00:00Notre première réaction c'est que le Conseil d'État valide la stratégie de désorganisation du ministère de l'Intérieur
00:06et de la préfecture de police et il nous semble que c'est très inquiétant.
00:10Il est évident qu'en annonçant ce matin que le départ sera porte de Bagnolet, le départ imposé, de nombreux
00:19manifestants ne seront pas au courant d'ici cet après-midi et se rendront à Bastille.
00:24Et ceci va totalement désorganiser la journée là où la préfecture de police et le ministère de l'Intérieur font
00:32mine de vouloir maintenir l'ordre.
00:35Alors à quoi vous appelez vous très concrètement ce matin à 7h33 de se rendre sur le cortège qui est
00:42désormais indiqué par la préfecture de police ou ce que vous appelez à maintenir ce cortège qui n'est plus
00:47autorisé entre Bastille et Nation ?
00:49Non, nous nous appelons à aller sur le seul parcours autorisé et je dirais le parcours imposé qui est celui
00:56au départ de la porte de Bagnolet et nous y appelons sur un mot d'ordre supplémentaire ce matin
01:02qui est en plus des revendications de la jeunesse pour leurs conditions d'études, en plus de nos revendications contre
01:09la vie chère pour l'augmentation des salaires,
01:12et bien nous ajoutons à cela nos revendications pour sauver nos libertés démocratiques et notamment notre liberté de manifester.
01:20Vous savez, c'est assez symbolique ce parcours finalement en périphérie,
01:24puisque c'est symbolique du macronisme qui nous a mis de côté, qui a mis de côté les revendications sociales,
01:32les colères sociales depuis le début de son premier mandat,
01:35et son mandat se termine en mettant physiquement les manifestants qui revendiquent en périphérie des villes dans toute la France,
01:45et nous trouvons que c'est absolument scandaleux, ça n'entache en rien notre détermination,
01:52et nous appelons les manifestants et les manifestantes à nous rejoindre très massivement au départ de la porte de Bagnolet.