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  • il y a 8 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:01Europe 1, Pascal Pro et vous.
00:0417h17, je ne vous présente pas notre ami Gérard Carrérou, les élections américaines de mi-mandat.
00:10Les Américains votent aujourd'hui, des enquêtes d'opinion prévoient une victoire des démocrates à la Chambre des représentants,
00:16le Sénat pourrait aussi basculer.
00:19Gérard, avant de nous parler peut-être de l'enjeu de cette élection,
00:24dans quel, comment dire, l'état des forces aujourd'hui entre le Sénat et la Chambre ?
00:29– Alors l'état des forces, c'est que Trump avait gagné les deux assemblées,
00:34il y a deux assemblées comme en France, la Chambre des représentants et le Sénat,
00:39et il avait jusqu'à aujourd'hui une majorité dans les deux assemblées.
00:45La Chambre des représentants, c'est elle qui s'occupe plutôt de l'économie, des décisions, du budget, etc.
00:52Et le Sénat, c'est la haute assemblée qui s'occupe des autres choses importantes de l'État.
00:59Mais pas particulièrement de l'économie.
01:01Mais pour bien gouverner, il vaut mieux avoir les deux chambres avec une majorité.
01:06Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas gouverner si on n'a qu'une chambre.
01:09Et la meilleure preuve, c'est que beaucoup d'éminents présidents américains,
01:14tout au long des 200 dernières années, ont été battus au mid-turns
01:18et ils n'ont plus eu qu'une seule chambre.
01:20– Et quelle est la chambre la plus importante à avoir, selon vous ?
01:22– Alors, c'est là que je fais la distinction.
01:25S'il s'agit du budget, il faut avoir une majorité chez les représentants.
01:29S'il s'agit d'une décision, je ne sais pas, par exemple,
01:32faut-il supprimer les armes aux États-Unis ?
01:36C'est le Sénat qui tranchera.
01:38Donc, ce n'est pas tout à fait le même…
01:40– Il peut perdre les deux ?
01:41– Alors, il peut perdre les deux ?
01:43C'est même, je dirais, ce que les sondages…
01:45Alors, je me méfie des sondages, comme tout le monde.
01:47Les sondages prédisent plutôt que Trump va perdre les deux chambres.
01:53Moi, je ne suis pas sondeur, je suis simplement un Américain,
01:58un Français qui aime l'Amérique, je dirais, tout simplement,
02:01et qui a des tas de connexions avec ce pays,
02:04qui y suis allé très souvent, très longtemps.
02:07J'ai l'espoir, parce que je suis plutôt trumpiste,
02:11je le dis parce que je ne veux pas choquer les auditeurs,
02:14je sais que dans ce pays, en France notamment,
02:16on peut dire qu'à peu près 90% des Français détestent Trump.
02:21Et quand je dis 90%, peut-être que je suis en dessous de la vérité.
02:25C'est peut-être 95% qui détestent Trump.
02:27Mais peu importe, moi, je pense que ce type,
02:30c'est un des grands présidents de l'Amérique,
02:33quelle que soit l'opinion.
02:34et je pense que beaucoup de nos auditeurs,
02:37que j'aime beaucoup, vont trouver que je suis idiot,
02:40ils vont dire qu'il a beaucoup vieilli, le carré rouge.
02:42Mais non, mais c'est vrai, parce que tout le monde connaît votre parcours,
02:45et vous êtes une sorte d'anti-Trump, vous-même, à titre personnel,
02:50vous êtes plutôt un intellectuel,
02:53je ne suis pas sûr que vous aimiez cette manière de gouverner
02:56qui est un peu vulgaire, disons-le, avec des défauts,
02:59mais malgré tout, sur l'efficacité,
03:02vous y voyez quelque chose qui vous a convaincu.
03:04– Exactement, je sais que, par exemple,
03:06vous avez de l'admiration pour Valéry Giscard d'Estaing,
03:09on en a souvent parlé ensemble.
03:11Bon, c'est évidemment l'anti-Giscard d'Estaing, Trump.
03:16Autant Giscard avait cette élégance de l'esprit,
03:19du geste, du physique,
03:22enfin l'ensemble des choses qui font qu'on dit,
03:24« Ah, quelle élégance, quelle intelligence, etc. »
03:27Trump, c'est tout le contraire,
03:29« Quel balourd, quel connard, voilà ce que les gens pensent, hein,
03:33quel connard, oh là là, celui-là,
03:35ce n'est pas possible qu'un grand pays comme l'Amérique… »
03:37– Bien sûr, on ne l'imagine pas lire un roman de Steinbeck le soir.
03:40– Pourquoi je vous dis que moi,
03:42j'ai une certaine affection pour Trump ?
03:44Je l'ai vu débuter en politique dans sa première campagne
03:49et j'ai vu comment il a attrapé, si j'ose dire,
03:54il a conquis l'adhésion populaire.
03:56– J'entends bien, mais bon, là, les deux ans, par exemple,
03:58est-ce que vous trouvez que ces deux ans sont positifs ?
04:01Quel bilan vous faites ?
04:03On a l'impression quand même de quelque chose d'assez erratique, disons-le.
04:07– Je dirais, si on est loyal avec les événements,
04:10les deux ans sont globalement assez négatifs.
04:14– Avec des changements de pieds importants.
04:16L'affaire du Détroit d'Hormuz, il était allé faire la guerre à la base
04:20et le Détroit d'Hormuz, je vous rappelle, il était ouvert.
04:23On fait une guerre simplement maintenant pour le rouvrir
04:25alors qu'il était ouvert avant la guerre.
04:26– Le principal échec à ce jour,
04:29parce que ça va peut-être changer la semaine prochaine,
04:31s'il va à nouveau faire une campagne militaire en Iran,
04:35mais jusqu'à ce jour, l'échec principal,
04:38c'est d'avoir engagé et perdu la guerre d'Iran.
04:42C'est ça.
04:44Parce que personne ne pouvait imaginer
04:46que l'Amérique, avec sa puissance militaire,
04:50son complexe militaro-industriel,
04:52depuis Eisenhower, depuis 50 ans ou 60 ans,
04:56cette force américaine allait s'écraser devant les mollas iraniens.
05:03Personne ne le pensait et c'est arrivé.
05:05– Sous-titrage Société Radio-Canada –

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