00:03Le GICAN, c'est le groupe des industries de construction et des activités navales qui rassemblent 320 industriels du secteur,
00:12des grands groupes au TPE, PME, en passant par les start-up ou les établissements de taille intermédiaire.
00:18Ce syndicat professionnel crée du lien à travers cette filière et accompagne son développement.
00:22Et avec moi pour en parler, nous sommes avec Jean-Marie Dumont. Bonjour.
00:26Bonjour, merci d'être là. Je suis heureux de vous accueillir sur le stand du GICAN.
00:31Vous êtes le délégué général adjoint du GICAN.
00:35Alors déjà, première question, 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025 pour le secteur.
00:39La conjoncture économique de votre secteur est plutôt bonne.
00:42Alors effectivement, 17 milliards, ça recouvre le chiffre d'affaires, donc l'activité de l'industrie navale en France,
00:47à la fois sur le segment dual, donc civil et défense.
00:51civil, c'est-à-dire tout ce qui est en lien avec la construction navale civile, mais aussi les énergies
00:55en mer
00:56et les secteurs industriels, effectivement, voisins de notre secteur.
01:01Et du côté défense, effectivement, on observe une progression du chiffre d'affaires continue, positive,
01:07qui, effectivement, était aussi à coupler avec le nombre d'emplois directs dans notre secteur,
01:13plus de 57 000 emplois directs, également en progression.
01:16Donc, nous sommes un secteur au plus près des territoires qui produit en France,
01:21qui permet, effectivement, de développer des capacités souveraines.
01:24Et cette dynamique, on la voit sur votre salon, puisque le GICAN organise le salon ici, le salon euronaval.
01:30Évidemment, on est heureux d'accueillir, finalement, le monde entier du secteur naval à Paris.
01:36Nous sommes le premier salon naval de défense au monde.
01:38Et nous avons une progression de plus de 50% des exposants cette année,
01:42ce qui montre le dynamisme du secteur naval dans le monde, en Europe et en particulier en France.
01:48Dynamisme du secteur naval, dynamisme du secteur industriel de défense en général,
01:52puisqu'il y a des investissements de plus en plus prononcés par l'État.
01:56On voit notamment à travers la loi de programmation militaire 2024-2030,
02:01mis à jour cette année en 2026 avec 36 milliards supplémentaires,
02:04qui au total rassemble 450 milliards à peu près entre 2024 et 2030.
02:12C'est ça qui booste votre secteur aussi d'activité au niveau naval ?
02:15Alors effectivement, nous avons la chance en France d'avoir une loi de programmation militaire
02:19qui permet de donner de la visibilité à l'industrie navale française.
02:22On a l'habitude de dire que notre premier client, c'est la Marine nationale française,
02:26qui représente 60% finalement du chiffre d'affaires défense,
02:30mais aussi nous exportons pour 40% auprès de marines alliées.
02:34Et la compétitivité de nos entreprises est aussi sur le fait d'être capable d'assurer
02:39la délivrance effectivement des outils capacitaires pour les besoins nationaux
02:43et aussi d'être dynamique et compétitif à l'export.
02:45Nous avons des grands programmes.
02:47On peut parler effectivement du programme du porte-avions de nouvelle génération qui a été lancé.
02:51La troisième génération des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins nécessaires à la dissuasion.
02:55Le rythme de délivrance finalement à la France, à la Suède prochainement
03:01et déjà à la Grèce des frégats de défense et d'intervention.
03:05Et également l'arrivée dans les forces du premier système autonome de guerre des mines.
03:09Donc ce sont des exemples qui montrent qu'effectivement l'accélération
03:14ou en tous les cas l'évolution et la satisfaction du besoin capacitaire de la marine nationale
03:19est un enjeu fort que nous relevons tous les jours.
03:21Et l'industrie navale est même mise en valeur par le monde entier
03:26parce que vous impressionnez les industriels mondiaux par la cadence en fait
03:30à exécuter et à produire les bâtiments.
03:34Et je parle notamment de la frégate de dévance d'intervention
03:36qui a été livrée la semaine dernière à la Grèce finalement en 10 mois.
03:42Écoutez oui, nous sommes une industrie du temps long.
03:46Effectivement il faut intégrer des systèmes complexes à bord de navires.
03:49Ça prend du temps, il faut les concevoir, les développer, les produire.
03:53Mais en même temps nous avons la conviction que time is your money en excellent français
03:58et que nous sommes en mesure effectivement d'accélérer en fonction du besoin des marines clientes.
04:04C'est illustré par la cadence effectivement pour les frégates.
04:08Effectivement une frégate tous les 6 mois, donc quasiment deux frégates par an.
04:11C'est le rythme que nous avons acquis sur le site de Lorient et l'intégration par Naval Group.
04:17Et d'autres exemples. Et ce qui est important c'est qu'il faut concilier ce temps long,
04:21délivrer des frégates, des sous-marins, des porte-avions qui vont durer plusieurs dizaines d'années à la mer en
04:26activité
04:27et en même temps intégrer les évolutions technologiques complexes, intégrer l'hybridation par les drones.
04:33Ce sont les défis que nous avons actuellement.
04:35Alors il y a les grands groupes, mais il y a aussi les PME, TPE, les ETI qui suivent aussi
04:40cette cadence.
04:40Ce n'est pas trop compliqué pour elles, pour les plus petites structures, de suivre la cadence ?
04:46C'est une de nos préoccupations majeures bien évidemment.
04:48Nous avons tout ce qui est lié aux compétences, aux formations humaines et à la mobilisation de la chaîne de
04:55valeur.
04:55Donc nous avons la chance effectivement, comme je le dis souvent, de faire du made in France.
05:00Donc d'avoir effectivement une chaîne de valeur complète sur le territoire national.
05:04L'enjeu effectivement c'est de continuer à développer, à protéger, à accompagner les PME, les ETI et les start
05:12-up du secteur.
05:13Nous avons un programme sur les start-up qui s'appelle Cistart, qui permet d'accompagner les jeunes pousses.
05:18Nous avons un comité spécialisé et dédié aux préoccupations des PME.
05:22Et nous faisons en sorte aussi que le financement, que les financeurs privés, publics, les collectivités territoriales s'intéressent à
05:29notre secteur.
05:29C'est un enjeu très important. Nous mettons beaucoup d'énergie et nous espérons que ce sera encore couronné de
05:35succès à l'avenir.
05:35Et les grands programmes bénéficient aussi aux plus petits alors ?
05:38Alors exactement, quand vous prenez un programme de défense naval majeur, vous avez plus de 50% de la valeur
05:45qui descend effectivement dans la chaîne de valeur,
05:48dans la sous-traitance, dans les équipements, dans les systèmes qui sont intégrés à bord.
05:52Donc effectivement, c'est une équipe France qui gagne au travers des grands programmes navals.
05:57Et ce sont des territoires. Nous sommes le quatrième recruteur industriel en France, au plus près de territoires parfois méconnus,
06:03pas uniquement sur les littoraux. Donc on considère qu'on a un rôle aussi économique.
06:08Et nous avons des enjeux aussi de modernisation de nos infrastructures de production, d'excellence opérationnelle dans nos process.
06:14Tous ces mots, toutes ces locutions veulent dire qu'on s'engage sur ces sujets, on essaie de mener des
06:19nouvelles actions.
06:20Et évidemment, les PME sont au cœur du gigant. C'est 75% de nos entreprises qui sont des PME.
06:25Merci Jean-Marie Dumont. Je vous remercie.
06:28Je rappelle le délégué général adjoint du GICAN.
06:30Et on poursuit cette émission avec la découverte d'un système modulable de défense
06:35prenant la forme d'un conteneur adapté à n'importe quelle mission navale.
06:39C'est le produit dévoilé par Thalès lors de l'édition 2026. Regardez.
06:44C'est le produit dévoilé par Thalès.
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