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  • il y a 53 minutes
Lundi 28 septembre 2026, retrouvez Nicolas Louvet (CEO, Coinhouse), Vincent Auriac (Président, Axylia) et Yann Le Her (Fondateur, 23IS) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:11Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension
00:13mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change,
00:21sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change et bien sûr,
00:24vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:27Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec patrimoine thématique.
00:31Nous nous demanderons si la finance française dispose d'assez de données
00:36pour se tenir à jour en matière de reporting.
00:40Ce sera une question que nous poserons à Vincent Auriac, président de Axilia.
00:43Axilia qui a justement regardé dans les rapports de 82 institutions bancaires,
00:49assurancielles et financières pour regarder si effectivement tout était à jour
00:54et si on avait suffisamment d'informations, notamment en matière de Scope 3.
00:58Ce sera donc la première partie de l'émission.
01:01Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu patrimoine,
01:02un enjeu patrimoine consacré aux crypto-monnaies et plus particulièrement au Bitcoin.
01:06Va-t-on vers un nouveau cycle haussier en ce qui concerne le Bitcoin ?
01:09Mais aussi comment parler Bitcoin avec des CGP ?
01:11Nous en parlerons avec Nicolas Louvet, le CEO de Coinhouse.
01:14Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission,
01:17dans l'œil de l'expert, nous retrouverons Yann Leher,
01:20le fondateur de 23IS, avec qui nous ferons un point sur la transmission,
01:24la grande transmission dans les années à venir.
01:27Nous ferons le point sur plusieurs outils méconnus
01:30pour préparer cette transmission de patrimoine.
01:33On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:40La finance française a-t-elle suffisamment de données
01:43pour fournir des reportings de qualité sur ce qu'elle finance au quotidien ?
01:48C'est le sujet qui va nous animer aujourd'hui.
01:50Et pour cela, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine
01:53Vincent Horiac. Bonjour Vincent.
01:55Bonjour. Bonjour à tous.
01:56Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de Axilia.
01:59Vous avez mené, j'allais dire il y a quelques jours,
02:01en tout cas c'est sorti il y a quelques jours,
02:02mais ça a duré à mon avis un petit peu plus que ça,
02:05une étude d'auprès de 82 banques assureurs et gestionnaires d'actifs.
02:08Et vous les avez passées au crible de la norme PICAF.
02:11Vous allez peut-être nous expliquer ce que c'est.
02:12C'est une référence internationale qui mesure les émissions de gaz à effet de serre
02:16liées aux institutions financières.
02:18Ça vérifie si les reportings sont de qualité ou non, c'est ça Vincent ?
02:22Exactement. Donc PICAF, c'est un mot anglais, je vais vous épargner la traduction.
02:27C'est une organisation, une association qui regroupe 800 établissements financiers dans le monde,
02:31300 en Europe, donc c'est quelque chose de tout à fait important,
02:33qui date de 2015 et qui a écrit quelque part,
02:37c'est un peu comme ça qu'on parle maintenant,
02:38le code du reporting climatique que doivent utiliser soit les banques,
02:43soit les assureurs, soit les souhaités de gestion.
02:44D'accord. Et alors du coup, vous avez vérifié auprès des institutions financières françaises
02:51si le référentiel correspondait et où est-ce qu'on en est aujourd'hui ?
02:57Parce que l'idée derrière de ces normes PICAF, c'est de pouvoir comparer en fait les institutions
03:00à travers le monde.
03:01Exactement. Alors personne ne l'avait jamais fait.
03:03D'accord.
03:04On est les premiers à avoir utilisé cette grille,
03:05donc qui n'est pas encore très connue en France,
03:07qui a, comme je l'ai indiqué, suffisamment diffusé à l'étranger.
03:11Donc on a utilisé cette grille, on a regardé les 82 sociétés,
03:15pourquoi 82 ? Parce qu'il y en a 82 dans l'indice MSI Europe,
03:18donc ce sont des gros acteurs.
03:19D'accord.
03:20Encore une fois, banque, assurance, société de gestion.
03:21Et donc on a regardé si ces grands acteurs publiaient correctement,
03:25si on pouvait trouver toute l'information que, quelque part,
03:29demande la grille PICAF en matière d'émissions financées.
03:33Alors les émissions financées, c'est intéressant,
03:35ce sont les émissions qui sont associées, je dirais,
03:38à tout le travail d'un établissement financier.
03:40Quand il fait un crédit, quand il organise une émission obligataire
03:43ou quand une compagnie d'assurance déclenche une couverture sur quelque chose.
03:49ça, ça représente 99% des émissions du secteur financier.
03:54Donc c'est ce qu'on finance ?
03:55C'est ce qu'on finance.
03:55D'accord.
03:56Ou ce qu'on aide à financer ?
03:57Absolument.
03:57Est-ce qu'on est conscient de ce qu'on finance ?
03:58C'est ça la question ?
03:59Généralement, on ne voit que les agences bancaires dans la rue.
04:03C'est pour l'instant ceux sur quoi ont communiqué les établissements.
04:06Mais ça, ça ne représente que 1% du problème.
04:08Donc tout le sujet, et les gens le conçoivent bien, c'est assez intuitif,
04:11c'est à quoi sert l'argent que je vais déclencher sous forme de prêt,
04:15sous forme d'accompagnement à l'émission obligataire
04:18ou sous forme de couverture d'assurance.
04:20Et c'est là où la question, c'était juste de savoir
04:23si on avait suffisamment de données pour pouvoir être comparé
04:25par rapport aux autres, c'est ça ?
04:26Exactement.
04:27Alors il y a des constats déjà tout à fait positifs.
04:3294% des 82 acteurs publient des émissions financées.
04:38Alors après, il y a la question de la profondeur, de la qualité,
04:41mais 94% se livrent à l'exercice.
04:45On est parti de zéro.
04:46Donc il y a un énorme travail qui a été fait.
04:48Tout ça rentre également dans une logique, par exemple, également de la BCE,
04:52qui a posé un programme de transparence sur le reporting climatique
04:56depuis quasiment 10 ans.
04:58BCE, si vous vous souvenez, Nicolas, qui a également mis des amendes à quelques acteurs
05:02parce qu'ils n'étaient pas en règle ou pas à l'heure sur la publication.
05:06Donc ce qu'on a calculé, quelque part, complète tout ça.
05:09Mais qui n'était pas en lien avec les normes PICAF,
05:11qui étaient peut-être en lien avec la taxonomie européenne.
05:13Ça se rejoint.
05:14Ça se rejoint.
05:15In fine, c'est de la data pour effectivement voir si les gens font le travail.
05:21Donc côté positif, c'est que ça progresse fortement.
05:25Il y a d'autres observations qu'on peut faire.
05:27Il y a plutôt le nord de l'Europe qui est en avance sur le sud de l'Europe.
05:31Pourquoi ?
05:31Parce que cette norme PICAF est née à l'initiative d'acteurs,
05:35notamment hollandais.
05:36Donc comme c'est les premiers à cette saisie de ce sujet-là,
05:39les hollandais sont très très bons pour ça.
05:42Et puis nous, comme on est partis plutôt avec nos propres méthodologies,
05:45je pense notamment aux banques françaises qui sont très grosses,
05:48qui sont systémiques,
05:49elles ont pris leur méthodologie.
05:51Mais la méthodologie en question n'est pas celle de PICAF, tout à fait.
05:54Et donc les banques françaises se retrouvent un peu distancées
05:57puisqu'elles doivent travailler pour publier ce reporting PICAF
06:01alors qu'elles sont parties sur d'autres grilles.
06:03D'accord.
06:03Donc le sujet, ce n'est pas qu'elles n'aient pas à la donnée,
06:06c'est simplement qu'en fait...
06:07Elles ne l'organisent pas.
06:08Elles ne l'organisent pas parce qu'il y a un référentiel international
06:11qui est en train de se mettre en place.
06:11Exactement, il y a une grille.
06:12D'accord.
06:12Et ça va devenir l'outil de référence.
06:15C'est déjà l'outil de référence,
06:17qui est reconnu également par le GAG Protocol,
06:19donc qui est un peu la comptabilité mondiale de tout ça.
06:23Donc le peloton, il a entre les mains cette grille,
06:26donc tout le monde doit l'utiliser.
06:27Et donc les Français sont en train de monter en compétence sur PICAF
06:30et dans les mois et années qui viennent,
06:33ils vont rattraper le peloton,
06:34mais pour l'instant, ils ne sont pas derrière.
06:35Parce que dans votre étude, effectivement,
06:36vous mettez en avant un retard des acteurs français,
06:41les banques, mais aussi les gestionnaires d'actifs,
06:42notamment par manque de données.
06:43C'est juste un sujet de mise à niveau, quelque part,
06:45sur un nouveau mode de reporting
06:46ou il y a autre chose derrière ?
06:48C'est une révolution.
06:49C'est-à-dire que quand on va déclencher un crédit,
06:51il va falloir connaître, demander à l'emprunteur
06:56quelle est la nature du projet
06:57et y associer des émissions de CO2.
06:59Pour l'instant, qu'est-ce qui se passe ?
07:00On fait des estimations.
07:02Donc quelqu'un veut acheter une maison,
07:04on prend la moyenne des émissions de CO2
07:06liées à la maison qui va être construite.
07:07Mais la moyenne, ce n'est peut-être pas
07:10le chiffre effectif des émissions de CO2
07:12de la maison qui est construite.
07:14Donc il y a des écarts
07:15et ça génère beaucoup de distorsions dans les calculs
07:18et ça peut pénaliser de manière un peu excessive
07:20des acteurs qui seraient très vertueux
07:22en faisant extrêmement attention
07:23au contenu carbone des projets qu'ils financent.
07:25Alors pardon, je fais une petite pause
07:26pour être sûr de bien comprendre
07:27parce qu'on a quand même beaucoup parlé
07:29de la belle ISR,
07:31de la belleisation en matière d'investissement durable.
07:34On est allé regarder
07:35dans quoi des fonds d'investissement
07:37investissaient dans les entreprises,
07:39quelles étaient la feuille de route carbone
07:41ou de décarbonation.
07:42Et là, ce que vous me dites,
07:43c'est que quand on fait un crédit à la banque,
07:45on ne sait pas forcément exactement
07:46ce qu'on va financer
07:47et quel est le score carbone
07:49derrière de ce qu'on finance.
07:50Et oui, parce que c'est des milliers d'agences,
07:53des millions d'emprunteurs
07:55et pour l'instant,
07:57je ne sais pas si vous avez emprunté,
07:59personne ne vous a rien demandé.
08:00Non, effectivement.
08:01Et un label ISR, un questionnaire ESG
08:04ne va pas à ce niveau,
08:05comme on dit, de granularité.
08:07D'accord.
08:08Il résonne sur
08:08est-ce que vous avez mis en place telle politique ?
08:10Est-ce que vous avez fait une mesure ?
08:12Oui, non.
08:12Bon, et on note ça.
08:14Là, on commence à rentrer dans le dur,
08:15comme on dit un peu trivialement.
08:16Donc, on va le demander aux épargnants.
08:17Enfin, on va le demander aux entreprises
08:20qui lèvent de l'argent
08:21pour fabriquer une usine.
08:22Qu'est-ce que tu vas faire de cette usine ?
08:23Et ça peut remettre en cause un crédit potentiellement ?
08:25Non, c'est peut-être un peu trop tôt pour en parler.
08:27Dans la mesure où il y aura des trajectoires,
08:29donc pas simplement une observation à l'instant T,
08:31mais que la banque va évidemment
08:32se mettre dans une trajectoire
08:33pour progressivement amener
08:34à ce que ces émissions de CO2
08:36soient les plus faibles possibles.
08:37Oui, si vous venez chercher de l'argent
08:39pour faire quelque chose
08:39qui est éminemment carboné,
08:42peut-être que la banque va vous dire
08:43« ça ne sera pas moi,
08:44ce sera peut-être une autre banque,
08:44mais ça ne sera pas moi
08:45parce que j'ai une trajectoire
08:46et là, vous allez dégrader ma trajectoire.
08:48Donc, je ne vais pas vous faire le crédit. »
08:50D'accord.
08:50Oui, donc il n'y a pas qu'un sujet de reporting.
08:52Il y a aussi un sujet que maintenant,
08:53quand on le saura,
08:54ce sera marqué
08:55et donc, potentiellement,
08:56ça va changer des stratégies aussi.
08:57Absolument.
08:58C'est déjà dans le tuyau, je dirais,
09:00mais ça va être systématisé
09:02et c'est comme ça
09:03qu'entre les taux réglementaires
09:05et les taux, je dirais,
09:07d'organisation au sein même de l'agence
09:10ou du département de gestion,
09:12effectivement, les entreprises
09:13vont devoir s'aligner
09:14et donc tout ça va aller de pair.
09:17Vous allez en faire
09:19de nouvelles études sur le sujet.
09:21Je veux dire là, par exemple,
09:22le résultat de celle-ci,
09:23c'est de se rendre compte
09:24qu'il y a besoin d'une mise à niveau
09:26pour correspondre
09:27au référentiel international
09:29qui n'était pas forcément
09:30le chemin emprunté
09:31par les institutions françaises.
09:32Demain, la question sera
09:33de voir un petit peu
09:34comment concrètement
09:34on peut se comparer.
09:35Il y a deux enseignements.
09:38Le premier enseignement,
09:39c'est que la couverture
09:40du bilan de la banque
09:42du portefeuille de crédit
09:42n'est pas suffisante.
09:44Il faut encore l'améliorer.
09:46Ça va aussi se régler
09:47par la rotation du portefeuille.
09:48Il y a des crédits
09:49qui vont être remboursés
09:50et les nouveaux,
09:51ils vont être entre guillemets propres.
09:52Donc, il n'y aura pas à les caler,
09:53mais pour l'instant,
09:54on n'est pas à 100% de mesure
09:57et de publication sur le bilan.
09:59Deuxièmement,
10:00comme je l'ai déjà dit,
10:00il y a la qualité de la donnée.
10:01Il faut passer de l'estimation
10:03à la donnée réelle.
10:04Et puis, oui,
10:05chaque année, on va le refaire.
10:06Ça a été un énorme boulot.
10:08On a lu,
10:08enfin, pas nous, justement,
10:09on a utilisé l'IA
10:11parce que sinon,
10:11c'est impossible.
10:12Oui, 16 000 pages.
10:1316 000 pages.
10:14L'IA a mangé 16 000 pages
10:15de rapports.
10:16De rapports CSRD,
10:19taxonomie,
10:20et tout ce que vous voulez
10:20parce que l'information
10:21est à différents endroits.
10:23ça serait trop simple.
10:24Donc, on a l'IA
10:25à manger ses 16 000 pages
10:27des 82 acteurs
10:30dans une vingtaine de pays.
10:32Et donc, on a sorti ça.
10:33Nos analystes ont vérifié la donnée,
10:37amélioré l'outil d'IA
10:38parce qu'évidemment,
10:39il a fallu le caler.
10:40Et donc, l'année prochaine,
10:41on est tout à fait armé
10:42pour refaire le calcul
10:43et regarder les écarts
10:46entre les résultats de cette année
10:47et les résultats de l'année prochaine.
10:48Eh bien, on en reparlera
10:49dans un an
10:50pour regarder un petit peu
10:51comment ça a évolué.
10:53Merci beaucoup, Vincent Aurillac.
10:54Je rappelle que vous êtes
10:54président de Axelia.
10:55Merci beaucoup.
10:56Merci de l'invitation.
10:57Et quant à nous,
10:57on se retrouve tout de suite
10:58dans Enjeu patrimoine.
11:03Et nous enchaînons à présent
11:05avec Enjeu patrimoine.
11:06Un enjeu patrimoine
11:07consacré aux crypto-monnaies
11:08et plus particulièrement
11:09aux bitcoins.
11:10Est-on revenu
11:11dans un cycle haussier ?
11:12Première question
11:13que nous allons aborder
11:14dans cette discussion,
11:15mais aussi comment parler
11:16de bitcoin avec des CGP
11:18ou comment accompagner
11:19les CGP sur le sujet ?
11:20Deux questions
11:21que nous allons poser
11:22à Nicolas Louvet.
11:23Bonjour Nicolas.
11:24Bonjour Nicolas.
11:24Merci d'être avec nous.
11:26Vous êtes CEO de Coin House.
11:27Alors, première question,
11:28une question que tout le monde
11:29se pose.
11:29Il y a un an,
11:30presque un an,
11:31il y a un tout petit peu
11:32moins d'un an,
11:33bitcoin était au-dessus
11:34des 100 000 dollars
11:36avant de connaître
11:37un cycle baissier
11:38presque continu.
11:39Aujourd'hui,
11:40on voit depuis mi-août
11:41que le cours remonte.
11:43On est à 85 000 dollars
11:44à l'heure où on se parle.
11:45Est-ce qu'on est revenu
11:47dans le cycle haussier
11:48qu'un certain nombre
11:49d'investisseurs voulaient attendre
11:50ou est-ce qu'il est encore
11:51trop tôt pour le dire aujourd'hui ?
11:54Alors, trop tôt,
11:55je pense.
11:57Toutefois, il est certain
11:58que là, on a perdu
12:01notre boussole
12:02sur le cycle actuel
12:04et sur l'évolution
12:05telle qu'on pouvait l'attendre.
12:06D'accord.
12:06Il y a quelques mois,
12:07vous m'aviez invité,
12:08vous m'aviez posé des questions
12:09justement sur ces cycles
12:11et cette évolution.
12:12Et moi, personnellement,
12:13j'avais plutôt l'impression
12:14qu'on terminerait l'année
12:17avec un bitcoin
12:18beaucoup, beaucoup plus bas.
12:20D'accord.
12:20Alors que si on fait,
12:21si on dézoome un peu,
12:23bitcoin depuis le début de l'année,
12:24donc depuis le 1er janvier,
12:25on perd à peine 3%.
12:28Et sur les 60 derniers jours,
12:31on est en progression
12:32de 32-33%.
12:34Solana, plus 60%.
12:36Ethereum, plus 46%.
12:39XRP, plus 42%.
12:41Et de la même façon,
12:43le Nasdaq, lui,
12:44et le S&P 500
12:46ont également très bien progressé.
12:47Le Nasdaq,
12:48depuis les 60 derniers jours,
12:50on est à plus 10%.
12:52Depuis le début de l'année,
12:53plus 17%.
12:54Il n'y a guère que le CAC 40
12:56qui fait assez peu
12:56et l'or qui n'a pas vraiment
12:58progressé ces derniers temps
13:00et qui est globalement stable
13:02depuis le début de l'année.
13:03Donc, qu'est-ce que l'on voit ?
13:04On voit quand même
13:04qu'il y a une prime aux actifs à risque
13:06et que le cycle
13:08qu'on croyait être
13:09plutôt baissier cette année
13:10avec une réplication
13:13de ce qu'on a pu voir
13:14en 2018, en 2022,
13:17ne semble pas se reproduire.
13:21On a eu en effet un point haut
13:22en octobre,
13:23vous l'avez souligné,
13:24de l'année dernière,
13:25à plus de 126 000 dollars.
13:26Et là, finalement,
13:28entre le début de l'année
13:29et maintenant,
13:29on est quasiment ISO.
13:31Alors certes,
13:32on est à 85 000,
13:33on est encore loin
13:34des 126 000.
13:35Mais là, pour le moment,
13:36on n'a plus vraiment
13:37de référence.
13:39Il faut quand même
13:39regarder auprès
13:40des autres actifs.
13:41Il y a quand même
13:41un gros intérêt
13:43pour aujourd'hui
13:45les actifs à risque
13:46et les investisseurs
13:47sont plutôt
13:48à la recherche de ça.
13:49Bitcoin et les cryptos
13:51en font partie.
13:51Donc, je pense que
13:52ce n'est peut-être pas trop
13:53dans le cycle crypto
13:54qu'il faut aller voir
13:55mais plutôt dans la macro.
13:56D'accord.
13:56Il y a quand même
13:57beaucoup d'argent
13:59et l'épargne est très...
14:00Beaucoup d'inquiétudes aussi
14:01et de doutes
14:02sur la santé de l'économie.
14:04Alors, il n'y a pas
14:04que la France
14:04mais quand même,
14:05globalement,
14:06je suis d'accord
14:06mais comment à ce moment-là
14:07vous expliquez
14:08un S&P 500
14:09à plus 17%
14:11depuis le début de l'année
14:12un...
14:14Alors, plutôt,
14:14c'est le Nasdaq
14:15à plus 17%
14:16un S&P 500
14:18à plus 10%
14:20alors qu'on est
14:20dans une période
14:21d'incertitude.
14:23On a toujours
14:24des catastrophes
14:25et des guerres
14:27qui soit nous menacent
14:28soit sont en cours
14:29et on a les midterms
14:30qui arrivent
14:31avec aussi
14:32le degré d'incertitude
14:33au niveau des Etats-Unis
14:34et pour autant
14:35avec en plus
14:36une remontée des taux
14:36et pas mal
14:38d'éléments
14:38qui ne sont pas forcément
14:39très bons.
14:40Oui, bien sûr.
14:40L'inflation qui continue
14:41à galoper
14:42à peu près partout
14:43et pour autant,
14:44il y a quand même
14:45une belle performance
14:46des marchés
14:46donc je pense que là
14:47les cryptos s'inscrivent
14:48dans ce mouvement-là.
14:50je n'ai plus de boule de cristal
14:52et très sincèrement
14:52je vais plutôt essayer
14:54de prendre un peu
14:54de recul par rapport
14:55à ça en se disant
14:56que tant mieux
14:57pour ceux qui sont rentrés
14:59plus récemment.
15:00Je pense qu'il est intéressant
15:01de privilégier dans ce cas-là
15:02plutôt des approches
15:03telles qu'on propose
15:04chez Coinhouse
15:05c'est-à-dire
15:05d'achats récurrents,
15:06fractionnés,
15:07pas tout mettre
15:08d'un seul coup
15:09mais essayer d'étaler
15:10ces investissements
15:11sur plusieurs mois,
15:12plusieurs années
15:13comme certains
15:13de nos clients le font
15:14et ça c'est peut-être
15:15pas une mauvaise idée.
15:18Après attention,
15:19l'année n'est pas terminée,
15:20on a encore
15:21des événements
15:22avec les élections américaines,
15:25potentiellement
15:25une troisième hausse de taux
15:27qui pourra arriver.
15:29Moi j'aurais plutôt tendance
15:31à me dire que
15:32cette hausse actuelle
15:33est vraiment
15:34très surprenante,
15:35très intéressante,
15:36tant mieux pour ceux
15:37qui en profitent.
15:40Voyons un petit peu
15:41quand même
15:41les prochains mois.
15:43Après sur le long terme,
15:44on reste très positif
15:45sur les cryptos
15:46et en tout cas
15:47sur les principales cryptos.
15:49Ça,
15:49on sait bien que
15:51le cycle
15:52qu'on a pu connaître
15:53haussier
15:53qui a amené
15:54à ses pics
15:55en octobre 2025
15:57devrait normalement
15:59se reproduire
16:00à nouveau
16:01d'ici plusieurs mois
16:03voire deux ans
16:04avec à nouveau
16:05une très belle hausse
16:06telle qu'on peut l'imaginer
16:08si on reproduit les cycles.
16:09Vous dites,
16:10voilà,
16:10on a perdu notre boussole
16:11à l'instant T
16:12mais vous restez confiant
16:13dans cette série
16:13de cycles
16:14qu'on voit
16:15sur Bitcoin.
16:15Sur Bitcoin,
16:16en tout cas,
16:16du fait de la raréfaction
16:18même de Bitcoin,
16:19c'est 21 millions,
16:20le phénomène
16:21du halving
16:22qui tous les 4 ans
16:23réduit par 2
16:23la production de Bitcoin
16:24et crée ce phénomène
16:26de rareté.
16:27On a toujours vu
16:28ces cycles
16:29haussiers et baissiers
16:30mais globalement,
16:31la courbe
16:32reste haussière.
16:33à nouveau,
16:34ce n'était pas un conseil
16:35et je ne peux pas
16:35prédire le cours
16:36mais j'aurais plutôt
16:37tendance à penser
16:38qu'en tout cas
16:39sur Bitcoin
16:39et sur quelques autres cryptos,
16:41sur le long terme,
16:42on peut être confiant
16:43raisonnablement.
16:44Un mot de Tilvest,
16:47plateforme dédiée
16:47aux professionnels
16:48de la gestion de patrimoine
16:49rachetée par CoinHouse.
16:50En tout cas,
16:50l'annonce a été faite
16:51en août dernier.
16:52Et le deal a été finalisé.
16:53Et le deal a été finalisé.
16:55Pourquoi cette ouverture ?
16:56Parce que CoinHouse
16:57plutôt dédiée aux particuliers.
16:58Là,
16:59vous allez parler demain
17:00aux gestionnaires
17:00de patrimoine.
17:01Alors,
17:01particulier entreprise
17:02et on parlait déjà
17:04aux gestionnaires
17:05de patrimoine
17:05mais pas très bien.
17:06On n'avait pas nécessairement
17:07la bonne plateforme technologique.
17:09On n'avait pas nécessairement
17:10la bonne équipe.
17:11Chez Tilvest,
17:12on retrouve des gens
17:13qui ont cette connaissance
17:15du monde des CGP,
17:16qui ont une connaissance
17:18aussi intime
17:19de la gestion.
17:20C'est des éléments
17:21qu'on avait déjà élaborés
17:23mais sur lesquels
17:23on n'avait pas suffisamment investi.
17:25D'accord.
17:26Là,
17:26en reprenant en fait
17:27cette activité,
17:28on met la main
17:29en fait sur une plateforme
17:30open running
17:31comme on dit en anglais,
17:32c'est-à-dire fonctionnelle
17:33avec une équipe fonctionnelle
17:35et des contrats existants,
17:37pas loin de 500 contrats
17:38avec des CGP.
17:40D'accord.
17:40Donc on a la possibilité
17:43de développer
17:43non pas de zéro
17:45mais de repartir
17:46avec une base technologique
17:47qui est très intéressante.
17:48Après,
17:48on a quand même revu
17:49tous les process,
17:51les mandats précédents
17:52ont été arrêtés,
17:53on redémarre
17:54avec des nouveaux mandats,
17:55tous les clients
17:55doivent refaire
17:57un KWC
17:57ou doivent recréer
17:58leur compte.
17:59Donc on repart un peu
17:59de zéro
18:00d'un point de vue gestion
18:01et d'un point de vue client.
18:02En revanche,
18:02la technologie,
18:03le savoir-faire,
18:04c'est quelque chose
18:05qui nous intéressait fortement.
18:06Et je pense d'ailleurs
18:07qu'on va continuer
18:09dans cette dynamique
18:10de consolidation du marché.
18:12Avec donc des CGP
18:13qui sont des partenaires
18:14quelque part,
18:14des prescripteurs
18:15peut-être de l'investissement ?
18:16Alors le rôle
18:17est quand même
18:17très clair maintenant
18:19et beaucoup moins ouvert,
18:23je vais dire,
18:24que ce qui était possible
18:25de faire avant
18:25la mise en oeuvre définitive
18:27de MICA
18:27qui a démarré
18:29il y a quelques semaines
18:30puisque c'était
18:31au 30 juin,
18:311er juillet,
18:33que MICA rentrait en vigueur.
18:35Jusqu'à cette date,
18:36les CGP
18:37pouvaient se permettre
18:38de faire du conseil
18:38en investissement en crypto
18:39s'ils le souhaitaient.
18:41Ils ne peuvent plus le faire.
18:42Donc ça veut dire
18:42qu'ils n'ont pas le droit
18:43d'être directionnels
18:44et de dire à un client
18:45je vous conseille du bitcoin,
18:47je vous conseille
18:48tel type de produit.
18:48Ça c'est strictement interdit
18:50à moins qu'ils soient
18:51eux-mêmes MICA.
18:52S'ils ne le sont pas,
18:53en revanche,
18:53ils peuvent avoir
18:56la capacité de répondre
18:57à des questions d'un client
18:58et d'évoquer
18:59cette classe d'actifs
19:00parce que ça reste
19:00un sujet pédagogique,
19:02de s'appuyer
19:03sur des documents
19:04qu'on leur fournit,
19:05notamment des documents
19:06et des cibleurs pédagogiques
19:07et ensuite d'orienter
19:08vers une plateforme
19:09qui va faire
19:10toute la gestion du client,
19:11son questionnaire d'adéquation
19:12et va réellement opérer
19:15le conseil.
19:16C'est nous qui faisons le conseil,
19:17ce n'est pas le CGP.
19:18En revanche,
19:18le CGP reste en suivi
19:20du client
19:21d'un point de vue patrimonial.
19:22Il a la vision
19:23sur ce que le client a fait.
19:24Il est capable
19:25de construire son reporting.
19:26Merci beaucoup Nicolas Louvet.
19:28Je rappelle que vous êtes
19:28CEO de Coinhouse.
19:30Merci.
19:30Merci à vous.
19:31Merci à vous également
19:32de nous avoir suivis.
19:33On se retrouve tout de suite
19:34dans L'œil de l'expert.
19:39Et pour finir cette émission,
19:41L'œil de l'expert.
19:41Nous allons revenir
19:42sur cette grande transmission.
19:43C'est 9000 milliards d'euros
19:45à transmettre
19:46dans les 15 prochaines années.
19:49Pour en parler,
19:49nous avons le plaisir
19:50d'accueillir sur le plateau
19:51de Smart Patrimoine
19:51Yann Leher.
19:52Bonjour Yann.
19:53Bonjour Nicolas.
19:54Merci de me recevoir.
19:54Merci d'être avec nous.
19:55Vous êtes le fondateur
19:56de 23IS.
19:57Vous allez nous présenter
19:58un ou deux outils
19:59moins connus,
20:00méconnus
20:01pour anticiper la transmission.
20:03Mais déjà,
20:04première question,
20:05cette grande transmission.
20:06Alors,
20:06on en parle beaucoup
20:06dans la presse.
20:07Est-ce que vous,
20:08vous constatez
20:08que c'est du côté
20:10de vos clients
20:11concrètement
20:12une inquiétude aujourd'hui ?
20:13Alors,
20:13c'est une inquiétude.
20:14Surtout,
20:15ce que je constate,
20:15c'est que les problématiques
20:17de transmission
20:18sont de plus en plus centrales.
20:19À la fois,
20:20j'ai des clients
20:21qui viennent
20:21et qui viennent d'hériter.
20:23Parce que la grande transmission
20:24s'est déjà amorcée.
20:25Ça va être du jour au lendemain.
20:26Ça va être réparti,
20:27comme vous le dites,
20:27sur une quinzaine d'années.
20:29Et il y en a aussi
20:33qui veulent anticiper.
20:34Et ils ont bien raison
20:35parce que,
20:36en fait,
20:36dans les mécanismes
20:38de transmission,
20:38d'un point de vue fiscal,
20:39ça reste un des endroits
20:41dans lesquels
20:42il y a encore
20:42des leviers d'optimisation
20:43qui sont très intéressants
20:45à creuser.
20:45Et plus on les creuse tôt,
20:46plus on va pouvoir optimiser
20:47la transmission
20:48de ce qu'on a mis
20:49des années,
20:49des dizaines d'années
20:50à construire.
20:50Quand on a ce fameux déclic
20:52et qu'on est plutôt
20:53dans cette optique
20:54d'anticiper une transmission,
20:55alors côté parents
20:56ou côté enfants,
20:57mais c'est quand même
20:57généralement plutôt
20:58côté de ceux
20:58qui veulent transmettre,
21:00quels sont les différents
21:00leviers qui existent ?
21:02Alors,
21:03il y a plusieurs leviers.
21:04Déjà,
21:05très basiquement,
21:05le premier levier,
21:06c'est quand même
21:06d'investir.
21:07On a quand même
21:07des générations entières
21:09qui se sont contentées
21:10de garder du cash
21:11et des liquidités
21:12sur des comptes.
21:13Donc,
21:13il faut se rappeler
21:14juste que 30 ans
21:15d'inflation à 2%,
21:16c'est quasiment la moitié
21:17du capital qui disparaît.
21:18Donc,
21:18la première chose à faire,
21:19c'est investir.
21:21Évidemment,
21:21chacun à son rythme,
21:22chacun avec le niveau de risque
21:23qui lui est approprié.
21:24Donc,
21:24ça,
21:24c'est la première chose,
21:25c'est très basique.
21:26Ensuite,
21:26dans les leviers fiscaux
21:27les plus connus,
21:28on a la fameuse donation,
21:31franchise de droits
21:32de donation
21:34jusqu'à 100 000 euros
21:35par parent,
21:35par enfant.
21:35On va se focaliser
21:36sur la transmission
21:37par enfant,
21:38c'est pas simple.
21:38Donc,
21:39on a 100 000 euros
21:39qu'on peut renouveler
21:40tous les 15 ans,
21:41donc on peut donner
21:42des liquidités
21:43auquel cas,
21:44on va se déposséder.
21:45Donc,
21:45on va effectivement
21:46transmettre en franchise
21:47de droits,
21:47mais on va perdre
21:48100 000 euros
21:49et ça,
21:49c'est pas forcément adapté
21:50aux plus jeunes,
21:51aux quarantenaires,
21:52c'est pas forcément
21:52la meilleure méthode à utiliser.
21:55Oui,
21:56c'est ça.
21:56On peut anticiper
21:56en faisant des donations
21:58de manière régulière.
21:59Ça veut dire
22:00qu'on peut anticiper
22:00sans donner ?
22:01Ça veut dire
22:01qu'on peut anticiper
22:02sans donner,
22:03effectivement,
22:03enfin,
22:03on peut donner partiellement
22:05et c'est là
22:05que ce qui est très intéressant,
22:06ce qui est très connu,
22:07c'est le démembrement,
22:09donc ça se pratique
22:10beaucoup en immobilier,
22:11ça va consister
22:12en fait à séparer
22:13la propriété d'un bien
22:14en ce qu'on appelle
22:15l'usufruit
22:15et la nu propriété.
22:16D'accord.
22:17La nu propriété
22:18et l'usufruit,
22:19quand on les rassemble,
22:19ça fait 100%
22:20de la valeur du bien
22:20et en fait,
22:21le donateur
22:22va rester usufruitier,
22:24donc conserver les fruits
22:25et la jouissance
22:25de ce qu'il donne
22:27et en donner
22:28la nu propriété
22:28qui est une sorte
22:29de propriété pure
22:31dont on ne peut pas
22:32faire grand-chose
22:32mais qui a une valeur
22:35nettement moindre
22:36en transmission.
22:37D'accord.
22:37Pour donner un exemple,
22:38quand on a entre 41
22:39et 51 ans,
22:40l'usufruit vaut 60%
22:43de la valeur d'un bien,
22:44quel qu'il soit
22:44et la nu propriété,
22:4640%.
22:46Ça veut dire
22:47que vous pouvez donner
22:48quelque chose
22:48qui vaut 100 aujourd'hui
22:49et payer des droits
22:51sur 40 uniquement.
22:53D'accord.
22:53Ces 40 peuvent rentrer
22:54dans l'abattement
22:54des 100 000 euros d'ailleurs,
22:55on n'est pas obligé
22:55de donner que du cash
22:56dans le cadre
22:57de l'abattement
22:57de 100 000 euros.
22:58il rentre à hauteur de 40
22:59et au moment du décès
23:01en cas de malheur
23:02du donateur,
23:03l'usufruit s'éteint
23:04et la propriété
23:06se remembre
23:06et redevient pleine
23:07sans franchise
23:09de droits
23:09de succession.
23:10Il n'y a rien d'autre
23:10à payer.
23:11Donc,
23:11en fait,
23:12on a consommé 40
23:13de l'abattement
23:14et on se retrouve
23:15avec 100 à la fin.
23:16Ça,
23:16ça marche là
23:17parce que là,
23:17c'est un exemple
23:19immobilier.
23:19Ça ne marche que
23:20lorsque l'on veut
23:20transmettre
23:21de l'investissement locatif,
23:22une résidence principale
23:23ou de l'immobilier
23:23ou ça marche aussi
23:24pour des produits financiers ?
23:25Alors,
23:25ça marche pour l'immobilier.
23:26Donc,
23:26c'est très connu
23:27pour l'immobilier.
23:27J'ai souvent des clients
23:28qui arrivent
23:28qui ont déjà
23:29des nues propriétés
23:29ou qui ont fait
23:30des donations
23:30de nues propriétés.
23:31Ça se fait dans le cadre
23:31de SCI beaucoup.
23:33Un montage très connu
23:34et assez astucieux,
23:35c'est de créer une SCI
23:36pour mettre un bien locatif
23:37dedans qu'on va acheter
23:38à crédit
23:39de telle sorte
23:40que la SCI
23:40initialement
23:41ne vaille pas grand-chose
23:42et qu'on puisse
23:42la donner intégralement
23:43en nues propriétés
23:44ou en pleine propriétés
23:45à ses enfants
23:45sans consommer
23:47une trop grosse part
23:47de l'abattement
23:48et donc sans payer de droits.
23:49Mais ça marche aussi.
23:50Effectivement,
23:50il y a d'autres...
23:52Tous les contrats financiers
23:53sont démentrables
23:53à l'exception de l'assurance-vie.
23:55L'assurance-vie,
23:56c'est un levier fiscal.
23:58Beaucoup de gens le savent.
23:59Il y a un abattement
24:00qui est très intéressant
24:01jusqu'à hauteur
24:02de 152 500 euros
24:04par bénéficiaire
24:04de contrat d'assurance-vie.
24:09Et pas que du patrimoine immobilier.
24:10Mais on a d'autres types
24:11de contrats
24:12dont on va parler,
24:13notamment le contrat
24:13de capitalisation
24:14qui est un contrat
24:15tout à fait standard
24:16d'investissement
24:17qui se comporte
24:18comme un contrat
24:19d'assurance-vie
24:19d'un point de vue investissement
24:20mais qui a un traitement fiscal
24:21tout à fait différent
24:22puisque lui,
24:22il reste dans la masse successorale
24:25et il ne s'éteint pas
24:26au décès de son souscripteur
24:28ou de l'assuré.
24:28Mais lui,
24:29c'est un contrat financier
24:30qu'on peut démembrer
24:31comme n'importe quel autre type
24:32de propriété.
24:32Et donc,
24:33un des outils méconnus
24:35ce serait d'utiliser
24:35le démembrement
24:36de propriété
24:37d'un contrat
24:38de capitalisation
24:39par exemple.
24:39Exactement.
24:40Moi,
24:40ce que je fais beaucoup
24:41ces jours-ci,
24:42donc ça,
24:42ce n'est pas la première étape,
24:44ça doit intervenir
24:45a priori après avoir saturé
24:46tous les abattements possibles
24:47en assurance-vie
24:48qui est quand même
24:48le levier le plus puissant
24:50en succession.
24:52Mais quand on a saturé
24:53cette capacité
24:54de données
24:55avec cet abattement,
24:56on va pouvoir ouvrir
24:57des contrats
24:58de capitalisation
24:58et donc le souscripteur
25:01va investir,
25:03je donne un chiffre
25:04qui tombe au rond,
25:04donc un investisseur
25:05qui veut donner
25:06entre 41 et 51 ans,
25:08il va ouvrir
25:09un contrat de capitalisation
25:10pour 250 000 euros
25:11à son nom,
25:12il va faire une formalité
25:13chez le notaire
25:14pour en donner
25:14la nue propriété
25:15qui vaut 40%
25:16du bien à ses enfants.
25:18D'accord.
25:18Il va donc consommer
25:19intégralement
25:20l'abattement de 100 000 euros,
25:22mais au décès du souscripteur,
25:24il y a remembrement,
25:25donc il n'y a aucune fiscalité.
25:27Même mécanisme.
25:27Et dans l'intervalle,
25:28dans l'intervalle,
25:29le souscripteur
25:30peut jouir
25:30comme s'il était
25:32plein propriétaire quasiment,
25:33donc il peut décider
25:35de tous les arbitrages,
25:35on doit encadrer ça
25:38marginalement
25:38chez un notaire,
25:40mais il peut conserver
25:41toute liberté,
25:42toute latitude
25:42sur les fruits
25:43et même sur l'usage
25:44des sommes.
25:45Donc si besoin
25:45de liquidité ou de trésorerie
25:46parce qu'accident de vie
25:47ou autre,
25:48l'usufruitier peut quand même
25:49en bénéficier
25:49alors qu'il a donné
25:50la nue propriété.
25:51Exactement,
25:51il peut le faire,
25:52ça crée ce qu'on appelle
25:53une créance de restitution
25:54au moment de la succession.
25:58Donc c'est tout à fait intéressant,
25:59effectivement c'est une manière
26:00de transmettre,
26:01d'optimiser fiscalement
26:02la transmission
26:02sans se déposséder
26:03de ce qu'on donne.
26:04Très rapidement,
26:05sur le temps qui nous reste,
26:06on peut aussi démembrer
26:07une clause bénéficiaire
26:08d'assurance vie pour le coup ?
26:09Oui, complètement.
26:10En fait,
26:10dans une assurance vie
26:12on va désigner un bénéficiaire,
26:13au lieu qui touche
26:14l'intégralité des sommes
26:14en pleine propriété,
26:15on peut désigner par exemple
26:16le conjoint survivant
26:19comme usufruitier,
26:20qui va pouvoir jouir
26:21des sommes,
26:21les investisseurs,
26:22continuer à faire
26:22les arbitrages par exemple.
26:23Continuer à faire les arbitrages,
26:24exactement,
26:25et donner la nue propriété
26:26aux enfants
26:27de manière à maximiser
26:29encore une fois
26:29l'abattement en transmission,
26:31en succession
26:32de l'assurance vie
26:33à hauteur de 150-2500 euros
26:34mais qui seront consommés
26:35uniquement par la nue propriété.
26:37Donc on peut donner
26:37en fait un gros contrat
26:39grâce à un démembrement
26:40de clause bénéficiaire
26:41d'assurance vie
26:41en cas de décès.
26:42Quand on a connaissance
26:44d'outils comme ceux-là,
26:45est-ce que ça veut dire
26:46qu'on peut commencer
26:47plutôt à structurer
26:50sa transmission
26:51ou sa succession ?
26:52Je pense que c'est
26:53ce qu'il faut faire
26:53et c'est le sens de l'histoire
26:54surtout avec l'inflation fiscale
26:57qui nous guette,
26:58enfin qu'on connaît
26:59depuis bien longtemps.
27:01En fait,
27:01on a cette telle manne financière
27:02dont on a parlé,
27:03ces fameux 9000 milliards,
27:04en fait c'est regardé
27:05par les gouvernements
27:07comme une source
27:08de revenus potentiels
27:09et on a encore aujourd'hui
27:11beaucoup de leviers.
27:11Le plus tôt on s'y prend,
27:12le plus tôt on pourra
27:13renouveler ces abattements
27:14de 100 000 euros
27:15tous les 15 ans
27:15et donc l'idée
27:16c'est de les consommer
27:17plusieurs fois,
27:18encore une fois,
27:19tout en restant
27:19complètement libre
27:20sur les sommes qu'on donne.
27:21Donc, utiliser le plus tôt possible
27:23non seulement
27:24les outils les plus connus
27:25mais aussi potentiellement
27:26les outils méconnus
27:27dont on vient de parler.
27:28Merci beaucoup Yann Leher
27:29de nous avoir accompagné
27:30sur le plateau
27:31de Smart Patrimoine.
27:32Merci à vous également
27:32de nous avoir suivis
27:33et je vous dis à très vite
27:34sur Bsmart for Change.

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