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  • il y a 11 minutes
Policière lynchée : «Ce ne sont plus des enfants, ce sont des mineurs délinquants», estime Georges Fenech

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur la remise en liberté des mineurs ayant lynché une policière.

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Transcription
00:00Vous avez donc des jeunes gens qui appellent au meurtre d'une policière qui sont dans la nature.
00:07Donc des jeunes gens qui doivent être d'une extrême dangérosité pour la société.
00:11Ils sont dehors. Ils sont dehors.
00:14Alors moi, je vous assure, en fait, on ne va pas être en colère tous les matins.
00:17Mais c'est insupportable. Pardonnez-moi, c'est insupportable.
00:21Si ces jeunes gens tuent quelqu'un demain, le juge qui prend cette décision...
00:26Il a passé, hein ?
00:29Est-ce que ce que je dis est hors de sens ?
00:37Je l'assure, souvent je me dis, mais c'est moi qui...
00:40Parfois on s'interroge, on dit, mais c'est moi qui ne vais pas bien ou c'est la société
00:45?
00:45Non, non, non, non. D'abord, il faut arrêter de parler du juge des enfants.
00:49Et des enfants. Ce ne sont plus des enfants.
00:51Moi, je préférais, à un autre terme, que des jeunes, comme vous dites,
00:54des jeunes qui lynchent une policière, qui mettent le feu à une école ou à une mairie,
00:58on ne peut plus les appeler des enfants.
01:00Donc ce sont des délinquants mineurs.
01:03Ce sont des mineurs délinquants.
01:04Il faudrait changer déjà l'appellation, symboliquement.
01:07Mais on paye quoi ?
01:09On paye le résultat d'une loi qui a été votée par Mme Belloubet
01:13et mise en application par M. Dupond-Moretti.
01:16Cette loi, elle a inventé, ça n'existait pas,
01:19elle a inventé la césure du procès pénal pour les mineurs.
01:22On ne condamne plus le jour de l'audience.
01:25On déclare simplement la culpabilité.
01:27Et on verra plus tard, au calendre grec, 6 mois, 9 mois,
01:30quelle est la sanction qui sera prononcée.
01:31Donc ils ont été libérés. C'est la loi qui le veut.
01:34On est là de ce que vous dites.
01:35Moi, je protège la société.
01:36Enfin, ces jeunes gens sont très dangereux.
01:38Ils auraient dû être placés en détention provisoire.
01:40Ils sont très dangereux.
01:41C'est ce qu'a demandé le parquet.
01:42Ils sont très dangereux.
01:43Mais les juges n'ont pas suivi.
01:44Ils sont très dangereux.
01:46Vous avez potentiellement des meurtriers qui sont dehors.
01:49Ils le disent. Ils disent, tu es là.
01:51Ce n'est pas moi qui le dis. Tu es là.
01:53Ils auraient pu être placés dans un centre éducatif fermé,
01:56d'unité judiciaire.
01:57Eugénie Bastille.
01:57Moi, ce qui me consterne, c'est que j'entends beaucoup de voix,
02:00notamment des grandes voix de gauche, morales,
02:02qui disent que le macronisme est en train de basculer
02:05dans un régime autoritaire,
02:07qui a un danger sur les libertés individuelles.
02:09Moi, ce que je vois, c'est un pays, au contraire,
02:10où l'État est impuissant.
02:12Je ne vois pas du tout un régime autoritaire.
02:14Je vois au contraire.
02:14Est-ce que dans un régime autoritaire,
02:15il y a deux fois plus de policiers blessés que de manifestants ?
02:18Est-ce que c'est le signe d'un régime autoritaire ?
02:22Moi, ce que nous donne à voir cette séquence,
02:24c'est un État désarmé, impuissant,
02:26plutôt qu'un État autoritaire
02:27qui suspend les libertés individuelles.
02:29Et je crois qu'il y a une lecture absolument fausse
02:31de ce qui est en train de se passer
02:32par une partie de la gauche morale.
02:35Écoutez Reda Bellach,
02:36qui était avec nous sur Europe 1 hier.

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