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- il y a 3 ans
Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #90minutesInfo du lundi au vendredi
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00:00:00 Donc c'est un individu a priori isolé, syrien,
00:00:04 avec un statut de réfugié accordé en Suède il y a 10 ans.
00:00:08 Je précise qu'évidemment on a pris contact avec tous les services judiciaires
00:00:12 et les services de renseignement des autres pays, en Europe et au-delà,
00:00:16 et ce monsieur n'a pas d'antécédent judiciaire,
00:00:20 n'est connu d'aucun service de renseignement,
00:00:22 et on n'a pas identifié d'antécédent psychiatrique.
00:00:26 Madame Born, quel est l'âge des enfants, parce qu'on parle de très jeunes enfants,
00:00:30 et est-ce que vous avez pu parler aux familles des témoins ?
00:00:35 Sur l'âge des enfants, je prends mes notes pour être sûre de moi,
00:00:40 on a un enfant de 22 mois, deux enfants de 2 ans et un enfant de 3 ans.
00:00:44 Parmi les 4 victimes mineures, il y en a un qui est de nationalité néerlandaise
00:00:47 et un qui est de nationalité anglaise.
00:00:49 C'était des touristes, puisque les faits ont eu lieu sur une aire de jeu
00:00:53 qui se trouve sur un parc face au lac d'Annecy.
00:00:55 Les victimes sont prises en charge, les autorités consulaires sont au courant.
00:00:59 Il y avait un certain nombre de victimes visuelles,
00:01:02 qui n'ont pas été blessées par l'arme blanche,
00:01:06 mais qui ont été témoins et qui sont extrêmement choquées,
00:01:09 puisque c'est sur un jardin public très fréquenté,
00:01:12 notamment il y avait une classe de lycéens qui est actuellement prise en charge
00:01:15 par une cellule médico-psychologique,
00:01:17 et avec une prise en charge par l'association d'ado-victimes
00:01:19 mandatée par le parquet.
00:01:21 Ce sont des tout petits enfants qui ont été blessés très grièvement.
00:01:27 Je pense qu'en tant que parents et en tant que citoyens,
00:01:31 on imagine, on est déjà très choqués.
00:01:34 On a pu échanger avec ceux qui sont intervenus pour sauver ces enfants.
00:01:38 Je peux vous assurer que c'est très choquant.
00:01:41 C'est vraiment une énorme émotion de tous ceux qui ont pu intervenir
00:01:44 et qui sont intervenus dans les meilleurs délais
00:01:47 pour assurer la prise en charge de ces petites victimes.
00:01:49 Madame la Première Ministre, au-delà de la tristesse,
00:01:51 il y a peut-être de la colère.
00:01:52 Est-ce que vous comprenez ceux qui s'interrogent,
00:01:55 y compris dans la classe politique, sur le parcours migratoire
00:01:58 de cette personne et donc sur la politique migratoire menée ?
00:02:01 Je le redis, c'est une personne qui a un statut de réfugiée en Suède,
00:02:07 donc qui circule au sein de l'Union européenne.
00:02:10 Je pense qu'avant de s'emballer sur des conclusions sur ces sujets,
00:02:15 il faut attendre que l'enquête puisse avoir lieu.
00:02:17 Je crois qu'aujourd'hui, c'est le temps de l'émotion,
00:02:19 ça doit être le temps de l'unité, de solidarité avec ces petits-enfants,
00:02:24 avec leurs parents, avec leur famille et avec tous les habitants d'Annecy
00:02:28 qui sont évidemment choqués par ce qui s'est passé.
00:02:31 Merci beaucoup.
00:02:32 Voilà, l'édition spéciale se poursuit consacrée à ce qui s'est passé,
00:02:45 à cette horreur qui a frappé la France entière,
00:02:47 il faut le dire, l'effroi qui nous a tous saisis
00:02:49 lorsqu'on a appris cette attaque au couteau dans un parc d'Annecy.
00:02:52 Tôt ce matin, avec un assaillant qui s'en est pris,
00:02:55 à deux très jeunes enfants, certains dans des poussettes,
00:02:57 ainsi qu'à un adulte dans un parc d'Annecy,
00:03:00 un homme réfugié syrien âgé de 31 ans, que vous apercevez sur ces images.
00:03:07 Il a été interpellé entre-temps par la police,
00:03:09 neutralisé au bout de quelques minutes.
00:03:11 Et là, cette conférence de presse conjointe de la procureure de la République d'Annecy,
00:03:17 entourée d'Elisabeth Borne, qui prenait la parole à tour de rôle
00:03:20 pour répondre aux journalistes.
00:03:22 Noémie Schultz, on a eu quelques précisions par rapport à ce qu'on connaissait déjà
00:03:25 du profil a priori de cet individu, mais surtout ce qu'on retient,
00:03:28 c'est que l'enquête se poursuit pour tentative d'assassinat.
00:03:31 Absolument, ce qu'on retient, c'est qu'à l'heure de cette conférence de presse,
00:03:36 le mobile terroriste, il n'y a aucun mobile terroriste apparent,
00:03:39 et donc c'est bien le parquet d'Annecy qui garde la main sur cette enquête,
00:03:43 ouverte des chefs de tentative d'assassinat,
00:03:46 puisqu'il y a des blessés, certains très grévement blessés,
00:03:51 mais personne n'est décédé dans cette attaque, en tout cas,
00:03:55 encore une fois, au moment où l'on parle.
00:03:57 L'enquête confiée à la direction centrale de la police judiciaire.
00:04:00 L'évaluation est toujours en cours de la part du parquet antiterroriste.
00:04:04 On le rappelle, à tout moment, il peut se saisir de l'enquête,
00:04:08 mais en l'état, c'est ce que nous a indiqué la procureure de la République,
00:04:11 il n'y a pas d'élément qui laisse entendre qu'il y a une motivation terroriste.
00:04:15 C'est vrai que c'est assez troublant.
00:04:18 On nous indique aussi que cet homme syrien qui était réfugié en Suède
00:04:22 depuis une dizaine d'années n'a pas d'antécédent judiciaire en Suède non plus,
00:04:26 pas d'antécédent psychiatrique, c'est forcément une question qu'on s'est posée.
00:04:30 Est-ce que c'était un homme dont on allait nous dire qu'il était atteint de troubles mentaux
00:04:33 et entraîné soit une altération, soit une abolition du discernement ?
00:04:36 Ça ne semble pas être le cas.
00:04:38 Cet homme dont on apprend qu'il a été très légèrement blessé,
00:04:41 donc il a été en état d'être placé en garde à vue.
00:04:45 Cette garde à vue peut durer 48 heures,
00:04:48 puisque la dimension terroriste n'a pas été retenue pour le moment.
00:04:53 Maintenant, pour connaître les motivations de cet homme
00:04:56 et de ce passage à l'acte terrible,
00:04:58 comprendre s'il avait préparé cette attaque de longue date,
00:05:01 s'il avait repéré les lieux,
00:05:03 et surtout comprendre pourquoi il s'en est pris à ses enfants,
00:05:06 à ses très jeunes enfants, puisque c'est ce qui est frappant,
00:05:08 encore une fois, c'est de voir qu'il ne s'intéresse absolument pas aux adultes,
00:05:12 voir qu'il les contourne pour pouvoir attaquer les enfants dans les poussettes.
00:05:17 Il faudra attendre de voir si cet homme décide de répondre aux questions des enquêteurs.
00:05:21 Avant de s'intéresser plus à l'enquête ou à la tournure qu'elle est en train de prendre,
00:05:26 bien évidemment, mais si on le comprend bien,
00:05:29 les faisceaux, les indices sont plutôt maigres quant à ce parcours,
00:05:32 parce qu'il n'a aucun antécédent judiciaire,
00:05:35 il n'est connu d'aucun service de renseignement,
00:05:37 c'est ce qu'a précisé la procureure de la République,
00:05:39 donc ça va peut-être un petit peu compliquer l'affaire, en tout cas en l'état.
00:05:43 On aimerait prendre des nouvelles des victimes,
00:05:45 le profil de ces très jeunes enfants, des nourrissons,
00:05:48 pour certains qui ont été sauvagement agressés ce matin.
00:05:53 Oui, des victimes, effectivement, des enfants tout petits, 22 mois,
00:06:00 un enfant de 2 ans, un enfant de 3 ans,
00:06:03 parmi ces victimes, un néerlandais et un anglais,
00:06:06 donc des enfants qui étaient en vacances en France.
00:06:10 Les deux enfants de 2 ans sont semble-t-il un frère et une sœur
00:06:14 qui ont donc été grièvement blessés lors de cette attaque.
00:06:17 Et vous avez également deux adultes blessés,
00:06:20 un homme qui a été touché par arme blanche, donc par l'assaillant,
00:06:23 et puis une autre personne qui a reçu un ou plusieurs coups de couteau
00:06:27 et qui ensuite a été blessée par un tir des forces de l'ordre
00:06:30 qui cherchaient à ce moment-là à neutraliser l'assaillant.
00:06:33 C'est pour ça qu'une autre enquête a également été ouverte
00:06:36 sur l'usage qui a été fait des armes à feu ce matin par les policiers,
00:06:41 dont on rappelle tout de même d'abord la rapidité d'intervention,
00:06:44 moins de 4 minutes après avoir été appelé,
00:06:48 et puis surtout le fait qu'ils aient arrêté, neutralisé très rapidement cet homme
00:06:52 qui a donc été légèrement blessé
00:06:54 et qui va pouvoir s'expliquer sur ce passage à l'acte.
00:06:57 Jean-Christophe Couvier est avec nous,
00:06:58 justement secrétaire nationale d'unité SGP.
00:07:02 Pour rebondir sur ce que dit Noemi,
00:07:04 le premier signalement, le premier appel, c'est 9h41.
00:07:07 On a vu à peu près les minutes des appels,
00:07:10 il y en a eu plusieurs autres d'ailleurs.
00:07:11 L'interpellation, 9h45, donc ça va très vite.
00:07:14 Ça veut dire que c'est la première patrouille qui était au contact
00:07:17 qui a pu appréhender cet homme.
00:07:19 Et puis on soulignera aussi la bravoure des gens qu'on voit sur ces images
00:07:22 qui ont tenté de maîtriser, de neutraliser cet individu, bien sûr.
00:07:25 Oui, justement, je regardais aussi les images et je me disais la même chose.
00:07:28 Je voyais un individu qui a été poignardé,
00:07:30 qui pose le sac et qui va au contact quand même
00:07:33 de la personne qui a le couteau
00:07:35 pour essayer justement de le bloquer, de le faire fuir
00:07:37 et de l'interpeller s'il peut, parce que moi je salue ce courage.
00:07:42 Tout le monde n'aurait pas vu d'ailleurs ce réflexe peut-être.
00:07:44 Et puis oui, ça va très vite.
00:07:46 Donc 4 minutes pour intervenir, pour arriver, pour voir une scène
00:07:50 et essayer de voir qui agresse qui.
00:07:51 Parce que quand on a...
00:07:53 C'est difficile d'arriver comme ça sur une action
00:07:56 et en une fraction de seconde, vous devez comprendre la scène en fait.
00:07:59 Voilà, et c'est pas toujours facile de savoir ce qui se passe quand vous arrivez.
00:08:04 Ce qui semble établi, c'est que sans doute l'intervention aussi
00:08:07 ou la tentative d'interposition de ces personnes
00:08:09 a sans doute permis de sauver de précieuses minutes
00:08:11 où il aurait pu procéder à des dégâts beaucoup plus importants.
00:08:15 Oui, oui, moi ce qui m'interpelle justement,
00:08:17 c'est qu'il évite les adultes.
00:08:19 C'est-à-dire qu'il prend des cibles, j'allais dire "faciles" entre guillemets.
00:08:22 Et dès qu'il y a une opposition, il fuit.
00:08:25 Il fuit, il veut pas affronter.
00:08:27 Et en principe, quand on est vraiment dans un acte terroriste,
00:08:30 comme on a pu déjà voir, on frappe tout ce qui bouge en fait.
00:08:34 L'idée, c'est de faire un maximum de victimes.
00:08:36 Là, on a l'impression que c'était vraiment des victimes "choisies"
00:08:39 mais parce que justement, ça représente peut-être l'innocence ou le sacré.
00:08:43 Je sais, enfin voilà, encore une fois, l'enquête va le dire.
00:08:47 Maintenant, on va essayer déjà de voir si cette personne-là,
00:08:51 elle est capable de répondre à ses actes,
00:08:53 de répondre aux questions des enquêteurs.
00:08:55 Et puis, on va tracer un petit peu son chemin,
00:08:58 faire une biographie un petit peu de sa vie,
00:09:01 de savoir pourquoi il en est arrivé là.
00:09:03 Effectivement, d'un point de vue purement administratif, il en règle.
00:09:06 Et donc après, ça amène beaucoup de questions.
00:09:08 Le cheminement de la Suède jusqu'ici, qu'est-ce qu'il faisait ?
00:09:11 Est-ce qu'il travaillait ? Est-ce qu'il vivait dehors ?
00:09:14 Est-ce qu'il avait un centre de mise-sille fixe ?
00:09:17 Est-ce qu'il habitait chez quelqu'un ? Est-ce que quelqu'un l'a aidé ?
00:09:20 On va retracer tout ça, voir un peu,
00:09:22 et démêler la pelote, entre guillemets, pour avoir des certitudes.
00:09:26 Alors, si vous l'avez raté, je vous propose de revenir
00:09:28 à un extrait de la conférence de presse de la procureure de la République d'Annecy,
00:09:33 qui parlait précisément du mobile de cet individu,
00:09:37 qui reste encore à déterminer.
00:09:39 Puis, je vous fais réagir, Georges Fenech.
00:09:41 Le mis en cause est actuellement en garde à vue
00:09:43 dans les locaux du commissariat de police d'Annecy.
00:09:46 Le mobile reste à déterminer.
00:09:48 Des premiers éléments de l'enquête, et je vous dis vraiment sous toute réserve,
00:09:51 puisqu'on est sur des faits qui se sont commis à à peine 4 heures,
00:09:54 il n'y a aucun mobile terroriste apparent.
00:09:56 Il y a une évaluation qui est en cours,
00:09:58 comme c'est l'usage en ce type de procédure,
00:10:00 par le Parc national antiterroriste.
00:10:02 Mais en l'état, on n'a pas d'élément qui pourrait nous laisser entendre
00:10:06 qu'il y ait une motivation terroriste.
00:10:08 - Georges Fenech, elle l'a précisé un peu plus tard,
00:10:11 qu'il était toujours entendu.
00:10:13 Ça peut prendre un certain temps.
00:10:15 Il peut aussi ne pas parler et rester dans une forme de mutisme,
00:10:18 ce qui fait qu'on n'aura pas de réponse, peut-être, forcément immédiate ?
00:10:22 - Je crois qu'il a commencé à parler un petit peu.
00:10:25 C'est quelqu'un qui va s'expliquer, manifestement.
00:10:27 - Sur le mobile ?
00:10:29 - Le mobile, on voit bien, depuis le début,
00:10:32 quand on a vu "syriens", "réfugiés", "attaque au couteau",
00:10:36 on s'est dit que c'était une signature terroriste.
00:10:39 On a l'habitude, malheureusement.
00:10:41 En réalité, plus on avance, plus on voit que ce n'est pas forcément le cas.
00:10:46 Je vais prendre d'autres exemples.
00:10:48 Le crime omni de l'assassinat horrible de la petite Lola
00:10:51 par une ressortissante algérienne sous l'objet d'une OQTF,
00:10:55 ce n'était pas un crime terroriste,
00:10:57 mais un crime horrible commis par un étranger en situation régulière.
00:11:01 Là, nous risquons d'avoir le même débat,
00:11:03 c'est-à-dire un crime horrible,
00:11:06 des tentatives d'assassinat sans but apparent terroriste,
00:11:09 mais commis par un réfugié étranger.
00:11:13 À nouveau, au moment où le débat va arriver à l'Assemblée nationale
00:11:17 sur la loi immigration, va se poser la question
00:11:19 de la protection du territoire face à ce type d'immigration.
00:11:23 Et aussi la question du droit d'asile,
00:11:26 comment éviter un droit d'asile dévoyé.
00:11:29 Toutes ces questions vont revenir sur le tapis.
00:11:32 En l'état actuel, quand on voit qu'il est séparé de sa femme en Suède
00:11:36 depuis huit mois, qu'elle n'a pas de ces nouvelles,
00:11:39 apparemment depuis quatre mois,
00:11:41 qu'il a un enfant de trois ans avec cette femme,
00:11:43 on ne peut pas exclure que cet individu ait perdu son contrôle
00:11:47 et voulu, peut-être dans un acte un peu suicidaire pour lui-même,
00:11:51 s'en prendre à des jeunes victimes innocentes des bébés.
00:11:55 Ça peut être une affaire de droit commun, si vous voulez.
00:11:57 Et ça, il faudra encore attendre les 48 heures de garde à vue
00:12:00 pour en savoir un peu plus.
00:12:02 Karim Zeribi, à tout le moins,
00:12:05 ce parcours migratoire quand même interroge.
00:12:08 C'est vrai. Et puis il y a cette date quand même charnière
00:12:10 sur laquelle les enquêteurs vont sans doute s'interroger,
00:12:12 du 4 juin, où il se voit rejeté, débouté dans sa demande d'asile.
00:12:18 On est le 8 juin, on ne va pas en tirer de conclusion, bien évidemment,
00:12:21 mais c'est sûr que cette concomitance va les interroger, ces enquêteurs.
00:12:25 À l'évidence, son parcours va être, je dirais,
00:12:28 regardé au peigne fin.
00:12:30 Il est syrien, la Syrie est un pays qui était en guerre.
00:12:36 Il est chrétien, donc ça veut dire chrétien d'Orient.
00:12:39 Donc c'est peut-être aussi une considération qui a fait
00:12:41 que le statut de réfugié a été accepté aussi en Suède,
00:12:44 parce qu'on sait que les chrétiens d'Orient étaient quand même
00:12:46 dans une difficulté très importante en Syrie dans ce contexte.
00:12:52 Il cochait peut-être les cases qui étaient celui, effectivement,
00:12:55 du statut de réfugié ou du droit d'asile, en l'occurrence.
00:12:59 Après, ce qui va être aussi important pour les enquêteurs,
00:13:02 c'est de remonter aussi jusqu'à son épouse.
00:13:04 Parce qu'il y a peut-être des éléments aussi qu'elle est sceptique
00:13:07 de fournir sur son état, sur son comportement.
00:13:10 Le vécu qu'elle a eu avec lui va être utile aux enquêteurs.
00:13:15 S'il ne parle pas beaucoup, s'il ne s'exprime pas beaucoup,
00:13:18 à ce stade, on ne sait pas grand-chose émanant de ce qu'il aurait pu dire ou pas.
00:13:24 On rappelle qu'il a vécu 10 ans en Suède, Noemi.
00:13:26 Ce qu'on peut dire, c'est que d'abord, il est en état, a priori, de s'expliquer,
00:13:30 puisqu'il a été légèrement blessé.
00:13:32 Il va sans doute, au début de la garde à vue, être vu par un médecin
00:13:36 qui dira si l'état est compatible ou qui a dit si l'état était compatible.
00:13:39 En tout cas, en toutes et à toutes causes, il est en ce moment en garde à vue.
00:13:41 Donc, c'est qu'il a été jugé apte à être placé en garde à vue.
00:13:44 Et il a décliné son identité au moment de l'interpellation.
00:13:47 Ensuite, est-ce qu'il va s'expliquer sur le mobile ?
00:13:49 Pour le moment, nous n'avons pas d'élément.
00:13:51 Vous parlez de cette date du 4 juin, effectivement, qui pourrait être une bascule,
00:13:55 même si on précise quand même que le fait de cette revue refuser cette demande d'asile en France
00:14:00 ne le renvoyait pas en Syrie, puisqu'encore une fois, il avait le statut de réfugié en Suède.
00:14:05 Il pourrait très bien rentrer en Suède.
00:14:06 Exactement. C'est vrai qu'il y a parfois des cas assez dramatiques
00:14:09 de personnes qui sont prêtes à commettre des actes terribles
00:14:12 plutôt que de repartir dans le pays d'où ils sont originaires.
00:14:16 Mais c'est vrai que c'est une des interrogations qui sera bien sûr au cœur de l'enquête.
00:14:20 Pourquoi cet homme est-il venu en France ?
00:14:23 D'après nos informations, il ne parle pas français.
00:14:25 C'est en anglais qu'il s'est exprimé.
00:14:27 Que cherchait-il à faire ?
00:14:28 Pourquoi voulait-il obtenir le droit d'asile en France
00:14:31 alors que sa vie semble être relativement installée, établie en Suède ?
00:14:36 Nathan Devers, évidemment, souligne cet acte de lâcheté, complètement déshumanisé.
00:14:41 Noémie pourra nous en parler tout à l'heure,
00:14:43 mais vous avez visionné la vidéo de l'attaque et vous pourrez nous la commenter.
00:14:48 Les cibles sont des bébés sans défense, une personne âgée,
00:14:52 s'en prendre à des enfants comme ça en ci-basage,
00:14:55 ça reste quand même assez rarissime,
00:14:58 en tout cas pas dans ce genre d'attaque de fait de droit commun comme ça dans l'espace public.
00:15:04 C'est ça qui nous interpelle aussi aujourd'hui.
00:15:06 On est tous trappés par le si jeune âge de ces bébés.
00:15:09 Oui, je crois qu'il y a eu une émotion immédiate, générale, unanime, totale face à cet acte.
00:15:17 Je conçois peu d'actes qui soient plus iniques que celui, en effet,
00:15:22 d'aller poignarder des bébés de 2 ans, de 22 mois, de 3 ans.
00:15:26 Incapables de se défendre, on peut y prendre les personnes âgées.
00:15:28 Incapables de se défendre, probablement devant leurs parents ou leur famille.
00:15:33 Il y a peu d'actes qui soient aussi atroces, aussi barbares que celui-ci.
00:15:37 Et face à cela, en effet, je ne vois pas d'autre réaction
00:15:41 que celle qui a lieu depuis ce matin à l'unanimité,
00:15:44 qui est celle de l'émotion, qui est celle de la volonté de comprendre,
00:15:47 et qui est celle aussi du fait que, manifestement,
00:15:50 les catégories qui étaient les plus facilement appelées par rapport à cet acte-là,
00:15:56 que ce soit la psychiatrie ou que ce soit l'idéologie,
00:15:59 ces deux semblent, pour l'instant, manifestement, en tout cas pas du tout évidentes,
00:16:04 et peut-être que c'est autre chose.
00:16:05 Mais en effet, oui, c'est un acte qui est d'une barbarie absolument atroce.
00:16:09 Alors, je vous propose de prendre une réaction politique en direct.
00:16:13 Nous sommes en direct avec Éric Zemmour, président de Reconquête.
00:16:16 Bonjour, Éric Zemmour.
00:16:17 Votre première pensée lorsque vous avez appris la nouvelle ?
00:16:20 Je vous ai lu assez tôt ce matin, juste après les faits,
00:16:23 vous avez beaucoup parlé de colère légitime dans vos premières réactions.
00:16:27 Vous maintenez ça ?
00:16:28 Écoutez, dans ma première réaction, je dis évidemment, comme nous tous,
00:16:34 mon émotion devant la douleur et devant l'horreur de ces crimes,
00:16:41 comme vous l'avez tous dit, c'est normal, c'est humain.
00:16:44 S'en prendre à des enfants, à des bébés, tout ça nous effraie, nous horrifie.
00:16:49 Ça, c'est ma première réaction.
00:16:52 Mais je ne voudrais pas que, comme à l'habitude,
00:16:55 ça fait des années désormais qu'on fait la même chose,
00:16:58 c'est-à-dire que l'émotion légitime, encore une fois, je le répète,
00:17:02 et je pense comme tout le monde, j'ai un cœur comme tout le monde,
00:17:06 et j'ai une émotion comme tout le monde.
00:17:08 Mais en revanche, je ne voudrais pas qu'on se limite à cela.
00:17:12 Parce que ça, c'est bien, on reste au niveau de l'humanité qu'il y a en chacun d'entre nous,
00:17:18 et on évite ainsi de parler de la question politique, qui est fondamentale.
00:17:24 Une question politique qui se sous-traite en plusieurs catégories,
00:17:28 c'est-à-dire d'abord, qu'est-ce que faisait ce Syrien en France ?
00:17:31 Qu'est-ce qu'il en est du droit d'asile ?
00:17:34 Nous n'avons pas, ça fait des années que je le dis, le droit d'asile,
00:17:38 il n'est plus le droit d'asile.
00:17:40 Le droit d'asile, au début, c'était Victor Hugo à Guernosais,
00:17:43 c'est Solzhenitsyn aux Etats-Unis,
00:17:45 c'est-à-dire des gens qui sont menacés, qui sont persécutés pour leurs idées politiques.
00:17:49 Qu'est-ce que ce chrétien d'Orient, prétendu chrétien d'Orient,
00:17:53 parce que je ne suis pas sûr qu'il soit vraiment chrétien,
00:17:57 il s'est déclaré chrétien, comme d'autres se déclarent homosexuels,
00:18:00 comme d'autres, parce qu'ils ont compris que les catégories
00:18:03 qui nous permettent et qui nous tentent,
00:18:07 et que l'on favorise et que l'on accueille plus favorablement.
00:18:12 Donc tout ça, c'est des questions qui se posent,
00:18:14 et je ne voudrais pas que l'émotion recouvre toutes les questions politiques
00:18:19 et qu'on nous dise encore "vous devez vous taire, c'est le temps de l'émotion".
00:18:25 - Éric Zemmour, pardon de vous couper, mais pour l'instant,
00:18:29 donc il se déclare chrétien de Syrie, on ne va pas présager son statut ou pas,
00:18:34 on n'en sait rien, peut-être qu'il l'est vraiment.
00:18:36 Est-ce qu'il faut, vous avez préconisé d'accueillir les chrétiens d'Orient.
00:18:42 Est-ce qu'aujourd'hui, justement, cet acte vous interroge ?
00:18:46 Est-ce que vous revenez peut-être sur cette décision ?
00:18:49 - Excusez-moi, vous avez vu que j'ai préconisé d'accueillir les chrétiens d'Orient.
00:18:54 J'ai dit qu'il fallait défendre les chrétiens d'Orient en Orient,
00:18:58 parce qu'ils sont persécutés par les musulmans et par l'islam.
00:19:01 Ce n'est pas la même chose.
00:19:03 Maintenant, je dis simplement encore une fois, je ne sais pas ce qu'est ce criminel.
00:19:10 Je répète qu'il y a des catégories que les gens savent très bien,
00:19:12 qu'ils sont très bien conseillés par des associations ici,
00:19:15 qui leur disent exactement ce qu'il faut dire.
00:19:18 Les uns disent qu'ils sont homosexuels, les autres disent qu'ils sont des femmes battues,
00:19:21 les troisièmes disent qu'ils sont des chrétiens d'Orient.
00:19:23 Et ça, ça rentre dans les cases et ainsi on les accueille.
00:19:26 Voilà ce que je dis.
00:19:27 C'est la vérité qui est connue de tous les professionnels de l'asile.
00:19:31 Moi, je dis simplement ce que j'ai proposé pendant la présidentielle,
00:19:34 c'est que le droit d'asile ne soit plus demandé sur le sol de la France,
00:19:39 et qu'il soit demandé dans les ambassades de France, dans les pays d'où viennent ces gens.
00:19:44 Comme ça, ce type-là ne serait jamais venu ni en Europe, ni en France.
00:19:49 Deuxièmement, il n'y a aucune raison que parce qu'il est accueilli en Suède,
00:19:53 il puisse se balader comme ça dans toute l'Europe.
00:19:56 Nous devons au contraire les surveiller davantage.
00:19:58 Voilà, ça c'est des mesures simples et qui sont indispensables,
00:20:01 et qu'on ne doit pas taire sous couvert d'émotions et de décents.
00:20:05 C'est tout ce que je dis.
00:20:06 Donc la question des frontières avec nos voisins européens, pour vous,
00:20:09 elle se pose plus que jamais, sachant que là, il est entré en situation régulière.
00:20:14 Alors depuis le 4 juin, il avait été débouté de sa demande d'asile,
00:20:17 mais pas encore expulsable.
00:20:19 Vous voyez que là, il a été débouté de sa demande d'asile.
00:20:24 Donc s'il avait présenté sa demande d'asile ailleurs,
00:20:27 il n'aurait pas été sur notre territoire.
00:20:29 Deuxièmement, comme d'habitude, comme la crie la meurtrière de Lola,
00:20:34 il n'aurait jamais dû être en France.
00:20:36 C'est toujours la même discussion.
00:20:38 Et enfin, si vous voulez, oui, il y a un problème de frontières au sein de Schengen,
00:20:43 mais on le sait depuis le début qu'il y a ce problème-là.
00:20:46 Alors il faut absolument trouver une solution.
00:20:49 Soit on ferme les frontières dans le cadre de Schengen,
00:20:53 soit on trouve des solutions entre pays européens.
00:20:55 Je comprends très bien qu'on continue cet accord entre nos pays européens de Schengen,
00:21:02 mais dans ce cas-là, il faut garantir toutes les mesures de sécurité.
00:21:06 Si les mesures de sécurité ne sont pas prises,
00:21:08 il faut prendre les conclusions politiques et protéger d'abord notre peuple.
00:21:15 Merci beaucoup, Éric Zemmour, d'avoir répondu à nos questions en direct sur l'antenne de CNews.
00:21:19 Merci à Thibault Marcheteau pour la réalisation de ce duplex.
00:21:23 Première réaction sur le plateau.
00:21:25 Céline Pina, réaction à ce que vous venez d'entendre ?
00:21:27 Parce que là, il remet en doute, Éric Zemmour,
00:21:29 cette qualité supposée de chrétien d'Orient,
00:21:33 en disant que, de son point de vue, ça s'apparente à une forme de dissimulation.
00:21:39 Il est exact qu'on a eu pas mal d'informations disant que,
00:21:42 pour se faire accepter, il y avait des récits de type qui étaient donnés aux réfugiés,
00:21:46 et notamment le fait d'être gai, le fait d'être chrétien d'Orient, etc.
00:21:50 Ce sont des choses que l'on sait.
00:21:52 Après, ce qu'on peut se dire, c'est que la personne était depuis 10 ans en Suède,
00:21:56 et là, j'imagine qu'on n'a pas eu le temps de fouiller.
00:21:58 Quelque part, on devrait pouvoir, à la fin, savoir si c'était un faux-semblant
00:22:01 ou ce qu'était réellement la personne.
00:22:04 Donc, attendons d'en savoir un petit peu plus.
00:22:07 Pour le reste, dire que quand on accueille des réfugiés,
00:22:11 on ne sait pas qui on accueille, c'est vrai.
00:22:14 Bien sûr qu'à part les grands chefs terroristes,
00:22:18 tous les exécutants qui ont été sur place,
00:22:21 mais même tous les gens qui ont vécu dans ce chaos et cette violence,
00:22:25 peuvent avoir été durablement abîmés ou pas.
00:22:28 Donc, on ne peut pas présager, on ne peut pas savoir.
00:22:32 Manifestement, dans ce cas-là, il n'y avait pas d'antécédent,
00:22:35 on n'avait aucune information, il n'y avait pas de raison particulière
00:22:38 de ne pas laisser cette personne se déplacer.
00:22:41 La question peut-être que l'on peut se poser et qui, à mon avis,
00:22:44 interpelle les Français, c'est une forme de bain culturel.
00:22:47 C'est-à-dire, quand ils entendent « syrien », ils se disent
00:22:50 « ce sont des gens qui ont vécu dans la guerre, dans la haine ethnique,
00:22:53 religieuse, tribale, qui ont grandi là-dedans. »
00:22:56 Et leur grande peur, c'est de se dire, cette haine,
00:22:59 ils la retournent contre l'Occident, à tel point que tuer des enfants,
00:23:04 c'est imaginer le fait qu'il n'y ait pas d'innocence,
00:23:07 que l'enfant peut être porteur des tards des parents,
00:23:10 que ce qu'on projette sur un pays, on le projette sur tous les enfants.
00:23:13 C'est une forme de déshumanisation qui fait extrêmement peur.
00:23:16 Là, c'est déjà entré dans la psychologie du personnage,
00:23:19 on ne le sait pas encore, l'enquête est vraiment au prémice.
00:23:22 Non, mais ce n'est pas entré dans la psychologie du personnage,
00:23:24 c'est rentré dans la psychologie de ceux qui regardent.
00:23:27 C'est exactement ce que disait M. Georges Fenech,
00:23:30 c'est-à-dire que tous les éléments qu'on vous amène
00:23:33 vous rebasculent dans des formes de peur.
00:23:35 Par exemple, les premières réactions qu'on a en voyant ce qui s'est passé,
00:23:38 c'est de penser à l'école Osara à Tora,
00:23:40 où il y a des enfants de 4, 5, 8 ans qui avaient été tirés à bout touchant.
00:23:44 Voilà, et cet environnement, ce contexte,
00:23:47 il joue forcément sur le regard qu'on porte sur l'affaire.
00:23:50 Je vous propose d'écouter à nouveau un extrait de ce qu'a dit la procureure de la République,
00:23:53 c'était il y a environ une demi-heure maintenant,
00:23:55 accompagnée d'Elisabeth Borne, qui s'est rendue sur les lieux,
00:23:58 à la préfecture d'Annecy, et qui à la sortie était à ses côtés
00:24:02 lorsqu'elle a apporté quelques précisions sur son statut en France.
00:24:05 Nous ce qu'on sait aujourd'hui, vraiment des premiers éléments,
00:24:10 c'est qu'on est face à quelqu'un qui a prévu son domicile fixe
00:24:13 et qui a un parcours migratoire en Europe avec une demande d'asile
00:24:16 qui lui a été accordée, pas par la France.
00:24:18 Nathan Devers, un SDF qui ne parle pas français,
00:24:22 qui attendait et qui finalement s'est vu débouter,
00:24:25 mais qui n'était toujours pas parti.
00:24:27 C'est là-dessus aussi que vont porter les interrogations, bien sûr.
00:24:30 Oui, mais moi, je trouve très très indécent les propos
00:24:33 que vient de tenir Éric Zemmour. Je disais il y a 5 minutes, 10 minutes,
00:24:36 qu'il n'y avait pas eu de récupération, qu'il y avait eu des hommages plutôt dignes.
00:24:39 Bon, je ne l'aurais pas dit s'il avait parlé avant.
00:24:43 Qu'il faille réfléchir et ne pas se contenter de l'émotion, je veux bien,
00:24:48 mais on ne peut pas réfléchir sur un événement dont on ignore absolument tout.
00:24:51 Donc si vous voulez, là pour l'instant, nous ne savons absolument rien
00:24:54 du profil de ce monsieur, ou ce que nous en savons est extrêmement
00:24:57 parcellaire et fragmenté. On ne sait pas pourquoi il a quitté la Suède
00:25:00 il y a quelque temps, on ne sait pas pourquoi il a quitté sa femme et ses enfants.
00:25:03 Donc il y a beaucoup plus de zones d'ondes que de faits.
00:25:05 Donc évidemment, faire semblant, si vous voulez, ce qui est extrêmement pervers,
00:25:08 c'est faire semblant de dire "nous allons faire une analyse rationnelle
00:25:11 sur une absence de faits", premièrement.
00:25:13 Deuxièmement, poser une question politique avec comme postulat
00:25:16 que ce fait absolument tragique et horrible est un miroir de notre société.
00:25:20 Peut-être bien que oui, peut-être bien que non.
00:25:22 On le saura quand on aura des éléments encore une fois,
00:25:24 et pour l'instant, nous n'en avons pas.
00:25:26 Troisièmement, si vous voulez instrumentaliser un drame
00:25:29 pour faire l'agenda politique d'un parti qui a fait 7% par ailleurs,
00:25:32 mais même s'il en avait fait 35% aux dernières élections,
00:25:35 ce n'est pas digne. Là, il y a un temps, alors non pas de deuil,
00:25:37 parce que pour l'instant, les gens sont blessés gravement,
00:25:39 mais il y a un temps d'émotion, il y a un temps de silence,
00:25:41 il y a un temps d'horreur, et les questions politiques,
00:25:43 si questions politiques il y a, elles viendront après,
00:25:45 demain, après-demain, dans une semaine.
00:25:47 Mais si vous voulez le faire quelques heures, six ou sept heures
00:25:49 après les événements, je trouve ça particulièrement, triplement indigne.
00:25:52 - Jean-Christophe Coville, réaction aussi à cette enquête
00:25:55 qui est donc traitée comme une tentative d'assassinat.
00:25:58 Il faut quand même le préciser, c'est vers ça qu'on s'oriente,
00:26:01 pour l'instant, et tant qu'on n'a pas d'autres informations,
00:26:03 on ne va pas se livrer à des pronostics hasardeux non plus.
00:26:07 - Vous savez, le travail des policiers, c'est surtout pas tomber dans la science-fiction.
00:26:11 Et là, depuis tout à l'heure, on entend beaucoup de choses,
00:26:14 effectivement, de science-fiction, où on commence à rebondir
00:26:18 sur du politique, à accuser Pierre-Paul Jacques, les idées, etc.
00:26:22 Nous, on est très factuel. Effectivement, il y a le temps émotionnel,
00:26:24 où on est tous en colère parce qu'on est triste,
00:26:27 et on fait un parallèle aussi avec nos enfants, notre propre famille,
00:26:30 notre propre histoire. Je peux vous dire que dans cette société,
00:26:33 effectivement, qui est en pleine mutation, en pleine violence,
00:26:36 il y a encore deux choses à peu près sacrées, c'est les enfants et les femmes enceintes.
00:26:39 Et on voit bien que des fois, on tombe dans l'horreur,
00:26:41 et que justement, là, on a encore franchi, je veux dire, une frontière.
00:26:45 Depuis 2015 et les attentats, les policiers, notre plus grande crainte,
00:26:48 et d'ailleurs, il y avait des remontées aussi des services de renseignement,
00:26:52 c'était "et si un jour, effectivement, il y avait, j'allais dire,
00:26:56 des attentats dans des maternelles, dans des écoles, etc. ?"
00:26:58 C'est ce que nous, j'allais dire, on craignait et on craint toujours le plus.
00:27:03 Maintenant, il faut remettre dans un contexte, c'est contextualiser.
00:27:06 C'est-à-dire que là, effectivement, c'est le bouc émissaire.
00:27:09 Maintenant, qu'est-ce que cette personne, effectivement, a traversé ?
00:27:13 D'où il vient ? Je rebondis sur ce que nous disait M. Zemmour,
00:27:16 mais là, ça fait dix ans qu'il est dans le paysage européen,
00:27:19 dix ans qu'il a une vie, qu'il a un enfant, qu'il est marié.
00:27:22 Voilà, il vient de Suède, il arrive en France.
00:27:27 Administrativement, il a le droit de traverser l'Europe,
00:27:30 c'est la liberté d'aller et venir.
00:27:31 - Est-ce que lui, on est en pause ?
00:27:32 - Voilà, et donc nous, encore une fois, les policiers, nous, on va répondre au factuel.
00:27:36 L'émotionnel, effectivement, ça ne nous enlève pas ce qu'on pense,
00:27:40 parce qu'effectivement, on est très touchés.
00:27:41 Je pense que même les services de secours, intervenir, c'est de nourrisson.
00:27:44 Je peux vous dire, vous êtes marqué à vie et ça vous marque, ça vous choque.
00:27:47 Personne n'en sortira indemne.
00:27:50 Maintenant, après, il y a effectivement le factuel.
00:27:52 C'est qui, quoi, comment, où ?
00:27:53 Et on doit savoir quel est cet individu, d'où il vient, pourquoi ?
00:27:56 Et si vraiment, il n'est pas fou, tout simplement.
00:27:58 Et si c'est un rapport avec son origine ou avec sa religion.
00:28:01 Mais tout ça, encore une fois, c'est étape par étape, step by step.
00:28:04 Et pour l'instant, effectivement, nous, on en est juste au début de l'instruction et de l'enquête.
00:28:09 Nous sommes en direct avec Jean-Pierre Bouchard, qui est psychologue criminologue.
00:28:13 Bonjour, merci d'être en notre compagnie.
00:28:15 Vous avez entendu, sans doute comme nous, la procureure de la République d'Annecy s'exprimer tout à l'heure.
00:28:20 Elisabeth Born également.
00:28:21 L'enquête débute.
00:28:22 En quoi va-t-elle consister ?
00:28:24 Comment ça se déroule typiquement, ce genre d'enquête de faits de droit commun ?
00:28:28 Enfin, de tentative d'assassinat, là, c'est le qualificatif qui est retenu.
00:28:32 On imagine qu'il y aura une étude minutieuse de tous ces contacts, de son entourage en Suède.
00:28:36 Alors, croisez les fichiers.
00:28:38 Est-ce que ça va arriver puisqu'on dit qu'il n'était connu d'aucun service, a priori ?
00:28:42 Oui, bien sûr.
00:28:44 Alors, d'abord, il y aura la garde à vue.
00:28:46 Les questions vont lui être posées.
00:28:47 Il va y répondre ou pas.
00:28:49 Est-ce que ces réponses seront sincères ? Est-ce qu'elles seront complètes ?
00:28:53 Souvent, ces personnes peuvent avoir de grosses inconnues dans leur passé.
00:28:58 Ils peuvent dire la vérité ou ne pas dire la vérité, ou maquiller leur profil, en quelque sorte.
00:29:03 Donc, tout ça va être révélé par l'enquête, plus ou moins rapidement.
00:29:07 Il y aura une phase qui va être très importante.
00:29:10 Ça va être l'examen précis de sa personnalité par les psys.
00:29:13 Donc, il pourra être vu déjà en garde à vue, mais surtout, il sera vu en présententiel,
00:29:20 c'est-à-dire avant le procès pénal.
00:29:22 Très rapidement, des experts psy seront nommés, psychiatres et psychologues,
00:29:27 pour examiner sa personnalité, pour voir son profil,
00:29:30 et surtout pour répondre à cette question de savoir s'il sera responsable ou pas de ses actes,
00:29:35 en fonction du fait qu'il présente des troubles psychiques ou neuropsychiques au moment des faits,
00:29:42 ayant pu abolir son discernement et le contrôle des actes.
00:29:46 Alors là, on voit que le contrôle des actes n'est pas du tout aboli, c'est déjà une première chose.
00:29:51 Et puis, il y a un degré un peu inférieur, s'il y a présent de troubles psychiques ou neuropsychiques
00:29:56 qui ont altéré simplement son discernement ou entravé le contrôle des actes.
00:30:04 Là encore, on voit que le contrôle des actes n'est pas entravé,
00:30:07 puisqu'il maîtrise tout à fait ce qu'il voulait faire, c'est-à-dire agresser plusieurs personnes dans ce cadre.
00:30:13 – Jean-Pierre Bouchard, pour l'instant, c'est traité comme une enquête pour tentative d'assassinat,
00:30:17 ça ne veut pas dire, c'est arrivé dans le passé, que le parquet national antiterroriste,
00:30:22 avec de nouveaux éléments, ne se saisira jamais du dossier.
00:30:25 Qu'est-ce qui conduit d'ailleurs à considérer que le dossier puisse basculer vers un autre parquet ?
00:30:29 Quels sont les faisceaux, les éléments qui peuvent complètement faire changer l'affaire de Tournure ?
00:30:35 – La caractérisation terroriste qui va en partie reposer sur les mobiles,
00:30:42 qui pour l'instant ne sont pas très connues, même pas connues du tout, il y a quelques éléments.
00:30:50 Donc, va-t-il être plus prolixe très rapidement ou pas ?
00:30:55 Donc, la motivation, notamment religieuse ou idéologique,
00:31:02 ayant conduit à un attentat de type terroriste, pourrait faire basculer la chose.
00:31:08 Donc, l'évolution de la garde à vue, de ce qui sera révélé,
00:31:14 va permettre donc au magistrat de qualifier l'affaire.
00:31:18 – Merci beaucoup Jean-Pierre Bouchard pour toutes vos réponses.
00:31:21 Georges Fenech, l'expertise psychologique, elle viendra,
00:31:25 ça va sans doute beaucoup alimenter le débat à suivre sur sa capacité ou pas d'être jugé.
00:31:30 On sait qu'à chaque fois ça soulève beaucoup de questions, y compris dans le débat public.
00:31:34 Mais là, il faut laisser faire les experts.
00:31:37 – Oui, en matière criminelle, nous sommes en matière criminelle,
00:31:40 tentative d'assassinat, appel encouru à la perpétuité.
00:31:43 Pour l'instant, on reste sur du droit commun, c'est ce que nous a dit la procureure.
00:31:47 On ne sait pas si ça basculera ou pas sur une connotation terroriste.
00:31:53 Mais en matière criminelle, vous le savez, l'expertise psychiatrique est obligatoire.
00:31:58 Il y aura une expertise, il y aura sans doute plusieurs expertises
00:32:01 qui détermineront si cet individu qui sera mis en examen par un jeu d'instruction
00:32:06 et possède ses facultés intellectuelles, si elles sont atténuées, voire abolis.
00:32:13 Suivant le cas, il encourt une sanction pénale ou il n'est pas justiciable d'une sanction pénale.
00:32:20 Donc ça, c'est le travail normal du jeu d'instruction qui va commettre des experts
00:32:25 qui se pencheront sur son état de santé mentale.
00:32:29 Moi, je sens bien cette affaire qui est dramatique, qui est horrible.
00:32:34 Moi, je n'ai pas de souvenirs d'une affaire de ce type, qu'on ait dans du droit commun,
00:32:38 surtout que, vous voyez, on a déjà quelques éléments sur la rupture avec sa famille.
00:32:46 Ça fait huit mois qu'il est séparé.
00:32:49 Sa femme dit apparemment qu'elle n'a pas de ces nouvelles depuis quatre mois.
00:32:53 Et on a sans doute quelqu'un qui est totalement à la dérive,
00:32:56 totalement qui a régi sur quelque chose de pulsion,
00:32:59 qui a voulu semer la mort autour de lui parce que lui-même est dans une espèce de délire mortifère.
00:33:05 On est probablement sur ce registre-là.
00:33:08 Un témoin l'a vu rôder il y a quelques jours.
00:33:12 Il faudra aussi vérifier ce témoignage.
00:33:14 Mais s'il y a plusieurs témoignages à l'endolle sens d'un homme qui se trouvait là
00:33:18 comme une forme de repérage ou peut-être qu'il errait là comme SDF
00:33:22 puisque la procureure a dit qu'il était SDF,
00:33:25 ça peut, à un moment donné, entraîner aussi la notion de préméditation
00:33:28 et faire basculer l'enquête aussi ?
00:33:30 Bien sûr, la notion de préméditation, à mon avis, elle est déjà là
00:33:33 puisqu'il a un couteau.
00:33:35 L'assassinat, ça inclut déjà la préméditation.
00:33:40 On a déjà intégré cet élément-là.
00:33:42 Il a déjà une arme sur soi, etc.
00:33:44 Mais vous n'empêcherez pas, et ça, ça va être dans un temps très prochain,
00:33:48 qu'il y aura un débat à nouveau puisqu'il y a le projet de loi immigration
00:33:52 qui arrive à l'Assemblée nationale
00:33:55 et que les plus hautes autorités de ce pays,
00:33:57 que ce soit le président de la République, le ministre de l'Intérieur,
00:34:01 ont clairement dit qu'il y a une surreprésentativité,
00:34:04 c'est factuel, de la criminalité en France commise par des étrangers,
00:34:09 que ce soit dans les transports ou dans les villes.
00:34:11 Il y a 24 % de détenus aujourd'hui dans nos prisons
00:34:14 qui ont une nationalité étrangère.
00:34:16 Donc ce débat, évidemment, prend encore de l'acuité
00:34:19 par rapport à ce qui vient de se passer.
00:34:21 Karim Zaribi, réaction à cette enquête ?
00:34:23 Que nous ayons un débat politique, évidemment, il faut l'avoir.
00:34:27 Que nous analysions avec les éléments que nous allons avoir,
00:34:33 le parcours de cet homme, ses motivations, son objectif.
00:34:36 Mais c'est une obligation que la société comprenne ce qui s'est passé.
00:34:41 Mais de là à passer du stade de l'émotion, je dirais, à l'échelle nationale,
00:34:45 de la sidération même, à une tentative de récupération,
00:34:48 sans connaître quasiment rien du parcours de cet individu
00:34:53 ou que ce que nous avons évoqué.
00:34:56 C'est de nos éhabons, excusez-moi.
00:34:59 Bien sûr qu'il faut le débat politique.
00:35:01 Personne ne veut l'évacuer et ne pourra l'évacuer d'ailleurs,
00:35:04 si certains étaient tentés de vouloir le faire.
00:35:06 Mais là, encore une fois, on nous parle de civilisation à longueur de journée.
00:35:11 Si nous sommes des gens civilisés, à un moment donné,
00:35:14 on va prendre ce temps de l'émotion, de la sidération.
00:35:18 Nous sommes tous touchés au cœur, quelle que soit la religion des Français,
00:35:21 leur origine, leur parcours.
00:35:23 Il a touché des enfants et une personne de 70 ans,
00:35:25 je le précise.
00:35:26 Tout à l'heure, Jean-Christophe Couvé parlait de ce qui était sacré,
00:35:29 les enfants, les femmes menseignes.
00:35:30 Et je rajouterais nos vieux, avec ce côté affectif
00:35:34 que caractérise ce terme.
00:35:35 Et là, effectivement, il a touché tout ce qui peut nous atteindre à tous.
00:35:39 Mais on est dans cette phase-là.
00:35:41 Et ensuite, on a des enquêteurs qui font un travail en profondeur d'analyse,
00:35:46 qui vont remonter le fil.
00:35:47 Sa femme sera interrogée, les gens aussi qui l'ont côtoyée.
00:35:51 On ira fouiller peut-être si en Suède, il avait un ordinateur dans son ordinateur.
00:35:56 Enfin, on saura qui est ce monsieur, plus qu'on ne le sait aujourd'hui.
00:35:59 Mais de là à dire, c'est peut-être pas un vrai chrétien,
00:36:02 il nous a peut-être raconisés, après il ferait la taquia.
00:36:04 Je veux dire, il faut arrêter les délires.
00:36:06 Il faut arrêter la volonté de récupération politique
00:36:09 et nauser à bond dans le contexte.
00:36:10 Analysons les choses, débattons politiquement de ce sujet.
00:36:13 Il n'y a aucun sujet avec ça.
00:36:16 Ce n'est pas tabou et ça ne doit pas l'être.
00:36:18 Mais là, si vite, aller vers une récupération, honnêtement,
00:36:21 ce n'est pas digne de notre pays.
00:36:22 Jean-Christophe Kouvi, en tout état de cause,
00:36:24 3h, 4h après l'attaque, c'est vrai qu'on en sait déjà beaucoup.
00:36:28 Je veux dire que nous sommes émus et que nous sommes pris sur le fait d'un acte
00:36:31 qui est une horreur absolue.
00:36:33 Et que nous sommes là pour en dire ce que nous en pensons.
00:36:36 Mais on n'est pas là pour dire qui il est, pourquoi, quelles sont ses motivations.
00:36:39 Le seul problème, c'est que quand on fait des émissions spéciales
00:36:42 sur des choses sur lesquelles il n'y a aucun élément,
00:36:44 qu'on est nombreux, etc.
00:36:46 C'est que forcément, à un moment donné, cette parole-là,
00:36:49 elle va sortir et on le sait très bien.
00:36:51 On va pouvoir commenter, on va pouvoir dire
00:36:53 "cette personne se comporte mal, cette personne se comporte bien".
00:36:56 Si on voulait vraiment respecter l'émotion,
00:36:59 on ne ferait pas des émissions spéciales.
00:37:01 On est à la paix, on ne fait rien, on n'en parle plus, il n'y a plus d'info.
00:37:03 Si, mais on ne fait peut-être pas pendant des heures et des heures.
00:37:06 Parce que quand on parle pendant des heures et des heures,
00:37:08 oui, à un moment donné, on va interrompre.
00:37:10 Je vous interrompre, Céline, on va écouter le maire d'Annecy en direct.
00:37:14 On va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:28 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:37:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:28 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:38:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:39:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:39:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:40:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:40:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:40:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:40:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:40:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:41:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:41:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:28 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:41:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:41:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:42:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:42:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:42:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:42:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:42:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:42:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:43:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:43:30 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:43:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:43:40 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:43:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:43:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:44:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:44:32 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:34 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:36 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:44:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:44:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:26 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:45:38 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
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00:45:42 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:44 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:46 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:48 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:50 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:52 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:54 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:56 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:45:58 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:00 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:02 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:04 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:06 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:08 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:10 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:12 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:14 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:16 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:18 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:20 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:22 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:24 on va écouter le maire de Saint-Jean-Michel,
00:46:26 on a pris contact avec tous les services judiciaires
00:46:28 et les services de renseignement des autres pays,
00:46:30 en Europe et au-delà,
00:46:32 et ce monsieur n'a pas d'antécédent judiciaire,
00:46:34 et ce monsieur n'a pas d'antécédent judiciaire,
00:46:36 n'est connu d'aucun service de renseignement
00:46:38 et on n'a pas identifié d'antécédent psychiatrique.
00:46:40 et on n'a pas identifié d'antécédent psychiatrique.
00:46:42 - 16h10 si vous nous rejoignez, Noémie Chouce,
00:46:44 on va peut-être faire un point à la fois sur le profil
00:46:46 de cet individu qui a donc été placé en garde à vue
00:46:48 de cet individu qui a donc été placé en garde à vue
00:46:50 et puis les victimes,
00:46:52 dont on connaît un petit peu mieux maintenant,
00:46:54 y compris le profil familial,
00:46:56 parce qu'il semblerait qu'il y ait une fratrie
00:46:58 dans ce qui a été agressé.
00:47:00 - Vous voyez les victimes qui sont au nombre de 6,
00:47:02 4 enfants en urgence absolue,
00:47:04 2 adultes, un homme de 70 ans
00:47:06 touché par arme à blanche
00:47:08 et un autre adulte qui a reçu lui aussi un coup de couteau
00:47:10 et un autre adulte qui a reçu lui aussi un coup de couteau
00:47:12 puis a ensuite été blessé par un tir d'arme à feu
00:47:14 puis a ensuite été blessé par un tir d'arme à feu
00:47:16 des forces de l'ordre qui cherchent à ce moment-là
00:47:18 bien sûr à neutraliser l'assaillant.
00:47:20 Pour les 4 enfants,
00:47:22 vous avez effectivement un frère et une sœur
00:47:24 qui ont été tous les deux
00:47:26 grièvement blessés.
00:47:28 Vous avez également une Anglaise
00:47:30 de 3 ans et un petit néerlandais
00:47:32 de 22 mois,
00:47:34 donc des enfants qui étaient sans doute en vacances
00:47:36 avec leurs parents, qui faisaient du tourisme dans la région.
00:47:38 Le profil de l'assaillant,
00:47:40 un réfugié syrien de 31 ans
00:47:42 qui a déclaré s'appeler Abdal-Massi H,
00:47:44 qui a déclaré s'appeler Abdal-Massi H,
00:47:46 il est né en 1991 en Syrie.
00:47:48 sous cette identité,
00:47:50 il est inconnu
00:47:52 des services de police et des services de renseignement.
00:47:54 Il vivait en Suède depuis
00:47:56 2013, il avait obtenu
00:47:58 le statut de réfugié
00:48:00 en Suède il y a une dizaine d'années
00:48:02 et il est entré en France de manière régulière
00:48:04 en 2022.
00:48:06 Il avait fait la demande, une demande
00:48:08 d'asile en France qui lui avait été refusée.
00:48:10 Pourquoi ? Eh bien parce qu'il avait
00:48:12 déjà un statut de réfugié en Suède
00:48:14 et qu'on ne peut pas avoir ce statut
00:48:16 dans plusieurs pays.
00:48:18 Il semble marier à une Suédoise
00:48:20 avec laquelle il aurait un enfant
00:48:22 et qui a déclaré dans sa demande
00:48:24 d'asile qu'il était un chrétien
00:48:26 de Syrie et il portait
00:48:28 sur lui au moment de l'attaque une croix.
00:48:30 On voit sur les images à plusieurs
00:48:32 reprises porter la main à
00:48:34 cette croix qu'il a autour de son cou
00:48:36 et la porter à sa bouche.
00:48:38 Il avait également sur lui au moment
00:48:40 de l'attaque un livre de prières
00:48:42 chrétiennes et puis il y a
00:48:44 cette phrase prononcée avant de
00:48:46 s'en prendre à ses victimes
00:48:48 au nom de Jésus-Christ.
00:48:50 Et sur le comportement, parce que j'aimerais juste
00:48:52 qu'on commente un petit peu la vidéo que vous avez pu
00:48:54 visionner vous-même et que
00:48:56 pour des raisons évidentes
00:48:58 il ne convient pas de montrer.
00:49:00 On voit qu'il a
00:49:02 un comportement
00:49:04 j'allais dire pas du tout dans
00:49:06 la détermination absolue
00:49:08 ou dans la fuite absolue, c'est-à-dire qu'il prend son temps
00:49:10 une sorte de balai un peu bizarre qui s'installe.
00:49:12 Il semble un peu déambuler,
00:49:14 un peu au chat et à la souris avec les adultes
00:49:16 qui tentent de...
00:49:18 On le voit, cet homme avec un
00:49:20 sac à dos, qui a deux sacs à dos même, qui a
00:49:22 plusieurs reprises, tente de
00:49:24 un peu de le faire
00:49:26 tomber, il jette son sac à dos peut-être avec l'espoir
00:49:28 de lui faire perdre l'équilibre, de faire
00:49:30 tomber le couteau. Il n'y arrive pas, il retourne
00:49:32 dans le parc et là on voit
00:49:34 il y a cette femme qui court, elle a une poussette
00:49:36 et il s'approche
00:49:38 on pourrait s'imaginer qu'il va
00:49:40 d'abord l'attaquer elle avant de
00:49:42 la reprendre aux enfants, et bien non, il la contourne
00:49:44 et a cette espèce d'évitement
00:49:46 et quand elle s'est éloignée de la poussette
00:49:48 et bien il porte ses coups absolument
00:49:50 terribles, alors on voit ça
00:49:52 de très loin, mais
00:49:54 on voit ce geste d'une main
00:49:56 qui s'abat en direction de la poussette
00:49:58 et puis on entend bien sûr
00:50:00 la terreur de tous ceux qui assistent à
00:50:02 cette scène, mais effectivement
00:50:04 pas de panique,
00:50:06 il ne court pas particulièrement, même
00:50:08 après quand il semble quitter
00:50:10 les lieux, il trottine
00:50:12 c'est à dire qu'il n'est pas en train de courir
00:50:14 à pleine vitesse, c'est
00:50:16 effectivement très déroutant,
00:50:18 on le voit là encore avec ce
00:50:20 bermuda noir, ce t-shirt noir,
00:50:22 ce foulard, une sorte un peu
00:50:24 de keffie sur la tête. - On peut complètement détacher de l'événement
00:50:26 ou des actes qu'il vient de commettre en fait,
00:50:28 y compris après. - Oui,
00:50:30 c'est... bon après
00:50:32 toutes les personnes
00:50:34 qui ont assisté
00:50:36 notamment dans les attaques terroristes
00:50:38 je vous parle de cette
00:50:40 froideur, de ce
00:50:42 calme, alors encore une fois
00:50:44 je fais une comparaison qui n'a pas vraiment
00:50:46 de raison d'être, puisque à l'heure actuelle le caractère
00:50:48 terroriste n'est pas retenu,
00:50:50 mais on parle quand même d'une personne qui arrive à
00:50:52 tuer froidement
00:50:54 d'autres personnes et en
00:50:56 l'occurrence des enfants très jeunes,
00:50:58 des êtres absolument sans défense,
00:51:00 il faudra comprendre pourquoi
00:51:02 il a ciblé, ce qu'on sait
00:51:04 à l'heure actuelle c'est que d'après
00:51:06 les premiers éléments communiqués par
00:51:08 la police suédoise avec laquelle bien sûr
00:51:10 les enquêteurs français ont pris attache immédiatement,
00:51:12 il n'avait pas d'antécédent judiciaire
00:51:14 en Suède, il n'est pas non plus
00:51:16 d'antécédent psychiatrique,
00:51:18 c'est ce qui fait qu'à l'heure actuelle il est placé en garde à vue,
00:51:20 son état de santé est jugé compatible
00:51:22 et donc pour le moment il n'est
00:51:24 pas question d'abolition
00:51:26 ou d'altération du discernement, pas de
00:51:28 question de coup de folie,
00:51:30 encore une fois l'enquête débute.
00:51:32 - On va retrouver notre envoyé spécial
00:51:34 à Annecy, Olivier Madiné. Bonjour Olivier,
00:51:36 évidemment on peine à imaginer
00:51:38 l'émotion qui règne
00:51:40 dans cette ville d'ordinaire
00:51:42 assez calme, au bord du lac,
00:51:44 c'est un cadre idéal, il faut le dire, pour
00:51:46 beaucoup de familles, avant que l'horreur
00:51:48 ne frappe ce matin. Parlez-nous du
00:51:50 périmètre de sécurité qui avait été
00:51:52 instauré, est-ce qu'il est maintenu
00:51:54 en l'état ?
00:51:56 - Oui absolument,
00:51:58 un large périmètre
00:52:00 de sécurité est toujours
00:52:02 en place, c'est tous les
00:52:04 abords du lac qui sont sécurisés
00:52:06 par les policiers, les gendarmes,
00:52:08 mais aussi les militaires du
00:52:10 27ème bataillon de chasseurs
00:52:12 alpins. Vous le disiez, c'est l'effroi
00:52:14 depuis ce qui s'est ce matin,
00:52:16 vous le disiez, effectivement on a du mal
00:52:18 à imaginer que de telles horreurs
00:52:20 aient pu se produire dans ce cadre
00:52:22 idyllique, vous le voyez sur ces
00:52:24 images, on voit cette pelouse du paquet
00:52:26 derrière le lac et les montagnes
00:52:28 en arrière-plan et derrière
00:52:30 vous voyez peut-être, vous distinguez
00:52:32 peut-être cette aire de jeu
00:52:34 où s'est passé ce drame
00:52:36 ce matin, il y a encore des
00:52:38 enquêteurs qui sont toujours en train de
00:52:40 faire des relevés à proximité
00:52:42 de l'air de jeu
00:52:44 et tous les habitants qui sont venus
00:52:46 ici se recueillir étaient
00:52:48 choqués, vraiment choqués par ce
00:52:50 qui s'est passé ce matin
00:52:52 et aussi on rend hommage
00:52:54 il y a des lycéens
00:52:56 qui étaient à proximité
00:52:58 de l'air de jeu, ce sont les premiers
00:53:00 qui sont intervenus
00:53:02 après le drame pour d'abord
00:53:04 cacher cette scène horrible
00:53:06 devant les autres enfants qui étaient
00:53:08 sur place et pour aider à
00:53:10 porter les premiers secours.
00:53:12 - Merci beaucoup Olivier, Céline Pina
00:53:14 évidemment le cadre
00:53:16 bucolique là qu'on voit encore sous nos yeux
00:53:18 renforce ce sentiment
00:53:20 de sidération
00:53:22 d'effroi, parce que voilà on passe
00:53:24 d'une ambiance à une autre qui bascule
00:53:26 tout de suite, on peut n'a trouver
00:53:28 les mots depuis ce matin et à faire sens
00:53:30 de tout ça, il n'y a jamais de sens à un crime
00:53:32 ou à une tentative d'assassinat
00:53:34 mais là quand même particulièrement
00:53:36 - C'est compliqué à cause
00:53:38 de la cible, à cause du nombre
00:53:40 d'enfants ciblés
00:53:42 à cause du lieu aussi, c'est à dire
00:53:44 que les premières infos qu'on a au départ
00:53:46 c'est il y a eu une attaque
00:53:48 et c'était les élèves d'une école qui étaient
00:53:50 dans un parc parce qu'en fait juste à côté
00:53:52 il y a une école et juste en face de l'endroit
00:53:54 où l'attaque s'est passée, il y a la mairie
00:53:56 c'est pour ça qu'il y avait autant
00:53:58 d'employés municipaux qui passaient
00:54:00 c'est pour ça qu'à un moment donné on a pensé
00:54:02 que c'était une classe de maternelle qui avait été
00:54:04 attaquée et forcément
00:54:06 le décalage entre le côté bucolique
00:54:08 mais le côté aussi refuge de l'école
00:54:10 quand vous déposez vos enfants
00:54:12 à l'école, vous avez l'impression que vous vous octroyez
00:54:14 jusqu'à 16h30
00:54:16 vous n'y pensez pas parce
00:54:18 qu'on s'en occupe, ils sont en sécurité
00:54:20 et vous allez vous inquiéter à la limite
00:54:22 après la sortie de l'école si vous n'appellez pas
00:54:24 etc. - Il n'y a pas de vulnérabilité
00:54:26 - Exactement, c'est un moment où on se sent
00:54:28 particulièrement protégé
00:54:30 et donc ce coup de tonnerre
00:54:32 et puis on a
00:54:34 l'impression que personne ne s'en prendrait
00:54:36 à des bébés parce que ce sont des bébés
00:54:38 2 ans, 22 mois, 3 ans
00:54:40 on peut toujours
00:54:42 imaginer une algarade
00:54:44 un conflit et puis
00:54:46 tout d'un coup la personne passe à l'acte
00:54:48 ça on peut le comprendre
00:54:50 je ne dis pas que c'est acceptable
00:54:52 mais là aller s'en prendre à des bébés
00:54:54 c'est incompréhensible
00:54:56 on ne voit pas
00:54:58 en fait quel type de haine
00:55:00 amène à tuer
00:55:02 un enfant encore dans une poussette
00:55:04 - C'est vrai qu'on a
00:55:06 du mal à faire sens de ce qui nous
00:55:08 en tant qu'être humain nous pousse à avoir une forme
00:55:10 de discernement, Georges Fenech
00:55:12 ou Nathan Devers, celui qui veut répondre
00:55:14 on se dit
00:55:16 il y a des choses qui sont taboues
00:55:18 on ne s'en prendrait jamais à un être humain sans défense
00:55:20 un enfant c'est quand même
00:55:22 tout ce qui nous réunit
00:55:24 qui nous donne de l'espoir
00:55:26 c'est tellement facile de s'en prendre
00:55:28 à l'innocence, Nathan peut-être
00:55:30 - Oui, peut-être que s'il y a une incapacité
00:55:32 de faire sens c'est que ça n'a pas de sens
00:55:34 et qu'il n'y a pas un sens à trouver dans cette démarche
00:55:36 - Pourtant il n'y a pas d'intérêt
00:55:38 - Mais ce que je veux dire c'est que
00:55:40 là il y a quelque chose en effet
00:55:42 presque le mal métaphysique
00:55:44 dans son expression
00:55:46 c'est la plus pure
00:55:48 vous avez un mélange de crimes
00:55:50 sans aucune motivation
00:55:52 sans aucune rationalité
00:55:54 sans aucun intérêt
00:55:56 de la part du criminel
00:55:58 de lâcheté naturellement totale
00:56:00 de cruauté absolue
00:56:02 et naturellement quand on tue des enfants
00:56:04 vous avez fait une comparaison avec
00:56:06 les attentats, tout à l'heure je ferai une comparaison aussi très différente
00:56:08 mais au mémorial de la Shoah
00:56:10 de Yad Vashem à Jérusalem
00:56:12 il y a un monument consacré aux enfants qui sont morts
00:56:14 et c'est des colonnes qui sont coupées
00:56:16 à leur socle et c'est exactement ça
00:56:18 la mort d'un enfant, c'est une colonne
00:56:20 qui n'a pas le temps de s'ériger
00:56:22 et surtout quand c'est un enfant assassiné
00:56:24 alors peut-être pour répondre à ce que disait Céline
00:56:26 peut-être qu'en effet c'est vrai parce que c'est un exercice difficile
00:56:28 de commenter un événement dont on ne sait pas grand chose
00:56:30 et avec juste l'atrocité
00:56:32 quelque chose qu'on peut dire me semble-t-il
00:56:34 c'est la seule source de sens que je trouve là
00:56:36 c'est quand même absolument pas une source d'espoir
00:56:38 ou de consolation mais de grandeur
00:56:40 tous les civils qu'on a vu dans les vidéos
00:56:42 monsieur Aussac, ce que vous disiez tout à l'heure
00:56:44 sur la police, sur les agents municipaux
00:56:46 qui se sont quand même comportés avec une forme de courage
00:56:48 courage moral et courage physique
00:56:50 parce que quand même j'imagine que dans ces cas-là
00:56:52 on sent bien qu'on risque sa peau
00:56:54 et qui ont vraiment eu une réaction
00:56:56 qui incarne toute la grandeur humaine
00:56:58 aussi grande que la monstruosité
00:57:00 de l'acte commis par cet individu
00:57:02 Jean-Christophe, oui, on parlait tout à l'heure
00:57:04 du déhachement, de la froideur
00:57:06 de certains criminels
00:57:08 c'est quelque chose qu'on retrouve communément
00:57:10 selon vous, c'est-à-dire que
00:57:12 c'est un dénominateur commun
00:57:14 chez certains profils ?
00:57:16 Oui, en fait on est dans l'irrationnel, c'est-à-dire que nous
00:57:18 nous sommes des gens construits
00:57:20 on a des choses qu'on ne peut pas
00:57:22 comprendre parce qu'on ne peut pas l'imaginer
00:57:24 et en fait ces personnes-là, eux, tombent complètement
00:57:26 dans l'irrationnel et puis ont des actes
00:57:28 d'ailleurs vous voyez, il va d'un côté, il revient de l'autre
00:57:30 il cherche son chemin, il fait le tour
00:57:32 il voit une personne, il l'attaque pas
00:57:34 puis il en voit une autre et il ne sait pas pourquoi, c'est vers elle
00:57:36 qu'il va aller, est-ce qu'il y a de la schizophrénie
00:57:38 là-dedans, est-ce qu'il y a des visions
00:57:40 tout ça encore une fois, c'est aussi l'analyse
00:57:42 psychologique, psychiatrique
00:57:44 qui va nous le dire
00:57:46 et puis surtout, c'est que nous, policiers
00:57:48 on sait que depuis 2015, on a basculé dans
00:57:50 une autre ère, c'est-à-dire qu'on sait qu'on a
00:57:52 changé le logiciel, on sait qu'avec
00:57:54 justement tous les attentats
00:57:56 nous, on se prépare
00:57:58 on le sait, on le dit d'ailleurs
00:58:00 souvent, qu'on est des
00:58:02 cibles, que sans tomber dans la
00:58:04 parano, mais il faut être vigilant
00:58:06 effectivement, même dans les écoles, il y a des préparations
00:58:08 moi, mes enfants, je pense que les vôtres aussi
00:58:10 de temps en temps, il y a des
00:58:12 j'allais dire des
00:58:14 petites alertes, des simulations
00:58:16 avec un individu qui arriverait
00:58:18 dans une école et qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:58:20 se mettre sous les tables, fermer les
00:58:22 fermer les portes, essayer de barricader
00:58:24 tout ça, c'est un fait
00:58:26 et en fait, on se dit que voilà, il ne faut pas
00:58:28 pour l'instant, ce n'est pas du terrorisme
00:58:30 attention, je dis bien, mais ça peut arriver
00:58:32 et nous, on n'est pas à l'abri de ça, et la preuve
00:58:34 il y a quelques jours, il me semble que le ministre de l'Intérieur a dit
00:58:36 qu'il va falloir être assez vigilant dans les mois
00:58:38 qui viennent, parce qu'il risque d'y avoir une résurgence
00:58:40 justement du terrorisme, n'oublions pas
00:58:42 qu'en année prochaine, on va recevoir quand même le monde entier
00:58:44 chez nous
00:58:46 toutes les caméras du monde entier
00:58:48 vont faire un focus
00:58:50 sur la France, et donc nous, on s'y prépare aussi
00:58:52 d'accord, Karim, juste pour conclure
00:58:54 avant de passer peut-être à des
00:58:56 réactions politiques sur l'aspect aussi
00:58:58 ce n'est pas caractérisé comme un fait de terrorisme
00:59:00 par la procureure au moment où on se parle
00:59:02 ça, effectivement, c'est la justice
00:59:04 qui le décide, mais c'est
00:59:06 de la terreur qui a été semée
00:59:08 et on le vit comme tel, c'est une forme
00:59:10 de terreur qui a été semée, et on le vit comme tel
00:59:12 et même si nos enfants
00:59:14 ou nous-mêmes, ne peuvent pas être confrontés
00:59:16 à un acte de terrorisme en tant que tel
00:59:18 dans sa définition, on est toujours
00:59:20 prévenant, on craint toujours d'être confronté
00:59:22 à un acte de terreur, quel qu'il soit
00:59:24 comme c'est le cas là, moi encore une fois
00:59:26 l'émotion, la sidération
00:59:28 la pensée pour les victimes et leur famille
00:59:30 mais quand on voit les images
00:59:32 qui défilent derrière nos propos
00:59:34 de ces civils
00:59:36 qui tentent de s'interposer
00:59:38 honnêtement, je me dis que
00:59:40 on est face à une barbarie, un drame absolu
00:59:42 qui est une horreur, qui est innommable
00:59:44 mais on a peut-être évité
00:59:46 le carnage, grâce à ces
00:59:48 interventions-là, et ça
00:59:50 je pense qu'il faut aussi le souligner, c'est l'intervention
00:59:52 du citoyen Lambda
00:59:54 qui a permis peut-être aussi de
00:59:56 faire patienter et de voir
00:59:58 à force de l'ordre arrivé, prendre le relais
01:00:00 mais s'il n'y avait pas eu ces interventions
01:00:02 peut-être qu'on aurait eu bien d'autres victimes
01:00:04 et d'une autre ampleur
01:00:06 et c'est vrai, on le dit souvent, ça manque de civisme
01:00:08 parfois dans le métro, une femme se fait
01:00:10 agresser ou insulter, les gens tournent la tête et autres
01:00:12 ça fait chaud au coeur
01:00:14 quand on voit des gens qui ont le courage
01:00:16 de pouvoir intervenir, parce que derrière
01:00:18 c'est assez décisif pour la vie d'autrui.
01:00:20 Donc je vous rappelle qu'il y a une enquête
01:00:22 ouverte pour tentative d'assassinat, que l'homme est
01:00:24 entendu, et Noémie Schultz
01:00:26 on a quelques informations émanant
01:00:28 de son ex-femme en Suède.
01:00:30 Oui, ce sont nos confrères de l'AFP qui ont pu s'entretenir
01:00:32 avec cette jeune femme
01:00:34 de manière anonyme
01:00:36 qui a expliqué que
01:00:38 son ex-mari, puisqu'ils ont
01:00:40 été mariés et ont divorcé
01:00:42 a quitté la Suède il y a 8 mois car il n'arrivait
01:00:44 pas à obtenir la nationalité suédoise
01:00:46 c'est ce qu'elle a indiqué, elle dit
01:00:48 qu'elle partageait sa vie avec lui jusqu'à l'an
01:00:50 dernier dans le sud-ouest de la Suède
01:00:52 elle a affiché d'après l'AFP
01:00:54 son incrédulité face à l'acte
01:00:56 de son ex-mari,
01:00:58 cet homme dont elle a divorcé il y a quelques mois
01:01:00 je ne sais pas ce qui lui est
01:01:02 arrivé, ce que vous me dites c'est terrible
01:01:04 mais je n'ai pas eu de contact avec lui, je ne sais pas où il vit
01:01:06 ni comment il va psychologiquement
01:01:08 elle explique aussi qu'il était très gentil
01:01:10 elle dit qu'elle ne comprend pas
01:01:12 elle donne des indications sur leur rencontre
01:01:14 en Turquie, il y a plusieurs années
01:01:16 nous nous sommes tombés amoureux et nous sommes venus
01:01:18 ici en Suède, après deux ans nous nous sommes mariés
01:01:20 mais il n'a pas pu obtenir la nationalité
01:01:22 suédoise et il a décidé de quitter le pays
01:01:24 nous nous sommes séparés parce que je ne voulais pas quitter
01:01:26 la Suède, un départ qui a eu lieu
01:01:28 il y a huit mois
01:01:30 et la jeune femme a
01:01:32 confirmé qu'il avait obtenu le statut de réfugié
01:01:34 en Suède
01:01:36 voilà donc pour
01:01:38 le premier témoignage de
01:01:40 l'ex-compagne qui dit qu'elle avait très peu
01:01:42 d'échanges ces derniers mois et je n'ai plus
01:01:44 beaucoup de nouvelles, il s'est montré très fuyant
01:01:46 l'homme lui aurait dit qu'il vivait dans une église
01:01:50 mais je n'en sais pas beaucoup plus, il est surtout au contact
01:01:52 de sa famille qui vit aux Etats-Unis
01:01:54 cette jeune femme
01:01:56 est également originaire du Moyen-Orient
01:01:58 Bon, en tout cas tout cela va dans le
01:02:00 scoreboard, va plutôt dans le sens
01:02:02 Georges Fenech, du fait qu'on
01:02:04 n'avait pas repéré d'antécédent
01:02:06 ça va dans le sens de ne pas avoir
01:02:08 repéré d'antécédent psychiatrique chez lui
01:02:10 ce témoignage de son
01:02:12 ex-femme, parce que maintenant ils ont divorcé
01:02:14 c'est un élément que je ne connaissais pas moi
01:02:16 semble
01:02:18 confirmer cette
01:02:20 thèse là, elle dit qu'elle ne comprend pas
01:02:22 donc elle ne comprend pas comment il a pu basculer ainsi
01:02:24 Mais oui, on a plus de
01:02:26 questions que de réponses à l'heure actuelle
01:02:28 on ne sait pas, on ne comprend pas
01:02:30 vraiment, on ne comprend pas
01:02:32 ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de terrain psychologique
01:02:34 non détecté, ça arrive aussi
01:02:36 ce n'est pas un étranger qui vient d'arriver
01:02:38 ça fait 10 ans quand même qu'il vivait en Suède
01:02:40 marié avec un enfant
01:02:42 sans antécédent
01:02:44 donc on ne comprend pas
01:02:46 ce geste
01:02:48 on ne comprend pas pourquoi
01:02:50 il passe à l'acte, pourquoi il s'en
01:02:52 prend à des nourrissons
01:02:54 c'est une première aussi, on n'a pas
01:02:56 souvenir de ça
01:02:58 on a que des interrogations
01:03:00 donc là il faut attendre ce délai de 48 heures
01:03:02 maintenant de garde à vue
01:03:04 qui va être exploité
01:03:06 jusque là pour
01:03:08 essayer de comprendre les motivations
01:03:10 et ensuite ce sera le travail du jeu d'instruction
01:03:12 Alors je vous propose
01:03:14 parce qu'elle vient de nous parvenir
01:03:16 à la rédaction, de regarder
01:03:18 ensemble la vidéo de l'arrestation
01:03:20 de cet individu
01:03:22 en tout cas un extrait de l'arrestation
01:03:24 qu'ont pu réaliser
01:03:26 les policiers
01:03:28 ...
01:03:50 ...
01:04:14 ...
01:04:20 ...
01:04:22 Voilà vous avez découvert j'imagine comme nous
01:04:24 cette vidéo
01:04:26 on voit qu'il y a quand même un certain nombre de policiers
01:04:28 qui sont à l'oeuvre pour un homme qui résiste
01:04:30 à cette interpellation, qui se débat
01:04:32 qu'on entend gémir, hurler, crier
01:04:34 bon qu'il a été blessé entre temps
01:04:36 et puis on voit aussi qu'il y a d'autres
01:04:38 personnes qui viennent en renfort au cas où ça se passe
01:04:40 mal, y compris des agents de la ville
01:04:42 c'est pas une interpellation banale on va dire
01:04:44 c'est sûr. Non alors déjà je peux vous dire
01:04:46 qu'interpeller un individu qui est hyper énervé
01:04:48 qui a cramp, on voit qu'il y a 3, 4
01:04:50 fonctionnaires dessus, ça se fait pas comme ça
01:04:52 tous les personnes qui veulent nous donner
01:04:54 vous savez des
01:04:56 indications de comment faire
01:04:58 sans arme, sans rien
01:05:00 juste avec les mains et la gentillesse
01:05:02 je peux vous dire c'est compliqué
01:05:04 moi même je m'y suis frotté des fois pourtant je suis
01:05:06 quand même assez costaud, je peux vous dire
01:05:08 que c'est compliqué, il faut avoir un peu d'endurance
01:05:10 et être motivé. Et donc là quand on a
01:05:12 quelqu'un qui a rien à perdre c'est encore plus compliqué
01:05:14 et on voit donc il faut
01:05:16 essayer de placer des gestes techniques
01:05:18 de soumission entre guillemets
01:05:20 pour essayer justement de
01:05:22 désarmer et de menotter.
01:05:24 - Donc là il y a des motards, des policiers à pied
01:05:26 - Bah oui il y a tous les collègues qui viennent, il y en a un qui
01:05:28 essaie d'immobiliser les jambes pour pas qu'ils se débattent
01:05:30 un autre ça va essayer d'immobiliser le bras
01:05:32 le couteau à un moment donné on voit que le couteau
01:05:34 repart, on essaie
01:05:36 de prendre la main pour le bloquer
01:05:38 et puis d'après ce que j'ai cru comprendre aussi
01:05:40 il y a une autre personne qui est dessous
01:05:42 c'est à dire qu'il y a l'agresseur et une victime
01:05:44 qui s'est débattue, qui s'est battue avec lui
01:05:46 et donc il y a les deux et
01:05:48 il faut aussi protéger l'autre
01:05:50 c'est ce que j'ai cru comprendre dans ce combat
01:05:52 - Ce serait donc la dernière scène d'attaque
01:05:54 - Bah voilà oui
01:05:56 là c'est vraiment la dernière scène et on voit des gens qui arrivent
01:05:58 justement peut-être pour aider les policiers aussi
01:06:00 qui sont aussi sous le choc
01:06:02 et notre job aussi c'est peut-être
01:06:04 c'est des fois même c'est sûr c'est de protéger
01:06:06 aussi des fois de l'énervement
01:06:08 des gens autour
01:06:10 qui pourraient s'en prendre un individu lynché
01:06:12 voilà on est là aussi pour protéger
01:06:14 l'intégrité physique de tout le monde quoi
01:06:16 - Incroyable images, on est vraiment là aux abords
01:06:18 immédiats du lac, on voit bien
01:06:20 l'eau à quelques mètres à peine
01:06:22 et donc cet homme qui dans
01:06:24 sa fuite a encore agressé quelqu'un
01:06:26 c'est ce que semblent montrer
01:06:28 ces images et que vous nous confirmez
01:06:30 - C'est ce qu'on m'avait dit
01:06:32 - Vous pourriez expliquer aussi que
01:06:34 la sixième personne blessée a été blessée
01:06:36 d'un coup de couteau et également d'un tir
01:06:38 de policier, c'était sans doute parce qu'il était
01:06:40 à proximité
01:06:42 - C'est une balle perdue en fait
01:06:44 - C'est la difficulté bien sûr, c'est ce qu'on disait tout à l'heure
01:06:46 la difficulté de cibler précisément
01:06:48 la bonne personne
01:06:50 - On n'est pas souvent exposé à ce genre de choses
01:06:52 - D'ailleurs vous le voyez les policiers
01:06:54 ils sont un peu pas démunis mais on voit bien qu'il y a aussi
01:06:56 un mouvement chez eux, pas de panique mais de sidération
01:06:58 le collègue qui fait le tour
01:07:00 qui essaye de regarder autour
01:07:02 s'il n'y a pas déjà un sur...
01:07:04 on ne sait pas ce que c'est, si c'est un attentat ou pas
01:07:06 - Oui, parce que là on ne sait pas si c'est un complice
01:07:08 - Donc on essaie aussi de sécuriser autour
01:07:10 de laisser travailler mes collègues qui menottent
01:07:12 et qui veulent interpeller un individu
01:07:14 et puis on est dans le stress
01:07:16 encore une fois, on manque de souffle
01:07:18 on réalise que là en face de nous
01:07:20 il y a quelque chose de grave
01:07:22 qui s'est passé et qu'on a interpellé un individu
01:07:24 alors on pense en première vue
01:07:26 quand on intervient comme ça à un terroriste
01:07:28 - Et on voit aussi tous ces gens
01:07:30 qui s'agrègent autour, peut-être des gens
01:07:32 qui même ont croisé sa route, qui ont été agressés
01:07:34 on voit cette femme qui porte les mains
01:07:36 à sa tête et qui a peut-être été à son contact
01:07:38 - Oui, à son contact et qui vient aussi
01:07:40 pour des fois aider les policiers
01:07:42 vous voyez, elle se rapproche
01:07:44 elle essaie même de les aider
01:07:46 - Il y a des agents de la voie AVI après
01:07:48 - Oui, c'est ça, tout le monde s'y met
01:07:50 et je vous dis, chacun
01:07:52 même si on est des professionnels de la sécurité
01:07:54 on voit bien que chacun réagit différemment
01:07:56 on a un réflexe des fois
01:07:58 de sidération qui fait qu'on a des secondes
01:08:00 de perte d'efficacité
01:08:02 et d'autres au contraire
01:08:04 qui sont tout de suite au contact
01:08:06 c'est très compliqué ces scènes
01:08:08 - On voit des forces de police qui viennent
01:08:10 de services très différents, une mobilisation générale
01:08:12 - Oui, et en fait
01:08:14 quand vous intervenez comme ça
01:08:16 c'est un appel général avec des renforts
01:08:18 et ça arrive de partout, c'est les premiers arrivants
01:08:20 qui interviennent, c'est pas forcément
01:08:22 ni des BAC, ni le RAID
01:08:24 c'est les policiers du quotidien
01:08:26 qui débarquent et qui voient ce qui se passe
01:08:28 et qui essaient d'intervenir avec le savoir-faire
01:08:30 qu'ils ont acquis aussi et qu'ils sont
01:08:32 - Céline Pina, on a besoin
01:08:34 de ces images, finalement on se raccroche aussi
01:08:36 à ces images qui font presque chaud au coeur
01:08:38 de commenter l'interaction des uns et des autres
01:08:40 dans cette horreur qui nous frappe en fait
01:08:42 - Parce que c'est le méchant arrêté par les gentils
01:08:44 et ça fait toujours du bien
01:08:46 le seul souci c'est qu'on peut
01:08:48 imaginer le stress de ces policiers
01:08:50 parce que si vous êtes appelé et qu'on vous dit
01:08:52 il y a un individu qui a donné
01:08:54 des coups de couteau à des enfants à proximité
01:08:56 d'une école ou d'une mairie
01:08:58 tout de suite vous êtes forcément plongé
01:09:00 je sais pas si vous vous souvenez
01:09:02 mais Dara al-Islam qui était le journal de Daesh
01:09:04 avait en fait écrit qu'elles étaient
01:09:06 les cibles qu'il nommait
01:09:08 et donc vous aviez tous les éléments
01:09:10 d'autorité et notamment vous aviez
01:09:12 les écoles, vous aviez
01:09:14 les hôpitaux
01:09:16 et donc j'imagine que dans ce cas-là
01:09:18 forcément tout ce contexte-là
01:09:20 remonte, tous les traumatismes
01:09:22 qui ont été vécus par ce pays
01:09:24 remontent et au moment où vous arrivez sur
01:09:26 l'intervention peut-être qu'il n'y a qu'une seule
01:09:28 personne dont on vous parle
01:09:30 mais vous ne savez pas s'il y en a d'autres
01:09:32 on avait vu aux attentats de Paris que les choses étaient
01:09:34 coordonnées, se passaient à différents endroits
01:09:36 donc je pense qu'au moment où les policiers
01:09:38 arrivent, ils sont effectivement
01:09:40 dans un état de stress, ils ne savent pas
01:09:42 s'ils iraient à un individu
01:09:44 isolé ou s'ils sont sur des actions
01:09:46 conjointes, ça doit être quand même extrêmement
01:09:48 compliqué et puis surtout
01:09:50 vous avez une rupture anthropologique
01:09:52 c'est-à-dire s'en prendre aux
01:09:54 enfants symboliquement
01:09:56 il y a un pas qui est franchi
01:09:58 et qui devient très effrayant parce que vous vous dites
01:10:00 la personne que je vais interpeller
01:10:02 n'a absolument aucune limite
01:10:04 - Georges, sur l'enquête
01:10:06 qui débute, on dit qu'il est entendu
01:10:08 cet individu
01:10:10 d'origine syrienne
01:10:12 qui a eu le statut de réfugié en Suède
01:10:14 qui est âgé de 31 ans
01:10:16 il ne parle pas français
01:10:18 comment ça se passe quand on l'entend ?
01:10:20 On fait venir des traducteurs ?
01:10:22 Ou il va falloir faire venir des traducteurs en suédois ?
01:10:24 Pour toutes les subtilités, parce que ce sont tous les mots
01:10:26 comptes pour comprendre le cheminement
01:10:28 mental de cet homme-là, on fait venir
01:10:30 en général des traducteurs des autres pays ?
01:10:32 - Non, on en a sur place
01:10:34 - On en a sur place ? Voilà c'est en anglais
01:10:36 - Il est en garde à vue, il a le droit
01:10:38 d'avocat
01:10:40 et évidemment il y aura un interprète
01:10:42 qui sera
01:10:44 sans doute pris sur la liste
01:10:46 près du tribunal de grande instance
01:10:48 ou dans la judiciaire
01:10:50 ou, d'un qu'on appelle
01:10:52 en question, Grenoble
01:10:54 et on a donc des interprètes qui ont
01:10:56 déjà prêté serment et qui vont
01:10:58 venir en garde à vue
01:11:00 pour servir d'interprète
01:11:02 entre les officiers le plus judiciaire
01:11:04 et le gardé à vue
01:11:06 donc il a un certain nombre de droits, bien entendu
01:11:08 et celui-ci sera prolongé
01:11:10 probablement au bout de 24 heures, 48 heures
01:11:12 - Et au terme des 48 heures ?
01:11:14 - Au terme des 48 heures, il est déféré au parquet d'Annecy
01:11:16 - Pour une mise en examen ?
01:11:18 - Pour une mise en examen
01:11:20 pour tentative d'assassinat
01:11:22 et croué, commande à dépôt
01:11:24 par le JLD, je rappelle la procédure
01:11:26 - D'accord
01:11:28 - Et ensuite vous avez l'enquête qui démarre avec
01:11:30 une commission régatoire internationale
01:11:32 où on va aller en Suède, où les enquêteurs français
01:11:34 vont se déplacer en Suède
01:11:36 voir leurs homologues pour faire une enquête de personnalité
01:11:38 sur place - Où ils sont passés ?
01:11:40 - Peut-être même en Turquie, parce que c'est apparemment
01:11:42 en Turquie qu'ils se sont rencontrés avec son épouse
01:11:44 peut-être même en Syrie
01:11:46 il y aura une commission régatoire internationale
01:11:48 une enquête évidemment en France
01:11:50 qui va durer sans doute deux ans
01:11:52 tout ça, je vous dis un chiffre
01:11:54 un peu approximatif
01:11:56 et puis ça se terminera par un procès
01:11:58 devant la cour d'assises
01:12:00 et pendant ce temps-là, on aura à nouveau le débat
01:12:02 sur l'immigration ici à l'Assemblée nationale
01:12:04 le dévoiement du droit d'asile
01:12:06 enfin tout cela évidemment, ce sont des sujets
01:12:08 éminemment politiques
01:12:10 - Oui, on va revoir ces images
01:12:12 de l'interpellation
01:12:14 de cet individu
01:12:16 de 31 ans qui s'en est donc pris
01:12:18 à de très jeunes enfants et à deux personnes
01:12:20 dans ce parc d'Annecy
01:12:22 qui a pu fort heureusement être interpellé
01:12:24 au bout de 4 minutes seulement
01:12:26 alors que quand même
01:12:28 il a déjà causé pas mal de dégâts
01:12:30 et fait 6 victimes
01:12:32 j'aimerais juste qu'on revienne
01:12:34 à la notion de cellules psychologiques
01:12:36 c'est important
01:12:38 c'est ce qui a été annoncé
01:12:40 un petit peu plus tôt, c'est ce qu'a confirmé tout à l'heure
01:12:42 le maire d'Annecy qu'on aura peut-être un petit peu plus tard
01:12:44 sur notre antenne
01:12:46 c'est important parce qu'on le voit
01:12:48 toutes ces personnes qui sont aux prises
01:12:50 de cet homme qui résiste
01:12:52 et y compris ceux qui assistent à la Seine
01:12:54 parce qu'on voit que c'est une étendue très large
01:12:56 c'est une pelouse
01:12:58 aux abords du lac
01:13:00 il va falloir traiter tous ces traumas
01:13:02 qui vont intervenir à plus ou moins longue échéance d'ailleurs
01:13:04 - Il va falloir traiter ces traumas
01:13:06 cette classe de lycéens qui était à proximité
01:13:08 des jeunes de 16, 17, 18 ans
01:13:10 les victimes visuelles
01:13:12 c'est ainsi que les a décrites
01:13:14 la procureure de la République
01:13:16 extrêmement choquée
01:13:18 qui vont être pris en charge
01:13:20 notamment par l'association Aide aux victimes
01:13:22 qui est très présente
01:13:24 notamment dans les affaires de terrorisme
01:13:26 et pas seulement
01:13:28 dans les procès qu'on peut suivre
01:13:30 les procès de catastrophe qui ont fait beaucoup de victimes
01:13:32 je pense au crash du Rio-Paris
01:13:34 je pense au procès de la rue Erlanger
01:13:36 où il y avait eu 10 morts
01:13:38 vous avez à chaque fois l'association Paris Aide aux victimes
01:13:40 qui est présente et qui est là pour soutenir
01:13:42 bien sûr les victimes
01:13:44 et là les victimes ce sont bien sûr
01:13:46 les enfants blessés
01:13:48 leurs parents
01:13:50 les gens qui en avaient la charge
01:13:52 ce sont bien sûr les deux adultes qui ont été blessés
01:13:54 mais ce sont aussi toutes ces victimes visuelles
01:13:56 toutes ces personnes
01:13:58 qui n'ont pas reçu de coup de couteau
01:14:00 mais qui ont assisté à cette Seine
01:14:02 qui ont entendu
01:14:04 et j'insiste là-dessus
01:14:06 parce que c'est parfois presque
01:14:08 plus difficile à supporter
01:14:10 que les images
01:14:12 qui ont entendu les cris de peur
01:14:14 les cris de souffrance aussi parfois
01:14:16 et certaines d'entre elles
01:14:18 d'ailleurs certaines de ces personnes
01:14:20 pourront se constituer partie civile
01:14:22 en tout cas pourront
01:14:24 en faire la demande
01:14:26 on verra ensuite si elles sont recevables
01:14:28 si la justice leur accorde ce droit
01:14:30 mais celles qui se trouvaient
01:14:32 en tout cas dans le parc
01:14:34 qui ont échappé peut-être à cet homme
01:14:36 parce qu'elles ont réussi à courir
01:14:38 dans la vidéo qu'on a pu visionner
01:14:40 on voit à un moment de loin un adulte
01:14:42 qui a un enfant dans ses bras et qui court
01:14:44 si cette personne là a réussi
01:14:46 à protéger l'enfant
01:14:48 elle pourra en tout cas estimer
01:14:50 qu'elle était elle aussi la cible
01:14:52 de cet homme
01:14:54 et donc bien sûr toutes ces personnes là
01:14:56 vont être prises en charge
01:14:58 et si elles ne le sont pas
01:15:00 d'office on ne peut que les encourager
01:15:02 en tout cas à consulter
01:15:04 parce que ce qu'elles ont vécu
01:15:06 et vu est tout à fait traumatisant
01:15:08 Ce qui est sûr c'est que
01:15:10 toutes ces personnes et il y en a un certain nombre
01:15:12 seront conduites à être
01:15:14 entendues, interrogées bien sûr
01:15:16 et ça sera sans doute
01:15:18 précieux pour l'enquête
01:15:20 parce que tous les détails vont compter
01:15:22 et c'est heureux finalement qu'il y ait eu beaucoup de témoins
01:15:24 oculaires. J'aimerais revenir à cette image
01:15:26 sur les minutes qui ont précédé
01:15:28 là encore on va essayer de comprendre
01:15:30 cet homme est-ce qu'il rôdait
01:15:32 depuis le début de la matinée
01:15:34 est-ce qu'il avait été vu
01:15:36 c'est ce que semble indiquer un homme
01:15:38 avec lequel nous nous sommes entretenus
01:15:40 un glacier dans ce parc qui dit qu'il l'avait vu
01:15:42 depuis quelques jours, est-ce que c'était le cas
01:15:44 et là encore tout cela renforcera peut-être
01:15:46 l'idée de préméditation qui encore une fois
01:15:48 est retenue à l'heure actuelle par le
01:15:50 parquet d'Annecy puisque c'est bien une enquête ouverte
01:15:52 pour tentative d'assassinat
01:15:54 et notamment il faudra voir s'il y a eu des actes
01:15:56 préparatoires, du repérage, voir
01:15:58 comment il s'est procuré le couteau, à quel
01:16:00 moment, tout cela bien sûr les témoins
01:16:02 vont pouvoir aider à la manifestation
01:16:04 de la vérité. Mais cette image elle nous montre
01:16:06 qu'on est capable aussi
01:16:08 on nous reproche souvent
01:16:10 à la lumière de faits divers ou d'attaques
01:16:12 sordides, le manque d'élan
01:16:14 collectif dans notre pays, le manque de courage
01:16:16 parfois, là Karim Zaribi
01:16:18 s'en est le contre-exemple parfait
01:16:20 aujourd'hui. Oui ça me met
01:16:22 le contre-exemple parfait mais ça nous rappelle aussi que
01:16:24 face à l'horreur absolue
01:16:26 qui nous met dans un état où nous sommes
01:16:28 totalement désemparés dans l'immédiatité
01:16:30 de ce drame
01:16:32 on a aussi deux grands services
01:16:34 publics sur lesquels
01:16:36 on s'appuie, c'est les services de sécurité
01:16:38 de la République, les fonctionnaires
01:16:40 de police qui interviennent en 4 minutes
01:16:42 donc très très vite avec
01:16:44 un courage là aussi, même si c'est
01:16:46 leur métier, même si c'est leur fonction
01:16:48 quand vous êtes en sécurité publique et que
01:16:50 vous vous confez à l'eau 17, vous n'êtes pas
01:16:52 confronté à ce type de drame tous les jours
01:16:54 lorsque vous y êtes, il faut y faire face
01:16:56 et le deuxième grand service public c'est celui
01:16:58 de la santé, parce que moi là je suis en
01:17:00 suspens et j'espère qu'on va nous annoncer
01:17:02 que les vies sont sauves
01:17:04 de ceux qui ont été
01:17:06 frappés et ça aussi
01:17:08 ça nous rappelle quand même que
01:17:10 les services publics de la sécurité, les services publics de la santé
01:17:12 c'est ceux vers lesquels on se tourne quand
01:17:14 on est le plus désemparé comme c'est le cas aujourd'hui
01:17:16 Nathan, un petit commentaire
01:17:18 sur ces images que vous découvrez avec nous
01:17:20 d'une interpellation qui dure, qui dure
01:17:22 quand même, ça prend plusieurs secondes avant
01:17:24 de pouvoir le désarmer complètement
01:17:26 Oui, je crois que c'est Karim tout à l'heure qui a dit une phrase
01:17:28 avec laquelle je suis totalement d'accord, que c'est
01:17:30 sans doute pas un acte de terrorisme, mais de terreur
01:17:32 et la différence entre la peur
01:17:34 et la terreur, c'est que dans la peur on sait
01:17:36 précisément d'où vient la menace
01:17:38 on sait qu'il y a tel individu menaçant, que les choses vont se passer
01:17:40 ainsi, etc. La terreur, il y a une menace
01:17:42 qui est inconnue,
01:17:44 on ne sait pas d'où elle vient, on ne sait pas si on a une
01:17:46 ou s'il y en a plusieurs, et là manifestement
01:17:48 alors c'est dur de se mettre dans la tête
01:17:50 des gens qui étaient là, des témoins
01:17:52 des gens qui étaient dans ce parc, mais manifestement
01:17:54 quand ils ont vu ce qui commençait à se passer, quand la police
01:17:56 est arrivée sur les lieux, naturellement
01:17:58 ils se disaient "est-ce que c'est un attentat ?
01:18:00 Est-ce que c'est un attentat avec
01:18:02 une seule personne, avec deux personnes, avec trois personnes ?
01:18:04 Est-ce que c'est un guet-apens ?
01:18:06 Est-ce qu'il va y avoir un autre assaillant qui va faire
01:18:08 quelque chose d'encore plus dangereux ?
01:18:10 Donc si vous voulez, c'est ça, ce que montrent me semble-t-il
01:18:12 ces images, c'est comme ça en tout cas
01:18:14 que je les décortiquerais
01:18:16 c'est comme le spectacle
01:18:18 d'ailleurs c'est pas le spectacle
01:18:20 mais comme la vision de gens qui, malgré
01:18:22 la terreur, ont trouvé une forme
01:18:24 de courage, de cohésion et en effet
01:18:26 d'action qui a permis, probablement
01:18:28 d'épargner
01:18:30 d'autres victimes. - Georges,
01:18:32 juste un mot sur le fait qu'on parlait d'une
01:18:34 mise en examen probable au terme des 48 heures
01:18:36 de garde à vue, ça ne présage
01:18:38 rien de la suite, ça ne veut pas dire,
01:18:40 pour qu'on comprenne bien, que plus tard
01:18:42 le PNAT ne va pas forcément se saisir
01:18:44 s'il y a des éléments nouveaux ?
01:18:46 Ça ne compromet en rien la suite
01:18:48 éventuelle d'une autre enquête ?
01:18:50 - Si le jeu d'instruction
01:18:52 est saisi,
01:18:54 si le parquet national
01:18:56 antiterroriste ensuite
01:18:58 décide effectivement d'obtenir sa compétence,
01:19:00 il peut selon moi toujours
01:19:02 préempter l'affaire au parquet
01:19:04 d'Annecy, ce sera
01:19:06 toujours possible,
01:19:08 c'est pas figé, ça peut arriver à n'importe quel
01:19:10 moment d'ailleurs. - Mais au moins,
01:19:12 il y aura déjà quelque chose d'enclenché qui permettra
01:19:14 de maintenir l'éthique. - De toute façon, 48 heures,
01:19:16 ça va être le coup près, puisque
01:19:18 la garde à vue ne peut pas dépasser 48 heures en matière
01:19:20 de droit commun, dans ce cadre-là.
01:19:22 Donc, au bout de 48 heures, défermant
01:19:24 au parquet, et le parquet ouvre
01:19:26 dans la foulée l'information judiciaire
01:19:28 pour tentative d'assassinat.
01:19:30 - C'est une histoire qui nous a donc tous frappés
01:19:32 dès ce matin, dès qu'on en a eu connaissance
01:19:34 autour de, il était 10h30
01:19:36 à peu près quand on en a eu
01:19:38 connaissance, et à l'Assemblée nationale
01:19:40 aussi, on était en séance,
01:19:42 Gautier Lebray,
01:19:44 Yael Brown-Pivet a d'ailleurs
01:19:46 fait observer une minute de silence, beaucoup de
01:19:48 réactions,
01:19:50 avec évidemment le même sentiment
01:19:52 d'effroi, de
01:19:54 compassion pour les familles, pour les bébés,
01:19:56 pour les personnes âgées touchées,
01:19:58 mais aussi quelques tentatives
01:20:00 de récupération politique qui n'ont pas
01:20:02 trop tardé.
01:20:04 - Oui, alors,
01:20:06 pour vous résumer la situation, évidemment,
01:20:08 ça a tout balayé sur son passage, quand c'est arrivé
01:20:10 ici, cette information en provenance d'Annecy
01:20:12 à l'Assemblée, il était évidemment question de la réforme
01:20:14 des retraites et de sa possible abrogation,
01:20:16 et c'est Mathilde Panot, chef de file de la France insoumise,
01:20:18 qui en première a réagi dans
01:20:20 l'hémicycle, ça a déclenché une minute de silence
01:20:22 à la demande de Yael Brown-Pivet,
01:20:24 ensuite, le chef du groupe Lyaute,
01:20:26 qui a retiré son texte sur l'abrogation, puisqu'il
01:20:28 était vidé de sa substance, a lui aussi eu
01:20:30 des mots de compassion pour les petites victimes d'Annecy,
01:20:32 avant d'être applaudi par l'ensemble
01:20:34 de la représentation nationale. Alors, en termes
01:20:36 de récupération politique,
01:20:38 effectivement, le premier qui est venu parler,
01:20:40 salle des Quatre Colonnes, sur le profil
01:20:42 du principal suspect
01:20:44 de l'assaillant, c'est-à-dire, vous savez, un Syrien,
01:20:46 évidemment, qui faisait une
01:20:48 demande d'asile, c'est Éric Ciotti,
01:20:50 président des Républicains.
01:20:52 Éric Ciotti, il est venu deux fois,
01:20:54 salle des Quatre Colonnes, et ensuite,
01:20:56 il devait faire une conférence de presse, et conférence de presse,
01:20:58 qu'il a annulée. Alors,
01:21:00 une autre réaction qui est
01:21:02 accusée de faire de la récupération politique,
01:21:04 c'est Aurore Berger, chef de file
01:21:06 des députés Renaissance.
01:21:08 En fait, selon les députés de la NUPES et du
01:21:10 Rassemblement National, elle s'est servi ce qui
01:21:12 s'est passé à Annecy pour demander la fin
01:21:14 des débats sur la réforme des retraites. Je vous propose
01:21:16 de l'écouter.
01:21:18 J'ai envie de vous dire qu'être en ce
01:21:20 moment dans l'hémicycle, avec une
01:21:22 espèce de bataille de chiffonniers sur
01:21:24 une recevabilité au nom d'amendements,
01:21:26 nous paraît en total décalage
01:21:28 par rapport à l'effroi qui, à mon avis,
01:21:30 submerge notre pays, quand
01:21:32 des enfants sont plus possibles,
01:21:34 quand des enfants sont attaqués, et
01:21:36 qu'apparemment, certains d'entre eux, très jeunes
01:21:38 enfants, sont en urgence absolue.
01:21:40 Donc, ce que nous voulons dire, c'est
01:21:42 évidemment notre totale solidarité,
01:21:44 et que nos pensées aujourd'hui
01:21:46 ne sont tournées que vers
01:21:48 les familles, que vers celles et ceux
01:21:50 qui sont à leur côté, et notre soutien
01:21:52 évidemment aux forces de l'ordre qui ont réagi
01:21:54 de manière extrêmement
01:21:56 rapide, vraisemblablement, extrêmement
01:21:58 efficace.
01:22:00 Voilà, et l'homme que vous avez vu
01:22:02 aux côtés d'Aurore Berger,
01:22:04 c'est le député qui a Annecy dans sa
01:22:06 circonscription. Il a aussitôt quitté
01:22:08 l'Assemblée Nationale pour rejoindre Elisabeth Borne,
01:22:10 qui, comme vous le savez, s'est rendue sur place
01:22:12 en compagnie du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.
01:22:14 Je voudrais écouter Elisabeth Borne en extrait ce qu'elle a dit.
01:22:18 Elle était à ce moment-là accompagnée de la procureure
01:22:20 de la République d'Annecy, et elles ont
01:22:22 finalement tenu une
01:22:24 sorte de conférence de presse,
01:22:26 enfin de point presse, improvisé côte à côte.
01:22:28 Je pense qu'avant de s'emballer
01:22:32 sur des conclusions sur ces sujets,
01:22:34 il faut attendre que l'enquête puisse
01:22:36 avoir lieu. Je crois qu'aujourd'hui, c'est le temps
01:22:38 de l'émotion, ça doit être le temps de l'unité,
01:22:40 de solidarité
01:22:42 avec ces petits-enfants, avec
01:22:44 leurs parents, avec leurs familles,
01:22:46 et avec tous les habitants d'Annecy,
01:22:48 qui sont évidemment choqués par ce qui s'est passé.
01:22:50 C'est une enquête qui ne
01:22:52 fait que débuter, puisque les faits se sont produits
01:22:54 aux alentours de 9h40
01:22:56 ce matin, c'est-à-dire il y a à peine
01:22:58 plus de 7h.
01:23:00 Néanmoins, elle progresse assez vite.
01:23:02 Il y a déjà eu une enquête ouverte
01:23:04 pour tentative d'assassinat,
01:23:06 ça s'est donc avéré, puisque la procureure de la République
01:23:08 l'a confirmé tout à l'heure. Et puis,
01:23:10 on a déjà quelques nouvelles sur
01:23:12 à la fois le parcours migratoire de cet individu
01:23:14 et son passé, y compris
01:23:16 sa cellule familiale, et ce
01:23:18 témoin crucial, au fond, son ex-femme.
01:23:20 Oui, elle est une Suédoise,
01:23:22 elle a été interrogée
01:23:24 par nos confrères de l'AFP
01:23:26 au sujet du suspect, ce
01:23:28 Syrien de 31 ans, qui est
01:23:30 en Suède depuis 2013.
01:23:32 On a donc appris par son
01:23:34 ex-femme qu'ils se sont rencontrés en
01:23:36 Turquie, qu'ils sont rentrés
01:23:38 s'installer en
01:23:40 Suède, et qu'il a obtenu le statut
01:23:42 de réfugié, mais qu'il n'a pas obtenu la nationalité
01:23:44 suédoise, ce qui aurait, selon elle,
01:23:46 entraîné son départ
01:23:48 vers la France, parce qu'il n'a pas obtenu la nationalité
01:23:50 et il aurait décidé de quitter la Suède.
01:23:52 Il est donc arrivé en France, on l'a dit, en 2022.
01:23:54 Il a fait une demande d'asile,
01:23:56 qu'il n'a pas obtenue, parce qu'il
01:23:58 avait déjà le statut de réfugié dans un autre
01:24:00 pays, et donc il ne pouvait pas
01:24:02 prétendre à ce statut
01:24:04 en France. Une femme qui
01:24:06 fait part de son étonnement, elle explique
01:24:08 qu'ils ont divorcé depuis quelques
01:24:10 mois, qu'elle avait très peu de nouvelles depuis 4 mois,
01:24:12 qu'il semblait vivre dans une église,
01:24:14 qu'elle avait
01:24:16 assez peu de contacts
01:24:18 avec lui,
01:24:20 qu'il s'est montré
01:24:22 très fuyant. Il m'a appelée il y a 4 mois,
01:24:24 il habitait dans une église, je n'en sais pas beaucoup plus.
01:24:26 Elle indique que la famille de cet homme
01:24:28 est en grande partie installée
01:24:30 aux Etats-Unis.
01:24:32 Donc il y a une forme de déshérence finalement dans ce
01:24:36 parcours. Il semble avoir été relativement
01:24:38 stable pendant une dizaine d'années, puisqu'il
01:24:40 est donc resté en Suède, aux côtés de cette femme
01:24:42 avec qui il a eu un enfant. Et puis,
01:24:44 est-ce que l'élément déclencheur, c'est
01:24:46 le fait de ne pas avoir la nationalité suédoise ?
01:24:48 Est-ce qu'elle, elle indique qu'ils se sont séparés
01:24:50 parce qu'elle ne voulait
01:24:52 pas quitter la Suède ? Est-ce qu'il était
01:24:54 acculé ? Encore une fois, il avait ce statut de réfugié
01:24:56 suédois. Est-ce que ce
01:24:58 statut allait arriver
01:25:00 un petit peu, en quelque sorte, à
01:25:02 échéance et donc il allait être contraint de quitter
01:25:04 la Suède ? Ce sont bien sûr des éléments très
01:25:06 importants et on imagine que les autorités
01:25:08 françaises sont en train de les obtenir auprès
01:25:10 des autorités suédoises.
01:25:12 En tout cas, il semblerait,
01:25:14 là encore, les enquêteurs suédois
01:25:16 expliquent qu'il n'y a pas d'antécédent
01:25:18 judiciaire, pas d'antécédent psychiatrique,
01:25:20 donc c'est visiblement quelqu'un qui, pendant des années,
01:25:22 a été relativement stable, même si on n'a pas
01:25:24 encore d'élément sur
01:25:26 son emploi, son parcours
01:25:28 professionnel, et qui, depuis
01:25:30 quelques mois, avait basculé, quitté sa femme,
01:25:32 son enfant, était arrivé en France,
01:25:34 était sans domicile fixe, ça c'est ce qu'a
01:25:36 indiqué la procureure de la
01:25:38 République, et donc
01:25:40 a basculé dans cet accès
01:25:42 de violence absolument dramatique ce matin.
01:25:44 - Céline Pina, il faudra voir, il faudra déterminer si le
01:25:46 contexte familial a joué un rôle crucial dans
01:25:48 ce passage à l'acte aussi, parce qu'il y avait
01:25:50 quelque chose aussi qui a
01:25:52 vrillé, qui a basculé dans son existence.
01:25:54 - Il y a un élément qui interpelle, c'est
01:25:56 effectivement ce refus
01:25:58 d'obtenir le statut de réfugié
01:26:00 en France, mais ce qui est curieux, c'est que
01:26:02 en règle générale, quand les gens se retrouvent
01:26:04 dans ce type d'impasse, qu'ils sont désespérés,
01:26:06 qu'ils ne voient plus le bout du tunnel,
01:26:08 très souvent c'est à eux-mêmes qu'ils se font mal,
01:26:10 qu'ils s'immolent par le feu,
01:26:12 si c'est dans la culture ou s'ils ont un côté,
01:26:14 mais c'est assez rare quand même
01:26:16 qu'on s'en prenne à des
01:26:18 bébés, à des enfants. Ça peut être
01:26:20 vous êtes sous le coup d'une forte émotion,
01:26:22 vous allez chercher une querelle et vous passer
01:26:24 à l'acte, mais là il y a quand même... - Ils sont souvent du même âge que le sien.
01:26:26 - Oui, il y a quand même des choses qui sont
01:26:28 extrêmement étranges dans
01:26:30 cette histoire. Et en plus,
01:26:32 s'il y a eu repérage,
01:26:34 ça veut dire qu'il s'est construit une histoire dans sa tête.
01:26:36 Parce que
01:26:38 même quelqu'un d'incohérent et
01:26:40 d'irrationnel a une logique.
01:26:42 Je pensais à ça parce que
01:26:44 je ne sais pas si vous venez, le frère de
01:26:46 Mohamed Merah avait été écouté
01:26:48 en prison dans les échanges avec sa mère
01:26:50 notamment. Et en fait, il racontait
01:26:52 une histoire dans laquelle il faisait de son frère
01:26:54 un martyr, il expliquait qu'il était
01:26:56 au paradis avec les Houris,
01:26:58 donc des prostituées toujours vierges, etc.
01:27:00 Mais il y croyait. C'était pas...
01:27:02 Quand on a l'échange, on a la
01:27:04 retranscription police des échanges,
01:27:06 vous avez des gens qui sont dans
01:27:08 un monde magique, dans un monde
01:27:10 complètement imaginaire,
01:27:12 mais qui pour eux est réel et qui se positionne
01:27:14 par rapport à ça. Donc, quelle est l'histoire
01:27:16 qui l'a amené à commettre cet acte ?
01:27:18 Pour nous, elle sera probablement délirante,
01:27:20 mais pour lui, elle a une cohérence.
01:27:22 Jean-Christophe Couvy, en garde à vue,
01:27:24 on ne fait qu'interroger l'individu. L'expertise psychiatrique,
01:27:26 ça vient après ?
01:27:28 Non, ça vient tout de suite. Ou en même temps ?
01:27:30 Non, ça vient en fait dès lors qu'on vous présente à un officier
01:27:32 de pôle judiciaire et que vous engagez justement
01:27:34 la conversation, vous demandez tout de suite un examen
01:27:36 psychiatrique, d'autant plus
01:27:38 quand il vient se passer ça.
01:27:40 Donc,
01:27:42 ça fait partie de vos droits. Et puis de toute façon,
01:27:44 il vaut mieux le demander, nous, en tant que COPJ,
01:27:46 dire "voilà, moi je veux un examen
01:27:48 parce que là je vois bien que la personne en face de moi,
01:27:50 elle est pas nette,
01:27:52 il y a un truc qui va pas et il nous faut, nous,
01:27:54 être à 100%
01:27:57 sûr qu'il n'y a pas une altération
01:27:59 de la conscience, qu'on comprenne bien,
01:28:01 et qu'on ait vraiment cet échange,
01:28:03 parce que le but, encore une fois,
01:28:05 c'est "qu'il crache le morceau",
01:28:07 c'est répondre à toutes les
01:28:09 questions qu'on va lui poser.
01:28:11 Donc, il y aura l'interprète, l'avocat,
01:28:13 et on veut savoir, effectivement, pourquoi, comment,
01:28:15 où, avec qui,
01:28:17 et en fait, on veut tout reconstruire.
01:28:19 Il y a effectivement un examen psychiatrique
01:28:21 qui est quand même très succinct,
01:28:23 dans les essais qui se font au tout début de la garde à vue,
01:28:25 les expertises psychiatriques, ça, ça sera
01:28:27 dans un second temps, et c'est
01:28:29 plus tard dans la procédure,
01:28:31 c'est souvent, effectivement, assez rapproché
01:28:33 du moment du procès, puisque ce sont des éléments
01:28:35 qui peuvent entrer en ligne de compte. Mais, effectivement,
01:28:37 dès le début, on va s'assurer que la personne est en état,
01:28:39 notamment d'être placée en garde à vue, et de comprendre.
01:28:41 Et on a vu, parfois,
01:28:43 des affaires où le psychiatre
01:28:45 indiquait que la personne
01:28:47 qui était passée à l'acte
01:28:49 n'était absolument pas capable
01:28:51 d'être placée en garde à vue, et dans ces cas-là,
01:28:53 peut être hospitalisée dans un hôpital psychiatrique.
01:28:55 Tout paraît encore un peu nébuleux,
01:28:57 c'est en train de décanter légèrement,
01:28:59 mais le choc fait place
01:29:01 un petit peu à une tentative
01:29:03 de rationaliser ce qui a pu se passer ce matin,
01:29:05 mais néanmoins, c'est une enquête
01:29:07 qui risque de durer, Nathan Devers.
01:29:09 Oui, c'est une enquête qui risque de durer,
01:29:11 mais il me semble quand même que, même si tout est nébuleux,
01:29:13 ce qui se précise, c'est qu'il y a
01:29:15 deux angles morts, pour l'instant, qu'il faudra résoudre,
01:29:17 et qui vont être d'ailleurs éclairés.
01:29:19 Le premier, c'est comment
01:29:21 cet homme-là a quitté toute sa vie
01:29:23 en Suède, sa femme,
01:29:25 son fils, la Suède,
01:29:27 j'imagine un logement,
01:29:29 enfin, il avait un logement, et comment il est devenu sans-abri.
01:29:31 Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ?
01:29:33 Et le deuxième angle mort, celui que vous avez dit,
01:29:35 qui est à mon avis très important aussi,
01:29:37 c'est dans cet intervalle de quelques mois,
01:29:39 qu'est-ce qui s'est passé pour qu'une situation qui était probablement
01:29:41 désespérée, tourne au désir
01:29:43 de commettre un carnage montrueux, astreuse,
01:29:45 barbare, etc. Et ça, ces deux
01:29:47 questions-là, alors évidemment, c'est des questions,
01:29:49 mais en tout cas, à mon avis,
01:29:51 c'est dans ces directions-là qu'on va voir
01:29:53 apparaître des faits,
01:29:55 on verra lesquels. - Et il n'y a aucun doute
01:29:57 pour vous, Georges, qu'on saura assez rapidement,
01:29:59 quand même, à la lumière
01:30:01 de ce que dit sa femme, de son entourage en Suède,
01:30:03 on comprendra ? - On saura, on saura tout.
01:30:05 - On saura tout ? - On saura tout, évidemment,
01:30:07 puisqu'on l'a sous la main.
01:30:09 Mais ce qui nous perturbe,
01:30:11 c'est qu'en France, on n'a pas l'habitude de ce genre de...
01:30:13 de ce que les Américains appellent
01:30:15 des mass-murders, c'est-à-dire des tueries de masse,
01:30:17 à partir de 4, 5, vous vous rendez compte,
01:30:19 et au couteau,
01:30:21 en plus. Donc, on n'est pas
01:30:23 habitués à ça. C'est plutôt aux Etats-Unis,
01:30:25 malheureusement, qu'on voit ces tueries dans les écoles,
01:30:27 par un jeune qui disjoncte ou...
01:30:29 On connaîtra
01:30:31 les ressorts psychologiques, on connaîtra les motivations,
01:30:33 les experts nous expliqueront
01:30:35 ce qui s'est passé, lui-même va devoir
01:30:37 s'expliquer, on aura tous les éléments.
01:30:39 Voilà. Ce qu'on attend
01:30:41 maintenant, et je rejoins ce que disait Karim tout à l'heure,
01:30:43 c'est l'état de santé des bébés, quoi, des enfants.
01:30:45 - Oui. Justement,
01:30:47 on va aussi écouter ce que nous disait
01:30:49 tout à l'heure le maire d'Annecy, qui, évidemment,
01:30:51 serait frappé par ce drame,
01:30:53 comme tous ses administrés, François Astorg,
01:30:55 qui parle aussi du rôle crucial
01:30:57 qu'ont joué les agents municipaux
01:30:59 dans la manière
01:31:01 d'interpeller et d'appréhender cet individu.
01:31:03 - On a mis aussi
01:31:05 une cellule psychologique pour les
01:31:07 agents de la ville. Il faut savoir qu'il y a
01:31:09 deux agents de la ville qui ont tenté
01:31:11 d'arrêter l'assaillant
01:31:13 au moment où ils commettaient
01:31:15 ces crimes.
01:31:17 Je salue leur courage,
01:31:19 et donc nous avons,
01:31:21 là aussi, mis en place une cellule
01:31:23 d'accompagnement psychologique.
01:31:25 - Voilà, ça nous permet de parler
01:31:27 aussi de l'action des policiers,
01:31:29 Jean-Christophe Couvy, qui ont été très pronds
01:31:31 à réagir. Ils ont été alertés
01:31:33 assez rapidement,
01:31:35 parce qu'il y avait beaucoup de monde sur cette esplanade
01:31:37 et cette aire de jeu, aux abords de cette aire de jeu.
01:31:39 Donc, finalement, beaucoup de gens ont pu
01:31:41 prendre leur téléphone. Je crois qu'il y a eu plusieurs appels, d'ailleurs,
01:31:43 qui sont parvenus au standard.
01:31:45 Et après, l'intervention a eu lieu
01:31:47 en à peine 4 minutes. Elle a réuni,
01:31:49 on l'a vu sur des images tout à l'heure,
01:31:51 plusieurs forces,
01:31:53 corps de métier,
01:31:55 à l'intérieur même de la police.
01:31:57 - Écoutez, imaginez un peu, il y a un appel
01:31:59 qui arrive, et donc il y a forcément une personne
01:32:01 au bout du fil, qui prend l'appel et qui
01:32:03 essaie de recouper avec tous les autres appels. Et là,
01:32:05 c'est une course contre la monde,
01:32:07 parce qu'il faut, en très peu de temps,
01:32:09 savoir où est-ce que l'action se passe,
01:32:11 qu'est-ce qui se passe, et diriger
01:32:13 les forces, tout de suite,
01:32:15 les dispatchers, faire un appel,
01:32:17 les dispatchers, dire où est-ce que ça se passe. Donc, en fait,
01:32:19 c'est vraiment traiter une information
01:32:21 qui arrive brute, et en fait,
01:32:23 il faut aller très, très vite. Et c'est vrai qu'on souvent
01:32:25 félicite les policiers sur le
01:32:27 terrain pour l'interpellation,
01:32:29 mais moi aussi, j'ai une pensée à la personne
01:32:31 qui est à la salle de commandement,
01:32:33 qui derrière, doit prendre des instructions très rapides,
01:32:35 doit faire un preuve de sang-froid,
01:32:37 trier l'info, et tout de suite diriger les bonnes
01:32:39 personnes, c'est-à-dire les bons acteurs,
01:32:41 vers l'individu,
01:32:43 et toujours en décrivant,
01:32:45 c'est-à-dire qu'il a dû aussi garder
01:32:47 sûrement une personne au téléphone
01:32:49 en disant "donnez-moi une description de l'individu",
01:32:51 "où est-ce qu'il est en ce moment ?", "restez au
01:32:53 téléphone, dites-moi", et en même temps,
01:32:55 quelqu'un à côté qui dirige les équipages de police
01:32:57 et qui donne les mêmes instructions.
01:32:59 Voilà, et donc c'est quatre minutes,
01:33:01 et quatre minutes, alors quand vous êtes sur le terrain, je peux vous dire que c'est
01:33:03 très, très long. Quatre minutes, vous attendez,
01:33:05 je peux vous dire que le temps se fige.
01:33:07 Et en même temps, vous, quatre minutes, pour le commandement
01:33:09 tel, c'est très rapide en intervention,
01:33:11 et heureusement, mais je veux dire, voilà, pendant quatre minutes,
01:33:13 vous avez vu, et coup de chance
01:33:15 aussi, et je tiens mon chapeau à ces
01:33:17 citoyens qui
01:33:19 interviennent et qui essaient de bousculer, qui essaient
01:33:21 d'interpeller, qui essaient de
01:33:23 détourner l'attention
01:33:25 de l'assaillant pour justement éviter qu'il revienne
01:33:27 peut-être vers les enfants d'autres personnes. Et on voit
01:33:29 d'ailleurs qu'il y a des joggeurs et des joggeuses qui passent,
01:33:31 et c'est ça qui est frappant,
01:33:33 c'est que d'un côté, il y a l'horreur, et de l'autre côté,
01:33:35 il y a votre quotidien, et vous vous rendez même pas
01:33:37 compte de ce qui se passe.
01:33:39 Ils ont échappé à la mort, et là, par contre,
01:33:41 ceux-là, dans quelques temps, alors ça peut
01:33:43 pas forcément aujourd'hui, demain,
01:33:45 mais peut-être dans quelques mois,
01:33:47 il y aura cette effraction du cerveau,
01:33:49 et ça va revenir en disant "mais bon sang,
01:33:51 à quoi j'ai échappé ?"
01:33:53 Et c'est ça aussi qui est
01:33:55 important, c'est que toutes ces personnes qui ont été
01:33:57 en contact comme ça de cet individu,
01:33:59 oui, peuvent être choquées, mais pas
01:34:01 forcément dans la journée, mais dans quelques temps, quelques jours,
01:34:03 quelques mois, et ça peut arriver comme ça.
01:34:05 - Oui, mon dernier mot, il ira,
01:34:07 si vous me permettez,
01:34:09 aux victimes dont le pronostic vital est engagé.
01:34:11 Donc, j'espère que
01:34:13 les services de santé, les médecins
01:34:15 vont pouvoir sauver ces vies.
01:34:17 Donc, je pense que
01:34:19 il y a beaucoup de prières qui sont faites
01:34:21 en leur direction aujourd'hui.
01:34:23 J'espère qu'on aura toutes les vies sauves.
01:34:25 - On rappelle les âges quand même, Noemi,
01:34:27 des plus petits qui ont été
01:34:29 touchés aujourd'hui, ça commence très très tôt,
01:34:31 nourrissons, 22 mois.
01:34:33 2 ans pour un frère et une soeur,
01:34:35 donc probablement des jumeaux,
01:34:37 et 3 ans.
01:34:39 Voilà pour les 4 enfants qui ont été
01:34:41 touchés et qui sont
01:34:43 en urgence absolue.
01:34:45 - Et donc les personnes... - Les 2 adultes,
01:34:47 en revanche, un homme de 70 ans
01:34:49 et un homme de 78 ans, d'après nos informations.
01:34:51 L'un qui a été
01:34:53 blessé au couteau,
01:34:55 et un autre qui a été blessé au couteau, puis par
01:34:57 balle, par les forces de l'ordre au moment de
01:34:59 la tentative d'interpellation, et avant
01:35:01 l'interpellation de l'assaillant.
01:35:03 - Un dernier mot peut-être, Nathan ? - C'est terrible.
01:35:05 Vraiment, oui, je suis d'accord.
01:35:07 Les seules pensées vont à ces enfants,
01:35:09 enfin à toutes les victimes, aux enfants,
01:35:11 on espère qu'ils se rétabliront,
01:35:13 qu'il n'y aura pas de séquelles, et que dans 2-3 ans,
01:35:15 ils seront là au procès pour pouvoir
01:35:17 témoigner et raconter.
01:35:19 - C'est vrai parce que, quand même,
01:35:21 Céline, à cet âge-là, on peut aussi
01:35:23 emmagasiner des choses,
01:35:25 tout se passe avant 5 ans, disent certains psys,
01:35:27 un traumatisme pareil, ça reste quand même...
01:35:29 - Oui, en tout cas,
01:35:31 on le voit très bien,
01:35:33 parce que très souvent, quand on essaie de revenir
01:35:35 sur nos traumatismes d'enfance,
01:35:37 on interroge nos parents, et on se rend
01:35:39 compte qu'il y a des choses
01:35:41 charnières dont on ne se souvient pas,
01:35:43 et quand on nous les raconte, on se rend compte
01:35:45 que ça nous a malgré tout façonnés.
01:35:47 - Et il y a le traumatisme des parents aussi,
01:35:49 qui ressort,
01:35:51 qui jaillit, qui rejaillit sur les enfants.
01:35:53 - Mais ne pas oublier non plus que
01:35:55 la résilience, parfois, vous pouvez être
01:35:57 confronté à un choc,
01:35:59 et épuiser une source de vie,
01:36:01 et c'est tout ce qu'on leur souhaite,
01:36:03 de réussir à inverser le process,
01:36:05 et de voir dans le fait d'avoir
01:36:07 échappé à la mort,
01:36:09 une belle annonce pour les années à venir.
01:36:11 - Merci à tous les six
01:36:13 d'être restés avec nous,
01:36:15 évidemment, on continue à se pencher sur cette actualité
01:36:17 dramatique, avec évidemment
01:36:19 toutes les prières exaucées
01:36:21 pour des vœux de rétablissement
01:36:23 pour ces enfants et ces deux seniors
01:36:25 qui sont dans un état préoccupant.
01:36:27 Dans un moment, vous avez rendez-vous
01:36:29 avec Yoann Uzay,
01:36:31 ce sera la suite pour Punchline,
01:36:33 bien évidemment, et on continuera à parler
01:36:35 de ce qui est traité comme une enquête
01:36:37 pour tentative
01:36:39 d'assassinat. On a entendu
01:36:41 la procureure de la République,
01:36:43 d'Annecy, accompagnée d'Elisabeth Bland,
01:36:45 qui s'est immédiatement rendue sur les lieux.
01:36:47 Je ne sais pas si Gérald Darmanin, qui avait prévu d'y aller aussi,
01:36:49 que je n'ai pas vu sur les images,
01:36:51 était à son côté.
01:36:53 À son côté, accompagnée également
01:36:55 Elisabeth Borne.
01:36:57 Vous entendrez un petit peu plus tard sur notre antenne
01:36:59 la réaction du maire
01:37:01 d'Annecy, François Astor,
01:37:03 qui lui a parlé de cette
01:37:05 scène psychologique qui a été mise en place
01:37:07 à l'adresse des familles,
01:37:09 à l'adresse de ceux qui ont été témoins aussi
01:37:11 de cette scène, de manière directe
01:37:13 ou indirecte. Voilà, place à Yoann Uzay
01:37:15 et ses invités. C'est le début de Punchline.
01:37:17 Bonne soirée.
01:37:19 Merci.
01:37:20 Merci à tous !