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  • il y a 5 minutes
Ayah fait partie de la dizaine de milliers de personnes, selon les organisateurs, qui se sont rassemblées à Trappes ce vendredi 30 octobre pour rendre hommage aux victimes de l'attentat raciste commis dans les Yvelines, une semaine auparavant. Elle est présente car elle a peur "à cause de ceux qui répètent "Islam, noirs, arabes et banlieues" en boucle sur les chaînes d'info". A côté d'elle, Mina dénonce aussi le "climat nauséabond" qui "nous submerge".

Regardez notre reportage, réalisé après la prise de parole du maire Ali Rabeh, dont le discours offensif a directement mis en cause le Rassemblement national dans le passage à l’acte de l’assaillant.

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Transcription
00:00Ça aurait pu être moi, ça aurait pu être mon père, ça aurait pu être ma nièce.
00:02Je ne peux pas me mettre au bord des rails du métro parce qu'il y a peut-être un
00:05raciste qui va venir me pousser.
00:06Non, non, lorsqu'on est dans un lieu de rassemblement, il faut tourner la tête un peu à droite et
00:10à gauche
00:11parce qu'on ne sait plus à côté de qui nous marchons.
00:12Je suis au rassemblement contre le racisme et cela fait une semaine qu'un attentat terroriste et raciste
00:18a causé la mort de Pengo Bossio Wangi et a blessé cette personne.
00:23Ici, beaucoup dénoncent la responsabilité de l'extrême droite et de certains médias
00:27dans l'incitation à la haine raciale, l'islamophobie et la violence.
00:32J'ai donc demandé aux personnes présentes comment le climat ambiant les affecte au quotidien.
00:35Moi, je suis venue parce que j'ai peur et à l'heure qu'il est, si j'ai peur,
00:40c'est à cause de ceux qui disent
00:43sur des chaînes d'info qui passent en boucle toute la journée.
00:46Islam, Islam, Islam, les Noirs, les Arabes, les banlieues, des gens qui sont totalement déconnectés de la réalité,
00:52qui ne sont jamais venus en banlieue.
00:54Ça fait beaucoup trop longtemps que ce climat nauséabond nous submerge et que la haine, elle monte, elle monte, elle
01:03monte
01:03et jusqu'à arriver à ce drame.
01:05Aujourd'hui, en France, on vit des difficultés, mais qui sont du même ordre pour tout le monde,
01:09quelle que soit notre religion, quelle que soit notre couleur.
01:11On vit tous cette crise économique, ce manque d'emploi, ce manque d'hôpitaux.
01:17Et malheureusement, aujourd'hui, on nous fait porter le chapeau.
01:20Ces micro-agressions ont débuté en 2015, après les attentats, où il fallait prouver qu'on était des Français.
01:26Elles ont continué avec les médias, avec la classe politique, avec l'extrême droite qui était montée en puissance,
01:34avec ces regards dans le métro au quotidien qui nous disent, est-ce que finalement, nous ne sommes pas un
01:39danger ?
01:40Voilà, ça, oui, ça, je l'ai ressenti et ça, on le ressent encore aujourd'hui.
01:43Il y a une présomption de culpabilité.

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