00:00 D'abord je ne cherche pas à ce stade à interpréter ni à voir quel message il peut y avoir.
00:05 Il y a un premier état de fait qui était que M. Sifawi disposait d'un arrêt maladie qui a pris fin hier soir.
00:12 Et puis je crois qu'il faut faire confiance à nos institutions.
00:16 On sait depuis le départ qu'il y a trois démarches, je dirais.
00:21 Il y a eu une inspection générale de l'administration qui est en cours,
00:25 qui a rendu un rapport partiel, dont le rapport doit être rendu public à la fin de ce mois ou au début du mois de juillet.
00:32 Il y a le parquet national financier et il y a la démarche de la commission d'enquête,
00:37 qui est parfaitement à la fois légitime et conforme à la législation.
00:43 Et nous nous sommes enquis d'ailleurs d'une saisine auprès du garde des Sceaux,
00:49 de manière à ce qu'il nous soit précisé si d'aventure il y avait des sujets de conflits possibles ou d'impossibilités.
00:59 Ça n'est pas le cas et je crois pouvoir dire que jusqu'à présent,
01:03 les retours non seulement de la presse mais le retour de l'opinion nous confortent dans le sérieux du travail
01:11 qui est fait pour poser les choses, pour regarder avec objectivité le déroulement des faits,
01:18 les versions des uns des autres, les questions, voilà, besoin d'éclairer.
01:23 Et puis je rappelle que c'est aussi la forme la plus élaborée de contrôle de l'action du gouvernement
01:31 et de la dépense de l'argent public.
01:33 Est-ce que vous pouvez rapidement juste nous rappeler en quoi consiste cette commission d'enquête
01:39 et pourquoi elle ne se substitue pas au travail de la justice ?
01:42 Cette commission d'enquête, elle est une mission qui est la forme la plus élaborée du contrôle de l'action du gouvernement
01:49 sur la dépense publique puisque le gouvernement a, par la ligne budgétaire qui touche notamment au FIPD
01:59 et à tout ce qui est prévention de la délinquance, aux actions de prévention de la délinquance,
02:03 a décidé pour une partie de déployer des moyens les confiants à des associations
02:09 par un appel à projet qui a été appelé le Fonds Marianne.
02:12 Pour quelle raison ? Parce que l'État, et les auditions nous l'ont confirmé,
02:17 voient qu'il rencontre des difficultés pour pénétrer un certain nombre de consciences de nos concitoyens
02:27 qui aujourd'hui se laissent gagner par les discours séparatistes.
02:31 Or la République doit, sur ses valeurs et pour défendre ses valeurs, être présente par tous les moyens.
02:38 Et ce moyen, c'était en l'occurrence d'attribuer des fonds publics à des associations pour lutter contre ces dérives.
02:48 J'ai une dernière question. Ce contre-temps fait donc changer le calendrier d'ordre
02:54 et vous allez donc voir la secrétaire d'État, Mme Marlène Schiappa, avant M. Sifawi.
02:59 Est-ce que c'est dommage, c'est malheureux ?
03:02 On auditionnera les deux ministres avant, c'est un contre-temps. Nous souhaitons garder la maîtrise du calendrier.
03:10 Il y a une certaine logique à auditionner les ministres à la fin du processus
03:17 puisque le pouvoir, la décision, procède du gouvernement et donc de ses représentants.
03:24 Simplement, nous souhaitons, nous tenons compte aussi du calendrier auquel nous sommes soumis.
03:28 Nous avons fait le choix d'avoir une mission rapide et qui aille au fond des choses.
03:33 Tout nous paraît compatible, raison pour laquelle on a reporté de 48 heures cette audition.
03:38 [Musique]