00:00C'est vrai que traditionnellement, malheureusement, ces attaques contre les policiers, elles restent impunies.
00:05Il faut dire les choses comme elles sont.
00:07C'est très difficile d'interpeller les gens dans le feu de l'action.
00:11Moi, j'ai souvent discuté avec les forces de l'ordre à Nantes quand il y avait des manifestations très
00:15dures.
00:16Par exemple, au moment de la loi travail, il y a 10 ans, déjà 10 ans, en 2016.
00:20Et vous comprenez, les gens qui sont très mobiles, qui se noient dans les manifestations.
00:24Et il faut dire que parfois, le nombre de manifestants permet aussi de protéger, entre guillemets, les éléments les plus
00:31violents.
00:32Parce que si les policiers ou les gendarmes mobiles, les CRS viennent chercher quelqu'un qu'ils ont vu lancer
00:39un projectile, par exemple,
00:40les autres manifestants vont s'interposer.
00:42Surtout si c'est des manifestants violents.
00:44Là, on voit sur l'image qu'on a quand même des groupes très violents.
00:47On voit que juste après le début de ce cocktail Molectef qui prend feu sur la jambe d'un gendarme
00:55mobile,
00:55il y a d'autres gens qui reviennent pour lancer d'autres projectiles.
00:59Donc, dans ces contextes très violents, c'est très difficile d'arrêter des gens.
01:02Ils sont souvent masqués.
01:03Donc, c'est très difficile, même avec des images, de les identifier.
01:07Et c'est un gros problème parce qu'évidemment, ce sentiment d'impunité génère l'envie de recommencer pour un
01:13certain nombre de gens.
01:14Après, suite à la manifestation du 17 octobre, il y a eu quand même beaucoup d'interpellations qui ont donné
01:20lieu,
01:20j'ai envie de dire, enfin à des condamnations judiciaires rapides, dans le cadre des procédures rapides,
01:28qui ont peut-être envoie le signal, cette fois-ci, qu'on ne laisse plus passer et que c'est
01:34particulièrement grave.
01:36Parce que par ailleurs, pour les manifestants et notamment les syndicats, par exemple,
01:40pour la manifestation du 5 novembre, dans quelques jours, c'est le droit de manifester, en fait,
01:44qui est mis en cause par ces éléments violents.
01:46Parce que plus il y aura d'éléments violents, plus ce sera difficile, évidemment, de manifester.
01:49Mais François, ça ne t'aide pas d'aujourd'hui.
01:50Ça fait depuis 2018 qu'il n'y a pas un 1er mai ou une manifestation...
01:53Voilà, 2016, la loi travail, le 1er mai 2016, il y a eu déjà avant.
01:57Mais là aussi, est-ce que c'est quelque chose qu'on considère comme banal, normal, entre guillemets,
02:02dans les manifestations qu'on fait avec, ou est-ce qu'on essaye vraiment de mettre tous les moyens
02:07pour arrêter ces individus ? Et aussi, moi je l'avais dit dès 2016,
02:11j'avais parlé d'arrestation préventive, oh là là, qu'est-ce que je n'avais pas dit, on m
02:15'a dit...
02:15Les amis du camp du bien ont dû bondir, mon cher François.
02:18C'est le comble, on m'a dit, je ne sais pas quoi, c'était digne du film Bienvenue à
02:21Gattaca, etc.
02:22Mais la réalité, c'est que ça a été fait un petit peu, parce que quand même,
02:27on peut arrêter des gens quand ils ont sur eux des éléments qui sont ce qu'on appelle
02:32des armes par destination, c'est-à-dire en fait des objets destinés à blesser ou à tuer.
02:36Et un cocktail Molotov, je pense que les policiers le savent bien,
02:39ça ne se fabrique pas comme ça dans la rue en ramassant des choses par terre.
02:43Donc ça veut dire que ça a été préparé.
02:45Et ça a été un mis en sac à dos.