00:00Je voulais qu'on parle également de cette taxe émeute votée dans le budget 2026.
00:04La taxe émeute devrait s'appliquer au 1er janvier 2027.
00:06Les assureurs devront couvrir ce risque dans les contrats auto et habitation
00:10en échange d'un fonds d'utilisation garanti par l'État jusqu'à 4 milliards d'euros.
00:14Il sera financé par une contribution de 0,8% sur leur prime.
00:18Ça vaut à peu près 2 euros par an pour une assurance habitation.
00:21Je vous propose d'écouter Sébastien Chenieux, président du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale.
00:26Une taxe émeute serait un nouveau coup dur pour les Français.
00:28Une double peine pour la France qui bosse, pour la France qui se tient bien,
00:31pour les familles qui élèvent bien leurs gamins, etc.
00:35Double peine, finalement, les pilleurs cassent, volent,
00:39et les Français qui cherchent à mener la vie la plus normale possible vont devoir payer tout ça.
00:45Écoutez, on marche sur la tête.
00:47Je pense que c'est la dernière goutte d'eau pour faire déborder un vase qui est déjà bien plein.
00:51Est-ce qu'on se moque à ce point des Français pour leur dire
00:54vous allez devoir vous-même payer ce que ces voyous ont fait ?
00:57Et en parallèle, évidemment, aucune politique visant à responsabiliser les familles de ces voyous.
01:03Non, mais c'est vrai qu'à l'action de Malafa, il y a quand même de quoi devenir fou.
01:06On en parlait avec François Pirard en première partie.
01:08Quand on voit que la France est le pays le plus taxé d'Europe,
01:11là, vous n'êtes pas en train de payer pour votre santé.
01:13Vous n'êtes pas en train de payer pour l'école de vos enfants.
01:15Vous êtes en train de payer pour un acte qui est quand même, je veux dire, complètement évitable.
01:19Ou alors, vraiment, on lâche tout et on tombe dans le fatalisme complètement.
01:22Effectivement, vous êtes en train de dire aux honnêtes gens qu'ils vont payer pour quelque chose d'évitable,
01:26quelque chose qui n'est même pas arrivé.
01:28J'entendais Sébastien Ligny ce matin sur Europe 1 dire quelque chose de très vrai.
01:31On a un peu l'impression que là, on est face à une catastrophe naturelle
01:33et qu'on ne peut rien faire en plus pour l'empêcher.
01:35C'est-à-dire que vous êtes sur la plage, vous voyez le tsunami arriver,
01:38on sait comment ça va se passer demain, mais on ne peut rien faire.
01:40C'est quand même assez hallucinant.
01:41Et c'est aux honnêtes Français de payer.
01:43Les Français vont découvrir de façon assez cruelle les prochaines semaines,
01:47les prochains mois, les prochaines années, qu'en fait, ils sont actionnaires de leur pays.
01:50C'est quelque chose qu'on n'a jamais pris en considération.
01:53Non, mais c'est un pays qui ne vous sert pas de dividende.
01:55Ce pays vous sert des prestations de services, des prestations sociales,
01:58le droit à être en sécurité, etc.
02:00Mais vous êtes actionnaire de ce pays.
02:01Il y a quelque part, les gens ont toujours le sentiment que la fuite en avant était possible,
02:04que les déficits, c'était quelque chose d'irréel,
02:07que globalement, on pouvait toujours taper dedans, toujours demander plus.
02:10Il y a des limites. Et à un moment donné, les limites, on va les toucher.
02:13Quand vous êtes actionnaire, quand vous avez des parts sociales dans une boîte,
02:16quand vous avez des investis en bourse et que les actions baissent,
02:19vous encaissez votre perte.
02:21Et là, pendant des années, on a considéré que la France, c'était un truc virtuel,
02:25que les comptes, c'était absolument loin de nous
02:27et qu'on pouvait vivre comme si on n'en tenait pas considération.
02:29Les partis politiques ont fait n'importe quoi, tous,
02:32quand ils ont été aux affaires, de droite comme de gauche,
02:34à laisser filer les déficits.
02:36Et on se rend compte qu'en effet, aujourd'hui,
02:37il n'y a plus assez d'argent pour financer l'ensemble du système,
02:41y compris dans les situations de catastrophes.
02:43Parce que d'abord, un, on ne sait pas bien les organiser, les gérer,
02:46on n'arrive pas à sécuriser complètement ce type de débordement
02:48pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons,
02:50parce qu'on est encore en démocratie, en état de droit,
02:52donc on ne peut pas tout interdire.
02:53Et à côté de ça, il n'y a plus assez d'argent pour dire
02:56que l'État est encore assez riche pour payer la casse,
02:58et donc indemniser.
02:59Donc on en est là, et petit à petit, on va se rendre compte
03:01que l'actionnaire français, citoyen,
03:03va devoir payer de plus en plus et mettre à la poche.
03:04Ce sera vrai pour tous les sujets qui sont sur la table aujourd'hui.
03:07Vous écoutez Europe 1, il est 19h42,
03:09Alexandre Malafa et Jules Torres, nous restons ensemble dans un instant.
03:12On parlera de la violence, du climat ambiant,
03:14notamment contre les médias,
03:16notamment contre certaines personnalités également politiques.
03:18Et puis on parlera de l'attentat de Trappes.
03:20Le maire Ali Rabbe veut rendre illégale la théorie du grand remplacement.
03:23A tout de suite sur Europe 1.
03:24– Sous-titrage Société Radio-Canada –
03:29– Sous-titrage Société Radio-Canada –