- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Mais l'autre actualité, elle est politique cet après-midi, en cette fin d'après-midi,
00:03avec dans un instant l'intervention de Sébastien Lecornu à l'Assemblée Nationale
00:06pour un débat qu'il a voulu à propos de Parcoursup.
00:10Alors Parcoursup, maintenant tout le monde sait ce que c'est.
00:12C'est la plateforme qui permet aux lycéens de s'inscrire pour l'enseignement supérieur.
00:15Les lycéens dans la rue et les étudiants veulent sa suppression.
00:18Le gouvernement, Marie-Chanteret, a promis non pas de supprimer Parcoursup,
00:22mais de largement modifier le système.
00:25Pourquoi le Premier ministre a voulu ce débat sans vote ?
00:28Une démarche très politique de la part de Sébastien Lecornu
00:31pour, explique-t-on du côté de Matt Tignon,
00:34recueillir en effet les propositions des différents partis politiques sur le sujet,
00:39même si depuis maintenant plusieurs semaines, beaucoup se sont exprimés.
00:43Beaucoup ont exprimé pour, notamment à gauche de l'hémicycle,
00:47leur opposition à ce système de sélection pour l'orientation des étudiants et des lycéens.
00:52Et un débat, on le sait aussi, qui succède à des propositions
00:57déjà établies par le gouvernement, par la voix du ministre de l'Enseignement supérieur
01:01et de l'Éducation nationale.
01:03Vous parliez de transformation pour la rentrée prochaine
01:06et un remplacement de Parcoursup pour la rentrée 2028,
01:10sauf qu'il ne vous aura pas non plus échappé qu'entre-temps,
01:12il y a une petite élection présidentielle qui pourra sans doute changer les choses.
01:17Et du côté des lycéens, des réactions plus ou moins mitigées.
01:22Et je suis à côté de l'une d'entre elles, qui était là après la rencontre avec le Premier
01:26ministre,
01:27qui a rencontré Sébastien Lecornu, plus ou moins appréciée, des améliorations à la marge.
01:33Mais pour beaucoup d'entre eux, le compte n'y est pas.
01:35Et là, il s'agit d'un discours qu'on annonce assez court, une dizaine de minutes.
01:39Et ensuite, en effet, ce sont les groupes politiques qui répondront au gouvernement.
01:43Alors, Julia Koudada est avec nous, elle est secrétaire générale du mouvement Les Lycéens.
01:47Vous êtes l'une des figures de ce mouvement, qui n'est pas terminée, on a bien compris,
01:50puisqu'il y a une nouvelle mobilisation de prévu dès samedi.
01:53On va y revenir, mais ce débat à l'Assemblée est important pour vous ?
01:57Oui, oui, ce débat est important.
01:59C'est une continuité de ce qu'on a pu aborder avec M. Lecornu lundi.
02:05Également, il y aura des syndicats qui seront présents lycéens.
02:08Je parle de l'USL, également Renouveau Lycéens.
02:10Qui seront à l'Assemblée.
02:11Oui, qui sont actuellement à l'Assemblée.
02:14Il y a aussi une porte-parole de l'association Les Lycéens
02:17qui sera présente à l'Assemblée pour y assister,
02:19parce que c'est très important qu'ils y soient.
02:21Est-ce que lundi, vous reprenez les cours ?
02:23Non.
02:24Non, enfin, on continue les mobilisations,
02:27on appelle à continuer la mobilisation.
02:28Bien sûr, s'il y a des lycéens qui veulent aller en classe,
02:31ils ont le droit de le faire.
02:33Bien évidemment.
02:33Quand il y a des blocages, c'est difficile pour ces lycéens d'aller en cours.
02:37Écoutez, moi j'ai fait beaucoup de blocus
02:38où on laissait les élèves rentrer.
02:40Alors du coup, peut-être que ça ne s'appelle pas des blocus,
02:42mais en tout cas, on est devant, on proteste,
02:46mais on laisse ceux qui veulent aller en cours y aller.
02:48Mais sinon, vous appelez les autres à ne pas aller en cours.
02:50Ça fera quand même un mois sans cours,
02:52parce que, et j'inclus les vacances de la Toussaint,
02:54qui se terminent, deux semaines de vacances,
02:56trois semaines de mobilisation, un mois sans cours.
02:58Est-ce bien raisonnable de ne pas aller en cours aussi longtemps ?
03:02Qu'est-ce qui est raisonnable, j'ai envie de dire ?
03:04Pour vous, pour votre avenir, vos études,
03:06il y a le bac à la fin de l'année,
03:08il y a Parcoursup qui est toujours là,
03:10et les voeux qu'il faut faire dès le mois de janvier
03:12pour l'enseignement supérieur.
03:13Si on s'était dit directement, pour notre avenir,
03:15on va retourner en cours, on n'aurait eu aucune avancée.
03:17On n'aurait pas eu de nouveaux professeurs,
03:19on n'aurait pas eu les mesures que le gouvernement
03:21est en train de nous promettre.
03:23Donc en fait, il faut continuer cette mobilisation
03:25jusqu'à ce qu'on puisse avoir des réponses pour tout.
03:27Et comme on l'a assez répété, je pense, dans les médias,
03:30on ne fera pas de concessions, on veut des réponses pour tout.
03:32Je fais juste une petite précision en vue de la rentrée de lundi,
03:35justement après les vacances de la Toussaint,
03:37c'est Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
03:40qui doit rencontrer demain, dans l'après-midi,
03:42aux environs de 15h, je crois,
03:44justement les syndicats que vous êtes,
03:46vous et d'autres syndicats lycéens,
03:48notamment pour, j'ai envie de dire,
03:51anticiper les futurs blocus que vous évoquez,
03:54car en effet, on a intégré aussi du côté du gouvernement
03:56que les premières annonces, premières mains tendues,
03:59ne sont sans doute pas suffisantes,
04:01et que donc, de nouveaux blocus sont à attendre.
04:04Et donc, Laurent Nunez, évidemment, premier flic de France,
04:07il s'agira d'aborder la manière dont sont gérés,
04:10à l'extérieur des lycées, le maintien de l'ordre,
04:12très critiqués au tout début du mouvement,
04:14avec des critiques, évidemment, émises par les lycéens,
04:17mais aussi les partis d'opposition.
04:19Alors, en attendant d'écouter le Premier ministre,
04:21qui est un peu en retard,
04:22regardons ce que pense l'opinion
04:23sur ce mouvement des lycéens et des étudiants,
04:26on a sondé l'opinion avec notre institut Elab,
04:29finalement, il y a quand même une majorité de Français,
04:32aujourd'hui, qui disent que la mobilisation doit s'arrêter,
04:3554%, 29% disent qu'il faut continuer
04:39de la même façon qu'actuellement,
04:40et 17% estiment que la mobilisation doit se durcir, s'accentuer.
04:45Mais quand même, 54% des Français pensent qu'il faut que la mobilisation s'arrête.
04:50Valérie Boyer, bonsoir, sénatrice LR.
04:53Vous faites partie de quelle catégorie,
04:54de ceux qui veulent que ça continue ?
04:56Ou vous dites, maintenant, les lycéens,
04:57ils ont obtenu quand même pas mal de choses,
04:59il faut arrêter ce mouvement ?
05:00Je pense qu'il est temporeux de retourner en cours.
05:03C'est leur avenir qui est en jeu.
05:05Et empêcher les étudiants d'étudier,
05:07les lycéens, surtout avec le niveau qu'on a.
05:09Enfin, je veux dire, rappelons quand même
05:12notre classement PISA aujourd'hui.
05:14Donc, un mois, deux mois en cours,
05:16c'est une catastrophe,
05:18notamment pour les plus défavorisés.
05:20Ceux qui ont des moyens de bosser chez eux,
05:22ceux qui ont des parents qui vont
05:24payer des profs pour rattraper,
05:26tout ça, ceux-là vont s'en sortir.
05:28Mais les autres, non.
05:29Donc, à un moment donné, je pense qu'il faut arrêter.
05:32Surtout qu'on sait parfaitement que rien ne se passera avant 2028.
05:35Ce n'est pas possible.
05:37Comme vous le souligniez tout à l'heure,
05:38il y a une élection présidentielle.
05:41Il faut mettre en place un nouveau système.
05:43Je pense que la marque Parcoursup est terminée.
05:45Je vous interromps parce que Sébastien Lecornu
05:47est en train de monter à la tribune.
05:49En tout cas, il s'y prépare.
05:51Voilà, on va l'écouter.
05:52Président de la commission, mesdames et messieurs les députés.
05:57Depuis plus de trois semaines, des lycéens, des étudiants
06:01nous interrogent sur la place que notre pays leur prépare.
06:04Nous leur devons des réponses et ce débat doit permettre
06:07à chacun de dire lesquels.
06:09Très concrètement, il est prêt à construire
06:13et qui est prêt à voter les mesures indispensables.
06:17Ces jeunes ont grandi avec l'épidémie de la Covid, l'isolement,
06:22un nouveau contexte géopolitique marqué par des guerres nouvelles,
06:26l'éruption de l'intelligence artificielle dans nos vies
06:28et bien sûr l'anxiété climatique.
06:31Ils entendent parler de crise, mais rarement des opportunités
06:35qui s'ouvrent à eux.
06:36Elles existent pourtant.
06:38À l'approche de l'élection présidentielle,
06:40certains sentent instinctivement qu'une décision majeure
06:43pour leur avenir se prépare,
06:45sans avoir le sentiment de pouvoir y prendre part
06:48d'une manière ou d'une autre.
06:50Cette inquiétude mérite mieux que des leçons.
06:52Elle mérite aussi mieux que les calculs de celles et ceux
06:55qui parfois trouvent un intérêt électoral à entretenir,
06:58à force de courir derrière la jeunesse pour recueillir sa colère
07:01une partie de la classe politique finit par lui refuser
07:03toute autre perspective, avec facilité et parfois même opportunisme.
07:08Comme si elle avait au fond davantage besoin de son désarroi
07:11que de sa réussite.
07:13Certes, des choses ont été faites, sûrement insuffisantes.
07:17Mais ne mentons pas aux jeunes,
07:18jamais la nation n'a investi autant dans l'éducation nationale
07:21et l'enseignement supérieur.
07:22Ce sont d'ailleurs deux des rares ministères
07:26qui verront encore leur budget augmenter l'année prochaine.
07:28Des efforts ont été faits pour réduire le nombre d'élèves
07:31par classe.
07:31Même s'il est évident qu'il faut désormais aller plus loin
07:34et plus vite, nous y reviendrons.
07:36Et les réformes du baccalauréat comme de Parcoursup
07:38ont permis, en leur temps, en son temps,
07:41de sortir de situations qui étaient problématiques
07:43pour de nombreux lycéens
07:44qui finissaient, je le rappelle, tirés au sort
07:47dans des formations qu'ils n'avaient pas demandées.
07:49On l'a oublié parfois un peu trop vite
07:51dans le débat récent.
07:53Cela ne doit pas nous empêcher de faire notre introspection,
07:55de corriger les erreurs
07:57et surtout, surtout,
07:59d'écouter les jeunes qui ont de toute évidence
08:01des choses à nous dire
08:02et des ambitions légitimes pour leur avenir.
08:04Nous devons à cette génération
08:06de lui permettre
08:07de réaliser ses ambitions.
08:09Elle a des capacités, des idées,
08:11une volonté d'agir
08:12et notre responsabilité de lui donner
08:14prise précisément sur son avenir.
08:16C'est pourquoi nous avons écouté
08:18avec méthode et sans filtre.
08:19Plus de 100 000 contributions
08:20venues de près de 3 000 lycées
08:22ont été recueillies sur la plateforme
08:24du ministère de l'Éducation nationale.
08:25Elles enrichissent et complètent
08:27le dialogue avec les organisations représentatives
08:29et les élus lycéens.
08:3071 % des contributions
08:32évoquent l'organisation du temps scolaire.
08:3556 % l'état des bâtiments.
08:3831 % les difficultés de remplacement.
08:41Derrière ces chiffres,
08:42il y a des demandes précises
08:43auxquelles il faut répondre
08:45jusque dans chaque établissement.
08:47Certaines dépendent du gouvernement.
08:49ou du Parlement,
08:50mesdames et messieurs les députés.
08:51D'autres, enfin,
08:52des conseils régionaux.
08:55Il y a trois semaines,
08:55devant les Français,
08:56j'avais fixé une échéance
08:57des décisions à la fin du mois d'octobre.
09:01Nous y sommes précisément.
09:03Les mesures que nous avons annoncées
09:05avec les ministres lundi dernier
09:06forment une réponse
09:07à l'ensemble de ses attentes.
09:09Elles vont du professeur
09:10que l'on retrouve devant sa classe,
09:11à la place que l'on trouve
09:12dans l'enseignement supérieur,
09:14du temps nécessaire pour déjeuner le midi,
09:16à la bourse qui permet
09:17de poursuivre ses études
09:18dans de meilleures conditions.
09:20Elles prennent au sérieux
09:21ce que les jeunes nous disent
09:22de leur quotidien,
09:23autant que leurs aspirations.
09:25Cette cohérence compte.
09:27Un élève qui a confiance
09:29dans son avenir
09:29est d'abord un élève
09:30qui apprend dans de bonnes conditions.
09:32Les revendications des lycéens
09:33sont cohérentes.
09:34C'est un tout,
09:35au fond,
09:36qui se tient.
09:37C'est pourquoi nous plafonnerons
09:39les classes de seconde générale
09:41et technologique à 28 élèves.
09:42Dès 2027,
09:43dans la moitié des lycées
09:44les moins favorisés.
09:45Puis en 2028,
09:47dans tous les lycées publics de France.
09:48Nous créerons 500 postes
09:50supplémentaires de professeurs
09:51et poursuivrons l'effort
09:52pour que chaque professeur absent
09:53soit remplacé.
09:55Des amendements,
09:55en ce sens,
09:56seront déposés
09:57dans le projet de budget
09:58pour 2027.
10:00Les emplois du temps
10:01seront revus.
10:02Une pause déjeuner
10:03d'une heure garantie.
10:04est la place du contrôle continu
10:06réexaminée en profondeur.
10:08La santé mentale
10:09continuera à être une priorité
10:10grâce à la création
10:11de 500 postes
10:12de psychologues,
10:13d'infirmiers
10:13et d'assistants sociaux
10:15dès 2027.
10:17Un milliard d'euros
10:18d'investissement de l'État
10:19sera consacré
10:20aux bâtiments des universités.
10:214 milliards d'euros
10:22de prêts
10:23à taux préférentiels
10:24aideront les conseils régionaux
10:25à rénover
10:26leurs établissements scolaires
10:27avec une attention
10:28toute particulière
10:29pour les territoires
10:30d'outre-mer.
10:31Nous ouvrirons
10:3215 000 places supplémentaires
10:33dans le supérieur
10:34en 2027,
10:35en 2028,
10:3710 000 en BTS,
10:384 000 en IUT,
10:391 000 dans les formations
10:40de santé.
10:41Cette répartition
10:42est à discuter désormais
10:44avec les partenaires sociaux.
10:46Dès la rentrée 2027,
10:47les bourses
10:48suivront l'inflation
10:49pour ne pas renier
10:50précisément
10:51le pouvoir d'achat.
10:52Nous proposons aussi
10:53de renforcer
10:53dans les instances
10:54qui animent
10:54leur système scolaire
10:55de l'établissement
10:56au conseil supérieur
10:58de l'éducation
10:58la représentation lycéenne,
11:00notamment celle
11:01de la voie professionnelle,
11:01faire confiance
11:03aux jeunes
11:03doit avoir
11:04des conséquences
11:05en leur donnant
11:05une vraie place
11:06dans les enceintes
11:07où les décisions
11:07qui les concernent
11:08sont prises.
11:10Parcoursup
11:10sera remplacé
11:11pour la campagne
11:122028,
11:13c'est entendu.
11:14Mais dès la campagne
11:152027,
11:16c'est-à-dire
11:16celle qui sera
11:17accessible aux élèves
11:18dès ce mois
11:19de décembre 2026,
11:20les critères
11:21d'admission
11:22devront être
11:22compréhensibles
11:23et chaque refus
11:24expliqué
11:25est motivé.
11:26La transition
11:27sera donc organisée
11:28pour les prochains
11:29bacheliers.
11:29L'orientation,
11:30c'est un long processus
11:32qui commence
11:32dès la cinquième
11:33avec la découverte
11:34des métiers.
11:35Ce processus
11:36doit être plus soutenu
11:37au lycée
11:37et ce,
11:39dès la seconde.
11:40Et finalement,
11:40ce processus
11:41doit enjamber
11:41le baccalauréat
11:42pour viser la réussite
11:43des jeunes
11:44dans le supérieur,
11:45s'assurer
11:45qu'ils auront
11:46des débouchés
11:46et le cas échéant
11:48leur offrir
11:49la possibilité
11:49de se réorienter
11:50en cours de cursus.
11:52Ce tromper de voix
11:53à 18 ans...
11:54Sébastien Lecornu
11:55à l'Assemblée nationale
11:56pour ce débat
11:58qu'il a voulu lui-même
11:58sur Parcoursup
11:59et sur les mesures
12:01annoncées
12:01pour tenter
12:02de sortir
12:02de la crise lycéenne.
12:05Marie Chantret,
12:06il les détaille,
12:06notamment les places
12:08en plus
12:08dans l'enseignement supérieur,
12:10mais aussi,
12:10effectivement,
12:11l'idée
12:11de modifier
12:13profondément
12:13cet outil
12:14qui permet
12:15de sélectionner
12:16les lycéens
12:16après le bac
12:17pour l'enseignement supérieur.
12:18Qui sera transformé
12:19pour la rentrée
12:19pour la prochaine
12:20et remplacé en 2028,
12:22encore une fois,
12:22à la précision près.
12:23Mais ça ne sera pas
12:23les mêmes, sans doute,
12:24qui feront ça.
12:25Exactement.
12:26Il détaille,
12:26en effet,
12:27ses mesures
12:27et lance aussi
12:29quelques balles politiques
12:30à l'endroit
12:31de ses adversaires.
12:32Cette inquiétude
12:33mérite mieux
12:34que des leçons,
12:34mais mérite mieux aussi
12:35que le calcul
12:36de ceux qui trouvent
12:37un intérêt électoral
12:37à entretenir
12:38à force de courir
12:39derrière la jeunesse
12:40pour recueillir sa colère.
12:41Une partie
12:41de la classe politique,
12:43dit-il,
12:44finit par le refuser
12:45toute autre perspective,
12:46autre avec facilité
12:48et opportunisme.
12:49sont visées,
12:50évidemment,
12:51sans les citer,
12:52la France insoumise,
12:53accusées,
12:53finalement,
12:54de mettre de l'huile
12:55sur le feu
12:55et d'alimenter,
12:56justement,
12:57ces blocus
12:57en relayant,
12:59via plusieurs de ses élus,
13:01cette colère lycéenne,
13:03peut-être,
13:03parfois,
13:04avec outrance.
13:05Il n'oublie pas,
13:06donc,
13:06Sébastien Lecornu,
13:07dépassant les mesures
13:08et les annonces,
13:09de faire au perchoir
13:11de l'hémicycle
13:11de l'Assemblée nationale
13:12de la politique.
13:14Désormais,
13:14s'il organise aussi
13:15ce débat,
13:16c'est de recueillir
13:17quelles pourraient être
13:18les solutions,
13:19justement,
13:20des oppositions
13:20pour faire que ce système
13:22fonctionne mieux.
13:24Il sera intéressant
13:25d'entendre aussi
13:26et de voir
13:26quelle sera la réponse
13:27parce qu'il répondra
13:28et qu'elle sera aussi
13:29la réaction
13:30des syndicats lycéens.
13:32Mais on a bien compris
13:33que les lycéens
13:34et les étudiants mobilisés
13:36depuis maintenant
13:37de longues semaines
13:38vont continuer à l'être
13:39dès samedi,
13:40donc,
13:41dans la rue,
13:41avec également
13:43l'acte 3
13:43de la mobilisation
13:45contre la vie chère
13:46et puis peut-être aussi
13:47le jeudi 5 novembre.
13:48Ça, c'est une journée
13:49syndicale de grève
13:50plus classique.
13:52Regardez d'ailleurs
13:53l'agenda.
13:54Avant cela,
13:55dès vendredi,
13:55les casseroles
13:56seront sorties
13:57devant l'Assemblée nationale
13:58pour faire du bruit
13:59devant les mairies
14:00et devant les permanences
14:02des parlementaires
14:03et puis ça pourrait aller
14:05au-delà du mois de novembre
14:06puisqu'on annonce
14:07peut-être des dates
14:08qui pourraient aller
14:09jusqu'à début décembre.
14:10Vincent Vantiguem
14:11est avec nous,
14:12grand reporter
14:13police-justice.
14:14Il y a aussi
14:15tout un débat
14:15sur le tracé
14:17des manifestations
14:18puisque le chef de l'État
14:19a été assez clair là-dessus.
14:21Il ne veut plus
14:22de manifestations
14:23dans les centres-villes
14:24donc il faut trouver
14:25d'autres parcours
14:26et à Paris,
14:26ce n'est pas si simple.
14:27Pour samedi,
14:28les syndicats
14:29tiennent un cortège
14:30assez traditionnel
14:31entre Bastille et Nation
14:32mais a priori,
14:34la préfecture
14:35devrait dire non.
14:35On verra ce qu'elle dit
14:36mais c'est vrai
14:37qu'on a déjà ce débat
14:38maintenant depuis trois semaines
14:39sauf qu'entre-temps,
14:40qu'est-ce qu'il s'est passé ?
14:42On a eu
14:43les débordements
14:43le 17 octobre
14:45lors de cette fameuse manifestation
14:46et c'est la raison
14:47pour laquelle
14:47le chef de l'État
14:48a repris un peu la main
14:50lundi
14:50en disant
14:50oui aux manifestations
14:51mais non dans les centres-villes.
14:53Alors à Paris,
14:53la situation est la suivante.
14:55On a d'abord
14:55les gilets jaunes
14:56qui ont déposé
14:57à la préfecture de police de Paris
14:59un parcours
15:00qui va selon eux
15:01de la Bastille
15:02jusqu'à la place de la Concorde.
15:03Alors on l'a
15:03vous voyez à l'antenne
15:04alors c'est un long parcours
15:05qui a très peu de chance
15:06traverse la rive droite
15:07qui a très peu de chance
15:09enfin qui a
15:09une grosse chance
15:11d'être interdite
15:12par la préfecture de police.
15:13Pourquoi ?
15:13Parce que ça arrive
15:13la place de la Concorde
15:14c'est trop près des ministères
15:15l'Élysée ?
15:16Alors deux raisons à cela
15:17la première c'est ce qu'on appelle
15:18les lieux de pouvoir
15:19l'Assemblée nationale
15:20l'Élysée
15:20Matignon effectivement
15:21place de la Concorde
15:22on est à deux pas
15:23des Champs-Élysées
15:23et des lieux de pouvoir
15:24et puis surtout
15:25sur ce parcours
15:25on va traverser des endroits
15:28où il y a énormément
15:29de magasins
15:29de grands magasins
15:30or le risque
15:31pour les autorités
15:32c'est d'assister
15:33à des nouvelles scènes de pillage.
15:34Dont certains magasins
15:35ont déjà été pillés
15:36puisque là on passe
15:37par loin de la République
15:38etc.
15:38Il y a un deuxième parcours
15:39qui a été déposé
15:40cette fois-ci par la CGT
15:42à l'image de ce qui avait été
15:43demandé la semaine passée
15:45entre Bastille et Nation
15:46parcours qui avait été
15:48validé
15:49enfin qui n'avait pas été
15:50interdit pour reprendre
15:50le langage de la préfecture
15:52de police de Paris
15:53dans un premier temps
15:54avant finalement
15:55que la préfecture de police
15:56ne revienne là-dessus
15:57finalement la semaine dernière
15:59on avait eu une manifestation
16:00entre Porte d'Italie
16:01et Porte de Vincennes
16:02est-ce que ce sera la même chose
16:03ce samedi ?
16:04On verra bien
16:04en tout cas
16:06les organisations syndicales
16:07continuent de vouloir
16:08manifester sur ces trajets-là
16:10les autorités elles
16:12continuent de dire
16:12non pas sur ces trajets-là
16:14pas dans les centres-villes
16:15on se concentre sur Paris
16:16mais on a le débat
16:17finalement dans toutes
16:17les grandes villes de province
16:18et on va avoir
16:19on les a déjà d'ailleurs
16:20des arrêtés préfectoraux
16:22pour interdire
16:24certains tracés
16:24certains rassemblements
16:25on va avoir les syndicats
16:27les organisations
16:27qui vont attaquer
16:29ces arrêtés
16:30devant la justice administrative
16:31on avait des audiences
16:32par exemple encore
16:32ce matin à Paris
16:33pour demander
16:35l'interdiction
16:35de l'arrêté
16:36sur les couvre-feux
16:36sur le transport
16:38d'éléments de protection individuelle
16:40donc on le voit
16:40c'est un débat
16:41qu'on continue à avoir
16:42on a assisté samedi dernier
16:44à une journée
16:44beaucoup plus calme
16:45que le samedi précédent
16:46celle du 17 octobre
16:47mais le risque
16:48de débordement
16:49est toujours dans la tête
16:50des autorités
16:50et notamment
16:51de Laurent Nunez
16:51qui est vraiment
16:52en première ligne
16:52sur ce sujet
16:53et les policiers
16:53seront de nouveau mobilisés
16:55ce week-end
16:56Rudy Mana
16:56j'entends beaucoup de policiers
16:58je ne sais pas si c'est votre cas
16:58qui me disent
16:59on ne pourra pas
16:59se mobiliser
17:00tous les samedis
17:01jusqu'à la fin de l'année
17:03le problème
17:04c'est qu'il y a ce samedi-là
17:05donc c'est le 3ème
17:06il y a le 5 novembre
17:07il y a d'autres dates
17:08en novembre
17:09qui sont prévues
17:09est-ce que vous n'avez pas dit
17:10Olivier
17:10quelque chose
17:11qu'il y a peut-être
17:11à partir de lundi matin
17:12des nouveaux blocus
17:13devant les lycées
17:14ça a été confirmé
17:16je rappelle aussi
17:17qu'avant
17:17ces 3 samedis
17:19on a eu quand même
17:193 semaines
17:20vous l'avez rappelé tout à l'heure
17:21de blocus devant les lycées
17:22où les collègues
17:23prenaient à 6h du matin
17:24et parfois ça dirige
17:25jusqu'à 18h
17:2619h le soir
17:26et c'est pour ça
17:27que les
17:28vous n'êtes pas assez nombreux
17:29en fait
17:31oui
17:31déjà on n'est pas assez nombreux
17:32clairement
17:32on l'a vu le 17 octobre
17:34on était en sous-nombre
17:35par rapport au nombre
17:36considérable des meilleurs
17:37ça a été rectifié
17:38ce samedi-là
17:39le 24
17:39ça a été rectifié
17:40mais à quel prix
17:40au prix que les policiers
17:42ont eu des repos annulés
17:44c'est vrai qu'on a rappelé
17:45aussi des policiers
17:45qui étaient en vacances ?
17:46complètement
17:46on a rappelé des policiers
17:47qui étaient en vacances
17:48les nouvelles directives
17:49pour samedi
17:49c'est d'avoir 75%
17:51des forces disponibles
17:53pour pouvoir monter
17:54le dispositif
17:54et c'est pour ça
17:55que 75%
17:55c'est gigantesque
17:57et puis
17:57j'ai juste envie
17:58de dire une chose
17:58quand on est flic
18:00et qu'on subit
18:00ce qu'on subit
18:01les samedis-là
18:01on a quand même besoin
18:03d'un repos physique
18:04parce que des fois
18:05vous faites des vacations
18:05de 18-19h
18:06où vous marchez 30 km
18:08et vous en prenez
18:09plein la tronche
18:09pendant 14 ou 15 heures
18:12et ensuite
18:12ils font un repos psychologique
18:14donc ça
18:15c'est extrêmement important
18:16c'est pour ça
18:16que ça va être compliqué
18:17de tenir
18:18à ce chiffre-là
18:19je dis
18:1970 000
18:2075 000 policiers
18:21pendant des semaines
18:23il faut à tout prix
18:24que les cortèges
18:25évitent les centres-villes
18:26vous êtes d'accord
18:26avec les directives ?
18:28évidemment
18:28que c'est ça
18:29c'est une bonne initiative
18:30il faut que les cortèges
18:31sortent des centres-villes
18:33parce qu'on a vu
18:33ce que ça a donné
18:34le 17 octobre
18:35je vous assure
18:35quand vous voyez
18:36des commerçants
18:36qui ont tout perdu
18:37dans un instant
18:38qui ont tout perdu
18:39et nous on est là
18:41on arrive
18:41les forces de police
18:42et on voit ça
18:43on constate ces dégâts
18:45gigantesques
18:45bien sûr que ça vous arrache le cœur
18:47et vous n'avez pas envie
18:47que ça se reproduise
18:49Valérie ?
18:50oui je partage
18:50ce que dit Rudy Mana
18:52bien évidemment
18:52moi ce que je redoute
18:54c'est qu'il y ait
18:54une stratégie
18:55de pourrissement
18:57et d'ensauvagement
18:58pour avoir ça
19:00jusqu'au présidentiel
19:01parce que
19:01clairement
19:02c'est ça qu'on voit
19:03et avec un recrutement
19:05pour la France insoumise
19:07des lycéens
19:08pour les présidentielles
19:09c'est ça aussi
19:10la stratégie
19:11clairement
19:11qui a été mise
19:12en place
19:13alors je rappelle quand même
19:14que hier au Sénat
19:15on a voté
19:16le texte
19:17casseur payeur
19:18heureusement
19:19qui va quand même permettre
19:20j'espère que l'Assemblée nationale
19:22va s'en saisir
19:23ça faisait un moment
19:23que ce texte
19:24était dans les limbes
19:26ça sera peut-être plus compliqué
19:28l'Assemblée nationale
19:28écoutez
19:29en tout cas
19:30nous on a voté
19:30des mesures
19:31qui font en sorte
19:32que les gens
19:32puissent être protégés
19:33contre les émeutes
19:35la casse
19:36et même
19:37c'était plus que des émeutiers
19:38c'était quand même
19:39des tentatives d'homicides
19:40auxquelles on a assisté
19:41pendant ces émeutes
19:43quand vous brûlez un endroit
19:45quand vous lancez
19:46notamment la mairie de Limoges
19:47puisqu'il y avait des gens
19:48à l'intérieur
19:48la mairie de Limoges
19:49tout à fait
19:49d'ailleurs c'est un acte
19:51qui a été qualifié
19:51de terroriste
19:52quand vous lancez
19:53des pavés énormes
19:55ou des cheminés
19:56pour l'instant
19:56c'est pas qualifié
19:57terroriste judiciairement
19:58mais en revanche
19:59on prend en compte
20:00le fait qu'il y avait
20:00des gens à l'intérieur
20:01le Figaro a décrit
20:02l'organisation de cette journée
20:04c'était très clairement
20:05très clairement
20:06c'était fait pour nuire
20:07préméditer
20:08et organiser
20:09donc moi ce que je redoute
20:10vraiment
20:11c'est qu'on ait un mouvement
20:12qui s'étale
20:14jusqu'aux présidentielles
20:15donc je rappelle quand même
20:16que le deuxième tour
20:17jusqu'à la présidentielle
20:18c'est dans 5 mois
20:19bah oui
20:19ça pourrait durer 5 mois
20:20bah écoutez
20:21en tout cas
20:21les gilets jaunes
20:24ça a duré longtemps
20:25et puis
20:27et puis
20:28n'oublions pas
20:29exactement
20:29n'oublions pas quand même
20:30qu'on est dans une situation
20:32économique
20:33catastrophique
20:34et que ce qui se passe
20:35aujourd'hui pour nos centres-villes
20:36pour le tourisme
20:37pour tout
20:39c'est quand même
20:39c'est la France démoralisée
20:41auquel
20:43on fait face
20:44justement on va écouter
20:45Raphaël Grenassia
20:46qui nous a rejoint
20:47bonsoir monsieur
20:47vous êtes gérant
20:49de Dealback
20:50c'est ça ?
20:50c'est ça
20:50Dealback c'est situé
20:52sur le boulevard Beaumarchais
20:53dans le 11ème arrondissement
20:55malheureusement
20:55les casseurs sont passés
20:56par là
20:57le 17 octobre
20:58oui ils ont
20:59qu'on a pu voir
21:00sur diverses vidéos
21:02ils ont tout cassé
21:03tout pris
21:04ils ont pillé
21:05et volé en fait
21:05ils ont pillé
21:06volé
21:07ils sont restés
21:09vraiment le long temps
21:10et ils ont vraiment
21:10tout cassé
21:11à l'intérieur
21:12et qu'est-ce qu'ils ont pris ?
21:13des motos
21:14des accessoires
21:15des ordinateurs
21:17ils sont
21:17amusés
21:18à casser
21:19le mobilier
21:20de la concession
21:21à jeter par terre
21:23des télévisions
21:24détruites par terre
21:25ils ont pris
21:26tout ce qu'ils pouvaient prendre
21:28et cassé
21:28tout ce qu'ils pouvaient casser
21:29un déchaînement quoi en fait
21:30complètement
21:31c'est clairement un déchaînement
21:33et pourtant
21:34je ne sais pas
21:34ce que je représente
21:35à part vendre des motos
21:36j'ai aucun symbole
21:37je ne vois pas
21:38le sujet
21:39mais ils ont
21:40détruit la devanture
21:42arraché le rideau métallique
21:44cassé
21:44les baies vitrées
21:45enfin les vitrines
21:46et ils sont rentrés dedans
21:48et ils se sont servis
21:49complètement
21:50et alors depuis ce jour-là
21:52qu'est-ce que vous faites ?
21:53bah rien
21:53je ne peux rien faire
21:55le magasin est fermé
21:55les employés sont
21:57en chômage technique
22:00je suis en train
22:01d'enchaîner les rendez-vous
22:02avec les assurances
22:03avec les experts
22:04pour essayer d'avancer
22:07est-ce que votre assurance
22:09couvre
22:10les vols
22:11tous les vols
22:12et également
22:13les dégâts ?
22:14pas du tout
22:14l'assurance ne couvre pas
22:16tous les vols
22:16il faut savoir que
22:17dans un contrat d'assurance
22:18forcément il y a des conditions
22:19générales
22:20et des conditions particulières
22:21et lorsqu'on souscrit
22:24un contrat d'assurance
22:25on assure un capital de stock
22:29avec l'idée potentielle
22:30d'un cambriolage
22:32qui pourrait arriver
22:33mais pas de se faire
22:34vider un magasin
22:35donc automatiquement
22:36le stock qui est assuré
22:38a une certaine valeur
22:39mais si je reçois
22:40plusieurs motos
22:41en quelques jours
22:43je n'ai pas le temps
22:43de revaloriser mon stock
22:44auprès de mon assureur
22:45et là c'est ce qui s'est passé
22:46du coup j'ai une perte
22:48qui va être assez importante
22:49vous l'avez quantifié cette perte ?
22:51en plusieurs dizaines
22:52de milliers d'euros
22:53vous allez donc devoir
22:54sortir de votre poche
22:54je ne sais pas si vous les avez
22:55plusieurs dizaines
22:56de milliers d'euros
22:57complètement
22:57et au-delà de ça
22:58pendant cette période
22:59de fermeture
23:00le temps de reconstruire
23:01entre guillemets
23:02le magasin
23:02vous ne travaillez pas
23:03et bien je ne travaille pas
23:04et l'assurance
23:05ne procède à aucun versement
23:07puisque la perte d'exploitation
23:08vous n'êtes pas assuré
23:09sur la perte du chiffre d'affaires ?
23:10absolument
23:10je suis assuré
23:11pour la perte d'exploitation
23:12sauf qu'il la verse
23:13au moment de la réouverture
23:14donc je fais comment
23:15pendant tous ces mois
23:16de fermeture
23:17et bien si je n'ai pas de trésorerie
23:19je ne peux pas réouvrir
23:19vous aviez un peu de côté ?
23:22légèrement
23:23un peu de trésorerie
23:24un minimum
23:25pour assurer le minimum vital
23:27écoutez ce que va vous dire
23:28Marguerite Dumont
23:29parce qu'il y a eu
23:30des annonces gouvernementales
23:31notamment des annonces
23:32de Ferch Papin
23:33qui est le ministre du commerce
23:34et qui veut aider
23:35les commerçants comme vous
23:36Marguerite
23:37de quoi s'agit-il ?
23:38tout d'abord
23:39une aide pouvant atteindre
23:4010 000 euros
23:41via un fonds de soutien
23:43elle s'adresse
23:44aux entreprises
23:45de moins de 50 salariés
23:47dont le chiffre d'affaires annuel
23:48est inférieur
23:49à 10 millions d'euros
23:51annuels
23:52la ville de Paris
23:53et la région Île-de-France
23:54ça va vous intéresser
23:55en parallèlement déclencher
23:56un fonds d'urgence
23:57les commerces
23:58les plus touchés
23:59pourront recevoir
24:00jusqu'à 11 000 euros d'aide
24:02d'autres dispositifs
24:03de soutien financier
24:04sont également mobilisables
24:05on les regarde ensemble
24:06un étalement
24:07des charges fiscales
24:08sans frais
24:09ni majorations
24:10ainsi qu'un remboursement
24:11accéléré
24:12des crédits d'impôt
24:14de son côté
24:14BPI France
24:15propose un prêt
24:16à taux zéro
24:16pouvant atteindre
24:1850 000 euros
24:19remboursables
24:20sur 3 ans
24:21enfin
24:21les artisans
24:23peuvent solliciter
24:23une aide d'urgence
24:24jusqu'à 1500 euros
24:26est-ce que ces aides
24:28vont vous aider ?
24:30avec 10 000 euros
24:32je ne vais pas reconstruire
24:32un magasin
24:33donc je ne pense pas
24:36aller très loin
24:36ça va peut-être
24:37légèrement m'aider
24:38à faire quelques frais
24:39et encore
24:40si on arrive à les obtenir
24:41quelles vont être
24:42les modalités
24:43pour les obtenir
24:43je vois des propositions
24:45de la BPI
24:45pour une mise en place
24:46d'un crédit
24:47à taux zéro
24:47mais je vais me ré-endetter
24:49même à taux zéro
24:50pour financer du stock
24:51qui est déjà payé
24:51ou des réparations
24:52enfin là
24:53non malheureusement
24:54je ne suis pas convaincu
24:56forcément
24:56par toutes ces mesures
24:57mises en place
24:57Patrick Vignel
24:58est avec nous
24:59l'ancien député
25:00du bloc central
25:01comme on dit
25:02député Renaissance
25:03que pensez-vous
25:04de ces mesures
25:05sont-elles suffisantes
25:06et quand même
25:06du désarroi
25:07exprimé par les commerçants
25:08vous savez
25:08elles ne sont jamais suffisantes
25:09je veux dire
25:10et je voudrais quand même
25:11désaudariser
25:12ce que demandent
25:13les lycéens
25:13avec les pilleurs
25:14et les casseurs
25:15et les délinquants
25:15je pense que c'est important
25:16à préciser chaque fois
25:17vous savez
25:18ça me rappelle
25:19quand je vois
25:19ça me rappelle le Covid
25:22pendant qu'on a fermé
25:23les entreprises
25:24pendant quasiment 10 mois
25:25il y avait une aide financière
25:27de 10 000 euros par mois
25:28afin de pouvoir payer
25:29les frais
25:30et le chômage complet
25:31pour vos salariés
25:32les salariés
25:33seront au chômage complet
25:34je pense qu'effectivement
25:35il doit y avoir
25:36une aide à la fois
25:36qui soit sur le temps
25:38que vous reconstruisez
25:39vos entreprises
25:39et je pense aussi
25:41qu'il doit y avoir
25:41une répartition
25:42avec la ville de Paris
25:43avec la région
25:44je pense qu'il faut
25:46qu'on soit capable
25:47aussi parce que
25:47l'Etat n'a plus un rond
25:49voilà
25:50je vais vous dire
25:50monsieur
25:51moi je dis les choses
25:51l'Etat n'a plus un rond
25:52et on n'a plus le pouvoir
25:54depuis la dissolution
25:55c'est-à-dire
25:56je dirais à madame
25:56la lycéenne
25:57aujourd'hui
25:58on est dans une très
25:59grande difficulté
26:00dans 6 mois
26:01on a des élections
26:01il y a des primaires
26:03sauvages partout
26:04pardon monsieur Villain
26:04mais raison de plus
26:05pour éviter la casse
26:06et là c'est la responsabilité
26:07de l'Etat
26:07si le 17 octobre
26:09il y a eu autant de pillages
26:11autant de casse
26:11et je pense que
26:12tous les français
26:13ont été effarés
26:14de s'apercevoir
26:15qu'il n'y avait pas de policiers
26:16pour arrêter ça
26:16que Paris
26:17notamment a été livré
26:18aux casseurs
26:19et ça n'a pas duré
26:20qu'une journée
26:20puisque le dimanche
26:21ça a continué
26:22pardon moi je m'interroge
26:24encore
26:24je m'interroge encore
26:25pourquoi le dimanche
26:25alors je veux bien
26:26que le samedi
26:26on soit surpris
26:27mais pourquoi le lendemain
26:29il y a toujours
26:29autant de pillages
26:30de casseurs
26:31dans les rues de Paris
26:32qui se baladent
26:32et qui pouvaient faire
26:33un peu ce qu'ils voulaient
26:34mais la meilleure réponse
26:35c'est Emmanuel Macron
26:36Emmanuel Macron
26:37chez monsieur Rudimana
26:38à Marseille
26:38a dit
26:39on a mal prévu
26:41on a mal jaugé
26:41à ce niveau-là
26:42c'est une incompétence
26:43rare quand même
26:44vous savez
26:44je vais vous dire
26:45on est tellement
26:46dans le chaos
26:47que je ne sais plus
26:47ce que c'est
26:48la compétence
26:48et l'incompétence
26:49une fois que je vais vous dire
26:50oui nous avons été
26:52incompétents
26:52oui on n'a pas
26:53jaugé l'arrivée
26:55parce que quand même
26:55la nouveauté
26:56je crois que vous me le direz
26:56monsieur Manard
26:57moi j'ai été surpris
26:58de voir des jeunes
27:00qui débarquent
27:01enfin quand même
27:02moi j'échange beaucoup
27:03avec les policiers
27:04je ne sais pas comment
27:04c'est passé dans votre magasin
27:05vous avez 200 personnes
27:07d'un coup qui rentrent
27:08pour piller
27:08ça n'a jamais existé ça
27:10vous étiez sur place
27:11au moment du pillage
27:12ça n'existait pas
27:12vous étiez sur place
27:14comment vous l'avez appris ?
27:16on m'a téléphoné
27:16à 7h30
27:18mes collaborateurs
27:19m'ont téléphoné
27:20pour me dire
27:20le soir
27:21que le magasin
27:22est en train d'être vidé
27:23donc j'ai pris ma voiture
27:24j'ai été directement
27:26sur place
27:26et effectivement
27:28j'étais très surpris
27:29déjà de voir
27:29que j'avais la possibilité
27:30d'accéder au boulevard
27:31de marché en voiture
27:32alors que d'habitude
27:32c'est toujours fermé
27:33lorsqu'il y a des manifestations
27:34et il y avait
27:36énormément
27:36énormément
27:37énormément
27:38de bandes
27:39de casseurs
27:40qui se baladaient
27:41dans les rues
27:42cagoulés
27:43capuchés
27:44gantés
27:44en famille
27:45et qui circulaient
27:46tout à fait librement
27:47et les effectifs
27:49de police
27:49étaient en total
27:50sous-effectifs
27:51et malheureusement
27:52dépassés par ce qui se passait
27:53parce que du coup
27:54je ne suis pas le seul
27:55à m'être fait piller
27:56un magasin
27:57et forcément
27:58le temps d'intervenir
27:59sur un point
28:00d'autres font un autre point
28:01et c'est
28:02ça a été filmé
28:03vous avez des caméras
28:04dans votre magasin ?
28:05absolument
28:05ça a été filmé
28:06vous avez donné
28:06les images à la police ?
28:08j'ai donné les images
28:09que j'avais pu recevoir
28:11parce que quand ils sont
28:12rentrés dans le magasin
28:12ils ont quand même
28:13pris le temps
28:13de retirer
28:14l'enregistreur vidéo
28:16et de partir avec
28:17c'est à dire
28:18qu'on avait affaire
28:19quand même
28:20à des équipes
28:21très organisées
28:22et ça c'est vraiment
28:24important de le dire
28:25puisqu'il n'y a pas eu
28:26que des casseurs
28:26ils ont trouvé
28:27les clés
28:28chercher le coffre à clés
28:29des motos
28:29pour repartir avec
28:31et j'ai trouvé
28:32une vidéo sur les réseaux
28:33d'une voiture
28:33qui se balade
28:34sur le pouvoir de marché
28:34avec des gars
28:35qui récupèrent des casques
28:37et des affaires
28:37de mon magasin
28:38qui les mettent
28:39dans la voiture
28:39c'est bien d'organiser
28:42c'est pour ça
28:43monsieur Truchot
28:43que c'est pas des pilleurs
28:45ce sont des gens
28:45qui se sont structurés
28:46il y a des pilleurs
28:47des casseurs
28:48des voleurs
28:48un trottinette
28:50en voiture
28:50ils ont repéré son magasin
28:52ils se sont organisés
28:54et la difficulté
28:55de la police
28:56franchement
28:56c'est une nouveauté
28:57de voir que le mec
28:58il a sa trottinette
28:59sa voiture
29:00on l'avait vu avec Naël
29:01un petit peu
29:02ah oui
29:02on l'avait vu avec Naël
29:03mais c'était sur 4 jours
29:04là franchement
29:05au niveau du 17 octobre
29:07et je l'ai dit partout
29:08on n'avait jamais vu ça
29:09et on n'avait jamais vu
29:10autant d'émetiers
29:12de pilleurs
29:12on a été surtout
29:14particulièrement surpris
29:15par ça
29:16en fait ils sont arrivés
29:17par milliers
29:18c'est pas des centaines
29:19c'est des milliers
29:20et ils se sont structurés
29:21pour aller dans
29:22beaucoup de villes
29:23beaucoup de rues
29:24des centres-villes
29:25ou des périphéries
29:26et ils ont pillé
29:27par nombre de 100
29:28ils étaient entre 50 et 100
29:29et quand vous êtes
29:303 policiers face à ça
29:31je vous le dis
29:32c'est très compliqué
29:33d'arrêter 100 individus
29:34donc on se retrouve
29:35on s'est retrouvé
29:36particulièrement en difficulté
29:37c'est très compliqué
29:37c'est très compliqué
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