00:0013h, 14h, Europe 1 Info
00:0213h20 sur Europe 1, vous écoutez Clélie Mathias
00:04et c'est chroniqueur du jour avec vous
00:05aujourd'hui le journaliste Yvan Youfol et le chroniqueur
00:07politique et communicant Jean-Michel
00:09Salvatore Clélie. Bonjour et bienvenue à tous les deux
00:11Bonjour Clélie. 41 lycées
00:14étaient bloquées
00:15ce matin, c'est à peu près 1%
00:17des quelques 3700 établissements que
00:19compte la France. Écoutez la position
00:22de Jérôme Gedge, le député socialiste
00:23de l'Essonne, sur ces blocus, il était ce matin
00:25l'invité de Laurence Ferrari sur Europe 1
00:27Un blocus est illégal, voilà
00:29il fait partie, pardon de le dire, du
00:31folklore. Voyez, je suis un député de la République
00:33j'ai fait des blocus dans mes jeunes années
00:35parce que c'est un élément... Donc il faut que jeunesse se passe ?
00:37Non, je ne dis pas qu'il faut que jeunesse se passe, mais il faut que
00:39par contre, un blocus symbolique
00:42on ne met pas le feu aux poubelles
00:43on ne tabasse pas des enseignants
00:45etc. Voilà, et ceux qui
00:47veulent pouvoir aller bosser, ils doivent pouvoir aller
00:49bosser. Le blocus, il a cette dimension
00:51de mobilisation et cette mobilisation
00:53elle est fructueuse. C'est le blocus
00:55light, la version
00:57socialiste du blocus
00:59Michel Salvatore, c'est ça que vous comprenez ?
01:01Oui, enfin on sent quand même qu'il a un sacré passé
01:04de bloqueur quand même
01:05Jérôme Guelge. Je pense que
01:07à l'époque de la loi de Vaquet ou du
01:09CPE, il a dû
01:11être à l'oeuvre. Non mais ce qu'on voit là
01:13c'est que le mouvement est en train de se
01:15terminer, c'est quand même ça qui est
01:17le plus important. C'est important
01:19pour tous ceux qui veulent travailler et qui vont pouvoir
01:21reprendre les cours normalement.
01:23Je crois que c'est aussi important pour le gouvernement
01:25parce que je pense que le gouvernement avait vraiment très peur de
01:27la jonction entre le mouvement lycéen
01:29et l'appel à la grève générale de la CGT
01:33qui est prévu pour jeudi.
01:35Mais il y aura certainement des lycéens ou des jeunes en tout cas dans le cortège.
01:38Oui mais on voit que la dynamique,
01:39on verra demain parce qu'en fait il y a des appels encore à bloquer demain.
01:42Mais on verra si
01:43la dynamique est en train de
01:45de s'étioler, auquel cas
01:47bon ben ça sera un problème de moins
01:49pour le gouvernement mais il en reste beaucoup.
01:52Si en revanche on est plus dans une phase de répit
01:55avant une reprise, bon évidemment
01:57ça sera très embêtant.
01:58Mais on voit bien que le gouvernement
02:00essayait d'utiliser
02:02les vacances de la Toussaint
02:03pour essayer de régler le problème
02:06des lycéens.
02:07Ils ont lâché énormément quand même, il faut dire les choses comme elles sont.
02:10Ils ont lâché ne serait-ce que l'idée même
02:12de la sélection, puisqu'on va revoir Parcoursup
02:16mais avec cette idée quand même
02:17qu'il ne faut surtout pas
02:21sélectionner les étudiants.
02:22En tout cas, il faut tout adoucir.
02:25Il y a eu aussi
02:26des concessions
02:29sur 15 000 places
02:31en fac supplémentaires
02:32alors qu'on ne voit pas forcément
02:34l'utilité que ça pourrait avoir, etc.
02:36Donc ils ont beaucoup cédé.
02:37Des engagements aussi pour 4 milliards de prêts
02:40pour rénover les lycées.
02:42Et donc, ils ont fait ça pendant les vacances de la Toussaint
02:45avec l'espoir
02:46qu'il n'y ait pas de jonction
02:49importante
02:49entre les lycéens, encore une fois,
02:51et les salariés.
02:52Et Sébastien Lecornu a promis
02:53de revoir les étudiants et les lycéens
02:55là, d'ici la semaine prochaine justement.
02:57Il l'avait dit, il avait dit qu'il les recevrait de nouveau
02:59pour faire le point justement
03:00sur ces engagements que vous nous avez cités.
03:02Yvan Riaufol.
03:03La colère lycéenne ne manquait pas
03:06malgré tout de motif d'insatisfaction
03:09si je puis dire.
03:10Parce que les lycéens payent 50 ans
03:12de politique erratique de l'éducation nationale
03:15et singulièrement ces dix dernières années
03:17où se sont succédés au ministère
03:19huit ministres
03:20avec des politiques qui étaient aussi différentes
03:23qu'on a pu le voir entre M. Blanquer
03:25et son nom m'échappe à l'instant.
03:28Papa Pendiaï.
03:28Papa Pendiaï, pardon.
03:29Madame Belloubet.
03:30Mais on les a tous oubliés.
03:32Donc on les a déjà oubliés.
03:34Donc il ne manquait pas.
03:35Effectivement c'est un mouvement
03:36qui aurait pu porter une colère
03:38malgré tout légitime.
03:39Mais c'est une colère qui s'est très vite délégitimée
03:42dans la mesure où dès les premiers instants
03:44quand le mouvement est parti
03:45d'un lycée de Créteil
03:48on s'est aperçu que ce mouvement
03:50avait été cornaqué,
03:51avait été récupéré
03:52à la fois par la France insoumise,
03:54par l'extrême gauche
03:54et à la fois par ce que j'appelle
03:55le palestinisme par commodité
03:57pour ne pas dire l'islamisme
03:59c'est-à-dire également
03:59tout ce mouvement
04:00qui voulait s'identifier
04:03à la cause palestinienne
04:04à la défense de Gaza
04:05à la critique d'Israël.
04:06Donc on a bien vu
04:07que ça n'avait plus rien à voir
04:08naturellement avec les motifs
04:09très réels qui étaient portés au départ
04:11c'est-à-dire manque de profs
04:12locaux insalubres, etc.
04:14On pouvait entendre ceci
04:15mais depuis ça s'est d'abord
04:17caricaturé dans cette récupération
04:19et puis caricaturé surtout
04:20dans cette petite terreur urbaine
04:22portée par ceux que l'on appelait
04:23gentiment des gavroches
04:24et qui en fait se sont révélés
04:26comme étant des horribles
04:28des horribles casseurs.
04:29Oui mais les revendications
04:30ont été entendues
04:32par le gouvernement quand même.
04:34Donc ces revendications
04:34et ce pourquoi il manifestait
04:37et bloqué
04:37ont été...
04:39Hélas oui !
04:40C'est-à-dire que le jeunisme
04:41est la marque de la faiblesse
04:43de tous les pouvoirs.
04:44Alors c'est le jeunisme
04:45on l'entend quand Jérôme Gage
04:46trouve qu'il est sympathique
04:48malgré tout de mimer
04:49ces genres de blocages
04:50et puis le jeunisme
04:51a révélé...
04:53Oui mais vous dites
04:54que c'était légitime
04:55il y avait certaines revendications
04:56qui étaient légitimes.
04:57Oui oui.
04:57Vous le dites vous-même en disant...
04:58Bien sûr bien sûr bien sûr
04:59mais précisément
05:01le gouvernement
05:02en acceptant si vite
05:03des mesures aussi
05:05aussi faciles
05:06que de supprimer la sélection
05:07ou aussi démagogique
05:09que de dire qu'on va supprimer
05:10le parcours sub
05:11sans savoir par quoi
05:11on va le représenter
05:12le gouvernement a signifié
05:13sa propre faiblesse.
05:15Ils ont mis à moi !
05:15Et avec une surenchère
05:17sur ce que l'on voit
05:17apparaître aujourd'hui
05:18d'une partie la plus radicale
05:20des lycéens
05:20qui disent que puisque
05:21le gouvernement a cédé
05:22une première fois
05:23il cédera une deuxième fois.
05:24Jean-Michel Salvatore.
05:25Oui mais moi je trouve
05:26que malgré tout
05:26on est en train de mentir
05:28aux étudiants
05:28mentir aux lycéens
05:29leur faire croire
05:31qu'on peut faire des études
05:33sans sélection
05:33c'est leur mentir
05:35leur faire croire
05:36que tout le monde
05:36peut avoir accès
05:37à l'université
05:38c'est leur mentir
05:39leur faire croire
05:40que tout le monde
05:41aura un master
05:41c'est leur mentir
05:42évidemment que le monde
05:44n'est pas celui-là
05:45et moi j'ai trouvé
05:46que le gouvernement
05:47bon évidemment
05:48tellement fragilisé
05:49par la situation
05:51à la fois politique
05:52économique
05:52sécuritaire etc
05:53ils ont tout lâché
05:55ils ont lâché
05:56de vrais symboles
05:57comme par exemple
05:58le parcours sup
05:59et bon courage
06:00pour les suivants
06:01quand il faudra
06:01rétablir malgré tout
06:02un système de sélection.
06:04ils ont surtout renvoyé
06:05au prochain
06:06au prochain
06:07on reste ensemble
06:08Jean-Michel Salvatore
06:09et Yvan Riaufol
06:10on parlera de Jean-Luc Mélenchon
06:11et de son rapport aux médias
06:12à tout de suite sur Europe 1
06:14il est 13h27
06:14excellent après-midi
06:15vous écoutez Clélie Mathias
06:16c'était Chroniqueur
06:17sur Europe 1
06:171
06:18on
06:19on
06:19on
06:19on
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