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Ce lundi 2 novembre, les difficultés à réformer la France, le levier de l’apprentissage contre le chômage des jeunes, l’impact de l'IA dans l'éducation et les résultats décevants des valeurs de la tech américaine, ont été abordés par Anne de Guigné, journaliste au Figaro, Véronique Plessier-Chauveau, fondatrice et directrice générale d'EULEOS, et Véronique Riches-Flores, économiste et fondatrice de RichesFlores, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Oui c'est des expertes aujourd'hui, elles sont trois avec nous ce matin sur BFM Business.
00:04Véronique Richelorès, économiste indépendante et fondatrice de Richelorès Research.
00:08Véronique Plessier-Chauveau, fondatrice et directrice générale de Léo.
00:11C'est Anne de Guignet, journaliste au Figaro.
00:14Anne de Guignet, est-ce qu'on a raté notre moment de réforme ?
00:18Vous disiez, Véronique Plessier-Chauveau, la France est prête, les Français attendent.
00:23Je ne sais pas si ils attendent un grand soir, mais vous pensez qu'ils sont prêts pour les réformes.
00:26Vous parlez de réformes de la Suède, de l'Allemagne, des réformes au Portugal qui ont été faites maintenant il
00:31y a plusieurs années.
00:32Est-ce qu'on a raté le moment où on aurait pu faire ça ?
00:35C'est vrai qu'à ces moments-là, en tout cas quand l'Allemagne s'est réformée sous Schröder,
00:42je sais qu'il y a eu un petit coup de fil à la France en disant, si vous voulez,
00:47nous on se lance là-dedans.
00:48Et déjà, on parle des débuts des années 2000, peut-être qu'on peut y aller ensemble.
00:54D'ailleurs, ce serait pas mal, parce que même le principe, le projet de la zone euro, c'était de
00:59se dire, on a une monnaie commune,
01:00et l'idée, ce n'est pas de totalement diverger.
01:02Pas d'avoir 170 points de base sur l'esprit.
01:05On respecte les souverainetés nationales, mais l'ambition, la promesse, en tout cas de tous les États qui ont participé,
01:11c'était d'essayer de converger.
01:13Et je sais qu'à ce moment-là, Schröder a passé un petit coup de fil, je crois que c
01:16'était le gouvernement Raffarin à ce moment-là,
01:19en disant, peut-être, allons-y ensemble.
01:20Par exemple, vous avez aussi sans doute marché du travail, retraite, vous avez sans doute un peu aussi...
01:24Et la réponse a été...
01:25La forme était, mon Dieu, c'était à l'époque, vous voyez, Chirac, oh là, n'y pensez pas, on
01:29va avoir des réformes,
01:31et ce qui a été le cas, on n'est pas qu'ils ont essayé de réformer, le pays va
01:33être à feu et à sang.
01:35Donc, en France, c'est vrai qu'il y a une grande crainte, cet aspect, on y parle beaucoup du
01:38côté insurrectionnel des Français.
01:40Je ne sais pas si c'est si vrai, parce que là, on voit qu'il y a partout dans
01:43toute l'Europe,
01:44il y a exactement les mêmes manifestations qu'en France.
01:47Après, ça serait qu'il y a une histoire, peut-être, de la violence politique en France, qui est un
01:52peu particulière,
01:52liée à la révolution de 89, on va peut-être pas se faire un petit cours là-dessus.
01:58Mais, c'est très dur de réformer en France, ça c'est évident,
02:01et c'est évident qu'il y a eu des grands moments difficiles, qui ont marqué au fer rouge,
02:05qui sont la tentative d'Alain Juppé sur les retraites, c'est quand même très difficile.
02:10Plus récemment, moi je pense qu'en tout cas, sous Emmanuel Macron,
02:13ce qui explique beaucoup de choses, ce sont les gilets jaunes,
02:16et j'ai l'impression qu'il y a eu un tel déferlement de violence,
02:18et surtout qu'il n'y avait été tellement pas vu,
02:21parce que vraiment, une des faiblesses de l'exécutif, c'était vraiment de manquer de points d'ancrage dans le
02:25pays,
02:26et de députés qui connaissent bien leur circo, et ils ont été tellement étonnés,
02:30que j'ai l'impression que dans le cerveau reptilien, depuis des différents exécutifs,
02:34il y a cette immense crainte des gilets jaunes, qui avait quand même cassé à moitié l'art de triomphe,
02:41c'était un des moments incroyable.
02:42Et qui ont coûté quand même assez cher, en quoi qu'il en coûte derrière.
02:46Et bien voilà, et après, j'ai l'impression que depuis, il y a eu cette idée vraiment,
02:51il ne faut surtout pas mécontenter la population, parce que ça peut revenir.
02:56Et ce qui fait que grosso modo, depuis les gilets jaunes, il y a eu quand même très très peu
03:00de réformes difficiles,
03:02donc c'est sûr que peut-être qu'Emmanuel Macron, qu'il est arrivé en 2017, aurait pu,
03:09il a fait des réformes, on ne va pas, tout le monde lui tape suffisamment dessus aujourd'hui,
03:14c'est vrai que le deuxième quinquennat a été beaucoup plus compliqué,
03:16il a quand même fait des trucs sur fiscalité, marché du travail,
03:21mais c'est vrai que je pense qu'il a voulu avoir un totem avec la SNCF,
03:23assez rapidement, vous vous rappelez, c'était dès 2018, les réformes du statut des fonctionnaires.
03:29Et là, c'était des premières grèves dures à SNCF.
03:31Ah oui, les grèves perlées.
03:33Oui, et là, je pense que c'était la priorité, je pense qu'il a un côté un peu joueur,
03:37le président,
03:38il a voulu, et là peut-être que d'emblée, il a mis beaucoup de crédits politiques sur cette réforme,
03:42qui n'était peut-être pas essentielle pour le pays, bon, c'est facile à dire après.
03:45Bon, et toujours est-il, les gilets jaunes, rapidement, et là, c'est le côté, en effet, la taxe carbone,
03:52mais bon, la taxe carbone, sur le principe, on ne peut être que d'accord,
03:55l'idée de faire payer la pollution, et c'est vrai qu'aujourd'hui,
03:59donc il y a cette immense crainte politique face à la violence des manifestations,
04:05et puis, il faut aussi reconnaître, c'est trop facile de dire toujours,
04:07les politiques ne sont pas courageuses, enfin, les politiques, ils reflètent l'état d'esprit du pays,
04:11et puis, un espèce d'individualisme extrêmement fort partout,
04:16qui fait que chacun est toujours d'accord pour que la réforme tape le voisin.
04:19C'est le syndrome NIMBY, c'est notre type de vacaire.
04:21Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'il y a une réforme qui est populaire en France,
04:23et c'est celle qu'a fait en permanence l'exécutif, c'est la réforme de l'assurance chômage.
04:27Pourquoi ? Parce que, Dieu merci, les chômeurs sont encore minoritaires dans le pays.
04:30Et qu'ils ne font pas beaucoup de grèves, du coup, les chômeurs, ni de manifs.
04:33Évidemment, les chômeurs eux-mêmes et puis les syndicats sont toujours contre,
04:36mais grosso modo, 70% des Français disent excellentité,
04:39« Prenez donc un peu d'argent sur les chômes. »
04:41Bon, ça ne va pas, il faut...
04:42Et donc là, c'est sûr que c'est...
04:43Et bon, après, c'est compliqué, l'individualisme actuel,
04:47c'est vraiment l'évolution des sociétés.
04:49Bon, là, c'est le bouquin de Jérôme Fourquet, très intéressant,
04:52mais on part dans la sociologie.
04:53Mais bon, il ne faut pas avoir l'autre chose par principe,
04:55on ne va pas dire qu'on ne peut pas se réformer.
04:56Mais c'est quoi le bon modèle pour vous, Véronique Richlores,
04:58à prendre pour la France et la Suède, qu'on cite régulièrement dans cette émission ?
05:02C'est quoi ce qu'il faut regarder ?
05:03On ne va pas se coller sur les pays du Sud
05:05qui n'ont pas les mêmes modèles économiques ?
05:07Alors, je pense que s'il y avait un bon modèle,
05:10on aurait peut-être fini par le trouver et par l'appliquer.
05:12Donc, je crois qu'à chaque pays, ses complexités, son histoire, etc.
05:16Et puis, s'il y a une vérité, c'est que se réformer aujourd'hui,
05:22de toute façon, est beaucoup plus compliqué
05:24que de se réformer il y a 20 ou 30 ans,
05:26ne serait-ce que parce que nous sommes beaucoup plus vieux.
05:28Et qu'en vieillissant, également, nous nous rigidifions.
05:34Je crois que c'est... Voilà.
05:37Et que les perspectives de croissance sont également forcément réduites.
05:42Donc, on joue forcément dans un environnement plus contraint.
05:46Plus facile de vendre une réforme à une société de jeunes
05:48qu'une société de vieux.
05:49Exactement.
05:50Et là où on peut réformer et peut-être justement profiter
05:56de l'envie et de l'appel à ces réformes aujourd'hui
06:01qui nous viennent des jeunes, c'est auprès des jeunes.
06:04Parce que de toute façon, ce qu'on voit bien aussi,
06:07c'est quand même une des manifestations, une des revendications,
06:10c'est que ce gouvernement a beaucoup œuvré pour les plus anciens,
06:14mais beaucoup moins pour les plus jeunes qui se sentent sacrifiés
06:17et qui ont perdu effectivement l'espoir dans l'avenir.
06:21Donc, c'est là qu'il faut aller.
06:24En fait, on fait tout l'inverse.
06:26On vieillit et au lieu de mettre toutes nos forces
06:28auprès des plus jeunes pour assurer
06:31qu'ils aient les capacités, notamment d'assurer la charge
06:34des plus vieux qui les ont précédés,
06:37eh bien, on leur coupe un petit peu tout sous,
06:39toute l'herbe sous les pieds.
06:41Donc, moi, je ne suis pas d'accord sur le fait
06:42qu'on ne puisse pas réformer en France.
06:44Les réformes, en général, elles sont passées
06:46quand elles ont été perçues comme à peu près équitables
06:51et quand elles ont ouvert, justement, des pistes d'espoir.
06:55Donc, du coup, je ne réponds pas vraiment à votre question.
06:59Vous dites qu'il n'y a pas de modèle.
07:00Il y a des bonnes idées à prendre partout.
07:03Il y a des choses qui ont marché et il faut s'en inspirer.
07:06Mais il n'y a pas de modèle et il faut écouter.
07:08Et puis, quand on a réformé pour, notamment,
07:12toute cette vague verte européenne et française,
07:14il n'y avait pas de rejet, bien sûr, il y a eu la taxe carbone au début.
07:18Mais finalement, ça a créé un élan, un élan très positif.
07:23Quand on déficelle, on détricote tous les engagements
07:26qui ont été pris à l'époque, alors que personne ne comprend plus rien.
07:29Et effectivement, ça joue sur la confiance.
07:31Et sur la question des jeunes, quand même, Véronique Plessis-Chevaux,
07:34parce que c'est là-dessus où vous vous retrouvez sur ce plateau
07:37les chefs d'entreprise d'accord avec les lycéens
07:39sur le fait qu'il faut investir plus dans l'éducation.
07:42Ça fait maintenant, je ne sais pas, trois ans que Patrick Martin
07:44est à la tête du MEDEF qui vocifère sur les 21% de chômage des jeunes.
07:48Mais personne n'écoute.
07:49C'est un sujet sur lequel les chefs d'entreprise ont un mot à dire, quand même.
07:55Oui, de manière évidente, parce que c'est les jeunes qui construisent notre avenir.
08:00Donc c'est évident qu'il faut s'appuyer sur eux.
08:02Quand on écoute ce qu'ils demandent, ils demandent d'avoir des lycées
08:06où ils puissent travailler.
08:08Ils demandent d'avoir des professeurs qui soient là par rapport à l'absentéisme
08:12ou à la maladie, peu importe, mais qu'ils aient des professeurs pour apprendre.
08:16Ils demandent des choses ultra simples.
08:17Et ils demandent qu'effectivement, la dernière réforme, une de plus,
08:21a fait des calendriers complètement ubuesques
08:24où effectivement, les jeunes, ce n'est pas sympa.
08:27Enfin, je veux dire, qu'est-ce qu'on fait pour eux ?
08:30Effectivement, les jeunes, c'est notre avenir.
08:32Il y a plusieurs choses qui étaient pour nous, qui sont nécessaires.
08:36D'abord, il faut redévelopper la voie de l'apprentissage
08:39qui a été diminuée.
08:40Quelle erreur ! Mais quelle erreur !
08:42Tout le monde n'a pas besoin d'avoir le bac.
08:44Tout le monde n'a pas besoin, comme on l'a dit,
08:46300 000 qui veulent faire de la sociologie.
08:49Mais pourquoi faire ? Il n'y a pas de boulot derrière.
08:51Qu'est-ce qu'on leur met dans la tête ?
08:52Ayez un boulot !
08:53Et on le sait, nous les femmes, que la valeur,
08:57les choses qui sont importantes, le pouvoir, c'est l'argent.
08:59C'est Virginia Woolf qui le disait.
09:01Le pouvoir, c'est l'argent.
09:02Si vous voulez avoir de l'argent, c'est-à-dire gagner votre vie,
09:04il faut que vous ayez des études qui correspondent
09:06à ce que vous avez envie de faire dans la vie pour la construire.
09:08Et c'est ça qu'il faut leur donner.
09:10Il faut redévelopper l'apprentissage à gogo
09:12de manière très très forte.
09:14Il faut réorienter les jeunes.
09:16Il faut qu'ils aient des...
09:17Mais plus tôt alors ?
09:18Enfin, avant le bac, c'est-à-dire qu'il faut revenir à des orientations ?
09:21Mais bien sûr !
09:22Vous êtes pour le retour du certificat d'études ?
09:25Mais bien sûr !
09:25Parce que le certificat, ça a de la valeur.
09:28Encore une fois, il faut redonner de la valeur aux choses.
09:30Si vous voulez donner de la confiance,
09:31il faut savoir qu'est-ce que c'est la valeur.
09:33Donc il faut donner de la valeur.
09:34Oui, ça a un sens, le CAP, ça a de la valeur.
09:36Quand vous voyez aujourd'hui, par exemple,
09:38ceux qui arrivent à devenir des meilleurs ouvriers de France,
09:41leur fierté, mais ils n'ont pas fait Bac plus 36 ou 42,
09:44ils n'ont pas fait de MBA,
09:45mais ils sont fiers de ce qu'ils ont fait.
09:47Et c'est ça qu'il faut.
09:48C'est rendre les gens fiers de leur boulot,
09:50de faire ce que de leur avenir et qu'ils vont le construire ensemble.
09:53Oui, c'est la priorité absolue.
09:55Et moi, je crois qu'on contracte notre pays.
09:57Si on explique bien les choses,
09:59est totalement capable de se réformer,
10:00je pense qu'il y a une vraie urgence.
10:02Je pense qu'il faut un homme fort,
10:03une femme forte et qui dise les choses.
10:06C'est ça qu'il nous faut.
10:08Les autres modèles, la France,
10:09chacun a nos spécificités,
10:11nos histoires, nos manières de faire.
10:12Mais ce qui est important,
10:14c'est de construire aujourd'hui pour demain,
10:15ce n'est pas de voir ce qui s'est passé avant.
10:17Oui, mais vous avez entendu, Anne de Guinée,
10:18sur l'ensemble des plateaux,
10:19les représentants des lycéens dire
10:21« Nous, on ne veut pas de sélection,
10:22ça nous angoisse, ça fait de l'anxiété,
10:25il faut que tout le monde ait le bac,
10:26puis tout le monde a eu l'université,
10:27puis tout le monde a un travail,
10:28puis vous n'avez qu'à faire plus de travail,
10:29et puis c'est réglé. »
10:30C'est l'inverse, selon ce que vous dites,
10:33Véronique, c'est vraiment « Je refuse la sélection,
10:36tout le monde avance et ils ont envie
10:37de faire la socio, tant pis. »
10:39C'est vrai cours d'économie.
10:40C'est marrant, c'est ce que disait Pierre Rosanvallon,
10:41il disait « Qu'est-ce que vous voulez faire
10:42pour nos jeunes ? Donnez-leur des cours d'économie. »
10:45Et c'est vrai que c'est un maestrom
10:48dans les revendications des jeunes.
10:49Et en effet, il y a des revendications
10:52où on ne peut que être d'accord avec eux,
10:55des lycées bien tenus,
10:57des profs plus présents,
11:00mais c'est sûr que quand il nous explique
11:02en effet, grosso modo,
11:04que si j'ai envie de faire polytechnique,
11:06j'y vais.
11:08Et en effet, il refut de la sélection,
11:09c'est-à-dire d'une certaine verticalité.
11:11Là, c'est...
11:13D'ailleurs, je reviens,
11:14c'est le dernier bouquin de Fourké-Roubanovic
11:16sur le nouvel...
11:18L'homo...
11:20Qu'est-ce qui est devenu de l'Occident ?
11:22C'est le nouveau état psychique.
11:23Homo occidentaliste, c'est ça ?
11:24Et cette idée, en fait, c'est ça,
11:26que vraiment, tout est complètement horizontal,
11:28chacun a son identité,
11:29et qu'elle doit totalement s'épanouir.
11:31Et le rôle de la société,
11:32c'est d'accueillir chaque identité.
11:34Ben non, c'est pas la vie,
11:35la vie en société.
11:36Et ce qu'il faut vraiment se dire,
11:37c'est que chacun...
11:39Et d'ailleurs, je pense que c'est pourtant
11:40assez acquis,
11:42et ça pour le coup,
11:42c'est un bienfait de la société contemporaine,
11:44c'est que chacun...
11:45Tout n'est pas lié au diplôme.
11:47C'était quand même plus le cas
11:48il y a 30 ou 40 ans.
11:50On a toujours dit la France
11:51à la société caste et tout ça.
11:52Bon, ça a quand même varié.
11:53Si vous êtes très fort en maths,
11:54vous allez dans une très bonne école d'ingénieurs.
11:57c'est génial.
11:58Mais il n'y a pas que...
11:59Par ailleurs, un autre qui est très fort
12:00en sport,
12:01il a aussi une autre reconnaissance.
12:03Et ça, c'est étonnant
12:04de vouloir vraiment casser.
12:06C'est ce dernier parcours sub,
12:07quelque part,
12:08et les études,
12:09c'est la dernière un peu hiérarchie
12:11qui tient dans la société.
12:12Et en effet,
12:13les jeunes, au fond,
12:14veulent la casser,
12:15ce qui correspond totalement
12:16à un diagnostic, en tout cas,
12:18de Fourquet
12:19sur l'état d'esprit actuel.
12:20Mais là, c'est un vaste mensonge.
12:22Tout le monde n'est pas...
12:24Enfin, moi, tu vois,
12:25je vois bien,
12:25en faisant des maths avec mon fils,
12:27régulièrement,
12:28tout le monde n'est pas aussi doué
12:30en maths.
12:31Et c'est pas grave.
12:32Tout le monde a d'égales dignités.
12:34Tout le monde a des qualités.
12:37Mais...
12:37Et c'est pas un débat.
12:38Mais il y a une confusion
12:38entre l'égalitarisme
12:39et la justice sociale.
12:41C'est-à-dire que c'est les deux mélanges.
12:42Et puis, entre égalitarisme,
12:44égale dignité, égalité.
12:46Et là, c'est vrai
12:47que c'est des revendications
12:48quand même
12:49qui sont aussi un peu vertigineuses
12:50quand on voit les résultats
12:51de PISA par ailleurs.
12:53Il faut aussi dire un peu
12:54la vérité,
12:55même si elle est très déplaisante.
12:57Et bien, c'est que le niveau
12:59de nos chers jeunes français
13:01ne fait que baisser.
13:02Tout le monde baisse,
13:03mais en France,
13:03plus qu'ailleurs.
13:04Et notamment les meilleurs.
13:06Donc, il y a peut-être
13:07avant de...
13:08Il y a sûrement
13:09beaucoup de réformes
13:10qui ont été mal faites.
13:11Mais bon,
13:12la priorité,
13:13moi, je pense,
13:14c'est peut-être
13:14d'augmenter plutôt l'exigence
13:16et de se mettre au boulot
13:18et en effet,
13:18de mieux valoriser
13:19différentes voies.
13:20Il y a un état de voies
13:22qui donnent...
13:22Et en plus,
13:23l'IA est une formidable opportunité.
13:26L'IA est une formidable opportunité
13:27pour remettre énormément de valeur
13:29sur beaucoup de métiers
13:31qui ne seront pour le coup
13:32pas bousillés par l'IA.
13:33On voit bien que les métiers
13:34de l'IA,
13:35justement,
13:35le métier d'enseignant,
13:37un ami enseignant me disait
13:38quand je me rends compte
13:40que je suis un bon prof
13:41au moment où les enfants
13:42me posent des questions
13:43sur ma vie perso.
13:44Par exemple,
13:45et pas du tout
13:46parce qu'ils sont voyeuristes,
13:47mais est-ce que vous avez
13:48des enfants, monsieur ?
13:49Parce qu'à ce moment-là,
13:50en fait,
13:50ils ont vraiment...
13:51Comme ils se rendent
13:51dans un apprentissage
13:52et c'est un moment
13:53où ils ont besoin
13:53de montrer qu'ils sont
13:54en relation vraiment
13:54avec une personne.
13:56Ah oui.
13:57Et à chaque fois,
13:58ils se rendent compte
13:59qu'à un moment donné
13:59où le cours a bien décollé,
14:00il y a toujours
14:01un ou deux enfants
14:01à la fin qui viennent
14:02de façon un peu bizarre
14:03dire mais en fait,
14:03mais est-ce que vous avez
14:04des enfants ?
14:05Parce qu'ils ont besoin,
14:06et pas parce qu'ils aiment
14:07leur cours,
14:07à ce moment-là,
14:08réaliser qu'ils ont
14:08vraiment une personne...
14:09Mais est-ce que vous pensez
14:09qu'à un moment donné,
14:10mais c'est peut-être
14:10une question plutôt
14:11pour Véronique Richelore,
14:12est-ce qu'à un moment donné,
14:13le déploiement
14:14de l'intelligence artificielle
14:15va permettre
14:16de revaloriser
14:17un certain nombre
14:18de métiers,
14:18typiquement de payer
14:19mieux les profs
14:20parce qu'on aura
14:21du revenu
14:21qui viendra d'ailleurs
14:22et qu'on pourra
14:23leur reverser ?
14:28Pour l'instant,
14:29je pense que ce serait
14:29une vision très optimiste
14:32que celle que vous venez
14:33d'exprimer.
14:34Pour l'instant,
14:35ce qu'on voit,
14:35c'est que les gains
14:37de productivité
14:38et l'argent
14:40qui en provient
14:41précisément
14:42se distribuent très mal.
14:43C'est le sujet,
14:44à mon avis,
14:46central de l'IA,
14:47c'est cette absence
14:47de distribution.
14:48En revanche,
14:49que des métiers
14:52puissent être revalorisés
14:54parce que dans ces métiers-là,
14:56il n'existe pas d'IA
14:57ou très peu
14:58ou que l'IA
14:59ne prend pas la main
15:00sur la compétence,
15:02je pense notamment
15:03à tous les métiers manuels,
15:06un plombier,
15:07dans la construction,
15:09dans tout un tas de choses.
15:11L'IA peut avoir
15:13une place très importante
15:14pour l'artisan,
15:16mais l'IA ne va pas produire,
15:18en tout cas pas pour l'instant.
15:20Et ça revalorise,
15:21me semble-t-il,
15:22et puis ça peut attirer
15:24également des compétences
15:26ou des jeunes,
15:27ou moins jeunes d'ailleurs,
15:28qui se disent
15:29« Ah ben là,
15:29il n'y a pas d'IA,
15:30là je peux mener ma barque
15:31moi-même. »
15:33Parce que l'IA,
15:34au point où on en est,
15:35effectivement,
15:36c'est plein d'opportunités,
15:37ça fait pétiller les yeux,
15:39ça crée beaucoup d'anxiété
15:41également sur le demain.
15:42Demain,
15:43qu'est-ce que je ferai
15:44dans ce monde,
15:44ou que feront mes enfants
15:46dans ce monde d'IA ?
15:47Et d'ailleurs,
15:48un problème sur l'orientation,
15:50qui aujourd'hui est quand même
15:53rendu beaucoup plus complexe
15:55par cette perspective
15:56dont on ne connaît pas bien
15:57les résultats
15:58sur les qualifications
15:59et le marché de l'emploi.
16:00Donc oui,
16:02je pense,
16:03j'ai l'impression,
16:04en tout cas,
16:04ma propre expérience,
16:07mes petits témoignages
16:08me laissent penser
16:10qu'effectivement,
16:11il y en est peut-être
16:11à un début
16:12de reconnaissance
16:13plus importante
16:14et d'intérêt
16:16plus important
16:17pour les métiers
16:18et les manuels.
16:18Après,
16:19pour ce qui est
16:21du professorat
16:22et de l'enseignement,
16:23je pense d'abord,
16:24en France,
16:24on a un problème
16:25très particulier,
16:26c'est la baisse
16:27du salaire,
16:28des revenus
16:29des enseignants
16:30et ça,
16:31c'est un drame
16:32structurel
16:33mais ça dure
16:33depuis 30 ans au moins.
16:34Avec une attractivité
16:35du coup
16:36qui baisse largement,
16:38c'est que les concours
16:39ne sont pas pleins.
16:40Les niveaux de qualification
16:40également,
16:42et ça fait très longtemps
16:43qu'on le sait,
16:45mais la France
16:45est dans une position
16:46très particulière
16:47il faut corriger
16:48déjà ça
16:48pour rendre
16:49plus attractif
16:50le métier
16:50et peut-être également
16:52penser
16:53à nos enseignants
16:54qui puissent utiliser
16:55intelligemment
16:56l'IA
16:57pour précisément
16:59délivrer
17:00une éducation
17:01qui soit
17:02beaucoup plus
17:03mieux comprise,
17:04mieux adaptée
17:05aux nouvelles générations
17:07et si possible
17:07enrichie
17:08et améliorée.
17:09Véronique
17:10Flessier-Chevaux ?
17:11Moi qui viens
17:12passer
17:13toute ma vie
17:15professionnelle
17:15dans le monde
17:16de l'informatique
17:16était une pionnière
17:17de l'internet
17:18je trouve que l'IA
17:19est un outil
17:20absolument formidable
17:22totalement enthousiasmant
17:23et qui donne des voix
17:24absolument extraordinaires
17:25et partout.
17:27Et justement
17:27il ne doit pas être enseigné
17:29en tant que tel
17:30dans les écoles
17:30parce que tout le monde
17:31l'utilise.
17:32Ce qui est important
17:33d'enseigner
17:33c'est l'exigence
17:35du discernement
17:36parce que le propre
17:36de l'homme
17:37c'est le discernement
17:38et justement
17:39c'est ce qui pourra
17:39au contraire
17:40c'est une chance
17:40formidable
17:40pour faire remonter
17:41enfin nos chères
17:43têtes blondes
17:43et brunes
17:44et autres
17:45à retravailler
17:46et à repenser
17:47et c'est ça
17:48la force de l'IA
17:49moi je trouve
17:49qu'au contraire
17:50oui il y a des métiers
17:51qui vont disparaître
17:52mais vous savez
17:52quand il y a eu internet
17:53on a dit exactement
17:53la même chose
17:54il y a des métiers
17:55qui se sont transformés
17:58des secrétaires
17:58sont devenus
17:59des communicantes
18:00etc.
18:00Là c'est pareil
18:01il y a des métiers
18:02qui vont se transformer
18:03qui vont évoluer
18:03il y a des nouveaux
18:04qui apparaissent
18:05oui il y a
18:06alors les études
18:08montrent des gains
18:08de productivité
18:09oui non
18:09en tout cas
18:09qu'est-ce qu'on fait
18:10de ce temps libéré
18:11c'est tout ça
18:12ça va
18:13ça change profondément
18:14et nous dans les entreprises
18:15c'est une chance
18:16je trouve absolument formidable
18:18de pouvoir
18:18se nouveau être ensemble
18:20de reprendre le temps
18:21d'être ensemble
18:24pour utiliser ce temps
18:25pour faire
18:25et co-développer
18:26ensemble une société
18:27je trouve qu'au contraire
18:28c'est l'intérêt
18:29qu'on s'est pris de manière
18:30avec discernement
18:31j'aime beaucoup
18:31ce terme de discernement
18:32parce que c'est le propre
18:33de l'homme
18:34l'IA
18:34mais vous dites quand même
18:35qu'il faut être
18:36en capacité de l'utiliser
18:37c'est-à-dire que l'idée
18:38par exemple
18:39qu'avant d'utiliser l'IA
18:40il faudrait peut-être
18:40aller à l'école
18:41et se former correctement
18:42c'est-à-dire qu'il y a un côté
18:43l'IA faut que ça arrive après
18:45l'IA ça s'apprend
18:46on apprend à l'utiliser
18:48et d'ailleurs
18:49c'est bien pour ça
18:49que c'est tout le problème
18:50des juniors
18:51c'est qu'en fait
18:51il faut avoir de l'expertise
18:52pour savoir bien l'utiliser
18:53si vous posez une question banale
18:55vous avez une réponse
18:56une banalité effroyable
18:58donc il faut savoir le faire
19:01il y a un savoir-faire
19:02dans tout ça
19:02c'est pas simplement
19:03faire de promptes
19:04il y a agentique
19:05et tout ça
19:05c'est vrai que ça apporte
19:07aux entreprises
19:07c'est un outil
19:08et prenons-nous jamais
19:09comme un outil
19:10mais il faut l'enseigner
19:11et là très vite
19:12aux jeunes
19:13et c'est là
19:14il faut être pas
19:14pour que bon
19:14il aille plus vite
19:16Véronique Richflores
19:16un mot sur ce qui se passe
19:18sur les marchés
19:18je disais l'indice Nasdaq
19:19a passé quand même
19:20un sale quart d'heure
19:21vendredi dernier
19:22il y a des titres qui chutent
19:23il y a des résultats
19:24qui sont pas mauvais
19:25mais qui sont pas suffisants
19:27pour avoir des titres
19:28qui fonctionnent
19:29est-ce que vous avez l'impression
19:30que là on est dans un moment
19:31de revalorisation
19:32des titres
19:33de l'intelligence artificielle
19:34où il y a l'IPO d'Entropie
19:36qui est repoussée
19:38peut-être dans 15 jours
19:39peut-être pas
19:39Ben oui
19:40le contexte pose question
19:42effectivement
19:43je pense qu'il y a plusieurs phénomènes
19:44il y a d'abord
19:45le contexte de taux d'intérêt
19:46on n'est plus dans le même monde
19:48qu'il y a 24 mois
19:49et les taux d'intérêt
19:51donc le coût d'endettement
19:53de ces entreprises
19:54qui sont très consommatrices
19:56en investissement
19:57bien évidemment
19:59augmentent
19:59ça c'est le premier point
20:01et des investisseurs
20:03qui également
20:04peuvent être tentés
20:05et je crois que c'est
20:06déjà observé aux Etats-Unis
20:08à replacer
20:10un petit peu
20:11de leurs investissements
20:11sur des obligations
20:12dites sans risque
20:13bon
20:14on va garder le terme
20:15avec toute la nuance
20:16que ça impose
20:17c'est-à-dire
20:18les bons du trésor public
20:21et peut-être
20:22qu'on n'aura
20:23pas en France
20:24tout de suite
20:24mais le même mouvement
20:25en Europe
20:26c'est-à-dire
20:26on va chercher
20:27des investissements
20:28moins risqués
20:29pourquoi ?
20:30parce que les entreprises
20:31de l'IA sont obligées
20:32effectivement de s'endetter
20:33dans des proportions
20:34considérables
20:34pour assurer
20:36leur avenir
20:38et la course
20:39la course
20:40entre les différents
20:42notamment
20:43les différentes origines
20:44et que
20:45les investisseurs
20:47commencent
20:48à se dire
20:48légitimement
20:49bon
20:50avec les taux
20:51d'intérêt actuels
20:52compte tenu du stock
20:53d'endettement
20:54aujourd'hui
20:54finalement
20:55est-ce qu'une entreprise
20:56fait bien
20:57de poursuivre
20:57sur cette voie
20:58à brève échéance
20:59et c'est ce qu'on a vu
21:00c'est-à-dire que
21:00les programmes
21:01d'investissement
21:02des grands groupes
21:04de la tech
21:05qui étaient déjà
21:05endettés
21:06ont été sanctionnés
21:07et certaines fois
21:09extrêmement violemment
21:10par les investisseurs
21:11avec des luttes
21:12tout à fait exceptionnelles
21:13des valorisations
21:14donc je pense
21:14qu'on est à un moment
21:15effectivement
21:16important
21:17sans doute
21:18de correction
21:18du marché
21:20qui est tout à fait légitime
21:22parce qu'effectivement
21:23ce marché
21:23notamment dans la technologie
21:25est monté considérablement
21:26on voit qu'en Chine
21:27on a perdu à peu près
21:2840%
21:28sur les valeurs technologiques
21:30donc je pense
21:30que ça nous donne
21:31une trajectoire
21:32vous dites
21:32on va aller là
21:33c'est à peu près
21:34non non
21:34je n'ai jamais dit ça
21:35mais je pense
21:36qu'on est dans un
21:37dans un contexte
21:38effectivement
21:39où légitimement
21:41des doutes se forgent
21:42et tant qu'on n'aura
21:43pas une meilleure visibilité
21:44sur le
21:44l'équilibre financier
21:46de ces entreprises
21:47et l'évolution
21:47des taux d'intérêt
21:48et bien effectivement
21:49ça reste un secteur fragile
21:51Véronique
21:52et plaisir chez vous
21:52oui moi je partage
21:53et puis on vient toujours
21:54à cette même question
21:55quel sens cela
21:56cette course poursuite
21:57au gigantisme
21:58on voit qu'aujourd'hui
22:00c'est la tech
22:01qui consomme le plus
22:02de CO2
22:03c'est le plus polluant
22:05c'est
22:05il bétonne
22:06sur des hectares
22:07et des hectares
22:08de terrain
22:10arable
22:10alors qu'on pourrait
22:11comment on va faire
22:11demain pour manger
22:12et ça devient
22:13complètement fou
22:14et cette folie
22:15oui il faut qu'elle
22:16qu'il y ait un stop
22:17c'est bien
22:17il faut redevenir
22:19et reprendre
22:20et redonner du sens
22:21à tout ça
22:22et je trouve
22:23mais c'est comme ça
22:23que vous voyez la baisse
22:23des marchés là
22:24oui
22:24en disant que vous êtes
22:25allé trop loin
22:26oui ça va
22:27quelle idée
22:28enfin à des moments
22:29la question
22:30quelle est la raison d'être
22:31de la croissance
22:32pour la croissance
22:32à tout cran
22:33à trois chiffres
22:34à dix chiffres
22:34ça ne veut rien dire
22:35quel sens on donne
22:37on s'étonne que les jeunes
22:38se posent des questions
22:38bah oui
22:39il voit des espèces de folie
22:40autour d'eux
22:41bah oui
22:41ça pose des questions
22:42on appelle ça de la folie
22:44Anne de Guigny
22:44il y a un candidat
22:45qui a essayé de parler
22:46d'intelligence artificielle
22:47c'est Gabriel Attal
22:49enfin quoi que c'est pas vrai
22:50parce qu'Éric Zemmour
22:51en a parlé aussi
22:52dans un de ses
22:53de ses meetings
22:54c'est pas un sujet
22:55qui émerge moi-même
22:56quand je fais des chroniques
22:57sur BFM TV
22:57j'arrive pas à pousser le sujet
22:59comme si ça n'avait pas été
23:01pris politiquement
23:02ce sujet d'intelligence artificielle
23:03ce qui est étonnant
23:04alors que tous
23:05je pense
23:05dans nos vies
23:06l'intelligence artificielle
23:08a déjà changé
23:08beaucoup de choses
23:10mais c'est vrai
23:10comme ça
23:11il y a quand même
23:11une grande inconnue
23:12sur ses conséquences
23:15vous voyez les économistes
23:17il y a vraiment deux écoles
23:18il y en a qui disent
23:18c'est une innovation
23:19vous pouvez lire
23:19toutes les études
23:20comme il y en a déjà eu beaucoup
23:21donc ça va
23:22évidemment
23:23la période de mutation
23:24elle est difficile
23:25des gens vont perdre
23:25leur boulot
23:26d'autres vont en retrouver
23:28de nouveau
23:28donc quand on est au cœur
23:29de la transformation
23:30c'est un peu compliqué
23:31tout ira bien
23:32et puis il y en a d'autres
23:33assez moglus
23:34qui sont assez pessimistes
23:36qui disent
23:36non non
23:36on va vers
23:37on va vers quelque chose
23:38de vraiment différent
23:39et moi ma modeste place
23:40vraiment je ne peux que lire
23:41les études des uns
23:42et des autres
23:43mais pour vous
23:44c'est pour ça que les politiques
23:45n'arrivent pas à se positionner
23:46savoir si c'est positif
23:47ou négatif
23:48je pense que c'est assez anxiogène
23:49eux-mêmes maîtrisent
23:50mal le sujet
23:52et il y a ce côté
23:53c'est très difficile
23:54c'est que malgré Mistral
23:56et bien en Europe
23:57on est quand même
23:57vraiment à la ramasse
23:59donc c'est
24:00c'est très difficile
24:01de se dire qu'en fait
24:01ça se joue
24:02en Chine
24:03et aux Etats-Unis
24:04et quand même
24:04autour de l'IA
24:05se joue beaucoup
24:06une grande part
24:07du décrochage européen
24:08je pense que c'est un sujet
24:09qui à la fois
24:09qui fait peur
24:10où quand même
24:11on est très peu présent
24:12on ne peut intervenir
24:13que par la réglementation
24:14et donc les politiques
24:15on commence à se dire
24:17autant parler du déficit
24:18vous ne gagnez pas des points
24:19mais alors parler de l'IA
24:20là vous allez
24:21décrocher tout le monde
24:22et c'est quand même une erreur
24:22parce que c'est quand même
24:23un sujet fondamental
24:24mais d'ailleurs
24:25j'ai l'impression
24:26même dans les entreprises françaises
24:27on en a encore
24:28beaucoup au stade
24:29où chacun a compris
24:31comment gagner du temps
24:31par l'IA
24:32mais tout seul quoi
24:33voilà tout seul
24:34et après les salariés
24:35en font
24:35donc les salariés
24:36un peu premier de la classe
24:37ils en profitent
24:38pour travailler plus
24:39d'autres pour papoter
24:40prendre un peu plus de café
24:43chacun gère un peu
24:43ce gain de temps
24:44qu'il a avec l'IA
24:45les boîtes américaines
24:46on a déjà dit
24:47écoutez les amis
24:48on fait tout ce que vous avez
24:49deux heures par jour
24:50voilà ce que vous allez en faire
24:51donc ça va arriver aussi
24:52et là il va y avoir
24:53aussi évidemment
24:54une nouvelle adaptation
24:55des restructurations
24:56enfin les RH
24:57vont prendre ça en main
24:58et pour l'instant
24:59je trouve qu'on est encore
24:59en France aussi
25:00d'ailleurs c'est typique
25:01je pense
25:01ce débat politique
25:02à la réalité
25:02de ce qui se passe
25:03dans les boîtes françaises
25:03pas partout
25:04certaines boîtes ont commencé
25:05les RH à vraiment
25:07mettre ça en moins
25:07mais donc beaucoup de boîtes
25:08encore aujourd'hui
25:10chacun bidouille son IA
25:11dans son coin
25:11évidemment on gagne du temps
25:13mais voilà
25:14c'est même interdit
25:15vous utilisez
25:16le chat de GPT
25:16de votre côté quoi
25:18c'est la chat de rouille
25:19et décide lui-même
25:19ce qui va faire
25:20ce gain de temps
25:20parfois pour le meilleur
25:21pour la boîte
25:22lancer de nouvelles idées
25:23innover
25:24parfois ce qui est très humain
25:26pour rallonger un peu
25:27son temps de cantine
25:27rentrer plus tôt à la maison
25:29et donc c'est assez
25:31je pense que ça correspond
25:32un peu à ce qui se passe
25:33en France un peu aujourd'hui
25:34On écrit
25:35je le reste
25:35il nous reste une minute
25:36il faut que les politiques
25:37s'emparent du sujet
25:37de l'intelligence artificielle
25:38alors je ne sais pas
25:38si c'est pour faire un plan
25:39alors les Chinois
25:40évidemment font des plans
25:40c'est plus simple
25:41on déroule
25:42mais on n'a pas de plan
25:43de développement
25:44de l'intelligence artificielle
25:45à grande échelle
25:46dans les entreprises
25:48alors dans les entreprises
25:49je ne sais pas
25:49mais il faut absolument
25:50effectivement
25:51que les Européens
25:52et les politiques
25:53s'emparent
25:54du sujet
25:55de l'indépendance
25:56et de la souveraineté
25:58technologique
25:58donc je pense
26:00que c'est pour ça
26:01que le sujet
26:01de l'IA
26:02n'est très peu
26:03abordé par nos politiques
26:04c'est comme ça
26:05vient justement
26:06d'être dit
26:07parce qu'on n'est pas souverain
26:10et donc
26:10qu'est-ce qu'on recommande
26:11de déployer l'IA
26:13et de s'attacher
26:14d'être un peu plus dépendant
26:16de Google
26:17ou des grandes compagnies
26:18américaines
26:19ou chinoises
26:20c'est très compliqué
26:21donc je mets
26:23qu'on travaille à fond
26:24sur la souveraineté
26:25sur l'effort d'investissement
26:26la recherche
26:27l'éducation
26:28je vais prendre
26:30oui le contre-pied
26:30parce que
26:31Mistral Aï
26:32ça existe
26:32moi ma boîte
26:33utilise Mistral Aï
26:34on devrait d'ailleurs
26:35ici citer que
26:35Mistral Aï
26:37ah vous êtes durs
26:38quand ça existe
26:39c'est européen
26:40il y a tout ce qu'il faut
26:40en Europe
26:41et c'est une vraie alternative
26:42et au contraire
26:43utilisons-le
26:44utilisons-le
26:44beaucoup plus fort
26:46et beaucoup de sociétés
26:47ont déjà fait
26:47des programmes complets
26:48de l'ensemble
26:49de leurs salariés
26:49à la formation de l'IA
26:51et justement
26:52ça donne un sens
26:52de l'équité
26:53dans les entreprises
26:53que je trouve assez remarquable
26:55mais c'est le rôle des RH
26:56et il y a un sacré boulot à faire
26:57mais je trouve que c'est passionnant
26:58justement
26:59merci beaucoup à toutes les trois
27:00d'être venus ce matin
27:01dans les experts
27:02sur BFM Business
27:03et je vous remercie de l'IA