- il y a 6 heures
Première cause de mortalité évitable en France, le tabac reste une dépendance difficile à surmonter. Comment aider davantage de fumeurs à arrêter ? Traitements, prévention, accompagnement et innovations : décryptage avec Catherine Simonin, membre du bureau de France Assos Santé, et Juliette Hazart, médecin addictologue et conférencière.
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00:04Bonjour à toutes les deux, bienvenue dans Santé Futur.
00:08Catherine Simonin, en 10 ans, la France compte 4 millions de fumeurs quotidiens en moins.
00:14Comment expliquer cette baisse ?
00:15Alors, le moisson tabac, qui existe depuis de nombreuses années aujourd'hui,
00:20et qui est vraiment sollicité par les associations,
00:23parce qu'un fumeur sur deux souhaite arrêter.
00:27Et souvent, c'est très difficile, parce que c'est une addiction absolument difficile pour l'arrêt,
00:35et souvent il y a des rechutes, et donc c'est un parcours d'accompagnement.
00:40Et c'est aussi, le moisson tabac, un domaine où les pères sont là pour aider.
00:46Et il y a des addictologues aussi, à distance, qui peuvent aider les personnes.
00:50Donc c'est très important de leur dire de s'inscrire sur la plateforme.
00:53Et puis cette baisse, elle masque aussi des inégalités face au tabagisme.
00:57Absolument. Les CSP moins, c'est-à-dire les personnes les plus vulnérables socialement, fument beaucoup plus.
01:02Les CSP plus comprennent plus les messages de santé publique, c'est le problème.
01:08C'est tout l'universalisme proportionné qui n'est pas forcément réalisé.
01:12C'est essayer d'aller vers les plus vulnérables pour leur donner un conseil court à l'arrêt,
01:17parce que l'arrêt est toujours bénéfique, même si c'est tard.
01:21Et donc, évidemment, il faut les encourager.
01:25Mais après, c'est un parcours où il faut savoir les orienter, les accompagner,
01:29et qu'ils se sentent soutenus. Autrement, ça ne marche pas.
01:31Juliette Hazard, pourquoi est-il si difficile d'arrêter de fumer, même lorsqu'on connaît les risques ?
01:36C'est difficile d'arrêter de fumer parce que l'addiction, c'est une maladie chronique,
01:40donc ce n'est pas une question de volonté.
01:41C'est une maladie chronique du cerveau, au même titre qu'avoir une hypertension artérielle ou un diabète.
01:48On ne choisit pas de développer un diabète, on ne choisit pas de développer une addiction.
01:50Donc il y a vraiment une dysrégulation au niveau du cerveau, une perte de contrôle qui se met en place,
01:55qui fait que même si on a envie de diminuer ou d'arrêter, c'est compliqué.
01:59Vous distinguez plusieurs formes de dépendance, physique, psychologique, comportementale.
02:04Pourquoi faut-il agir sur ces trois dimensions ?
02:06En effet, dans l'addiction au tabac, il y a cette dépendance qui s'entremêle.
02:09Et pour bien préparer l'arrêt et pour arrêter de fumer, c'est important de prendre en compte ces trois
02:14dimensions.
02:14Donc la dépendance physique, c'est en fait tous les signes qu'on va avoir à l'arrêt du tabac
02:19parce que c'est lié au manque de nicotine.
02:21La nicotine, c'est la substance dans le tabac qui entretient la dépendance, qui donne envie de fumer.
02:26Donc à l'arrêt du tabac, on peut avoir des envies fortes de fumer,
02:30qui sont difficiles à contrôler, des troubles de la concentration, de l'irritabilité.
02:34Et là, ce qui peut marcher, ça va être des médicaments comme des substituts nicotiniques
02:37qui vont soulager sa dépendance physique.
02:39La deuxième dépendance, c'est la dépendance comportementale.
02:42Donc c'est toutes les routines comportementales.
02:44Par exemple, on va associer la cigarette, l'association Café Clop,
02:48la cigarette à la fin d'une réunion, au moment d'une pause.
02:52Donc là, ça va être travaillé sur toutes ces routines comportementales,
02:55de les déconstruire pour mieux préparer l'arrêt.
02:58Et la troisième dépendance, c'est la dépendance psychologique.
03:01Donc là, c'est la place que prend la cigarette dans la régulation des émotions,
03:05dans la régulation du stress et les croyances qui sont associées.
03:07Par exemple, on peut se dire, je ne peux pas arrêter de fumer
03:11parce que j'en ai besoin pour lutter contre le stress.
03:14Alors qu'en fait, c'est une idée reçue.
03:17Parce que la cigarette, elle vient juste soulager l'anxiété
03:20qui est liée au manque de nicotine entre deux cigarettes.
03:23Elle ne vient pas du tout soulager notre stress de fond ou notre anxiété de base.
03:26Au contraire, à l'arrêt du tabac, on va diminuer notre anxiété de base.
03:31Donc là, ça va être de travailler sur ces idées reçues et de trouver de vrais moyens
03:35de réguler ses émotions et de réguler son stress.
03:39Quels sont aujourd'hui les traitements les plus efficaces pour arrêter de fumer ?
03:43Le traitement de première intention, après avis d'un professionnel de santé,
03:46pour lutter contre cette dépendance physique,
03:48ça va être les traitements à base de substituts nicotiniques.
03:51Souvent, on associe des patchs, donc une forme qu'on applique sur la peau,
03:54une forme transdermique qui va diffuser de la nicotine en continu,
03:58qui va lutter contre l'envie forte de fumer, contre les signes de manque.
04:02Qui sont largement utilisés.
04:03Qui sont très, voilà, largement utilisés.
04:05Remboursés.
04:06Qui sont remboursés depuis plusieurs années.
04:08Et qu'on va associer souvent à des formes orales.
04:10Donc ça peut être des gommes à mâcher, des pastilles à sucer,
04:14des sprays bucaux qui vont lutter contre les envies ponctuelles de fumer.
04:17On sait que c'est l'association des deux qui va vraiment augmenter les chances d'arrêter le tabac.
04:22Et puis on peut associer ces méthodes-là à des méthodes comme les TCC,
04:26qui sont des thérapies cognitives ou comportementales,
04:28qui vont nous aider à modifier nos schémas de pensée,
04:31modifier nos habitudes qui entretiennent la dépendance.
04:33Par exemple, la croyance, j'ai vraiment besoin de fumer pour gérer une réunion stressante.
04:39Donc là, ça va être de travailler sur toutes ces idées reçues
04:42et trouver de vrais moyens de faire face aux situations anxiogènes.
04:47Catherine Simonin, même après plusieurs mois sans cigarette,
04:51le risque de rechute existe ?
04:53Le suivi de patients est suffisamment organisé pour prévenir ces rechutes ?
04:57Alors c'est très difficile parce qu'il y a l'envie irrépressible de fumer qui continue parfois.
05:02Alors il y a la nicotine, certes, ça aide énormément.
05:05Mais il y a tout le volet comportemental, associer la cigarette à des sorties,
05:09à des pauses pendant le travail, avec son café le matin.
05:14Donc c'est changer ses habitudes.
05:15Il faut éviter ces pauses ?
05:16Voilà, il faut biaiser un petit peu son cerveau, il faut tromper son cerveau.
05:20C'est-à-dire, si la cigarette vient avec le café, on met du lait dans le café
05:23et puis comme ça on ne prend pas la cigarette.
05:25Ou alors on prend un thé au lieu du café et à la pause, on évite les pauses où on
05:29dit
05:29« je ne fume plus ».
05:31Et ça c'est important de savoir dire « non, je ne fume plus ».
05:35Ce sont les retours que vous avez, c'est difficile au sein de l'entreprise d'assumer ?
05:38Oui, absolument.
05:39Il y a toutes ces routines qui sont des routines sociales
05:42et qui disparaissent si on se met à l'écart.
05:45Donc il faut savoir dire « non, je ne fume pas ».
05:48Ça peut être excluant encore aujourd'hui à notre époque ?
05:50Oui, absolument.
05:51Et puis après, il faut se méfier aussi d'un autre facteur, c'est le tabagisme passif.
05:54Aujourd'hui, il y a 1100 décès par an liés au tabagisme passif.
05:59Donc ça aussi, c'est une intoxication.
06:01Le tabagisme passif, ça peut être une pause club avec ses collègues ?
06:04Absolument, parce que vous respirez la fumée de la cigarette du voisin.
06:08C'est aussi les enfants à l'école, et on a vraiment à la Ligue,
06:12et moi j'y ai contribué, de porter ces espaces sans tabac devant les écoles
06:17pour protéger les enfants du passage quatre fois dans la journée dans un nuage de fumée.
06:22Ils ne l'ont pas souhaité les enfants.
06:25Et pourtant, ils étaient obligés, à la sortie de l'école, il y avait tous les fumeurs, les parents,
06:28et là, ils passaient à travers un nuage de fumée.
06:32Et après, c'est dénormalisé.
06:33C'est-à-dire, la Ligue agit beaucoup sur les espaces sans tabac
06:37et d'élargir les espaces sans tabac, parce qu'en Suède, ils l'ont fait, et ça marche.
06:41C'est-à-dire, si vous interdisez le tabac dans plusieurs rendez-vous sociaux,
06:46les terrasses de café, bon, à l'intérieur des restaurants, maintenant, c'est interdit,
06:51les bars, c'est interdit, donc il faut élargir ces zones sans tabac.
06:55Comme ça, fumée devient anormale.
06:57Et ce n'est plus normal.
06:59Et quand un enfant voit ses parents fumer, il va plus fumer que quelqu'un
07:03qui a des parents non-fumeurs, par exemple.
07:06Juliette Hazard, comment aborde-t-on une rechute dans un parcours de sevrage ?
07:09Alors, la rechute, je pense que c'est important de ne pas l'aborder comme un échec,
07:13mais comme une victoire différée, parce que dans la maladie addictive,
07:16c'est une maladie chronique, donc on passe par des moments de rechute
07:20avant un arrêt définitif.
07:21C'est comme quand on a un diabète, il y a des moments où le taux de sucre dans le
07:24sang
07:24va un petit peu se déstabiliser, va augmenter,
07:26puis on va ajuster les traitements, l'accompagnement pour aller vers un rétablissement.
07:31Donc c'est important, je pense, de le voir comme une victoire différée,
07:34parce qu'à chaque reconsommation, la personne apprend de cette expérience,
07:40elle voit ce qui a fonctionné, ce qui est compliqué,
07:43comment ajuster sa boîte à outils.
07:46Donc je pense que c'est important de l'aborder comme ça,
07:49et de comprendre qu'on dit qu'en moyenne, il faut passer par cette rechute
07:55avant d'arrêter définitivement la rechute.
07:58Alors, pas forcément inévitable, c'est une moyenne,
08:01mais voilà, c'est important aussi d'être dans l'espoir,
08:04comme dans toute maladie, c'est possible de se rétablir,
08:06mais voilà, c'est pas une question de volonté,
08:09donc il faut aussi déculpabiliser les personnes,
08:11et on peut être tout à fait déterminé dans sa vie professionnelle
08:14et avoir du mal à arrêter de fumer, et c'est pas du tout contradictoire.
08:18Catherine Simonin, Le Monde consacrait récemment un article
08:20au retour de la cigarette dans l'imaginaire de la Jeune Z,
08:24alors que les jeunes fument de moins en moins.
08:26Est-ce qu'on assiste à une nouvelle glamourisation de la cigarette ?
08:30Oui, c'est-à-dire que les fabricants du tabac, c'est tout l'aspect marketing.
08:34Les marques qui essaient de trouver des dérivés
08:37pour attraper des personnes dans l'addiction.
08:40et très très jeunes, ça commence vers l'âge de 9 ans,
08:43donc il y a aussi les jeunes qui se retrouvent en groupe
08:46et les faits de groupe,
08:47donc c'est apprendre très tôt aux enfants
08:50et aux adolescents de savoir dire non,
08:53et de savoir dire, ben non, je protège ma santé
08:55et mon bien-être, parce que c'est pas la santé
08:58au niveau maladie lointaine comme un cancer
09:00qu'il aura dans 10 ans,
09:01c'est, mais je respire mieux aujourd'hui,
09:03si je fume, je respirerai moins bien.
09:06La peau, si j'ai de l'acné, je vais avoir plus d'acné.
09:08La peau sera grise au bout d'un moment.
09:11Et c'est aussi, c'est...
09:13Et puis le goût aussi que l'on perd.
09:15Et puis aussi l'oxyde de carbone qui nous intoxique,
09:18parce que l'intoxication à l'oxyde de carbone,
09:20ben quand vous avez un poil défectue,
09:21vous pouvez en mourir.
09:22La cigarette, c'est tous les jours.
09:24Donc on est intoxiqué à petite dose,
09:25mais on est intoxiqué.
09:26Donc c'est ces facteurs-là d'information
09:29et des TCC, c'est-à-dire des techniques cognitivo-comportementales,
09:32qui accompagnent ces enfants pour dire non,
09:36mais non à la cigarette, non à la drogue,
09:39non à l'alcool, enfin non à tout ce qui pourrait
09:41altérer leur santé.
09:42Donc c'est utiliser les TCC en prévention, en fait.
09:43Oui, c'est ça.
09:44C'est-à-dire que vous, il y a la dénormalisation,
09:48et puis il y a l'accompagnement de savoir dire non,
09:50et s'affirmer en disant non,
09:51et ne pas faire, je dirais, le mouton de panurge
09:55et qui suit les autres ados,
09:56parce que ça fait bien de fumer.
09:58Et le marketing va très loin,
10:00puisqu'il y a eu les patches de nicotine
10:01qui aujourd'hui sont interdits.
10:03Et on a lutté pour qu'ils soient interdits,
10:05parce que la nicotine, c'est le facteur addictif
10:07de la cigarette.
10:08Donc on met des patches dans la bouche,
10:10on a la dose de nicotine maximale à ne pas dépasser,
10:13et après, on tombe fatalement dans le tabac.
10:16C'est plutôt les adultes qui l'utilisent.
10:17Ah ben, il y a aussi les adolescents.
10:19Juliette, cette valorisation de la cigarette
10:21sur les réseaux sociaux,
10:23elle peut favoriser l'entrée dans l'addiction ?
10:26Oui, tout à fait.
10:27Elle peut favoriser l'entrée dans l'addiction,
10:29l'expérimentation,
10:30c'est-à-dire la première consommation.
10:32Et on sait que plus la consommation a lieu tôt,
10:36en fait, dans la vie d'un adolescent, d'un jeune,
10:40plus il a de risque de développer une addiction à l'âge adulte,
10:42que ce soit à la substance qu'il a expérimentée jeune
10:44ou à une autre substance.
10:46Parce que le cerveau d'un jeune n'est pas mature.
10:48La maturation du cerveau, elle intervient autour de 25 ans,
10:51même maintenant, on dit autour de 30 ans.
10:54Donc, les jeunes sont plus vulnérables.
10:55C'est plus difficile pour eux de dire non,
10:58parce qu'il y a certaines zones du cerveau qui ne sont pas développées.
11:00Donc, c'est important aussi de les aider à développer
11:01leurs compétences psychosociales.
11:03Donc, c'est toutes les compétences qui les aident
11:05à réguler leur stress, leurs émotions,
11:07et à faire des choix éclairés pour leur santé,
11:09et à être plus en capacité de dire non quand ils le souhaitent.
11:12Donc ça, ce sont aussi des techniques qui sont mises en place,
11:16qui sont développées dans les écoles,
11:17qui aident à prévenir les addictions,
11:20et à les aider à faire des choix plus favorables
11:23pour leur santé de demain.
11:25Catherine Simonin, vous défendez l'augmentation du prix
11:27du paquet de cigarettes.
11:29C'est le levier le plus efficace à ce jour
11:32pour faire arrêter les fumeurs ?
11:33Oui, absolument.
11:34Parce qu'en fait, le fumeur, à la fin du mois,
11:36quand c'est difficile, il voit ce que coûte le tabac.
11:38Et c'est un levier fondamental pour aller vers le sevrage.
11:42Et donc, oui, on favorise l'augmentation,
11:46mais après, il y a le problème européen.
11:48C'est un sujet qui devrait être traité au niveau européen
11:52pour éviter que dans un pays voisin,
11:55ce soit moins cher,
11:56qu'il y ait des pays qui vendent pratiquement au prix coûtant.
11:58Et puis, le commerce parallèle qui se met en place.
12:02Et donc, ce n'est pas bon,
12:03parce que ce sont des cigarettes qui ne sont pas forcément saines.
12:07Enfin, elles sont trafiquées, on ne sait jamais.
12:09Donc, c'est très compliqué.
12:10Et il faut éviter ça.
12:12Et après, effectivement,
12:15c'est un levier qui agit vers le basculement de la personne
12:18et le choix d'aller vers un sevrage.
12:20Vous partagez ce point de vue ?
12:21Oui, tout à fait.
12:22C'est un levier efficace.
12:24Le tabagisme touche davantage de populations précaires,
12:26on le disait en début d'émission.
12:28Comment expliquer ces inégalités face à la dépendance ?
12:31Alors, les personnes en situation précaire
12:33sont en effet plus vulnérables
12:36par rapport aux addictions.
12:37Déjà, parce que leur priorité,
12:39ça va être d'assurer leur sécurité alimentaire,
12:41d'assurer d'avoir un logement.
12:43Et on sait que quand on est en instabilité
12:46au niveau du logement
12:47et pour se nourrir tous les jours,
12:49on ne peut pas penser à sa santé.
12:51C'est la priorité, c'est la base.
12:53Et puis, ils ont aussi parfois moins capacité
12:57de comprendre, ça a déjà été dit,
13:00les messages de prévention.
13:02C'est pour ça qu'on doit vraiment adapter les messages,
13:05parler à tout le monde pour aider ces personnes
13:08qui sont en situation de vulnérabilité socio-économique
13:11et qui sont encore plus à risque de développer des addictions,
13:14qui sont aussi plus à risque,
13:15les personnes sans abri, je pense aussi,
13:18à elles, qui sont vraiment en grande souffrance mentale.
13:20Et les troubles psychiatriques,
13:23les problèmes addictifs sont souvent aussi intriqués
13:27au sein de pathologies qu'on appelle les pathologies duels.
13:30Donc, ces personnes sont plus à risque
13:31du fait de cette précarité
13:34de subir des souffrances mentales,
13:37de subir des troubles psychiatriques
13:38et donc aussi de développer une addiction
13:40parce qu'il faut bien penser
13:42qu'une addiction ne survient pas par hasard.
13:44Une consommation, elle vient aussi à un moment
13:46souvent soulager une souffrance mentale,
13:49donc soulager une dépression,
13:50soulager un trouble anxieux,
13:52soulager un burn-out aussi dans le milieu professionnel.
13:55Alors, je ne sais pas si on l'a dit estimé,
13:57en tout cas, on le prend maintenant beaucoup en compte
13:59et on s'intéresse à la fonction du produit.
14:01Donc, au-delà de prescrire un médicament,
14:03c'est qu'est-ce que la cigarette,
14:04elle m'apporte à cet instant.
14:06Est-ce que c'est une pause ?
14:07Est-ce qu'elle vient me soulager un manque ?
14:09Donc là, on s'intéresse à la dépendance physique.
14:11Est-ce qu'elle vient soulager un épuisement professionnel ?
14:13Est-ce qu'il n'y a pas un burn-out derrière ?
14:15Donc, je ne dis pas que derrière chaque cigarette,
14:17il y a une souffrance profonde,
14:18mais c'est de comprendre le fonctionnement au quotidien.
14:21Qu'est-ce que m'apporte la cigarette dans mon quotidien
14:24pour mieux préparer l'arrêt
14:25et pour augmenter ses chances d'arrêter définitivement le tabac ?
14:30Restez avec nous toutes les deux.
14:31On passe tout de suite à la chronique de Camille.
14:33On passe tout de suite à la chronique de Camille.
14:33On se passe tout de suite à la chronique de Camille.