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Transcription
00:00Et on va revenir sur cet entretien inédit entre Jordan Bardella et Philippe Devilliers.
00:06J'ai eu l'honneur d'animer cet échange, cette discussion, ce dialogue, ce débat également entre Jordan Bardella et
00:15Philippe Devilliers.
00:16Ce qui était au cœur de l'échange, pour les auditeurs qui n'ont pas pu l'entendre entre 20h
00:22et 21h sur Europe 1,
00:24c'était en quelque sorte quel pays voulons-nous laisser à nos enfants ?
00:28Et surtout, comment gouverner dans une France en crise ?
00:32Avec des questions majeures sur le pronostic vital de la France qui est engagé, sur quelle France dans quelle Europe,
00:39sur les guerres.
00:40C'est un moment, mais vraiment, suspendu pendant plus d'une heure.
00:43Et les téléspectateurs, du moins, puisque c'était diffusé également sur CNews, ne s'y sont pas trompés,
00:48puisque CNews a explosé les compteurs hier à 20h, avec près d'un million deux cent mille téléspectateurs en moyenne.
00:55C'est un record historique, avec des parts de marché et des parts d'audience historiques,
01:01quelles que soient les cibles, et un pic à plus d'un million trois cent mille téléspectateurs.
01:06Revoyons, réécoutons ce qu'il s'est passé hier avec Arthur Delaborde.
01:11Jordan Bardella cherche à transformer le découragement en espoir,
01:14et à parler à ceux qui ont grandi avec les crises pour seul horizon.
01:18J'appartiens à une génération qui n'a pas connu la France qui va bien.
01:21On m'explique que la France est endettée, que la France a des difficultés, que la France est divisée,
01:28que ma génération avait dit un ancien Premier ministre va devoir s'habituer à vivre avec le terrorisme.
01:34Mais cette France qui va bien, je meurs d'envie, et je brûle d'envie de la connaître.
01:38Philippe Devilliers lui appelle cette jeunesse à prendre sa part, avec une conviction,
01:42le redressement ne viendra pas seulement des politiques.
01:45Appel à la jeunesse française, ce dont on a besoin d'aujourd'hui,
01:50c'est des créateurs, des entrepreneurs, des français de direction,
01:55et je pense que vous partagerez ce mot, c'est le dernier mot de mon livre Résurrection,
02:00on a besoin de conscience dressée.
02:02Deux générations, une même volonté, en finir avec la résignation.
02:07Mais avec des grandes divergences, notamment sur les questions,
02:11des divergences, des grandes divergences, oui, sur les questions européennes.
02:15Je voudrais juste qu'on écoute Jordan Bardella sur la situation,
02:18le climat insurrectionnel aujourd'hui, et il appelle à un pays plus sûr.
02:23Nous voulons un pays sûr.
02:25Et la situation de violence, les scènes de guerre civile,
02:29qu'on voit depuis maintenant plusieurs jours, et en fait depuis plusieurs semaines,
02:33parce qu'au fond, ce qu'on vit là, ça ne date pas du 17 octobre,
02:37il n'y a plus un seul village, il n'y a plus une seule ville française
02:40qui est épargnée par cette violence d'atmosphère qui s'abat sur le pays
02:44et par un sentiment d'impunité.
02:46Et ce sentiment d'impunité, on le voit à l'oeuvre depuis quelques jours
02:48dans les grandes villes, par l'alliance mortelle de l'ultra-gauche
02:52d'un côté qui veut la destruction de l'État,
02:54et des prédateurs de banlieue qui veulent une revanche contre la France
02:57et qui viennent dans les grandes villes pour asseoir un sentiment de revanche
03:02contre la France et contre la République française.
03:06Donc, en quelques mots, nos priorités demain seront la relance économique,
03:11le rétablissement de l'ordre et de la sécurité.
03:15Les amis, alors est-ce que vous avez écouté ce débat ?
03:19Bien sûr.
03:19Sébastien Ligny et Alexandre Devecchio, qu'est-ce que vous en avez pensé ?
03:23Moi je pense que c'est la rencontre effectivement entre deux générations
03:27et c'est ce qui est intéressant.
03:30Philippe Devilliers qui n'a peut-être pas eu le rôle politique
03:33qu'il espérait dans le pays, a en fait eu un rôle majeur,
03:37peut-être plus important que s'il avait exercé de multiples ministères.
03:40Il a eu le rôle peut-être d'incubateur de pensée.
03:44Ça a été quelqu'un qui a été extrêmement influent idéologiquement,
03:48en avance sur son temps, et je pense que la génération Bardella
03:52est d'une certaine manière une génération de Villiers,
03:55ça pourrait être aussi une génération Philippe Séguin,
03:59enfin en tout cas le combat qu'il a mené,
04:01alors même s'il y a des différences sur la question européenne,
04:05les combats qu'a mené Philippe Devilliers n'ont pas été vains,
04:09même s'il n'a pas exercé le pouvoir aussi longtemps qu'il leur aimait l'hérité,
04:14je crois qu'il a fécondé un peu une génération,
04:18et donc il restera comme un homme politique beaucoup plus important
04:22que beaucoup d'hommes politiques qui ont enchaîné les ministères
04:24pour ne pas faire grand-chose.

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