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  • il y a 3 minutes
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Un sondage qui passe pour le moins inaperçu.
00:04Pourquoi Marine Le Pen est-elle la seule à être crédible sur la dette
00:09alors que le pays croule sous les charges ?
00:12Pourquoi ce sondage IFOP, Paul Le Figaro, donne 41% d'intentions favorables pour Marine Le Pen
00:22pour sauver la France de la dette alors que beaucoup critiquent son programme économique ?
00:27Que comprendre Gabriel Cluzel ?
00:29Oui, alors ce sondage, je crois, marque un clic pour le Rassemblement National,
00:36une marche franchie parce que, vous l'avez dit, il était presque entendu dans l'imaginaire collectif
00:44que si le Rassemblement National était en pointe sur les questions sécuritaires,
00:47sur les questions migratoires, l'économie, ce n'était pas vraiment son sujet.
00:51Tous les gens du Cercle de la Raison disaient que son programme économique ne tenait pas,
00:58à droite, on l'accusait d'être trop social, à gauche, de ne l'être pas assez.
01:04Donc c'est une critique récurrente de la faiblesse économique de son programme depuis des années.
01:12Or, le problème, c'est que ceux là-même qui ont porté cette accusation
01:16sont ceux qui ont construit cette dette, qui ont envoyé la France dans le mur.
01:22Donc aujourd'hui, les gens se disent, on a des gens qui sont une boussole, indiquons le Sud, si vous
01:27voulez.
01:27Donc quand ils nous disent que le programme de Marine Le Pen économique est nul,
01:31est-ce qu'on peut les croire ? Est-ce qu'on a envie de les croire ?
01:34Sachant qu'eux-mêmes, finalement, les Mozart de la finance ont été les Béla Bartok de la casse.
01:40Donc je crois que nous en sommes là.
01:42Et puis il y a cette idée aussi, vous savez, elle en bénéficie, c'est évident.
01:46Elle n'a participé à aucun gouvernement.
01:48Le Rassemblement national n'a participé à rien.
01:50Le cordon sanitaire les a, si j'ose dire, exemptés de toute responsabilité dans les gouvernements.
01:56Même Jean-Luc Mélenchon a participé à un gouvernement, il faut le rappeler.
01:59Il a été secrétaire d'État.
02:02Donc les gens se disent, on ne l'a pas essayé.
02:04Et deuxième point, je crois qu'elle donne ce sentiment de tenir un peu les deux bouts de la corde,
02:10parce que c'est un vrai sujet pour elle, et j'en terminerai là.
02:13Elle doit tenir deux sortes d'électorats, c'est-à-dire si elle veut y arriver.
02:17L'électorat dit plus populaire, attaché au social, c'est celui qui est opposé à la réforme des retraites, etc.
02:25Et néanmoins aussi un électorat des classes moyennes, voire classes moyennes supérieures,
02:32qui lui, en a ras-le-bol des charges.
02:34Donc elle arrive à tenir dans son programme ces deux bouts de la corde.
02:39Ce n'est pas évident parce que c'est une ligne de crête,
02:42mais finalement, on pourrait résumer ainsi,
02:44c'est qu'il y a des économies à faire, mais pas sur le dos des Français.
02:47Merci.
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