00:00 Les vraies voix Sud Radio.
00:02 Et bonsoir Félix.
00:03 Bonsoir tout le monde.
00:04 Trois mots dans la clu qui sont boxeur, séquel et lacune.
00:07 Et bien oui, justement, plus important que le remaniement à 200 jours des Jeux Olympiques,
00:11 Emmanuel Macron déguisé en boxeur vous conseille de faire au moins une demi-heure de sport par jour si possible.
00:16 Des séquelles à vie pour Théo touché au rectum par une matraque lors de son interpellation en 2017.
00:21 Trois policiers comparaissent pour violence demain mardi aux assises.
00:25 Et puis des lacunes en histoire chez les jeunes français. Près de la moitié des 18-24 ans ne sauraient pas dater par exemple le début de la Révolution Française.
00:33 Les vraies voix Sud Radio.
00:36 L'art de l'esquive alors que tout le monde parlait remaniement.
00:39 Ce lundi matin dans les ministères, Emmanuel Macron est venu parler sport.
00:42 Il a enfilé les gants et le maillot de la Fédération Française de Boxe.
00:46 Il a pris la pause devant un sac de frappe.
00:49 Vidéo publiée sur les réseaux sociaux à 200 jours des Jeux Olympiques et Paralympiques.
00:53 L'occasion de vanter les Jeux les plus décarbonés de l'histoire des JO.
00:57 Paritaire dit aussi le chef de l'État, autant de sportives que de sportifs.
01:01 L'occasion également d'inciter ses compatriotes à se bouger.
01:04 C'est dans 200 jours, ça commence maintenant.
01:06 Alors pour ça, on a une grande cause nationale cette année, c'est le sport.
01:10 Le sport à l'école, vous savez qu'on a mis les 30 minutes de sport obligatoire pour tout le primaire.
01:14 On a mis plus de sport au collège.
01:16 Et je vous invite tous à faire 30 minutes chaque jour au moins de sport.
01:21 J'espère plus si vous le pouvez, mais au moins 30 minutes par jour.
01:24 Parce que c'est bon pour la santé, parce que c'est bon pour plein de choses.
01:27 Et c'est une manière aussi d'avoir des Jeux qui resteront dans nos pratiques de chaque jour.
01:31 Vive les Jeux Olympiques et Paralympiques et rendez-vous très vite. A bientôt.
01:35 Et oui, comme il disait avant, la République en marche.
01:37 A bientôt, lance donc Emmanuel Macron ce lundi matin, quelques heures avant de recevoir Elisabeth Borne à l'Élysée dans l'après-midi.
01:43 La Première Ministre qui pourrait ne plus l'être pour l'entendre,
01:45 alors que le nom de Gabriel Attal est sur toutes les lèvres ce soir.
01:48 On en reparle dans quelques instants dans le grand débat des vraies voix sur Sud Radio.
01:51 C'est vrai que c'est une façon de faire diversion, Philippe Biger, peut-être ?
01:54 Oui, annoncer que le sport va être la grande cause nationale cette année,
01:59 c'est pas une nouvelle bouleversante.
02:01 Et il nous a annoncé un grand nombre de causes nationales.
02:04 Mais je serais curieux de savoir que si tous les sports sont visés.
02:08 Parce que moi je suis prêt à faire une demi-heure de sport dans la journée, à n'importe quelle heure.
02:13 Le sport en chambre n'est pas compté dans le sport Philippe Biger.
02:19 Est-ce que c'est pas programmé aux Jeux Olympiques ?
02:21 Non, non, absolument pas.
02:23 Une petite réaction ? Non ? Bon, non.
02:26 Allez, deuxième mot.
02:28 Le mot c'est quel ?
02:29 Sept ans après l'affaire Théo, trois policiers comparaissent aux assises à partir de demain.
02:33 Un procès pour violences dans cette affaire qui avait embrasé le pays à la fin du quinquennat Hollande.
02:41 Aujourd'hui âgé de 28 ans, Théo garde des séquelles à vie de son interpellation à Holnès.
02:46 Sous l'eau, agrièvement touché à l'anus par une matraque télescopique,
02:49 le président Hollande s'était rendu à son chevet.
02:52 Un an après, le jeune homme disait en vouloir non pas à toute la police, mais à certains policiers.
02:56 C'est la police qui doit s'occuper des mauvais policiers.
02:59 C'est pas ni aux avocats ni à nous.
03:01 Parce qu'on n'a pas le pouvoir, on n'a pas leur connexion.
03:03 Aujourd'hui, eux, les bons policiers, parce qu'il y a beaucoup de bons policiers, j'en ai beaucoup croisé.
03:07 Il faut qu'ils se lèvent et qu'ils s'ensemblent ensemble et qu'ils aillent voir les mauvais policiers pour leur dire
03:12 arrêtez de servir notre profession, vous sortez d'ici.
03:14 Les bons policiers qui ont été pris à part à cause des mauvais policiers.
03:17 Si soit on enlève les mauvais policiers de la police et tout le monde est content,
03:21 soit ça va continuer comme ça pendant longtemps.
03:23 Ça veut dire qu'aujourd'hui c'est les policiers qui doivent aller voir les autres policiers
03:26 pour leur dire de faire leur travail correctement.
03:27 Théo s'exprimait ici en 2018 chez nos confrères de BFM TV.
03:30 Ce matin sur CNews, l'avocat du principal policier accusé, Thibaud de Montbrial, déplorait les dimensions prises par cette affaire.
03:36 Personne ne conteste le drame absolu vécu par Théo,
03:39 quels que soient les actes de rébellion et les violences qu'il a commises contre les policiers,
03:43 ça ne méritait pas de telles conséquences pour lui.
03:46 Mais encore une fois l'enjeu c'est la légitimité et la proportionnalité du geste.
03:50 Mais en tout cas on est descendu de bien des étages par rapport à l'hystérie du début de l'enquête
03:54 où ce policier a été présenté comme un violeur, ce qui n'a jamais été le cas.
03:58 Songez que le parquet n'a jamais voulu poursuivre pour viol.
04:01 C'est le juge d'instruction qui pour des raisons qui lui appartiennent a décidé ce qualificatif
04:05 qui a été amplifié dans un premier temps par Théo et ses avocats,
04:09 ce qui les a permis de regretter. Ce dossier n'aurait pas dû prendre cette ampleur.
04:13 Le procès va donc débuter demain mardi aux assises de Seine-Saint-Denis.
04:17 Un mot, je mets le feu vert, l'ancien policier, très court.
04:20 Oui, j'écoutais avec attention ce que disait la victime.
04:25 Je rappelle à tout le monde que les policiers ne sont pas lâchés sur la voie publique comme ça.
04:31 Il y a un contrôle, une hiérarchie et un contrôle fait par la hiérarchie déjà.
04:34 Ça, c'est le premier contrôle. Le deuxième contrôle, il est fait par l'IGPN.
04:38 Et je rappelle que les policiers sont l'administration la plus contrôlée en France.
04:45 Loin devant toutes les autres administrations, la justice, l'enseignement, etc.
04:51 Troisième mot, et qu'on ne vienne pas dire que la police bénéficie d'une quelconque impunité.
04:57 Troisième mot, lacune, un sondage d'Opinion West suscite l'inquiétude quant au niveau des jeunes français en histoire.
05:02 Quand a débuté la révolution française ? Seule un peu plus de la moitié des 16-24 ans interrogés savaient répondre 1789 à cette question.
05:10 46% des jeunes sondés ne le savent pas. Ils sont 6 sur 10 à ne pas dater la chute du mur de Berlin, 1989.
05:16 Ou bien 18% à ignorer ce qu'est la Shoah, l'extermination des juifs pendant la guerre.
05:21 Des lacunes en histoire ? Pas étonnant réagit Fabrice Grue... Richard Fremder, historien et producteur d'émissions et de podcasts sur l'histoire.
05:30 Pas surpris une seule seconde. Moi je prends souvent des jeunes de 3ème pour les stages de 3ème, etc.
05:36 J'ai vu des choses, j'ai entendu des choses qui m'ont beaucoup surpris. Vous parliez de la révolution française,
05:41 quand j'ai posé la question sur qu'est-ce que c'est que le 14 juillet, puisqu'on préparait des émissions, des chroniques sur les jours fériés.
05:46 Ils m'ont dit "C'est un des jours fériés, c'est la fin de la guerre". Alors la deuxième, non, la première, non.
05:52 Ils ne savent pas. 3ème, des jeunes de 3ème.
05:55 14 juillet, autrement dit la prise de la Bastille et puis la fête de la Fédération aussi un an plus tard en 1790.
06:01 L'historien Richard Fremder ce matin, c'était au micro de Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio.