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  • il y a 1 heure
Lundi 2 novembre 2026, retrouvez David Charlet (président, ANACOFI), Jérôme Rusak (Président, Groupe Rayne) et Régis Yancovici (Dirigeant et fondateur, Luxavie) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine, Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne dans la
00:12compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bismarck for Change, sur les réseaux sociaux de Bismarck for
00:22Change et bien sûr vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:26Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec patrimoine thématique où nous reviendrons sur la flambée obligataire
00:33récente dans le monde mais surtout en France avec notamment un OAT 10 ans qui a touché les 5%
00:39et qui reste à un niveau très proche de 5% à l'heure actuelle.
00:43Est-ce que cela remet en cause certaines stratégies de gestion de patrimoine ? Est-ce que cela amène à
00:49faire des arbitrages notamment en matière de placement ? Nous poserons la question à Jérôme Russac, président du groupe REIN.
00:54Nous enchaînerons ensuite avec enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine où nous aurons le plaisir d'accueillir David Charlet, le président
01:00de l'ANACOFI pour un grand entretien.
01:03Nous poserons notamment la question du rôle du CGP dans un contexte non plus d'incertitude mais d'inquiétude, inquiétude
01:11fiscale, inquiétude géopolitique, inquiétude économique, inquiétude obligataire aussi.
01:16Et ce sera également l'occasion de lui demander où on en est sur la réglementation européenne qui pourrait toucher
01:22les CGP.
01:24Et puis enfin dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous aurons le plaisir
01:28d'accueillir Régis Yankovici, fondateur et dirigeant de Luxavi,
01:31avec qui nous reviendrons sur l'IPO prochaine de Anthropik et sur la décision d'investir ou non via des
01:39ETF sur cette IPO ou en tout cas d'essayer d'en profiter via des ETF.
01:44On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:50La flambée obligataire est-elle inquiétante pour les investisseurs français ?
01:54Voilà la question qui va nous animer dans la première partie de cette émission.
01:58Et pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Jérôme Russac.
02:01Bonjour Jérôme.
02:01Bonjour Nicolas.
02:02Merci d'être avec nous.
02:03Vous êtes président du groupe REIN.
02:05Les investisseurs ont suivi ces dernières semaines la flambée obligataire.
02:08Alors ça a commencé par une flambée mondiale.
02:10On a vu les taux s'envoler ou en tout cas grimper aux Etats-Unis, au Japon, en Europe.
02:16Au sein de l'Europe, on a vu quand même qu'il y avait une prime de risque supplémentaire sur
02:20la France en lien avec les inquiétudes budgétaires.
02:23Et puis l'OAT, 10 ans, a touché 5% en fin de semaine dernière.
02:29On est à 4,9% à l'heure où on se parle.
02:32Concrètement, comment est-ce qu'on le comprend quand on est professionnel de la gestion de patrimoine ?
02:36Alors il faut déjà comprendre de quoi on parle.
02:39Il y a deux sujets dans cette crise.
02:41Il y a une crise, vous l'avez dit, qui touche tout le monde,
02:43qui est essentiellement due à la guerre autour de l'Iran et du détroit d'Hormuz,
02:50qui amène de l'inflation et donc naturellement de la remontée des taux.
02:56spécifiquement, la France a un autre problème lié à sa dette, à son endettement,
03:01et donc qui surpondère les taux en France.
03:05Donc tout ça est un paysage qui n'est pas fameux quand on le regarde comme ça,
03:10mais il y a encore des moyens de s'endetter.
03:13Et l'État français s'endette quotidiennement.
03:15Donc voilà, il faut...
03:16Et pour l'instant, il trouve preneur.
03:18Alors, mécaniquement, quel que soit le taux, c'est un risque qui est en face.
03:23Il y aura toujours des investisseurs, mais ils vont aller chercher un risque
03:28et donc un taux qui est bien supérieur.
03:30On parlait de l'écart notamment avec les autres pays européens.
03:33On a 150 points de base, 1,5 point pour nos auditeurs,
03:36de plus que l'Allemagne, ce qui est quand même considérable.
03:39Ce qui veut dire qu'il y a quand même un problème de confiance.
03:41Ce n'est pas tellement le montant de la dette...
03:43Ce qu'on parle souvent, on dit qu'on a passé les 2 000, les 3 000, etc.
03:45Ce n'est pas tellement le montant de la dette qui pose un problème.
03:47C'est la confiance des marchés dans la France à maîtriser cette dette
03:52et un jour la rembourser.
03:54Et surtout, avoir une dette de 120% du PIB quand on a aussi peu de croissance.
03:58C'est un peu ça le sujet aussi.
03:59Mais alors concrètement, pour les investisseurs, qu'est-ce que ça change ?
04:04Est-ce que, par exemple, lorsque l'on investit sur des fonds en euros,
04:07sur un contrat d'assurance-vie, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle
04:11d'avoir une sorte de flambée obligataire à l'heure actuelle ?
04:14Alors, les impacts, ils ne sont pas tout à fait immédiats.
04:18Alors, si on regarde mathématiquement et financièrement,
04:22oui, effectivement, quand les taux montent,
04:24mathématiquement, la valeur des obligations baisse.
04:26Donc, il faut aussi voir déjà dans les portefeuilles
04:29qui a de l'obligation et qui n'a pas d'obligation
04:31pour faire un peu la part des choses.
04:33Il y aura nécessairement des opportunités qui peuvent se matérialiser.
04:36Également, parce que cette remontée des taux,
04:38elle n'impacte pas que le marché obligataire,
04:39elle impacte aussi le marché immobilier.
04:40Donc, il faut aussi se poser la question des actifs qu'on possède
04:43ou qu'on voudrait acheter avec des taux très élevés
04:45qui peuvent nous empêcher parfois d'acheter
04:47ou d'acheter plus petit ou moins rentable.
04:49Parce que qui dit OAT qui augmente,
04:51dit taux de crédit immobilier qui augmente mécaniquement.
04:54Et donc, investir dans l'immobilier coûte plus cher.
04:56Le crédit, en tout cas, coûte plus cher.
04:57Exactement, c'est pour ça que la BCE a monté ses taux en septembre.
05:00Là, elle devrait maintenir les taux à l'équivalent,
05:03mais les taux sont très hauts.
05:04Alors, à l'acquisition, il faut le prendre en compte.
05:07L'avantage, quand on fait un investissement immobilier,
05:09c'est qu'on peut acheter peu cher et fixer un rendement intéressant
05:13et se dire, tiens, si les taux baissent d'ici 2-3 ans,
05:15je pourrais racheter mon crédit, donc refinancer
05:18et chercher une opportunité.
05:20En obligation, ce n'est pas du tout le cas.
05:22C'est vrai, mais c'est ce qu'on nous disait déjà il y a 2 ans,
05:25quand on était passé de 1 à 3 sur les crédits immobiliers.
05:27Il faut aussi avoir en tête que ça peut continuer à monter.
05:30Clairement, alors moi, je fais ce métier depuis plus de 20 ans,
05:32donc j'ai vu des périodes de très forte hausse,
05:34une période de très forte baisse, on était quasiment à zéro à un moment
05:37et on est remonté.
05:38Et j'espère que sur les 5, 10, 15 prochaines années,
05:41les taux vont fortement rebaisser, mais personne n'en sait rien.
05:43Bien sûr.
05:44Vous parliez également des fonds euros et en assurance vie.
05:47Un fonds euro, c'est un agrégat de beaucoup d'obligations,
05:50donc les impacts ne vont pas être immédiats
05:52avec une hausse des rendements des fonds euros,
05:54mais parce qu'on lisse un peu un stock plus un flux
05:57qui arrive avec des taux plus intéressants.
05:59Ce que vous dites, c'est qu'en fait, on achète des obligations continuellement
06:01à des conditions différentes et donc après, c'est une moyenne de tout ça.
06:05Exactement.
06:06Et puis tous les assureurs ne gèrent pas tout à fait de la même manière,
06:08donc certains vont vraiment faire bénéficier leurs investisseurs
06:11avec des fonds euros qui vont vraiment commencer à augmenter.
06:13Pour d'autres, les hausses seront relatives,
06:15mais probablement qu'il y aura des hausses quand même
06:17sur la plupart des fonds euros.
06:18Donc pas d'inquiétude à ce stade, que ce soit sur...
06:21Alors moi, ma question, elle est d'un point de vue gestion patrimoniale,
06:25investisseur, mais on est aussi citoyen français.
06:27Exactement.
06:27Donc quand on voit qu'il y a un questionnement sur la dette,
06:31une crise potentielle de la dette,
06:32on se pose la question de savoir si c'est toujours le bon moment pour investir
06:35et s'il n'y a pas de risque sur les investissements
06:38qu'on a déjà réalisés en France.
06:40Alors, en fait, il y a un adage qu'utilisent les financiers,
06:45les gens qui gèrent de l'argent,
06:47et dans ce genre de période, ils se disent « cash is king ».
06:49Alors je vais le dire en français,
06:50que nos auditeurs se disaient,
06:52quand on a de la trésorerie, on est un roi.
06:55Et donc là, c'est un très bon moment pour sa trésorerie
06:58parce que les rendements avec très peu de risques sont très élevés.
07:02D'accord.
07:02Voilà, donc ça, il faut le comprendre.
07:04Maintenant, quand on construit une stratégie patrimoniale,
07:07il ne faut pas seulement être sur des effets d'opportunité très court terme,
07:11il faut vraiment avoir des bases solides
07:13et ne pas remettre en cause tout ce qu'on a fait avant,
07:15se dire « tiens, je vais tout revendre ».
07:16Donc il faut préserver une poche de liquidité.
07:18Si j'ai de l'immobilier, on en parlait,
07:20et que les prix ont très fortement baissé,
07:22c'est peut-être pas le bon moment pour aller vendre,
07:23surtout si j'ai un rendement qui restait plus ou moins cohérent.
07:26Donc en fait, il faut faire un état des lieux
07:29et c'est le travail de bécourseiller dans le groupe Rennes,
07:32c'est de bien comprendre.
07:33Évidemment, avec cette poche de cash, si on en a,
07:35on est le roi et donc il faut aller saisir des opportunités.
07:39Et il y a beaucoup de choses intéressantes
07:41avec des rendements qui sont élevés,
07:42mais on est dans une période inflationniste.
07:44Donc même si j'ai un rendement,
07:45je vais donner un chiffre par exemple de 6
07:47et que j'ai une inflation de 3,
07:49mon rendement réel n'est que de 3,
07:50c'est le rendement moins l'inflation.
07:51Donc il faut considérer tout ça.
07:53Et puis en France, vous avez parlé
07:54qu'on est tous des citoyens français
07:58et nécessairement il y a une fiscalité sur les rendements
08:00et cette fiscalité peut aussi augmenter.
08:01Donc il ne faut pas mettre son argent n'importe où, n'importe comment.
08:04Très rapidement, est-ce que ça vaut le coup d'aller prendre du risque
08:07quand la situation sans risque devient plus risquée ?
08:12Oui.
08:14Oui, bien évidemment, dans tous les cas,
08:16il faut bien sûr,
08:18ça c'est en fonction du patrimoine de chacun
08:19et de son affection au risque bien évidemment,
08:22mais oui, moi je pense que
08:23si en tout cas on est dans une version un peu équilibrée,
08:27voire dynamique de son patrimoine,
08:28ne pas aller saisir cette période
08:31et de ne pas aller chercher un peu plus que ce que le marché offre,
08:34je pense que c'est dommage
08:35parce qu'en réalité, on sait ce qu'on a aujourd'hui,
08:37on ne sait pas ce qu'on va voir demain ou après-demain.
08:39Merci beaucoup Jérôme Russac de nous avoir accompagné
08:42dans la première partie de l'émission,
08:43je rappelle que vous êtes président du groupe REIN,
08:44merci beaucoup.
08:45Avec plaisir.
08:45Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
08:52Et nous enchaînons à présent avec Enjeu patrimoine,
08:55où nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart patrimoine
08:58David Charlet.
08:59Bonjour David.
09:00Bonjour.
09:01Merci d'être avec nous,
09:02vous êtes le président de l'Anacofi,
09:03on va essayer de comprendre plusieurs choses ensemble,
09:05d'abord où on est la réglementation européenne
09:07et notamment sur ce qui pourrait impacter le secteur des CGP français,
09:12mais aussi une question un peu plus large,
09:14comment être CGP,
09:15non pas dans l'incertitude,
09:17ça c'était l'année dernière,
09:18mais dans l'inquiétude,
09:19ça c'est le lot de cette fin d'année 2026
09:22et quels sont les mécanismes,
09:25les outils que l'on peut mettre en place
09:28pour continuer à accompagner ses clients
09:29de la meilleure manière qui soit.
09:31Mais avant de parler de ça,
09:32un mot quand même de cette réglementation européenne.
09:35C'est un sujet que vous suivez de près,
09:36c'est un sujet que vous accompagnez,
09:37c'est un sujet sur lequel vous débattez aussi.
09:40Concrètement, on en est où aujourd'hui ?
09:42D'abord, on n'a pas le choix,
09:43puisque c'est elle qui va amener 80%
09:46des règles du jeu à la fin,
09:47une fois que ça arrive en droit national.
09:49Donc aujourd'hui, on en est où ?
09:50On en est avec toujours cet immense projet
09:52qui doit tout réformer de fond en comble
09:54qu'on appelle la Retailing Investment Strategy.
09:57L'accord politique a été trouvé,
09:58on attend maintenant des propositions techniques,
10:00ce qu'on appelle les textes de niveau 2,
10:02qui en gros vont nous dire un peu plus
10:03comment les choses vont se passer
10:04à la fin en droit national.
10:07On devrait avoir des idées là-dessus
10:09entre la fin de cette année
10:10et le début de l'année prochaine.
10:11Donc ça commence à se préciser.
10:13Certains disent qu'on y verra plus clair
10:15en octobre de l'année prochaine.
10:16Alors on va voir,
10:17mais toujours est-il qu'ils sont en chantier.
10:20Là-dessus, il y a quelques batailles.
10:22Un truc qui s'appelle Value for Money,
10:23dont tout le monde a entendu parler.
10:24Et donc comment on l'appliquera
10:26entre les producteurs et les distributeurs,
10:28les conseils pour ce qui nous concerne.
10:31Ça, c'est le gros morceau,
10:33puisqu'il va modifier les textes
10:34touchant à comment on distribue
10:36en conseil de l'assurance,
10:38de la finance,
10:39et puis certainement d'ailleurs plus large.
10:40On a aussi le grand sujet
10:42de l'initiative de simplification,
10:46elle aussi validée fin 2025,
10:48qui dit qu'on doit faire des textes plus simples,
10:49mais qui dit aussi qu'on doit faire
10:51des textes plus stricts.
10:52C'est un des éléments de la simplicité
10:54qui le prône.
10:56Ça veut dire que quand un texte dira quelque chose,
10:57les États ne pourront pas rajouter.
10:59C'est déjà plus ou moins censément la règle,
11:01mais là, on les écrirait
11:02d'une manière qui ne le permet pas.
11:03Alors ça, ça annonce une révolution
11:06de l'ARSE et de l'ESG.
11:08C'est-à-dire que là où on disait
11:09qu'il faut à terme que 80% des entreprises
11:11de l'Union Européenne appliquent de l'ARSE,
11:14on dit que 80% ne seront pas contraintes.
11:16Sauf qu'à part nous avoir dit ça,
11:19on ne sait pas exactement
11:20à quoi il faut s'attendre.
11:22Or, c'est quelque chose
11:23qui a été déclaré,
11:24et donc aujourd'hui,
11:25on doit appliquer tous nos protocoles
11:28ESG, RSE,
11:29tout ce que vous voulez,
11:30tout en une question
11:31qui nous est posée souvent,
11:32ne serait-ce que par nos membres,
11:34le questionnaire au client
11:35tel qu'il doit être posé aujourd'hui
11:36au sens de la loi,
11:37est-ce que demain,
11:37il sera encore obligatoire ?
11:38J'en sais rien en fait.
11:39D'accord.
11:40Et ça, la réglementation européenne
11:41ne tranchera pas ?
11:41Ben si, elle tranchera.
11:43Donc on nous a annoncé
11:44qu'on démontrait
11:44un certain nombre de choses,
11:45mais je ne sais pas aujourd'hui
11:47dire jusqu'à quel point,
11:48si ce n'est que si je lis
11:49le texte d'origine,
11:50c'est qu'on va démonter très fort.
11:51D'accord.
11:51Mais aujourd'hui,
11:53quand vous parlez
11:53au régulateur français,
11:54il dit, pardon,
11:55mais il faut appliquer.
11:57Donc on a ces sujets-là.
11:58Bien sûr,
11:59on a un autre truc
12:00qui avance très vite d'ailleurs,
12:01qui avance plus vite
12:02qu'à l'habitude
12:03sur les textes européens,
12:04qui est le Saving Investment Union.
12:06En gros,
12:07l'idée de fabriquer
12:07un produit pan-européen
12:08d'épargne retraite.
12:10Bien sûr.
12:11Qui aujourd'hui
12:13s'appellerait
12:13le Pan-European Pension Product.
12:16Signal.
12:17Mais alors lui,
12:18pour le coup,
12:18avance assez vite.
12:20Est-ce qu'il ira au bout
12:22possiblement
12:22dans l'état de la maquette,
12:23puisqu'on a quand même
12:24une vraie maquette
12:25qui est déjà posée sur la table
12:26et c'est là que je dis
12:26que ça va vite.
12:27Ça allait beaucoup plus vite
12:27que d'habitude.
12:28Je ne suis pas sûr
12:29que cette maquette
12:29soit la maquette finale.
12:31Ce serait un PER européen
12:32ou ce serait différent ?
12:33Oui, c'est-à-dire que
12:33tel qu'il est écrit,
12:34ça ressemblerait
12:35une sorte de PER européen
12:36mais en fait,
12:37il aurait ses spécificités
12:38dans chacun des pays
12:39quand même.
12:39D'accord.
12:41Et il est dit
12:42qu'il devrait être
12:43traité fiscalement
12:44dans chacun des états
12:45comme le produit
12:46le mieux traité du pays
12:48en matière d'épargne retraite.
12:49Or, l'Europe n'a pas
12:50de pouvoir fiscal.
12:51Donc, c'est bien de l'écrire
12:52mais je ne suis pas sûr
12:53que ça arrive au bout.
12:55Il y aurait deux poches.
12:56Une poche sans conseil
12:58et donc sans frais,
12:58sans rémunération
12:59d'intermédiaire
12:59mais sans conseil.
13:00Donc, pourquoi pas.
13:01Une poche où le client
13:02dit je veux être conseiller
13:03et là, on retrouverait
13:04quelque chose
13:05qui ressemble assez fortement
13:06à ce que nous
13:06on peut faire en France.
13:07Bien sûr.
13:07C'est pour ça que
13:08ça ressemble pas mal
13:09à notre PER
13:09dans sa maquette version 1.
13:12Sachant qu'on a pas mal
13:13de professionnels
13:13de la gestion de patrimoine
13:14en France
13:15qui disent que le PER
13:17devrait être exporté
13:18tellement c'est un outil
13:19qui plébiscite.
13:21Je vous rappelle
13:21que la rapporteuse
13:23de ce texte est française
13:24sur le texte euro.
13:25Ça explique pas mal de choses.
13:27Et c'est vrai
13:28que là-dessus,
13:29alors qu'on dit
13:29qu'on a perdu
13:30beaucoup d'adhérence
13:30à Bruxelles,
13:31nous les Français,
13:32sur ce truc-là,
13:33les idées,
13:34l'idée n'est pas partie
13:35des Français
13:35pour ce que j'en ai compris,
13:38mais on voit
13:39que ce qui alimente
13:39la réflexion,
13:40c'est assez fortement
13:42le PER français.
13:42C'est pas faux.
13:43Je suis pour autant
13:44pas sûr qu'on arrivera
13:45au bout
13:46parce qu'il y a des pays
13:47où ils ont pas spécialement
13:48envie d'avoir ce produit,
13:49il y a des pays
13:49où ils ont déjà
13:50des produits,
13:50ils sont à 180%
13:52du PIB
13:52en épargne retraite,
13:54donc c'est bon,
13:54ils ont pas besoin
13:54de quelque chose de nouveau.
13:56Bon voilà,
13:57donc on verra.
13:57Mais ce truc-là
13:58avance par contre très vite
13:59et pourrait devenir,
14:01allez on va dire
14:01d'ici deux ans,
14:02peut-être trois ans,
14:03un nouveau produit
14:04dans la gamme
14:04de ce qu'on pourrait proposer.
14:06Voilà,
14:06la version 1
14:06est un échec total,
14:0770 millions d'encours
14:08parce qu'il y avait
14:08une version 1.
14:09Oui bien sûr.
14:09À l'échelle de l'Union européenne,
14:1170 millions,
14:11c'est moins que les salaires
14:12qui ont été payés
14:13pour les fonctionnaires
14:14européens seulement
14:15qui ont réfléchi le produit,
14:16enfin il faut qu'on soit clair.
14:17Ça c'est pour la partie européenne.
14:19Concrètement,
14:20en France,
14:20est-ce qu'on attend,
14:21sur la partie réglementation
14:22qui concerne les CGP bien sûr,
14:23est-ce qu'on attend
14:24ce qui se passe en Europe
14:24ou il y a des choses qui évoluent ?
14:26AMF, ACPR sont les seuls
14:27à la manœuvre,
14:28c'est-à-dire qu'eux
14:29ont un pouvoir immédiat,
14:30alors d'ailleurs essentiellement AMF
14:32puisque l'AMF a un pouvoir
14:33de doctrine,
14:33ce qui est moins le cas
14:34de l'ACPR.
14:35Donc l'AMF continue
14:36à sortir des choses,
14:36vous l'avez vu,
14:37elle a sorti des choses
14:38sur la crypto,
14:38sur la manière de bosser
14:39la crypto,
14:40elle travaille sur la manière
14:41de faire travailler
14:42les SGP et les CIF.
14:44Donc l'AMF peut continuer
14:45parce qu'elle a un pouvoir
14:46de doctrine
14:46à sortir des choses
14:48avant qu'on ait,
14:49ne serait-ce que même
14:49des textes nationaux
14:51pour les compléter,
14:52les expliquer
14:52et prendre ses décisions.
14:53Donc tout ne dépend pas du budget ?
14:54Tout ne dépend pas du budget,
14:56en effet.
14:56Tout ne dépend pas du budget.
14:58On voit l'AMF
14:59qui externalise pas mal de choses.
15:00L'ACPR en a externalisé pas mal,
15:02là elle est un peu plus calme.
15:03Mais nos régulateurs
15:04ont une sorte d'autonomie
15:06qui fait qu'on peut toujours
15:07avoir des choses
15:07de nos régulateurs.
15:08On pourrait très bien avoir,
15:09par exemple,
15:09l'AMF qui décide
15:10de passer des obligations
15:11de formation
15:12de 7h à 15h
15:13avant que le texte européen
15:15qui le dit
15:16mais ne soit applicable
15:17dans le pays.
15:18Les 7h actuelles en finance,
15:19c'est l'AMF,
15:20ce n'est pas la loi.
15:22Un mot maintenant
15:23de l'inquiétude,
15:24David Charlet.
15:25L'année dernière,
15:26à la même époque,
15:27sur le budget 2026
15:30qui était décidé fin 2025,
15:33le mot d'ordre,
15:34c'était l'incertitude fiscale.
15:36Là, l'incertitude
15:36a laissé place
15:37à l'inquiétude politique,
15:38géopolitique,
15:39budgétaire, fiscale,
15:40enfin un peu globale,
15:42obligataire aussi.
15:43Ça veut dire quoi
15:44être CGP
15:44dans un moment
15:45comme celui-là
15:45quand on ne sait
15:47rien de ce qui
15:48pourrait se passer
15:49par la suite
15:50et que globalement,
15:51on doit quand même
15:51accompagner des gens
15:52dans des placements
15:53pour leur avenir ?
15:54Oui, alors,
15:55je pense que depuis,
15:57un peu avant le Covid,
15:58on va dire depuis le Covid,
16:00les métiers du conseil,
16:01essentiellement les nôtres,
16:02mais pas que,
16:03sont des métiers
16:04qui sont habitués
16:05à ce que ce soit
16:06le bazar,
16:07pour utiliser un mot correct,
16:08bien sûr,
16:09voilà,
16:09disons-le comme ça,
16:10et tout le temps.
16:11Voilà.
16:11Donc,
16:12on doit accompagner
16:13des clients
16:14dans un univers
16:15qui est incertain,
16:16qui est bâti
16:18d'une succession
16:19de crises,
16:20et certaines sont
16:21absolument imprévisibles,
16:23avec des chefs d'État
16:24qui déclenchent
16:26des trucs pas possibles
16:27alors qu'on ne s'y attend
16:28même plus.
16:28Bien sûr.
16:30Quand vous vous dites
16:31que le pire est envisageable,
16:33ben,
16:33ils arrivent à le faire arriver.
16:35Voilà.
16:35Donc,
16:36on est là-dedans.
16:37Sauf que,
16:38le métier
16:39de la gestion de patrimoine
16:40est historiquement
16:41un métier de l'accompagnement
16:42qui s'est toujours développé
16:43dans les moments de crise.
16:44C'est-à-dire que,
16:45quand il y a des moments de crise,
16:45les gens viennent vers les conseillers.
16:47Et je pense que les conseillers
16:48de la génération d'aujourd'hui
16:49ont appris à accompagner
16:51dans un moment de crise.
16:52Parce que,
16:52la particularité
16:53de la gestion de patrimoine
16:54telle qu'on l'a fait
16:55à la française,
16:55qui va d'ailleurs
16:56au-delà
16:56de la planification financière
16:58des Nord-Américains,
17:00elle est plus complète.
17:01On est assis,
17:02et notre prestation,
17:03elle est assise
17:04sur beaucoup plus
17:05d'univers
17:06d'actifs différents,
17:07voire d'options juridiques,
17:10voire d'ailleurs,
17:10puisque maintenant,
17:11on est dans l'Europe,
17:12parfois dans des solutions
17:13qui sortent un peu
17:15de chez nous.
17:17Du coup,
17:18non,
17:18c'est faisable.
17:19Ça me paraît tout à fait faisable.
17:20Je pense qu'on gagne encore
17:21des parts de marché avec ça.
17:22OK.
17:23Mais encore faut-il,
17:24en tant que CGP,
17:24être capable
17:25d'avoir des convictions
17:26pour accompagner ses clients.
17:28Quand on voit
17:28qu'on a une flambée obligataire
17:31et que même ça peut avoir impacté
17:33ne serait-ce que jusqu'au fond euro
17:35globalement,
17:36qui était un déplacement
17:37sans risque en France,
17:38ça pose quand même question
17:38sur la conviction
17:39qu'on peut avoir.
17:39Oui,
17:40mais même si je n'ai pas
17:40énormément de convictions,
17:41j'ai toujours des solutions
17:42de sécurité temporaire.
17:43Le client va être rassuré par ça.
17:45N'oublions jamais qu'avant
17:45qu'on parle des crises
17:46dont on parle là,
17:47on disait que ce qui drivait
17:49en fait les investissements
17:50des clients,
17:51le premier driver,
17:52c'était la sécurité.
17:53Donc,
17:54du moment qu'on s'est trouvé
17:55des éléments de sécurité,
17:56on sait servir ceux-là.
17:57Après,
17:57on avait 17 à 20%
17:58qui étaient drivés
17:59par le rendement.
18:00Pour ceux-là,
18:01on va essayer d'aller chercher
18:01du rendement
18:02et c'est vrai qu'on voit
18:03se développer,
18:04on va voir se développer
18:05les produits structurés,
18:06on va voir se développer
18:07des investissements
18:08un peu plus risqués
18:08pour certains.
18:09Parler du PER,
18:10je suis sur un investissement
18:11plus long,
18:11donc à l'intérieur de ça,
18:13je peux les emmener
18:13sur des poches
18:13d'investissements plus longues.
18:15Bien sûr.
18:16Maintenant,
18:18je pense qu'un CGP
18:19qui a une certitude
18:20quant à ce qui va se passer demain,
18:22s'il a une boule de cristal,
18:23c'est possible,
18:24sinon c'est très peu probable.
18:26Mais en revanche,
18:26on est capable d'analyser
18:27et on est capable d'accompagner,
18:29y compris dans la prise de risque,
18:30les clients qu'ils souhaitent.
18:31N'oublions quand même jamais,
18:32le premier driver,
18:33c'est la sécurité.
18:34L'immobilier,
18:36alors l'immobilier,
18:37on en parlait sur ce plateau,
18:38il y a un carnage,
18:39d'accord,
18:39très bien,
18:40c'est très clair.
18:41Non mais carnage,
18:43l'immobilier,
18:43on est à l'intérieur
18:44d'une crise de l'immobilier
18:45qui est protéiforme.
18:47On n'a jamais eu
18:48un marché de l'immobilier
18:49aussi peu lisible.
18:51Voilà.
18:52On a un problème
18:53autour de la construction,
18:55on a un problème
18:55autour de la valorisation,
18:57on a un problème
18:58autour de la liquidité,
18:59on a un problème
19:01autour de ce que provoquent
19:02les DPE,
19:03on a un problème
19:04avec le retrait
19:06du trade code,
19:07ce qui fait que
19:07des villes entières
19:08devraient en théorie
19:09être abandonnées,
19:10ce qu'on ne fait pas.
19:11Mais on a donc,
19:13on voit des premiers comportements
19:14où des parents
19:15transmettaient de l'immobilier
19:17à leurs enfants
19:17qui bien sûr voulaient le garder,
19:18le premier réflexe des enfants
19:19c'est de s'en débarrasser.
19:22Donc voilà,
19:23on a une crise
19:25protéiforme,
19:25on a un gouvernement
19:26qui pour le coup
19:27n'a pas accompagné
19:28l'immobilier,
19:29partant du principe
19:30que ce n'était pas
19:30sur l'immobilier
19:30qu'il fallait mettre
19:31le paquet
19:31parce que ça se débrouillait
19:32tout seul,
19:33la preuve,
19:33ça ne s'est pas débrouillé
19:34tout seul.
19:35Donc on a une vraie crise,
19:37ce qui ne veut pas dire
19:38qu'on n'a pas
19:38des possibilités
19:39d'investir,
19:40et puis on a les taux,
19:41en plus maintenant
19:41on a les taux,
19:42on a la totale.
19:43On a des taux à 5%.
19:43Oui,
19:44on a la totale.
19:45On a la totale
19:45pour que ça ne se passe pas bien.
19:47Voilà.
19:48On a des centaines
19:49de milliers de lots
19:50qui ne peuvent pas être
19:51remis sur le marché
19:52parce que le DPE ne va pas.
19:53Je crois que j'ai lu
19:53un chiffre d'un million sept.
19:55Donc on a vraiment
19:57la totale.
19:57On a des gens
19:58qui conservent des biens
19:58parce qu'ils ne peuvent pas
19:59les louer,
19:59ils en ont hérité
20:00mais ils ne savent pas
20:00comment faire,
20:01ils ne peuvent plus
20:01mettre de locataires.
20:02Alors peut-être oui
20:02mais il faut faire des travaux.
20:03Voilà,
20:04on a la totale.
20:05Donc c'est un carnage.
20:06Ce qui ne veut pas dire
20:07que dans un marché
20:08qui atteint à peu près
20:09le million d'opérations par an,
20:11il n'y a pas des choses
20:12qui peuvent se faire.
20:13Mais il faut être plus sélectif
20:15mais évidemment
20:16avantage à ceux
20:16qui arriveront à être financés
20:18correctement
20:18ou qui sont capables
20:19de s'autofinancer.
20:21Et puis il faut savoir
20:23quand on passe
20:23par de la pierre-papier
20:25sélectionner des gens
20:26qui savent faire.
20:28Voilà.
20:28Et qui proposent
20:29des rendements supérieurs
20:29à 5%.
20:30Alors c'est plus risqué aussi.
20:32Oui, voilà.
20:32C'est-à-dire que si vous avez
20:33du rendement
20:34qui est élevé,
20:35il n'y a pas de rendement
20:36sans risque.
20:37On l'a vu d'ailleurs
20:38avec le financement participatif
20:40qui sortait des rendements
20:41très intéressants
20:42et ils les ont vraiment sortis.
20:44Sauf qu'à un moment
20:45quand le marché n'est pas bon,
20:46là ça plante.
20:47Donc bien sûr,
20:48si quelqu'un veut prendre
20:49plus de risques,
20:49il pourra avoir une chance
20:51d'avoir un meilleur rendement.
20:53Mais en fait,
20:54ce n'est pas une chance.
20:55Statistiquement,
20:55les deux sont un risque.
20:56Il a un risque d'avoir plus
20:57mais il a aussi un risque de perdre.
20:59Et là,
20:59dans le marché tel qu'il est,
21:01on le redécouvre réellement.
21:03Rapidement,
21:03pour conclure,
21:05que dire au CGP
21:06qui nous écoute
21:08sur...
21:09On n'a pas parlé
21:09d'intelligence artificielle,
21:10on n'aura malheureusement
21:10pas le temps,
21:11mais au CGP
21:12qui nous écoute
21:13et qui doivent faire
21:14leur métier au quotidien
21:15dans ce contexte
21:16d'inquiétude
21:17et on n'est pas rentré
21:19dans le budget
21:19mais il y a aussi
21:20des mesures fiscales
21:20qui inquiètent
21:21un certain nombre
21:21d'épargents.
21:23Oui,
21:23il y en a pas mal.
21:24Se former,
21:25s'informer,
21:26je pense que c'est...
21:26Dans des moments de crise,
21:29notre principale force,
21:30c'est de réussir
21:31à nous former
21:32et à nous informer
21:34pour rester en temps réel
21:35et en même temps
21:36à garder la tête froide.
21:37C'est-à-dire qu'on doit faire
21:38les analyses
21:38que les clients
21:39ne savent pas faire.
21:40À partir de ce moment-là,
21:42si on fait ça,
21:42on fera au moins
21:43ce qu'on travaille proprement.
21:44Ça ne veut pas dire
21:44qu'on ne se trompera pas
21:45de temps en temps
21:45en les accompagnant
21:46dans quelque chose
21:46mais on fera le boulot proprement.
21:48Et en gros,
21:49personne ne fera mieux.
21:50Alors oui,
21:50on peut être aidé
21:51par l'intelligence artificielle,
21:52par nos outils,
21:53par tout ce que vous voulez,
21:54par tout cet écosystème
21:55des sociétés
21:55qui nous fournissent
21:56de la data d'ailleurs,
21:57qui s'est beaucoup développée.
22:00Mais voilà,
22:01dans ce moment-là,
22:02c'est ça qu'il faut faire
22:03et puis il faut rester collé
22:04à ses clients.
22:04Voilà, bêtement,
22:05on n'a pas le choix.
22:06Merci beaucoup David Charley
22:07de nous avoir accompagné
22:08dans Enjeu patrimoine.
22:09Je rappelle que vous êtes
22:09président de l'Anacophie.
22:11Quant à nous,
22:11on se retrouve tout de suite
22:12dans L'œil de l'expert.
22:18Et pour finir cette émission,
22:19L'œil de l'expert
22:20avec Régis Iankovici,
22:22fondateur et dirigeant
22:23de Luxavie.
22:24Bonjour Régis.
22:24Bonjour Nicolas.
22:25On va parler de l'IPO
22:26d'Entropique,
22:271 500 à 2 000 milliards
22:29de dollars
22:29de valorisation anticipée,
22:31levée de fonds potentiels
22:32de plus de 100 milliards
22:34de dollars.
22:35Et ça vous intéresse,
22:35Régis ?
22:36Alors, une fois n'est pas coutume,
22:37on va parler un peu
22:38de titre vif,
22:39alors que normalement,
22:40on parle d'ETF.
22:42Ne serait-ce que parce que
22:43c'est quand même
22:44la tête de pont du secteur
22:46et que la température
22:48qui va être prise
22:48grâce à cette introduction
22:49en bourse
22:51rejaillera sur l'ensemble
22:52du secteur.
22:53Et puis,
22:54on achète des indices
22:55et ça va être très présent
22:57dans les indices.
22:58Alors, si on part
22:59sur une base
22:59de 2 000 milliards
23:00de dollars,
23:01ça veut dire que
23:02c'est plus gros que Tesla,
23:03c'est plus gros que Meta.
23:04Pour donner un ordre
23:05d'idée franco-français,
23:07c'est trois quarts
23:08du CAC 40.
23:09CAC 40 avec des entreprises
23:10plus que centenaires.
23:12Et en 4 ans,
23:14Anthropie qui est devenue
23:15plus gros que ces sociétés-là.
23:17Est-ce que ce n'est pas
23:17un peu excessif
23:18du coup
23:18pour les investisseurs ?
23:21Dire qu'il n'y a pas d'excès,
23:22je vous mentirai.
23:25Évidemment,
23:26mais on vit une telle révolution.
23:28Jamais l'adoption
23:30d'une nouvelle technologie
23:30n'a été aussi rapide.
23:32Alors,
23:33franchement,
23:34on est tous effrayés
23:35et bluffés par l'IA.
23:37Je pense que
23:37vous vous en servez
23:38tous les jours
23:39comme tout le monde.
23:40et c'est en train
23:41de prendre une place incroyable.
23:42Pas simplement
23:42en tant qu'outil d'analyse,
23:44c'est également
23:45presque devenu un acteur.
23:47Moi,
23:48je me souviens,
23:48il y a quelques mois
23:49ou quelques années,
23:50vous avez eu des élections
23:51en Roumanie,
23:52on n'en a pas beaucoup parlé,
23:54avec quelqu'un
23:55à 4 semaines
23:56des élections
23:57qui était à 1%
23:58dans les sondages.
23:58Il y a eu des programmes
23:59d'IA sur les réseaux sociaux
24:01qui l'ont fait élire.
24:03Élection qui a été annulée ensuite.
24:05Vous avez le Parlement
24:06albanais
24:07qui a mis une IA
24:08comme ministre.
24:09Donc,
24:10ça devient un acteur,
24:11pas simplement
24:12un outil d'analyse.
24:13Et on a là
24:13une société
24:14qui est au cœur,
24:15vraiment au cœur
24:16de cette révolution.
24:18Donc,
24:18on peut être tenté
24:19de regarder quand même.
24:20D'accord,
24:21parce que
24:21quand j'ai préparé
24:21cette émission,
24:22moi,
24:22je regardais plutôt
24:23ce qui était
24:23du côté des excès
24:25ou de la prudence
24:26qu'il faudrait avoir
24:27sur ce type d'IPO.
24:29Vous,
24:29ce que vous dites,
24:30c'est que finalement,
24:30il faudrait peut-être
24:31être tenté
24:32de souscrire à l'IPO.
24:34Mais écoutez,
24:35c'est vrai que moi,
24:35mes clients,
24:36alors,
24:37ils ne le font pas avec moi
24:39mais ils me posent la question,
24:40évidemment.
24:41Et on a un réflexe
24:44en tant que professionnel,
24:45c'est de prendre
24:46le contre-pied.
24:47C'est-à-dire,
24:48on sait que
24:49toutes ces boîtes-là
24:49font beaucoup de marketing
24:50et qu'ils nous vendent
24:52du rêve,
24:52qu'ils nous vendent
24:53des peurs également
24:54parce que la peur
24:55fait acheter.
24:55Oui, bien sûr.
24:56Le prospectus
24:59d'introduction en bourse,
25:00les facteurs de risque
25:00sont énormes,
25:02existentiels
25:03pour la planète.
25:04Donc là,
25:04on n'est plus en train
25:05de parler
25:06de yaourts à varier.
25:07Donc,
25:09et ce réflexe-là,
25:10j'ai envie de le contrebalancer
25:11avec des éléments positifs.
25:13D'accord.
25:14Quand même.
25:15Et regardez,
25:17le chiffre d'affaires
25:18a été multiplié
25:20par plus de 10.
25:21Alors,
25:21un chiffre d'affaires
25:21déjà conséquent
25:22de 4 milliards à peu près
25:24à 40 et quelques milliards.
25:26C'est une croissance
25:26vraiment exponentielle
25:27et c'est une croissance
25:28qui se fait
25:29de manière vertueuse
25:31parce que
25:32en 2025,
25:34pour un dollar
25:34de chiffre d'affaires
25:36réalisé,
25:36ils investissaient
25:382 dollars,
25:392 dollars 50.
25:40Aujourd'hui,
25:40ils n'investissent plus
25:41que 0,5,
25:4250 cents.
25:44Bien sûr.
25:45Donc,
25:45on a des marges
25:46qui sont en train
25:46de progresser.
25:47Alors,
25:47si on regarde
25:48des éléments
25:48de valorisation,
25:50bien sûr,
25:51ça décoiffe,
25:51sauf moi,
25:52mais ça décoiffe quand même.
25:55Vous êtes sur un multiple
25:56de...
25:58Si on applique une marge,
25:59ils sont juste vrais
26:00qui veulent.
26:00Si on applique une marge
26:01de 20%,
26:01on est un PE de 140.
26:03D'accord.
26:03Alors,
26:04on se dit,
26:04mais qui achète
26:05une société
26:05avec un PE de 140 ?
26:07C'est de la folie.
26:08Eh bien,
26:08il faut se souvenir
26:09qu'NVIDIA
26:10avait un PE de 200
26:11en 2023.
26:13200 en 2023
26:14et les cours
26:15ont été multipliés
26:16par 5 ou 6.
26:17Bien sûr,
26:17mais en fait,
26:18c'est des sociétés
26:18qui rebattent complètement
26:19les certitudes
26:20sur la valorisation
26:21même d'entreprises.
26:22La question,
26:23en fait,
26:23qu'il faut se poser,
26:24c'est,
26:25est-ce que la croissance
26:26va être maintenue ?
26:27Alors,
26:28sans doute pas
26:29à ce rythme-là.
26:30C'est clair
26:31que ça va prendre une place
26:32et puis la croissance
26:32va décroître,
26:34mais qu'entre-temps,
26:36peut-être qu'il est intéressant
26:37de se positionner
26:40sur un titre
26:41et sur le secteur.
26:42Il y a OpenAI
26:43qui va venir
26:44juste derrière.
26:46Faites attention également.
26:47C'est vrai
26:48que historiquement,
26:49lorsque vous avez
26:49des introductions
26:50en bourse,
26:52c'est parfois
26:52la fin de la fête.
26:54Donc,
26:55englober ça
26:56dans un portefeuille
26:56diversifié,
26:57les règles de gestion
26:59de bons pères de famille.
27:00Bien sûr.
27:01Évidemment.
27:01Mais ça veut dire
27:02que vous
27:02qui êtes plutôt,
27:04j'allais dire,
27:05historiquement sur les ETF,
27:06mais majoritairement
27:07sur les ETF,
27:08globalement,
27:08là,
27:09vous pourriez considérer
27:10le titre vif,
27:10par exemple,
27:11pour Anthropik ?
27:12Déjà que,
27:12globalement,
27:13l'IPO,
27:13c'est quand même,
27:14en premier temps,
27:15ils vont voir
27:15les investisseurs professionnels,
27:16les particuliers arrivent après.
27:18Oui,
27:18alors,
27:19non,
27:19je ne ferai pas
27:20d'Anthropik
27:21pour mes clients,
27:22mais comme ils m'interrogent,
27:23je leur réponds
27:23et je leur réponds
27:24ce que je suis en train
27:24de vous dire.
27:26Et puis,
27:27Anthropik,
27:28ça peut être 7-10%
27:30d'un indice
27:31ou peut-être plus.
27:32Et alors,
27:33à cette occasion-là,
27:34j'ai découvert
27:34quelque chose
27:35assez intéressant,
27:36c'est que vous avez
27:36maintenant des ETF
27:37qui arrivent à donner
27:40la performance
27:41de sociétés
27:42qui ne sont pas encore cotées.
27:43Et donc,
27:44il y a des ETF
27:45qui ont été lancés
27:46très récemment,
27:47il y a quelques semaines,
27:48qui,
27:48par des contrats futurs,
27:51ce qu'ils appellent
27:51des perpétuels,
27:53qui donnent accès
27:54à la valorisation
27:55sans les détenir,
27:57à la valorisation
27:58d'une société
27:59non-côtée
28:00comme Anthropik
28:00ou OpenAI.
28:02Évidemment,
28:04ce n'est pas à mettre
28:04entre toutes les mains.
28:05Bien sûr.
28:06Parce que,
28:07évidemment,
28:07la valorisation,
28:08on ne la connaît pas trop,
28:09c'est très subjectif,
28:11c'est très manipulable,
28:13mais c'est un nouveau produit.
28:14Peut-être qu'on fera
28:15une émission là-dessus
28:16si ça vous dit
28:17prochainement.
28:17Prochainement,
28:18dans Smart Patrimoine,
28:19effectivement,
28:19pour regarder les innovations
28:21sur les ETF
28:22qui n'arrêtent pas
28:23d'innover finalement,
28:24si je comprends bien.
28:24Il y a toujours,
28:25toujours,
28:25des innovations
28:27à commenter.
28:28Merci beaucoup,
28:28en tout cas,
28:29Régis Yankovici,
28:30de nous avoir accompagné
28:31dans Smart Patrimoine.
28:32Je rappelle que vous êtes
28:33fondateur et dirigeant
28:34de luxeavie.fr.
28:35Merci et quant à nous,
28:36on se retrouve très vite
28:36sur Be Smart for Change.
28:38Sous-titrage Société Radio-Canada
28:47Sous-titrage Société Radio-Canada
28:47Sous-titrage Société Radio-Canada

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