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🔵 **LA SEMAINE EN 5 ACTUS | TVL **
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**📌 AU SOMMAIRE CETTE SEMAINE :**
00:05 – Actu n°1 : Macron, le président des ténèbres
04:27 – Actu n°2 : Macron fait payer le chaos aux Français
08:11 – Actu n°3 : Crise, manifestation : le dernier répit de Macron ?
11:47 – Actu n°4 : Macron : entre crise et corruption de mineurs ?
16:03 – Actu n°5 : La chute de l'axe Washington-Tel-Aviv ?
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Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=gi1pPtknBc4
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NewsTranscription
00:05Un automne sans fin pour le gouvernement.
00:07Pour la troisième semaine de suite, la journée de samedi sera marquée par des manifestations diverses et un risque élevé
00:13de violence.
00:15La dissimulation du visage dans l'espace public est interdite depuis une loi de 2010.
00:18Et depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation
00:23au cours de laquelle sont commis des troubles à l'ordre public
00:27ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront
00:31commis, c'est même un délit.
00:33Dissimulation de visage.
00:34Et non, Laurent Nunez ne s'attaque pas au voile intégral, mais évoque les mobilisations de samedi
00:39pour lesquelles est attendu un ensemble toujours plus hétéroclite de manifestants.
00:44Dans un télégramme adressé au préfet, il appelle à une vigilance maximale
00:47pour ce troisième samedi consécutif de manifestations partout en France.
00:51Des appels ont été repérés sur les réseaux sociaux pour des rassemblements dans les centres-villes
00:55et sur des places publiques sous le prétexte de la fête américaine d'Halloween.
01:00Aux crasseux d'extrême-gauche sous perfusion de 8-6, aux syndicalistes mergazés,
01:04aux gilets jaunes canal extrême-gauche, risquent donc de s'ajouter des personnes masquées.
01:09Antifa diversitaire, difficile de savoir qui sera de la partie,
01:13mais Beauvau envisage la question et demande de porter une attention toute particulière
01:18aux appels à se rassembler à partir de 20h et aux risques de cortège sauvage.
01:22Le ministre invite les préfets à déployer un dispositif opérationnel robuste, puissant,
01:27réactif et agile pour renforcer les effectifs.
01:29Les mesures de suspension des repos des policiers et gendarmes ont été validées
01:33là où cela était nécessaire afin de porter le taux de disponibilité à 75%.
01:38Au milieu de ce dispositif, on en oublierait presque d'où est venue l'étincelle.
01:44Des lycées, mais les organisations lycéennes, encore moins légitimes que les syndicats,
01:48peinent à exister dans le mouvement social, comme effacées par les professionnels de la lutte sociale
01:53et par les problèmes des grandes personnes.
01:56Et encore une fois, on insiste à l'interdiction d'une manifestation,
01:59d'un parcours qui était prévu depuis plusieurs jours.
02:02On nous balade, c'est encore des manœuvres de la part de ce gouvernement
02:06et qui littéralement organisent le chaos.
02:09C'est une honte, dans quel pays vivons-nous pour qu'on nous interdise des manifestations ?
02:14C'est quand même un droit constitutionnel, c'est un droit fondamental de pouvoir se réunir,
02:17de pouvoir manifester.
02:18Un droit constitutionnel, réservé néanmoins à l'extrême gauche,
02:22est ici adapté pour éviter de mettre le centre de la capitale à feu et à sang.
02:26Des contrôles de flux sont préconisés en amont, notamment dans les gares
02:29et sur les axes de transport pour détecter d'éventuels matériels
02:33destinés à exercer des violences, cagoules, masques, feux d'artifice, mortiers
02:36ou identifier des personnes interdites de manifestation.
02:40Les autorités pourront aussi recourir à l'ensemble des mesures de police administrative,
02:44interdiction de manifestés en centre-ville, autorisation de cortège en périphérie,
02:48interdiction de rassemblement ou couvre-feu.
02:50La nuit d'Halloween, régulièrement sensible dans plusieurs villes ces dernières années,
02:54se trouve amplifiée par le climat social et par des appels viraux sur les réseaux
02:58où certains promettent une, je cite, « nuit des ténèbres »,
03:01évoquant également des confrontations spectaculaires.
03:04Environ 70 000 policiers et gendarmes seront donc mobilisés.
03:08Côté politique, la gauche défend naturellement le mouvement qui lui est lié,
03:11loin de rassembler au-delà de l'aile gauche du PS.
03:14À droite, chez les LR même, Michel Barnier tente de faire son beurre sur la situation
03:18en appelant le gouvernement à la mesure, tout en jouant le vieux routier de l'ordre républicain
03:22et en profitant de l'occasion pour demander que la capitale, dont il est député,
03:28devienne encore plus un hub touristique avec une généralisation du travail du dimanche.
03:32Il faut de l'ordre, il faut de l'autorité dans ce pays
03:35et faire confiance à ceux qui assurent l'ordre, des forces de police, des sécurités,
03:39des gendarmeries, il y a plus de 1000 policiers et de gendarmes qui ont été blessés.
03:43Et puis bien distinguer, M. Le Tellier, ceux qui manifestent pacifiquement,
03:47qui expriment une angoisse, une colère, des inquiétudes,
03:50et puis ceux qui cassent et qui pillent et avec lesquels il faut être intraitable.
03:54Au gouvernement qui ne m'a pas encore répondu que l'ensemble de la capitale
03:58soit classé en zone touristique internationale,
04:01ce qui permettrait d'ouvrir plus facilement le samedi et le dimanche
04:04et donc de retrouver une capacité de travail et aussi du pouvoir d'achat pour les salariés.
04:08Vous attendez une réponse du groupe ?
04:08Avec des alliés pareils, inutiles d'avoir des ennemis pour le centre macroniste au pouvoir.
04:12Plus généralement, si le mouvement venait à se maintenir samedi,
04:15en dépit d'un rejet grandissant de l'opinion,
04:17les manifestants pourraient espérer prolonger ces petites luttes du samedi jusqu'à l'hiver
04:22et participer ainsi à la pression de l'extrême-gauche parlementaire
04:25en plein débat autour du budget.
04:27Tu casses, tu payes sera en réalité comme prévu,
04:30il casse et on paye.
04:32Comme souvent, derrière les effets d'annonce du macronisme,
04:34se cache une facture que partageront les contribuables,
04:37le point d'Olivier Frère-Jacques.
04:38Dès le plus jeune âge, il faut en revenir à un principe clair.
04:42Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies,
04:45tu défis l'autorité, on t'apprend à la respecter.
04:48On pourrait aussi ajouter, tu échoues à agir, tu dégages.
04:52Mais non, ils sont toujours là avec leurs slogans et leurs grandes promesses.
04:56Parmi ceux-ci, le fameux « tu casses payes » cher à Gabriel Attal
05:00est censé rassurer la ménagère de plus de 50 ans
05:02en montrant que le macronisme, c'est aussi le respect de l'autorité.
05:06L'aboutissement législatif de ce coup de com' a été adopté dans la nuit de mardi à mercredi.
05:11Par le Sénat, la proposition de loi vise à instaurer le principe du « casseur payeur »
05:15lors des manifestations et attroupements violents
05:18et est présentée comme une réponse ferme aux dégradations.
05:21Après les violences du 17 octobre, avec plus de 3000 commerces touchés
05:24et une facture estimée à plus d'un milliard d'euros,
05:27le texte renforce la responsabilité collective.
05:30Toute personne participant scillamment à un groupe
05:33peut être tenue de réparer les dommages commis par d'autres
05:37dans la limite de 10 000 euros,
05:38même sans preuve qu'elle en est l'auteur.
05:41Une écriture juridiquement bancale pour un texte qui sera inapplicable.
05:46Les prestations sociales et familiales pourront être ponctionnées.
05:50Le gouvernement vante une logique de responsabilité.
05:53La gauche, Mélenchoniste, du côté des casseurs,
05:56dénonce un texte qui contreviendrait à la liberté de manifester.
05:59A l'image de la présidente du groupe Lévi à l'Assemblée, Mathilde Panot.
06:03Cette loi, c'est une atteinte grave.
06:04On devrait la renommer comme ça.
06:06Loi pour atteindre de manière grave aux droits de manifester.
06:09Pourquoi ? Je vais vous dire, si c'est pour avoir de nouveau la droite,
06:12l'extrême droite, qui ont un tapis rouge pour raconter ce qu'ils racontent
06:16depuis des jours, c'est-à-dire que ce sont les Noirs et les Arabes
06:18qui seraient responsables des casse, qui mènent à l'attentat raciste
06:22qu'il y a eu à Trappes, je mets une grosse alerte sur cette question.
06:25Mathilde Panot n'a visiblement pas vu les images du 17 octobre.
06:29Beaucoup d'agitation, d'idéologie et de démagogie,
06:32alors qu'il suffirait pour elle de dire que le texte est bancal
06:35et qu'il limite factuellement le droit de manifester et ne pourra pas être appliqué
06:39s'il passe les fourches codines du Conseil constitutionnel.
06:43En effet, on pourrait très bien imaginer des attaques sous faux drapeau
06:46à n'importe quelle manifestation, des personnes hostiles,
06:48de n'importe quelle sensibilité politique,
06:50voire des policiers dans une opération de barbouzerie,
06:53pourraient venir casser.
06:54Et ce sont les manifestants non-casseurs qui y payeraient.
06:57Les macronistes et les LFistes dos à dos dans un affrontement caricatural.
07:02Et en réalité, qui va payer ? Les contribuables français.
07:06Dans les faits, les victimes se tournent d'abord vers leurs assurances.
07:09Et ce sont bien les assurés ordinaires qui en supporteront le coût.
07:14En effet, parallèlement à ce tour de manche législatif,
07:16le gouvernement relance la taxe émeute.
07:19Une cotisation obligatoire de 0,8% sur les contrats d'assurance d'hommage,
07:23habitation, automobile, professionnelle,
07:25qui doit alimenter un fonds de mutualisation censé rapporter
07:28environ 400 millions d'euros par an à partir de janvier 2027.
07:32Ce mécanisme, inspiré des catastrophes naturelles,
07:35se déclenchera dès que les sinistres dépassent certains seuils.
07:39Les assureurs déjà confrontés à des risques grandissants
07:42comme ceux liés aux incendies et aux inondations,
07:45répercuteront ces charges.
07:47Les primes déjà annoncées en hausse de plusieurs pourcents en 2027
07:50pour l'auto et l'habitation grimperont encore.
07:53Les Français paieront donc plusieurs fois,
07:56via leurs impôts pour le maintien de l'ordre,
07:57via cette surprime obligatoire et via la hausse générale des tarifs d'assurance.
08:02Après les scènes de pillage d'octobre,
08:04la question budgétaire se mêle ainsi à la gestion sécuritaire
08:07de domaines dans lesquels le macronisme est allé dans le mur.
08:12Des mobilisations en baisse, moins de casse,
08:15et un exécutif qui fanfaronne.
08:17Le bilan des manifestations du 24 octobre
08:19donne un sursis au gouvernement,
08:21mais un sursis seulement, Olivier Frère-Jacques.
08:23Samedi 24, une nouvelle journée de mobilisation nationale hétéroclite
08:27entre lutte contre la vie chère et défense des services publics
08:30a rassemblé, selon les sources, entre 410 000 personnes,
08:33selon le ministère de l'Intérieur,
08:34et près de 800 000 pour la CGT.
08:36À Paris, le cortège aurait compté entre 100 et 250 000 personnes.
08:40Les chiffres sont en recul par rapport au 17 octobre,
08:43mais il s'agit néanmoins de mobilisation d'importance.
08:46Sous une météo souvent maussade et pluvieuse,
08:49dans plusieurs régions,
08:50les ardeurs se sont manifestement calmées.
08:52À Paris, le cortège, déplacé à la dernière minute,
08:54s'est déroulé dans le calme jusqu'à son arrivée.
08:57Portes de Vincennes,
08:58où des échauffourées mineures ont eu lieu.
09:13Un demi-millier de militants d'extrême-gauche
09:16ont affronté des forces de police
09:17et détérioré quelques vitrines après la manifestation.
09:21Des heures ont également été signalées à Lyon,
09:23Marseille, Nantes, Toulouse ou Grenoble,
09:25avec des tentatives de pillages isolés.
09:27Dans quelques villes comme Nice,
09:28des militants nationalistes ont manifesté contre les casseurs,
09:31allant parfois au contact avec l'extrême-gauche.
09:34Pour l'ensemble des cortèges,
09:35le bilan humain reste limité.
09:37Trois personnes grièvement blessées,
09:38à Toulouse et Clermont-Ferrand notamment.
09:40Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
09:42et ses compères du gouvernement
09:44se sont félicités de ce trait relatif calme,
09:47avec environ 1450 interpellations.
09:50Et selon le ministre, un peu plus de 250 policiers blessés.
09:53Non, l'agent a été maîtrisé, évidemment,
09:55puisqu'il n'y a pas eu d'incident grave,
09:58malgré la volonté d'en découdre
10:00de militants de la mouvance ultra-gauche
10:02et que ça me roche radicale.
10:04L'État a eu le dessus.
10:05L'État a eu le dessus ce week-end.
10:06L'État a été fort,
10:08parce que l'État et le gouvernement,
10:10le ministre de l'Intérieur,
10:11ont anticipé ces manifestations,
10:14ont anticipé d'éventuelles violences,
10:16et on a réussi une formulation toute faite
10:19du porte-parole du gouvernement,
10:21Maude Bréjon,
10:22qui met néanmoins en lumière
10:23le chaos total de la semaine précédente.
10:25Cette fois, le déploiement a été massif,
10:27environ 70 000 policiers et gendarmes,
10:29appuyés par des unités spéciales
10:31et des moyens lourds.
10:31Un dispositif qui interroge
10:32sur la préparation,
10:34ou plutôt l'impréparation,
10:35du 17 octobre,
10:36sous estimation réelle de la menace,
10:38ou calcul politique laissant prospérer
10:40un certain chaos
10:41pour justifier ensuite une réponse musclée.
10:43Un peu des deux, probablement.
10:45Ce niveau de mobilisation policière
10:47ne pourra cependant de toute évidence
10:49pas être reproduit chaque fin de semaine.
10:51Et pourtant, l'automne s'annonce chargé,
10:54avec notamment un appel
10:55à la grève générale de la CGT le 5 novembre.
10:57Moi, je crois que de ce qu'il dit,
10:59vous savez,
11:01l'histoire montre que des événements comme cela,
11:04personne ne les contrôle.
11:06Les gens savent qu'ils prennent des risques
11:08en mettant le nez dehors.
11:09Un candidat insoumis très confiant
11:11dans les syndicats,
11:12qui ont pourtant plus tendance
11:13à étouffer les colères qu'a les amplifiées,
11:15défendant leurs intérêts propres
11:17en tentant de conserver
11:18le monopole de la contestation.
11:20Un acte 3 des Gilets jaunes
11:22est annoncé pour samedi prochain.
11:24La veille, une casseroleade
11:25est annoncée devant l'Assemblée nationale
11:27et les permanences parlementaires.
11:29Les retraités sont attendus, eux,
11:31le 19 novembre à Paris
11:32contre la baisse de leur pension
11:34et les pompiers le 4 décembre.
11:35L'automne s'annonce long,
11:38d'autant que le gouvernement
11:39devra aussi composer avec la question budgétaire,
11:42qui a probablement beaucoup plus de chances
11:44de le faire chuter
11:44que les mouvements d'humeur dans la rue.
11:47Opération séduction
11:48pour un exécutif en bout de piste.
11:51Sébastien Lecornu a tenté
11:52de rassurer les organisations lycéennes
11:54et des influenceurs,
11:55mais l'affaire semble bien mal embarquée.
11:57Olivier Frère-Jacques.
11:59Il y a eu mention
12:01à quel point la jeunesse est merveilleuse.
12:03Si la jeunesse est si merveilleuse que ça,
12:05ce serait peut-être bien
12:06de l'écouter, d'agir dans son sens.
12:08Moi, j'ai eu l'impression
12:10qu'on nous ait beaucoup de déclarations d'intention
12:13combinées à certaines émotions
12:15qui auraient eu pour objectif
12:16de nous attendrir.
12:17Mais en réalité,
12:17je ne pense pas que cela va étouffer
12:19le mouvement social.
12:20Je n'espère pas que cela va mettre fin
12:22au mouvement social
12:23parce que la réponse qu'on a là,
12:24elle est minime
12:26et très largement éloignée
12:28de la réalité
12:29qui bouscule une très grande partie
12:31des jeunes Français
12:32qui manifestent depuis plusieurs semaines.
12:34Le charme ne fonctionne plus.
12:35Au sortir d'un retien
12:36avec le Premier ministre,
12:37l'influenceuse Anne Baldi
12:39a démonté l'opération séduction ministérielle.
12:42Une fin de règne un peu pathétique
12:44avec un chef du gouvernement
12:45qui reçoit à Matignon
12:46des syndicats de lycéens
12:48ultra minoritaires
12:49qui ne représentent personne
12:50et des starlets de YouTube
12:52dont la légitimité
12:53laisse à désirer également.
12:56Contacté la veille,
12:57parfois directement sur Instagram,
12:59ces influenceurs ont pu découvrir
13:00les propositions de l'exécutif
13:02et les dévoiler au public
13:03avant même l'ouverture des discussions
13:05avec les représentants
13:06des manifestants.
13:07Le cornu,
13:08qui jouait au moine soldat
13:10il y a encore peu
13:10et bénéficiait d'une figure
13:12plutôt austère,
13:12semble avoir tenté sa chance
13:14dans un monde
13:14dont il ne connaît visiblement
13:16pas vraiment les codes.
13:17Un professeur youtubeur
13:19a ainsi évoqué
13:21la suppression
13:21ou plutôt le remplacement
13:23de Parcoursup.
13:24Je viens de raccrocher
13:25d'un appel
13:25avec le Premier ministre,
13:26avec le ministre
13:27de l'Éducation nationale
13:28et le ministre
13:29de l'Enseignement supérieur.
13:30C'est officiel.
13:31Parcoursup,
13:31c'est terminé.
13:32Après deux heures d'échange,
13:33je peux vous annoncer
13:35de manière officielle
13:35que c'est la fin de Parcoursup
13:37dès cette année.
13:38Le nom ne changera pas
13:39encore cette année,
13:40mais des gros changements
13:41arrivent dès maintenant,
13:42dès le mois prochain
13:43et l'année prochaine,
13:44une nouvelle plateforme
13:45va voir le jour.
13:46Les organisations lycéennes
13:47ultra minoritaires
13:48ne sont évidemment pas satisfaites
13:49et ne le seront
13:50de toute manière pas
13:51tant que Mélenchon
13:51ne sera pas à l'Élysée.
13:53Louis Le Toublon,
13:54vice-président de l'organisation
13:55Les Lycéens,
13:55s'est exprimé
13:56au sortir de Matignon.
13:58Tout n'est pas encore satisfait
13:59et nous irons au bout.
14:01Nous satisferons
14:03les revendications
14:04des lycéennes
14:04et des lycéens
14:05et nous appelons
14:06à la mobilisation
14:07le 5 novembre
14:08et le 31 octobre.
14:10Et plus globalement,
14:11il faut le redire,
14:12bravo aux lycéennes
14:13et aux lycéens
14:13qui se sont mobilisés
14:14et qui ont obtenu
14:15au moins quelque chose.
14:16C'est la peur du gouvernement.
14:18Un petit bourgeois parisien
14:19à lunettes très content
14:20de pouvoir faire peur
14:21à quelqu'un.
14:22En attendant,
14:23les propositions
14:24du gouvernement
14:24ne valent pas grand-chose
14:25car une bonne partie
14:26dépendront de ceux
14:28qui lui succéderont
14:29qui auront peut-être
14:30d'autres projets.
14:31Le ministre
14:32de l'Éducation nationale
14:33et celui de l'Enseignement supérieur
14:34évoquent également
14:3515 000 places supplémentaires
14:37dans le supérieur
14:37entre 2027 et 2028
14:39ainsi qu'un plafonnement
14:40à 28 élèves
14:41des classes de seconde
14:42d'abord dans les établissements
14:43les moins favorisés.
14:44Les suppressions de postes
14:46envisagées dans le secondaire
14:47seront annulées
14:48et 500 postes d'enseignants
14:51ajoutés au budget 2027.
14:52Côté bâtiment,
14:53l'exécutif annonce
14:544 milliards d'euros
14:55de prêts destinés
14:55à la rénovation scolaire
14:56et 1 milliard d'investissements
14:58pour les campus universitaires.
15:00Les bourses étudiantes
15:01devraient être indexées
15:02sur le coût de la vie.
15:04Reste à distinguer
15:05ces engagements
15:06des mesures
15:06immédiatement applicables.
15:08Plusieurs dépendent
15:09du budget du Parlement
15:10ou des prochaines rentrées scolaires.
15:11Les organisations mobilisées,
15:13elles,
15:13n'entendent donc pas
15:14relâcher la pression
15:15mais ont finalement
15:16un peu perdu la main.
15:17Non pas à cause
15:18des propositions
15:19de l'exécutif
15:19mais plutôt
15:20par le mouvement social
15:21dont elles se revendiquent
15:23et qui les dépassent largement.
15:25Les 17 et 24 octobre,
15:27il était très peu
15:27question des lycéens
15:28et les syndicats
15:29de travailleurs
15:30et de fonctionnaires
15:31auront tôt fait
15:32de tirer la couverture vers eux.
15:34Emmanuel Macron,
15:35lui,
15:35cherche parallèlement
15:36à reprendre la main
15:37sur le maintien de l'ordre
15:38comme en témoigne
15:39son déplacement à Marseille
15:40où il a pu constater
15:41l'échec de l'exécutif.
15:43Entre concessions scolaires,
15:45communication numérique
15:46et démonstration d'autorité,
15:48le pouvoir en place
15:48tente désormais
15:49de reprendre l'initiative
15:50et jouera la montre
15:51autant que possible
15:52faisant ici et là
15:53des concessions
15:54pour tenter d'amadouer
15:55les mécontents.
15:55Mais le vrai tournant
15:56ne se jouera probablement
15:58pas dans la rue
15:58et encore moins
15:59dans les lycées
16:00mais plutôt à l'Assemblée
16:01avec le vote du budget.
16:03L'axe Tel Aviv-Washington
16:04serait-il en train
16:05de vaciller
16:06à quelques jours d'intervalle ?
16:08Deux scrutins
16:08pourraient bouleverser
16:09les équilibres politiques
16:10au Proche-Orient.
16:11Hasard du calendrier
16:13et chocs électoraux
16:14en Israël.
16:15Les élections législatives
16:16du 27 octobre
16:16n'ont dégagé
16:17aucune majorité claire.
16:19Aux Etats-Unis,
16:20les élections de mi-mandat
16:21du 3 novembre
16:22menacent de sanctionner
16:23Donald Trump.
16:24Deux dirigeants
16:25historiquement proches,
16:26Benjamin Netanyahou
16:27et le président américain
16:28Donald Trump
16:28se retrouvent ainsi
16:29sur un siège éjectable.
16:31Si leur avenir politique
16:32est incertain,
16:33celui de l'alliance
16:34entre Washington et Tel Aviv
16:35pourrait également
16:36connaître des évolutions.
16:38En Israël,
16:38le dépouillement
16:39confirme une situation
16:40particulièrement complexe.
16:42Avec près de 94%
16:43des suffrages comptabilisés,
16:44la coalition de Netanyahou
16:46obtient 53 sièges
16:47sur 120,
16:48contre 48 pour l'opposition
16:50conduite par l'ancien
16:51chef d'état-major
16:51Gadi Eisenkot.
16:53Les partis arabes
16:54réalisent une percée
16:55historique avec 19 élus.
16:57Le premier ministre
16:58sortant reste en tête
16:59mais demeure loin
17:00des 61 sièges
17:01nécessaires pour gouverner.
17:03Le chef de l'État,
17:04Isaac Herzog,
17:05devra donc désigner
17:06un parlementaire
17:07chargé de former
17:08un gouvernement.
17:09Eisenkot pourrait théoriquement
17:11s'appuyer sur les partis arabes
17:12mais plusieurs de ses alliés
17:14refusent cette option.
17:15Netanyahou, lui,
17:16pourrait rechercher
17:17des ralliements
17:18ou une formule
17:19d'union nationale.
17:20A défaut,
17:21Israël risque
17:21un nouveau scrutin
17:23dans son discours.
17:24Après le vote,
17:25le dirigeant du Likoud
17:25a appelé à constituer
17:27un gouvernement national
17:28fort de droite
17:29tout en invoquant
17:30la, je cite,
17:31menace iranienne.
17:33Nous devons former
17:34un gouvernement national
17:35fort, de droite.
17:38C'est ce qu'il faut faire.
17:41Il est interdit,
17:43tout simplement interdit,
17:44de mettre Israël en danger
17:45en formant un gouvernement
17:47qui s'appuie
17:48sur des partis arabes
17:49antisionistes.
17:51Aux États-Unis,
17:52Donald Trump joue
17:53une partie également délicate.
17:55Les démocrates sont favoris
17:57pour reconquérir
17:57la Chambre des représentants
17:58tandis que le Sénat
17:59demeure plus disputé.
18:00Une défaite
18:01ne chasserait pas
18:02Trump de la Maison-Blanche
18:03mais pourrait contrarier
18:04son programme budgétaire,
18:05multiplier les enquêtes
18:06parlementaires
18:07et le fragiliser
18:08sur la scène internationale
18:09avec un contrôle
18:10parlementaire accru.
18:11La hausse des prix,
18:12notamment de l'énergie
18:13et le coût de sa guerre
18:15contre l'Iran
18:15évalué à plus de 47 milliards
18:17de dollars selon
18:18les données du Pentagone
18:19alimentent le mécontentement
18:20contre celui
18:21qui s'était fait élire
18:22sur un programme
18:23isolationniste.
18:24Il a pu retrouver
18:25sur son chemin
18:26un de ses prédécesseurs,
18:27Barack Obama,
18:28qui s'est engagé
18:30dans la bataille
18:30icône pour les atlantistes
18:32en France et en Europe.
18:33L'ancien chef d'État
18:34n'a pas la même popularité
18:35dans son propre pays
18:36où l'on se rappelle
18:37de ses médiocres mandats.
18:38L'ancien président démocrate
18:40a néanmoins dénoncé
18:40une administration
18:41incapable de répondre
18:43aux préoccupations
18:44quotidiennes des Américains
18:45en appuyant
18:46sur l'intervention en Iran,
18:47véritable talon d'Achille
18:48du président en exercice.
18:50« Le président actuel
18:53a fait une série
18:53de mauvais choix.
18:56Mais surtout,
18:57il a décidé
18:58de lancer une guerre
18:58inutile que personne
18:59n'a réclamée
19:00et pour laquelle
19:01personne n'a voté. »
19:02Au niveau de l'exécutif,
19:04le vice-président
19:04J.D. Evans
19:05a écrit
19:05à Moshin Rezaï,
19:07au responsable iranien,
19:08pour envisager
19:09un cadre de négociation.
19:10Il ne s'agit pas encore
19:11d'un accord
19:12et Washington exige
19:13toujours des discussions
19:14sur le nucléaire,
19:15tandis que Téhéran
19:16réclame des mesures
19:17d'allègement économique.
19:18Une main tendue
19:19par l'administration US
19:20pour calmer
19:21les électeurs échaudés
19:22par la guerre
19:22ou pour vraiment
19:23envisager une sortie
19:24de conflit
19:24difficile à évaluer
19:26pour le moment.
19:27En cas de déroute républicaine
19:28aux élections
19:28de demi-mandat aux Etats-Unis
19:29et de changement
19:30de Premier ministre
19:31en Israël,
19:32les cartes pourraient
19:32être largement redistribuées.
19:35Reste que Trump
19:36comme Netanyahou
19:36ont de la ressource
19:38et ont prouvé
19:38par le passé
19:39qu'ils savaient
19:39l'un comme l'autre
19:40rebondir,
19:41voire même renaître.