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A la une de cette édition, une fin de semaine sous le signe des ténèbres. Entre manifestations d’extrême gauche et promesse d'Halloween chaotique, l'exécutif va encore être mis sous pression.

Nous évoquerons ensuite les débats autour de l’épargne privée. Nos dirigeants, incapables de résoudre le problème de la dette, ont besoin de votre argent.

Et enfin, France 2030 : un projet censé réindustrialiser le pays mais qui est en réalité un autre fiasco du président Macron… Même la très docile Cour des comptes se montre critique.
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#émeutes #économie #macron

Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=QorEodiaqfo

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Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. A la une de cette édition, une fin de semaine sous le signe des ténèbres.
00:18Entre manifestations d'extrême gauche et promesses d'Halloween chaotiques, l'exécutif va encore être mis sous pression.
00:25Nous évoquons ensuite les débats autour de l'épargne privée.
00:28Nos dirigeants, incapables de résoudre le problème de la dette, ont besoin de votre argent.
00:33Et enfin, France 2030, un projet censé réindustrialiser le pays, mais qui est en réalité un autre fiasco du président
00:40Macron.
00:40Même la trade aussi, le cours des comptes, se montre critique.
00:48Un automne sans fin pour le gouvernement.
00:50Pour la troisième semaine de suite, la journée de samedi sera marquée par des manifestations diverses et un risque élevé
00:57de violence.
00:58La dissimulation du visage dans l'espace public est interdite depuis une loi de 2010.
01:02Et depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation au cours de laquelle
01:08sont commis des troubles à l'ordre public,
01:10ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront
01:14commis, c'est même un délit.
01:15Dissimulation de visage.
01:18Et non, Laurent Nunez ne s'attaque pas aux voiles intégrales, mais évoque les mobilisations de samedi,
01:23pour lesquelles est attendu un ensemble toujours plus hétéroclite de manifestants.
01:27Dans un télégramme adressé au préfet, il appelle à une vigilance maximale pour ce troisième samedi consécutif de manifestations partout
01:33en France.
01:34Des appels ont été repérés sur les réseaux sociaux pour des rassemblements dans les centres-villes et sur des places
01:39publiques
01:40sous le prétexte de la fête américaine d'Halloween.
01:43Aux crasseux d'extrême-gauche sous perfusion de 8-6, aux syndicalistes mergazés, aux gilets jaunes canal extrême-gauche,
01:49risquent donc de s'ajouter des personnes masquées.
01:52Antifa diversitaire, difficile de savoir qui sera de la partie, mais Beauvau envisage la question
01:58et demande de porter une attention toute particulière aux appels à se rassembler à partir de 20h et aux risques
02:04de cortège sauvage.
02:05Le ministre invite les préfets à déployer un dispositif opérationnel robuste, puissant, réactif et agile.
02:11Pour renforcer les effectifs, les mesures de suspension des repos des policiers et gendarmes
02:15ont été validées là où cela était nécessaire afin de porter le taux de disponibilité à 75%.
02:22Au milieu de ce dispositif, on en oublierait presque d'où est venue l'étincelle des lycées.
02:28Mais les organisations lycéennes, encore moins légitimes que les syndicats,
02:31peinent à exister dans le mouvement social, comme effacées par les professionnels de la lutte sociale
02:36et par les problèmes des grandes personnes.
02:39Et encore une fois, on insiste à l'interdiction d'une manifestation, d'un parcours qui était prévu depuis plusieurs
02:44jours.
02:45On nous balade, c'est encore des manœuvres de la part de ce gouvernement
02:49et qui littéralement organise le chaos.
02:52C'est une honte. Dans quel pays vivons-nous pour qu'on nous interdise des manifestations ?
02:57C'est quand même un droit constitutionnel, c'est un droit fondamental de pouvoir se réunir, de pouvoir manifester.
03:02Un droit constitutionnel, réservé néanmoins à l'extrême gauche,
03:05et ici adapté pour éviter de mettre le centre de la capitale à feu et à sang.
03:09Des contrôles de flux sont préconisés en amont, notamment dans les gares et sur les axes de transport,
03:14pour détecter d'éventuels matériels destinés à exercer des violences, cagoules, masques, feux d'artifice,
03:19mortiers ou identifiés des personnes interdites de manifestation.
03:23Les autorités pourront aussi recourir à l'ensemble des mesures de police administrative,
03:27interdiction de manifesté en centre-ville, autorisation de cortège en périphérie,
03:31interdiction de rassemblement ou couvre-feu.
03:33La nuit d'Halloween, régulièrement sensible dans plusieurs villes ces dernières années,
03:37se trouve amplifiée par le climat social et par des appels viraux sur les réseaux,
03:42où certains promettent une, je cite, « nuit des ténèbres »,
03:45évoquant également des confrontations spectaculaires.
03:48Environ 70 000 policiers et gendarmes seront donc mobilisés.
03:51Côté politique, la gauche défend naturellement le mouvement qui lui est lié,
03:54loin de rassembler au-delà de l'aile gauche du PS.
03:57À droite, chez les LR même, Michel Barnier tente de faire son beurre sur la situation
04:01en appelant le gouvernement à la mesure, tout en jouant le vieux routier de l'ordre républicain
04:06et en profitant de l'occasion pour demander que la capitale, dont il est député,
04:11devienne encore plus un hub touristique avec une généralisation du travail du dimanche.
04:16Il faut de l'ordre, il faut de l'autorité dans ce pays
04:18et faire confiance à ceux qui assurent l'ordre,
04:20les forces de police, les sécurités, le gendarmerie,
04:23il y a plus de 1000 policiers, de gendarmes qui ont été blessés.
04:26Et puis bien distinguer, M. Le Tellier,
04:28ceux qui manifestent pacifiquement, qui expriment une angoisse, une colère,
04:33des inquiétudes, et puis ceux qui cassent et qui pillent,
04:35avec lesquels il faut être intraitable.
04:37Au gouvernement qui ne m'a pas encore répondu
04:39que l'ensemble de la capitale soit classée en zone touristique internationale,
04:44ce qui permettrait d'ouvrir plus facilement le samedi et le dimanche,
04:47et donc de retrouver une capacité de travail,
04:50aussi du pouvoir d'achat pour les salariés.
04:51Vous attendez une réponse du gouvernement ?
04:52Avec des alliés pareils, inutiles d'avoir des ennemis
04:54pour le centre macroniste au pouvoir.
04:55Plus généralement, si le mouvement venait à se maintenir samedi,
04:58en dépit d'un rejet grandissant de l'opinion,
05:00les manifestants pourraient espérer prolonger ces petites luttes du samedi jusqu'à l'hiver
05:05et participer ainsi à la pression de l'extrême gauche parlementaire
05:08en plein débat autour du budget.
05:14Va-t-on prendre notre épargne ?
05:17En plein débat sur le budget, mobiliser les économies des Français a été mis sur la table.
05:21Un sujet sur lequel doivent se prononcer les candidats à la présidentielle.
05:25Renaud de Bourleuf.
05:26Ils ne vous auront rien épargné.
05:28Alors que le double quinquet d'un macroniste touche à sa fin
05:31et que les caisses publiques sont désespérément vides,
05:34la question qui se pose au Parlement est la suivante.
05:36Voulez-vous prêter à l'État ?
05:38Mercredi, le groupe LIOT, Liberté indépendant Outre-mer et territoire,
05:42a proposé la création d'un nouveau livret d'épargne dédié appelé Livret D.
05:46Le taux serait à 3,5% fixe avec intérêt totalement défiscalisé.
05:51Les montants iront de 1 000 euros minimum à 60 000 euros maximum par personne
05:55avec des fonds bloqués pendant 10 ans.
05:57Le député Charles de Coursois a présenté cela comme un appel à l'épargne directe des Français.
06:02Les Français font partie des peuples qui épargnent le plus en Europe.
06:06On est à plus de 17% de taux d'épargne.
06:09Et ce taux d'épargne, grosso modo, a plutôt tendance à augmenter qu'à diminuer.
06:14Ce n'est pas la première fois que l'idée d'un prêt à l'État pour le remboursement de
06:17la dette est sur la table.
06:18La gauche est très attachée à cette idée.
06:21En septembre, les sénateurs socialistes ont déposé des amendements au projet de loi de finances
06:25proposant un emprunt obligatoire ciblé sur les contribuables les plus aisés.
06:30LFI propose de mobiliser l'encours d'épargne des ménages,
06:33jusqu'à 100 milliards d'euros par an dans leur contre-budget.
06:36La méthode serait un relèvement du plafond du livret A
06:38ou un fléchage vers des investissements prioritaires.
06:41Le sujet finit par susciter de l'inquiétude pour de nombreux Français.
06:44Pour le président du Crédit Mutuel, il est impossible qu'on pioche dans l'épargne des Français.
06:48Non mais ça c'est, on raconte ça, mais c'est juste impossible qu'on vienne piocher comme ça dans
06:54l'épargne des Français.
06:55L'épargne des Français aujourd'hui finance l'État, puisqu'effectivement les banques ou les assureurs,
07:02les assureurs-vie contribuent largement au financement.
07:06Alors absolument. Là où il y a un risque, évidemment, c'est un risque de taxation plus importante.
07:11Mais c'est important quand même de faire la part des choses,
07:13parce que c'est des questions que j'ai parfois de nos sociétaires au Crédit Mutuel.
07:17Mais est-ce que l'État peut nous prendre ce qu'on a sur notre livret A, sur notre assurance
07:22-vie ?
07:22La réponse est évidemment non.
07:24Par contre, effectivement, un risque de taxation supplémentaire.
07:28Comme le dit Thierry Breton, c'est déjà le cas en quelque sorte.
07:31Mais on commence déjà à le faire, parce que quand on voit qu'on augmente par exemple la CSG,
07:35notamment la CSG qui rémunère l'épargne, et y compris sur l'épargne rémunérée,
07:41ça veut dire qu'on commence à le faire.
07:42Et le sujet sera évoqué lors des débats présidentiels.
07:45Ainsi, fin septembre, plusieurs candidats se sont rendus aux assises de l'Association française d'épargne de retraite, l'affaire.
07:50Ils ont répondu à la question suivante.
07:52Face à une dette publique qui dépasse les 3500 milliards,
07:55est-il envisageable de mobiliser une partie de l'épargne des Français ?
07:58Ce n'est pas avec l'épargne des Français qu'on va rembourser la dette publique.
08:02C'est avec des économies sur les dépenses.
08:04La première chose, c'est qu'on a, sur la totalité de l'épargne des Français,
08:09un quart de cette épargne qui finance déjà la dette souveraine.
08:12Premier point.
08:13Le deuxième point, l'épargne pour moi, c'est le travail, le fruit du travail des Français.
08:18L'épargne, c'est le fruit du travail, ou le fruit d'ailleurs des investissements et du capital,
08:23réalisé par les Français.
08:24C'est donc la propriété privée.
08:27On vit en France dans un système, et j'espère qu'on y vivra longtemps,
08:29dans un système où on préserve la propriété privée.
08:32Donc l'idée d'affecter de façon obligatoire la propriété privée à un usage,
08:36à raison de l'intérêt général, ne me convainc pas.
08:40Je ne crois pas à l'emprunt obligatoire.
08:42Une question similaire a été posée plus récemment à la candidate RN Marine Le Pen.
08:47Que les choses soient claires, l'épargne des Français appartient aux Français.
08:50On peut les inciter à faire quelque chose, mais on ne peut pas les forcer à faire quelque chose,
08:53parce que c'est leur argent et que c'est ma vision de la liberté et accessoirement de la propriété.
08:58Mais ce qu'on va faire, c'est qu'on va faire un grand fonds d'investissement
09:01dont l'objectif est précisément de financer l'économie réelle.
09:05Ce grand fonds d'investissement, le capital sera garanti par l'État.
09:11Et l'idée, c'est de dire aux Français de devenir en réalité actionnaire de la Maison France.
09:15Quant à Jean-Luc Mélenchon, qui a lui-même affirmé « vivre très confortablement »,
09:19que va-t-il proposer ? Sa propre épargne ou celle des Français ?
09:27Un plan quinquennal qui a tout du plan sur la comète.
09:30Le programme France 2030 de Macron est un échec.
09:33C'est même la docile cour des comptes qu'il dit.
09:35Explication.
09:36D'abord parce qu'on va essayer de se projeter loin,
09:38dans un moment où beaucoup nous concourent en quelque sorte à nous faire regarder à côté.
09:44Je pense que c'est d'abord une bonne vertu personnelle, mentale,
09:50et c'est aussi très bon pour un pays comme le nôtre.
09:53En pleine crise sanitaire, le président Macron se projetait vers le futur.
09:57Et pour nous, qui connaissons le début de ce futur qui est notre présent,
10:01ce n'est pas une réussite.
10:03Présenté en octobre 2021 par le président de la République
10:05comme un instrument de reconquête industrielle,
10:08le plan France 2030 devait permettre à la France
10:11de retrouver sa souveraineté économique et technologique.
10:14Cinq ans plus tard, le bilan, dressé par la Cour des comptes
10:17dans un rapport publié mardi, soulève de sérieuses interrogations
10:20sur l'utilisation des 54 milliards d'euros d'argent public mobilisé.
10:24Les magistrats dénoncent notamment une, je cite,
10:27absence de réelle priorisation et une dispersion des moyens
10:31entre plus de 9400 projets.
10:33Autre constat préoccupant, 82% des aides prennent la forme de subvention,
10:38tandis que les premières évaluations suggèrent que près de la moitié des projets
10:42auraient pu voir le jour sans ce soutien public.
10:45Pour l'économiste Philippe Erlin, il s'agit d'un véritable scandale.
10:49Le scandale, déjà, c'est considéré que c'est l'État qui doit orienter
10:53le développement des entreprises technologiques en France.
10:56Ça, c'est un modèle, je dirais, soviétique.
10:58France 2030, ça sonne un peu comme un plan quinquennal.
11:01On est dans une logique étatique et ce n'est pas du tout ça qui marche.
11:05Et quand on regarde d'ailleurs parmi les différents secteurs qui ont été aidés,
11:09un des principaux, c'est l'hydrogène.
11:12Et l'hydrogène, ça se révèle être un échec complet.
11:15Il y a plus de 8 milliards d'euros qui ont été investis.
11:18On se rappelle, il y a quelques années, une conférence de Macron à l'Élysée
11:23avec tout le décorum pour nous parler d'hydrogène, c'est le futur.
11:28Et c'est un échec complet, c'est-à-dire aussi bien dans l'aviation que dans l'automobile.
11:32Au bout du pont de l'Allemagne, côté rive droite, il y avait une station hydrogène pour les taxis.
11:38Elle a disparu. C'est un échec complet.
11:41On a cramé des milliards pour rien.
11:42Et puis quand on regarde les fonds, alors c'est 54 milliards sur 5 ans, ce qui est énorme.
11:48La moitié, c'est pour la décarbonation de l'économie.
11:51C'est-à-dire, c'est même pas pour obtenir des gains de productivité.
11:55C'est même pas pour faire naître de nouveaux secteurs, de nouvelles technologies.
12:01C'est simplement pour diminuer les émissions de carbone.
12:04Donc la moitié, ça sert uniquement à ça, ce qui est complètement délirant pour moi.
12:08Le problème est également budgétaire. Fin 2025, seulement 14 milliards d'euros avaient été versés,
12:13alors que 33,4 milliards étaient déjà contractualisés.
12:17La Cour des comptes alerte ainsi sur un véritable mur d'engagement budgétaire
12:22dans un contexte de finances publiques particulièrement dégradé.
12:25Pour liquider ce problème et soulager les finances publiques,
12:28Philippe Erlin suggère une solution radicale.
12:31Il resteraient 17 milliards qui n'ont pas été engagés.
12:34Moi, je dis, il faut stopper le programme et il faut reverser ces 17 milliards au budget de l'État.
12:40Ça va faire un peu d'argent frais qui arrive, c'est toujours ça le prix.
12:43Ce sera une recette juste pour un an, mais bon, voilà.
12:46Ça permettrait de diminuer le déficit et d'afficher de meilleurs résultats.
12:51Donc voilà, moi, ce que je suggère, c'est d'arrêter les frais.
12:53Maintenant, on stoppe, on arrête tout.
12:54Surtout qu'il y a un rapport de la Cour des comptes qui montre que ce projet est mal géré,
12:59en fait.
12:59Parce que, bon, essentiellement, c'est des subventions.
13:01C'est même pas des prêts remboursables, c'est des subventions.
13:05Donc c'est de l'argent qui est distribué comme ça et qui est distribué de façon trop éparpillée.
13:08Donc c'est inefficace, quoi, voilà.
13:10Donc il vaut mieux arrêter les frais et reverser l'argent au budget général, quoi, voilà.
13:15L'urgence consisterait donc à empêcher le versement des 19 milliards d'euros restants
13:20dus au titre des engagements contractualisés.
13:22Une proposition qui soulève toutefois la question des obligations juridiques de l'État envers les bénéficiaires.
13:27De son côté, la Cour des comptes, pourtant très docile avec Emmanuel Macron,
13:31puisque son premier président, Amélie de Montchalin, nommé par le président dont elle fut ministre,
13:35recommande de mieux cibler les investissements, de privilégier les outils non financiers
13:40et de réserver des subventions aux situations où elles sont réellement nécessaires.
13:48Passons à présent à l'actualité en bref en France.
13:53Les forces de police savent se montrer efficaces dans certaines circonstances.
13:57Jeudi, l'essayiste autrichien Martin Sellner, cofondateur du mouvement identitaire autrichien,
14:01a été arrêté à l'aéroport de Beauvais.
14:03Son expulsion lui a été notifiée.
14:05Il devait se rendre ce vendredi à une séance de dédicace de son ouvrage intitulé
14:09Remigration dans une librairie du 7e arrondissement de Paris.
14:12Rappelons que jeudi, les préfectures des Hauts-de-Seine et de police de Paris
14:15ont aussi pris des arrêtés d'interdiction de deux événements organisés par le collectif
14:19Objectif Remigration. Un colloque intitulé Remigration ouvrant le débat
14:22devait se tenir samedi à la Maison des Arts du Plessis-Robinson.
14:26Le lendemain dimanche, une manifestation devait se tenir dans le centre de Paris.
14:29Il y aurait sans doute eu peu de vitrines brisées ou de policiers agressés,
14:32toujours à-t-il que le ministère de l'Intérieur a évoqué des « risques de troubles à l'ordre
14:36public ».
14:37Un extrême centre bien mal en point pour la présidentielle.
14:41Jeudi, le candidat et ancien Premier ministre Edouard Philippe
14:43a été entendu toute la journée par les juges et placé sous le statut de témoin assisté.
14:47Une information judiciaire est ouverte pour des soupçons de détournement de fonds publics,
14:52favoritisme, prise illégale d'intérêts, concussions et harcèlement moral.
14:57Les faits auraient eu lieu dans le cadre de la communauté urbaine Le Havre-Seine-Métropole,
15:01dont Edouard Philippe est président.
15:02Le candidat continue de se dire innocent.
15:05Reste à savoir si cette affaire affectera une campagne qui a du mal à décoller.
15:09L'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron est à la peine dans les sondages.
15:12Seules quelques estimations le donnent à égalité avec Jean-Luc Mélenchon.
15:15Pendant ce temps, un autre chef de gouvernement macroniste,
15:18Gabriel Attal, encore plus à la peine dans les sondages,
15:21a trouvé une nouvelle manière d'exister.
15:23Il a proposé jeudi une primaire des démocrates.
15:26Le rassemblement auquel des millions de Français aspirent,
15:29à travers une grande primaire.
15:31Qui devrait être une primaire qui redonne de l'espoir à tant de Français qui aujourd'hui doutent.
15:36Avant de redonner de l'espoir à tant de Français,
15:38il faudra commencer par les candidats.
15:40Et là, ça ne soulève pas un folle enthousiasme.
15:42J'ai pas bien compris ce que proposait Gabriel Attal hier.
15:45À part David Lissner, qui s'est dit ouvert à un tel projet sans l'accepter formellement pour l'instant,
15:50les autres candidats approchés ont refusé, aussi bien Edouard Philippe que Brune Retailleau.
15:54Même l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin aurait été approché par l'équipe de Gabriel Attal.
15:58Il les aurait gentiment éconduit.
16:01Démission pour Lagarde, déclassement pour la France.
16:04Christine Lagarde quittera la présidence de la Banque Centrale Européenne le 7 février 2027,
16:07avant la fin de son mandat.
16:09Elle dit vouloir récupérer sa liberté de parole dans un contexte de tensions économiques et politiques en France,
16:14laissant planer le doute sur une candidature recours,
16:16alors que la nullité crase du centre laisse un espace pour quiconque surnage un peu.
16:20Son successeur à la Banque Centrale Européenne devra obtenir une majorité qualifiée
16:23des ministres des Finances de la zone euro dans un processus très politique.
16:26La France part handicapée.
16:28Elle a déjà fourni deux présidents sur quatre
16:30et se trouve isolée face aux faucons favorables à des taux élevés,
16:33alors que son déficit reste le plus élevé de la zone euro derrière la Belgique.
16:36Les pays aux finances assainies, comme l'Allemagne, l'Autriche ou les Pays-Bas,
16:40pourraient privilégier un candidat proche de leurs idées.
16:43L'Allemagne lorgne le poste, mais détient déjà la Commission Européenne.
16:46Le rapport de force et les équilibres institutionnels
16:48rendent la candidature française difficile.
16:51Le frein moteur pour le secteur auto.
16:54Stellantis a enregistré une perte de 453 millions d'euros au troisième trimestre 2026,
16:59effaçant une partie de ses bénéfices du premier semestre.
17:01Le chiffre d'affaires stagne et la marge n'atteint que 1,7%.
17:04Aux Etats-Unis, premier marché du groupe,
17:06les stocks s'accumulent et les ventes de Jeep et Chrysler reculent.
17:09En Europe, les activités restent déficitaires,
17:12malgré une légère hausse du chiffre d'affaires.
17:14Le directeur général Antonio Filosa vise un retour à des liquidités positives en 2027,
17:19objectif jugé très incertain par les analystes.
17:22Des interruptions de production ont lieu en France et au Canada.
17:25Le groupe s'appuie sur des partenariats avec des constructeurs chinois
17:27pour accélérer le développement de nouveaux modèles,
17:29tandis que sa dette a doublé depuis 2022.
17:32Premier embelli pour le groupe franco-italo-américain,
17:34les ventes sont en hausse au troisième trimestre
17:37et le cours a bondi de près de 15% mercredi.
17:43L'actualité internationale en bref.
17:48Un pass institutionnel en Suède.
17:50Les députés voteront à nouveau mardi
17:52pour tenter de désigner un premier ministre
17:54autour de la candidature d'Elisabeth Sand-Rigvit,
17:57chef du parti du centre.
17:59Après des élections de septembre,
18:02remportées de justesse par la gauche,
18:03les blocs de gauche et de droite peinent à trouver un compromis.
18:06La social-démocrate Magdalena Andersson a déjà renoncé à deux reprises.
18:11Le président du Parlement a demandé à la centriste Sand-Rigvist
18:13d'explorer une option médiane,
18:16un gouvernement au centre excluant le parti de gauche
18:19et les nationalistes des démocrates de Suède.
18:21Si ce vote échoue,
18:23il se tournera vers le premier ministre sortant,
18:25Ulf Christensen,
18:26du parti des modérés affilié au PPE à Bruxelles.
18:29Le président peut proposer jusqu'à quatre candidats
18:33avant de convoquer de nouvelles élections.
18:35La Suède est habituée à ces longues négociations
18:37qui avaient duré 37 jours en 2022
18:39et 134 en 2018.
18:42Bibi dans une impasse.
18:44Alors que Ludicoud a obtenu 27 élus à la Knesset
18:46aux élections législatives israéliennes du 27 octobre,
18:49loin de la majorité absolue des 61 sièges,
18:51les accusations fusent de toutes parts.
18:53Le premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou,
18:56a relayé des accusations de vol des élections
18:59par les partis arabes.
19:00Il pointe du doigt notamment des soupçons d'achat de voix
19:03et d'ingérence étrangère dans un pays réputé pourtant
19:05pour ses services de renseignement
19:07qui seraient les plus performants du monde.
19:09La commission électorale et le Shin Bet,
19:11leurs renseignements intérieurs,
19:12ont indiqué qu'une enquête est en cours
19:13mais qu'elle n'affectera pas les résultats finaux.
19:16Ce qui peut paraître étrange s'il y avait vraiment eu fraude.
19:18Son principal rival, Gadi Eisenkot,
19:21l'accuse lui et le Likoud d'une campagne orchestrée
19:24pour délégitimer les résultats
19:26parce qu'ils ont perdu pour le député
19:28et ancien premier ministre Yair Lapide
19:29le camp anti-Netanyahou a gagné.
19:32Si c'est une défaite pour Netanyahou,
19:34il n'y a pas vraiment de gagnant
19:35et une coalition pour former un gouvernement
19:36semble difficile à mettre en œuvre.
19:38Pendant ce temps, le président Isaac Herzog
19:41veut tout faire pour éviter de nouvelles élections.
19:43Il demande aux chefs de parti
19:44d'arriver aux consultations.
19:45L'esprit ouvert.
19:48Coïncidence ou manipulation électorale très inventive.
19:51Alors que les élections de mi-mandat aux Etats-Unis
19:52ont lieu mardi 3 novembre,
19:55les Républicains ont dénoncé
19:56une manipulation électorale en Alaska.
19:59Dans cet état, le sénateur sortant
20:01est un républicain nommé Dan S. Sullivan.
20:03Or, il a parmi ses adversaires
20:06un candidat indépendant
20:07du nom de Daniel J. Sullivan Jr.
20:10Avec cette présence d'un candidat homonyme,
20:12les Républicains y voient une manœuvre
20:14des démocrates
20:14pour semer la confusion chez les électeurs
20:17et diluer ainsi les voix
20:18en faveur du parti présidentiel.
20:20Le gouverneur républicain de l'Alaska
20:22a ordonné une enquête.
20:24Et un général en plus de moins.
20:27Washington a limogé le général Brett Sylvia,
20:29responsable de la stratégie
20:30et de la planification
20:31au Joint Staff du Pentagone.
20:33Aucun motif n'a été communiqué
20:35et aucun remplaçant nommé.
20:36Ce départ s'inscrit dans une série d'évictions
20:38de haut gradé depuis le départ
20:40de Donald Trump en 2025,
20:42incluant le chef d'état-major interarmé
20:44et plusieurs dirigeants de la marine,
20:46de l'armée de l'air ou de l'ANSA.
20:48Le ministre Pete Exet a indiqué
20:50que les Etats-Unis avaient réduit de 20%
20:52le nombre de généraux et amiraux.
20:54Cette nouvelle intervient
20:55alors que Trump évoque la possibilité
20:57de reprendre des frappes contre l'Iran
20:59en référence à l'opération Führer-Épique de février.
21:02Sans préciser pour autant de calendrier.
21:08Pour le samedi politique,
21:10Élise Blaise reçoit la psychologue clinicienne
21:12Marion Saint-Michel pour évoquer
21:14la stratégie du chaos à l'œuvre en France.
21:17Dimanche, Terre de Mission et enfin lundi,
21:18dès 7h, un Zoom avec Neuik,
21:20auteur de Comment survivre à l'apocalypse.
21:23C'est la fin de cette édition.
21:24Merci de votre fidélité.
21:25À lundi.
21:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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