploi
01:12:58se définit pas
01:12:59par rapport
01:13:00à des niveaux
01:13:01de salaire
01:13:01suisses
01:13:02mais des niveaux
01:13:03de salaire
01:13:03qui soient
01:13:03en France
01:13:04et donc
01:13:04quelqu'un
01:13:05qui n'accepterait
01:13:05pas des emplois
01:13:07en France
01:13:07au niveau
01:13:08si c'est pour être
01:13:09serveur
01:13:09ça soit
01:13:10à 3000 euros
01:13:11et pas à 5000
01:13:11c'est quelque chose
01:13:13qui serait sanctionnable
01:13:14en France
01:13:14donc ça c'est une façon
01:13:16de prendre en compte
01:13:17cette partie
01:13:18sur les frontaliers
01:13:19mais toujours
01:13:21dans cet bon équilibre
01:13:22des droits et devoirs
01:13:23de se dire
01:13:24que également
01:13:24au delà
01:13:26de cette partie
01:13:26contrôle
01:13:27l'accompagnement
01:13:28puisse être aussi
01:13:30adapté
01:13:31à cette configuration
01:13:32de multi-activité
01:13:33de la personne
01:13:33et de se dire
01:13:34que si elle a
01:13:35des activités
01:13:36diverses
01:13:37pendant une partie
01:13:37de l'année
01:13:38comment il peut y avoir
01:13:39des logiques
01:13:40d'organisation
01:13:41de l'emploi
01:13:41peut-être que
01:13:42vous connaissez bien
01:13:43en Haute-Savoie
01:13:44de groupements
01:13:45d'employeurs
01:13:45d'emplois
01:13:48à temps partagés
01:13:48qui permettent
01:13:49de lisser l'activité
01:13:50entre activités
01:13:52d'été
01:13:52et activités
01:13:52d'hiver
01:13:53et donc
01:13:53d'arriver
01:13:54à organiser
01:13:54l'emploi
01:13:55pour stabiliser
01:13:56les compétences
01:13:57et les personnes
01:13:57dans le territoire
01:13:58sinon d'organiser
01:13:59des mobilités
01:14:00entre régions
01:14:02et donc là
01:14:02c'est vraiment
01:14:03du travail
01:14:03de très haute couture
01:14:05très localisé
01:14:07dans le territoire
01:14:08pour arriver
01:14:09à traiter
01:14:09ces situations
01:14:14alors juste en complément
01:14:15sur l'organisation
01:14:16du travail
01:14:16nous avons ouvert
01:14:17des centres
01:14:17de services partagés
01:14:18chez France Travail
01:14:19c'est à dire
01:14:20qu'on se dit
01:14:21quand il y a une activité
01:14:22particulière
01:14:22qui nécessite
01:14:23des compétences précises
01:14:25on regroupe
01:14:26les traitements
01:14:26au même endroit
01:14:27et concernant
01:14:28le formulaire U1
01:14:29que vous devez bien connaître
01:14:30puisque vous évoquez
01:14:31la problématique
01:14:31des frontaliers
01:14:32et la dalle frontalière
01:14:33on a regroupé
01:14:34tous les traitements
01:14:34en région Grand Est
01:14:36depuis le mois de juin
01:14:37ce qui nous permettra
01:14:38d'avoir des statistiques
01:14:40plus précises
01:14:41d'avoir des conseillers
01:14:42mieux formés
01:14:43parce qu'effectivement
01:14:44les régions frontalières
01:14:45sont très bien formées
01:14:45aujourd'hui
01:14:46mais les régions
01:14:47qui sont un peu plus éloignées
01:14:48elles arrivent moins
01:14:49les conseillers arrivent moins
01:14:50à détecter les fraudes
01:14:51donc vous avez parlé
01:14:52de préjudices
01:14:53donc nous on suit
01:14:53les préjudices évités
01:14:55et les préjudices subis
01:14:56donc on a vraiment
01:14:57une focale très importante
01:14:58sur ce CSP
01:14:59alors on ne peut pas encore
01:15:00aujourd'hui faire de bilan
01:15:01sur ce centre de services partagés
01:15:02puisqu'on l'ouvre
01:15:03en plusieurs temps
01:15:04et on va terminer
01:15:05les opérations
01:15:06au mois de décembre
01:15:07avec la bascule
01:15:07de la région ARA
01:15:08mais en tout cas
01:15:09toutes les ouvertures de droit
01:15:11sur les régimes frontaliers
01:15:13vont être regroupées
01:15:14dans une même région
01:15:15ce qui va nous permettre
01:15:16de suivre
01:15:16les indicateurs
01:15:17de la convention tripartite
01:15:18que j'en évoquais
01:15:19en propos liminaire
01:15:20le contrôle
01:15:21la qualité des traitements
01:15:23la satisfaction des publics
01:15:25mais aussi
01:15:25tous les préjudices évités
01:15:27donc ça c'est le premier point
01:15:28que je voulais évoquer avec vous
01:15:29on suit aussi
01:15:30les comportements abusifs
01:15:31chez France Travail
01:15:32c'est à dire
01:15:32c'est pas de la fraude
01:15:33mais c'est à la limite
01:15:34c'est de l'optimisation
01:15:36de la réglementation
01:15:36et les frontaliers
01:15:38bien sûr
01:15:38sont une population
01:15:39qui est regardée de près
01:15:40dans les comportements abusifs
01:15:42donc si ça vous intéresse
01:15:43aussi on pourra vous faire passer
01:15:44quelques données
01:15:45d'éclairage
01:15:46et enfin
01:15:47vous avez évoqué
01:15:48l'évolution du règlement
01:15:508.8.3
01:15:50donc effectivement
01:15:51on a mis 10 ans
01:15:52à l'obtenir collectivement
01:15:54le Luxembourg
01:15:54a déjà demandé
01:15:55des délais
01:15:56d'application
01:15:57donc voilà
01:15:58ce sera quand même
01:15:59pas tout de suite
01:16:00mais en tout cas
01:16:00on est tous
01:16:01mobilisés
01:16:02pour faire
01:16:02évoluer le règlement
01:16:04et qui permettra
01:16:05en fait
01:16:05d'indemniser
01:16:06dans le pays
01:16:06d'emploi
01:16:07et non plus
01:16:07dans le pays
01:16:08de résidence
01:16:08et donc ça devrait
01:16:09quand même
01:16:10nous permettre
01:16:11de certaines économies
01:16:14et le sujet des saisonniers
01:16:16c'est un sujet
01:16:16quand même
01:16:17évidemment ancré
01:16:18donc le sujet
01:16:19des comités locaux
01:16:19pour l'emploi
01:16:20et de se dire
01:16:20comment à l'échelle
01:16:21d'un territoire donné
01:16:22on arrive à organiser
01:16:24une continuité d'activité
01:16:25tout au long de l'année
01:16:26pour fixer des compétences
01:16:27localement
01:16:28ou pour s'entendre
01:16:29avec
01:16:30entre zones montagneuses
01:16:32et zones littorales
01:16:33ou quoi
01:16:33pour organiser
01:16:33des mobilités
01:16:35pour éviter
01:16:37d'avoir
01:16:38des coûts
01:16:39de recrutement
01:16:40de formation
01:16:40de prise de poste
01:16:41qui soient plus adaptés
01:16:42là on est vraiment
01:16:43dans des sujets
01:16:44qui sont très ancrés
01:16:45dans ces comités
01:16:48J'ai une dernière question
01:16:49avant qu'on se sépare
01:16:50comment vous regardez
01:16:51vous en tant que
01:16:52directeur de l'accompagnement
01:16:53envers l'emploi
01:16:53chez France Travail
01:16:54la question des entreprises
01:16:55qui organisent
01:16:56des job dating
01:16:59je prends l'exemple
01:17:00du plus grand distributeur
01:17:02Leclerc
01:17:02je vais le citer
01:17:03qui organise
01:17:04tous les ans
01:17:04des opérations
01:17:05ils mettent sur le marché
01:17:06je crois 5000 postes
01:17:07l'année dernière
01:17:07ils communiquent sur le fait
01:17:08qu'ils ont pourvu
01:17:092000 emplois
01:17:10le jour même
01:17:11comment vous regardez ça
01:17:12est-ce que c'est
01:17:13des postes
01:17:14où on a échoué
01:17:16à accompagner
01:17:16quelqu'un vers l'emploi
01:17:17est-ce que c'est une opération
01:17:18de communication
01:17:18de l'entreprise
01:17:20en question
01:17:21comment vous voyez ça
01:17:24Alors déjà
01:17:25France Travail organise
01:17:26énormément de job dating
01:17:27avec des entreprises
01:17:28donc là je comprends
01:17:29à travers la chute
01:17:30de votre question
01:17:31que là visiblement
01:17:31avec Leclerc
01:17:33c'est quelque chose
01:17:33qu'ils ont fait
01:17:34sans France Travail
01:17:35c'est ça que vous dites
01:17:36j'en sais rien
01:17:37mais de ce que j'ai recherché
01:17:38rapidement
01:17:38il y a des endroits
01:17:39où c'est fait en collaboration
01:17:40avec France Travail
01:17:40ou en tout cas
01:17:41France Travail
01:17:42qui communique
01:17:42sur le job dating
01:17:43c'est une opération nationale
01:17:44qu'ils font
01:17:45dans l'ensemble
01:17:46de leurs hypermarchés
01:17:48Je vais dire
01:17:50le fait de pouvoir
01:17:52faire en sorte
01:17:53que la recherche d'emploi
01:17:54s'inscrive
01:17:55dans des événements locaux
01:17:57c'est une vraie orientation
01:17:59pour pouvoir mettre
01:17:59en visibilité
01:18:00ces opportunités
01:18:02pour aussi pouvoir
01:18:03mobiliser le public
01:18:04pour pouvoir les préparer
01:18:05et donc
01:18:06il y a des dizaines
01:18:08de milliers d'événements
01:18:09de ce type là
01:18:09qui s'organisent
01:18:10chaque année
01:18:11donc on a organisé
01:18:13un site
01:18:13Mes événements emploi
01:18:14qui permet de mettre
01:18:15en visibilité
01:18:15ces événements là
01:18:17et donc
01:18:18vous pouvez cliquer
01:18:19à Belfort
01:18:20je suis sûr
01:18:20que dans les 15 jours
01:18:21qui viennent
01:18:21il y a un événement
01:18:22qui est organisé
01:18:23sur le territoire
01:18:26donc il y a vraiment
01:18:27un maillage important
01:18:28qui est fait
01:18:28et donc
01:18:30à côté de cette job dating
01:18:31il y a quand même
01:18:32toute une variété
01:18:33de formes d'organisation
01:18:34il y a effectivement
01:18:35les formes
01:18:36un peu traditionnelles
01:18:37que sont
01:18:37de mettre en rencontre
01:18:38de mettre en contact
01:18:39directement
01:18:40les candidats
01:18:41et les recruteurs
01:18:42qui permettent
01:18:43de sortir d'une logique
01:18:44de CV
01:18:45et d'appréciation
01:18:46sur pièce
01:18:48mais de pouvoir
01:18:49rencontrer directement
01:18:50les personnes
01:18:50donc c'est quelque chose
01:18:51qu'on porte
01:18:52et qu'on développe
01:18:53beaucoup
01:18:53de pouvoir sortir
01:18:54de la logique
01:18:55uniquement du CV
01:18:56mais de la rencontre
01:18:57et également
01:18:58quelque chose
01:18:58qui est beaucoup développé
01:18:59je ne sais pas
01:19:00si vous avez déjà pu
01:19:01en entendre parler
01:19:01mais c'est de pouvoir
01:19:03mettre en activité
01:19:04les personnes
01:19:04donc tout ce qui est
01:19:05plateforme de vocation
01:19:07méthode de recrutement
01:19:08par simulation
01:19:08c'est à dire que
01:19:09typiquement
01:19:10je vais prendre un autre exemple
01:19:12à Ikea
01:19:12qui installe un magasin
01:19:14il y a un plateau
01:19:15technique
01:19:16qui est organisé
01:19:16pour pouvoir
01:19:18faire des démonstrations
01:19:20de mobilier
01:19:21etc
01:19:21et de pouvoir recruter
01:19:22en mettant en situation
01:19:22les personnes
01:19:23en réalité
01:19:24c'est surtout le volume
01:19:24qui m'interrogeait
01:19:25monsieur le directeur
01:19:26puisque l'enseigne Leclerc
01:19:27communique sur 2000
01:19:28emplois pourvus
01:19:29le jour même
01:19:30c'est des emplois
01:19:31dans la grande distribution
01:19:31qui ne sont pas tous
01:19:32mais qui dans un grand
01:19:34nombre d'entre eux
01:19:34sont des emplois
01:19:35non qualifiés
01:19:35et ça me fait réagir
01:19:36par rapport au fait
01:19:37que de l'autre côté
01:19:38on est 3 323 000
01:19:40inscrits à France Travail
01:19:41en catégorie A
01:19:42si mes chiffres sont exacts
01:19:44et je suis quasiment sûr
01:19:45qu'ils le sont
01:19:46et donc je me demande
01:19:47en fait
01:19:47pourquoi ces 2000 emplois
01:19:48sont pourvus
01:19:49le même jour
01:19:52et pourquoi il y a besoin
01:19:53de cette opération là
01:19:54parce qu'en fait
01:19:55si vous voulez
01:19:56il faut monter une opération
01:19:57quand il y a un besoin
01:19:59et qu'il n'y a pas la ressource
01:20:00ou l'inverse
01:20:01là a priori
01:20:02il y a un besoin
01:20:02c'est 2000 emplois
01:20:03le jour J
01:20:04et la ressource
01:20:05c'est 3 323 000 personnes
01:20:06qui sont a priori
01:20:08censément
01:20:08à la recherche
01:20:09d'un emploi
01:20:11c'est plutôt ça ma question
01:20:12et je ne mets pas en cause
01:20:13du tout
01:20:13les équipes
01:20:14de France Travail
01:20:15vous avez raison
01:20:15de rappeler
01:20:15qu'elles partivent
01:20:16dans un grand nombre
01:20:17d'opérations
01:20:18que ce soit
01:20:19en destination des jeunes
01:20:20des seniors
01:20:20ou des demandeurs d'emploi
01:20:22en général
01:20:22mais en fait
01:20:22c'est cette question là
01:20:23que je me pose
01:20:26depuis le début
01:20:27de ces auditions
01:20:28on a un peu l'impression
01:20:29qu'à chaque fois
01:20:29tout est minimisé
01:20:30vous voyez
01:20:31il n'y a que 17%
01:20:32de personnes
01:20:33qui ne respectent pas
01:20:33leurs engagements
01:20:36c'est déjà énorme
01:20:37là il y a quand même
01:20:382000 emplois
01:20:38a priori qui aura pu être
01:20:39pourvu un peu plus tôt
01:20:40à moins je le redis
01:20:41que c'est possible aussi
01:20:42que ce soit une opération
01:20:43de communication
01:20:43du distributeur
01:20:45sans parler d'opération
01:20:46de communication
01:20:46en général
01:20:47ce type d'événement
01:20:48c'est l'aboutissement
01:20:49de tout un travail
01:20:50qui a été fait en amont
01:20:51de sourcing
01:20:52et de repérage
01:20:53des personnes
01:20:53qui peuvent être qualifiées
01:20:54pour travailler
01:20:55dans la grande distribution
01:20:57éventuellement
01:20:57de préparation
01:20:58à ces emplois-là
01:20:59de préparation même
01:21:00à des job dating
01:21:01c'est à dire
01:21:02qu'il faut
01:21:02que les personnes
01:21:04puissent avoir fait
01:21:05des simulations
01:21:06d'entretien
01:21:07etc.
01:21:07en amont
01:21:07donc ces opérations-là
01:21:10permettent de faire
01:21:11converger
01:21:12et aboutir
01:21:14le travail
01:21:14qui a été des fois
01:21:15mené par 3, 4, 5 agences
01:21:17auprès de plusieurs centaines
01:21:18de centaines
01:21:19ou milliers
01:21:20de demandeurs d'emploi
01:21:21pour pouvoir aboutir
01:21:22à ça
01:21:22donc vraiment
01:21:23l'approche événementielle
01:21:25et collective
01:21:25c'est quelque chose
01:21:26qui est installé
01:21:27sur les 3 dernières années
01:21:28et y compris
01:21:29pour les cités
01:21:30des choses
01:21:31qui passent
01:21:32vous pouvez voir
01:21:32les stades vers l'emploi
01:21:34l'art d'accès à l'emploi
01:21:35de se dire
01:21:36qu'on prend d'autres prétextes
01:21:37pour essayer
01:21:38d'organiser
01:21:39d'autres façons
01:21:40de faire rencontrer
01:21:42des employeurs
01:21:43et des chercheurs d'emploi
01:21:44en fonction
01:21:45des types
01:21:46de profils recherchés
01:21:47en particulier
01:21:49pour tout ce qui est
01:21:50des personnes
01:21:51qui ont régulièrement
01:21:51du mal à recruter
01:21:52les offres non pourvues
01:21:54sur ce type de terrain-là
01:21:55de se dire
01:21:56que s'il y a du mal
01:21:57à recruter
01:21:57il faut aussi
01:21:58organiser
01:21:59d'autres types de rencontres
01:22:00avec d'autres types
01:22:00de profils
01:22:01et c'est donc là
01:22:02où ces événements
01:22:02collectifs
01:22:04y contribuent
01:22:04donc nous
01:22:05c'est quelque chose
01:22:07qu'on promeut
01:22:08qu'on organise
01:22:09et qu'on installe
01:22:10dans nos fonctionnements
01:22:10donc c'est souvent
01:22:12des points d'aboutissement
01:22:13positifs
01:22:14qui permettent
01:22:14de célébrer
01:22:15le fait
01:22:16qu'il y a eu
01:22:16tout un travail
01:22:17qui a été fait
01:22:17et il y a 2000 personnes
01:22:18qui ont été recrutées
01:22:19je suis à peu près sûr
01:22:20qu'il y a eu un travail
01:22:21de plusieurs agences
01:22:22en amont
01:22:22pour assurer ça
01:22:25Merci
01:22:25il me reste à vous remercier
01:22:27monsieur Dutoya
01:22:27madame Bettesti
01:22:28pour votre présence
01:22:28et pour vos réponses
01:22:30et je vous remercie
01:22:30particulièrement
01:22:31d'avoir supplé
01:22:31votre directeur général
01:22:32puisque monsieur Thibault Guilly
01:22:33directeur de France Travail
01:22:34malgré les nombreuses dates
01:22:37qui ont été proposées
01:22:38n'a malheureusement
01:22:38pas trouvé la disponibilité
01:22:39de venir devant
01:22:40notre commission d'enquête
01:22:41mais il a été
01:22:42très avantageusement
01:22:43représenté par des gens
01:22:44qui savaient répondre
01:22:44à nos questions
01:22:45je vous en remercie donc
01:22:48Merci
01:23:25d'avoir regardé cette vidéo !

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